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Principales technologies in situ

1 Liquides immiscibles (produit libre ou


LLPNA / LDPNA
2 Sols seulement
3 Eaux souterraines seulement
4 Sols et eaux souterraines
5 Train technologique

Principales technologies in situ

2 Technologies applicables aux sols


seulement

2. 1 Excavation/disposition (dig & dump)


2.2 Land farming
2.3 Biopile ex situ & in situ
2.4 Extraction de vapeurs ou Ventilation
(venting)
2. 5 Bioventilation (bioventing)

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2.1 Excavation/disposition (dig & dump)
ƒ Petits volumes
ƒ Très grands volumes (ex: terminal pétrolier)
ƒ Besoin imminent de réutilisation du site
ƒ Matières résiduelles ou dangereuses
ƒ Très fortes concentrations
ƒ Contaminants récalcitrants
ƒ Il y aura toujours des situations qui favoriseront cette
option mais…

2.2 Land farming

ƒ Assimilable au compostage,
compostage cette méthode
permet de biodégrader et de volatiliser de très
nombreux hydrocarbures et dérivés, y compris
des molécules réputées très résistantes (phénols,
pyrènes).
ƒ Le sédiment à traiter est excavé, typiquement
mis en couche de 0,50 m d'épaisseur posée sur
une géomembrane, irrigué, enrichi de
nutriments et périodiquement aéré si nécessaire.
ƒ Traite de très grands volumes (ex: terminal
pétrolier)
ƒ Interdit au Québec

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2.3 Biopile aérobie ex situ & in situ
• IImplique
li l’
l’excavation
i d
des sols
l contaminés
i é aux
hydrocarbures pétroliers, leur mise en pile de 1 à 3 m
de haut et leur recouvrement (membrane étanche)
• Nécessite le suivi avant et pendant de divers
paramètres (pH, teneur en eau, azote, phosphore,
hydrocarbures, etc.).
• Nécessite généralement une aération et ll’ajout
ajout
périodique de nutriments et d’eau
• Est dite ex situ si les sols sont mis en biopile à
l’extérieur de l’excavation
• Est dite in situ si les sols sont mis en biopile dans
l’excavation

2.3 Biopile aérobie ex situ & in situ


Avantages

• Facilité de contrôle des conditions de


biodégradation et de concentration résiduelle
• Durée du traitement relativement courte
• Coût généralement faible

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2.3 Biopile aérobie ex situ & in situ
Limitations
• Inefficace en présence d’une phase libre ou dans les
cas de contamination très élevée) car devient toxique
pour les microorganismes
• Ne traite pas la phase dissoute (eau souterraine)
• La température est un facteur limitant le
biotraitement
• Peut nécessiter le traitement du lexiviat et des
composés volatils

2.3 Biopile aérobie ex situ & in situ


Limitations (suite)

• Une teneur en métaux trop importante peut inhiber


les processus de biodégradation
• Non applicable dans les cas de contamination par
les métaux,, les composés
p inorganiques,
g q , les
explosifs, les BPC, le PCE
• Nécessite un grand espace sur le site (limite pour
l’usage du site)

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2.3 Biopile aérobie ex situ & in situ
Connaissances préalables

• Granulométrie du sol
• Composition chimique et physico-chimique du sol:
contaminants, métaux (pour toxicité), N
(ammoniacal, nitrates, nitrites, total), P, pH, matière
organique et dénombrements bactériens
• Teneur en eau
• Essais de laboratoire (microcosmes, en bac pour
certains contaminants)

2.3 Biopile aérobie ex situ & in situ

5
2.3 Biopile aérobie in situ

2.2 Technologies applicables aux sols seulement

2.4 Extraction de vapeurs ou Ventilation


• Traitement
T i physique
h i i des
i situ
in d sols l de
d la
l zone vadose,
d
affectés par des composés volatils et semi-volatils tels que
COV et PCE ou aux fractions volatiles de composés tels
diesel, huile à chauffage, essence et kérosène.
• Un vacuum appliqué sur le sol favorise la volatilisation
des contaminants qui sont aspirés dans des puits
d’extraction. Les vapeurs sont ensuite traitées avant d’être
relâchées à l’atmosphère
• Le traitement par pulsion (marche/arrêt) permet au sol
de se réhydrater

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Ventilation/bioventilation vs barbotage/biobarbotage

Traitement par Processus Processus


Injection/ physiques: biologique:
extraction Désorption Biodégradation
d’air Volatilisation

Ventilation
Zone vadose (récupération Bioventilation
des vapeurs)

Barbotage Biobarbotage
Zone saturée
(récupération
des vapeurs)

2 Technologies applicables aux sols seulement

2.4 Extraction de vapeurs ou Ventilation


Avantages
• Permet le contrôle de la migration des vapeurs
• La circulation d’air peut favoriser la
biodégradation
des contaminants
• Coûts relativement faibles
• Peut être couplée à d’autres technologies de
restauration
• Technologie largement connue et acceptée par
les autorités lorsque les vapeurs extraites sont
traitées

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2.2 Technologies applicables aux sols seulement

2.4 Extraction de vapeurs ou Ventilation


Limitations
• Ne s’applique pas aux métaux, explosifs, BPC, phénols
(± HAP, pesticides, chlorobenzène)
• Sols perméables (>10-6 m/s) dans la zone vadose
uniquement
• Efficacité limitée par des teneurs en eau ou en matière
organique
i élevées
él é
• Difficultés dans les sols hétérogènes, stratifiés ou en
présence de chemins préférentiels
• L’injection d’air n’est pas recommandée très près et sous
des bâtiments

