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Cours d’Épuration ... – Master 2 - HU CH II. Traitement primaire Pr. M.

CHERRARED

CH II. TRAITEMENT PRIMAIRE


II. 1. Fosse à bâtards (Prédessableur)
→ Envisagée en cas de présence d’eaux pluviales (réseau unitaire ou pseudo-séparatif).
→ Placée à l’entrée de la STEP de façon à :
− Tranquilliser l’affluent, limitant ainsi la vitesse d’approche sur le dégrilleur
− Faire décanter et Piéger les corps solides lourds (gros cailloux, débris, ...) : se déposent au fond de
la fosse puis repris généralement à l'aide d’un grappin porté par un portique ou une poutre au-
dessus de la fosse (des fois avec camion suceur)
→ Éviter d’endommager les équipements de la sta on.
Précautions à prendre : prendre en considération l’aspect odeurs et l’émission d’H2S car les produits qui
auront rempli la fosse contiennent des matières volatiles fermentescibles. Une ventilation appropriée est
nécessaire + un détecteur d’H2S
Dimensionnement : la fosse est généralement rectangulaire de volume V = L. l. H
Q
V = t .Q et S =
C
𝑡 : temps de séjour (30 à 60 secondes)
𝐶 : Charge hydraulique superficielle (ou vitesse ascensionnelle ; CH ≤ 200 m3/m²/h ; (valeur
utilisée pour obtenir une fosse plus grande → un Prédessableur)
Qptp : débit de pointe de temps de pluie (en m3/h)
Sf : surface horizontale minimale de la fosse (en m²)

La hauteur de la fosse est donnée par : H=

𝐿 et 𝑙 sont adoptées selon les cas (dimensions du conduit d’arrivé, ...). Rapport L/l = 1,5 à 2.
Exemple
Si Qptp = 8580 m3/h (Qptp important) et en se fixant ts = 45 s, on aura :
8580
V = t . = 45x = 107,25 m
3600
En se fixant 𝑣 = 200 m/h, on a la surface de la fosse : S = = = 42,9 m
,
La hauteur de la fosse sera : H = = ,
= 2,5 m
L et l seront choisis tel que L/l = 1,5 à 2,5. Par exemple : L = 10 m et l = 4,3 m.
II.2.2. Dégrillage
Définition : grille (s) à barreaux destinées à retenir les corps flottants et les éléments grossiers en
suspension. Elles peuvent être généralement verticales ou inclinées (à 60°) (figures II-1 et II-4).
Types : 3 types :
- Les pré-dégrilleurs (dégrilleurs grossiers) : écartement entre les barreaux > 40 mm ;
- Les dégrilleurs moyens : écartement entre les barreaux = 10 à 40 mm ;
- Les dégrilleurs fins : écartement entre les barreaux < 10 mm (tamisage).

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Principe de fonctionnement : à la sortie de la fosse à bâtards,


l’eau passe à travers les barreaux de la grille. Ceux-ci retiennent
les éléments flottants et en suspension afin de protéger les
ouvrages de traitement à l’aval et d’éviter la présence de
matériaux non biodégradables dans les boues. Des grilles à
mailles de plus en plus fines peuvent être disposées en série si
nécessaire. Les déchets retenus sont souvent récupérés
mécaniquement (automatiquement) et transportés par des
camions vers les dépôts d’ordures ménagères.
Dimensionnement : Le dégrilleur doit être dimensionné par
rapport au débit de pointe instantané de manière à
garantir que la grille ne sera pas inondée lors des conditions de Figure II-1. Grille d’entrée STEP
pointe.
→ Déterminer la surface de la grille nécessaire à l'élimination des matières volumineuses, ainsi que la
largeur associée.
→ Il faut ensuite s'assurer que la perte de charge à travers la grille reste acceptable.
→ S’assurer que les vitesses sont suffisamment grandes pour éviter le dépôt de sédiments en amont de
la grille sans créer d’encombrement au passage de la grille.
On détermine la surface minimale de la grille (verticale) :
𝑄
𝑆=
𝑣 . 𝑂. 𝐶
S : surface minimale de la grille (en m²)
Qp : débit max admis (m3/s)
𝑣 : vitesse d’écoulement max entre les barreaux (0,6 à 0,8 m/s)
C : coefficient de colmatage ; plus ce coefficient est faible, plus la surface de la grille est importante. Ce
coefficient est normalement renseigné par les constructeurs des dégrilleurs.
= 0,1 à 0,3 → grille manuelle
= 0,4 à 0,5 → dégrillage mécanique (automa que)
O : coefficient de vide de la grille, il est donné par la relation :

Espace libre entre les barreaux e


O= =
Espace libre + Epaisseur des barreaux e + d

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Traitement primaire
 Élimination des matières non Traitement
dissoutes secondaire
 Réduction de 50 - 70% des (Traitement biologique Traitement tertiaire
solides suspendus à boues activées) (éventuellement)
 Réduction de 25 - 40% de la
DB05  Enlèvement de la  Réduction des nutriments
 Réduction de 5-25% de L'azote matière organique  Élimination des micro-
total et de 5-20% du phosphore (mesurée par la DBO organismes et virus
total et la concentration des pathogènes
BV urbain DO  Enlèvement de 100% de la solides suspendus)  Enlevèrent d'une partie
connecté matière grossière inorganique et  Enlèvement d'une des matières
à la STEP organique partie de la matière inorganiques dissoutes
 Réduction de 30-35% de la organique dissoute
charge totale des contaminants  Traitement physique +
 Aération (bassin chimique + biologique
 Fosse à bâtards + By-pass
DO : déversoir d’orage (en cas biologique)
 Dégrilleur (s) + By-pass ⟹ Boues
d’un réseau d’assainissement  Clarification
unitaire ou pseudo-séparatif)  Dessableur(s) / Déshuileur (décanteur  Désinfection
: Exutoire du BV (s) secondaire)
 Décanteur (s) primaire (s) ⟹ Boues
Stockage Réutilisation
⟹ Boues

Traitement des boues


 Épaississement
Rejet vers le MR
 Conditionnement
Boues collectées à Incinération/Enfouissement/décharge
chaque traitement  Déshydratation
 Stabilisation aérobie eu/ou digestion
Recyclage (épandage, compostage,
anaérobie
réutilisation dans un procédé industriel)
 Séchage (pour recyclage)

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Figure II-2. Schéma d'une station complète d’épuration (à boues activées) des eaux usées générées par un BV urbain
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Cas d’une grille inclinée (figure II-3)

t : tirant d’eau amont (connu ou fixé selon expérience)


L0 : longueur oblique mouillée
l : largeur minimale de la grille
v1 : vitesse moyenne d’écoulement en amont
v2 : vitesse moyenne en aval
L : longueur totale de la grille
α : angle d’inclinaison de la grille
J : perte de charge (m) J
v1 L L0
t v2 h2
On se fixe α (= 60°) et on détermine les dimensions de la grille. α
𝑆 𝑡
𝑙= 𝑒𝑡 𝐿 =
𝑡 sin 𝛼 Figure II-3. Grille inclinée
On obtient : L normalisée > L0.
Les dimensions de la grille seront donc : Lxl e et d étant choisis au départ.
Perte de charge au passage d’une grille
𝑣 𝑑 𝑣
𝐽 = 𝐾. = 𝛽. . sin 𝛼 .
2𝑔 𝑒 2𝑔
J : perte de charge (m)
v1 : vitesse moyenne d’écoulement d’arrivée (m/s)
e : espace libre entre 2 barreaux
d : épaisseur des barreaux face à l’écoulement
β : coefficient fonction de la forme des barreaux
= 1,79 → Section circulaire
= 1,83 → Section oblongue
= 2,42 → Section rectangulaire

