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Faculté des Sciences de Monastir Département de mathématiques

MP2 Algèbre AU 2020-21

Structures - Exercices

Petites questions

(1) Dans les deux sous-groupes 2Z et 3Z de Z.


On a 2 ∈ 2Z et 3 ∈ 3Z mais 2 + 3 = 5 ∈
/ 2Z ∪ 3Z. Ainsi 2Z ∪ 3Z n'est pas un
sous-groupe de Z
(2) On rappelle que pour tout k ∈ Z, k est un générateur du groupe Z/12Z ssi k ∧12 =
1. Alors les générateurs de Z/12Z sont 1, 5, 7, 11.
(3) Pour tout k ∈ Z, k est inversible dans l'anneau Z/p2 Z ssi k ∧ p2 = 1.
Le nombre des éléments inversibles de Z/p2 Z est ϕ(p2 ) = p2 − p.
(4) Soit x ∈ G. Alors x est d'ordre ni k et k divise n, c'est à dire, il existe p ∈ N tel
que n = kp. On a xn = (xk )p = ep = e.
(5) On a p est premier alors p ≥ 2, alors le groupe G contient un élément a 6= e (e
est le neutre de G). Notons H =< a > le sous-groupe de G engendré par a. On
a card(H) = o(a) est ni (car G est ni) et divise p.Comme card(H) ≥ 2 (car
contient au moins a et e) etp est premier, alors card(H) = card(G).
On en déduit que H = G et donc G est engendré par a.
(6) Ce sont les nZ, n ∈ N.
(7) aZ + bZ est un idéal, non réduit à {0} de Z, alors il existe d ∈ N∗ tel que aZ + bZ =
dZ. Justier que d = pgcd(a, b)

Exercice 1.

Notons e l'élément neutre de G.

Z(G) = {a ∈ G | ∀ x ∈ G : ax = xa}

(1) (a)
(i) e ∈ Z(G) ⊂ G.
(ii) Soit a, b ∈ Z(G)
∗ On a ∀ x ∈ G, abx = axb = xab. Alors ab ∈ Z(G).
∗ On a ∀ x ∈ G, ax = xa. On multiplie à gauche et à droite par a−1 pour
obtenir xa−1 = a−1 x. On en déduit que a−1 ∈ Z(G).
1
2

Il en résulte que Z(G) est un sous-groupe de G.


(b) Z(G) est bien abélien puisque ∀ a, b ∈ Z(G), ab = ba.
(2) G est abélien ⇔ ∀ a ∈ G, (∀ b ∈ G, ab = ba) ⇔ ∀ a ∈ G, a ∈ Z(G) ⇔
G ⊂ Z(G). Ainsi :
G est abélien ssi G = Z(G)
Dans la suite n ∈ N∗ , n ≥ 2.
Rappel : Pour i, j ∈ [|1, n|], i 6= j, on pose Tij la matrice carré d'ordre n
dénie par Tij = In + Eij où Eij est la matrice carré d'ordre n ayant tous les
éléments nuls sauf celui d'indice (i, j) qui vaut 1. On a Tij ∈ GLn (R). (Dessinez
cette matrice)
On rappelle aussi que toute matrice A = (ak` ) ∈ Mn (R) s'écrit dans la base
canonique (Ek` , k, ` ∈ {1, ..., n}) de Mn (R),
n X
X n
A= ak` Ek` .
k=1 `=1

Calculer AEij et Eij A, pour i, j ∈ [|1, n|].


(3) Soit n ≥ 0. Montrons que Z(GLn (R)) = {λIn | λ ∈ R∗ }. D'abord, notons que
pour tout λ ∈ R∗ λIn ∈ Z(GLn (R)). Inversement Soit A = (ak` ) ∈ Z(GLn (R)).
Soit i, j ∈ [|1, n|], i 6= j, comme Tij ∈ GLn (R) et A ∈ Z(GLn (R)) on a
ATij = Tij A, cela signie AEij = Eij A, ceci est équivaut à
n
X n
X
aki Ekj = aj` Ei`
k=1 `=1

On en déduit que aii = ajj


et pour tout k 6= i et pour tout ` 6= j , aki = 0 et aj` = 0.
En résumé, ∀ i, j ∈ [|1, n|], i 6= j, on a aii = ajj et aij = 0.
En posant λ la valeur commune des aii on a A = λIn . avec λ ∈ R∗ car A est
inversible.

Exercice 2.

