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Sommaire :

Introduction général 4

Chapitre 1 : présentation de la DGI et des taches effectuées 7

Section 1 : Présentation de la Direction Générale des impôts 7

Section 2 : Présentation de la direction provincial des impôts 15

Sction3 : Les taches effectuées …………………………………………. ......32

Chapitre II: le rôle de la DGI pour la lutte contre la fraude


fiscale. 38
Section 1 : Définition et causes de la fraude fiscale 38

Section 2 : Le rôle de la DGI contre la fraude fiscale 41

Chapitre III : Enquête effectuée au sein des Entreprises et


de la DPI ………………………………………………………………………………………………………………………………53

Section 1 : Mythologie de l’enquête 53

Section 2 : Résultats de l’enquête effectuée à la DPI 56

Section 3 : Résultats de l’enquête effectuée auprès de quelques entreprises


57

Conclusion générale : 67

ANNEXE ……………………………………………………………………………………………………………………...68

Bibliographies

2
Nous dédions ce travail à :

Nos mères ; sources de tendresse et d’amour pour le soutien tout

Au long de notre vie scolaire

Nos pères ; qui nous ont toujours soutenu et qui ont fait tout leur

Possible pour nous aider

Nos frères et nos sœurs que nous aimons beaucoup

Notre grande famille

Nos chers amis et enseignants

Tous ceux qui ont collaboré de près ou de loin à l’’élaboration de ce travail

Que Dieu leurs accorde santé et prospérité.

3
Avant tout développement sur cette expérience professionnelle, il apparait
opportun de commencer ce rapport de stage par des remerciements à ceux
qui m’ont beaucoup appris au cours de ce stage, et même à ceux qui ont eu la
gentillesse de faire de ce stage un moment très profitable.

J’ai le plaisir d’avoir l’occasion pour présenter mes sincères formules de


gratitude et remerciement à toutes les personnes qui m’ont soutenu de près
ou de loin pour acquérir une formation de haute qualité, spécialement
Monsieur le Directeur de l’école supérieur de technologie de Meknès(ESTM)
MOHAMMED BENNASER qui nous a donné la chance d’effectuer ce stage.

Mes remerciements vont aussi à mon encadrant de stage Mr : QUACHE NOR
-EDDINE qui m'a beaucoup aidé dans ma recherche de stage. Son écoute et ses
conseils.

Mes remerciements les plus respectueux à mes maitres de stage, made :


MERYAME ZOUGGAGH et Mr : MOHAMMED CHIKHI , responsable du
service de contrôle des mutations au sein de la direction régionale des impôts
de Meknès, pour son accueil, le temps passé ensemble et le partage de son
expertise au quotidien.

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Enfin, j’aimerais exprimer ma reconnaissance pour le personnel de la Direction
régionale des Impôts (Meknès) qui m’a encadré et accompagné tout au long de
cette expérience professionnelle avec beaucoup de patience et pédagogie

Introduction générale :
Dans le cadre de ma formation à l’Ecole Supérieure de Technologie à Meknès
et pour l’obtention du diplôme universitaire (ESTM), j’ai choisi d’effectuée mon
stage à la Direction Provinciale des Impôts à Meknès. Pendant 2 mois Du
1/04/2017 au 31/05/2017 au service de la fiscalité des personnes morales (les
grandes entreprises) première subdivision el manzeh Meknès

L’impôt occupe une place primordiale dans la réalisation des objectifs de


la politique sociale et économique de l’Etat. car son rôle principal consistant en
la collecte des ressources en vue d’approvisionner le budget de l’Etat pour faire
face à des multiples obligations, l’impôt a aussi la charge des fonctions
économique (corriger les inefficiences du marché en matière d’allocation des
ressources ) et sociales (la redistribution des revenus) .

La problématique de la fraude fiscale est, à l’image du phénomène, complexe.


Elle apparaît comme une limite au pouvoir d’imposer et implique dès lors la
confrontation des contribuables et de l’Etat. En contrariant la collecte des
ressources étatiques elle constitue un sujet d’inquiétude pour les
gouvernements. Cette inquiétude est de plusieurs ordres. Elle revêt d’abord

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une dimension purement financière car la fraude génère une perte de
ressources fiscales. Néanmoins, si la fraude grève les capacités des
gouvernements à faire face à leurs dépenses, elle contraint aussi la répartition
équitable du fardeau du financement public entre les contribuables en
accroissant la charge de ceux qui demeurent honnêtes. En somme, la fraude
contrarie à la fois l’efficacité et l’équité de la collecte des ressources publiques.
Enfin, elle traduit également les lacunes du contrôle qu’exercent les pouvoirs
publics sur les agents privés et témoigne de la méconnaissance des causes et
des schémas par lesquels les contribuables éludent l’impôt.

La lutte contre la fraude fiscale est plus que jamais actuelle et nécessaire. Il y a
donc lieu de tendre vers une justice fiscale maximale, et le contexte
économique joue bien entendu un rôle important dans ce cadre. Les autorités
se doivent, pour elles-mêmes et pour la société, de mettre de l’ordre dans leurs
finances.

C’est pour cette raison je focalise la problématique suivante :

«  Quelles sont les mesures prises par la DGI afin de lutter contre la fraude
fiscale ? »

Afin de répondre à cette problématique plusieurs questions se posent :

 Qu’est ce que la fraude fiscale ? En quoi diffère-t-elle de l’évasion


fiscale ?

 Qu’elles sont les causes de la fraude fiscale ?

 Qu’est ce qu’un contrôle fiscal ?


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 Dans quel cas la DGI recours à un contrôle fiscal ?

Pour répondre à ces interrogations nous allons subdiviser ce rapport en 3


chapitres, au cours du premier chapitre je présenterai la direction générale des
impôts, puis aborder en particulier la direction provinciale des impôts de
Meknès, ensuite décrire les différentes taches que j’ai effectuées durant ces
deux mois de stage. Quant au second chapitre il portera bien évidemment sur

les fondements théoriques du contrôle fiscal comme étant la principale mesure


de lutte contre la fraude fiscale. Enfin le dernier chapitre contient l’analyse des
résultats d’une étude empirique présentée par une enquête auprès de la

Direction Provinciale de Meknès afin de mieux se rapprocher de la réalité du


contrôle fiscal au Maroc.

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Chapitre 1 : Présentation de la DGI et
des Taches effectuées

La Direction Générale Des Impôts est une administration qui figure parmi les
Directions du Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget. Or que son
organisation et son fonctionnement sont encore peu ou mal connus du grand
public et des contribuables malgré que ses missions sont essentielles au bon
fonctionnement de notre Pays.

En effet dans le présent chapitre on va essayer de présenter en premier lieu la


Direction Générale des impôts puis par la suite aborder en particulier la
Direction Provinciale de Meknès et enfin évoquer les différentes tâches que j’ai
effectuées durant ces deux mois au sein du service IR

Section 1 : Présentation de la Direction Générale des Impôts :

I. Historique de la direction général des impôts

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Le système fiscal marocain apparaît à première analyse comme un système en
mutation. Ce dynamisme est le reflet de l'évolution de l'économie et de la
société où le système s'insère comme une composante essentielle. Il a connu
une profonde réforme depuis le milieu de la décennie 80. L’objectif essentiel

Attendu de cette réforme était l’élaboration d’un système fiscal moderne,


cohérent et efficient.
Cette réforme a porté sur les principales catégories d’impôts et taxes et a
abouti { la mise en œuvre de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) en 1986 en
remplacement de la taxe sur les produits et services, et { l’institution de l’impôt
sur les sociétés (IS) en 1988 et de l’Impôt Général sur le Revenu (IR) en 1990,
en remplacement des différents impôts cédulaires et de la contribution
complémentaire.
Cette réforme a été suivie par une phase de baisse des taux, le renforcement
des droits des contribuables et la promulgation de la charte de
l’investissement. Parallèlement, la réforme tarifaire a été initiée afin de
simplifier et d’aménager les quotités tarifaires au niveau douanier. La
configuration du système fiscal en vigueur présente les caractéristiques d’une
fiscalité moderne. Toutefois, des insuffisances entachent le système en vigueur
dont les plus importantes sont l’existence de distorsions, la multiplicité des
taux, l’importance des exonérations et l’étroitesse des bases imposables.

II. Les missions de la Direction Générale des Impôts


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La direction générale des impôts représente un organe administratif qui a pour
mission d’Asseoir les impôts d’Etat, les recouvrer, veiller à la bonne application
de la loi et gérer pour le compte des collectivités locales l’assiette de certains
impôts locaux.

