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Lycée Gustave Eiffel de Dijon

Classe préparatoire P.T.S.I.


Année 2016 - 2017

Électrotechnique

1 - Rappels sur la modélisation des sources et des


circuits électriques

Table des matières


I Introduction 1

II Les sources d’énergie électrique 1


1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
2 Sources électro-chimiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
3 Sources électro-mécaniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
4 Sources photovoltaïques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

III Modélisation des sources d’énergie électrique 6


1 Nature de l’énergie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2 Modélisation d’une source de tension . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3 Modélisation d’une source de courant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

IV Association des sources 8


1 Règles d’association . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2 Lois d’associations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3 Sources équivalentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

Objectif :
• Savoir modéliser les sources électriques réelles par des modèles élémentaires.
• Savoir associer les sources d’énergie entre elles.

Concevoir

Réaliser Analyser

Compétences
Expérimenter Modéliser

Communiquer Résoudre

18 janvier 2017

1
Électrotechnique Rappels sur la modélisation des sources et des circuits électriques

I. Introduction

La majorité des systèmes fonctionnent avec de l’énergie électrique. En effet, nous avons vu que même si
l’énergie utile est généralement sous forme mécanique, cette dernière est le fruit d’une adaptation et d’une
conversion d’une énergie primaire (ici : l’énergie électrique).
L’objet de ce cours est de présenter les sources d’énergie, leurs modélisations et leurs associations.

Informations destinées
Infos issues d'autres aux autres sustèmes et
aux interfaces
systèmes et des Chaîne d'information
interfaces homme/machine
homme/machine ACQUERIR TRAITER COMMUNIQUER

Nom Nom Nom Grandeurs


physiques MO
Energie à acquérir
Ordres
d'entrée

Chaîne d'énergie
ACTION
ALIMENTER DISTRIBUER CONVERTIR TRANSMETTRE

Nom Nom Nom Nom


MO
Nom
+
VA

Figure 1 – Position des sources d’énergie dans la chaîne fonctionnelle.

II. Les sources d’énergie électrique

1 Introduction

L’électricité directement utilisable n’existe pas dans la nature. Elle est une énergie dite secondaire, c’est à
dire qu’il faut la créer à partir d’énergies d’autres natures (on parle alors d’énergies primaires) (fig.2).

Définitions 1 : Énergies primaires – secondaires – finales – utiles


• L’énergie primaire :
c’est l’énergie disponible dans la nature : bois, charbon, gaz, pétrole, vent, soleil,
hydraulique, géothermique. Elle est appelée ainsi si elle n’a subit aucune conversion.
• L’énergie secondaire :
c’est une énergie obtenu par conversion d’une énergie primaire (énergie électrique
à partir du charbon, etc.)
• L’énergie finale :
c’est l’énergie reçue par le consommateur (électricité, essence, gaz, gasoil, fuel, etc.)
• L’énergie utile :
c’est l’énergie finale après sa conversion (par exemple, l’énergie mécanique issue
d’un moteur électrique)

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Énergie Énergie Énergie Énergie


primaire
Conversion Conversion
secondaire finale utile

Figure 2 – Différente dénomination de l’énergie.

Remarque 1 : Rendement
1
Le rendement pour passer d’une énergie primaire à une énergie finale est en moyenne de ≈
2,54
0,39

On différenciera principalement 3 grandes familles de sources électriques :


• celles d’origine électrochimique (batteries, piles, . . .) ;
• celles d’origine électromécanique (turbines, alternateurs, . . .) ;
• celles d’origine photovoltaïques (panneaux solaires, . . .).

2 Sources électro-chimiques

Définition 2 : Source électro-chimique


On appelle « source électro-chimique » les sources d’énergie électrique produite à partir des
réactions chimiques (oxydoréduction) entre deux matériaux : un matériau réducteur – cédant
facilement des électrons – et un matériau oxydant – absorbant les électrons. Le mouvement
d’électrons crée alors un courant électrique.

a) Les batteries

La quasi-unique manière d’utiliser une source électrochimique est sous forme d’accumulateur (dit encore
batterie).

Figure 3 – Exemples d’accumulateurs.

