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Lycée Brizeux Samedi 24 Novembre 2007

PCSI A

Correction du devoir surveillé no 3

Problème A Mouvement de balles dans divers sports


A.1 Trajectoire d’une balle, les forces de frottement étant négligées
A.1.1 Le point matériel M considéré est soumis à la seule force de pesanteur. Le principe fon-
damental de la dynamique, dans le référentiel R galiléen s’écrit : m→

a = m→ −
g , soit →

a = −g − →. Sa-
u z

→ −−→
chant que →− 2
a = ddtv = d dtOM
2 , nous obtenons par intégration, compte tenu des conditions initiales
−−→ −−−→
M (x , 0, z ) et v = v (cos α−
0 0 0


0
→+sin α−
u 0
→) : →
u −
v = −gt−
x
→+→
u v , puis : OM = − 1 gt2 −

z z 0
→+→
u −
zv t + OM .
0 2 0

Par projection sur les trois axes de R, il vient : x = (v0 cos α)t+x0 , y = 0, z = − 2 gt +v0 sin αt+
1 2

z0 . En éliminant le paramètre t, on établit l’équation cartésienne de la trajectoire : t = vx−x 0


0 cos α
2
soit z = − 12 g v(x−x 0)
2 cos2 α + (x − x0 ) tan α + z0 . Il s’agit d’une parabole qui appartient au plan xOz.
0

A.1.2 Le premier contact du point matériel, avec le plan xOy, a lieu en M1 (x1 , z1 ) tel que :
2
1 −x0 )
z1 = − 21 g (x
v 2 cos2 α
+ (x1 − x0 ) tan α + z0 = 0. La distance d = x1 − x0 est la racine posi-
0 r
2gz0
− tan α− tan2 α+ 2 cos2 α
v0
tive de l’équation : 1
− 12 g v2 cos2 αd
2 + d tan α + z0 = 0, soit : d = − g soit
0 2 cos2 α
v0

v02 cos α
 q 
2gz0
d= g sin α + sin2 α + v02

A.1.3 Les résultats numériques sont rassemblés dans le tableau suivant :

Sport Lancer de balle Distance d(m)


Tennis : Cas d’un premier service 18,5
Cas d’un coup plat de fond de court 28,5
Golf : Balle frappée avec un driver 101
Balle frappée avec un fer 5 94,5
Football : Cas d’un coup franc 36
Tennis de table : Balle frappée en fond de table 3,7

v02 sin 2α
A.1.4 Lorsque z0 = 0, l’expression de la distance d se simplifie : d = g . La distance d est
v02
maximale pour α = 45° , soit dmax = g≈83 m . Il est donc impossible d’atteindre une distance
d2 = 100 m avec la vitesse initiale proposée. La distance d1 = 50 m est atteinte pour un angle :
α= 1
2 arcsin gd
v2
= 18, 6°
0

A.1.5 Les résultats relatifs au football et au golf semblent satisfaisants, tandis que les portées
dans le cas du tennis et du tennis de table apparaissent un peu élevées compte tenu des dimensions
des terrains correspondants. Le modèle simplifié qui consiste à négliger la force de frottement est
insuffisant dans le cas du tennis et du tennis de table.

1
A.2 Mouvements dans le champ de pesanteur avec frottements
[f ] −2
A.2.1 [A] = [v] M LT −1 ; donc A s’exprime en kg.m−1 dans le système interna-
2 = (LT −1 )2 = M L

tional. La force de frottement fluide est proportionnelle à la vitesse pour des faibles vitesse et au
carré de la vitesse pour des vitesses plus importantes. Ici on se place dans le deuxième cas.
f0 Av02
A.2.2 On a mg = mg Le freinage de la balle par la force de frottement est d’autant plus