Les principales missions de la direction sont représentées comme suit :

1. Assiette de l’impôt :

Cette mission consiste à déterminer les bases sur lesquelles sont prélevés :

Les impôts d’Etat (taxe sur la valeur ajoutée, impôt sur les sociétés, impôt sur le
revenu, droits d’enregistrement et de timbre) ;

La taxe professionnelle, la taxe d’habitation et la taxe de services communaux


(impôts locaux).

Les gestionnaires chargés de l’assiette instruisent également les réclamations


des contribuables.

2. Recouvrement :

Les recettes de l’administration fiscale (RAF) sont chargées du recouvrement de


la taxe sur la valeur ajoutée, de l’impôt sur les sociétés, de l’impôt sur le revenu
au titre des profits fonciers et des droits d’enregistrement et de timbre.

3. Contrôle fiscal :

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Le contrôle fiscal constitue la contrepartie du système déclaratif qui caractérise
la fiscalité de la direction.

Ce contrôle s’opère dans le cadre d’une procédure stricte garantissant les


droits des contribuables. Il a un rôle dissuasif et pédagogique. Il est exercé :

Sur pièces, dans les locaux des services fiscaux, par les gestionnaires des
dossiers des contribuables qui procèdent à l’examen des déclarations
déposées, à travers le recours aux renseignements et documents qu’ils
détiennent.

Sur place, par les inspecteurs-vérificateurs qui se rendent auprès des


contribuables pour vérifier la sincérité des éléments déclarés, en les
rapprochant des écritures et documents comptables

III. Les valeurs de la direction générale des impôts :

La direction générale des impôts adopte dans ce processus de travail 4 valeurs


essentielles dont :

1. Engagement :

L’engagement constitue la base de la gestion de la direction qui adhère à toutes


les voies de modernisation et d’innovation, pour accompagner les besoins et les
mutations de notre environnement socio-économique et juridique.

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Intégrité : Représente la volonté de réserver un même traitement à l’ensemble
des contribuables, pour répondre aux principes d’équité et transparence.

2. Professionnalisme :

Le professionnalisme traduit la détermination de la direction à servir de manière


efficace et adaptée.

3. Service public :

Constitue le fondement du rôle de la direction, qui œuvre pour être au service et


à l’écoute des contribuables, pour les assister et leur faciliter l’accomplissement
des obligations fiscales.

IV. L’organisation de la DGI :

La DGI est organisé par type et par taille de contribuable. Les services sont
spécialisés pour gérer distinctement les dossiers des particuliers, des
professionnels, des personnes morales et des grandes entreprises, dans le
but de fournir un service de proximité adapté à chaque profil. Chaque
contribuable s’adresse ainsi à un interlocuteur unique, polyvalent qui traite

Son dossier au titre ses différents impôts et reçoit éventuellement ses


demandes et réclamations.

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1. Organisation des services centraux.

L’administration centrale comprend trois Directions «Métier », une direction


« Rapport » et une division de l’Audit et de l’inspection.
Les directions « Métier » représentent les domaines d’expertise à travers :
 La Direction de la législation, des études et de la coopération
internationale
 La Direction de l’assiette, du recouvrement et des affaires juridiques ;
 La Direction du contrôle fiscal.
La Direction des ressources et du système d’information fournit aux différentes
Entités de la Direction générale des Impôts les ressources et l’infrastructure
Nécessaires au bon déroulement de leurs missions.

2) Organisation territoriale :

La Direction Générale des Impôts s’appuie sue une organisation territoriale


Déconcentrée regroupant 15 directions régionales des impôts :

 Agadir / Béni Mellal/ Casablanca


 El Jadida/ Fès/ Kenitra/ Marrakech
 Meknès/ Mohammedia/ Nador/ Oujda

 Settat/ Rabat-Salé/ Tanger/ Tétouan


La Direction Régionale de la Wilaya du Rabat-Salé compte 3 Directions

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Préfectorales et Inter préfectorales.
Globalement, Les Directions Régionales, Inter Préfectorales et Préfectorales
sont organisées autour de trois fonctions principales :
 L’assiette de l’impôt et les affaires juridiques qui sont gérées au niveau
des subdivisions d’assiettes spécialisées par type de contribuable
 Le recouvrement des impôts effectué au niveau des recettes de
l’administration fiscale(RAF)
 Le contrôle fiscal accompli par les brigades de vérification.

V. L’Organigramme de la Direction Générale des impôts

La DGI est organisée par type et par taille de contribuable.


Les services sont spécialisés pour gérer distinctement les dossiers des
particuliers, des professionnels, des personnes morales et des grandes
entreprises, dans le but de fournir un service de proximité adapté à chaque
profil.
Chaque contribuable s’adressez ainsi à un interlocuteur unique, polyvalent, qui
traite son dossier au titre de ses différents impôts et reçoit éventuellement ses
demandes et réclamations.

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Directeur Général des Impôts
Division de l’Audit et de l’Inspection

Direction des Ressources et du Système d’Information


Direction
de la législation des études et de l’Assiette,
de la coopération du Recouvrement et des Affaires
internationale Juridiques
Direction du contrôle fiscal
I

Adjoint au directeur du contrôle fiscal


de la législation des études et de la coopération internationale

Division du suivi de Division


vérifications du développement
et des recoursDivision de l’exploitation
Division de
Division desla Affaires
programmation des recoupements
Juridiques et des monographies
Division Division
des étudesdeetl’assiette
de la de la fiscalité
communication des personnes Morales
Division de la législation

Service du développement des applications


Service des réseaux
suivi des vérifications régionales des grandes entreprises
Service duMorales
ce de la fiscalité des personnes morales
Service de Service des affaires juridiques des Personnes
Service de l’assiette de la fiscalité des grandes entreprises
La modernisation
Service de la programmation Service des systèmes et de la bureautique

Service du développement des télé –services


e de la fiscalité desService recherche
personnes et développement
physiques Service duphysiques
Service des affaires juridiques des personnes suivi des vérifications régionales des autres personnes morales
Service de l’assiette de la fiscalité des autres personnes morales Service de l’exploitation des applications
Service des recoupements et des enquêtes fiscales
Service de la communication Service de la maintenance des applications
Service des affaires judiciaires
Service du suivi des vérifications régionales des personnes physiques
rvice de la Taxe sur la Valeur Ajoutée
Service de l’assiette de la fiscalité des établissementsService
stables des monographies
Service de la documentation

Service du suivi des recours devant les commissions

rvice des Droits d’Enregistrement et du Timbre

Division
Division des Ressources du budget et des équipements
Humaines
Division
Division de l’assiette de du des
la fiscalité suivipersonnes
du recouvrementDivision
et des des
Physiques vérifications
prévisions fiscalesnationales

Service des vérifications des grandesService


entreprises
de la gestion des carrières Service du budget
Service du suivi du recouvrement des impôts et taxes des grandes entreprises
Service de l’assiette de la fiscalité des professionnels
Division de la coopération internationale

Service des vérifications des autres personnes morales Service des équipements et des fournitures
Service de la gestion prévisionnelle des RH
Service des conventions fiscales
Service internationales
de l’assiette de la
Service du suivi du fiscalité desdes
recouvrement impôts et taxes des autres personnes morales
particuliers
Service des vérifications des personnes physiques Service du patrimoine immobilier

Service de la coopération multilatérale Service de la formation


Service de l’assiette de la fiscalité des personnes physiques non résidentes
Service du suivi du recouvrement des impôts et taxes des Personnes Physiques
Service de l’action Sociale
Service de la coopération bilatérale

Service des statistiques et des prévisions fiscales

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Section 2 : Présentation de la direction provinciale des Impôts de
Meknès:

I. Présentation de la DPIM :

La Direction Provinciale des Impôts de Meknès fait partie de la Direction


Régionale des Impôts de Fès dans le nouveau découpage territorial. Elle a été
créée en 1991

La direction Provinciale des impôts de Meknès est repartie en service d’assiette


de la fiscalité des grandes entreprises, service d’assiette des autres personnes
morales, service d’assiette de la fiscalité des particuliers, service d’assiette pour
les professionnel (régime du revenu net réel, et le revenu net simplifie et enfin
le régime forfaitaire).

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C’est dans cette même logique que la DPI avait décidé de rassembler les
prérogatives de l’’assiette fiscale et celles du contentieux pour mieux gérer la
situation fiscale de ses usagers. Dorénavant, chaque usager a un dossier chez
l’administration fiscale contenant toutes les informations le concernant, cette
mesure consiste à éviter les gravitations induites par l’échange des dossiers
entre les différents services.

Bref, dans sa structure, la direction provinciale des impôts Meknès se compose


de 7 étages à savoir :

 7éme étage : Service Provincial des vérifications.

 6éme étage : Le Directeur Provincial - Service Provincial des

Ressources et du Système d’information- Service Provinciale

d’Assiette I.

