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Le bilan radiatif ou rayonnement net :

C’est la résultante au niveau de la surface de la terre de l’ensemble des transferts


d’énergie sous forme radiative il comprend :
- Le rayonnement d’origine solaire
- Le rayonnement terrestre
- Le rayonnement atmosphérique

Expression du bilan radiatif :


RN = (1 – a) RG + RA –RT

a : albédo
RG : rayonnement global
RA : rayonnement atmosphérique
RA : rayonnement terrestre

Le cycle de l’eau :
Entre l’atmosphère et la surface du sol il y a un échange continu dans les deux
sens :
- Sous forme de vapeur : l’évaporation à partir de la terre, les végétaux …..
- Sous forme liquide : les précipitations, pluies…….
L’irrigation implique la modification du cycle de l’eau

L’eau et la plante :
Comme tout être vivant la plante a besoin d’eau pour germer, se développer et
se reproduire

Rôle de l’eau :
- Elle est indispensable à la vie des organismes vivants
- L’eau fait partir de la structure cellulaire
- Elle permet la transformation des substances nutritives
- Elle sert à transporter les aliments et les déchets chez les végétaux

Teneurs en eau des organes végétaux :


Les teneures en eau des tissus végétaux sont assez élevées on peut retenir
comme ordre de grandeur 80 à 90 % de leur poids pour les organes en pleine
activité.

Organes Teneurs en eau en % du poids


Graines 20
Feuilles 75
Sommet de tige 93
Jeunes racines 95
Fruits et tubercules 95
Utilisation de l’eau :
La production d’1 g de MS exige une consommation de 300 à 800 g d’eau cette
consommation est répartie d’une façon inégale
- Une grande partie d’eau sert à assurer les besoins de transpiration et
transporter les minéraux
- Une petite partie est stockée dans la plante
- Une très faible partie utilisée pour la croissance la formation des fruits et
des graines

Devenir de l’eau :
La fraction de l’eau absorbée par la plante à deux destinations :
- Eau de constitution : cet eau est stockée dans la plante jusqu’à son
dessèchement naturel ou artificiel cet eau représente 1% d’eau totale
consommée par la plante durant le cycle végétatif
- Eau de végétation : elle est transitée vers les organes verts de la plante
pour y être rejetée purement par transpiration elle représente 99 % de
l’eau totale consommée.

Productivité de l’eau en agriculture :


Pour 1 m3d’eau d’irrigation on a :
- 12 KG de pomme de terre
- 30 à 40 KG de pastique
- 20 Kg de tomate
- 0.5 à 20 Kg de blé

L’eau le sol :
- le sol joue un rôle de support pour les plantes
- un réservoir pour l’eau
- la texture et la structure confèrent à chaque sol une propriété +/- grande de
retenir l’eau

Le réservoir sol, caractéristiques principal :


Etat de l’eau dans le sol : les molécules d’eau sont soumises à 3 forces
- la pesanteur P
- l’attraction par les solides F
- la succion par les racines S
L’eau utilisable se situe entre l’humidité à la capacité au champ et l’humidité au
point du flétrissement

Les valeurs remarquables de l’humidité du sol :


- humidité à la saturation : lorsque l’eau occupe toute la porosité
- humidité à la capacité au champ (Hcc): c’est l’humidité d’un sol ressuyé
c'est-à-dire après disparition de l’eau de gravité cet humidité et en quelque
sorte la limite supérieur de l’eau utile
- humidité critique (HC) : c’est l’humidité du sol en dessous de laquelle la
plante commence à souffrir d’un déficit hydrique
- humidité au point de flétrissement (Hpf) : c’est l’humidité au dessous de
laquelle la plante subit des dommages irréversibles à cause de la
sècheresse cet humidité représente la limite inférieure de l’eau utilisable
par les végétaux
- Hpf = Hc/1.84 Hcc = Hc
La quantité d’eau maximale disponible dans le sol par la plante dépend :
- Des caractéristiques hydrodynamiques du sol
- La profondeur du sol (Z) exploitée par la plante