2.2 Technologies applicables aux sols seulement

2.4 Extraction de vapeurs ou Ventilation


Connaissances préalables
• Caractérisation géologique et hydrogéologique
détaillées (stratigraphie, granulométrie, étendue de
la contamination, niveau d’eau, conductivité
hydraulique, etc.)
• Propriétés physiques des contaminants (viscosité,
d i solubilité,
densité, l bili pression
i ded vapeur))
• Teneur du sol en eau et en matière organique
• Essai pneumatique (perméabilité à l’air, rayon
d’influence) à petite échelle

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2.2 Technologies applicables aux sols seulement
2.4 Extraction de vapeurs ou Ventilation

Injection d’air
Extraction de vapeurs

EPA 1994

9
EPA 1994

EPA 1994

10
EPA 1994

Š Évaluer la perméabilité et l’interconnection des


strates
ƒ Pompage d’air à partir des puits d’extraction
ƒ Installation de nids de sondes à vapeur (6-7 pointes
filtrantes) et de puits d’extraction
ƒ Essai à 3 paliers (conditions d’équilibre
généralement atteintes en moins de 2 heures)

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Paramètres g
Points d’échantillonnage q
Fréquences

Débit Sortie du puits d’extraction Chaque séance de mesures

Sortie du puits d’extraction Chaque séance de mesures


Température
Air ambiant Début et fin de l’essai

Air ambiant Début et fin de l’essai

Pression Sortie du puits d’extraction Chaque séance de lectures

Pointes de suivi Chaque séance de lectures

Š Mesure des g
gaz interstitiels
ƒ O2
ƒ CO2
ƒ Volatils

Zone contaminée: O2 < 5%


Zone non contaminée: O2 : >5%

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2.5 Bioventilation (bioventing / bioaératon)
• Repose sur l’aération des sols pour stimuler l’activité
bactériologique et ainsi la biodégradation des contaminants
organiques dans la zone vadose
• Traitement efficace pour les composés organiques: HP,
HAM (± HAP, pesticides, phénols) en condition aérobie
• L’oxygène est fourni par injection et / ou extraction d’air à
faible débit (afin de limiter la volatilisation) en zone non
saturée
• Les contaminants organiques sont transformés en H2O et
CO2 (minéralisation)
• Peut être couplée à d’autres technologies pour le traitement
de la zone saturée (biobarbotage), pompage et traitement,
biostimulation, etc.)

2.5 Bioventilation
Avantages

• Simplicité des équipements


• Peu de maintenance
• Supérieur à l’extraction de vapeur
(ventilation) si contaminant moins volatil (ex:
di l)
diesel)
• Coût relativement faible

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2.5 Bioventilation
Limitations
• T
Traitement
it t de
d la
l contamination
t i ti résiduelle
é id ll dans
d la
l zone
vadose seulement
• Inefficace pour le traitement des métaux, explosifs, BPC,
PCE (± HAP, phénols, pesticides, inorganiques non
métalliques)
• Les sols doivent être perméables
• Difficultés ou impraticabilité dans les cas de nappe peu
profonde (≤1 m) ou très variable et de contamination trop
forte
• Les conditions de la biodégradation doivent être
favorables ou favorisées (nutriments, humidité, pH, etc.)

2.5 Bioventilation
Connaissances préalables
• Caractérisation géologique et hydrogéologique
détaillées (stratigraphie, étendue de la contamination,
niveau d’eau, conductivité hydraulique, risques de
migration hors site, etc.)
• Concentrations en contaminants, métaux (toxicité),
nutriments, taux d’humidité, pH
• Dénombrements bactériens (BHAA, spécifiques)
• Essais de minéralisation en microcosmes et en bac.
• Essai de respirométrie.

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2.5 Bioventilation
Connaissances et critères préalables
Š Niveau d’eau (>1 m) et variation
Š Nature des dépôts meubles
Š Perméabilité suffisante (>10-6 m/s)
Š Présence de phase libre?
Š Infrastructures souterraines
Š Type et disponibilité des accepteurs d’électrons
Š T
Type ett di
disponibilité
ibilité d
des nutriments
ti t (C
(C, N
N, P)
Š Humidité du sol (40-85%)
Š Température (>5-10 ºC) et pH (6-8) du sol

2.5 Bioventilation
Connaissances et critères préalables (suite)

Š Concentration (< 25 000 ppm) et répartition des


contaminants
Š Biodisponibilité et biodégradabilité des
contaminants
Š Bactéries hétérotrophes (>1 000 UFC/g; avant
traitement)
Š Relevé de vapeurs
p organiques
g q
Š Essai de respirométrie in situ
Š Essai de perméabilité à l’air

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EPA 1994

Š Mesure rapide du taux de biodégradation in


situ
it dans
d la
l zone vadose
d → potentiel
t ti l d
de
bioventilation
ƒ Sondes à vapeur ou pointes filtrantes
ƒ Injection d’air avec une traceur (1-3% d’hélium)
pendant 24 heures
ƒ Mesure des concentrations O2 et CO2 (zone
contaminée et non contaminée: contrôle) avant
l’essai et à intervalles réguliers
ƒ Fin de l’essai: O2 ~ 5%

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2.5 Bioventilation

Relevé de vapeurs organiques


Relevé de pressions
et de température

2.5 Bioventilation

Séparateur air - liquide

Traitement d’air

Pompe

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• Mesurés quotidiennement à la mise en opération
• Mesurés chaque semaine lors du suivi
– Débit
– Vacuum
– Concentration en volatils
– Concentration en CO2
– Concentration en O2

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