 5éme étage : la Subdivision des personnes morales.

 4éme étage : la Subdivision de la fiscalité des professionnels Meknès-

EL ISMAILIA.

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 3éme étage : La Subdivision de la fiscalité des professionnels

Meknès- EL MENZEH.

 2éme étage : Service Provincial d’Assiette II +subdivision des

particuliers – Meknès EL MENZEH et EL ISMAILIA.

 1 er étage : Bureau de contrôle des mutations.

 RDC : Recette de l’administration fiscal-Meknès mutations.

 Bureau d’Ordonnancement.

 Bureau d’Accueil et de coordination.

II. Les services de la DPI :

La direction provinciale des impôts de Meknès a été créée en 1991, elle


est composée de cinq services :
 Service provinciale de l’assiette I 
 Service provinciale de l’assiette 
 Service provinciale de vérification 
 Service provinciale des ressources humaines et système d’information 
 Service provinciale d’inspection.

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1. Service régional de l’assiette :

Le service régional d’assiette à pour compétence :

 Le calcul (assiette et liquidation) de l'impôt des particuliers, des


professionnels, et des personnes morales à savoir, pour les principaux :

- Impôt sur le revenu des personnes physiques (IR) ;

- Impôt sur les sociétés (IS) ;

- Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ;

- Droits d'enregistrement ;

- Impôts locaux : taxe d'habitation (TH), taxe professionnelle (TP), %Are «taxe


immobiliers  (TPI).

 Le recouvrement des principaux impôts et taxes qui étaient gérés avant


par la Trésorerie générale du Royaume
 Le contrôle des déclarations fiscales. Les différentes formes de contrôle
sont :
 le contrôle sur pièces (depuis le bureau)
 le contrôle externe (sur place, avec examen de comptabilité ou de
situation fiscale personnelle)

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 Le traitement du contentieux de l'impôt : traitement des réclamations
contentieuses préalables et des demandes gracieuses.

2. Service régional de vérification :

C’est le service chargé du contrôle fiscal des personnes physiques


redevables dotées d'un patrimoine important ou dont la situation est jugée
sensible, aussi bien des entreprises les plus importantes.

3. Service régional des ressources humaines et système d’information :


C’est un service dont son personnel essaye par les moyens disponible de
s’organiser au maximum, afin d’assurer aux autres entités de la direction
régionale des conditions de travail favorables.

Le service des ressources humaines, et de système d’information est


chargé des tâches suivantes :

• La gestion des dossiers individuels des fonctionnaires : ouverture


(recrutement), suivi et fermeture (retraite, retraite anticipée,
démission..) ;
• La tenue des fichiers de congé du personnel (congé administratif et
congés de maladie) ;
• La programmation et l’organisation des séminaires et des stages de
formation continue ainsi que la proposition des sujets ;
• La diffusion de l’information fiscale (les textes de loi et les notes
circulaires) ;

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Il contient une section chargées des imprimés : c’est une section qui doit
établir les commandes des imprimés sur la base de la consommation de l’année
précédente, elle doit réceptionner les commandes, et les

• contrôler sur le plan quantitatif et qualitatif et tenir des fichiers de stock


par article afin d’éviter la rupture du stock.
• La gestion du matériel : il s’agit principalement de la gestion du parc
auto, gestion des véhicules et des valeurs (montant accordé à chaque
véhicule) ;
• La gestion du service téléphonique ;
• Délivrer les attestations de salaire, les attestations de travail (qui doit
être à jour) et attestation de prime.

4. Service régional d’inspection :

Le service régional d’inspection de Meknès est chargé, entre autres, de :

• Mettre la direction au courant de tout ce qui se passe au niveau


régional ;
• Intervenir pour le contrôle au niveau de l’assiette, du contentieux, de la
vérification et de l’enregistrement ;
• Faire du sondage interne ;
• Donner des appréciations en ce qui concerne les nominations.

III. L’organigramme
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1. la Structure de La Direction Provinciale des Impôts de Meknès :

La structure de la direction provinciale est donnée par l’organigramme suivant :

Directeur provincial des impôts de Meknès

Ben Younes BAGHDADI :

Service des R. Service Service de Service Service


et système info vérification l’inspection des d’assiette I d’assiette II
M.LIMAMI services
M.KHARRAK M.KOUHEN M.AMAR
M.OUAHI

Sub.de la fisc.des
ere
Sub.de la fisc.des
Service des 1 brigade de prof.ISMAILIA
particuliers
RH et vérification
ISMAILIA
formation Sub.de la fisc.des
. prof.MENZEH

Sub.de la
Service budget 2emebrigade de Sub.de la fisc.des
fisc.particu.MENZ
équipements vérification PM
EH
BET
Bureau ordonnancement Sub.poly.AZROU
3emebrigade de
accueil/coordi Meknès
vérification
nation
Bureau chargé du Sub.poly.ERRAC-
contrôle, mutations HIDIA
Centre
Section des
provincial
recoupements
d’information Sub.poly.MIDELT
RAF AL IASMAILIA

RAF Meknès RAF ERRACHIDIA


mutations
RAF MIDELT
RAF TSAVA et
timbre
RAF AZROU
RAF EL HAJEB
22

Sub.poly.ELHAJEB
On ce qui concerne le bureau d’accueil, il représente l’image de la direction,
c’est le premier service perçu par les contribuables, ce qui oblige les
gestionnaires de ce secteur la bonne gestion de ce service, il s’occupe de
l’accueil des contribuables, vérification des documents, réception des
demandes de toute nature (inscription à la taxe professionnelle, radiation en
cas de cession ou cessation d’activité, régularité fiscale…. etc.), comme il
s’occupe notamment de l’acheminement de ces attestations sauf en cas de
complexité de la situation fiscale d’un contribuable quelconque ou il peut
contacter les gestionnaires du services concerné.
Le service de contrôle et d’enregistrement se charge notamment de
L’enregistrement des différents actes, il dispose de plusieurs bureaux dans
lesquels est réalisé un nombre précis de travaux, service de contrôle de la taxe
sur le profit immobilier(TPI), service d’enregistrement, services d’exonérations
et service de la relance des défaillants.
Passant à la subdivision des personnes physiques qui s’occupent de la fiscalité
immobilière, elle est répartie selon deux secteurs couvrant la ville de Meknès
et ses périphériques ; le secteur des personnes physiques particuliers
professionnels « EL MENZEH » et le secteur des personnes physiques
professionnels « ISMAILIA », cette subdivision se charge d’appréhender les
nouveaux contribuables non encore inscrit à le taxe urbaine en se basant sur
soit le recensement, recoupement ou à la demande de l’intéressé…..Elle se
charge de délivrer quelques attestations comme : l’attestation de non-
imposition et le secteur des personnes morale ,qui s’occupent de la fiscalité des

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grandes entreprises elle est répartie selon deux secteurs couvrant la ville
Meknès , le secteur des personnes morales ( ISMAILIA) et l’autre ( EL MENZEH)
2. Organigramme de la subdivision :

La DRI de Meknès est répartie en Service d’assiette 1 et service d’assiette 2,


eux-mêmes organisés sous forme de subdivision (Personnes physiques
professionnelles, Personnes physiques particuliers et personnes morales).

Service régional d’assiette

Subdivision des personnes morales

Subdivision des personnes physiques professionnelles

Subdivision de personnes physiques particulières


Remarque :
En 2017, l’effectif des ressources humaines de la DPI de Meknès comporte 272
fonctionnaires dont 41%.de femmes .La répartition du personnel par famille
professionnelle est ventilée comme suite :

 80% des ressources humaines appartiennent à la famille « assiette


recouvrement ».

24
 8% relèvent du « contrôle fiscal ».
 12% sont repartis entre la direction et les autres services.

L’effectif de la direction provincial compte :

 Près de 41% de femmes.


 Un taux d’encadrement de 49%.
 42% du capital humain avec un grade d’administrateur ou ingénieur .

IV. Présentation de l’environnement de Stage a la DPIM


« La fiscalité de l’entreprise marocaine »

1. Droit fiscal marocain


Droit fiscal réglemente la relation financières entre les pouvoirs publics et les
contribuables ou redevables (personne physique ou morale) à travers un
certain nombre de prélèvement fiscaux sous formes d’impôts et taxes ou bien
d’autre prélèvements qui ont aussi obligatoires comme : Les redevances et la
parafiscalité.