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3 1

Deux dégrilleurs grossiers droits inclinés 60mm


Arrivée des eaux aux dégrilleurs grossiers
1 : Mesure des débits sur les dégrilleurs (sonde US) 1 : Canal d’entrée dégrilleur
2 : Mesure des débits déversés (sonde US) 2 : 1er dégrilleur 60 mm
3 : déversoir d’entrée (surverse par temps de pluie 3 : 2ème dégrilleur 60 mm
vers l’oued Béni Messous)

Bennes de stockage temporaire des refus dégrillage


Deux dégrilleurs fins droits inclinés 15mm

Tapis d’évacuation des refus – Dégrillage Baraki


Dégrilleurs grossiers (à g) et fins (à d) – STEP Baraki

1 2

Bennes de stockage des refus dégrilleurs


2 Dégrilleurs fins droits 20mm – STEP Réghaia (1) et des sables (2) – STEP Réghaia

Figure II-4. Exemples de dégrilleurs – STEP d’Alger (9.105, 25.104 et 316000 EH)

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Volume des refus (déchets) retenus : Le volume des refus produit peut être estimée en utilisant le
graphe de la figure II-5.
Il peut être estimé aussi par le ratio suivant :
12 à 15
𝑉 = (𝑙/𝐸𝐻/𝑎𝑛)
𝑒
Où e : écartement entre les barreaux en cm.
Vrefus : Volume des refus hors compactage
Autres valeurs de ratios : e = 60 mm → Vrefus = 3 à 6 l/EH/an
e = 20 mm → Vrefus = 6 à 8 l/EH/an
e = 10 mm → Vrefus = 10 à 20 l/EH/an
Après compactage → Diminuer cette valeur de 35% environ.

Figure II-5. Courbes de dégrillage

Densité des refus → Tableau II-1


Sans compactage Avec compactage
Petites STEP 0,7 0,6 à 0,65
Densité
Grandes STEP 0,96 0,92
Siccité 25 à 30 % 40 à 50 %
% matières organiques 65 à 80 %
Siccité = état de ce qui sec
Tableau II-1. Caractéristiques des refus des dégrilleurs

Exemple

Données : QP = 0,10 m3/s ; e = 25mm ; d=8mm (rectangulaire ; β=2,4) ; vmax = 0,8m/s ; dégrillage
automatique (C=0,45) ; grille inclinée (α=60°) et t = 40cm.

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Dimensionnement et vérification de la grille (Organigramme « Dégrilleur » - Annexe)

Coefficient de vide : 𝑂 = = = 0,76


,
Surface minimale de la grille : 𝑆 = . .
= , , ,
= 0,365 𝑚²
,
Largeur de la grille : 𝑙 = = ,
= 0,91 𝑚 → On peut adopter : l = 1 m
,
Longueur oblique mouillée : 𝐿 = = °
= 0,87 𝑚 → L = 0,90 ou 1 m
,
Perte de charge : 𝐽 = 𝛽. . sin 𝛼 . = 2,4𝑥 𝑥 sin 60° 𝑥 ,
= 0,022 𝑚 = 22 𝑚𝑚

J < 150 mm → Perte de charge acceptable.


à à
Volume des déchets retenus : 𝑉 é = = ,
= 4,8 à 6 𝑙/𝐸𝐻/𝑎𝑛

Figure II-5 → e = 25 mm donne (Vdéch)moy = 6 l/EH/an

II.2.3. Dessablage – Dégraissage (Déshuilage)

II.2.3.1. Définitions – Objectifs- Rendements

→ Dessablage = Bassin (s) souvent rectangulaire (s) aéré (s) ou parfois circulaire (s) pour retenir par
décantation, les graviers, les sables et les particules minérales plus ou moins fines en suspension
→ Éviter les dépôts et l’abrasion des pompes et des canaux et conduites ;
→ Déshuilage = Retenir par flottation, les huiles et les graisses provenant des habitations, des
garages, des usines, des abattoirs ...,
→ Éviter, en particulier, une certaine inhibition (freinage, ralentissement) des processus
biologiques. Si elle n’est pas extraite, la graisse risque de flotter dans le bassin biologique et
constituer des « écumes » en surface qui peuvent servir de « nids » pour des espèces
filamenteuses telles que les Nocardia.
→ Éviter en général :
− L’encrassement des ouvrages
− La formation de flottants et d’écumes
− Les perturbations de l’aération
− Les départs avec l’eau traitée
→ Graisses = 3 formes de composés carbonés : les acides gras, les lipides simples et complexes.
→ Rendements souvent adoptés :
− Pour le dessablage : souvent 80 %
− Pour le déshuilage : mal estimé → 5 à 15 % de la MEH totale (max 20 %). Seule la MEH figée
est rassemblée sous forme d’agrégats assez importants (> 50μ) pour pouvoir être collectés
sans réactif par les bulles de cette flottation grossière.

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→ Bassin combiné « dessablage-Déshuilage » : Les 2 traitements se font dans le même bassin


(réduire le coût, économiser de la place). Le bassin est alors aéré (par insufflation d’air) pour
favoriser le traitement.
→ Ratios – Quantités nécessaires et extraites :
 Dépôts de sable : par temps sec, 4 à 8 l/EH/an ; au max 15 l/EH/an. Densité = 1,7 à 2 ou 2,6
Par temps de pluie, difficile à évaluer (dépend des caractéristiques du
réseau et du BV).
Extraction 1 à 2 fois/semaine en situation habituelle.
 Graisses :
 Arrivée station : 15 à 20 g de MEH/EH/j (MEH = Matières Extractibles à l’Hexane) ;
15 l/EH/an ;
1 g MEH = 2,5 à 2,8 g DCO ; 30 à 35 % de la DCO de l’eau brute est due aux
graisses. Densité = 0,9 environ.
 Graisses extraites : 13 à 100 g de MEH/litre ; 1,5 à 3,5 g lipides/EH/j ; 1 kg MEH/EH/an en
moyenne ; 40 à 300 g DCO/litre.
L’élimination des huiles et des graisses s’effectue par écumage
(raclage) manuel ou mécanique. Siccité = 10 à 50 %.
 Aération (Aéroflot) : Puissance électrique courante = 30 à 40 W/m3 d’eau traitée
Débit d’air = Qair = 1 à 2 m3 d’air/h/m3 d’eau traitée.

II.2.3.2. Formes de bassin adoptées

Bassin rectangulaire aéré (figures II-6 et II-9)


→ Dimensions courantes : Largeur du bassin jusqu’à 4 m, ou 8m en ouvrage double. Profondeur
liquide de 1 jusqu’à 4 m (valeurs courantes 1 à 3 m).
→ La forme du radier dépend du système adopté pour l’extraction des sables déposés.