Football Tennis Golf Tennis de table


f0
mg 1,06 5,05 2,94 4,7

f0
important que le rapport mg est plus élevé. On justifie ainsi que l’on doit nécessairement faire
intervenir la force de frottement dans le cas du tennis et du tennis de table.
A.2.3 On considère une balle de masse m, assimilée à un point matériel et soumis à l’action
de la force de pesanteur et de la force de frottement. Le principe fondamental s’écrit dans le


référentiel Rp: m→ −
a = m→ −g + f = m→ −
gp− Av →−
v , soit en projection sur les p axes Ox, Oy, Oz :
mẍ = −Aẋ ẋ2 + ẏ 2 + ż 2 , mÿ = −Aẏ ẋ2 + ẏ 2 + ż 2 et mz̈ = −mg − Aż ẋ2 + ẏ 2 + ż 2 . On
constate que les équations différentielles obtenues ne sont pas intégrables.
A.2.4 Peu de temps après le départ on suppose que la trajectoire de la balle reste quasi recti-
ligne, parallèlement à l’axe Ox, soit : y = z = cste, ẏ = ż = 0 et mẍ = m ddtẋ = −Aẋ2
A.2.5 L’intégration de cette équation donne : − dv
v2
x
= A
m dt, soit compte tenu des conditions
x

initiales : 1
vx − 1
v0 = A
mt soit vx = v0
A
1+ m v0 t

A.2.6 Une seconde intégration nous fournit l’équation horaire du mouvement : dx


dt = v0
A
1+ m v0 t

soit x = m Av0

A ln 1 + m t

Problème B Le rétroviseur
B.1 Le rétroviseur est un miroir plan
B.1.1 A0 est le symétrique de A par rapport au miroir plan.
B.1.2 cf document réponse
B.1.3 tan α2 = L
2D .
B.1.4 Application numérique : α = 22, 6° .

B.2 Le rétroviseur est un miroir sphérique convexe


B.2.1 Un rayon qui passe par le centre optique n’est pas dévié et l’image d’un objet infini se
trouve dans le plan focal image du miroir sphérique.
B.2.2 cf document réponse
0
tan α2 = 2SA 0 et d’après la relation de conjugaison de Descartes : = R2 soit
L 1 1
B.2.3 SA0
+ SA
0 L(2D+R)
SA0 = RD
R+2D d’où tan α2 = 2RD

B.2.4 Application numérique : α0 = 62° .

B.3 Comparaison des deux dispositifs


B.3.1 Le champ est considérablement augmenté avec un miroir convexe.

2
B.3.2 Pour un miroir plan, le grandissement est égal à 1 la taille de l’image est donc de 1 m
l’angle apparent est donc tan β = 10
1
= 0, 1, soit β = 5, 7°. Pour le miroir convexe le grandissement
0
est de γ = − SASA
R
= 2D+R = 0, 024. La taille de l’image est alors de 2, 4 cm et l’angle apparent
sous lequel est vu cet objet est de tan β 0 = 0, 1. On a donc β 0 = β = 5, 7°. L’automobiliste voit
l’objet avec le même angle apparent alors que le champ de vision est beaucoup plus important
avec le miroir convexe.

B.4 Angle mort


On trace l’image du point O par le miroir et on détermine le champ de vision de l’automobi-
liste. Le motard est dans ce champ de vision. Il est donc vu.

Exercice 1 Viseur
1. Pour que le système soit afocal, il faut qu’un objet à l’infini sur l’axe ait son image également
à l’infini sur l’axe. Il faut donc que F10 et F2 soient confondus. D’où D = O1 F10 + F2 O2 = f10 + f20

F10 B1 F10 B1
2. tan α = et tan α0 = − . On suppose qu’on est dans les conditions de Gauss, on a
f10 f20
α0 f0
lors tan α = α et tan α0 = α0 . Soit G = α = − f10 = −5
2

3. 3.1. L’image de l’objet vu à travers le viseur est toujours à l’infini puisque l’oeil n’accom-
L1 L2
mode pas. On a alors le schéma suivant : A −→ A1 −→ A0∞ avec O1 A = −20 cm et D =
O1 A1 + f20 . On utilise la relation de conjugaison de Descartes : O 1A − O1A = f10 . soit
1 1 1 1
O1 Af10 O1 Af10
O1 A1 = O1 A+f10
et D = O1 A+f10
+ f20 . L’application numérique donne D = 22 cm .