L’utilisation des réserves en eau du sol par la plante :


- La réserve utile maximum : elle représente le volume d’eau compris entre
Hcc et Hpf on la définit par la formule suivante :

RU = (Ovcr – Ovp). Zr
- La réserve facilement utilisable : c’est la quantité de la RU maximum que
les plantes peuvent absorber sans efforts perticulier :

RFU = α . RU
- Avec 0.5 < α <1
- α = 1/2 sol argileux
- α = 1/3 sol sableux

Exemple 1 : calculer la réserve en eau d’un sol sableux en :


- % du volume du sol
- M3 par ha
- On a : Hcc = 18 %, Hpf = 7%, Da = 1.22 Z = 0.6 cm

- RU % = (0.18 – 0.07). 1.22 = 0.1342

- RU = 13.42 %

Exemple 2: calculer les différentes réserves utiles pour les différents horizons
suivant :
- 1ière horizon : Hcc = 19 % Hpf = 8 % Z1 = 0.4 m da = 1.2
ième
- 2 horizon : Hcc = 23 % Hpf = 10 % Z 2 = 0.8 m da = 1.2
ième
- 3 horizon : Hcc = 16 % Hpf = 7 % Z3 = 0.75 m da = 1.3

- Horizon 1 : RU = 52.8 mm
- Horizon 2 : 124.8 mm

- Horizon 3 : 87.73 mm

- RU max = ∑ RU = 375.5 mm
- Plus la profondeur est élevée plus la RU est élevée

Deuxième partie
La pratique d’irrigation :
On va définir les bases d’une irrigation bien conduite de façon à satisfaire les
besoins des cultures

Les mesures à prendre pour une meilleure économie d’eau :


Il s’agit de faire une bonne irrigation techniquement est uniforme c'est-à-dire
que la quantité d’eau apportée doit être identique d’un point de vue pratique
- Pourquoi on irrigue ?
- Quelles sont les quantités d’eau nécessaires à l’irrigation ?
- Quand faudra t il irrigue ?
- Combien de fois d’irriguer ?
Pourquoi irriguer ?
Pour avoir une bonne production ou un bon rendement, dans la pratique
l’irrigation peut être envisagée pour plusieurs raisons, elle peut se faire pour les
raisons suivantes :
- Lutte contre les stress abiotique
- La pratique de la pré irrigation sert à préparer la compagne agricole et la mise
en place des cultures de bonnes conditions en cas de semis
- Lutte contre les gels en cas de risque de gel une irrigation peut éviter les dégâts
causés par le gel
- Irrigation de lessivage des sels : éviter le risque d’accumulation des sels

Quelles sont les quantités d’eau nécessaire à l’irrigation ?


- Les besoins en eau des plantes BC
- Les besoins en eau d’irrigation

L’intensité d’ET d’une culture qui se trouve dans un milieu donné dépend d’un
ensemble de facteurs :
- Facteurs physiques liés au milieu : liés au climat dans lequel se trouve la
culture (température, l’insolation …)
- Facteurs biologiques liés à la plante : les caractéristiques intrinsèques de
la plante ele même (la surface, l’âge…..)
Les différents concepts de l’ET :
- Evapotranspiration potentielle : ETP
- Evapotranspiration : ET
- Evapotranspiration réelle : ETR
- Evapotranspiration maximum : ETM

ET : passage de l’eau de l’état liquide à l’état de vapeur à partir de la surface du


sol ou des nappes d’eau.

ETP : quantité d’eau évapotranspirée par un couvert végétal bas continu et


homogène dont l’alimentation en eau n’est pas limitante et qui n’est pas soumis
à aucune limitation d’ordre nutritionnel ou physiologique l’ETP peut être
estimé :
- Soit par la mesure de consommation d’eau maximum d’un couvert
végétal de référence.
- Soit par l’utilisation de nombreuses formules climatiques.

