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L'étonnant pouvoir des couleurs

La couleur est essentielle car elle matérialise le futur.

Les couleurs nous influencent à un point


qu'on ne soupçonne pas quelque soit le domaine:
psychologie, apprentissage, décoration d'intérieur,
mode, productivité, créativité, marketing, désirs,...

A l'époque où l'on s'émerveille sur la 3D,


la couleur n'est-elle pas la vraie nouvelle dimension à explorer?
Sommaire

COMPRENDRE LA COULEUR 3
I. PERCEPTION DES COULEURS 3
II. TEMPERATURE DE COULEUR 3
III. COMBIEN DE COULEURS ? 4
IV. PERCEPTION DES COULEURS DE LA FAUNE 5
V. LA SYNESTHESIE 5
VI. REPRODUCTION DES COULEURS 5
VII. ILLUSION D'OPTIQUE 5
SOUS INFLUENCE 6
I. COULEURS DU DANGER ET DE LA DOMINATION PHYSIQUE 6
II. COULEURS RELAXANTES ET CREATIVES 6
III. COULEURS, APPRENTISSAGE ET PRODUCTIVITE 7
IV. COULEUR DE LA PERSUASION 7
V. COULEURS SEXUELLES 7
VI. COULEURS ET SPORT 8
VII. COULEURS ET PERCEPTION DU GOUT 8
VIII. COULEURS ET ODORAT 9
IX. COULEURS ET PRODUITS OU PACKAGING 9
X. COULEURS QUI LAVENT PLUS BLANC 10
XI. COULEURS ET PHARMACOLOGIE 10
XII. COULEURS ET INCITATIONS A L'ACHAT 10
XIII. COULEURS ET VENTES EN LIGNE 11
XIV. LES COULEURS QUE VOUS AIMEZ VOUS FONT DU BIEN 11
XV. CHOIX DES COULEURS 12
XVI. QUE LA LUMIERE SOIT 12
XVII. COLORTHERAPIE 13
CHOISIR SES COULEURS 15
I. LA SYMBOLIQUE DES COULEURS 15
II. L'APPORT DU FENG SHUI 15
III. OSEZ LA COULEUR EN DECORATION 15
IV. COULEURS ET MODES VESTIMENTAIRES 16
V. COULEUR PAR COULEUR 16

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COMPRENDRE LA COULEUR

I. Perception des couleurs


La lumière est un faisceau de photons, c'est-à-dire un transfert d'énergie. Mais c'est aussi un
phénomène ondulatoire, une longueur d'onde électromagnétique qui peut être émise, filtrée ou
réfléchie (comme les infrarouges, les micro-ondes, les ondes radio, les rayons X ou UV, à la différence
fondamentale que nos yeux "ne voient pas" ces autres longueurs d'onde).
Cette longueur d'onde est perçue par notre spectre optique ou, plus exactement, par les cellules
sensorielles que sont nos cônes. Ils sont robustes, à peu près indéréglables et parfaitement formés dès
l'âge de 6 mois (avant on ne perçoit ni les bleus, ni les violets, ni les pastels). Nous en avons 3 types;
chacun sensible à une certaine plage de longueur d'onde: les courts pour les bleus, les moyens pour les
verts, et les longs pour les rouges. Certains ont même un quatrième type de cône sensible aux oranges.
On dit alors qu'ils sont tétrachromates.
La couleur n'existe alors que parce qu'on la regarde! Plus simplement, il s'agit de la lumière que voit
l'oeil - un mélange des 3 (ou 4) perceptions des cônes - décodée par le cerveau et dont l'intensité de la
perception varie selon la luminosité. Dans la pénombre, l'intensité lumineuse baissant, les cônes ne
perçoivent plus les couleurs (surtout les rouges, alors que les bleus tiennent mieux) et, à l'inverse,
lorsqu'il y a trop de photons, ils sont saturés et on est alors ébloui. Les couleurs étant une
caractéristique de la lumière, elles possèdent dès lors chacune un angle de réfraction.
La couleur se caractérise par 3 éléments:
- La teinte: la couleur spectrale correspond à une longueur d'onde unique
- La luminosité: le pourcentage de blanc, ou la quantité de photons émis par la source
NB: plus le photon est énergique, plus il "semble" tirer vers le violet; et à l'inverse, vers le rouge
- La saturation: le pourcentage de gris, ou l'amplitude relative de la longueur d'onde dominante
par rapport aux autres longueurs d'onde de la source
Pour aller un tout petit peu plus loin, il faut prendre également en considération les notions
d'oppositions de couleur dans le cerveau: vert/rouge, jaune/bleu, et noir/blanc. Non seulement on ne
perçoit aucune couleur rouge verdâtre ou jaune bleuâtre, mais on a aussi des rémanences
chromatiques négatives ("color-after-effects") dues à notre oeil qui génère automatiquement la couleur
complémentaire de celle qu'il voit et projette cette image rémanente sur les objets environnants.

