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‫ﺟﺎﻣﻌﺔ وھﺮان ﻟﻠﻌﻠﻮم و اﻟﺘﻜﻨﻮﻟﻮﺟﯿﺎ ﻣﺤﻤﺪ ﺑﻮﺿﯿﺎف‬

République Algérienne Démocratique et Populaire


Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Université des Sciences et de la Technologie d’Oran « Mohamed BOUDIAF »
Faculté de Chimie  Département de Génie Chimique

Mémoire de Master
Domaine : Sciences et Technologie
Filière : Génie des Procédés
Spécialité : Génie Chimique (GC)

Thème

« Etude technico-économique d’une installation de


protection cathodique d’un gazoduc enterré par un
système de générateur photovoltaïque »

Présenté par :

 Bouzouina Hadjer
 Chaib Youcef

Soutenu le : 12/10/2020

Devant les membres de jury :

Qualité Nom et Prénom Grade et Origine


Président Examinateur Benhammadi .S. MCA à USTO
Rapporteur Benttayeb. A. MCB à USTO
Co-Rapporteur Maoui. Ab. MAA (C) à USTO

Année Universitaire : 2019/2020


Remerciements

Louange à notre seigneur et créateur ALLAH qui nous a doté de la merveilleuse faculté de
raisonnement et de nous avoir incité à acquérir le savoir. C’est à lui que nous adressons notre
gratitude en premier lieu.

Nous tenons, à remercier notre encadrant Monsieur Maoui Abdelkrim, pour nous
avoir dirigé le long de ce travail, et surtout pour sa patience inestimable à notre égard.
Ce manuscrit n'a pu voir le jour que grâce à ces critiques, conseils et orientations.

Nous tenons encore à le remercier pour le profit qu’on a pu tirer de sa grande


expérience tant sur le plan réflexion que sur le plan de rédaction.

Nous remercions les membres de jury madame Benettayeb.A et madame


Benhamadi.S pour l’intérêt qu’elles ont bien voulu porter à ce travail et pour nous
avoir fait l’honneur de présider, et surtout pour leurs présences.

Nous tenons également à remercier Madame Khenifi.A chef de département de Génie


chimique pour sa bienveillance.

Nous souhaitons adresser nos remerciements aux enseignants qui nous ont accompagner le long
de notre cursus universitaire.

Enfin nous remercions tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à l’élaboration de ce
mémoire.
Dédicace

Nous dédions ce travail :


A la famille Chaib particulièrement à Slimani.kh ma mère qu’Allah ait pitié a son âme,
Que ce travail soit le meilleur cadeau que je peux t’offrir.
À mon père Chaib. A pour son soutien et son amour le long de ce travail sans oublier ma sœur
Chaib.S et mon frère Chaib.R mes deux repères.
À ma grand-mère pour sa bienveillance et surtout son amour.

A la famille Bouzouina spécialement à mon père Bouzouina. A pour sa présence, son soutien
et son aide précieuse que ce modeste travail soit l’exaucement de vos vœux tant formulés, le
fruit de vos innombrables sacrifices, bien que je ne vous en acquitterai jamais assez.
À Meftah.F ma mère la prunelle de mes yeux, la femme de ma vie pour le bonheur qu’elle
m’apporte, pour son aide, les sacrifices, les efforts qu’elle fait pour que j’atteigne mes
objectifs…
Je ne te remercierai jamais assez pour ton amabilité, ta générosité, ton aide précieuse.
À Bouzouina.I ma frangine mon exemple dans la vie, mon appui pour son aide et son
encouragement et sa bienveillance, à Bouzouina.S et Bouzouina.kh mes frangines pour leurs
amour et qui m’ont beaucoup poussé vers la réussite.
Résumé

Dans cette étude nous s’intéressons du choix de la méthode de protection des conduites enterrées

« gazoducs » contre le phénomène de la corrosion, en tenant compte du milieu environnant et de


la considération économique.

On distingue deux types de protection cathodique :

. Protection cathodique par anode sacrificielle.

. Protection cathodique par courant imposé.

La protection cathodique par courant imposé est la méthode là moins coûteuse et la plus efficace
sur une longue durée pour des longues conduites enterrées. Elle consiste à réduire le potentiel de
polarisation du métal pour lequel la vitesse de la corrosion diminue de façon significative.

Cette méthode est basée sur l’utilisation d’un générateur de courant qui débitera un courant
continu de l’anode vers la structure à protéger.

L’objectif de notre étude est de dimensionner un système de protection cathodique d’un gazoduc
par méthode de soutirage de courant avec appoint électrique d’énergie solaire.

Mots clés : Corrosion - Conduites enterrées - Protection cathodique - Soutirage de courant -


Générateurs solaires.
Abstract

In this study we are interested by the choice of the method for protecting underground pipes
"Gas pipelines" against the phenomenon of corrosion, taking into account the surrounding
environment and economic considerations.

There are two types of Cathodic protection:

. Cathodic protection by sacrificial anode.

. Cathodic protection by impressed current.

Cathodic protection by impressed current is the least expensive method there the most effective
over long duration and long buried pipes. It consists in reducing the potential of polarization of
the metal for which the rate of corrosion decreases significantly.

This method is based on the use of a current generator which will deliver a direct current from
the anode to the structure to be protected.

The objective of our study is to size a Cathodic protection system for a gas pipeline by current
withdrawal method with electrical back-up of solar energy.
Table des matières
Introduction générale ........................................................................................................................ 1
Chapitre I : corrosion
Introduction..................................................................................................................... 3
Les pipelines et le transport de gaz ..................................................................................................... 3
Définitions .................................................................................................................... 4
Principaux risques de la corrosion des pipelines............................................................................ 4
Les gazoducs… .............................................................................................................................. ..4
Évolution des pertes annuelles dues à la corrosion........................................................................... ..6
Définition de la corrosion ..................................................................................................................7
Importance économique de la corrosion .......................................................................................... ...8
Causes de la corrosion ................................................................................................................... ...8
Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages métalliques enterrés ...................................................8
Le sol comme électrolyte ................................................................................................................ ...8
Agressivité du sol .......................................................................................................................... …8
Paramètres déterminant l’agressivité du sol .................................................................................... …9
I.6.3.2.Méthode de Schlumberger .................................................................................................... …12
Types de corrosion ...................................................................................................................... ….13
Corrosion uniforme ..................................................................................................................... ….13
Corrosion galvanique.................................................................................................................... …13
Fissuration par corrosion sous contrainte (fcc) .............................................................................. …14
Corrosion-érosion .............................................................................................................................15
Corrosion par courants vagabonds… ............................................................................................ …16

Chapitre II :Protection des canalisations enterrées


I. Introduction ........................................................................................................................ ..….17
Protection passive.……………………………………….....................….............…….......….............17
Propriétés principales des revêtements………………………………………………………………....17
Les différents types de revêtements ................................................................................................ ..17
Revêtements à base de produits hydrocarbonés ............................................................................... ..18
Revêtements thermoplastiques… .................................................................................................... ..18
Revêtements à base de produits thermodurcissables… ................................................................... ...18
II.3.4 Perte d’adhérence des revêtements… ...................................................................................... ...18
Protection par inhibiteur ............................................................................................................ ..18
Protection active ..........................................................................................................................19
Protection cathodique ..................................................................................................................... ..19
Principe de la protection cathodique............................................................................................... ..19
Types de protection cathodique...................................................................................................... ...19
Protection par anodes sacrificielles ................................................................................................ ...19
Conclusion....................................................................................................................................... ..20

Chapitre III : La protection cathodique par courant imposé


I. Introduction ...................................................................................................................22
Protection par courant imposé .......................................................................................................... 22
Principes .................................................................................................................................... 22
Installation d’un poste de protection cathodique à courant imposé ............................................... 23
Générateur de courant continu… ................................................................................................... 23
Déversoirs anodiques et leur implantation ....................................................................................... 24
Les électrodes de référence .............................................................................................................27
Les câbles de liaison ....................................................................................................................... 27
Conclusion ...................................................................................................................................... 28
Chapitre IV : le principe de fonctionnement d’une installation photovoltaïque
I. Introduction .................................................................................................................. 30
Généralité sur l’énergie solaire photovoltaïque ................................................................................. 30
Définition ........................................................................................................................................ 30
Fabrication des cellules photovoltaïques ........................................................................................ 30
Fonctionnement d’une cellule photovoltaïque ................................................................................ 31
IV.3.5. Cellules, panneaux et champs photovoltaïques ...................................................................... 35
IV.3.6.1. Cellule en silicium monocristallin ...................................................................................... 35
Types d’applications l’énergie solaire photovoltaïque ....................................................................41
Conclusion ...................................................................................................................................... 41
Chapitre V :dimensionnement d’une protection cathodique d’un gazoduc

Dimensionnement de la protection cathodique .............................................................................. 43


Etude de sol .................................................................................................................................. 43
Dimensionnement du poste de soutirage ........................................................................................ 43
Calcul des résistances de la conduite .............................................................................................. 43
Calcul de la protection ................................................................................................................... 46
Calcul de la portée de protection .................................................................................................... 46
Courant de protection I .................................................................................................................. 46
Calcul du nombre de postes de soutirage ........................................................................................ 46
Dimensionnement du déversoir ...................................................................................................... 47
Calcul de la masse anodique théorique du déversoir ....................................................................... 47
Calcul de nombre d’anodes théoriques du déversoir ....................................................................... 48
Calcul de la résistance du déversoir anodique................................................................................. 48
Calcul de la résistance du câble d’alimentation................................................................................49
Détermination de la puissance de soutirage ..................................................................................... 50
Calcul de l’énergie nécessaire au poste de soutirage ....................................................................... 51
Calcul de l’énergie à produire par le générateur photovoltaïque.......................................................51
V.5.3 Calcul de la puissance crête du générateur photovoltaïque ....................................................... 52
Détermination du nombre de panneaux solaire ............................................................................... 52
Calcul de la capacité des accumulateurs nécessaires .......................................................................52
Calcul du nombre de batteries nécessaires ...................................................................................... 53
Etude économique de l’installation photovoltaïque ........................................................................ 53
coût d’achat du matériel ................................................................................................................. 54
coût de mains d’œuvre et service .................................................................................................... 54
coût total de l’investissement ......................................................................................................... 54
Conclusion générale……………………………………………………………...……………………… 56
Liste des Tableaux