ETR : c’est la consommation d’eau d’un couvert végétal soumis à des


restrictions dans son alimentation au sens large ETR < ETM

ETM : c’est la quantité maximum évapotranspirée par une culture donnée


conduite sans restriction hydrique à un stade végétatif donné et dans les
conditions climatiques

ETM = Kc. ETP

Le coefficient cultural (Kc) :


Est le rapport entre ETM d’une culture et ETP de la zone dans laquelle se trouve
la culture en question, dans la pratique Kc intègre un ensemble de facteurs :
- La culture
- Le stade de développement
- L’endroit géographique
- Mode de culture

La détermination des besoins en eau des cultures :


- Directement par évapotranspiromètre (une lysemétrique, bac class A)
- Indirectement par l’utilisation des formules utilisant le bilan d’énergie ou
des formes empiriques utilisant les données climatiques de la zone à
irriguer
Les besoins en eau s’irrigation :
Les besoins en eau représentent le volume et la fréquence des applications d’eau
nécessaires pour compenser les déficits en eau du sol pendant la saison
végétative des cultures.

Le déficit pluviométrique (Dp) :


Dp = ETP – P
Avec P : précipitation

Le déficit agricole ou le déficit pédoclimatique (Da) :

Da = ETP - [P + (K.RFU) + Aph]


KRFU : est la réserve d’eau constitue dans le sol (K<1)
Aph : ce sont les apports phréatiques (Aph = 0)
NB : Dp et Da s’expriment par mm/mois ou mm/an
Notion du débit fictif continu :
Le débit fictif est le débit nécessaire pour assurer une irrigation 24/24 pendant le
mois considéré

q= D a
En l/s/ha
J .24.3600
J : nombre de jours du mois considéré
Notion du débit caractéristique :
C’est le débit fictif le plus élevé des débits fictifs continus de l’année
q 1
q= .
c
δ δ
t c

δ t
: Rendement d’utilisation dans le temps

δ c : Rendement d’utilisation dans le champ


Notion d’îlot d’irrigation ou quartier d’irrigation :
C’est la superficie susceptible d’être arrosé avec un module d’arrosage pour les
périodes de pointe
m
S m
=
q
. δ t

Notion de dose d’arrosage :


Quantité d’eau retenue par un sol après irrigation on a :

La dose maximale : quantité d’eau qu’il faut apporter à un sol durant chaque
irrigation pour reconstituer le réservoir du sol sans qu’il y des pertes.

Dm = RU = (Ovcr – Orp).Zr
La dose pratique:

Dp = RFU = α .RU

La fréquence d’arrosage (N) :

ETP
N=
D p

Le tour d’eau (T):

nombredejo ursdumois
T=
N

Exemple : soit les données suivantes :


Sol argileux exploité par les racines à une profondeur de 0.7 m, l’humidité
équivalente 18%,
Et da = 1.4, les besoins en eau au mois du juillet = 156 mm (ETP)
La quantité d’eau disponible dans le sol = 813.4 m3/ha
Calculer la dose du mois considéré

On a :
α Argile = ½
Dm = RU Dp = RU. α

RU = 813.4 m3/ha = 81.3 mm


Donc : Dp = 40.65 mm
Les techniques d’irrigation :
Le choix d’une technique d’irrigation dépend de plusieurs facteurs :
- D’ordre naturel : la pente d’un terrain, la perméabilité ….
- D’ordre technique : type de culture, système de captage ….
- Selon la rentabilité de la culture
- La qualité de l’eau d’irrigation

Les systèmes d’irrigation :


5 systèmes d’irrigation peuvent être utilisés, ces 5 systèmes d’irrigation se
subdivisent en 2 grands groupes :
- Les systèmes classiques :
- Irrigation par submersion ou inondation
- Irrigation par ruissellement
- Irrigation par infiltration
- Les systèmes modernes :
- Irrigation par aspiration
- Irrigation localisée ou goutte à goutte

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