L’accumulateur intervient beaucoup dans le milieu domestique mais aussi dans le secteur industriel (on peut
citer les batteries stationnaires de secours et celles équipant les chariots de manutention). En perspective, le
stockage massif de l’énergie électrique pourrait, d’une part, faciliter le fonctionnement des réseaux électriques,
d’autre part, jouer le rôle de tampon auprès de générateurs intermittents d’énergie électrique (éoliens, photo-
voltaïques).

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Propriété 1 :
Les générateurs électrochimiques produisent :
• du courant continu
• une différence de potentiel relativement faible (en général de 1 à 4 V par cellule élémentaire).

Tension durée de vie Auto-décharge


Type Énergie massique Temps de charge
d’un élément (Nombre de charges) par mois
Plomb 30 − 50 W h/kg 2,1 V 200 − 300 8 − 16 h 5%
Ni-Cd 48 − 80 W h/kg 1,25 V 1500 1h > 20%
Ni-MH 60 − 120 W h/kg 1,5 V 300 − 500 2 − 4h > 30%
1 − 16 h
Alcaline 80 − 160 W h/kg 1,5 − 1,65 V 100 < 0,3%
(selon capacité)
Li-ion 110 − 160 W h/kg 3,7 V 500 − 1000 2 − 4h 10%

Figure 4 – Grandeurs caractéristiques des accumulateurs.

Propriétés 2 : Règles d’association


• On peut augmenter la tension en mettant les éléments en série (On peut obtenir
plus de 120 V )
• On peut augmenter l’intensité délivrable en mettant les éléments identiques
en parallèles.

Exemple 1 : Batterie de Scooter électrique

4 Batteries Plomb 12 V , 50 A h en série = 1 batterie 48 V , 50 A h

b) Les supercondensateurs

Utilisés, par exemple, pour pallier des perturbations d’alimentation, ou comme source de puissance dans
les transports, les supercondensateurs (fig.5a) permettent de stocker une importante quantité d’énergie (un
million de fois plus qu’un condensateur standard). Pour autant, celle-ci est limitée, et le temps de décharge
d’un supercondensateur ne dépasse pas quelques secondes. Leur densité de puissance est de l’ordre de 1000 à
5000 W /kg .

c) Les micropiles à combustible

Ces micropiles (fig.5b), d’une puissance allant de quelques milliwatts à 10 W , associées à une cartouche de
combustible (par exemple de l’hydrogène) peuvent fonctionner deux à trois fois plus longtemps qu’une batterie
au lithium. En effet, la densité d’énergie massique accessible est voisine aujourd’hui d’une batterie lithium ion
et sera dans un futur proche de 500 W h /kg contre 200 W h /kg .

3 Sources électro-mécaniques

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(a) Supercondensateurs (b) Micropile à combustible – Micro générateur

Figure 5

Définition 3 :
On appelle source électro-mécanique les sources électrique provenant d’une énergie méca-
nique (un mouvement. . .). Ce mouvement est celui d’un aimant dans un bobinage de fil conduc-
teur.

Ce principe de l’alternateur (comparable à la dynamo des éclairages de bicyclettes) fonctionne à partir de


diverses sources motrices :
• force de l’eau (barrages),
• force de la vapeur d’eau (centrales nucléaires et centrales thermiques à flamme ou centrales thermodyna-
miques),
• force du vent (éoliennes)
. . . qui vont toutes entraîner la rotation de l’aimant.

(a) Centrale solaire (b) Centrale nucléaire

Figure 6 – Différents types sources motrices.

4 Sources photovoltaïques

Définition 4 : Source photovoltaïque


On appelle « source photovoltaïque » (fig.7) toute puissance électrique générée directement
à partir d’un rayonnement lumineux.

