Vous êtes sur la page 1sur 27

Chapitre I - Généralités

✓ Qu'est-ce que le multimédia?


✓ Origine
✓ Historique
✓ Intérêts du multimédia
✓ Les applications multimédia
✓ Paramètres de la QoS
✓ La voix sur IP
✓ La vidéo sur IP
Qu'est-ce que le multimédia?

✓ C'est l'ouverture de l'informatique à d'autres formes


d'informations que le texte et le graphique.( le livre blanc du
multimédia )

✓ Technique de communication qui tend à rassembler sur un seul


support l'ensemble des moyens audiovisuels (médium de base ,
dessins animés et informatiques (données et programmes ) pour
les diffuser simultanément et de manière interactives.
(dictionnaire du multimédia)
Selon la norme AFNOR le terme MULTIMEDIA peut désigner :

-Un assemblage des technologies destinées à gérer les données, le


son et l'image sur un même support.

-Un ensemble de techniques permettant d'utiliser des informations


de type texte, image fixe, image animée et son sur un même
support.

-Une caractéristique d'un système de traitement, un ordinateur, un


logiciel, etc., permettant l'exploitation simultanée de données
numériques, de textes, d'images fixes ou animées, de sons.
Origine

✓ Le multimédia est le carrefour de plusieurs domaines :


▪ Audiovisuel
▪ Informatique
▪ Télécommunications
▪ Art graphique, publicité, électronique...

✓ Ce domaine a bénéficié des avancées technologiques


▪ Technologies de stockage.
▪ Méthodes de compression/décompression.
▪ Technologies de transfert de données.
▪ Accroissement des capacités de traitements des ordinateurs
Historique

✓ Né dans les années 80 :

– Avec le vidéodisque analogique.


– Pour stocker des sons, des images fixes et de la vidéo.
– Premier : Hypercard (Macintosh Apple):
• Stocker du texte, des images et du son,
• Les manipuler,
• Les consulter par navigation.
✓ 1984-1985 : interface graphique sur les ordinateurs
✓ ~1988 : CD-ROM
✓ 1990 : sons et images sophistiqués
✓ Techniques de compression
✓ Puissance des machines
✓ 1994 : démocratisation d’Internet
✓ 2004 : Web 2.0
✓…
Intérêts du multimédia

✓ Nous nous souvenons en moyenne de :


- 10 % de ce que nous lisons
- 20 % de ce que nous entendons
- 30 % de ce que nous voyons.
Et :
- 50 % de ce que nous voyons et entendons en même temps,
- 80 % de ce que nous disons,
- 90 % de ce que nous faisons et disons en même temps.
Les applications :

Applications « grand-public » (loisir, éducation, art et


culture,...)
✓ magazine, journaux en ligne
✓ musée interactif
✓ encyclopédies électroniques
✓ livres électroniques
✓ TV et cinéma interactifs
✓ vidéo à la demande
✓ réalité virtuelle
✓ auto-apprentissage
Applications professionnelles (commerce, promotion,
formation)
✓ formation à distance
✓ vidéoconférences (visioconférence)
✓ catalogues interactifs
✓ commerce électronique
✓ domaine médical (télédiagnostic,dossiers)
✓ construction (architecte, simulation)
✓ réservation en ligne
Paramètres de la QoS

En relation directe avec les Propriétés d’un réseau

1.Le Débit (Throughput ou bitrate?)

▪ Le débit réel (throughput) d’un flux est défini comme le nombre de


bits effectivement reçus pendant un intervalle de temps, divisé par
la longueur de l’intervalle .

▪ Le débit théorique dépend de la bande passante du support utilisé.