Tableau I.01 : Évolution des conditions de transport des gazoduc………………………...7


Tableau I.02 : Corrosivité du sol selon la résistivité...........................................................9
Tableau III.1 : Propriétés et milieu d’utilisation des déversoirs ...................................... ..24
Tableau III.02 : type de bakfill……………………………………………………………25
Tableau III.3 : les sections de câble normalisées à utiliser en fonction de l’intensité ...... ...25
Tableau V.1 : Les caractéristiques du tube ...................................................................... 44
Tableau V.2 : Données de base de l’anode ...................................................................... 47
Tableau V.3 : Données de base du générateur ................................................................. 51
Liste des Figures

Figure I.01 : Pipeline ........................................................................................….4


Figure I.02 : Gazoduc……………………………………………………………….5
Figure I.03 : Réseau national de transport des hydrocarbures ................................. 6
Figure I.04 : Schéma de mesure de la méthode de quatre électrodes .................... .11
Figure I.05 : Méthode de Schlumberger ................................................................12
Figure I.06 : Corrosion uniforme .......................................................................... 13
Figure I.07 : Échelle galvanique des métaux ........................................................... 15
Figure I.08 : Corrosion sous contrainte .................................................................. 16
Figure I.09 : Érosion ...............................................................................................17
Figure I.10 : La corrosion par courant vagabond .................................................... 18
Figure I.11 : Différents types de corrosion .............................................................. 18
Figure II.11 : Protection cathodique par anode sacrificielle .................................... 20
Figure III.1 : La protection cathodique par courant imposé .................................... 23
Figure III.2 : Déversoir anodique posé verticalement ............................................. 27
Figure III.3 : déversoir posé horizontalement ........................................................... 27
Figure IV.1 : structure basique d’une cellule solaire................................................ 31
Figure IV.2 : le semi-conducteur (silicium) ............................................................. 31
Figure IV.3 : dopage de semi-conducteur de type n… .............................................. 32
Figure IV.5 : La jonction p-n ................................................................................... 33
Figure IV.6 : l`effet photovoltaïque ......................................................................... 34
Figure IV. 7 : le principe de fonctionnement d`une cellule PV ................................ 35
Figure IV.8 : Cellule photovoltaïque monocristalline .............................................. 36
Figure IV.9 : Cellule photovoltaïque poly-cristallin................................................. 37
Figure IV.10 : Cellule photovoltaïque amorphe ........................................................37
Les différents composants d’un système solaire
Photo voltaïque ....................................................................................................... 38
Figure IV.12 : rôle de l’onduleur...............................................................................39
Figure IV.13 : boite de jonction ................................................................................ 40
Liste des Symboles

Symbole Signification unité


sm Résistivité moyenne de sole .m
N Nombre de tronçons /

i Résistivité du tronçon .m


L Longueur du tube m
dext Diamètre extérieur débute m
e Epaisseur m
st Section débute m2
t Temps d’exploitation ans

Epmax Potentielle de protection maximal V

Eprim Potentielle de protection minimal V

Na Nombre d’anode /

Ps Watt
Puissance de soutirage
SC section de câble mm2
F Facteur d’espacement /
Ca consommation de l’anode Kg/A.an
Ipro courant de protection A
En énergie nécessaire au poste de soutirage Wh/j
Ef énergie à fournir Wh/j
Ir irradiation quotidienne moyenne annuelle KWh/m2.j
Liste des Abréviations

PNB : produit national bruit


Fcc : fissuration par corrosion sous contrainte
Cu / Cuso4 : par rapport a l’ectrolyte de cuivre – sulfate de cuire saturé

Pv : photovoltaïque
Bj : boite de jonction
Dc : la production d’électricité continue
REG : régulateur
RCA : récepteur de courant alternatif
Introduction générale
Introduction générale
La Sonatrach exploite un important réseau de transport par canalisations des hydrocarbures
(Pétrole Brut, Condensat, Gaz Naturel et Gaz Pétrole Liquéfié).
Elle dispose d’un réseau de canalisations de 16.200 Km qui compte 12 gazoducs (7.459 km)
avec une capacité de transport de 131 milliards de m3 /an.
La majorité des conduites enterrées utilisées pour acheminer le gaz et le pétrole de leurs
émettrices vers les usines de traitement et vers les consommateurs sont principalement
fabriquées en aciers.
La plupart de ces aciers se trouvent, à l’état naturel, sous forme de minerais (oxydes).
Lorsqu’on enterre ces conduites dans un sol agressif, elles s’oxydent et se dégradent tendant
ainsi à retourner à leurs état naturel (oxydes).
La quantité d’acier détruite chaque année par les phénomènes de corrosion est estimée à un
quart de la production mondiale annuelle de fer.
Les évaluations du coût des dégâts directs et indirects causés par la corrosion varient entre 2
et 4 % du PNB (Produit National Brut) dans les pays industrialisés [1].
Donc l’investissement dans la construction d’un pipeline nécessite une dépense immédiate dans
le but d’obtenir des revenus avec des charges d’exploitation et de réparation les moins possibles.
Il est important surtout d’assurer la bonne gestion et de faire le bon choix de la méthode utilisée
pour protéger ces pipelines.
Pour combattre ce phénomène (la corrosion), il existe plusieurs types de traitements
anticorrosion pour protéger les canalisations du milieu corrosif.
Le revêtement est le plus utilisé en raison de son double rôle :
Sa facilité d’application et le pouvoir de séparer le métal du milieu dans lequel il est placé.
Cette protection n’est cependant pas totalement efficace car l’expérience a montré que les
défauts de revêtements constatés sont dus aux arrachements ponctuels du film de revêtement
durant la pose et le remblaiement de la conduite.
Vu les inconvénients de la protection par revêtement, la protection cathodique est
incontournable pour suppléer la protection de la conduite.
Elle consiste à amener l’ensemble de la surface de l’acier exposé au milieu environnant à un
potentiel suffisamment « électronégatif » pour le placer en situation de corrosion pratiquement
négligeable.
Il existe deux techniques pour abaisser ce potentiel, la première consiste à établir une liaison
électrique entre la structure à protéger et une masse métallique moins noble qui va se corroder
préférentiellement.

1
Introduction générale
Ce procédé se limite à la protection des ouvrages à courte distance, cette protection est dite
protection par anode sacrificielle. La seconde qui est la protection cathodique par courant
imposé et dite aussi la protection par soutirage de courant.
Elle consiste à utiliser un générateur qui débite un courant continu entre la canalisation et une
électrode auxiliaire enterrée à proximité appelée déversoir.
Généralement, la protection cathodique par un courant imposé est alimentée par un réseau local
de distribution via un transformateur redresseur. Dans certaines situations où un tel réseau n’est
pas disponible surtout en sites désertiques ou pour des raisons techniques et économiques…, le
système solaire photovoltaïque est la meilleure alternative pour fournir du courant nécessaire à
la protection cathodique [2].
Le développement des générateurs solaires donne une bonne solution plus économique et plus
sécuritaire pour l’énergie nécessaire à la protection cathodique.
L’Algérie est un pays riche en gaz et en même très ensoleillé. Forts de ces avantages nous avons
dans le cadre de cette étude tenté d’optimiser cette technique.
Ce mémoire s’articule autour de trois chapitres :
Le premier chapitre traite le phénomène de corrosion, les causes, les types, les facteurs
agissants sur les conduites souterraines et les méthodes de protection de ces dernières.
Le deuxième chapitre traite la protection cathodique par courant imposé avec une
alimentation par L’énergie solaire photovoltaïque.
Le troisième chapitre présente la partie expérimentale ou on dimensionne une canalisation
enterrée (gazoduc) et des générateurs solaires (photovoltaïques)

2
Partie théorique
Chapitre I : Corrosion
Chapitre I : Corrosion

Introduction

L’importance considérable de la corrosion dans la vie quotidienne (domestique ou industrielle) n’est


plus à démontrer.
Ce phénomène touche pratiquement toutes les réalisations de l’ingénieur : production de l’énergie,
construction, transport, secteur médical, l’électronique, etc.
Dans les pays industrialisés les conséquences de la corrosion ne résident pas seulement dans le coût
économique (gaspillage de matière première, énergie et temps) mais également dans les accidents
qu’elles peuvent provoquer (sécurité publique en jeu), ainsi que le mauvais impact sur
l’environnement[1].
La corrosion peut être accélérée par la présence de plusieurs facteurs. Sa vitesse dépend non seulement
de l’environnement mais aussi de la nature du métal.

I.1. Les pipelines et le transport de gaz

I.1.1. Définitions
Un pipeline est une canalisation qui peut être enterrée ou aérienne transportant des produits, qu’ils
soient sous forme liquide ou gazeuse.
Les pipelines sont le plus souvent construits à partir de tubes d’acier soudés bout à bout, revêtus
extérieurement voire intérieurement et généralement enfouis dans le sol.
Ces pipelines s’avèrent coûteux et parfois difficiles à mettre en œuvre selon les caractéristiques des
terrains traversés, en zone de risque sismique ou politiquement instable.
Au contraire de leur investissement initial ; leur utilisation est relativement peu coûteuse par rapport
à d’autres formes de transport concurrentes, au moins sur de petites et moyennes distances [3].
Bien souvent les pipelines sont interconnectés entre eux pour former un réseau [4].
Selon la nature du fluide transporté, les professionnels distinguent l’oléoduc dans le cas de pétrole, du
gazoduc dans le cas de gaz.

3
Chapitre I : Corrosion

Figure I.01 : Pipeline.

I.2. Principaux risques de la corrosion des pipelines


La corrosion est l’une des causes principales de rupture de canalisations d’hydrocarbures.
Les principaux risques de corrosion des pipelines sont très clairement identifiés par les expériences
antérieures. Les pertes économiques en matériel attribuées à la corrosion en général sont très importantes.
On distingue :
 Des pertes de production (fuites dans les canalisations, émissions de gaz…).
 Coût de l'entretien et du contrôle (mise en peinture, protection cathodique).
 Coût dû à l'utilisation de matériaux plus nobles.

 Contamination du produit par les produits de corrosion.

 Arrêt de production.
La corrosion n’est pas seulement une source de gaspillage de matières premières et d’énergie, elle peut en
plus provoquer des accidents graves, et contribuer à la pollution de l’environnement naturel [5].

I.3. Les gazoducs


Le gaz naturel est transporté par canalisations en acier supportant des pressions allant jusqu’à 90 bars. Ces
tubes sont enterrés à environ un mètre et plus de profondeur. Ils sont invisibles une fois posés, seules les
bornes jaunes et balises informent les professionnels qu’une canalisation passe à proximité.