!
cos θ − sin θ
G = {Aθ = | θ ∈ R}
sin θ cos θ
(1) ? Pour tout θ ∈ R, on a det(Aθ ) = 1. Alors G ⊂ GL2 (R).
? I2 = A0 alors I2 ∈ G.
3
!
cos(θ + θ0 ) − sin(θ + θ0 )
? Soit θ, θ ∈ R. Aθ × Aθ0 =
0
= Aθ+θ0 ∈ G.
sin(θ + θ0 ) cos(θ + θ0 )
En particulier Aθ × A−θ = A(θ+(−θ)) = A0 = I2 et donc A−1
θ = A−θ ∈ G.

En conclusion G est un sous-groupe de G ⊂ GL2 (R). Il est abélien puisque


Aθ × Aθ0 = Aθ+θ0 = Aθ0 +θ = Aθ0 × Aθ .

(2) Ici faites attention au loi de chaque groupe et l'élément neutre associé. Pour R c'est
la loi '+' et pour G c'est une loi '×'. Le neutre de G est I2 et non 0.
Pour tout (θ, θ0 ) ∈ R2 ,

ϕ(θ + θ0 ) = Aθ+θ0 = Aθ × Aθ0 = ϕ(θ)ϕ(θ0 ).

Ainsi ϕ est un homomorphisme de groupes. Déterminons Kerϕ.


Soit θ ∈ R. ϕ(θ) = I2 ⇔ Aθ = I2 ⇔ cos θ = 1 et sin θ = 0 ⇔ θ ≡ 0 [2π] ⇔
θ ∈ {2kπ, k ∈ Z}.
Ainsi ker(ϕ) = {2kπ, k ∈ Z} := 2πZ.
(3) Nous considérons l'application Φ : (G, ×) → (U, ×) . Vérier que Φ est bien
Aθ 7→ eiθ
dénie. C'est un morphisme de groupes :
0 0
Φ(Aθ × Aθ0 ) = Φ(Aθ+θ0 = ei(θ+θ ) = eiθ eiθ = Φ(Aθ ) × Φ(Aθ0 ). De plus Φ est
surjectif par construction (tout nombre complexe de module 1 s'écrit sous la
forme eiθ , θ ∈ R.
Ainsi Φ2 est un morphisme surjectif entre deux groupes nis de même
cardinal. C'est un isomorphisme.
Remarques : 1. L'injectivité de Φ2 est aussi évidente !
2. On peut écrire G = {Aθ , | θ ∈ [0, 2π[} et de même
U = {eiθ , | θ ∈ R} = {eiθ , | θ ∈ [0, 2π[}.

Exercice 3.

Pour n ∈ N∗ , on note :
Un = {z ∈ C∗ , z n = 1}.
2kπ 2kπ
(1) Un = {ei n , k ∈ [|0, n − 1|]} = {z0k , k ∈ [|0, n − 1|]} avec z0 = ei n c'est un
sous-groupe de C∗ .
2kπ
Il est cyclique, engendré par z0 = ei n

2ikπ
(2) Soit l'application ϕ : Z → Un dénie par : ϕ(k) = e n .
4

2(k+k0 )π 2kπ 2k0 π


(a) On a ϕ(k + k0 ) = ei n = ei n .ei n = ϕ(k).ϕ(k 0 ). Alors ϕ est un
morphisme de groupes. (Ici faites attentions aux lois !).
(b) Ici faites attention à l'élément neutre du groupe (Un , ×). Remarquez aussi que
ker ϕ est nécessairement de la forme aZ, pourquoi ?
2kπ 2kπ
Soit k ∈ Z. k ∈ ker ϕ ⇔ ϕ(k) = 1 ⇔ ei n =1⇔∃p∈Z| = 2πp ⇔
n
∃ p ∈ Z | k = pn ⇔ k ∈ nZ.
Il en résulte que ker ϕ = nZ.
2ikπ
(3) Soit l'application : Ψ : Z/nZ → Un donnée par Ψ(k̄) = e n .
Remarquer ici que pour tout k ∈ Z, Ψ(k) = ϕ(k).
(a) Soit k, k0 ∈ Z tel que k = k0 . On a k − k0 ∈ ker ϕ, alors ϕ(k) = ϕ(k0 )
c'est-à-dire Ψ(k) = Ψ(k0 ). Alors Ψ est bien dénie.
(b) D'abord ψ est un morphismes de groupes :
Ψ(k + k 0 ) = Ψ(k + k 0 ) = ϕ(k + k 0 )=ϕ(k).ϕ(k 0 ) = Ψ(k)Ψ(k 0 )
Ensuite, Ψ est surjectif (par construction), alors c'est un isomorphisme de
groupes car les deux groupes sont de même cardinal ni n.
(c) Les générateurs du groupes Z/nZ sont les k tel que k ∧ n = 1. Alors, via
2kπ
l'isomorphisme Ψ, les générateurs de Un sont les ei n (= Ψ(k)) tel que
k ∧ n = 1.

