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Problèmes et solutions

Date : Août 2004

Exercice 3.1
Arc-en-Ciel inc.
Vincent Pagé, président de l’entreprise Arc-en-Ciel inc., qui se spécialise dans la fabrication de
cerfs-volants termine actuellement sa dixième année d’exploitation. Comme à chaque année il a
fait appel à une firme comptable pour la préparation de ses états financiers en date du 31
décembre 20-7. Ne connaissant rien aux conventions comptables Vincent a de la difficulté à
comprendre certains traitements comptables, il vient donc vous rencontrer afin que vous lui
apportiez des éclaircissements :
1. D’abord, ma comptable a tenté en vain de m’expliquer quelques principes comptables afin
que je puisse mieux comprendre la façon dont doivent être établis mes états financiers. Il
semble qu’un des principes importants pour la préparation de l’état des résultats soit le
principe de réalisation. Qu’entend-on par ce principe et de quelle façon est-il relié au
principe du rapprochement des produits et des charges et à celui de l’indépendance des
exercices ?
2. Ainsi, si j’ai bien compris, lorsque je fais l’achat d’un taille-crayons ou d’une corbeille à
papier, je dois comptabiliser aux immobilisations le coût d’achat de ces biens, et l’amortir
par la suite, si je veux obtenir un bon appariement des produits et des charges. Mais ce n’est
pas ce qui a été fait dans mes états financiers; le coût d’achat de mes fournitures de bureau
pour l’exercice au montant total de 75 $ a été immédiatement passé en charges.
3. Au cours de l’exercice, j’ai fait un emprunt de 10 000 $ pour lequel j’ai signé une promesse
de rembourser 10 000 $ dans un an plus des intérêts de 1 000 $. J’ai du mal à comprendre
pourquoi ma comptable a enregistré cet emprunt à 10 000 $ et non à 11 000 $.
4. Au début du mois de décembre, une jeune entreprise m’a approché pour faire l’achat d’une
importante quantité de marchandises de mon entreprise mais en me faisant part de leur
manque de liquidités à court terme. Comme je ne pouvais refuser cette offre très
intéressante j’ai signé l’entente suivante : versement initial de 30 % du montant de la
facture, le solde encaissable sur une période maximale de 18 mois. De plus, j’ai rajouté à
l’entente qu’en cas d’inobservance des engagements de la part du client, je reprenais
possession de la marchandise. Suite à l’émission de la facture en date du 15 décembre j’ai
donc comptabilisé 100 % de la vente dans mes revenus de l’exercice 20-7. Ma comptable
est en désaccord avec ce traitement.

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Problèmes et solutions

5. Suite à l’analyse du poste comptes clients de mes états financiers ma comptable a découvert
que j’y avais inclus un effet à recevoir au montant de 50 000 $ signé à un ami qui partait en
affaires. Je suis surpris de voir qu’elle a présenté ce montant séparément aux états
financiers, le total des montants à recevoir demeurant le même.
6. Au cours du mois de décembre 20-7 j’ai payé la facture d’assurance couvrant la période
d’un an du 1er janvier au 31 décembre 20-8. Je m’attendais à voir ce montant dans mes
dépenses de l’exercice terminé le 31 décembre 20-7, mais au contraire je le retrouve dans
l’actif. Je n’y comprends rien !
7. Dès le premier exercice financier de l’entreprise j’ai dû faire des choix quant à la mesure
de certains postes présentés aux états financiers. Entre autres, nous avons choisi la méthode
d’amortissement dégressif à taux constant pour la machinerie. Pour l’exercice qui vient de
se terminer j’ai appliqué la méthode de l’amortissement linéaire aux acquisitions de
machinerie de l’année. Ma comptable m’a demandé de faire les corrections nécessaires
pour que la charge ref lète bien l’amortissement selon le calcul de la méthode dégressive à
taux constant. Je n’ai pas très bien compris pourquoi !
8. Les affaires ayant été très bonnes au cours de 20-7 j’ai décidé de me payer une voiture sport
pour mon usage personnel. Pour le paiement du véhicule j’ai prélevé la somme nécessaire
dans l’encaisse de mon entreprise. Je suis le seul actionnaire de l’entreprise et donc tout ce
qui lui appartient m’appartient aussi. Je m’explique mal pourquoi cet actif n’apparaît pas
aux états financiers de mon entreprise.
9. Au cours des années j’ai réussi à bâtir une clientèle fidèle et stable, à m’entourer d’un
personnel compétent qui se traduit par une qualité de produit supérieure et une image de
marque dans mon secteur d’activité. Cependant auc une valeur n’est présentée au bilan de
mon entreprise pour refléter cette plus -value que les entreprises concurrentes ne possèdent
pas. Je trouve cela injuste face aux utilisateurs d’états financiers qui ne peuvent évaluer
mon entreprise à sa juste valeur.