L’eau arrive à travers un L’eau repart à travers un déversoir


Bassin aéré
orifice noyé aval de maintien de niveau

− Dans le bassin, écoulement laminaire à faible vitesse (0,3 à 0,4 m/s)


− Les particules (de Ø ≥ 0,2mm en général) se déposent (par décantation) le long du bassin
− Les bulles d’air insufflées (15 à 30 ou 40 W/m3 d’eau), sur toute sa longueur (et/ou brassage
mécanique transversal à l’air surpressé), favorisent la remontée des graisses et des huiles à la
surface et évite les dépôts de matières organiques → Accélérer et améliorer le traitement
− Le brassage transversal permet de maintenir une turbulence suffisante → Séparer les
matières organiques des matières minérales.
→ Éviter que les matières organiques ne se déposent en même temps que les sables et
obtenir un produit non putrescible

Figure II-6. Schéma de principe d’un dessableur-déshuileur rectangulaire aéré

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→ Différentes techniques perme ent d’extraire automa quement le sable déposé :


 Si reprise en trémies inférieures, utilisation d’émulseurs à air (aéroéjecteur) ;
 Si fosse de collecte en extrémité, extraction par raclage (pont-racleur) puis reprise par
pompe ou émulseur à air fixe (Figure II-9, cas de Baraki);
 Si goulotte d’évacuation latérale, extraction par pompe suceuse ou émulseur à air, monté
sur pont-mobile, et déversant le sable dilué dans la goulotte (Figure II-9, Béni Messous).
Puis envoyé dans un compartiment d’essorage gravitaire ou vers un système de récupération
mécanique.
→ L’extrac on des graisses flo ées en surface se fait par raclage, par le pont mobile, vers l’extrémité
de l’ouvrage, puis extraites :
 Soit par poussée sur un plan incliné à déversoir émergé : avec récupération immédiate en
fosse, en benne mobile, ou par pompe ;
 Soit par vanne-déversoir (motorisée et programmée) : via un transport hydraulique vers un
ouvrage de séparation annexe.
Bassin cylindroconique (figure II-7)
→ Utilisés surtout pour de faibles débits (≤ 20 m3/h environ). Ils peuvent être utilisés aussi dans des
installations plus importantes si le volume de précipités à décanter est faible et leur densité est
élevée.
→ Le radier incliné du cône (45° à 60° suivant la nature des boues) facilite le déplacement, par effet
hydraulique, du sable déposé vers une trémie centrale de stockage et reprise.
→ Diamètre de 3 à 8 m et une profondeur liquide (hauteur cylindrique) de 3 à 5 m.
→ Le radier du cône peut être faiblement incliné si on assure son balayage à une vitesse
sensiblement constante de 0,3 m/s environ. Ce balayage peut être assuré par :
 L’introduction tangentielle de l’eau qui provoque une rotation de la masse liquide par un
effet de vortex ; ou
 Une insufflation d’air dans un déflecteur cylindrique central noyé, au moyen de diffuseurs
adaptés, qui provoque une giration (dans un plan vertical) de la masse liquide ; ou

Figure II-7. Schéma de Principe d’un décanteur cylindroconique

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 Un mélangeur mécanique rotatif à pales à axe vertical (puissance spécifique constante de


l’ordre de 10 à 20 W/m3 d’eau traitée) qui provoque une rotation de la masse liquide
indépendante du débit, et donc de travailler à niveau liquide sensiblement constant.
Quelle forme adopter ? Selon les critères suivants :
→ La forme cylindroconique favorise mieux la décantation des sables ;
→ La forme rectangulaire permet de réduire sensiblement la hauteur du bassin ;
→ Les ouvrages rectangulaires perme ent de traiter des débits importants (jusqu’à 15000 m3/h en
ouvrage double) ;
→ Un ouvrage cylindroconique implique une profondeur importante (emprise en sous-sol et
terrassements importants) → C’est pourquoi ce e forme est u lisée pour de faibles débits.
→ La forme rectangulaires est souvent adoptée pour les grandes et moyennes stations.

II.2.3.3. Principe de la décantation des particules grenues

→ les sables sont des particules grenues qui décantent indépendamment les unes des autres avec
chacune une vitesse de chute constante.
FT FT
→ Dans un liquide au repos, une par cule est soumise à 3 forces (figure II-8) :

- Son poids : 𝑃 = 𝑚𝑔 = 𝜌 . 𝑔. 𝑉 FM
P
- La poussée d’Archimède : 𝑃 = 𝜌 . 𝑔. 𝑉
PA
- Une force résistante dite de trainée (trainée du liquide) : 𝐹 = 𝐶. 𝑆. 𝜌 . 𝑣
Figure II-8
Où 𝜌 , 𝜌 : masses volumiques de la particule et du liquide respectivement (kg/m3)
𝑉 : volume de la particule (m3) (particule sphérique de diamètre d : 𝑉 = )
𝑚 : masse de la particule (kg)
𝑔 : accélération de la pesanteur
𝑆 : surface projetée de la particule (m²)
𝑣 : vitesse de décantation de la particule (m/s)
𝐶 : coefficient de trainée (adimensionnel)
La valeur de C est définie par la perturbation, elle-même fonction de la vitesse de chute.
. .
Cette perturbation est caractérisée par le nombre de Reynolds : 𝑅 =

Où 𝑅 : nombre de Reynolds de grain (adimensionnel) ; Si 𝑅 est petit, les forces


de viscosité sont bien supérieures aux forces d’inertie. Si 𝑅 est grand, les
forces de viscosité sont négligeables.
𝜇 : viscosité dynamique du liquide
𝐶 = 𝑎. 𝑅 Où a et n : sont des constantes (tableau II-1)
La différence 𝑃 − 𝑃 = 𝐹 est la force motrice.
→ 𝐹 = 𝜌 . 𝑔. 𝑉 − 𝜌 . 𝑔. 𝑉 → 𝐹 = 𝑔. 𝑉 . 𝜌 − 𝜌 = 𝑔. 𝑉 . Δ𝜌

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3
1 2
1 3

1 : Zone d’aération de type brassage transversal 1 : Raclage des graisses


moyennes bulles 2 : Récupération des sables par pompage vers un
2 : Pont motorisé permettant de racler les graisses en classificateur (lavage et essorage des sables)
surface et le sable en fond de bassin puis vers benne de 10 m3
3 : Aire tranquillisée réservée à la flottation des graisses 3 : Citerne de stockage des graisses (3m3 environ)
puis dépôt en décharge
Canal combiné dessableur-dégraisseur (X2) – Vs Tot = 518 m3 et SH Tot = 144 m² - STEP de Béni Messous

Canaux dessablage-dégraissage (X2) accolés Classificateur à sable


3
Canal combiné dessableur-dégraisseur (X2) - Vs = 660 m et SH = 320 m² - STEP de Baraki

Benne de stockage des


sables - STEP Réghaia

Canaux dessablage/dégraissage (X3) accolés Vis d’égouttage des sables– STEP Réghaia
SH Tot = 325 m² – STEP Réghaia
Figure II-9. Dessableurs-dégraisseurs dans les STEP de Baraki, Béni Messous et Réghaia
900 000, 250 000 et 316 000 EH (Photos SEAAL 2009)

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La vitesse minimale de décantation 𝑣 est défini pour 𝐹 = 𝐹 :

𝑔. 𝑉 . Δ𝜌 = 𝐶. 𝑆. 𝜌 . 𝑣 ⟹𝑣 = . 𝑔. . (En remplaçant : 𝑆 = et 𝑉 = )

En régime laminaire, la loi de Stokes pour une particule sphérique donne :

𝑣 = . Δ𝜌. 𝑑 (En remplaçant C et Re par leurs expressions ci-dessus)


.
Les phénomènes d’agrégation faisant croître d font donc très rapidement croître 𝑣 .
A défaut de calcul de 𝑣 , on peut utiliser le tableau II-2.