Il représente la capacité de transmission maximale du canal utilisé,
par unité de temps .
2.Le Délai (Delay)

Le délai de transit d’un paquet à travers un réseau complet est

donné par le temps entre l’émission du premier bit du paquet

par la source et la réception du dernier bit du paquet par la

destination ( RFC 2679)

 Paquet perdu → Délai = ∞


Types de délais

délai de traitement
 Calculs et traitements au niveau des nœuds (calcul CRC, routage, …)
 * De l’ordre de microsecondes
délai d’attente
 Si la ligne de sortie est occupée, le paquet doit attendre dans un
tampon
 * De l’ordre de 1 – 100 ms
délai d’émission
 Temps nécessaire pour placer la totalité des bits d’un paquet sur la
ligne
 * D émission = Taille du paquet/Débit
délai de propagation
 Délai du signal physique entre l’émetteur et le récepteur (dépend de
la vitesse de propagation du signal) Dpropagation=distance /vitesse
Concept de Variation de délai
« La variation de délai de transit est définie pour une paire de paquets P1 et
P2. Elle est donnée par la différence des délais de transit des deux paquets:
Variation délai (P1,P2)= Délai (P2) – Délai (P1) » RFC 3393

 Remarque
• Peut être positive ou négative
• P1 ou P2 perdu → variation de délai = ∞

 La Gigue (Jitter)
« Considérons n mesures du délai de transit Délai1,….., Délai n. La
variation maximale absolue du délai de transit est appelée Gigue »

- la Gigue est un paramètre sensible dans le cas des applications temps


réel, le streaming, …
3. Taux de perte de paquets (PLR : Packet Loss Ratio)

 Soit T un intervalle de temps T = [t1, t2] et S = {P1, . . . , Pn} la


séquence des paquets émis pendant l’intervalle T.
 Un paquet est considéré comme correctement reçu, s’il arrive sans
erreurs et après un délai de transit maximum Délaimax défini.
 Le taux de perte, mesuré sur l’intervalle T, est défini comme le
rapport entre le nombre de paquets perdus ou erronés sur le nombre
de paquets émis (RFC2680)

Remarque
Le système doit tenter de différentier un paquet perdu d’un
paquet lent suivant différents mécanismes
4.Taux d’erreur binaire (BER: Bit Error Rate)

« C’est tout simplement le rapport du nombre de bits erronés au


nombre total de bits transmis »
- Ce paramètre dépend énormément de la qualité du signal, des
perturbations externes, …
Résumé des paramètres QoS

▪ Débit (throughput) s≈ bande passante (bandwidth)


▪ Délai (delay) : de bout en bout
▪ Taux de perte (Packet Loss): taux de paquets perdus
▪ Taux d’erreurs (Bit Error Rate: BER)
▪ Gigue (Jitter) : différence entre délai Max et délai Min
▪ Niveau sécurité: confidentialité, disponibilité, intégrité,
authentification,…
QoS (Quality of Service): Qualité de Service
➢ Contrat de garantie, essentiellement, des propriétés précédentes
pour une communication
➢ Les besoins sont différents selon le type d’application (temps réel:
délai limité, sensible à l’écoute: sécurité, …)
La Voix sur IP
 Définition :
Le principe est de faire circuler sur Internet, grâce au
protocole IP, les paquets de données correspondant à des
échantillons de voix numérisée.
 Fonctionnement :
La conversation analogique est encodée dans un format
numérique, avec compression possible, et encapsulée dans
des paquets IP pour être transportée sur le réseau
WAN/LAN
 La VoIP consiste à intégrer la voix et les données dans un
même réseau:
ce qui permet de réaliser des économies car
maintenance d'un seul réseau
Quelques problèmes
o Un réseau unique et en cas de panne, des conséquences
plus graves
o Une fiabilité des réseaux de données moins bonne que
celles des réseaux voix (perte des paquets)
o Présence d'une latence dans le réseau
• 0 à 300 ms , acceptable pour la plupart des
conversations
• 300 à 700 ms, devient pratiquement une
conversation half duplex
•> 700 ms, inutilisable
o Notion de QoS ( Quality of Service)
o Sécurité des conversations échangées
Schéma de principe Voix sur IP
Téléphonie sur IP, ou Voix sur IP ?
 Dans le cas de la VoIP, on se contente d’interconnecter des PABXs
en capsulant la voix numérisée, dans les paquets IP. Ces derniers
sont ensuite véhiculés au sein du réseau de données, de manière
classique, comme des paquets de données. La voix est simplement
« reconstituée » lorsque les paquets arrivent chez le destinataire.
Un exemple « parlant » de VoIP se trouve dans le raccordement de
2 sites via une ligne spécialisée qui transporte la voix et les
données.