2. La distinction entre l’impôt et les autres prélèvements

 L’impôt :

25
Est un prélèvement pécuniaire obligatoire subi par le contribuable. C’est-à-
dire les sociétés et les individus sans contre partie direct afin d’assuer la
couverture de dépenses publiques et de réaliser d’autre objectifs économique
et sociaux
 La taxe :
Est un prélèvement obligatoire payé en contre parti d’un service direct fournit
ou rendu par la collectivité ; tandis que l’impôt est sans contre partie direct
Ex : la taxe urbaine – la taxe d’édilité.
 Les redevances :
Est un prélèvement obligatoire en contre partie d’un service public rendu
EX : la redevance de l’eau et de l’éctricité – audiovisuelle
 La parafiscalité :
Est un prélèvement effectué dans un intérêt économique et social au profit des
organismes sociaux Ex : la cotisation à la CNSS et les cotisations à la CIMR
3. Les fonctions de la fiscalité :

a) Fonction financière : la fiscalité permet à l’Etat d’avoirs des ressources


afin de financer les dépenses publiques.

b) Fonction économiques : la fiscalité permet a l’Etat d’intervenir dans la


vie économiques et sociale dans l’objectif de modifier les conditions de la
vie économique

c) Fonction Sociale : La fiscalité est un instrument de redistribution des


revenus pour réduire les inégalités sociales
V. Classification d’impôt :

26
Plusieurs classification sont possible on retient ci après la classification
économiques et la classification administrative :

Classification d’impôt

Classification économique Classification


administrative
Origine de la richesse Impôt direct

Impôt sur le revenu : Sans intermédiaire

Cet impôt touche l’ensemble des sommes perçus il existe une relation
par une personne pendant une période directe entre les
préalablement définie (IR ; IS) contribuables et le trésor
public

Ex : IR ; IS

Emploi de la richesse Impôt indirect

Impôt sur la dépense : Avec intermédiaire

Cet impôt frappe l’utilisation de revenu (TVA) Il existe un tiére


collecteur qui intervient
pour encaisser l’impôt et
le réserve au trésor public

27
EX : TVA

VI. Les impôts gérer par la DPI de Meknès :

1. La taxe professionnelle :

Taxe professionnelle est une taxe qui s’applique du fait de l’exercice d’une
activité professionnelle au Maroc.
IL S’agit d’une taxe ne tenant compte ni de chiffre d’affaires ni des bénéfices
effectivement réalisé. Elle est assise sur la valeur locative de tous les
éléments servant à l’exercice de l’activité professionnelle.
Les taux de la taxe professionnelle applicables à la valeur locative sont fixés
par rapport à la classe contribuable en fonction de l’activité exercée (classe 3
: 10% / C2 :20%/ C1 :30%)

L’assiette de la TP= Valeur locative annuelle brute*Co

2. La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) :

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A . Définition
La TVA est l’impôt indirect qui frappe l’ensemble des transactions
commerciales réalisées sur le territoire Marocain.
Toutes les opérations et activités à caractère industriel commercial ou artisanal
ainsi que les professions libérales entrent dans le champ d’application de TVA,

TVA due (mensuelle) = TVA facturée (m) - TVA récupérable sur


Quelle que soient -laTVA
immobilisations nationalité et le sur
récupérable statut juridique des personnes exerçant
charges
les dites activités.

B . Les catégories de redevables de tva

3 . l’impôt sur les sociétés :

Il est appliqué aux personnes morales, établissements publics, associations et

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Organismes assimilés, les fonds créés par voie législative ou par convention ne
Jouissant pas de la personnalité morale et dont la gestion est confiée à des
Organismes de droit public ou privé, et les centres de coordination d’une
société non résidente ou d’un groupe international dont le siège est situé à
l’étranger.

 Exemple illustratif
La déclaration du résultat fiscal d’une société X déposée le 31 mars 2017, au
titre de l’exercice comptable 2016, fait ressortir les éléments suivants :

- Chiffre d’affaires (HT) : 10 000 000 DHS


- Bénéfice net : 500 000 DHS
 Calcul de la cotisation minimale (C .M) :

- Base de la CM : 10 000 000 DHS


- Taux de la CM : 0 ,50 %
- Montant de la CM : 10 000 000 x 0 ,50% = 50 000 DHS

 Calcul de l’impôt sur les sociétés (IS) :

- Bénéfice net : 500 000 DHS


- Taux de l’impôt : 30%
- Montant de l’IS : 150 000 DHS

Etant donné que le montant d’IS (150 000 DHS) est supérieur à celui de la CM
(50 000 DHS), le montant d’IS exigible est de 150 000 DHS

Ainsi les bénéfices réalisés par la société X au titre de l’exercice 2015 restent
soumis à l’IS au taux normal de 30% du fait que le nouveau barème de l’IS ne

30
s’applique qu’aux bénéfices réalisés au titre des exercices ouverts à compter du
1er janvier 2016, comme prévu par l’article 8-IV-2° DE LA L.F. N° 70-15 précitée 

 Les taux appliqué :

 20% pour les sociétés réalisant un bénéfice net fiscal supérieur à 300 000 DHS
et inférieur ou égal à 1 000 000 DHS
 30% pour les sociétés réalisant un bénéfice net fiscal supérieur à 1 000 000 DHS
et inférieur ou égal à 5 000 000 DHS
 31% pour les sociétés réalisant un bénéfice net fiscal supérieur à 5 000 000 DHS

 Méthode de calcul :

 Cotisation minimale (CM) : chiffre d’affaires (HT) x taux


 L’IS : bénéfice net x taux

4 . L’impôt sur le revenu :


Il désigne la part relative d’un revenu quelconque imposée à l’administration

fiscale.

Section 3 : Les taches effectuées

31
Durant mon stage au sein de la direction régionale des impôts de Meknès, j’ai
pu effectuer plusieurs tâches au sein d’un bureau de la fiscalité des grandes
entreprises au sein de la première subdivision ISMAÏLIA des personnes morales
qui se présente comme suite :

La subdivision des personnes morales est une entité assez jeune au sein de la
direction créé en 2002 et qui assure la gestion des sociétés vie-à-vie de :

 L’IS / TVA ;
 L’IR source ou l’IR sur salaire ;
 Le remboursement et l’exonération de la TVA.

Effectivement pendant la période de mon stage au sein de l’administration de


la direction provinciale des impôts j’ai eu l’opportunité d’approfondir mes
connaissances que j’ai acquise durant ma formation et de les appliquer sur le
plan pratique.

Je présente au dessous les tâches effectuées :


1- Le classement :
Le classement constitue une étape essentielle et très importante pour faciliter
la démarche du travail dans la direction, il consiste à mettre en ordre les
déclarations TVA par ordre numérique de l’identifiant fiscal.

Ce classement est parmi les tâches les plus importantes car il permet de gagner
le temps. (Voir l’annexe)
2- Certification des bilans :

32
En ce qui concerne cette tâche j’étais chargée de vérifier si la copie de bilan est
conforme au bilan déposé.
3- Calcul de TP (voir page N : 29)

4- Calcul de l’IS (voir page N : 30)

5- Consultation des régularisations des entreprises.

6- Relance des défaillants (voir avis de réception. Annexe)

7-Le traitement du contentieux de l’impôt : Les services fiscaux traitent


les réclamations contentieuses préalables et les demandes gracieuses,
lorsque ses agents ont la compétence pour répondre ou à l'attention du
ministre du budget. Si la réclamation préalable est rejetée, le
contribuable peut saisir le juge de l'impôt, c'est-à-dire soit le juge
administratif (pour les impôts directs et la TVA) soit le juge judiciaire
(pour les droits d'enregistrement et l'ISF).

Au cours de chapitre on a essayé de présenter le Direction Générale des Impôts


et précisément la Direction Provinciale des Impôts de Meknès ainsi que les

33
tâches que j’ai effectuées au sein de la subdivision de la fiscalité des personnes
morales notamment dans le service IS /TVA et IR / salaire.
En effet ce stage m’a permis de rencontrer des gens de différentes disciplines,
et de nouer des contacts avec des personnes de mo domaine, et surtout de
faire la différence entre les études théoriques et les réalités sur terrain qui est
le monde professionnel.
Ce stage m’a permis de vivre une expérience professionnelle
Forte et instructive. Aussi, j’ai pu mettre en avant mes compétences techniques
et théoriques dans le domaine économique ou encore renforcer mes acquis en
matière de fiscalité et prenant conscience de ma capacité de transmettre
efficacement dans un domaine quelconque sachant que ce secteur des taxes et
impôts est l’un des plus importants ressources économiques au Maroc.
Ainsi de voir de près les difficultés du métier de l’inspecteur à savoir le nombre
de dossiers à gérer, le changement perpétuel des dispositions fiscales,
imprécision de certains textes de loi ce qui peut engendre divers interprétions,
communication difficile avec les contribuables…
De ce fait, les connaissances que j’ai pu acquérir au sein de la DPI-Meknès me
Seront d’une grande utilité pour parvenir à concrétiser mes attentes
professionnelles.