II. Température de couleur


Nous percevons (sauf cas particulier) le rouge, l'orange et le jaune comme des couleurs chaudes, le
bleu et le violet comme des couleurs froides. Le vert est à considérer comme une couleur "tiède", c'est-
à-dire comme ni chaude, ni froide, puisqu'exactement au milieu du spectre de la lumière visible par
l'oeil humain.
Pour autant, si tel est notre ressenti, d'un point de vue physique, c'est faux! En effet, la température
des couleurs va à l'inverse de ce qu'on a coutume de penser. Plus la température est élevée, plus la
couleur tire vers le bleu.
La température des couleurs est exprimée en degré Kevlin et est basée sur le concept de "corps noir":
Un morceau de charbon est un corps noir qui absorbe tous les rayonnements de la lumière quelles que
soient leurs longueurs d'onde. En le chauffant, il deviendra orangé (1500K), jaune-orangé (2700K),
jaune clair (3200K), blanc (5800K), et au-delà de plus en plus bleu.
Cette notion de température de couleur est capitale car les couleurs sont perçues différemment par
notre cerveau selon leur température. De fait, un citron apparaît blanc dans une lumière rouge, brun
dans une lumière verte, et véritablement "couleur citron" dans une lumière "blanche".
Certains coloristes intègrent d'ailleurs cette notion – on parle de couleurs métamères – pour connaitre
le rendu d'un produit en lumière de jour ou selon la température de couleur du point de vente.

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En parlant de lumière du jour, la plupart des longues longueurs d’onde du soleil (rouges, oranges, et
jaunes) traversent l’atmosphère sans être trop dérangées par les particules présentes dans l’air. Par
contre, la lumière bleue (longueurs d’onde courtes) est déviée et réémet dans toutes les directions à
travers le ciel. Ce qui donne un ciel "bleu" qui change d’ailleurs selon les régions, c’est-à-dire selon les
particules dans l’air. Quand le soleil est à l'horizon, la lumière parcourt un plus long trajet et rencontre
donc plus "d'impuretés-miroir" avant d'arriver jusqu'à nos yeux. Résultat, le soleil est "rouge". Par
contre, lorsque le soleil est à midi, c'est-à-dire à la verticale, ce phénomène est toujours là mais dans
une moindre mesure. Voilà pourquoi il nous paraît blanc (pour l'astronaute, ce sera toujours blanc). Et
si les nuages sont blancs, c'est parce que les gouttelettes d'eau sont de taille supérieure aux longueurs
d'onde de la lumière et qu'alors l'intégralité du spectre est réfléchie, donnant du blanc.