Travail à faire
Donnez à Vincent Pagé les éclaircissements qui s’imposent en lui expliquant la ou les conventions
comptables (principes comptables généralement reconnus) en cause et leur application pour chacune des
situations décrites ci-dessus.

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Date : Août 2004

Solution - Exercice 3.1


Arc-en-Ciel inc. (solution)
Situation 1

Réalisation du revenu

- Attribuer un revenu à un exercice que s’il est réalisé pendant cet exercice.
Rapprochement des produits et des charges

- D’abord déterminer le moment où un produit doit être constaté


- Ensuite déduire de celui-ci les charges qui s’y rapportent afin de trouver le bénéfice net
- Ce sont les charges qui sont rapprochées des produits et non l’inverse
Indépendance des exercices

- Le principe de réalisation et de rapprochement des produits et des charges permet e


respecter la convention de l’indépendance des exercices c’est-à-dire d’enregistrer
pendant un exercice financier donné les opérations qui lui appartiennent et seulement
celles-là.
Situation 2

Importance relative

- Les états financiers doivent révéler toutes les opérations dont l’importance peut
affecter les évaluations et les décisions des lecteurs
- Théoriquement aurait lieu de capitaliser de tels biens parce que serviront sur plusieurs
exercices
- En pratique, coût si minime que principe de l’importance exige de passer le coût
directement en charges.

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Situation 3

Coût historique

- Attribuer aux éléments de passif un montant qui est fonction de leur valeur
d’acquisition
- La valeur attribuée à une dette doit être sa valeur au moment où elle prend naissance

Indépendance des exercices

- L'intérêt se matérialise au fur et à mesure que le temps s'écoule

Situation 4

Prudence

- Il y a incertitude sur l'encaissement

Réalisation du revenu

- Le profit se comptabilise progressivement au fur et à mesure des encaissements

Indépendance des exercices

- La comptabilisation graduelle des revenus en fonction des encaissements permet ainsi


d’attribuer à chaque exercice que la part qui lui appartient

Situation 5

Pertinence

- Caractère inhabituel, ne découle pas des activités commerciales de l’entité


- Présentez ce montant séparément pour rendre information plus utile

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Problèmes et solutions

Importance relative

- Les É/F doivent présenter toutes les opérations dont l’importance peut affecter les
évaluations et les décisions des utilisateurs
- Montant assez élevé qui est susceptible d’être un élément d’information important dans
les évaluations et les décisions des utilisateurs à cause de son caractère inhabituel

Situation 6

Indépendance des exercices

- Enregistrer dans un exercice donné les opérations qui lui appartiennent et seulement
celles-là
- Cet actif se transforme en charge au fil du temps et on veut s’assurer d’attribuer à
l’exercice concerné que la portion échue (service consommé)

Rapprochement des produits et des charges

- Enregistrez dans le même exercice les produits et les charges correspondantes


- Doit enregistrer dans l’exercice où un produit a été réalisé la portion des frais payés
d’avance qui a été consommée au cours de cet exercice et qui a contribué à réaliser ce
revenu.

Situation 7

Permanence des méthodes

- D’une année à l’autre l’E doit utiliser les mêmes conventions comptables, les mêmes
façons de calculer
- Comme rien nous indique que le changement de méthode comptable permet une
meilleure présentation des opérations de l’E on se doit d’appliquer la méthode de
l’amortissement dégressif

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Problèmes et solutions

Comparabilité

- Une même E doit utiliser les mêmes conventions comptables d’un exercice à l’autre de
façon à pouvoir comparer ses É/F d’une année à l’autre
- Ainsi on peut déceler de façon pertinente les tendances favorables ou défavorables
entre les É/F de l’E pour deux ou plusieurs exercices

Situation 8

Personnalité de l’entreprise

- L’entreprise a une existence distincte de ses propriétaires quelle que soit la forme
juridique de l’entreprise
- Cet actif ne sera pas utilisé dans le cadre de l’exploitation de l’entreprise

Situation 9

Possibilité de quantifier

- Seuls les éléments que l’on peut exprimer en chiffres sont présentés aux É/F
- La fidélité de la clientèle, la compétence du personnel, l’image de marque de l’E sont
tous des éléments difficilement quantifiables

Objectivité, fiabilité, vérifiabilité, neutralité

- L’élément doit être mesuré le plus objectivement possible


- Évaluation de ces éléments ne peut être que subjective

Coût d’acquisition

- Attribuer aux éléments d’actif et de passif un montant qui correspond à la valeur


d’acquisition
- Le seul moment où l’on pourra établir une valeur fiable pour ces éléments sera lors d’une
transaction d’achat de l’E

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