Chapitre 2 : Le rôle de la DGI pour la lutte


contre la fraude fiscale :
34
L’apparition de la fraude fiscale remonte à la création de l’impôt, et depuis lors,
la fraude et impôt ne se sont plus séparés. Par ailleurs ce dernier n’a pas une
bonne réputation même s’il représente la principale ressource de l’Etat surtout
pour les pays en voie de développement.
Ainsi, si la fraude fiscale est une fuite devant l’impôt, il s’en suit que celui-ci
n’est plus en mesure de remplir son rôle sur les plans économiques, financiers
et sociaux. Cependant l’accomplissement de ces fonctions de l’impôt est faussé
par la fraude. En revanche le problème apparait, quand la fraude fiscale
devient importante. A l’observation beaucoup de pays du tiers-monde,
donnent l’impression de se résigner devant la fraude, ils ont tendance à la
considérer comme un mal incurable.
Au cours de ce chapitre on va essayer de définir la fraude fiscale, analyser ses
causes et conséquences et enfin d’exposer les moyens de lutte mis en œuvre
par la Direction Générale des Impôts.

Section 1 : Définition et causes de la fraude fiscale :


I. Définition de la fraude fiscale

Juridiquement, la fraude fiscale se définit comme la soustraction illégale à la


législation fiscale de tout ou partie de la matière imposable

35
D’un contribuable. En d'autres termes, le fraudeur paie peu ou pas d'impôt en
ayant recours à des moyens illégaux. 
Cette notion ne doit pas être confondue avec l'évasion fiscale, qui est une
pratique consistant à contourner ou diminuer l'impôt en profitant des possibilités
offertes par les règles fiscales ou leurs lacunes (niches fiscales, acquisition d'une
autre nationalité, etc.). 
II. Causes de la fraude fiscale au Maroc :
La fuite devant l'impôt est une tare qui frappe aussi bien les pays à système
fiscal hautement performant que les pays à système moins performant. Son
ampleur est dans les deux catégories de pays difficile à mesurer. Quand la
richesse se dissimule ou lorsque des transactions prennent une forme occulte,
il est difficile de les recenser.
En effet, la fraude fiscale a des causes diverses qui sont non seulement d’ordre
technique mais aussi d'ordre politique, moral et économique.
1. Causes techniques :

Les causes techniques de la fraude résident dans la complexité du système


fiscal et dans la difficulté d'évaluation de la matière imposable par l'inspecteur
des impôts.

Au Maroc malgré la réforme fiscale introduite depuis le début des années 8O


et qualifiée de fleuron de l'ajustement structurel dans la mesure où elle a tenté

36
De simplifier le système fiscal, mieux l'équilibrer et de le rendre plus rentable et
plus équitable, dans la pratique la législation fiscale reste encore trop souvent
complexe.

2. Causes économiques :

La situation économique personnelle du contribuable ou l'effet de la


conjoncture économique commande souvent son comportement vis-à-vis du
fisc et crée chez lui une tendance à la fuite. Plus le tarif de l'impôt est élevé plus
le contribuable est tenté de fuir l'impôt puisque le bénéfice qu'il retire de la
fraude est d'autant plus élevé contrairement à une position économique
prospère qui incite le contribuable à payer normalement ses échéances
d'impôts pour ne pas courir le risque que ferait peser sur lui une tentative de
dissimulation. Dans une période d'expansion le commerçant a la possibilité de
rejeter la charge de l'impôt sur le consommateur en majorant les prix
contrairement à une période de dépression où les commerçants se trouvant
dans l'impossibilité de rejeter la charge sur le consommateur ont tendance à
frauder. L'économie informelle constitue elle aussi comme nous l'avons
mentionné plus haut une zone de fuite devant l'impôt dans la mesure où dans
ce secteur qui est à l'abri du fisc, ni les bénéfices ni les salaires, ni les
transactions ne sont soumis à l'impôt ce qui engendre de fortes pertes fiscales.
La "légalisation" ou la maîtrise de l'économie informelle à travers
l'identification et l'aide aux micros entreprises de ce secteur pourrait

37
Contribuer à les intégrer dans l'économie officielle et partante à les rendre plus
contributives au développement économique et social du pays.

Section 2 : Le rôle de la DGI contre la fraude fiscale :

Le système fiscal marocain repose essentiellement sur le régime déclaratif. A ce


titre, ce sont les contribuables qui établissent leurs déclarations fiscales et
procèdent à la liquidation et au paiement de l’impôt sous leur propre
responsabilité. Ce régime comportant par la force des choses des risques
d’erreurs et d’omissions, ne peut limiter les tentatives de fraude, sans parler
des divergences d’interprétation devant la diversité des situations nées de
l’application des dispositions fiscales. C’est la raison pour laquelle, le législateur
a doté l’Administration fiscale d’un droit de contrôle de ces déclarations. Le
contrôle fiscal est donc la contrepartie logique et objective du régime
déclaratif. La loi fiscale reconnaît à l’administration fiscale certains droits dont
la nature et l’étendue ont pour objet de faciliter à celle-ci le contrôle fiscal:

Droit de contrôle ;
Droit de constatation ;
Droit de communication ;
Droit de préemption ;

En parallèle, l’administration fiscale dispose également :


D’un pouvoir d’appréciation ;

D’un droit de contrôle des prix et déclarations estimatives.

38
I. Mesures mises en œuvre par la DGI afin de lutter contre la
fraude fiscale :
Le Contrôle fiscal peut consister en une vérification de comptabilité couvrant la
totalité des opérations effectuées et tous les impôts auxquels est soumis le
contribuable (contrôle dit global) ou couvrant uniquement une opération, un
impôt ou une période donnée (contrôle dit ponctuel) suivant des procédures
fiscales. On entend par "Procédures Fiscales" l'ensemble des règles et
formalités régissant les rapports entre l’Administration fiscale et les
contribuables en matière de contrôle de l’impôt et de contentieux. Elles
tendent à équilibrer les relations entre l'administration et les contribuables et
permettent à l'Administration d'exercer les droits que lui confère la loi fiscale
(droits de contrôle, droit de constatation, droit de communication...) toute en
garantissant les droits du contribuable (la présomption de bonne foi, le droit
de la défense, le droit à l'information, le droit de contestation...). Le Code
Général des Impôts (CGI) a regroupé l'ensemble de ces règles au niveau du
livre II intitulé "Procédures Fiscales" (Articles 210 à 248).
Pour bien mener un contrôle fiscal, l’administration est contrainte à respecter
certaines règles notamment celles qui concernent les démarches de
notification, les délais de prescription, les procédures de rectification et de
taxation.

39
Controle fiscal

Sur pièce Sur place

1. Le contrôle sur pièce :

Cette forme de contrôle est très importante dans le cadre de la prévention


aussi bien de la fraude, car il permet à l'administration fiscale de procéder à un
examen critique des diverses déclarations et informations fournies par les
contribuables.

Elle doit y parvenir au moyen des renseignements figurant dans le dossier de


chaque contribuable. Le contrôle sur pièces est exercé dans les bureaux de
l'administration

40
fiscale par ses personnels, c'est-à-dire les agents de la direction générale
des impôts. Cette tâche revient à l'administration de vérifier la comptabilité et

le recensement fiscal. Le contrôle sur pièces permet à l'Agent de déceler les


écarts pour les exercices non prescrits par exemple :

De détecter les contribuables défaillants ;

De réparer les anomalies relevées dans les déclarations ;

De sélectionner les dossiers devant faire l'objet de contrôle sur place.

Toujours dans la perspective de la lutte contre la fraude, les inspecteurs


vérificateurs, contrôleurs sont assistés par le service d'enquête et de recherche
dont les principaux axes de leur mission sont :

La détection des opérations économiques qui œuvrent dans la


clandestinité ;

La recherche des contribuables qui se maintiennent à tort sous un


régime fiscal favorable ;

La mise en évidence des systèmes de fraude sur le chiffre d'affaires.