III. Combien de couleurs ?


Si la perception des couleurs varie donc selon la matière de l'objet, la réaction du cerveau, et la
température de couleur ainsi que l'intensité lumineuse; la mémoire des couleurs, elle, est très imprécise
chez l'Homme. Pour autant, on s'accorde à dire que l'Homme peut discerner 150 teintes
monochromatiques, soit 300.000 couleurs en jouant sur la luminosité et la saturation.
Aujourd'hui encore, on ne sait trop pas combien de couleurs on peut de voir car nous ne sommes pas
égaux devant la perception:
- les femmes ont généralement une meilleure vue et distinguent mieux dans les bleus (avec des
réponses cérébrales différentes), les verts et les jaunes. De plus, elles sont plus tétrachromates
- les hommes ont beaucoup de mal, pour la plupart, à faire la différence entre le mauve et le
rose. Ils voient aussi les couleurs chaudes encore plus chaudes (une orange plus rouge, l'herbe
plus jaune, etc)
- les daltoniens (0,4 des femmes et 8% des hommes) confondent certaines couleurs et en voient
donc beaucoup moins
Sans parler que cela dépend aussi de ses propres performances visuelles, la luminosité, la surface (mat
ou brillant), l'angle de réfaction, la distance, etc.
La seule certitude, c'est qu'il est facile de discerner 2 couleurs très proches sur une grande surface que
sur une petite... et que nous distinguons plus facilement les couleurs dans les rouges et dans les bleus.
A coté de cela, il faut ajouter qu'une couleur change selon:
- sa taille: plus l'échantillon est volumineux, plus sa couleur paraît intense (1m2 de bleu est plus
bleu qu'1cm2 de bleu)
- sa luminosité: plus une teinte est saturée, plus elle paraît sombre; il faut alors décaler une (ou
des) longueurs d'ondes pour conserver la même impression de teinte
- son contraste: la sensation de couleur change en fonction des associations de couleurs (le violet
plus chaud à côté de couleurs froides, et inversement, alors que le jaune semble plus froid à
côté de couleurs chaudes et inversement). A un point que les complémentaires s'éclairent
mutuellement et les non-complémentaires paraissent salies. Et une couleur sera encore
différente si elle est placée sur une couleur plus ou moins sombre ou plus ou moins saturée.
Il y a aussi le phénomène d'induction (rémanence négative) qui peut modifier la perception des
couleurs sensiblement. Cette illusion d'optique assez fréquente crée, sous certaines conditions, la
complémentaire d'une couleur (des murs bleus jaunes des linges blancs, des murs rouges verdissent le
teint du visage).
Ce même mécanisme se retrouve aussi dans l'effet d'aquarelle (watercolor illusion) où il suffit d'une
ligne colorée suivant le même tracé qu'une bordure plus sombre pour donner l'impression que la zone
intérieure délimitée par les tracés est de la même couleur que la ligne.
Mais les couleurs sont-elles innées ou acquises ? La vérité semble être entre les deux.
Notre culture, notre langage conditionnent fort les couleurs que nous voyons (eskimos, gamers,
antiquité). Et en même temps l'Evolution a modifié la vision pour s'adapter à l'environnement où l'on
vit comme les peuples des Tropiques qui voient très mal les bleus du fait d'un mécanisme de
protection oculaire contre les UV 3 fois plus intenses aux tropiques.
En parallèle, l'épigénétique a montré que l'inné pouvait être parfois acquis par les générations
précédentes; ainsi l'expérience et l'environnement d'une personne peuvent influencer l'héritage
biologique de ses descendants sur plusieurs générations.

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IV. Perception des couleurs de la faune
Si les animaux ne perçoivent pas les mêmes couleurs que celles du spectre visible par l'Homme, ils ont
chacun leur propre spectre. La plupart sont daltoniens, cad que leurs rétines ne possèdent que 2 cônes
photosensibles (le chien voit seulement les verts; chat, lapin, rat, bovins ne voient qu'en bleus et verts).
Seuls les écureuils, les musaraignes et quelques papillons ont la même perception que l'Homme.
Toutefois, de nombreux animaux ont une bien meilleure perception des couleurs (crustacés, oiseaux),
et d'autres ont aussi un spectre beaucoup plus large (serpent, chauve-souris, abeille) et voient donc
des couleurs que nous sommes incapables d'imaginer et qui nous apparaissent en nuances de gris (les
feuilles des arbres et la chaleur des corps ont leur rayonnement spectral dans les infrarouges, les fleurs
sont dans les UV, etc).

V. La synesthésie
Ce phénomène neurologique associe au moins 2 de nos sens. Certains associent directement une
couleur à chaque forme, d'autres à chaque chiffre, lettre, etc. On dénombre 152 formes de synesthésie.
L'une des formes les plus spectaculaires s'appelle la synopsie, c'est-à-dire la capacité d'associer une
couleur à un son. Et nous y sommes tous plus ou moins sensibles. Ainsi, les couleurs claires et chaudes
sont associées aux musiques rapides, tandis que les musiques tristes et romantiques sont associées aux
couleurs désaturées et sombres.