(4) Supposons que n = 6.


0π π 2π 3π 4π 5π
(a) U6 = {ei 3 = i3
√ 1, e , e
i 3
= j, ei 3 =
√ −1, e
i 3
= j 2 , ei 3 = −j}. Notons que
π 1 3 1 3
ei 3 = +i et que j = − + i
2 2 2 2
(b) Rappelons que l'ordre d'un élément x d'un groupe (G, .) de cardinal ni n est le
plus petit entier naturel non nul p tel que xp = e (le neutre de G) (avec la
notation additive c'est un 'px' au lieu de 'xp '). L'ordre de x divise n. De plus le
seul élément d'ordre 1 est le neutre. tous autre élément est d'ordre ≥ 2. En
particulier pour tout k de Z/6Z tel que k 6= 0, est d'ordre 2 ou 3 ou 6. Justier,
par exemple, sans calcul que o(2) = 2 ou 3, o(5) = 6.
En fait, nous avons :
o(0) = 1, o(1) = 6, o(2) = 3, o(3) = 2, o(4) = 3, o(5) = 6.

(c) Comme 2 est d'ordre 3, on a j = Ψ(2), est aussi d'ordre 2 et


K1 :=< j >= {1, j, j 2 }. De même 5 est d'ordre 6 : il engendre Z/6Z alors
−j = Ψ(5) engendre U6 c'est à dire K2 :=< −j >= U6 .
5

(d) Ψ−1 (K1 ) =< 2 >= {0, 2, 4}.

ϕ−1 (K1 ) = {k ∈ Z, ϕ(k) = Ψ(k) ∈ K1 }

= {k ∈ Z, k ≡ 0 [6] ou k ≡ 2 [6] ou k ≡ 4 [6]}

= {6k, k ∈ Z} ∪ {2 + 6k, k ∈ Z} ∪ {4 + 6k, k ∈ Z}

(5) Soit U = Un . L'ensemble ( U, × ) est-il un groupe ?


[

n ∈ N∗
? U ⊂ C et 1 ∈ U.

0
? Soit z, z 0 ∈ U . il existe n, n0 ∈ N∗ tels que z n = 1 et z n = 1 ; on a
0 0 0 1
(zz 0 )nn = (z n )n (z n )n = 1 et (z −1 )n = n = 1.
z
Il en résulte que U est un sous-groupe de C∗ .

Exercice 4.

(1) :
(a) L'équation 3x + 5 = 0 s'écrit aussi dans Z/10Z :
3x = −5 = 5 (∗)
Mais 3 est inversible dans Z/10Z d'inverse 7, alors (∗) s'écrit, en multipliant
par 7 :
x = 7 × 5 = 5.

(b) x2 + 2x + 2 = 5
Sachant que 2 = −3, l'équation s'écrit x2 + 2x − 3 = 5 qui se factorise de la
manière suivante : (x − 1)(x + 3) = 0
qui signie, en utilisant le fait que l'anneau Z/5Z est intègre car 5 est premier,
x − 1 = 0 ou x − 3 = 0
qui signie :
x=1 ;x = 3.
2. Soit à resoudre le système :
(
x ≡ a [m]
(S) .
x ≡ b [n]

d'inconnu x entier, avec m et n sont premiers entre eux et a, b ∈ Z.


Point méthode :

(i) Justier l'existence de u, v ∈ Z tels que mu + nv = 1. Soit x0 = mub + nva.


Vérier que x0 est solution de (S).
6

(ii) Soit x une solution de (S). Montrer que


(
x − x0 ≡ 0 [m]
(S) .
x − x0 ≡ 0 [n]

Déduire que x − x0 ≡ 0 [mn]


(iii) Montrer que l'ensemble des solutions de (S) est de la forme

S = {x0 + mnk, k ∈ Z}.

Exemple : Résoudre dans Z le système


(
x ≡ 2 [10]
.
x ≡ 5 [13]

On a m := 10 et n := 13 sont premiers entre eux et 10 × 4 + 13 × (−3) = 1


(u = 4 et v = −3). Alors

x0 = 5 × 10 × 4 + 2 × 13 × (−3) = 122

est solution du système.