4
Chapitre I : Corrosion

Dès la phase d’étude de la conception du gazoduc, il est important de recenser les risques auxquels la
canalisation peut être confrontée. Il en résulte un premier choix de tracé, phase importante du projet :
Le choix du tracé déterminera les mesures techniques à prendre pour renforcer ou aménager l’ouvrage
en fonction de son environnement.
L’assurance d’un tracé optimal pour minimiser les risques : en évitant les zones d’habitation, les zones
industrielles et les ouvrages à danger potentiel (lignes électriques, grandes voies de circulation…).
En évitant les zones instables ou à risque sismique (affaissement de terrain, berges de fleuves…)
Et en tenant compte du problème de la corrosion qui attaque ces canalisations enterrées (gazoducs) et
qui peut causer surtout des dégâts et des pertes économiques.
Citons l’entreprise pétrolière et gazière Algérienne la Sonatrach surnommée la major africaine qui
souffre de ce problème de corrosion, et cherche à protéger ses canalisations enterrées et éviter toute
perte économique et risque environnemental [6].

Figure I.02 : Gazoduc.

5
Chapitre I : Corrosion

Figure I.03 : Réseau national de transport des hydrocarbures [7]

I.4. Évolution des pertes annuelles dues à la corrosion


L'évolutiondesconditionsdetransportpargazoducsdepuis90ansestprésentéedansle tableau.
Lediamètredespipelinesetl’épaisseurontétémultipliéspar4etlapressionde transport par60 [8].

6
Chapitre I : Corrosion

Tableau I.01 : Évolution des conditions de transport des gazoducs [8].


Année Pression (bar) Diamètres Capacité annuelle Perte de charge
(mm) après 6000 m (%)
(10 6 N m 3 )
1910 2 400 80 49
1930 20 500 650 31
1965 66 900 830 14
1980 80 1420 2600 11

2000 120 1620 52000 8

Ces augmentations de performances ont été possibles grâce à l’amélioration des caractéristiques
mécaniques des aciers dans la fabrication des tubes.
Un gazoduc est une structure dont l’intégrité doit être garantie. En particulier, pour éviter tout
amorçage de rupture, Le dimensionnement de la structure est effectué pour travailler dans le domaine
élastique avec un coefficient de sécurité adéquat [8]
I.5. Définition de la corrosion
La corrosion est parfois utile lorsqu’elle permet aux objets abandonnés dans la nature de se biodégrader
ou lorsque la formation d’un produit de corrosion à la surface du matériau le protège d’une dégradation
future.
Les matériaux métalliques et plus particulièrement les aciers et les aciers inoxydables constituent des
matériaux de base à la construction de nombreuses structures. Ils sont fortement exposés à la corrosion
qu'ils soient au contact d'atmosphères humides, immergés en eau douce ou saline, implantés dans les
sols ou en présence de solutions plus ou moins agressives [9].
La corrosion métallique est un phénomène qui existe depuis que les hommes ont réussi à préparer des
métaux qui ne se trouvaient pas à l’état pur dans la nature. Elle désigne le phénomène par lequel, les
métaux tendent à revenir à l’état sous lequel ils se trouvaient dans la nature. Autrement dit sous forme
d’oxydes de sulfates, carbonates, … : minerais
Le fer, par exemple, est présent, à l’état naturel, sous forme d’oxydes. Il doit être réduit dans des hauts-
fourneaux. En revanche, les métaux qui, comme l’or, se trouvent dans le sol à l’état natif résistent très
bien à la corrosion.
La corrosion est l’interaction destructive d’un matériau (alliage métallique, plastique, béton, etc…)
avec un milieu agressif. Le phénomène se traduit par une réaction chimique ou électrochimique
obligatoirement hétérogène qui se produit à la surface du matériau.

7
Chapitre I : Corrosion

Selon le point de vue de l’ingénieur constructeur ; la corrosion est une dégradation du matériau ou de
ces propriétés par réaction chimique avec l’environnement. Cette définition admet que le phénomène
de corrosion est nuisible. Corrosion et anticorrosion font appel à des propriétés et des réactions
superficielles. Chaque couple matériau-environnement agressif donne lieu à une corrosion spécifique
et doit par conséquent être étudié comme tel [10].

I.6. Importance économique de la corrosion


Les conséquences de la corrosion sur le plan économique et social peuvent être résumées dans les
points suivants :
 Les pertes directes : remplacement des matériaux corrodés et des équipements dégradés,
 Les pertes indirectes : coûts des réparations et pertes de production (temps),
 Les mesures de protection : inspections, entretiens [1].
La diversité des coûts rend toute estimation des charges économiques dues à la corrosion difficile et
incertaine. Cependant, il s’agit sans aucun doute de montants assez élevés [2].

I.7. Causes de la corrosion


La corrosion est la détérioration d’un métal causée par une réaction chimique avec l’environnement
immédiat. Dans la plupart des cas, il s’agit de l’oxydation électrochimique des métaux en réaction
avec un oxydant comme l’oxygène.
La corrosion peut être accélérée par la présence de poussière, d’humidité, d’humidité relative élevée, de
températures élevées, de sel, d’acides, de solvants et de produits chimiques.

La vitesse à laquelle la corrosion se produit dépend non seulement de l’environnement, mais également
du type de métal. La fonte, par exemple, s’oxyde rapidement et forme de la rouille rouge si on la laisse
à son état naturel, simplement en étant exposée à l’air. Elle nécessite donc un certain film protecteur.
D’autres métaux, comme l’acier inoxydable, possèdent une plus grande résistance à la corrosion, sans
avoir besoin d’un film de protection [11].

I.8. Facteurs agissant sur la corrosion des ouvrages métalliques enterrés :

I.8.1. Le sol comme électrolyte :

Le sol est un amalgame complexe de solides, liquides et gaz, qui font qu'il est parfois agressif. Ce qui
conduit à des corrosions extrêmement rapides, mais qui est, dans certains cas,
Parfaitement inerte et n'a qu'une action tout à fait négligeable. L'agressivité absolue du sol pour un métal découle de
ses propriétés physiques et chimiques [12].
8
Chapitre I : Corrosion

I.8.2. Agressivité du sol :

L’agressivité du sol est considérée comme la principale caractéristique qui contribue directement au
processus de corrosion des structures enfouies. Un sol résistif a un faible apport sur le processus de
corrosion tandis qu’un sol de faible résistivité permet l’activation et la propagation rapide de la corrosion
et, par conséquent, une apparition importante du nombre de bris sur les conduites du réseau. La conduite
en fonte ductile présente généralement une bonne résistance à la corrosion externe. Cependant, en
présence des sols agressifs, les risques d’activité de corrosion sont élevés [12].

Tableau I.02 : Corrosivité du sol selon la résistivité [12]

Plage de résistivité du sol Catégorie du sol


(Ω.m)
0 – 1500 Très corrosif
1500 – 3000 Corrosif
3000 – 5000 Moyennement
corrosif

5000 – 10000 Faiblement corrosif


> 10000 Peu corrosif

I.9. Paramètres déterminant l’agressivité du sol :

L’analyse du taux d’agressivité du sol consiste en la détermination des paramètres suivants :

 La résistivité du sol :

La résistivité du sol est inversement proportionnelle à la capacité du courant de corrosion et donc à


l'activité de la corrosion. Un sol avec une résistivité de 1500 Ohm.cm ou moins se fait attribuer 10
points Et est considéré comme potentiellement corrosif [12].

9
Chapitre I : Corrosion

 Le pH :

Le pH exprime la teneur en ions acidifiants dissous dans l'électrolyte (le sol) et indique l'aptitude d'un
sol à être le siège de certaines réactions particulières influençant la corrosion. Un sol à faible pH indique
un sol aux propriétés acides et un sol avec un pH élevé indique la présence de sels alcalins dans le sol.

 Les sulfures :

La présence des sulfures indique l'existence de bactéries sulfatoréductrices. L’analyse considère les
degrés de la réaction du catalyseur de l'échantillon du sol étudié (positif, trace ou aucune).

 Le potentiel d’oxydoréduction (Redox) :

Le potentiel redox vise à mesurer la capacité d'un sol à permettre l'échange d'électrons, ce qui est le
fondement même du processus de corrosion.
 L’humidité:
Le taux d'humidité et ses variations ont un impact double : ils affectent autant la résistivité que le
transport d'oxygène aux zones de corrosion [12].
I.10. Méthode utilisée pour mesurer la résistivité du sol :
I.10.1. Méthode des quatre piquets :
La méthode de mesure qui convient est celle de quatre électrodes (la méthode de WENNER) décrite
ci-dessous [13]

V
A C D B

Figure I.04 : Schéma de mesure de la méthode de quatre électrodes.

10
Chapitre I : Corrosion

La formule générale pour la mesure de la résistivité apparente des sols à partir de la méthode
de WENNER pour un sol homogène (une seule couche de résistivité) est :

 2aR

 : Résistivité
: du sol en .m.

a: Distance entre électrodes en m.

R : résistance moyenne du sol en 

La résistance R qui est mesurée avec un telluromètre à quatre bornes dont le circuit (le circuit
volt métrique est relié aux prises C et D et le circuit ampère métrique aux prises A et B) [13].

Avec : R = AU / I

I.10.2. Méthode de Schlumberger


Les distances entre les 2 piquets centraux ES et S est égale a A

La distance entre les 2 piquets extérieurs E et H égale à 2d.


Dans la méthode de Schlumberger, la résistivité est donnée par l’expression suivante :

s = ( (d2 – A2/4) RS-ES ) / A

Figure I.05 : Méthode de Schlumberger

11
Chapitre I : Corrosion

I.11. Types de corrosion :


Il existe plusieurs types de corrosion, on peut citer :

I.11.1. Corrosion uniforme :

La corrosion uniforme est caractérisée par un taux de corrosion relativement uniforme sur
l’ensemble d’une surface exposée.
Ce type de corrosion est habituellement prévu pour les pièces faisant partie d’éléments
structuraux qui peuvent être sacrifiés au fil du temps, mais elle affecte tous les métaux
communs. Dans le cas des aciers au carbone, le fer réagit avec l’oxygène pour former de la
magnétite minérale, qui est de l’oxyde de fer dont la formule chimique est Fe 3O4.[15].

Figure I.06 : Corrosion uniforme.

I.11.2. Corrosion galvanique:

Corrosion connue aussi sous le nom de corrosion de contact. La notion de couple


galvanique correspond à un type particulier de corrosion qui trouve son origine dans la
corrosion électrochimique résultant de la formation d'une pile par mise en contact de deux
matériaux conducteurs différents dans un environnement assurant un milieu électrolytique.
Dans ces conditions, il y a formation d'un couple galvanique.
La corrosion galvanique apparaîtra donc principalement dans les zones d'assemblages entre une
structure métallique et une structure composite carbone/résine, et dans les zones de

12
Chapitre I : Corrosion
liaison de deux structures composites carbone/résine à l'aide d'éléments métalliques (vis,
rivets.) [16]

La figure I.7 donne échelle galvanique des métaux allant du plus noble (Or) au moins noble
(Mg).