𝐑𝐞 Régime a n C Formule
𝑅 <1 Laminaire 24 1 24𝑅 Stokes
1 < 𝑅 < 103 Intermédiaire (transitoire) 18,5 0,6 18,5𝑅 ,
Allen
103 < 𝑅 < 2.105 Turbulent 0,44 0 0,44 Newton
Si Re > 2x105 : la loi de vitesse n'est plus applicable

Tableau II-1. Valeurs de C en fonction du régime hydraulique

d (mm) 2 1,50 1,00 0,80 0,60 0,50 0,40 0,30 0,20 0,10 0,05
𝒗𝒅𝟎 * (cm/s) 29 23 17 14 10 10 7 5 3 1 0,2
* Valeurs moyennes dans une eau à 15 °C
Tableau II-2. Vitesse moyenne de sédimentation en fonction du diamètre de la particule

Influence de la forme de la particule – Facteur de sphérité 𝝍

è ê
Le facteur de sphérité 𝜓 est défini par : 𝜓=

Dans les formules précédentes, on remplace C par C’= 𝜓.C.

Formule de Stokes → 𝑣 = . Δ𝜌. 𝑑


. .

Le tableau II-3 montre l’influence importante de 𝜓 en fonction du matériau.

Matériau Sable Charbon Talc Gypses Lamelles de graphite Mica


𝝍 2 2,25 3,25 4 22 170
Tableau II-3. Valeurs de 𝜓 en fonction de la nature du matériau

Cas de la décantation à flux vertical

L’eau remplit le bassin verticalement avec une vitesse ascendante (ou ascensionnelle) vasc. Si on veut
retenir les particules de vitesse de décantation vd0, on doit avoir :
𝑄 𝑄
𝑣 >𝑣 = ⟹ 𝑆 >
𝑆 𝑣
Où Q : débit du liquide
SH : surface horizontale (libre) nécessaire du décanteur
La décantation verticale est généralement utilisée dans les décanteurs primaires.

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Cas de la décantation parfaite à flux horizontal (fig. II-10)

Zone d’ entrée
v

Zone de sortie
La particule est soumise à 2 vitesses :
h 𝑣 H
- 1 vitesse horizontale v = Q/St
- 1 vitesse verticale de chute 𝑣 donnée par la loi de Stokes

La particule atteint le fond du bassin si : Zone boueuse


ℎ 𝐿 𝐿. 𝑆 L
𝑡 = <𝑡 = =
𝑣 𝑣 𝑄
Figure II-10. Schéma de principe de la
𝑡 : temps de décantation (temps que met la particule décantation horizontale parfaite d’une
pour toucher le fond) particule grenue
𝑡 : temps de séjour de l’eau dans le décanteur
𝑆 : section transversale liquide = 𝑙. ℎ (𝑙, ℎ : respectivement largeur et hauteur min du bassin)
.
Soit : 𝑣 > ..
= → 𝑣 >𝑣

Où 𝑣 = : vitesse hydraulique verticale (ou charge hydraulique superficielle CH ou encore


vitesse ascensionnelle 𝑣 , ou encore vitesse de Hazen vH si on tient compte de la théorie
Hazen dans l’effet de la turbulence de l’eau)

Donc, au minimum, on doit avoir : (𝑆 ) = (𝑜𝑢 = )

Effet de la turbulence de l’eau sur la décantation – théorie de Hazen

La loi de Stokes précédente suppose que la décantation se


fasse dans une eau calme (régime laminaire). En réalité, la
turbulence de l’eau existe et freine la chute des particules (la
courbe de chute de la particule est une parabole ; fig. II-12).
Pour tenir compte de cette turbulence de l’eau, on peut
appliquer la théorie de Hazen qui conduit à la notion de
performance (figure II-11).
Pour déterminer la longueur effective min du bassin Le
correspondant aux conditions de turbulence :

 On calcule : 𝑡 = 𝑡 = t : temps effectif de sédimentation


(h : hauteur max de l’eau dans le bassin et td0 : temps de t0 : temps de sédimentation en eau calme
P : pourcentage d’élimination des particules
décantation parfaite, sans effet de la turbulence) n : indice de performance
 On se fixe un objectif d’élimination P (généralement 80%)
et la performance n désirée du bassin (n=3, performance Figure II-11. Objectif d’élimination
moyenne), et performance
 On lit sur le graphe de la figure II-11 :
n=3 et P=80% → = 2,2 → t = 2,2 t0. (t : temps de décantation réel ou effectif)

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 On détermine : Le = v.t (v : vitesse horizontale de l’eau dans le bassin)


La section effective min du plan de décantation sera donc : SHe = Le x l.
Le volume effectif de stockage du bassin : Vse = Se x h

Le temps t peut aussi s’exprimer par : 𝑡=

Vitesse de Hazen (ou Charge de surface ou coefficient de Hazen)

Elle est définie par : 𝑣 = =𝑣 .

Lorsque 𝑣 < 𝑣 → t < t0 → Les particules ne sont pas sédimentées et restent en suspension,
Lorsque 𝑣 > 𝑣 → t > t0 → Les particules sont piégées dans le bassin et s’accumulent au fond.

Donc, il faut que : 𝑆 ≥ Q = Qmax et CH = 𝑣

Application pour le dessablage


Dessablage → Retenir Ø ≥ 0,2 mm → Tableau II-2 → 𝑣 = 3 cm/s = 108 m/h
Performance moyenne avec R = 80% → Figure II-11 → t/t0 = 2,2
Vitesse de Hazen : 𝑣 = 𝐶 = 𝑣 . = ,
= ,
= 49,1 𝑚/ℎ
D’autre part, 𝑡 = 2,2 avec h = 1 à 4 m. Ce qui donne (pour Ø≥0,2mm) ts=1,2 à 4,9 mn (Pour un
dessableur cylindroconique, hcourant = 3 à 4m, ce qui donne ts = 3,7 à 4,9mn).

En pratique, on prend (pour le dessablage) : CH = 40 à 50 m/h et ts = 2 à 5 mn.


D’après la théorie de Hazen et la figure II-11, la valeur inférieure de CH (40m/h) correspond
à (Ø≥0,17mm avec R=80% et P=3) ou à (Ø≥0,2mm avec R=85% et P=3).