Associée aux énormes ressources énergétiques solaires, ce type de source constitue, à long terme, l’un des
principes les plus prometteur de production d’énergie électrique. La conversion photovoltaïque est statique, elle

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(a) Voiture à énergie solaire (b) Cellules photovoltaïques

Figure 7

offre un total silence de fonctionnement et permet d’envisager une très grande fiabilité. Enfin, elle se prête
extrêmement bien à une forte décentralisation en exploitant directement les surfaces de toitures des bâtiments.
La cellule solaire, unité de base d’un panneau solaire photovoltaïque, produit typiquement une puissance
de 1,3 W pour une surface de 100 cm2 . Pour produire plus de puissance, des cellules solaires identiques sont
assemblées pour former un module solaire (ou panneau photovoltaïque). La mise en série de plusieurs cellules
solaires somme les tensions pour un même courant, tandis que la mise en parallèle somme les courants en
conservant la tension.

Rs

Rp Vpv
Icc

Figure 8 – Câblages série-parallèle de modules avec diodes de protections. Chaque cellule est schématisé comme à
droite : Le courant inverse et la tension sont comptés positifs (convention générateur). Icc : courant proportionnel à
l’éclairement ; D : modélise la jonction PN ; Rs : modélise les résistances de contacts et connexions ; Rp : modélise les
divers courants de fuite.

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III. Modélisation des sources d’énergie électrique

1 Nature de l’énergie

Définition 5 : Source statique – Source dynamique

On parle de source statique lorsque la source d’énergie électrique délivre une tension ou une
intensité quasi-constante dans le temps. (en général, ce sont des sources de tension. Un contre
exemple : un chargeur de batterie se comporte comme une source de courant)
On parle de source dynamique de tension ou de courant lorsque la grandeur délivrée varie
de manière continue dans le temps.

Certains composants sont clairement défini comme étant des sources électrique (piles, réseau EDF, etc.).
Cependant, en électronique, certains dipôles peuvent être vus instantanément comme des sources équivalentes
(voir exemple 2)

Définitions 6 : Source de tension – Source de courant


• source de tension instantanée équivalente :
Composant capable d’imposer une tension continue (au sens mathématique) à ses
bornes.
• source d’intensité instantanée équivalente :
Composant capable d’imposer une intensité continue (au sens mathématique) à ses
bornes.

Exemple 2 : Comportement instantané équivalent

Source de tension

Condensateur Batterie Réseau de distribution

Source d’intensité

Moteur à courant
Électro-aimant continu Self

2 Modélisation d’une source de tension

Définition 7 : Source de tension parfaite


Symbole :
On appelle source de tension E parfaite un source de tension capable E
de débiter un courant I quelconque, tout en conservant une tension
U = E constant à ses bornes (fig.12).

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I U (V )

E
E R U

I(A)
Source parfaite Récepteur

Figure 9 – Modélisation d’une source de tension parfaite : U = E

Une source de tension réelle (pile, batterie, générateur tournant), possède une impédance interne notée r. Si
le courant débité augmente, la tension délivrée à la charge diminue.

r U (V )
I

E
E R U

I(A)
Source réelle Récepteur

Figure 10 – Modélisation d’une source de tension réelle (piles, etc.) : U = E − rI

3 Modélisation d’une source de courant

Définition 8 : Source de courant parfaite


Une source de courant parfaite est capable de débiter un courant I constant égal à J quelle que
soit la charge R raccordée à ses bornes et quelle que soit la tension U qui en résulte. Symbole :

J J

ou parfois

I U (V )

J R U

I(A)
Source parfaite Récepteur J

Figure 11 – Modélisation d’une source de tension parfaite : I = J

On modélise une source de courant réelle avec une résistance r de forte valeur, parallèle à la source de courant
parfaite. Lorsque la charge R varie, le courant I sera différent de J.

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J I U (V )

J r R U

I(A)
Source réelle Récepteur J
r
Figure 12 – Modélisation d’une source de tension parfaite : I = J
R+r

IV. Association des sources

1 Règles d’association

i i

E E0 E

(a) Sources de tension en (b) Sources de


parallèle. tension
court-circuitée.

I0

I i I i

(c) Sources (d) Sources


d’intensité en d’intensité dans un
série. circuit ouvert.

Principe : À ne pas faire. . .