Figure I.07 : Échelle galvanique des métaux [15]

I.11.3. Fissuration par corrosion sous contrainte (fcc) :

La fissuration par corrosion sous contrainte peut se produire là où des contraintes de traction
soutenues s’ajoutent à la corrosion et entraînent la formation de fissures localisées. On
observe habituellement la fcc dans les systèmes en acier inoxydable, et le phénomène est
exacerbé par la sans phénomène précurseur.

Figure I.08 : Corrosion sous contrainte.

13
Chapitre I : Corrosion

I.11.4. Corrosion-érosion :

La corrosion-érosion se produit lorsque le débit du fluide se combine à la corrosion pour


augmenter considérablement la vitesse d’enlèvement du métal par rapport à la vitesse
d’enlèvement à des débits plus faibles. L’effet du débit est dû à l’enlèvement des ions
métalliques et des couches protectrices à mesure qu’ils se forment, ce qui accroît la force
d’entraînement de corrosion chimique et peut empêcher la formation d’une couche
protectrice. Cet effet est l’une des principales causes de perte de métal dans les tubes des
condensateurs de vapeur en alliage de cuivre.
Les particules fines et d’autres particules issues des produits de corrosion comme le sable et
le limon dans le fluide de refroidissement peuvent également accroître la vitesse de
corrosion.

Figure I.09 : Érosion

14
Chapitre I : Corrosion

I.11.5. Corrosion par courants vagabonds :

Les lignes de transport à traction électrique sous courant continu (S.N.C.F. – tramways,
métro), propagent généralement dans le sol des courants dits vagabonds. En effet, le courant
amené par la caténaire, qui peut pour certains trains être de plusieurs milliers d'ampères,
retourne à la sous-station émettrice par le rail de roulement.
Ce rail plus ou moins bien isolé du sol selon l'état du ballast, laisse échapper une partie
importante du courant qui peut alors emprunter, sur des parcours de dizaines de kilomètres,
des circuits peu résistants électriquement, tels que les conduites, avant de regagner le rail et
le générateur à proximité de la sous-station [17].

Figure I.10 : La corrosion par courant vagabond [1]

15
Chapitre I : Corrosion

Figure I.11 : Différents types de corrosion [16]

16
Chapitre II : Protection des
canalisations enterrées
Chapitre II : Protection des canalisations enterrées

Introduction
La protection par revêtement extérieur vise à isoler le plus parfaitement possible, le métal du
milieu ambiant pour prévenir le mécanisme de la corrosion.
La présence permanente de la conduite dans un sol agressif, augmente la probabilité d’activité
des cellules de corrosion. C’est ainsi que l’application des procédures de protection contre
l’évolution de la corrosion est indispensable. En termes de protection, il existe plusieurs moyens
pour lutter contre la corrosion [18]

II.1. Protection passive


Il s’agit d’isoler la conduite électriquement et d’éliminer tout contact direct avec le milieu
environnant. Ainsi, ce revêtement permet d’augmenter la durée de vie des installations et de
réduire les besoins en courant de protection par coupure du circuit ionique entre le métal et le
sol.
Mais cette isolation ne fournit pas une protection absolue et définitive en raison des
défectuosités susceptibles de se produire lors de la pose ou au cours de la vie de l’ouvrage [19]

II.2. Propriétés principales des revêtements


Le choix d’un revêtement anticorrosion doit répondre aux impératifs suivants [20]
 Résistance d’isolement élevée,
 Imperméabilité à la vapeur d’eau et à l’air,
 Faible transmission d’espèces ioniques,
 Inertie chimique et bactériologique,
 Adhérence et mouillabilité à la surface métallique,
 Résistance mécanique, afin que les propriétés d’anticorrosion puissent être maintenues
de Façon durable.
II.3. Les différents types de revêtements
Plusieurs types de revêtements sont destinés à la protection des structures métalliques
enterrées. On peut citer [20] :
 Revêtement à liants hydrocarbonés de type C (brai de bouille).
 Revêtement par bande adhésive.

 Revêtement en polyéthylène extrudé.


 Revêtement par gaine thermo rétractable.

17
Chapitre II : Protection des canalisations enterrées

II.3.1. Revêtements à base de produits hydrocarbonés :


Le revêtement est constitué d'un primaire synthétique ou hydrocarboné et d'une armature en
toile de verre imprégnée d'un liant hydrocarboné. Les brais de houille et les bitumes de pétrole,
ainsi appliqués, présentent des épaisseurs d'environs 3 mm [4].
II.3.2. Revêtements thermoplastiques :
Revêtement en polyéthylène extrudé, avec primaire d'accrochage à base de caoutchouc butyle
d'épaisseur 3 mm environ.
Bandes adhésives minces, à support PVC, ou polyéthylène, appliquées sur primaire, et
recouvertes d'une bande de protection mécanique supplémentaire [4].
II.3.3. Revêtements à base de produits thermodurcissables :
Ce sont des revêtements constitués par des résines époxydes, en épaisseur de 500μm environs,
ou par des polyuréthannes ou des produits composites tels les brais polyuréthannes et les brai-
époxydes [4].
II.3.4 Perte d’adhérence des revêtements :
L’apparition du phénomène de décollement des revêtements provoqué par un excès de
protection cathodique exige aux utilisateurs de ce système de respecter le seuil de potentiel
d’évolution du gaz d’hydrogène une fois que le système est opérationnel. L’application d’une
telle spécification permet d’éviter le décollement du revêtement et la dépolarisation rapide de
la structure [4].
II.4. Protection par inhibiteur
Un inhibiteur de corrosion est une substance qui, lorsqu’elle est ajoutée à un environnement en
faible concentration, retarde la corrosion [21].
Il peut être utilisé pour une protection permanente ou plus couramment en vue d’une protection
temporaire, durant une période où la pièce est particulièrement sensible à la corrosion (stockage,
décapage, nettoyage…). Les inhibiteurs sont composés soit de molécules organiques soit de
produits minéraux. Selon leurs modes d’action, on distingue les inhibiteurs Cathodiques,
anodiques ou mixtes. Ces substances sont adsorbées par la surface du substrat et forment ainsi
une couche barrière qui modifie les réactions électrochimiques en bloquant soit

les sites anodiques, soit les sites cathodiques. Les inhibiteurs anodiques doivent être utilisés
avec précaution car si le film protecteur est altéré par une rayure ou par une dissolution, la partie
exposée se corrode sévèrement (piqûre profonde).

18
Chapitre II : Protection des canalisations enterrées

II.5. Protection active


II.5.1. Protection cathodique
La lutte contre la corrosion des ouvrages métalliques enterrés par le moyen de la protection
cathodique revêt une importance primordiale pour leurs longues durées de vie d’exploitation.
La protection cathodique est la méthode la plus efficace pour lutter contre la corrosion. Elle
offre l’avantage pratique d’obtenir des informations sur le comportement du matériau par de
simples mesures [22, 23].

II.5.1.1. Principe de la protection cathodique


La protection cathodique d’un ouvrage métallique en contact avec un électrolyte consiste à
placer cet ouvrage à un potentiel électrique négatif tel que la corrosion devienne
thermodynamiquement impossible. C’est le potentiel, au-dessous duquel l’acier ne peut se
corroder dans un milieu ayant un pH compris entre 4 et 9.
On admet le critère de -850mV/ (Cu/CuSO4) [23].

II.5.1.2. Types de protection cathodique


Deux techniques de protection cathodique sont utilisées pour fournir le courant nécessaire
pour contrer les phénomènes de corrosion :
 L’anode sacrificielle appelée encore anode réactive.
 Le soutirage de courant ou dispositif à courant imposé.

II.5.1.2.1 Protection par anodes sacrificielles


La protection cathodique par anodes sacrificielles a pour but de mettre à profit l’effet du couple
galvanique (pile) crée par l’association, dans un même électrolyte, de deux métaux différents :
le métal à protéger et un métal moins noble qui constitue l’anode.
Dans ce type de protection, l’anode se consomme par dissolution en portant la surface du métal
à protéger dans son domaine de potentiel d’immunité.
Pour que la protection existe, il faut :

19
Chapitre II : Protection des canalisations enterrées

 Que la pile débite, donc que l'anode soit reliée électriquement au métal,
 Que la surface à protéger et l'anode soient plongées toutes les deux dans le même
milieu électrolytique,
 Que l'installation soit adaptée à la surface à protéger (dimensions, nombre, répartition
des anodes) [24].

Cette protection est illustrée dans la figure suivante :

Figure II.11 : Protection cathodique par anode sacrificielle [25].

20
Chapitre II : Protection des canalisations enterrées

Conclusion

La protection cathodique par courant imposé, étant celle qui est la plus utilisée pratiquement,
nous allons lui porter toute notre attention et nous lui réserverons ce chapitre à part.

21
Chapitre III :
La protection cathodique par courant
Imposé
Chapitre III : La protection cathodique par courant imposé

Introduction
Comme nous l’avons déjà signalé, la protection cathodique par courant imposé est la
technique la plus fréquemment utilisée.
Il faut donc très bien la comprendre, la maîtriser tant sur le plan installation (équipement),
maintenance, surveillance et suivi.

III.1. Protection par courant imposé :

Dans certaines situations de protection, les anodes sacrificielles ne peuvent pas délivrer
suffisamment de courant pour une protection idéale. Cette situation est souvent rencontrée dans
les cas de longues conduites ayant un grand diamètre et de conduites présentant un problème
d’isolation. De même, certaines conditions environnementales peuvent parfois être à l’origine
de ce genre de problèmes. Devant des circonstances pareilles, les ingénieurs de design
favorisent l’application de la protection par courant imposé. [12].

III.2. Principes :

La protection par courant imposé (ou de soutirage) utilise une source d'énergie électrique en
courant continu qui débite dans un circuit comprenant :

 Une masse anodique ou (un déversoir).


 L'électrolyte (sol ou eau).
 La structure à protéger.

Le pôle positif de la source est relié au déversoir alors que le pôle négatif est relié à la structure
à protéger. Le courant venant du déversoir traverse l'électrolyte, puis entre dans la structure
créant ainsi un abaissement de potentiel recherché correspondant à l'immunité du métal. Par
exemple, pour de l'acier dans un sol type, la différence de potentiel (DDP) entre l'électrode de
référence au sulfate de cuivre saturé est inférieure à –0,850 V en tous points de la structure. En
général, la valeur limite inférieure que l'on cherche à atteindre est d'environ -1 V [11,12].