Il en résulte que l'ensemble des solutions du système est :

S = {122 + 130k, k ∈ Z}.

Exercice 5.

(1) On rappelle que k est inversible dans Z/nZ ssi k ∧ n = 1.


et alors le nombre des éléments inversible de l'anneau Z/nZ est ϕ(n) : le nombre
des entier naturel ki n[|1, n|] tel que k ∧ n = 1.
Nombre d'éléments inversibles dans Z/78Z :

ϕ(78) = ϕ(2 × 3 × 13) = ϕ(2)ϕ(3)ϕ(13) = 1 × 2 × 12 = 24;

(2) ϕ(8) = 23 − 22 = 4. Sachant que 135 ∧ 8 = 1 (précisément 135 = 7) alors,


135ϕ(8) ≡ 1 [8] (théorème ?). Ainsi

1354 − 1 est divisible par 8.

(3) De la même manière, sachant que ϕ(15) = 2 × 4 = 8 et 242 ∧ 15 = 1 on déduit


que 2428 − 1 est divisible par 15.
7

Exercice 6.

Dans cet exercice nous voulons refaire quelques démonstrations de propriétés de cours
déjà utilisées dans les exercices précédents ! La propriété de la question 4) n'est pas
dans le programme. Soit n ∈ N, n ≥ 1.
(1) Supposons que k est un générateur du groupe Z/nZ. Il existe alors p ∈ Z tel que
1 = pk . Cela signie qu'il existe p ∈ Z tel que 1 = pk,
ou encore, signie qu'il existe p, q ∈ Z tels que 1 = pk + qn. Ainsi n ∧ k = 1.
Inversement, supposons que k et n sont premiers entre eux. Alors il existe
p, q ∈ Z tels que 1 = pk + qn et cela implique, comme dans le premier sens,
1 = pk. Finalement, pour tout x ∈ Z on a x = x.1 = xpk. Il en résulte que k est
un générateur du groupe Z/nZ.
(2) Si k est premier avec n alors d'après la question précédente, k appartient au
groupe multiplicatif (Z/nZ)× . Comme card((Z/nZ)× ) = ϕ(n), on en déduit que
ϕ(n)
k = 1. Cela signie k ϕ(n) ≡ 1[n] (Théorème d'Euler).

(3) Calcul de ϕ(n).

(a) Ici m et q sont premiers entre eux alors par l'isomorphime dans le théorème
des chinois, ϕ(mq) : le nombre d'éléments inversibles dans l'anneau Z/mqZ
est égale au nombres d'éléments inversibles dans l'anneau Z/mZ × Z/qZ, qui
est égale à ϕ(m)ϕ(q), car un élément (u, v) de Z/mZ × Z/qZ est inversible ssi
u est inversible dans Z/mZ et v est inversible dans Z/qZ.

(b) D'abord pour p premier et α ∈ N∗ , le nombre des multiples de p dans [|1, pα |]


est pα , alors ϕ(pα ) = pα − pα−1 . Déduire que si n = pα1 1 ...pαk k (décomposition
de n en produit de facteurs premiers) alors
ϕ(n) = pα1 1 −1 ...pαk k −1 (p1 − 1)...(pk − 1).

(4) ∗∗ Considérons l'ensemble


k
A = { , k ∈ [|1, n|]}.
n
k0
Tout élément de A s'écrit d'une manière unique sous la forme (irreductible)
d
où d est un diviseur de n et k0 ∧ d = 1. En fait
[ k
A= { , k 0 ∧ d = 1 et 1 ≤ k 0 ≤ d}
d
d|n

Les ensembles dans cette réunion sont deux à deux disjoints, alors
8

X
n= ϕ(d).
d|n

Exercice 7.

1 3
Rappel : j=e 2iπ/3
=− +i , j 3 = 1, 1 + j + j 2 = 0, j = j2.
2 2
2iπ
On dénit l'ensemble A = {a + b j | a, b ∈ Z} où j désigne le nombre complexe j = e 3 .

(1) (i) 1 = 1 + 0j ∈ A ⊂ C.
(ii) Soit z, z 0 ∈ A, il existe a, b, a0 , b0 ∈ Z tels que z = a + bj et z 0 = a0 + b0 j . on a
? z − z 0 = (a − a0 ) + (b − b0 )j ∈ A
| {z } | {z }
∈Z ∈Z
? z.z 0 = (a + bj)(a0 + b0 j) = aa0 + (ab0 + a0 b)j + bb0 j 2 . sachant que j 2 = −1 − j
on déduit que
z.z 0 = (aa0 − bb0 ) + (ab0 + a0 b − bb0 )j ∈ A.
On en déduit que A est un sous-anneau de C.
(2) N (z) = zz . Vérier d'abord que N (zz 0 ) = N (z)N (z 0 ).
(a) Soit z = a + bj ∈ A, avec a ∈ Z et b ∈ Z
N (z) = (a + bj)(a + bj) = a2 + ab(j + j) + b2 jj = a2 − ab + b2 ∈ Z.
De plus la norme d'un nombre complexe esr positif, on en déduit que
N (z) ∈ N.