II.2.3.4. Principe de la flottation des graisses

→ Flo a on = sépara on Eau-Graisse à des agrégats dont la densité est inférieure à celle de l’eau
traitée qui les contient. Donc, la flottation se produit par différence de densité entre les graisses
et l’eau traitée.
→ Si la différence de densité est suffisante pour une sépara on, la flo a on est
dite naturelle. Sinon, pour accélérer la flottation des graisses, on met en œuvre des moyens
extérieurs (diffusion d’air par exemple). Dans ce cas, la flottation est dite assistée.
→ En prétraitement, l’air est diffusé, à l’aide d’un aérateur mécanique immergé (Aéroflot), en fines
bulles (quelques centaines de μm à 1 mm).
→ Les huiles et les graisses sont recueillis sous forme d’écumes (boues flottées) à la surface
supérieure de l’appareil.

→ La vitesse ascensionnelle (ou charge hydraulique) et le temps de séjour adoptés


pour un dégraisseur sont : vasc = CH = 10 à 20 m/h et ts = 10 à 20 mn (pour Qmax)

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II.2.3.5. Dimensionnement d’un dessableur rectangulaire (figure II-12)

A. Méthode des équations de mouvement


x
v

Zone d’ entrée
Le long de x : L = v.td (1)

Zone de sortie
Qmax
Le long de y : h = vd.td (2) 𝑣
h H
(2) → t = (3)
.
(3) dans (1) → L = (4) hd Zone boueuse

Qmax = v.St = v.l.h → 𝑙 = (5) y L


.
Surface horizontale utile min du bassin : SH = l.L
Figure II-12. Décantation horizontale
Volume utile min du bassin : Vs = l.L.h réelle (avec effet de turbulence)
Temps de séjour de l’eau : t =
( ) ( . )
( )
→ = .
Avec v = 0,3 à 0,4 m/s et vd = H/ts (=H/td)
( , ) .
Avec v = 0,3 m/s, on aura : = = 0,09 ; H en m ; ts en secondes et Qmax en m3/s
.

B. Méthode simplifiée

On se fixe la charge hydraulique CH = 40 à 50 m/h et le temps de séjour ts = 2 à 5 mn.


Surface horizontale utile minimale du bassin : S =

Volume utile min du bassin : Vs = ts.Qmax


Hauteur liquide utile : h=
On vérifie que h = 1 à 3 ; sinon on fixe h (entre 1 à 3) et on recalcule Vs=h.SH et ts = Vs/Qmax.
.
On détermine les dimensions l et L à partir de SH en adoptant un rapport moyen = 0,09 pour
tenir compte des équations de mouvement précédentes en longueur et en hauteur.

C. Exemple
Méthode des équations de mouvement L

Ø ≥ 0,2mm → Tableau II-2 → vd0 = 3 cm/s R = 80%


Qp = 1100 l/s l
On se fixe h = 2,5 m (h = 1 à 3m) Ø ≥ 0,2mm
td0 = h/vd0 = 2,5/0,03 = 83,33 sec = 1,39 mn
Performance moyenne (n=3) et R=80% → td=2,2td0 (fig. II-7) Dessableur rectangulaire aéré avec
td = 2,2x83,33 = 183,33 sec = 3,06 mn faible vitesse d’écoulement v=0,3m/s
vd = h/td = 2,5/183,33 =0,0136 m/s ≈ 49 m/h
Lmin = v.td = 0,3x183,33 = 55 m → L = 55 m
𝑙 = .
= , ,
= 1,47 𝑚 → l = 1,5 m
(SH)min = 55x1,47 = 80,85 m² → On a adopté : SH = 1,5x55 = 82,5 m²
(Vs)min = 1,47x55x2,5 = 202,13 m² → On a adopté : Vs = 82,5x2,5 = 206,25 m²
On adopte donc : L = 55 m l = 1,5 m h = 2,5 m
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Méthode simplifiée
On se fixe ts = 4 mn (entre 2 et 5 mn) et CH = 50 m/h (entre 40 et 50 m/h)
S = = = 79,2 𝑚²
Vs = ts.Qmax = (4x60).(1100x10-3) = 264 m3
h= = ,
= 3,33 𝑚 Valeur hors fourchette conseillée.
On se fixe h = 2,5 m → Vs = h.SH = 2,5x79,2 = 198 m3
et ts = Vs/Qmax = 198/(1100x10-3) = 180 sec = 3 mn
Choix de L et l :
. ,
= 0,09 = 0,09𝑥 = 37
,
L = 37 l → SH = L.l = 37 l² → 𝑙 = = = 1,46 𝑚 → l = 1,5 m
Lmin = 37 lmin = 37x1,46 = 54 m → L = 55m
On adopte donc : L = 55 m l = 1,5 m h = 2,5 m avec un ts = 3 mn.

II.2.3.6. Dimensionnement d’un dessableur cylindroconique

A. Méthode des équations de mouvement (Figure II-13)


D
À la distance x du centre on a :
Q = v.SL
SL = 2πx → Q.dt = 2πhx dx
x
v = dx/dt
Q = Qmax = débit d’entrée dans le bassin
R
SL = surface latérale à la distance x du centre
v = vitesse moyenne d’écoulement horizontal Figure II-13. Dessableur circulaire
L’intégration de l’équation précédente donne : Qmax.ts = πhx² avec entrée d’eau centrale
ts : temps de séjour hydraulique (de l’eau)
Les équations de mouvement d’une particule sont :
- Suivant x : Qmax.ts = πhx² Pour x = R, on a : Qmax.ts = πhR² (1)
- Suivant y : y = vasc.ts Pour y = h, on a : ts = h/vasc (2)
(2) dans (1) → Q = πhR²

D’où R = ou D = (D = 3 à 8 m de préférence)

²
→ 𝑆 = 𝑣 = 𝑣 =𝑣 (fixer h ou ts)

B. Méthode simplifiée

De même que pour le bassin rectangulaire, on se fixe CH (= vasc) et ts.


On fait : S = Vs min = ts.Qmax h= (h = 3 à 5 m)

D = (D = 3 à 8 m)

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C. Exemple précédent avec une forme cylindroconique Qmax=1100 l/s ; v ≈ 0,3 m/s ; D = ?

Méthode des équations de mouvement

𝑣 =𝑣 = 0,03𝑥 ,
= 0,0136 𝑚/𝑠 = 49,1 𝑚/ℎ

D = = , ,
= 10,15 𝑚 Hors fourchette recommandée
Méthode simplifiée on se fixe CH = 50 m/h et ts = 4 mn

S = = = 79,2 𝑚²
,
D = = ,
= 10,04 𝑚 Hors fourchette recommandée

Discussion
Si D = 8 m → 𝑣 = ²
= , ²
= 0,0219 𝑚/𝑠 = 78,82 𝑚/ℎ → trop grande
Si D = 10 m → 𝑣 = 0,0140 𝑚/𝑠 = 50,44 𝑚/ℎ → OK
² , ²
𝑆 = = = 78,5 𝑚²
Si h = 3m → Vs = h.SH =3x78,5 = 235,5 m3 et ts = Vs/Qmax = 235,5/1,1 = 214,09 s = 3,57 mn
La forme circulaire est déconseillée (D est important, et h et vasc sont à la limite du recommandé).