22
Chapitre III : La protection cathodique par courant imposé

Figure III.1 : La protection cathodique par courant imposé [12]

III.3. Installation d’un poste de protection cathodique à courant imposé

III.3.1. Générateur de courant continu

Le générateur de courant continu et ces caractéristiques. Habituellement, il est constitué par :

 Un transfo-redresseur, alimenté à partir du réseau électrique basse tension. Mais d’autres


sources d’alimentation peuvent être envisagées telles que :

 Les groupes électrogènes,

 Les thermos générateurs,

 Les générateurs de type éolien,

 Piles à combustibles,

 Générateur nucléaire.

23
Chapitre III : La protection cathodique par courant imposé

III.3.2. Déversoirs anodiques et leur implantation :

Le déversoir sert à injecter le courant de protection cathodique dans le sol. Il doit donc être
constitué de matériaux conducteurs de courant. Se comportant comme une anode, il est soumis
aux phénomènes d'oxydation. La masse du matériau constituant le déversoir devra être
déterminé pour que l'installation ait une durée de vie de l'ordre de 15 à 25ans.

Les matériaux généralement utilisés pour la réalisation d’un déversoir sont récapitulés dans le
Tableau III.1[12]

Tableau III.1 : Propriétés et milieu d’utilisation des déversoirs [27]

Consommation
Déversoir Milieu d’utilisation
(kg/A.an)

Tous types de sol Eau de


mer
Acier 9
Eau douce
Tous types de sol Eau de
mer
Graphite 0,25 à 0,5
Eau douce
Tous types de sol Milieux
liquides chlorurés
Ferro silicium 0,5
Milieux de faible résistivité

Tous types de sol Eau de mer


Magnétite 1,5 g/A.an

Titane platiné 10 mg/A.an Milieu de faible résistivité

Backfill de coke

Pour les déversoirs anodiques à terre, il est recommandé de toujours entourer les anodes d’un backfill dont le
rôle est de permettre une consommation uniformément répartie et une meilleure résistance déversoir/milieu.

24
Chapitre III : La protection cathodique par courant imposé

Tableau III.02 : type de bakfill [26].


Type de backfill Densité (kg/dm3) Résistivité (Ω.m) Remarques
Ne pas utiliser dans
un sol sujet à des
Poussière de coke 0.6 à 0.8 <0.5
variations de niveau
d’eau
À utiliser pour des
Grenaille de fer <0.01 prises de terre
3.5
profondes
A utiliser dans un
Poussière de coke avec
sol sujet à des
une haute teneur en 1.1 <0.1
variations de niveau
chaux (>10%)
d’eau
Boue (20% bentonite, Amélioration du sol
75% gypse, 5%chlorure quand la résistivité
de sodium) 1.2 <2.00 dépasse100Ω.m.

"Pré- backfilling"
d’anodes sacrificielles

Le tableau III .2 va nous indiquer les propriétés et les milieux d’utilisation des déversoirs ; ainsi que la
consommation annuelle moyenne du déversoir dans ce milieu.
Les câbles utilisés dans ce circuit de protection cathodique ont des dimensions normalisées qui dépendent du
courant traversant ces sections qui sont données dans le tableau suivant :

Tableau III.3: les sections de câble normalisées à utiliser en fonction de l’intensité [26].

Intensité (A) 5 10 15 20 35 45 60
Section du câble (mm2) 10 16 25 35 50 70 95
Résistance pour 100 m (mΩ) 174 112 71 51 36 26 19

L’implantation du déversoir devra être installée à environ 50 mètres de la canalisation, de façon à favoriser son
rayonnement et augmenter ainsi la portée du poste de protection. En règle générale, il faudra veiller
impérativement à s'écarter d'au moins 50 mètres de tout

25
Chapitre III : La protection cathodique par courant imposé
Ouvrage métallique enterré susceptible de capter les courants déversés. On distingue deux types
d’emplacement : Déversoir anodique posé verticalement. Le procédé de pose consiste à enterrer
les anodes verticalement : dans un trou creusé au fond d’une tranchée à une profondeur
comprise entre un et deux mètres selon la nature du terrain

Le courant I débité par une anode dépend de la résistance de cette dernière et également de la
structure à protéger [28].

Figure III.2 : Déversoir anodique posé verticalement [28]

Déversoir anodique posé horizontalement : Ce type de pose est conseillé lorsque la résistivité
du sol en surface est faible et lorsqu’on dispose de place sur le terrain. Il est recommandé, par
exemple l’utilisation de vieux rails ou autre ferraille de forme similaire.

Figure III.3 : déversoir posé horizontalement [28]

26
Chapitre III : La protection cathodique par courant imposé

III.3.3. Les électrodes de référence :

Pour mesurer le potentiel d’une électrode, on utilise une électrode de référence qui devrait
satisfaire aux conditions suivantes :

 Avoir un potentiel reproductible.


 Être non polarisable (aux faibles intensités de courant, le potentiel ne varie
pratiquement pas).
 Être facile à utiliser.

III.3.4. Les câbles de liaison

La section des câbles est déterminée en fonction de la chute admissible et de l’échauffement.


Pour des raisons de tenue mécanique une section minimale de 10 mm2 est recommandée, la
nature de l’isolant des câbles est déterminée en fonction du milieu. Dans beaucoup de cas un
câble isolant en PVC est suffisant. Les bornes (+) et (-) sur l’appareil de soutirage et les câbles
doivent être clairement repérées afin d’éviter des inversions qui provoqueraient la corrosion de
la partie à protéger. En plus des appareils déjà cités, il faut disposer d’autres appareils
électriques :

 Les appareils de coupure : des interrupteurs permettant d’établir ou d’interrompre


l’alimentation du poste de soutirage
 Les appareils de protection : des disjoncteurs permettant la coupure et la protection
contre les surcharges et les sur intensités.

 Les appareils de mesure : ont pour but d’indiquer [12] :


 La tension d’alimentation.
 L’intensité débitée.
 Le potentiel de la structure.
 Le temps de fonctionnement

Conclusion

Ce mode de protection cathodique (par courant imposé) nécessite une source d’énergie
électrique et donc l’utilisation des générateurs solaires s’impose et c’est que nous allons traiter
dans le chapitre suivant.

27
Chapitre IV : le principe de fonctionnement
d’une installation photovoltaïque
Chapitre IV : le principe de fonctionnement d’une installation
Photovoltaïque

Introduction

En tenant compte du fait que les pipelines sont généralement isolés, donc l’utilisation d’une
énergie renouvelable « photovoltaïque » serait la source d’énergie la plus économique et la
plus adapté avec la méthode de protection cathodique par courant imposé dans ce chapitre
nous détaillons le principe de cette méthode et l’importance de l’énergie photovoltaïque pour
lutter contre le phénomène de la corrosion.

IV.1. Généralité sur l’énergie solaire photovoltaïque

IV.1.1. Définition
L’énergie solaire photovoltaïque est une forme d’énergie renouvelable. Elle permet de produire
de l’électricité par transformation d’une partie du rayonnement solaire grâce à une cellule
photovoltaïque [30].

IV.2. Fabrication des cellules photovoltaïques :

La cellule photovoltaïque ou encore photopile est le plus petit élément d’une installation
photovoltaïque. Elle est composée de matériaux semi-conducteurs et transforme directement
l’énergie lumineuse en énergie électrique. Les cellules photovoltaïques sont constituées :

D’une fine couche semi-conductrice (matériau possédant une bande interdite, qui joue le rôle
de barrière d’énergie que les électrons ne peuvent pas franchir sans excitation extérieure, et dont
il est possible de faire varier les propriétés électriques) tel que le silicium, qui est un matériau
présentant une conductivité relativement bonne.

D’une couche antireflet permettant une pénétration maximale des rayons solaires.

D’une grille conductrice sur le dessus ou cathode et d’un métal conducteur sur le dessous ou
anode. Les plus récentes possèdent même une nouvelle combinaison de multicouches
réfléchissantes juste en dessous de semi-conducteur, permettant à la lumière de rebondir plus
longtemps dans celui-ci pour améliorer le rendement.

30
Chapitre IV : le principe de fonctionnement d’une installation
Photovoltaïque

Figure IV.1 : structure basique d’une cellule solaire. [31]

 Une cellule photovoltaïque est basée sur le phénomène physique appelé effet
photovoltaïque qui consiste à établir une force électromotrice lorsque la surface
de cette cellule est exposée à la lumière. La tension générée peut varier entre 0.3Vet
0.7V en fonction du matériau utilisé et des ça a disposition ainsi que de la
température et du vieillissement de la cellule.[32]

Figure IV.2 : le semi-conducteur (silicium).

IV.3. Fonctionnement d’une cellule photovoltaïque :

IV.3.1. Le dopage des semi-conducteur

Pour augmenter la conductivité des semi-conducteurs on introduit des impuretés. Ce


procédé est appelé dopage.

31
Chapitre IV : le principe de fonctionnement d’une installation
Photovoltaïque

IV.3.2. Dopage de type N

On remplace un atome de silicium par un atome pentavalent (phosphore).

Quatre d’entre eux assurent les liaisons avec les atomes voisins de silicium et le cinquième
reste disponible, il sera excité vers la bande de conduction très facilement par l’agitation
thermique. D’où le nombre d’électrons libres qui vont fortement augmenter dans ce cas le
nombre de trous est très inférieur au nombre d’électrons libres. On obtient ainsi un cristal
dopé N (négatif).[33]

Figure IV.3 : dopage de semi-conducteur de type n. [33]

IV.3.3. Dopage de type P

De la même façon on introduit des atomes trivalents, ses trois électrons vont assurer les liaisons
covalentes avec trois atomes voisins mais laisser un trou au quatrième. Ce trou se déplace de
proche en proche dans le cristal pour créer un courant.
I ci le nombre de trous est très supérieur au nombre d’électrons libres du cristal intrinsèque,

On obtient donc un cristal dopé (positif), les impuretés utilisées sont souvent du Bore B. [33]

32
Chapitre IV : le principe de fonctionnement d’une installation
Photovoltaïque

Figure IV.4 : dopage de semi-conducteur de type p. [33]

IV.3.4. La Jonction PN

Une jonction PN est l’accolement d’une région dopé P et d’une région dopée N. Lors de cet
assemblage les porteurs de charges libres s’attirent et se recombinent dans la zone de jonction
où les porteurs libres disparaissent : c’est la zone de transition. Il ne reste donc plus
que les ions dans cette zone qui vont créer un champ électrique interne au niveau de la jonction
et qui empêche les charges libres restantes dans chaque zone de traverser la jonction pour se
recombiner [33].

Figure IV.5 : La jonction p-n

33
Chapitre IV : le principe de fonctionnement d’une installation
Photovoltaïque

Figure IV.6 : l`effet photovoltaïque.