1. On ne doit pas interconnecter deux sources de tension différentes en parallèle (fig.13a).
Le courant échangé deviendrait alors très grand et l’on aboutirait à une destruction.
2. il ne faut jamais court-circuiter une source de tension (fig.13b).
3. On ne doit pas interconnecter deux sources de courant différentes en série. La tension à
leurs bornes deviendrait alors très grande et l’on aboutirait à une destruction (fig.13c).
4. Il ne faut jamais laisser une source de courant en circuit ouvert (fig.13d).

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2 Lois d’associations

a) Rappels sur les lois de Kirchoff

Ici, et dans tout le reste du cours, on notera VP (ou simplement P ) le potentiel électrique du point P
par rapport à la masse, et UAB (ou plus simplement U ) la différence de potentiel entre les points A et B :
UAB = VB − VA

• Loi des nœuds

Propriété 3 : Loi des nœuds


Soit N un point du circuit à la jonction de n fils (appelé nœud). La somme des courants (entrants
(+) et sortants (–)) dans N doit être nulle :
n
X
in = 0 (1)
i=0

Attention : Convention de signes


Les courants sont repérés par une flèche qui marque le sens conventionnel positif. Si le courant
circule effectivement dans ce sens, la grandeur algébrique associée est positive, sinon elle est
négative.

Exemple 3 :

itot
A Loi des nœuds en A :
iL B i iR
C itot + (−iL ) + (−iC ) + (−iR ) = 0
UL L UC C UR R ⇔ itot = iL + iC + iR

Utot = UL = UC = UR
itot

• Loi des mailles Soient A1 , A2 , A3 trois point dans le circuit. Alors les différences de potentiel sont transi-
tives :

UA3 A1 = VA3 − VA1 (2)


= VA3 − VA2 + VA2 − VA1 (3)
= UA3 A2 + UA2 A1 (4)
Il en résulte la propriété suivante :

Propriété 4 : Loi des mailles


Dans un circuit électrique, la somme des n tensions prises en série dans une boucle fermée doit
être nulle :
n
X
UPi Pi+1 = 0 (5)
i=0

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Attention : Convention de signes


La tension aux bornes d’un élément est marquée par une flèche conformément à la convention
générateur ou récepteur en usage. Si la tension est effectivement dans ce sens, la grandeur
algébrique associée est positive, sinon elle est négative.

Exemple 4 :
UC
UL Loi des mailles sur tout le circuit :
E + (−UL ) + (−UC ) + (−UR ) = 0
itot iL iC iR
L ⇔ E = UL + UC + UR
C
E R UR
itot = iL = iC = iR

b) Rappels sur les associations des impédances

Propriété 5 : Impédances en série


Si n composants d’impédance Zi sont en série, alors l’impédance totale Ztot est la somme de
ces impédances :
n
X
Ztot = Zi (6)
i=1

Z1 Z2 Zn Ztot
7→

Propriété 6 : Impédances en parallèle


Si n composants d’impédance Zi sont en parallèle, alors l’inverse de l’impédance totale Ztot est
la somme de ces inverse des impédances :
n
1 X 1 1
= ⇔ Ztot = Pn 1 (7)
Ztot i=1
Z i i=1 Zi

Z1 Z2 Zn Ztot

7→

c) Association de plusieurs sources : Théorème de superposition

Théorème 1 : de superposition
La réponse globale d’un montage soumis à plusieurs stimuli (plusieurs sources) est la somme
des réponses partielles correspondant à chaque stimulus.

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Exemple 5 : Calcul de I
I (1) I1 Ia (2) Ib
A
Z1 Z2 Z1 Z2 Z1 Z2
Z Z Z
E1 E2 E1 E2
B
= +

Remarque 2 :
Il y a autant de cas à superposer que de générateurs intervenant dans le réseau.

Astuce 1 :
« Éteindre les sources » revient à « enlever les cercles » sur le schéma du circuit. Ainsi :
• les sources de tension deviennent des fils.
• Les sources d’intensité deviennent des interrupteurs ouverts.

d) Loi des nœuds en potentiel

Soit un nœuds dont ont cherche le potentiel par rapport à la masse commune. On suppose que chaque
branche k est composée d’une source de tension Ek et d’une transmitance Zk . Soient Ui la tension aux bornes
de Zk et ik le courant qui le traverse (entrant dans le nœud).