VI. Reproduction des couleurs


Les scientifiques s'accordent à dire que les couleurs primaires sont au nombre de 3!
Pour créer une lumière colorée (synthèse additive), on doit superposer 3 lumières de longueur d'ondes
les plus éloignées possible, c'est-à-dire aux extrémités de notre spectre, soit la lumière rouge et bleue
ainsi que la verte (au centre). Leur superposition couvre l'ensemble du spectre et donne donc le blanc.
C'est comme ça que sont créés les écrans.
Pour créer une matière colorée (synthèse soustractive), on doit mélanger 3 couleurs primaires, chacune
absorbant à peu prés 1/3 du spectre visible (cyan absorbe le rouge, magenta le vert, et jaune le bleu).
Ainsi en mélangeant du cyan et du jaune, la longueur d'ondes non absorbée et donc réfléchie par la
matière est un vert. Et lorsqu'on mélange les 3, aucune longueur d'onde n'est réfléchie, cela donne du
noir. Cela dit, CMJ ont été choisies par commodités et l'on pourrait très bien prendre d'autres couleurs;
ce qui compte c'est que les 3 couleurs réfléchissent chacune 1/3 du spectre.

VII. Illusion d'optique


Les cheveux gris n'existent pas! Il n'y a que de cheveux pigmentés. Mais c'est le mélange noir et blanc,
ici, qui donne l'impression d'une chevelure grise.
On abuse en fait de nos cônes en juxtaposant de minuscules tâches de couleurs primaires pour "créer"
des couleurs. Notre cerveau fait alors une moyenne de la perception des cônes et "imagine" de
nouvelles teintes. C'est ce que font les télévisions et les impressions couleurs.

En résumé, la couleur est à la fois une onde électromagnétiques et un transfert d'énergie. Et notre
perception visuelle est liée à 3 paramètres indissociables:
- la température de couleur de la source de lumière
- la nature de l'objet
- l'interprétation subjective de notre cerveau

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SOUS INFLUENCE

Les couleurs influencent notre cerveau en des zones différentes suivants qu'elles soient chaudes ou
froides, ce qui modifie notre perception du monde réel et nos comportements sans même qu'on en ait
conscience. Ces influences sont d'ordre:
- physiologique: La peau ayant une photosensibilité égale à la rétine, cela opère même les yeux
fermés. D'ailleurs, selon la pensée traditionnelle chinoise, l'Homme absorbe proportionnellement
autant d'éléments par la peau que par voie digestive. On parle notamment d'influences sur
l'activité bioélectrique dans le corps (+6% avec le rouge), la force musculaire (+13,5% avec le
rouge), le rythme biologique, le taux de mélatonine, les migraines, et les crises d'épilepsie. Mais
aussi de l'ouïe où l'on privilégiera des couleurs sombres dans un environnement bruyant en
haute fréquence (son aigu), ou claires contre les basses fréquences (son grave ou infrason).
- psychologique: Le temps passe plus vite dans une pièce aux murs de couleurs chaudes comme
le rouge, l'orange. Le temps de téléchargement paraît plus court quand les couleurs sont
froides. La température ambiante paraît 3-4°C supérieure dans une pièce peinte en
rouge/orange par rapport à une pièce en bleu/vert.

I. Couleurs du danger et de la domination physique


Un bref regard furtif de rouge modifie les capacités et comportements en éveillant le cerveau reptilien,
c'est-à-dire l'intelligence primitive avec un reflexe de survie. On a ainsi noté que le corps est pré-cablé
pour nous éloigner du rouge. En effet, le rouge fait peur car il active une zone du cerveau qui est
associée aux émotions liées au comportement d'évitement.
Le signal "on air" en radio déstabilise les invités alors que les animateurs l'ont "dominé" et se sentent
alors plus fort. Un questionnaire sur fond rouge plutôt que vert nous rend moins bon/performant, plus
timide dans la tâche demandée (toquer à la porte), et moins volontaire.
Parallèlement, le rouge favorise aussi l'encodage et la mémoire court terme: preuve d'une attention
maximale pour parer au danger. Mais s'il faut produire un effort de raisonnement intellectuel, fuyez le
couleur. En revanche, si on veut s'imposer comme leader naturel qui impressionne, porter du rouge est
le bienvenu.
Des études menées sur les bébés, les poissons, les singes et les oiseaux ont confirmé que le rouge fait
peur à ceux qui le subissent et renforce ceux qui le portent. Le rouge met tous nos sens en éveil de
manière innée pour que nous puissions minimiser l'échec ou le danger en basculant notre raisonnement
dans le cerveau primitif. Mais, en plus, nous renforçons ce phénomène par notre acquis culturel,
comme les panneaux et feux routiers, les notes rouges à l'école, ou encore les cours de la Bourse.