IV.4. Effet photovoltaïque

La conversion de l’énergie solaire en énergie électrique repose sur l’effet photovoltaïque, c’est-à-dire
sur la capacité des photons à créer des porteurs de charges (électrons et trous)dans un matériau
.Lorsqu’un semi-conducteur est illuminé avec un rayonnement de longueur d’onde appropriée
(l’énergie des photons doit être au moins égale à celle du gap énergétique du matériau), l’énergie des
photons absorbée permet des transitions électroniques de puis la bande de valence vers la bande de
conduction du semi- conducteur, générant ainsi des paires électrons -trous, qui peuvent contribuer au
transport du courant(photoconductivité)par le matériau lorsqu’on le polarise.
Si on illumine maintenant une jonction PN représente, les paires électrons-trous qui sont créés dans la
zone de charge d’espace de la jonction sont immédiatement séparées par le champ électrique qui règne
dans cette région, et entraînées dans les zones neutres de chaque côté de la jonction. Si le dispositif est
isolé, il apparaît une différence de potentiel aux bornes de la jonction (photo tension), s’il est connecté
à une

34
Chapitre IV : le principe de fonctionnement d’une installation
Photovoltaïque
Charge électrique extérieure, on observe le passage d’un courant a lorsqu’on n’applique
aucune tension au dispositif. C’est le principe de base d’une cellule photovoltaïque. [34]

IV.5. Cellules, panneaux et champs photovoltaïques

La cellule photovoltaïque est l’unité de base qui permet de convertir l’énergie lumineuse en
énergie électrique.
Le panneau photovoltaïque est formé d’un assemblage de cellules photovoltaïques. Parfois, les
panneaux sont aussi appelés modules photovoltaïques. Lorsqu’on regroupe plusieurs panneaux
sur un même site, on obtient un champ photovoltaïque [35]

Figure IV. 7 : le principe de fonctionnement d`une cellule PV [35].

IV.6. Les types des cellules photovoltaïques

Il existe d'autres types de cellules qui utilisent d'autres types de matériaux.

IV.6.1. Cellule en silicium monocristallin


Lors du refroidissement, le silicium fondu se solidifie en ne formant qu'un seul cristal de
grandes dimensions. On découpe ensuite le cristal en fines tranches qui donneront les cellules.
Ces cellules sont en général d'un bleu uniforme. Les cellules monocristallines sont les plus

35
Chapitre IV : le principe de fonctionnement d’une installation
Photovoltaïque
Commercialisées offrant un bon rendement électrique compris entre 10% et 17%, mais font
appel à une méthode de production plus complexe et donc coûteuse. En effet, l’obtention d’un
cristal pur nécessite une grande quantité d’énergie. [36]

Figure IV.8 : Cellule photovoltaïque monocristalline.

IV.6.2. Cellule en poly-cristallin

Pendant le refroidissement du silicium dans une lingotière, il se forme plusieurs cristaux. La


cellule photovoltaïque est d'aspect bleuté, mais pas uniforme, on distingue des motifs créés
par les différents cristaux. La cellule poly-cristallin ont un rendement électrique compris
entre11%et15%.Leur procédé de fabrication consomme moins d’énergie. Elles ainsi un coût
de production plu faible mais un rendement légèrement inférieur à celui des cellules mon
cristallines. [36]

Figure IV.9 : Cellule photovoltaïque poly-cristallin.

36
Chapitre IV : le principe de fonctionnement d’une installation
Photovoltaïque

IV.6.3. Cellule amorphe

Le silicium lors de sa transformation, produit un gaz, qui est projeté sur une feuille de
verre. La cellule est marron. C’est la cellule des calculatrices et des montres dites «solaires»,
leurs coûts de fabrication sont les plus intéressants, mais elles ont un rendement compris entre
5 et 7%. [36]

Figure IV.10 : Cellule photovoltaïque amorphe.

37
Chapitre IV : le principe de fonctionnement d’une installation
Photovoltaïque

IV.7. Les différents composants d’un système solaire photovoltaïque

IV.7.1. Les batteries


Le rôle de ce composant est d’emmagasiner de l’énergie électrique afin de prendre la relève
pendant les périodes où les conditions climatiques ne permettent pas aux panneaux de fournir
cette énergie. Une batterie électrique est un composant électrochimique, elle comporte des
électrodes positives et négatives composées d’alliages dissemblables plongées dans un
électrolyte (acide). Les réactions d’oxydoréduction qui gouvernent le fonctionnement d’une
batterie sont réversibles, dans la mesure où celle-ci n’a pas été longtemps ni complètement
chargée ni trop surchargée.
En général les batteries utilisées ici sont des batteries stationnaires à décharge profonde en
alliage de plomb. Elles sont conçues pour restituer un courant stable pendant de longue périodes
en conservant leurs aptitudes à la recharge et ceci à un grand nombre de cycle (au moins 400
cycles). Sur le marché l’on trouve des batteries stationnaires en 2, 6, ou 12 volts nominal. Une
batterie est également caractérisée par sa capacité exprimée en ampère heures [Ah], qui est la
quantité de courant qu’elle peut fournir au cours d’un nombre d’heures précis à une température
de référence.il est important de souligner que de nos jours, on trouve des batteries solaires d’une
durée de vie de 10 ans.

38
Chapitre IV : le principe de fonctionnement d’une installation
Photovoltaïque

IV.7.2. Régulateur de charge

Il se place entre les modules photovoltaïques et les batteries, Le régulateur de charge permet de contrôler
la charge pou éviter toute endommagement du stockage d’énergie (gérer la charge et la décharge de la
batterie). Il permet de stabiliser la tension des modules photovoltaïques et de maintenir la charge des
batteries de manière appropriée. [37]

IV.7.3. Onduleur

Un convertisseur d’énergie est un équipement que l’on dispose généralement soit entre le champ
photovoltaïque et la charge (sans stockage avec charge en continu, il portera le nom de convertisseur
continu-continu), soit entre la batterie et la charge (il sera alors appelé onduleur ou convertisseur continu-
alternatif).
L’onduleur est généralement associé à un redresseur qui réalise la transformation du courant
alternatifencourantcontinuetdontlerôleseradechargerlesbatteriesetd’alimenterle circuit en continu de
l’installation en cas de longue période sans soleil. [37]

Figure IV.12 : rôle de l’onduleur. [38]

39
Chapitre IV : le principe de fonctionnement d’une installation
Photovoltaïque

IV.7.4. Le câblage

Il convient de ne pas les rallonger sous peine de forte atténuation de rendement : un mètre en
plus peut faire chuter drastiquement la puissance de l’énergie fournie.
Ci-dessous indique les diamètres minimums à respecter pour les câblages entre :
Régulateur – panneau : 10m environs
Régulateur - batterie : 1m environs
Régulateur – boitier de distribution : 5m environs

IV.7.5. Boite de jonction


En électricité , une boîte de jonction(BJ)est un boîtier électrique situé en aval d'un tableau
électrique .Elle est située au plus près des installations sur le terrain et permet de centraliser
les départs vers les différents appareils électriques.
Cette boîte de jonction doit être mise à la terre (si elle est en métal) pour éviter les risques
d'électrisation en cas de défaillance .On doit aussi mettre un couvercle pour éviter de toucher
les conducteurs accidentellement. Les connexions sont réalisées avec des capuchons de
connexion ou avec des borines .Les fils qui entrent dans la boîte peuvent être dans des câbles
ou dans des conduites. On les fixe à la boîte avec des connecteurs. [39]

Figure IV.13 : boite de jonction. [39]

40
Chapitre IV : le principe de fonctionnement d’une installation
Photovoltaïque

En site isolé le champ photovoltaïque peut fournir l’énergie électrique nécessaire pour faire
fonctionner les récepteurs (éclairage et équipement domestique). Un système de régulation et une
batterie d’accumulateurs permettent de stocker l’énergie électrique en l’absence soleil.

IV.8. Types d’applications l’énergie solaire photovoltaïque [37]


On distingue trois grands types d’applications susceptibles d’être alimentées par l’énergie
photovoltaïque, à savoir : les systèmes de production autonomes pour l'alimentation de sites ou
d’équipements isolés et non raccordés au réseau électrique, les systèmes de pompage pour
l’adduction d’eau, les systèmes de production raccordés au réseau de distribution de l'électricité.
IV.8.1. Installation solaire
La production d’électricité continue ≪ DC ≫ à partir de la lumière est un moyen propre,
silencieux, demandant peu d’entretien, présentant peu d’usure (si le matériel est de bonne
qualité au départ).
L’énergie produite quotidiennement par un panneau dépend de l’ensoleillement journalier
moyen du lieu. Cette donnée géographique est déterminante pour le dimensionnement d'une
installation. Il s'exprime en kWh/m2/jour.

Conclusion

Dans ce chapitre nous avons présenté la technique la plus efficace à la protection des ouvrages
enterrés contre la corrosion, cette méthode nécessite une source d’énergie électrique.
Donc nous avons traité de même les différents composants d’une installation photovoltaïque,
leurs fonctionnements et leurs principes.
Un meilleur fonctionnement nécessite un meilleur dimensionnement de ces composants et
c’est ce que nous allons traiter dans le chapitre suivant.

41
Chapitre V : dimensionnement
D’une protection cathodique d’un
gazoduc
Chapitre V : dimensionnement d’une protection cathodique
d’un gazoduc
gazoduc
V.1. Dimensionnement de la protection cathodique
Le Calcul d’une protection cathodique d’une canalisation demande à la fois de calculs
effectués à partir de paramètres à mesurer ou à estimer, et de l’expérience du concepteur.