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E4 E3

Z3 E2

Z4
E5 i4 i3

2
Z5 i

Z
5 i2
i6 i1 Z
i7 1

6
E1

Z
E6 Z7
V

E7

Propriété 7 : Loi des nœuds en tension


n n
X X Uk
ik = 0 =
Zk
k=1 k=1

Il vient alors la propriété suivante :


n
X V − Ek
=0 (8)
Zk
k=1

e) Théorème de Millman

En isolant V dans l’expression 8

Théorème 2 : de Millman
Soit le circuit suivante :
A

Z1 Z2 Zn

UAB

E1 E2 En

alors :
Pn Ei E1 E2 En
i=0 Zi Z1 + R2 + ··· + Zn
UAB = Pn 1 = 1 1 1 (9)
i=0 Zi Z1 + Z2 + ··· + Zn

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3 Sources équivalentes

Dans des réseaux complexes, on peut remplacer une portion du circuit par son équivalent limité à une
branche composée d’une source et d’une impédance en série ou en parallèle.
L’exploitation de cette portion de réseau est similaire au débit d’une source réelle dans une charge.

Suivant que l’on assimile le réseau à une source de tension ou de courant, on distingue deux théorèmes :
Thévenin et Norton.

a) Théorème de Thévenin

Théorème 3 : de Thévenin
Un réseau compris entre deux nœuds A et B est équivalent à un générateur indépendant de
tension parfait E0 en série avec le dipôle composé Z0 .
E0 représente la tension UAB lorsque la portion de réseau débite dans un circuit ouvert (tension
à vide). Z0 est l’impédance entre les points A et B lorsque toutes les sources indépendantes
sont éteintes.

A A
Z0
Circuit linéaire
complexe
E0
B B
7→

Figure 13 – Illustration du théorème de Thévenin.

Exemple 6 :
Reprenons l’exemple 5 et déterminons la représentation de Thévenin équivalente du circuit situé à gauche
de A et B.
• Les sources sont éteintes : subsistent deux impédances en parallèle : Z0 =
• Sans charge : (Z est débranché, le circuit ouvert) la tension est : E0 =

I
A A
Z1 Z2

E1 E2
B B

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b) Théorème de Norton

Théorème 4 : de Norton
Un réseau compris entre deux nœuds A et B est équivalent à une source indépendante de
courant réelle I0 en parallèle avec un dipôle d’impédance Z0 .
• I0 est le courant électromoteur, c’est à dire lorsque la portion de réseau débite dans un
court-circuit.
• Z0 est obtenue lorsque toutes les sources indépendantes sont éteintes (comme pour Théve-
nin).

A A

Circuit linéaire
I0 Z0
complexe

B B
7→

Figure 14 – Illustration du théorème de Norton.

Exemple 7 :
Reprenons l’exemple 5 et déterminons la représentation de Norton équivalente du circuit situé à gauche
de A et B.
• Les sources sont éteintes, subsistent deux impédances en parallèle : Z0 =
• En court-circuit, le courant est : I0 =

I
A A
Z1 Z2

E1 E2
B B

c) Équivalence Thévenin-Norton

Propriété 8 :
On peut passer de la modélisation de Thévenin à celle de Norton par les équivalences :

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A A
Z0

⇔ I0 Z0

E0
B B

avec :
I0 = (10)

Questions de cours

Q1. Quelles sont les 3 grandes familles de sources primaires d’énergie électrique ?

Q2. Comment augmente-t-on l’énergie délivrable d’une batterie ?

Q3. De quelle famille de sources primaires l’énergie nucléaire fait-elle partie ?

Q4. À quel type de source équivalente une bobine d’inductance L peut-elle s’apparenter, dans
un circuit ?

Q5. Modéliser une source d’intensité réelle (en opposition à une source parfaite).

Q6. Le circuit suivant est un pont de Weaston (utilisé notamment pour la mesure des jauges
de déformation). La mesure se fait entre les points A et B. Représenter le modèle de Thévenin
et de Norton équivalent.
R4
1
R

A
R2

3
R

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