C'est ainsi que les inspecteurs vérificateurs utilisent trois méthodes de travail.
La première méthode correspond à un examen formel, examen par lequel
l'agent des impôts s'assurera du respect par le contribuable de ses devoirs ou
obligations.
41
Cette première méthode permet au fisc de vérifier les pièces produites par le
contribuable pour la déclaration de leur impôt dont il est redevable. Toutefois,
en cas d'insuffisance dans la production des pièces requises, l'administration

Conserve le droit de saisir le contribuable par une lettre de reprise. La


deuxième méthode quant à elle, exprime non pas un examen formel mais un
examen de cohérence. Cette deuxième méthode débouche sur une analyse
approfondie des déclarations souscrites par le contribuable et en cas
d'irrégularité, l'administration saisit le contribuable par une note. La troisième
méthode traduit au contraire un examen technique. Elle consiste pour l'agent
fiscal d'approfondir ses investigations dans les principaux postes du bilan et du
compte de résultat. Cependant, la mise en œuvre par l'administration fiscale de
ces trois formes de contrôle aboutit le plus souvent aux conclusions qui varient
selon la gravité

2) Le contrôle sur place :

L'administration a la faculté de contrôler la comptabilité de l'entreprise sur


place. Dans ce sens, le vérificateur suite à l'envoi d'un avis de vérification se
rend au siège de l'entreprise ou lieu de son principal établissement où cette
vérification doit s'exercer. Toutefois, le contribuable, peut demander que ce
contrôle se déroule soit dans les bureaux de son comptable, soit dans les
locaux de l'administration. Ces opérations consistent à confronter les éléments
de la comptabilité présentée à certaines données de fait ou matérielles afin de
voir la sincérité des déclarations souscrites et de procéder le cas échéant à
l'établissement de l'impôt éludé. Différents types de contrôles sur place

42
Peuvent être envisagés à savoir : Le contrôle ponctuel ; la vérification partielle ;
la vérification de la situation personnelle d'ensembles.

3) Procédures fiscales :

A. Règles de notification :

La "notification" est juridiquement définie comme étant "la formalité par


laquelle on tient officiellement une personne, informée du contenu d'un acte
auquel elle n’a pas été partie, ou par laquelle on lui donne un préavis, ou par
laquelle on la cite à comparaître devant un tribunal, ou enfin, par laquelle on
lui donne connaissance du contenu d'une décision de justice.". En adaptant
cette définition au domaine du droit fiscal, nous pouvons définir la

43
"notification" comme étant la formalité par laquelle l’administration fiscale
informe des

Mesures ou actes qu’elle entreprend pour régulariser la situation fiscale d’un


contribuable tout en sauvegardant les garanties de ce dernier. Le respect des
règles et modalités de notification, telles qu’elles sont prévues par l’article 219
du CGI, revêt donc une importance primordiale pour le bon déroulement des
procédures fiscales.

Lieu de la notification : La notification est effectuée, quelle que soit la


forme choisie, à l'adresse indiquée par le contribuable dans ses
déclarations, actes ou correspondances communiqués à l’inspecteur des
impôts de son lieu d’imposition. N.B. En cas de liquidation d’une société,
la notification est effectuée à l’adresse du syndic ou du liquidateur.

Voies de notification : La procédure de notification peut s’effectuer :

o Soit par lettre recommandée avec accusé de réception ;

44
o Soit par remise en main propre par l’intermédiaire des agents
assermentés de l’administration fiscale, des agents du greffe, des
huissiers de justice ou par voie administrative (autorité locale…).
La remise en main propre est effectuée par l’intermédiaire des agents
assermentés de l’administration fiscale, des agents du greffe, des
huissiers de justice ou par voie administrative (autorité locale...).

Modalité de remise : En raison du caractère confidentiel des


correspondances, le document à notifier doit être présenté au
contribuable sous pli fermé. La remise en main propre est constatée par
un certificat de remise servi sur un imprimé modèle fourni par
l'administration, en double exemplaire et doit comporter les indications
suivantes :
o Le nom et la qualité de l'agent notificateur ;
o La date de la notification ;
o L’identité de la personne ayant reçu le document et sa signature
et, le cas échéant, le numéro de sa carte d’identité nationale.

Personnes physiques : Personnes morales :

La remise du pli vaut notification, si Pour les sociétés et autres personnes


elle est faite : morales, la notification se fait par la
 à personne, c'est-à-dire au remise du document soit :
contribuable lui- même;  à l'associé principal pour les
 à domicile entre les mains de sociétés et groupements prévus
parents (ascendants, par l'article 26 du CGI
descendants...), d'employés ou  soit au représentant légal de la
de toute autre personne société ou de la personne
habitant ou travaillant avec le morale concernée, soit entre
destinataire, c'est-à-dire au lieu les mains d'employés ou de
de résidence de l'intéressé, son toute personne travaillant à la
45
lieu de travail ou à tout société destinataire.
domicile élu par l'intéressé dans
ses déclarations, tel le cabinet
Pour les sociétés en redressement ou
de l'avocat ou du conseiller en liquidation judiciaire, la personne
fiscal par l'intermédiaire habilitée à recevoir la notification est
desquels il a saisi le représentant légal de la société, en
l'administration dans le cadre l’occurrence le liquidateur ou le
de l'affaire ayant donné lieu à la
syndic. En cas de refus de réception,
notification. le document est également considéré
avoir été valablement notifié, après
En cas de refus de réception dudit l'écoulement d'un délai de dix (10)
document, le pli est considéré avoir jours qui suit la date du refus de
été valablement notifié après réception.
l'écoulement d'un délai de dix (10)
jours qui suit la date du refus de
réception.

Cas ou le document n’a pu être remis à l’adresse communiquée par le


contribuable à l’administration : Lorsque le pli n’a pu être remis au
contribuable à l'adresse qu’il a communiquée à l'inspecteur des impôts,
suite à son envoi par lettre recommandée avec accusé de réception ou
par l’intermédiaire des agents du greffe, des huissiers de justice ou par
voie administrative, ce pli est considéré avoir été valablement notifié
après l’écoulement d’un délai de dix (10) jours qui suit la date de la
constatation de l’échec de la remise du pli précité. Il s’agit, dans ce cas,
des plis retournés à l’administration avec la mention :

o non réclamé ;
o changement d’adresse ;
o adresse inconnue ou incomplète ;
o locaux fermés ;
46
o ou contribuable inconnu à l’adresse indiquée.
Dans ce cas, les délais prescrits courent à compter :
o de la date de retrait du pli auprès des services concernés lorsque
ce retrait intervient avant l’expiration du délai de dix (10) jours qui
suit la date de constatation de l’échec de remise ;

o du onzième jour qui suit la date de la constatation de l’échec de la


remise du pli lorsque le retrait est effectué au-delà du dixième jour
qui suit la date de constatation dudit échec.

4 . Procédure de taxation d’office :

La procédure de taxation d’office doit être mise en œuvre en cas de :


 Défaut de Déclaration, Déclaration incomplète ou Défaut de versement
de Retenues à la Source (Art 228 du CGI) ;
 Infraction aux dispositions relatives à la présentation des documents
comptables et au droit de contrôle (Art 229 du CGI) ;
 Application des sanctions pour infraction au droit de communication
prévues par l’article 191-1°du CGI (Article 229 du CGI).

 En cas de défaut de Déclaration, Déclaration incomplète ou Défaut de


versement de Retenues à la Source :
Le schéma suivant synthétise la démarche à suivre en cas de défaut de
déclaration, déclaration incomplète ou défaut de versements de
retenues à la source tel qu’il est prévu par l’article 228 du CGI :

47
 En cas d’infraction aux dispositions relatives à la présentation des
documents comptables et au droit de contrôle :

48
L’impôt est considéré comme étant un fardeau, il entraîne des réactions
négatives de la part du contribuable qui s’estime lésé et frustré en transférant
la maîtrise d’une partie de ses ressources à l’État en négligeant qu’il contribue
au développement du pays .
49
En ce qui concerne cette partie on a essayé de définir la fraude fiscale, ses
causes et ses conséquences. On a également essayé de cerner les différents
concepts du contrôle fiscal comme étant la principale mesure entretenue par la
DGI afin de lutter contre la fraude fiscale.
Le dernier chapitre de ce rapport dresse les résultats d’une étude empirique
portant sur la pratique du contrôle fiscale ainsi que la relation liant
l’administration fiscale des contribuables à travers 2 questionnaire le premier
est dédié a un gestionnaire à la DPI de Meknès et le second à 12 entreprises
présentes sur la région Fès-Meknès.

Chapitre 3  : Enquête effectuée au sein des


Entreprises & de la DPI Meknès
L’étude de cas est une méthodologie qui est employée pour étudier quelque
chose de spécifique dans un phénomène complexe. L’objectif de cette
recherche vise à savoir :

Le contrôle fiscal le plus appliqué par la DGI ;


L’impôt vu par les contribuables ;
La relation qui lie les contribuables avec l’administration fiscale ;
Comprendre pourquoi le contribuable choisit de payer ou ne pas payer
ses impôts.

En effet ce chapitre sera subdivisé en en deux section :

La première vise à présenter le champ de l’enquête et sa méthodologie


et les traits essentiels de l’enquête sur terrain en tant que méthode.
La seconde présentera l’analyse du résultat de l’enquête qui dégage et
discute la finalité de l’étude de notre étude.