II.2.3.7. Dimensionnement d’un dégraisseur seul

On adopte un dégraissage/déshuilage indépendamment du dessablage lorsque les eaux traitées


sont trop chargées de graisses et d’huiles (notamment de particules d’hydrocarbures).
Pour le calcul de dimensionnement, on se fixe CH (entre 10 et 20 m/h) et ts (entre 10 et 20 mn).

On détermine S , Vs et H (même équations précédentes – Méthode simplifiée). En pratique, Ce


calcul est fait pour 3 situations de débits d’entrée en adoptant CH et ts selon le tableau II-4.

Débit Qmts Qpts Qptp


CH (m/h) ≤6 ≤ 10 ≤ 15
ts (mn) 20 15 10
Tableau II-4. Valeurs de CH et ts à adopter pour le calcul du dégraissage/déshuilage

Il est recommandé, pour H, de vérifier la condition suivante :

1,25 m ≤ H ≤ 2,5 m

Cette condition permet d’obtenir une hauteur liquide juste nécessaire pour :
− Obtenir une hauteur d’eau minimale sous la couche de graisse flottante suffisante et
optimale
− Obtenir une hauteur d’eau maximale pour ne pas retarder le processus de traitement.

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II.2.3.8. Dimensionnement d’un dessableur/dégraisseur combiné

On considère les paramètres de dimensionnement du dégraissage/déshuilage qui sont les plus


défavorables. Donc, le calcul de dimensionnement doit être fait en considérant les valeurs de CH et
de ts du tableau II-4 précédent. Cela revient à construire le tableau II-5 suivant.

Choix
Vérification dimensions
SH min Vs min H liquide
CH (m/h) ts (mn) condition L et l
(m²) (m3) (m)
1,25≤H≤2,5 H (m) ou D
(m)
Qmts ≤6 20
Qpts ≤ 10 15
Qptp ≤ 15 10
Tableau II-5. Tableau de calcul d’un dessableur/dégraisseur combiné

Si la condition de H n’est pas vérifiée, fixer H et recalculer Vs et ts.


Choisir les dimensions du cas le plus défavorable (généralement, c’est Qptp qui l’emporte).
II.2.3.9. Calcul des quantités de sable déposé et de graisses extraites

Estimation de la quantité de boue de sable à extraire


Méthode basée sur l’utilisation du ratio
Ratio par temps sec (Ratts)bs : 4 à 8 l/EH/an maximum 15 l/EH/an
Densité de la boue de sable dbs : 1,7 à 2 maximum 2,6
Volume de boue de sable (temps sec) : Vbs = Nh.(Ratts)bs.10-3 (m3/an)
Masse de boue de sable (temps sec) : Mbs = ρbs.Vbs = dbs.ρeau.Vbs = dbs.Vbs.103 (kg/an)
ρbs : masse volumique de boue de sable (kg/m3)
ρeau : masse volumique de l’eau = 103 kg/m3
Méthode basée sur l’utilisation de la concentration de sable en entrée station

Masse de boue de sable déposé Mbs : Mbs = Qmts . Cs . R (g/s)

Où Qmts : débit moyen journalier de temps sec en entrée station (l/s)


Cs : Concentration en MES décantables en entrée station (g/l)
R : rendement du dessableur = Objectif d’élimination = 80% en général

Si n = Cycle de dépotage (en jours), on aura :

(𝑀 𝑥10 ). (𝑛. 86400)


𝑉 =
𝜌

𝜌 : masse volumique de la boue de sable (du sable déposé) = dbs.ρeau.

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Estimation de la hauteur de dépôt (de boue de sable déposée)


Cas d’un bassin rectangulaire (hd sur la figure II-12 précédente)

ℎ = → à ajouter à h liquide
Donc, hauteur minimale du bassin : Hmin = hmin liquide + hd
Cas d’un bassin cylindroconique (Figure II-14)

Volume du cône : Vô = 𝐻 ô . (R + 𝑟 + 𝑅. 𝑟)
.
ou Vô = 𝐻 ô . D +𝑑 +

Avec Vcône = Vbs

D’où : H ô = . . ou H ô = .( . ) Figure II-14. Cône de dépôt

Vérifier l’angle α du radier du cône α = 45 à 60° si absence de balayage du radier

On détermine : tan 𝛼 = ô

Vérifier : 1 ≤ tan α ≤ 1,7


Si tan α < 1 → Assurer éventuellement un balayage du radier du cône pour faciliter le dépôt
des sables vers la trémie centrale de reprise.
II.2.4. Décantation primaire
II.2.4.1. Définitions – Objectifs – Rendements
→ Définition : C’est la rétention des MES décantables en 2 heures (Particules 20 à 200 μm, limons)
et d’une fraction de la matière organique particulaire (agrégation par floculation de la matière
organique) par simple séparation gravitaire (sédimentation, décantation).
→ Forme : les décanteurs primaires sont souvent circulaires. La figure II-15 donne des exemples de
décanteurs primaires circulaires. La forme rectangulaire est de moins en moins utilisée.
→ Principe de fonctionnement : Les matières se déposent dans le fond du bassin simplement par
gravité. Elles y sont raclées et évacuées formant ainsi les boues primaires (figure II-15). Le tableau
II-6 présente les techniques utilisées. Raclage mécanique nécessaire en raison du diamètre
important de l’ouvrage (les boues ne pouvant plus être récupérées par gravitation).
→ Types de raclage des boues des décanteurs circulaires : selon la masse de boues à évacuer
 Racleurs de fond :
 À lame unique continue, (Figures II-15.e et II-16) ou
 À lames multiples disposées en « jalousies » (Fig. II-15. a et c)
 Pont :
 Radial, avec ou sans porte-à-faux opposé (Fig. II-15 et II-16, décanteur N°1)
 Diamétral (fig. II-16, décanteur N°2)
→ Rendement : Éliminer, suivant les caractéristiques des ouvrages et des appareillages,
− 45 à 65% des MES décantables, et
− 25 à 40% de la DBO particulaire.
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→ Ratio boue primaire extraite = une moyenne de 2 l/EH/j.