Les données de base pour le calcul et la conception des installations de protection cathodique
sont :

 La durée d’exploitation prévue pour l’ouvrage à protéger t (ans)


 Caractéristiques dimensionnelles de l’ouvrage : longueur diamètre, épaisseur etc.
 Valeur d’isolement de la structure revêtue et le coefficient de vieillissement du
revêtement appliqué β,
 Les résistivités du sol le long du tracé

Problématique
1. Quelles sont les moyens de lutte contre la corrosion ?
2. Quelle est la méthode la plus efficace pour protéger ces canalisations enterrées
(gazoducs) et réduire la dégradation du matériau et de même la perte économique ?
3. La méthode utilisée à la protection de ces canalisations nécessite certainement une
source d’énergie, d’où vient cette dernière ?
V.1.1 Etude de sol
On effectue la mesure de la résistivité avec la méthode de 4 piquets chaque environ 500m
On calcule après la résistivité moyenne le long du tracé suivant la formule :

1
𝜌𝑠𝑚 = 𝑁 ∑𝑛𝑖=1 𝜌𝑖 En Ω.m

N : nombre de tronçons

𝜌𝑖 : résistivité du tronçon

V.2. Dimensionnement du poste de soutirage


V.2.1 Calcul des résistances de la conduite
La canalisation étudiée est un gazoduc traversant une zone désertique isolée (aucun réseau de

43
Chapitre V : dimensionnement d’une protection cathodique
distribution électrique à proximité) aux environs de la wilaya de Ouargla.
d’un gazoduc
gazoduc

44
Chapitre V : dimensionnement d’une protection cathodique
d’un gazoduc
gazoduc
Tableau V.1 : Les caractéristiques du tube [38]

Nuance d’acier X52


Longueur L (m) 100000
Diamètre Dext (m) 0.508
Epaisseur e (m) 0.07
Section de tube St (m2) 0.01101198
Résistivité électrique (Ω.m) 0.00001
Résistivité moyenne du sol (Ω.m) 100
Coefficient de vieillissement β (an-1) 0.18
Temps d’exploitation t (ans) 25
Resistance d’isolement initiale (Ω.m2) 1000000
Potentiel naturel du tube en (v) -0.45
Abaissement maximale de protection Eamax (v) -0.8
Abaissement minimale de protection Eamin (v) -0.45
Potentiel de protection max Epmax -1.25
Potentiel de protection min Epmin -0.85
Distance entre anode et tube Y (m) 40
Coefficient d’interférences K 0.6
Densité de courant de protection i (A/m2) 0.0001

Abaissement de potentiel (Ea) : c’est la valeur du potentiel qu’il faut abaisser pour atteindre
un potentiel d’immunité compris entre environ : -850mV < E <-1250mV par rapport à
l’électrode de référence Cu/CuSO4

Coefficient d’interférences K : tenant compte des postes voisins car dans la plupart des
temps les canalisations de transport d’hydrocarbures sont assez longues.

Un seul poste de soutirage ne suffit pas à livrer le courant nécessaire pour protéger la
canalisation.

Pour le calcul de la ligne il faut déterminer les paramètres suivant ;

45
Chapitre V : dimensionnement d’une protection cathodique
d’un gazoduc
gazoduc
a. Résistance longitudinale de la conduite Ri0
Les ouvrages métalliques traversés par le courant de protection sont considérés comme des
conducteurs, ces conducteurs présentent une résistance au passage d’un courant électrique.

Cette résistance est appelée résistance longitudinale et dépend de la nature du matériau et de


ses dimensions.

1 − 𝑒 −𝛽𝑡
𝑅𝑖𝑠𝑜 (𝑡) = 𝑅𝑖𝑠𝑜
𝛽𝑡

10−5
𝑅𝑖0 = = 0.000908102 Ω.m
3.14×(0.508−0.07)×0.07

b. Résistance spécifique d’isolement


La résistance d’isolement diminue en fonction du temps d’exploitation et le besoin en courant
de protection augmente.

1−𝑒−𝛽𝑡 1−𝑒−0.18×25
𝑅𝑖𝑠𝑜 (𝑡) = 𝑅𝑖𝑠𝑜 𝑅𝑖𝑠𝑜 (𝑡) = 106 = 219753.5563 Ω.m2
𝛽𝑡 0.18×25

c. Résistance d’isolement d’un revêtement par unité de longueur :


C’est la résistance électrique exprimée en Ω.m par rapport au sol d’un mètre de canalisation
revêtue.

𝑅𝑖𝑠𝑜(𝑡)
𝑅 (𝑡) = 𝑅 (𝑡) = 219753.55 =
𝑟 𝜋𝐷𝑒𝑥𝑡 𝑟
3.14×0.508
137766.1595 Ω.m

d. Coefficient d’atténuation
Ce coefficient est inversement proportionnel à la valeur d’isolement, plus la valeur
d’isolement est importante plus le α est faible et la portée de soutirage est importante

𝑅 𝑙0 0.000908
𝛼=√ 𝛼=√ = 8.11888E-05 m-1
𝑅𝑟(𝑡) 137766.15

46
Chapitre V : dimensionnement d’une protection cathodique
d’un gazoduc
gazoduc
e. Résistance d’entrée d’une conduite revêtue :
La résistance caractéristique d’un tronçon représente la résistance de terre d’une conduite de
longueur infinie.

√𝑅𝑙0(𝑡) √0.000908×137766.15 5.592533229 Ω


𝛾= 𝛾= =
2 2

V.3. Calcul de la protection

V.3.1. Calcul de la portée de protection


C’est la portée du poste de soutirage ou la longueur de pipe que peut protéger un poste.

2 2𝜋𝑦𝛾
𝐿𝑝 = ln( )
𝛼 𝐾 ( 𝐸𝑎𝑚𝑖𝑛 ) (2𝜋𝑦𝛾 + 𝜌 )
𝐸𝑎𝑚𝑎𝑥 𝑠𝑚

2 2 × 3.14 × 40 × 5.5925
𝐿𝑝 = × ln( )
8.118 × 10 −5 −0.45
0.6 ( −0.8 ) ((2 × 3.14 × 40 × 5.5925) + 100)

𝐿𝑝 = 25063.23675 m

V.3.2. Courant de protection I :


Il est défini comme étant l’intensité de courant nécessaire à injecter dans la structure afin
d’assurer un abaissement du potentiel par rapport au critère de protection.

𝐼 = 𝑖 × 𝐷𝐸𝑋𝑇 × 𝐿𝑡𝑢𝑏𝑒 en (A) 𝐼 = 0.001 × 0.508 × 100000 = 5.08 A

i : densité de courant prise approximativement 0.001 A/m2 pour un revêtement en PE

47
Chapitre V : dimensionnement d’une protection cathodique
d’un gazoduc
gazoduc

V.3.3. Calcul du nombre de postes de soutirage

𝐿 100000
𝑁𝑃 = + 1 𝑁𝑃 = +1
𝐿𝑃 25063.23

𝑁𝑃= 3.989748461

48
Chapitre V : dimensionnement d’une protection cathodique
d’un gazoduc
gazoduc
Après exploitation des données de base et formules précédentes et en utilisant excel nous
avons obtenus les résultats suivants

Résistance longitudinale (Ω.m) 0.000908102


Résistance spécifique d’isolement (Ω.m2) 219753.5563
R d’isolement par unité de longueur (Ω.m) 137766.1595
Coefficient d’atténuation (m-1) 8.11888E-05
Résistance d’entrée de la conduite revêtue (Ω) 5.592533229
La portée de protection Lp (m) 25063.23675
Courant de protection I (A) 5.08
Nombre de postes Na 3.989748461

 La ligne sera protégée par 4 postes de soutirages d’une portée de 25063.23m chacun et
d’une intensité de protection de 5.08 A.

Après avoir déterminé le nombre de postes de soutirage, il faut calculer et dimensionner le


déversoir

V.4. Dimensionnement du déversoir


Tableau V.2 : Données de base de l’anode [38]
Longueur d’anode (m) 1.52
Consommation massique (Kg/A.an) 0.5
Espace entre anode (m) 6
Durée d’utilisation (ans) 25
Masse de l’anode (kg) 23.5
Diamètre de l’anode (m) 0.25
Coefficient d’utilisation 0.8
Résistivité du câble 1.725E-08
Section de câble (m2) 0.000016
Longueur du câble (anode-générateur) (m) 250

V.4.1. Calcul de la masse anodique théorique du déversoir :


La masse anodique consommée est déterminée par la formule suivante :
Ma=Ca x t x Ipro
Avec :
Ma : masse totale en Kg
Ca : consommation de l’anode en Kg/A.an
t : durée de vie de la conduite
Ipro : courant de protection en ampères

49
Chapitre V : dimensionnement d’une protection cathodique
d’un gazoduc
gazoduc
𝑀𝑎 = 0.5 × 25 × 5.08
𝑀𝑎 = 63.5 kg

V.4.2. Calcul de nombre d’anodes théoriques du déversoir


𝑀𝑎
𝑁=
(𝑀 𝑎 × 𝜇)
Avec :
N : nombre d’anode
Ma : masse totale en Kg
Ma : masse unitaire d’anode en Kg

: facteur d’utilisation qu’on prendre égal a 80


63.5
𝑁 =
(23.5 × 0.8)

𝑁=3

V.4.3. Calcul de la résistance du déversoir anodique


L’implantation du lit anodique sera réalisée de préférence dans une zone de basse résistivité
lors de la construction.

Les anodes seront enfouies dans un mélange régulateur de faible résistivité (backfill).

La résistance à la terre d’une anode verticale est donnée par la formule de Dwight :

𝜌 8𝑙
𝑅𝑎𝑛𝑜𝑑𝑒 = (𝑙𝑛 − 1)
2. 𝜋. 𝑙 𝑑
.𝜌 : résistivité du sol (Ω.m)

l : longueur active de l’anode en m.


d : diamètre actif de l’anode en m.
100 8 × 3 × 1.52
𝑅𝑎𝑛𝑜𝑑𝑒 = × (𝑙𝑛 − 1)
2 × 3.14 × 3 × 1.52 0.508

𝑅𝑎𝑛𝑜𝑑𝑒 = 6.57288179 Ω

Le facteur d’espacement F pour un nombre d’anodes N est donné par :

50
Chapitre V : dimensionnement d’une protection cathodique
d’un gazoduc
gazoduc
𝜌
𝐹=1+ (ln(0.66 × 𝑁))
𝜋 × 𝑠 × 𝑅𝑎

Avec N : le nombre d’anodes


S : espacement entre les anodes en m
100
𝐹 =1 + × ln(0.66 × 3) =
3.14×6×13.9
2.36283625

La résistance totale des anodes est égale :


𝑅𝑎×𝐹
𝑅 = (𝑜ℎ𝑚𝑠) 𝑅 13.9×2.36
= = 6.572881796 Ω
𝑎𝑛𝑜𝑑𝑒𝑠 𝑁 𝑎𝑛𝑜𝑑𝑒𝑠 3

La résistance à la terre d’un puits anodique verticale est donnée par la formule Dwight :

100 8 × 25.4
𝑅𝑝𝑢𝑖𝑡 𝑎𝑛𝑜𝑑𝑖𝑞𝑢𝑒 = (𝐿𝑛 − 1)
2 × 3.14 × 25.4 0.25
.𝜌 : résistivité du sol Ω.m

l : longueur active de puits anodique vertical


d : diamètre actif de puits anodique vertical
100 8 × 25.4

𝑅𝑝𝑢𝑖𝑡 𝑎𝑛𝑜𝑑𝑖𝑞𝑢𝑒 = (𝐿𝑛 − 1)