(b) Soit z ∈ A. Si z est inversible alors il existe z 0 ∈ A tel que zz 0 = 1. On


applique N : N (zz 0 ) = N (z)N (z 0 ) = 1. Comme N (z) et N (z 0 ) sont deux
entiers naturels, alors nécessairement N (z) = 1 (et aussi N (z 0 ) = 1).
Inversement, si N (z) = 1 alors zz = 1 ; mais z ∈ A car z = a + bj = a − b − bj
alors z ∈ A× .
En conclusion : z ∈ A× si et seulement si N (z) = 1.
(c) Soient a et b des éléments de Z tel que N (a + b j) = 1.
b 3
On a N (a + bj) = a2 − ab + b2 = (a + )2 + b2 = 1.
2 4
Sachant que a, b ∈ Z, on déduit que b ∈ {0, 1, −1} et par symétrie
a ∈ {0, 1, −1}.

(d) ? Pour b = 1 on a a2 − a = 0 cela signie que a = 0 ou a = 1.


? pour b = 0 on a a = 1 ou a = −1.
? Pour b = −1 on a a = 0 ou a = −1
9

A× = {j, 1 + j, 1, −1, −j, −1 − j}.


Le groupe A× est de cardinal 6 (d'élément neutre 1).
Les éléments d'ordre 3 de A× sont : j et −1 − j = j 2 .
Remarquer que A× = U6 .

Exercice 8.

(1) Soient x, y ∈ A tels que γa (x) = γa (y) c-à-d ax = ay. Comme A est intègre et
a 6= 0A on a x = y. On déduit alors que γa est injective.
Par ailleurs, card(A) est ni alors γa est bijective.
(2) Soit a un élément quelconque de A − {0A }. D'après la question précédente
l'application γa est bijective, par conséquent 1A admet un antécédent par γa .
D'où l'existence de b ∈ A tel que ab = 1A . Ainsi, tout élément non nul de A est
inversible et par suite A est un corps.

Exercice 9.

Soit A un anneau. On dit qu'un élément a de A est nilpotent s'il existe k ∈ N∗ tel que
ak = 0.

Par exemple, 0 = 0A est nilpotent.


(1) Si A est intègre et a ∈ A est nilpotent alors a = 0. Ainsi 0 est le seul élément
nilpotent de A.
Notons qu'un élément inversible x d'un anneau A non trivial ne peut pas être
nilpotent, car pour tout k ∈ N, xk (x−1 )k = (xx−1 )k = 1k = 1 6= 0.
N.B. Nous avons utilisé dans le calcul précédent le fait que xx−1 = x−1 x.
(2) Les éléments nilpotents de Z/8Z sont :
3 2 3 3
0, 2 (2 = 0), 4 (4 = 0), 6 (6 = (−2) = 0)
Les éléments nilpotents de Z/9Z sont :
2 2 2
0, 3 (3 = 0), 6 (6 = (−3) = 0).
(3) Soient a, b ∈ A nilpotents tels que ab = ba.
k
(i) (a + b)
X
n+p k
= Cn+p ak bn+p−k
k=0
? pour n ≤ k ≤ n + p, ; ak = 0
? pour 0 ≤ k ≤ n, n+p−k ≥p =⇒ bn+p−k = 0.
Ainsi, (a + b)n+p = 0 et par suite a + b est nilpotent.
(ii) On a (ab)n = an bn = 0 = 0bn = 0.
10

(4) Soit a ∈ A nilpotent. Il existe k ∈ N∗ tel que ak = 0.


Ici, l'idée est d'utiliser une autre identité remarquable vue dans le cours (et
toujours valable)
1 = 1 − ak = (1 − a)(1 + a + ... + ak−1 ) = (1 + a + ... + ak−1 )(1 − a)
ce qui implique que 1 − a est inversible dans A et son inverse est
1 + a + ... + ak−1 .
N.B. dans cet exercice, et comme pour les matrices, on peut dénir l'indice de
nilpotence d'un élément nilpotent a...

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