Procédé de décantation Principe/Description/Caractéristiques/Avantages/Inconvénients


- Chariot va-et-vient longitudinal
- Dépôt des matières organiques
→ raclage et ramenée des
floculeuses en suspension et
boues vers le petit côté aval
accessoirement des MES grenues qui
Bassin demeurent en suspension - H=1à4m
rectangulaire
- Essai type : éprouvettes de décantation - Allongé autant que possible et
de 1 litre, de 0,4m de hauteur de < < (Recommandation
forme conique → ts = 2 heures (figure de Schmidt-Bregas pour t =2h)
s
II-15)
Physique Pente du radier vers le centre (≈
Bassin carré - Vitesse d’écoulement limite d’influence
1/12)
= 50 mm/s = 180 m/h → au-delà, les
- Diamètre = 10 à 60 m
particules risquent d’être entrainées
- Pente du radier vers le centre (≈
par le courant et ne se déposent pas
1/12)
Bassin sur le fond du bassin
- Hauteur de l’ouvrage = 2 à 5m
circulaire - Boues primaires évacuées par gravité ou
et < <
pompage
(recommandation de Schmidt-
- Boues primaires extraites ≈ 2 l/EH/j
Bregas pour ts=2h)
Alourdir les particules en suspension → Techniques de Floculation-
Clarification (adoptées dans le traitement des eaux potables) qui consiste à
introduire des réactifs dans l’eau
Technique recommandée pour l’assainissement des zones littorales, avant
rejet sur mer, et des stations de montagne.
Réactifs d’origine :
- Minérale : Sulfate d’Alumine, Chlorure ferrique, chaux), ou
- Organique : produits hydrophyles susceptibles de constituer des sortes de
« gels » pour grossir le volume des flocs
Physico-chimique
Avantages Inconvénients
- Mise en route rapide - Frais d’exploitation importants
- Adaptation immédiate aux variations - Production de boue considérable
de débits des effluents à traiter surtout si l’on utilise la chaux
- Pratiquement insensible aux variations - La chaux, souvent utilisée pour
climatiques saisonnières son faible coût, engendre pour
- Insensible aux évolutions qualitatives les eaux épurées un pH élevé
des EU (eau incrustante), ce qui gêne
l’épuration biologique en aval
= Polymères de synthèse = Substances utilisables à faible dose, ayant un haut
degré de floculation en raison de leurs propriétés électriques et qui
n’affectent pas le pouvoir dissolvant de l’eau (comme c’est le cas pour le
Utilisation des Sulfate d’Alumine).
Polyélectrolytes
Intéressant dans les cas suivants :
- Charges polluantes spécifiques trop fortes
- Charge hydraulique trop grande
Tableau II-6. Techniques utilisées pour la décantation primaire

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a. Décanteur primaire de la STEP de Réghaia b. Décanteurs primaires de la STEP de Béni Messous


(Photo SEAAL 2009) (Photo SEAAL 2009)

d. Pont-racleur avec Moteur d’entraînement


c. Pont racleur avec Moteur d’entraînement sur périphérique
fût central en béton

1 : Arrivée d’eau brute


2 : Évacuation boue
3 : Zone de décantation
4 : Mécanisme d’entrainement du pont
5 : Zone de dépôt de boue
6 : Sortie d’eau décantée (vers traitement secondaire)
7 : Passerelle de Pont-racleur
8 : Racleur de fond
9 : Fût en béton
e. Décanteur primaire statique à pont racleur

Figure II-15. Exemples de décanteurs primaires et de ponts-racleurs

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→ La vitesse moyenne de déplacement du pont racleur est de l’ordre de 4 cm/s dans le décanteur
circulaire ; elle est de l’ordre de 2 à 3 cm/s dans un décanteur longitudinal (se limiter à des longueurs
de 60 à 80 mètres par dispositif de raclage).

Figure II-16. Autres exemples de décanteurs primaire


scirculaire
Quelle forme adopter ? Selon les critères suivants :
→ Le décanteur rectangulaire présente deux inconvénients :
 Vitesse admissible légèrement plus faible que celle utilisable pour une même eau en
décanteur circulaire ;
 Dispositifs de collecte des boues plus complexes à construire et plus lourds à entretenir

→ Décanteur rectangulaire : on conseille de respecter < 6 et une profondeur de bassin


comprise entre 2,5 et 4 m. Un chariot va-et-vient longitudinal assure simultanément le raclage des
boues (ramenées vers l’un des petits côtés du bassin) et l’écrémage des matières légères (le
chapeau) vers l’extrémité du bassin (grâce à 1 racleur superficiel) (Figure II-17).
→ La forme circulaire est la plus utilisée en décantation primaire.

Figure II-17. Décanteur longitudinal (rectangulaire)

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II.2.4.2. Dimensionnement

→ Décantation de particules fines → Décantation diffuse floculante → Vitesse de sédimentation ≠


Cste → La floculation se poursuit en profondeur et la vitesse de chute 𝑣 augmente (figure II-20)
→ Impossible de décrire le processus par des équations → Nécessité de faire des mesures au
laboratoire sur des échantillons prélevés sur l’effluent à traiter → Pour un décanteur circulaire
statique : Essai de décantation en colonne (figure II-21).
→ Durée optimale de décantation ≤ 2h (figure II-18). Si durée > 2h (2,5h au max) → risques de
fermentation → bulles gazeuses qui tendraient à faire remonter les boues déposées.
→ Dans un décanteur longitudinal :
 Les filets liquides doivent rester régulier (L=40 à 50m avec H=1,5 à 2m, exceptionnellement
3m).
 Assurer une bonne répartition des filets d’eau à l’entrée et à la sortie : 1 orifice noyé avec
cloison siphoïde à l’arrivée et 1 goulotte d’évacuation le long du déversoir à la sortie (figures
II-15 à II-17 et II-19).
 Vitesse d’écoulement ≤ 50 mm/s (180m/h) sinon risques d’entrainement des particules de
boues → non dépôt.
 ts ≤ 2h (1,5 à 2h), sinon risque de fermentation → des bulles gazeuses tendraient à faire
remonter les boues déposées → diminution du rendement du décanteur.

Figure II-18. Rendement de la décantation en fonction de la durée pour


un décanteur longitudinal (rectangulaire)

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Figure II-19. Fonctionnement hydraulique théorique et réel d’un décanteur longitudinal

Zone d’ entrée

Zone de sortie
𝑣𝑑0
𝑣 v
h
H 𝑣
𝑣′𝑑0

Zone boueuse
L
a. Dans un décanteur circulaire b. Dans un décanteur rectangulaire
(décantation verticale) (décantation longitudinale)
La vitesse de décantation de la particule (du floc) augmente avec la profondeur

Figure II-20. Schéma de principe de la décantation diffuse des particules floculées

Essai de décantation en colonne

→ Simuler expérimentalement les conditions de décantation diffuse de particules floculantes (c’est


ce qui se passe dans un décanteur primaire).

→ Utilisation d’une colonne transparente graduée munie de vannes de prise d’échantillons (1, 2, 3,
...) à des profondeurs régulières (figure II-21.a).

→ Pour chaque niveau de prise d’échantillon i, on évalue le rendement Ri en fonction du temps t.


Puis on trace les courbes Ri = f(t) (figure II-21.b).

→ Pour des valeurs de Ri choisies ( ... 40, 50, 60, 80% ...), on lit, sur la figure II-21.b, les valeurs de
temps ti correspondant aux différentes courbes de rendement 1, 2, 3, ..., puis on trace les
courbes de mêmes pourcentages d’élimination (figure II-21.c). Ce sont les courbes de
décantation floculée (ou diffuse) = relation entre le temps, la hauteur effective et le rendement
de décantation. Ces courbes permettent d’évaluer le pourcentage des particules éliminées (R)
dans un bassin idéal de décantation en fonction du temps de rétention à différentes profondeurs.
La méthode de calcul de R est donnée ci-dessous.