50
Section 1 : Résultats statistiques :

L’étude théorique a affirmée que la DGI joue un rôle très important en matière
de lutte contre la fraude fiscale qui constitue un vrai problème pour l’Etat ainsi
que pour la société en général.

Pour se rapprocher plus de l’environnement professionnel et essayer de rendre


notre travail plus dynamique nous avons effectué une enquête sur un
échantillon choisi à travers deux questionnaire qu'on a établi afin d'étudier
d'une manière profonde la réalité du contrôle fiscal au Maroc, le premier est
destiné a un gestionnaire au sein de la DPI –Meknès- et le second a quelque
entreprises de la région.

I. L’élaboration d’un questionnaire :

Le Questionnaire vise à recueillir des informations pertinentes permettant une


interprétation univoque des réponses, il est nécessaire qu'il soit facile à
comprendre et simple à remplir.
Les concepts utilises doivent satisfaire les objectifs de l'enquête et permettre
d'obtenir des réponses précises et cohérentes.
C’est pour ceci qu’on s’est servi d’un questionnaire simple et compréhensible
dans le but de simplifier au maximum la formulation des questions et ne pas
fatiguer inutilement la personne interrogée ou créer une ambigüité.

Les différents types de questions utilisées :


Les questions ouvertes : Question pour laquelle il n’y a pas de
réponses préétablies proposées au répondant, celui-ci donc est
entièrement libre dans sa réponse. Les questions ouvertes

51
rendent le traitement plus difficile, mais elle sert à connaitre l’avis
du questionnée.
Les questions fermées : Question pour laquelle la personne
interrogée se voit proposée un choix parmi des réponses
préétablies. La question fermée peut être à choix unique ou choix
multiple. Les questions fermées facilitent le traitement des
réponses mais nécessitent une connaissance préalable permettant
de proposer les réponses adéquates sous peine de retrouver un
grand nombre de réponses sous le choix «  autres ».
II. Le contenu du questionnaire :
 Questionnaire dédié à la DPI :

A travers ce questionnaire composé de questions ouvertes j’ai pu avoir une


idée plus claire sur le contrôle fiscal que sa soit sur pièce ou sur place.

 Questionnaire dédié aux entreprises de la région :

Ce questionnaire est composé de 2 parties (voir annexe).

La première est consacrée à l’identification de l’entreprise


(Dénomination sociale, siège social, secteur d’activité…).
La seconde contient des questions ouvertes et fermées qui
concernent le thème de ce rapport.
III. Constitution de l’échantillon :

La population cible : Ce sont les entreprises.

Taille de l’échantillon : L'échantillon doit être représentatif c'est-à-dire doit


refléter dans sa structure la diversité réelle de la population de base.
Les critères de choix de l'échantillon ont été effectuées d'une manière à ce que
toutes les entreprises qui constituent ce dernier, opèrent dans le secteur de
l'industrie en général et se concentre essentiellement dans la zone industrielle
Sidi BOUZEKRI.

52
Notre échantillon est composé de 12 entreprises qui se présentent comme
suit :

Sté SOHAM Sté RIVERA METAL Sté PLANCHERS BAB MANSOUR


Sté SOTRAJIJI Sté SOFAMIA Sté GPC PAPIER CARTON
Sté MEKPREFAT Sté RITA FER Sté ECOPRAM
Sté HILALA 2000 Sté INFOMEDIAPRESS Sté MANSOURI PHYTO

Section 2 : Résultats de l’enquête effectuée à la DPI :

 Question 1 : Quand est-ce qu’on procède au contrôle sur pièce ?


 Réponse : On procède au contrôle sur pièce lorsqu’on détecte quelques
anomalies ou quelques erreurs matérielles que sa soit des erreurs
détectées par le système ou par le gestionnaire.
 Question 2 : Combien de dossiers ont été proposés ce trimestre par
gestionnaire ?
 La moyenne des dossiers proposés par gestionnaire est de 26 dossiers
sur un nombre de 14 gestionnaires.
 Question 3: Quel type d’anomalie est plus fréquent ?
 Le niveau de pertinence des anomalies système est faible par rapport
aux anomalies détectées par le gestionnaire.
 Question 4 : Le montant des accords est –t-il faible, moyen ou élevé ?
 Réponse : Le montant d’accord varie selon le secteur et la nature de
l’anomalie mais ça reste moyen afin d’encourager les sociétés à
régulariser leurs situations.
 contrôle ponctuel d’un poste ou d’une déclaration ou d’une opération
bien définie.
 Réponse : La garantie est la signature du protocole d’accord qui confirme
le consentement entre la société faisant objet de contrôle et la DGI.

53
 Question 5 : Que pensez-vous des mesures prises par la DGI ?
 Réponse : Les mesures prises par la DGI sont dans le sens de lutter contre
la fraude et encourager les entreprises à déclarer leurs situations réelles.
 Question 6 : Que proposez-vous afin d’améliorer le contrôle fiscal ?

 Réponse : Augmenter le nombre des sociétés à contrôler et vérifier


chaque déclaration, augmenter le nombre des gestionnaires chargés du
contrôle.

Section 3 : Résultats de l’enquête effectuée auprès de quelques


entreprises :

 Question 1 : Votre chiffre d’affaire varie entre ?

0 – 300 000 DHS 11
300 000 – 500 000 DHS 1
Au-delà de 500 000 DHS 0

Commentaire : En se basant sur les réponses requises on remarque que 91.7%


des entreprises objet de notre étude ont un CA qui varie en 0 – 300 000 dhs.

54
 Question 2 : Vous déclarez régulièrement votre situation à
l’administration fiscale ?

Oui 12
Non 0

Commentaire : A partir des réponses requises on constate que la totalité des


entreprises enquêtées déclarent régulièrement leur situation fiscale à
l’administration fiscale.

 Question 3 : Avez-vous déjà déposé une déclaration hors délai ?

Oui 10
Non 2

55
Commentaire : A ce niveau, on remarque que 83.3% des entreprises
interrogées déposent leurs déclarations dans les délais prévus par la loi.

 Question 4 : Ça vous est déjà arrivé de ne pas déclarer une partie de
votre chiffre d’affaire à l’administration fiscale ?

Oui, plusieurs fois 0


Oui, une seule fois 2
Non 10

. Commentaire : D’après le graphe on remarque que la majorité des entreprises


enquêtées déclarent leur CA réel à l’administration fiscale.

56
 Question 5 : Ça vous est déjà arrivé de gonfler vos charges ?

Oui 1
Non 11

Commentaire : En se basant sur le graphe on constate que 91.7% des


sociétés objet de notre enquête n’ont jamais gonflées leurs charges.

 Question 6 : Vous remplissez votre déclaration seul ou grâce à un


comptable?

Seul 2
Comptable 10

57
Commentaire : 83.3% des entreprises remplissent leurs déclarations à l’aide
d’un comptable.

 Question 7 : Vous pensez que la fraude peut se justifier dans certains
cas?

Oui 1
Non 8
Sans opinion 3

Commentaire : La majorité des sociétés pensent que la fraude ne peut pas


se justifier en aucun cas

58
 Question 10 : Pour payer moins d'impôts, seriez vous prêt à accepter
d’abandonner tout ou une partie des services publics mis à votre
disposition ?

Oui 0
Non 7
Sans opinion 5

Commentaire : Selon notre enquête il s’avère que 58.3% des entreprises


ne sont pas prêt à abandonner tout ou une partie des services publics
mis à leur disposition face à un dégrèvement de l’impôt.

 Question 11 : Seriez vous prêt à payer plus d’impôts pour augmenter
les services publics mis à votre disposition ?

Oui 10
Non 2

59
Commentaire : 83.3% des entreprises sont prêtes à payer plus d’impôt
afin d’augmenter les services publics mis à leur disposition.
 Question 12 : Vous vous sentez moralement obligés de payer vos
impôts ?

Oui 10
Non 2

Commentaire : On constate d’après la représentation graphique que


83.3% des entreprises se sentent moralement obligés de payer leurs
impôts.

60
 Question 13 : L’administration fiscale vous a t elle demandé des
informations et/ou des pièces justificatives sur l’une de vos
déclarations fiscales ?

Oui 3
Non 9

Commentaire : Selon le graphe, il est évident que l’administration fiscale


à demandée des informations et/ou des pièces justificatives sur l’une des
déclarations fiscales de 25 % de notre échantillon.

 Question 14 : Avez-vous déjà fait l’objet d’un contrôle fiscal ?

Oui 1
Non 4
Ne se prononce pas 7

61
Commentaire : Il s’avère que seulement 8.3% des entreprises enquêtées
ont déjà fait objet de contrôle fiscal.

62
Dans cette partie nous avons effectué une étude empirique basée sur deux
questionnaires, le premier est composé de 11 questions destiné à un
gestionnaire de la Direction Provinciale des Impôts Meknès et le deuxième de
14 questions destiné aux entreprises, afin de répondre a notre problématique.