 Quant à la ToIP, elle va plus loin que la VoIP en terme de


mécanismes et d’équipement, cherchant à apporter aux utilisateurs
la qualité de service (qualité de transmission, qualité de voix,
disponibilité ) et les services que ces derniers sont l’habitude de
trouver du côté de la téléphonie classique (présentation du numéro,
transfert d’appel, conférence, etc.) le tout sans faire appel aux
PABXs.
Les équipements clés
 IP Phone : Un téléphone se branchant sur le réseau IP
 Les softphones
 Logiciels d’émulation de terminaux téléphoniques sur PC
 Numérotation par clicks de souris
 L’utilisation est tributaire du PC connecté au réseau IP

 Le Gatekeeper
 Serveur informatique localisé sur le LAN avec les postes IP
 Réalise les fonctions H.323 ou SIP

 La Gateway
 Passerelle avec le réseau téléphonique commuté RTC
Les contraintes de la VoIP

Les trois principales causes des difficultés et des


limites associées à VoIP sont :

 le délai de latence,
 la gigue
 et le taux de perte des paquets.
Le délai ou latence
Pour une application voix sur IP, plusieurs facteurs influencent le délai durant une
transmission. Sur le chemin que prendrait une transmission de voix, après la
numérisation du signal, un délai est introduit par :

– le codage du signal par le CODEC (0.75 ms – 30 ms) [ITU G.729, G.723, etc.] ;
– la compression ;
– la mise en paquet ;
– le passage en file d’attente d’émission ;
– la propagation dans le réseau (délai de traitement dans les routeurs qui peut atteindre
les 30 ms) ;
– la bufférisation en réception (l’arrivée des paquets dans des tampons, afin d’être
livrés à un débit uniforme, cause une variation de délai (gigue) de 40 ms à 70 ms) ;
– la dépaquetisation ;
– la décompression ;
– le décodage ;
– et la restitution (conversion numérique analogique).

La valeur optimale couramment admise en VoIP, pour le délai d’un aller simple, est
inférieure ou égale à 100 ms et ce délai reste acceptable jusqu’à une valeur de 200ms
afin de respecter les contraintes d’une conversation interactive.
La gigue (ou « Jitter »)

La gigue, comme on l’a déjà vu , c’est la variation des écarts de


délais de transmission entre des paquets consécutifs. Elle
nécessite la mise en place de buffers en réception qui lissent ces
écarts pour retrouver le rythme de l’émission, ce qui a pour effet
néfaste d’augmenter le délai de transmission.

La valeur optimale couramment admise en VoIP, pour la gigue,


est inférieure ou égale à 40 ms et la valeur acceptable est
inférieure ou égale à 75ms.
Le taux de perte des paquets

La perte d’un paquet fait partie intégrante du concept de transmission IP.


Elle entraîne la disparition d’un ou plusieurs échantillons du flux voix, on
parle alors de distorsions du signal.

Suivant le nombre de paquets perdus, la qualité sonore en bout de ligne peut


s’en ressentir. Des solutions de retransmission des paquets de voix
engendreraient des délais trop importants. Si les paquets perdus ne le sont
pas en rafales, les codecs sont capables de « reconstruire » via des
algorithmes prédictifs les échantillons manquants, du moins jusqu’à un
certain seuil. Ce seuil est traduit en taux de pertes.

La valeur optimale du taux de perte, couramment admise pour un service de


VoIP, est inférieure ou égale à 1% et la valeur acceptable est inférieure ou
égale à 3%.
Exercice d’application :

On considère un réseau de type Ethernet à 100 Mbit/s.


L’application logicielle de l’émetteur numérise la parole
téléphonique en un temps négligeable. Le codeur de la parole
fonctionne à une vitesse de 8 Kbit/s et génère la transmission
de paquets d’une taille de 64 octets (comprenant 16 octets
d’en-tête). La vitesse de propagation considérée est de 200 000
km/s, et la liaison entre l’émetteur et le récepteur comporte 7
nœuds, chacun traitant un paquet en 1 ms.

Déterminer la distance maximale Dmax entre les


correspondants pour assurer un temps de transfert d’au plus
150 ms.

Vous aimerez peut-être aussi