3.2. L’angle α0 sous lequel est vu l’objet est égal à α0 = − A1fB


0
1
= − γ1fAB
0 et γ1 = A1 B1
AB
=
2 2
f10 f10
0 . Soit P 0, soit numériquement P = +50 δ
O1 A1
O1 A
= O A+f = − f10 O A+f
1 1 2 1 1

3.3. On pose O0 la position de l’oeil. On utilise la relation de conjugaison de Descartes :


Df20
1
O2 O 0
− 1
O2 O1
= 1
f20
avec O2 O1 = −D d’où O2 O0 = D−f20
= 2, 2 cm

3.4. Pour être vue nettement par l’observateur, l’image A0 B 0 doit vérifier dm ≤ A0 O0 ≤
L1 L2
+∞. Lorsque l’oeil voit l’image au ponctum remotum : AP R −→ F2 −→ A0∞ . On a
alors d’après la relation de conjugaison de Newton, F1 AP R F10 F2 = −f102 soit F1 AP R =
f102
− avec F10 F2 = D − f10 − f20 = 10 cm, soit F1 AP R = −10 cm
F10 F2
L L
Lorsque l’oeil voit l’image au ponctum proximum : AP P −→ 1 2
A1P P −→ A0P P , on a alors
F1 AP P F10 A1P P = −f102 et d’après la relation de conjugaison de Descartes appliqué à

3
O2 A0P P f20
la lentille L2 on a O2 A1P P = avec O2 A0P P = O2 O0 − dm = −17, 8 cm soit
f20 −O2 A0P P
O2 A1P P = −1, 8 cm et F10 A1P P = F10 O2 + O2 A1P P = D − f10 + O2 A1P P = 10, 2 cm
f102
soit F1 AP P = − 0
= −9, 8 cm. L’observateur ne pourra voir nettement que les
F1 A1P P
objets situés dans une tranche d’épaisseur de 2 mm . Si on utilise notre viseur pour
mesurer des distances l’incertitude de mesure est de l’ordre du millimètre.

Exercice 2 Enroulement d’un fil sur un cylindre


1. La longueur du fil non enroulé est la différence entre la longueur initiale et la longueur
enroulé : l(t) = l0 − Rα(t) .
−−→ −−→ −−→
2. OM = OB + BM = R→

ur + l(t)−


−−→
d−
→ d−
→ d−
→ d−

3. →

v = dOM ur dl(t) −

dt = R dt + dt uθ + l(t) dt . Sachant que
uθ u
dt
r
= θ̇−
→ et

u
dt
θ
= −θ̇→

ur l’expression
devient :


v = −l(t)θ̇→

ur + (Rθ̇ + dl(t) −

dt )uθ
4. On considère le point matériel M de masse m dans le référentiel du laboratoire supposé

− →

galiléen. Le point matériel est soumis au poids P , à l’action du support R et à la tension

− →

du fil T . En l’absence de frottement, la force R est verticale et elle compense le poids


P . Le principe fondamental de la dynamique appliqué au point M conduit à : m→ −a =

− →
− → − −
→ →

m g + R + T = −T uθ . Nous constatons qu’il n’y a aucune force qui s’exerce suivant ur , la
tension du fil ne modifie que la direction du vecteur vitesse mais sa norme reste constante
à v0 suivant la direction →

ur .
5. D’après les deux questions précédentes on a vr = −l(t)θ̇ = cste = −v0 , soit v0 = l(t)θ̇ =
l(t)α̇. D’après la première question on a l(t) = l0 − Rα(t) soit en dérivant cette équation
dl(t) dl(t) l2 (t)
dt = −Rα̇. Nous obtenons alors dt = −R l(t) , ou encore l(t)dl(t) = −Rv0 dt = d( 2 ).
v0

l2 (t) l02
Cette équation s’intègre en tenant compte des conditions initiales, soit 2 − 2 = −Rv0 t.
On obtient alors l(t) = l02 − 2Rv0 t .
p


l0 − l02 −2Rv0 t
6. D’après la première question on déduit α(t) = R

l02
7. Le fil est entièrement enroulé quand l(t) = 0, soit tf = 2Rv0 = 10, 7 s et
l0
α(tf ) = R = 2, 66 rad = 153°
d−

8. D’après la question 4) on a maθ = −T avec →

a = v
dt = d →

dt (−v0 ur ) = −v0 θ̇−
→ et θ̇ =


dt =
mv 2 /l mv02
− r v0 . On en déduit T = q 0 0 , soit T = √T0 avec T0 = l0 = 6, 2.10−4 N .
l0
2Rv t
1− 20 1− tt 1− τt
l0 f

T0 est la tension du fil quand t = 0. Lorsque t −→ tf , T −→ ∞. Concrètement le fil doit


se casser lorsque le point M touche le cylindre.

4
Document réponse 1

5
Document réponse 2

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