On a pu constater que le contrôle fiscal constitue la principale mesure mise en


œuvre par l’administration fiscale qui a plus tendance à se mettre d’accord
avec le contribuable sur le montant du complément que de le sanctionner afin
l’encourager à rectifier sa comptabilité et déclarer sa véritable situation.

En effet l’impôt ne doit plus être considéré comme étant une charge à subir
mais une variable à gérer, c’est pour cette raison qu’il faut mieux sensibiliser
sur l’utilité de l’impôt.

63
Conclusion générale :
Mon stage au sein de la DPI Meknès a été très instructif. Au cours de ces deux
mois, j’ai pu avoir un aperçu global sur l’activité du secteur IS/TVA.

C’était une occasion enrichissante qui m’a permis d’intégrer beaucoup plus le
domaine professionnel des impôts, de mettre à l’épreuve mes connaissances
théoriques en matière de fiscalité, aussi, j’ai eu l’occasion d’effectuer des
tâches aussi variées qu’intéressantes, ainsi j’ai pu constater que la mission d’un
gestionnaire est beaucoup plus qu’un travail de routine administratif (saisie,
accueil des contribuables…), mais un travail d’analyse de qualité, de capacités,
de synthèse et de rigueur, un sens d’organisation avec aptitude de
communication et compréhension.

En effet, cela s’est fait ressenti depuis les premiers jours dans la direction grâce
à son personnel compétent qui m’a procuré un climat de travail aussi sérieux
qu’agréable durant toute la durée du stage.

Bien entendu, la DPI Meknès est l’exemple concret de toute administration qui
se caractérise par la force de travail, elle permet a travers des différents impôts
de financer les charges de l’Etat, elle lui permet aussi de se procurer des
ressources financières, constituant un instrument privilégié de politique
économique, qui sert à orienter l’activité économique selon les objectifs du
pouvoir public.

64
Annexe
Questionnaire adressé aux entreprises de Meknès :
Dans le cadre de ma formation à l’Ecole Supérieure de Technologie à Meknès
et pour l’obtention du diplôme universitaire (ESTM), j’ai choisi d’effectuée mon
stage à la Direction Provinciale des Impôts à Meknès dans le service de la
fiscalité des grandes entreprises c’est pour cela je réalise une enquête
concernant : la loi de finances 2016 et 2017(Dématérialisation fiscale au
Maroc): Quels sont les impacts de l’imposition fiscale sur l’investissement ? Cas
des entreprises au Maroc.
Je vous serais très reconnaissante de bien vouloir consacrer quelques minutes
pour y répondre. Sachant que vos réponses sont totalement anonymes.

L’enquête effectuée auprès de quelques entreprises

 Question 1 : Votre chiffre d’affaire varie entre ?

0 – 300 000 dhs


300 000 – 500 000 Dhs
Au-delà de 500 000 Dhs
 Question 2 : Vous déclarez régulièrement votre situation à
l’administration fiscale ?

Oui
 Non

65
 Question 3 : Avez-vous déjà déposé une déclaration hors délai ?
Oui
Non
 Ça vous est déjà arrivé de ne pas déclarer une partie de votre chiffre
d’affaire à l’administration fiscale ?
Oui, plusieurs fois
Oui, une seule fois
Non
 Question 5 : Ça vous est déjà arrivé de gonfler vos charges ?
Oui
Non
 Question 6 : Vous remplissez votre déclaration seul ou grâce à un
comptable?
 Seul
Comptable
 Vous pensez que la fraude peut se justifier dans certains cas?
Oui
Non
Sans opinion
 Question 10 : Pour payer moins d'impôts, seriez vous prêt à accepter
d’abandonner tout ou une partie des services publics mis à votre
disposition ?
Oui
Non
Sans opinion

66
 Question 11 : Seriez vous prêt à payer plus d’impôts pour augmenter
les services publics mis à votre disposition ?
 Oui
Non
 Question 12 : Vous vous sentez moralement obligés de payer vos
impôts ?
 Oui
 Non
 Question 13 : L’administration fiscale vous a t elle demandé des
informations et/ou des pièces justificatives sur l’une de vos
déclarations fiscales ?
 Oui
Non
 Question 14 : Avez-vous déjà fait l’objet d’un contrôle fiscal ?
 Oui
Non
 Ne se prononce pas

L’enquête effectuée à la DPI 

Question 1 : Quand est-ce qu’on procède au contrôle sur pièce ?



Question 2 : Combien de dossiers ont été proposés ce trimestre par
gestionnaire ?

Question 3: Quel type d’anomalie est plus fréquent ?

67
Question 4 : Le montant des accords est –t-il faible, moyen ou élevé ?


Question 5 : Que pensez-vous des mesures prises par la DGI ?

Question 6 : Que proposez-vous afin d’améliorer le contrôle fiscal ?


68
Table de matière

Introduction général 5

Chapitre 1 : présentation de la DGI et des taches effectuées 8


Section 1 : présentation de la Direction Générale des impôts 8
I. Historique de la direction général des impôts 8
II. Les missions de la Direction Générale des impôts 9
1. Assiette de l’impôt 10
2. Recouvrement 10
3. Contrôle fiscal 10
III. Les valeurs de la direction générale des impôts 11
1. Engagement 11
2. Professionnalisme 12
3. Service public 12
IV. L’organisation de la DGI 12
1. L’organisation des services centraux 13
2. Organisation territoriale 13
V. L’organigramme de la Direction Générale des impôts 14
Section 2 : Présentation de la direction provinciale des impôts de
Meknès  16
I. Présentation de la DPIM 16
II. Les services de la DGI 18
1. Service régional de l’assiette 18
2. Service régional de vérification 19

69
3. Service régional des ressources humaines et système d’information
20
4. Service régional d’inspection 21
III. L’organigramme de la Direction provinciale des impôts de Meknès
21
1. La structure de la direction provinciale des impôts de Meknès
21

2. Organigramme de la subdivision 24
IV. Présentation de l’environnement de stage a la DPIM ‘’ La fiscalité de
l’entreprise marocaine’’ 25
1. Droit fiscal marocain 25
2. La distinction entre l’impôt et les autres prélèvements 25
3. Les fonctions de la fiscalité 26
V. Classification d’impôt 26
VI. Les impôts gérer par la DPI de Meknès 28
1. La taxe professionnelle 28
2. La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) 28
3. L’impôt sur les sociétés 30
4. L’impôt sur le revenu 31
Section 3 : Les taches effectuées 32
1. Le classement 32
2. Certification des bilans  33
3. Calcul de TP  33
4. Calcul de l’IS 33
5. Relance des défaillants 33
6. Le traitement du contentieux de l’impôt  33

Chapitre 2 : Le rôle de la DGI pour la lutte contre la fraude fiscale. 38

Section 1 : Définition et causes de la fraude fiscale 38

70
I. Définition de la fraude fiscale 38
II. Causes de la fraude fiscale au Maroc 38
1. Causes techniques 40
2. Causes économiques 40

Section 2 : Le rôle de la DGI contre la fraude fiscale 41


I. Mesures mises en œuvre par la DGI afin de lutter contre la fraude
fiscale 42
1. Le contrôle sur pièce 43
2. Le contrôle sur place 45
3. Procédure fiscales 46
A. Règle de notification 46
4. Procédure de taxation d’office 50

Chapitre 3 : Enquête effectuée au sein des Entreprises et de la DPI Meknès 53


Section 1 : Mythologie de l’enquête 54
I. L’élaboration d’un questionnaire 54
II. Le contenu du questionnaire 54
III. Constitution de l’échantillon 54

Section 2 : Résultats de l’enquête effectuée à la DPI 56


Section 3 : Résultats de l’enquête effectuée auprès de quelques entreprises
57

Conclusion 67

Annexe 68
Table des matières 72
Bibliographiques 67

71
Bibliographie
 Ouvrages:

 Code générale des impôts 2016


 Code générale des impôts 2017

 Le Journal interne de la direction générale des impôts.


 Projet de not circulaire relative aux taxes locales gérées par la DGI : taxe
professionnelle, taxe t’habitation, taxe de services communaux
 La loi 47.06 relative a la fiscalité des collectivités locales.

webographie:

 http://www.academia.edu (Fraude fiscale au Maroc par Ahmed


el bouazzaoui)

 http://www.academia.edu (Politique de lutte contre la fraude


fiscale au Maroc par Ahmed el bouazzaoui)

 http://www.theses.fr (L’état de la fraude fiscale au Maroc

Par Mohamed Bouchareb )

 http://www.pegase.ma

 http://aujourdhui.ma
72

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