2 × 3.14 × 25.4 0.25
𝑅𝑝𝑢𝑖𝑡 𝑎𝑛𝑜𝑑𝑖𝑞𝑢𝑒 = 1.219914583 Ω

V.4.4. Calcul de la résistance du câble d’alimentation

𝑙𝐶
𝑅𝐶 = 𝜌𝐶 × 𝑒𝑛 Ω
𝑆𝐶

: résistivité du câble ; cuivre, 1.725 x 10-8 Ω.m

.lc : longueur du câble d’alimentation

SC : section de câble (16mm2 pour une intensité maximale de 10A)

51
Chapitre V : dimensionnement
250 d’une protection cathodique
= 1.725 × 10−8 × = 0.26953125
𝑅𝐶 16×10−6 d’un gazoduc
gazoduc

52
Chapitre V : dimensionnement d’une protection cathodique
d’un gazoduc
gazoduc
Résistance totale du système de protection cathodique :

𝑅𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 = 𝑅𝑐 + 𝑅𝑎𝑛𝑜𝑑𝑒𝑠 + 𝑅𝑝𝑢𝑖𝑡𝑠 𝑎𝑛𝑜𝑑𝑖𝑞𝑢𝑒

𝑅𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 = 6.57 + 1.21 + 0.26 = 8.062327628 Ω

V.4.5. Détermination de la puissance de soutirage

𝑅𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙 × 𝐼𝑆2
𝑃𝑆 = 𝑒𝑛 𝑊𝑎𝑡𝑡
𝑛

. n : le rendement du générateur en générale il est de 60 à 85 % on apprendre dans nos calcul


85

8.06×5.082
𝑃𝑆 0.85
= 244.7760608 Watt

Après dimensionnement du déversoir nous avons obtenue les résultats suivants :


Masse anodique consommée (kg) 63.5
Nombre d’anodes minimales 3
Longueur du puits anodique (m) 25.4
Résistance du déversoir anodique Ra (Ω) 13.90888132
F 2.36283625
R anodes (Ω) 6.572881796
R puits anodique (Ω) 1.219914583
R câbles (Ω) 0.26953125
R total (Ω) 8.062327628
Puissance du poste (Watt) 244.7760608

 Le déversoir va être constitué de 3 anodes en Ferro-silicium enrobées d’un backfill


avec une distance de 6m entre tête et tête d’anodes et 40m entre puits anodique et
conduite.
 La résistance totale du déversoir est de 8.06 , ce qui nécessitera une puissance de
soutirage de 244.77 watt pour chaque poste.

53
Chapitre V : dimensionnement d’une protection cathodique
d’un gazoduc
gazoduc
V.5. Dimensionnement du système photovoltaïque :
Tableau V.3 : Données de base du générateur : [38]

Type des panneaux Poly


cristallins
Autonomie de batterie (jours) 3
Décharge limite de la batterie 0.8
Puissance crête du panneau (Wc) 330
Facteur de perte de tension 0.45
Irradiation solaire (Kwt/m2/an) 3.7
Tension du générateur (v) 24
Tension nominale de batterie (v) 12

Le générateur solaire ainsi préconisé est étroitement lié aux valeurs d’entrée (données
d’ensoleillement ; demande énergétique) et l’autonomie du générateur peur être affectée, par
exemple par une augmentation de la consommation lors des périodes critiques, qui peut être
résolu suite à la flexibilité de ce procédé de production d’électricité.

V.5.1. Calcul de l’énergie nécessaire au poste de soutirage :


L’Energie nécessaire au poste de soutirage, est l’énergie minimale dont le poste a besoin pour
assurer sa fonction sous une puissance et pendant un temps de fonctionnement donnés.
𝐸𝑛 = 𝑃 × 𝑡𝑓
En : énergie nécessaire au poste de soutirage (Wh/j)
Avec P : puissance du poste de soutirage [w]
Tf : temps de fonctionnement du poste du générateur solaire (h/j)
𝐸𝑛 = 244.7 × 24 = 5874.6254 Wh/j

V.5.2. Calcul de l’énergie à produire par le générateur photovoltaïque


Les pertes sont inhérentes à tout processus de conversion d’énergie. Les systèmes
photovoltaïques doivent fournir toute l’énergie y compris celle qui est perdue. Ces pertes ont
plusieurs origines :
 Pertes par accumulation de poussière sur le panneau
 Pertes dans les câblages et les équipements de conditionnement de l’énergie
 Pertes dues aux batteries
 L’incertitude météorologique…
L’énergie à fournir par le générateur photovoltaïque est donc donnée par :

54
Chapitre V : dimensionnement d’une protection cathodique
d’un gazoduc
gazoduc
𝐸𝑛
𝐸𝑓 =
1−𝑓

Ef : énergie à fournir (Wh/j)

Avec : f : pertes ; estimée de 25 à 45% , Nous avons pris 45 pour le pire des cas
En : énergie nécessaire au poste de soutirage (Wh/j)
5874.6 10681.1372Wh/j
𝐸𝑓 = 1−0.45 =

V.5.3 Calcul de la puissance crête du générateur photovoltaïque : PCG

𝐸𝑓
𝑃𝐶𝐺 =
𝐼𝑟
PCG : puissance crête du générateur photovoltaïque Wc)
Avec Er énergie à fournir Wh)
Ir : irradiation quotidienne moyenne annuelle (KWh/m2.j)
10681.13 2886.793838Wc
𝑃𝐶𝐺 = =
3.7

V.5.4. Détermination du nombre de panneaux solaire : Nps


𝑃𝐶𝐺
𝑁𝑃𝑆 =
𝑃𝑆

2886.79
𝑁𝑃𝑆 = = 8.747860115
244.7

V.5.5. Calcul de la capacité des accumulateurs nécessaires


𝐸𝑛 × 𝐴
𝐶=
𝐷×𝑈
C : capacité du parc de batteries (Ah)

En : énergie nécessaire = énergie consommée (Wh)


A : autonomie de batterie (3jours)
Avec : D : limite de décharge profonde (80%)
U : tension de fonctionnement du système (12V)
5874.6×3×24
𝐶 = = 1835.820456 Ah
0.8×12

55
Chapitre V : dimensionnement d’une protection cathodique
d’un gazoduc
gazoduc

V.5.6. Calcul du nombre de batteries nécessaires


Cb : capacité de la batterie choisie
C : capacité du parc de batteries nécessaires
1835.8
𝑁𝑏 = 220
= 8 ,344545

Après dimensionnement du générateur photovoltaïque nous avons obtenue les


résultats suivants :

Energie nécessaire (Wh/j) 5874.62546


Energie à fournir (Wh/j) 10681.1372
Puissance crête du générateur Wc) 2886.793838
Nombre de panneaux 8.747860115
Capacité des batteries (Ah) 1835.820456

 L’énergie consommée quotidiennement est de 5874.62546 wh/j), en prenant en


considération les pertes dues aux résistances des câbles et des chutes de tension. Le
générateur doit fournir 10681.1372 Wh/j) pour un fonctionnement optimal de la
protection.
 La puissance de crête maximale du générateur calculée (qui est de 2886.79 Wc), il faut
donc installer au moins 9 panneaux poly cristallins de 330wc/24v chacun pour
satisfaire aux besoins du poste.
 Après calcul, la capacité du parc des batteries est de 1835.82 (Ah), donc on utilisera 8
batteries de 220Ah/12v d’une autonomie de 3 jours.

On va aussi mettre en place un régulateur de charge. Le rôle du régulateur solaire est d’assurer
et réguler la charge des batteries. Il optimise la puissance des panneaux et empêche-les
décharges/surcharges profondes nuisibles à la bonne durée de vie des batteries.

56
Chapitre V : dimensionnement d’une protection cathodique
d’un gazoduc
gazoduc
V.6. Etude économique de l’installation photovoltaïque :
On va prendre en compte dans cette partie que les couts du matériel et équipements utilisés,
ainsi que les frais de la main d’œuvre de la réalisation du système photovoltaïque et de
protection cathodique.

V.6.1. coût d’achat du matériel :

Article Prix unitaire Nombre Prix total


(DA) (DA)
Panneau photovoltaïque VICTRON 330W 32480 36 1169280
Batterie GEL Ultracell 12V 220Ah 30000 32 960000
Régulateur solaire MPPT 10A SRNE 7630 4 30520
Double câble batterie 16mm2 400 8 3200
Câble électrique de 16 mm2 unipolaire 120 1600 192000
Accessoires et composants de protection 10000 4 40000
Prises de potentiel 4500 33 148500
Anodes Fer-Silice avec enrobage Backfill 11000 16 176000
Total 2719500

V.6.2. coût de mains d’œuvre et service :


Le projet se réalisera en délai de 20 jours, des équipes de 12 travailleurs accompliront les
taches suivantes :
Services Prix/h Heures de Nombre Total à
service d’employés payé
(DA)
Installation des panneaux 1000 100 4 400000
Installations électriques + prises 900 40 2 72000
de potentiel
Réalisation des déversoirs 800 45 4 144000
Réalisation des habitants de 900 70 2 126000
postes
Total 742000

V.6.3. coût total de l’investissement :


Le coût général tout compris (matériels + services) est estimé
3.461500.0DA

57
Conclusion générale
Conclusion

Le choix du transport du gaz par les canalisations enterrées reste le moyen le plus efficace,
notamment lorsqu’il s’agit de l’évacuation de quantités importantes sur de longues distances.
Donc il est important de les préserver et de lutter contre le phénomène de corrosion car il
représente un problème majeur pour ces canalisations.
L’expérience, dans le domaine de l’industrie pétrolière, a démontré que la sécurité de ces
ouvrages repose plus particulièrement sur la fiabilité du système de protection anticorrosion.
Parmi les techniques de protection contre la corrosion, on parle des efficacités de la protection
cathodique qui ont été démontrées à travers une quarantaine d’années d’expérience.
Dans l’optique de ce travail, on s’est intéressé à l’étude de la protection cathodique par un
courant imposé. Ainsi, les avantages d’une telle protection sont :
 L’augmentation des durées d’exploitation.
 La réduire les frais d’entretien.
 L’évitement des arrêts imprévus.
A la lumière de ce modeste travail, plusieurs pistes de recherche nous sont apparues et
pourraient faire l’objet de travaux ultérieurs et aussi de compléter ce travail à savoir :
 Dimensionnement de la source d’énergie (système photovoltaïque) auquel les
électrotechniciens auraient intérêt.
 Il est utile de se pencher sur d’autres travaux en visant un dimensionnement du système de
protection cathodique de plusieurs conduites par un seul poste de soutirage.
Finalement la meilleure technique contre la corrosion des canalisations enterrées est la
protection cathodique par courant imposé alimentée par une source d’énergie solaire.

56

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