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Ri H

a. Colonne de décantation b. Courbes des rendements en c. Courbes de même rendement


fonction du temps par dispositif en fonction de la profondeur
d’échantillonnage et du temps

Figure II-21. Essai de décantation en colonne et exploitation des mesures

Pour chaque temps de décantation (ou de séjour) ts, on a :

∆h (R + R ) ∆h (R + R ) ∆h (R + R )
R= + +⋯+
H 2 H 2 H 2
Avec R : rendement total de décantation d’un décanteur idéal
Ri : rendement à une profondeur hi avec un temps t.
∆hi : hauteur moyenne entre 2 courbes de même R
H : hauteur totale de la colonne
→ On associe des couples de ts et de CH à divers R.

Procédure de calcul d’un décanteur primaire

Le dimensionnement d’un décanteur repose sur des essais en colonne.

- On établit les courbes de sédimentation (figure II-21.c)


- On détermine le temps de séjour ts nécessaire pour le degré d’épuration souhaité
- On se fixe la charge hydraulique CH (en m/h) : 1 à 2 m/h (de préférence 1,5 à 2 m/h)
A défaut, on peut prendre : CH = 2 m/h et ts = 1 à 2h (idéal 1,5 à 2h)
- On calcule les dimensions du décanteur :
 Surface horizontale totale : SH = Qmax/CH
 Volume de totale de stockage : Vs = Qmax x ts
 Hauteur périphérique : H = Vs/SH
 Surface unitaire : Su = St/n ; n = nombres de décanteurs à adopter
 Diamètre : D = (4Su/π) 1/2

- On se fixe : H ≥ Hcalculé et Ø ≥ Dcalculé


- On recalcule : Su = π ز/4 ; St = n.Su ; Vt = H.St ; CH = Qmax/St; ts = Vt/Qmax

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Le tableau II-7 récapitule les différents ouvrages du traitement primaire.


Ouvrage Définition/Rôle/Fonctionnement Observations
 Fosse rectangulaire tranquillisante placée à
l’entrée de la STEP de façon à limiter la vitesse  Envisagée en présence d’eaux
Fosse à d’approche sur le dégrilleur et à piéger les pluviales.
bâtards corps solides lourds  Installer une ventilation appropriée
(éventuel-  Les éléments lourds déposés sont repris par : avec un détecteur de H2S (car les
lement) - un grappin (souvent porté par un portique produits retenus contiennent des
ou une poutre au-dessus de la fosse), ou matières volatiles fermentescibles).
- un camion suceur.
 On en distingue 3 types :
 Grille (s) à barreaux (verticales ou inclinées)
- Les dégrilleurs grossiers (pré-
placée (s) à la sortie de la fosse à bâtards ;
dégrilleurs) : e > 40mm
 L’eau passe à travers les barreaux qui
- Les dégrilleurs moyens : e = 10 à 40
retiennent les corps flottants et les éléments
mm ;
grossiers en suspension ;
- Les dégrilleurs fins (tamisage) : e<10
 L’écartement entre les barreaux est :
Dégrilleur mm.
- > 40 mm pour dégrilleur grossier;
(s)  Des grilles à mailles de plus en plus
- 10 à 40 mm pour un dégrilleur moyen
fines peuvent être disposées en
- < 10 mm pour un dégrilleur fin (tamisage)
série si nécessaire
 Déchets retenus (refus) souvent récupérés
 Le but est de protéger les ouvrages
mécaniquement (automatiquement) et
de traitement à l’aval et d’éviter la
transportés par des camions vers les dépôts
présence de matériaux non
d’ordures ménagères.
biodégradables dans les boues
 Bassins souvent rectangulaires allongés  Le dessablage pour éviter les dépôts
(parfois circulaires) placés après le dégrillage ; et l’abrasion des pompes et des
 Rôle = retenir (piéger) : canaux et conduites ;
- Par décantation, les graviers, les sables et  Le dégraissage/Déshuilage pour
les particules minérales plus ou moins fines éviter une certaine inhibition des
en suspension, processus biologiques ;
- par flottation, les huiles et des graisses.  Le but du dessablage est de piéger les
 L’eau arrive à travers un orifice immergé, puis particules (de Ø≥200 µm en général)
écoulement laminaire dans le bassin (0,3 et 0,4 le long du bassin ;
m/s) ; Ø ≥ 0,2mm → Eviter que les
 A l’autre extrêmité, l’eau passe sur un matières organiques ne se déposent
déversoir aval de maintien de niveau du plan en même temps que les sables →
d’eau ; Obtenir un produit non putréscible
Dessableur -  Le rendement du dessablage est souvent fixé à dont il est facile de se débarasser)
Dégraisseur 80%.  L'insufflation d'air requiert en
 Insufflation d’air et éventuellement brassage moyenne une puissance de 15 à 30
mécanique pour éviter les dépôts de matières W/m3 d’eau ;
organiques ;  La valeur moyenne du volume de
 Le sable déposé est généralement extrait par : sable décanté est Vd = 4 à 8 l/EH/an.
- Raclage (pont racleur) vers une fosse de  La quantité de graisse arrivant en
collecte en extrémité, avec reprise par station est estimée à 15 à 20 g de
pompe ou émulseur à air fixe ; MEH/EH/j.
- Pompe suceuse ou émulseur à air, monté sur  Les graisses contribuent pour une
pont-mobile, et déversant le sable dilué dans part significative à la DCO des eaux
une goulotte d’évacuation latérale ; résiduaires (1 g MEH = 2,5 à 2,8 g
- Un ensemble d’émulseurs à air, à DCO – environ 15 à 20 g MEH / hab /
fonctionnement syncopé (reprise en trémies jour – 30 à 35 % de la DCO de l’eau
inférieures). brute est due aux graisses).

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Cours d’Épuration ... – Master 2 - HU CH II. Traitement primaire Pr. M. CHERRARED

 La décantation primaire vise à


éliminer 45 à 65% des MES
décantables, 25 à 40% de la DBO
particulaire, environ 30% de la DCO
 Bassins très souvent circulaires placés après le particulaire, moins de 10% d’azote
dessableur-dégraisseur ; particulaire, et jusqu’à 10% de
 Rôle : rétention des MES décantables (en 2 phosphore particulaire suivant les
heures) et d’une fraction de la matière caractéristiques des ouvrages et des
organique particulaire par simple séparation appareillages.
gravitaire (sédimentation, décantation) ;  Le volume des boues primaires
 Les matières se déposent dans le fond du extraites peut atteindre
Décanteur bassin simplement par gravité. Elles y sont généralement une moyenne de 2
primaire raclées et évacuées formant ainsi les boues l/EH/j.
primaires ;  Le tableau II-4 présente les
 Les boues générées sont minérales mais très techniques utilisées. Les figures II-15
fermentescibles du fait de la matière etII-16 donnent des exemples de
organique liée aux particules minérales. Elles décanteurs circulaires.
ont de bonnes propriétés de concentration et  Les caractéristiques essentielles d'un
sont la plupart du temps, mélangées aux boues décanteur primaire sont :
secondaires avant épaississement. - le temps de séjour ts = 1 à 2 h ;
- la vitesse ascensionnelle vasc = 1,5
à 2 m/h (= Q/S) ;
- Hauteur : H = 2,5 à 3 m (sans la
hauteur de dépôt de boue)
Tableau II-7. Définition, rôle et fonctionnement des ouvrages du traitement primaire

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