II. Couleurs relaxantes et créatives


Les couleurs froides apaisent car elles stimulent le système nerveux afin de réduire la pression
artérielle, le pouls et le rythme respiratoire; soit l'essentiel pour la relaxation.
Les teintes pales (lavées et claires) sont les plus relaxantes et favorisent les tâches cognitives ou
motrices fines. On cite souvent les teintes "tilleul", "sarcelle", et "pêche".
Néanmoins, il y a une couleur chaude qui est tranquillisante en sapant l'énergie et réduisant
l'agressivité: le rose. Les études menées en prison, milieu psychiatrique et dans des écoles montrent que
le rose réduit le rythme cardiaque, la pression sanguine, et les pulsations.
D'ailleurs, un questionnaire à remplir sur fond rose donne des remarques où les émotions sont
beaucoup moins vives et agressives que sur un fond bleu ou blanc.
Une ambiance relaxante permet aussi de favoriser la créativité. Avec un fond d'écran bleu, on réussit
mieux les tâches simples et surtout on est beaucoup plus créatif.
En revanche, devant un écran rouge, on fait plus attention aux détails, on donne une description plus
précise de ce qu'on a vu.

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Et cela est confirmé par d'autres études où des consignes données sur fond bleu rendent plus créatif
alors que sur fond rouge on est plus pratique/fonctionnel et plus conservateur.
Ces effets positifs du bleu sur la créativité semblent être valables également avec le vert.

III. Couleurs, apprentissage et productivité


Les couleurs ont une incidence spectaculaire sur notre mémoire. Non seulement, la couleur améliore de
55 à 78% l'apprentissage mais, en plus, elle améliore de 78% la compréhension.
Pour l'enseignement aux élèves, les couleurs de murs ou de mobiliers les moins propices sont les
ambiances achromatiques. Le blanc, le noir et le brun provoquent une baisse des performances
d'apprentissage, alors que le vert, le jaune, l'orange et le bleu ciel le favorisent:
- l'orange est très puissant et, en plus, améliore les comportements sociaux
- le bleu a le "défaut" de distraire mais donne beaucoup plus d'imagination dans les rédactions
- le rose donne aussi de très bons résultats et surtout en maternelle
En tout cas, en couleur dominante, le rouge est à proscrire car il agite les enfants et rend l'école
assimilée à un lieu oppressant et sanctionnant.
Il est recommandé d'alterner les couleurs chaudes et fraiches dans les différentes salles selon les cours,
soit avec une couleur vive sur le mur dos aux élèves, soit avec une couleur douce sur les 4 murs.
Sur les adultes, la productivité est aussi meilleure dans des bureaux ayant une ambiance chromatique
marquée, colorée. Ils y travaillent mieux, plus vite et en faisant moins d'erreurs. Les couleurs chaudes
en particulier augmentent la productivité et le plaisir au travail. Alors que les lieux de travail blancs ou
noirs provoquent une fatigue à long terme et une baisse des performances.
Dans un espace de travail:
- rouge, on a un niveau accru d'activation et de concentration
- bleu, on a un niveau accru de relaxation et d'appel à l'intuition
- bleu/vert, on a une baisse de l'activation aussi et une hausse de dépression
- beige ou gris, les femmes sont bien moins efficaces
- violet, les hommes travaillent moins bien
- rose, on a une plus grande activité (force physique et humeur positive)

IV. Couleur de la persuasion


La couleur attire l'attention et incite donc à l'action.
Une photo en couleur retient le regard en moyenne 2sec, alors que pour une image en noir et blanc on
passe à 2/3sec, soit 3x moins. D'ailleurs une publicité en noir et blanc serait 42% moins efficace qu'en
couleur; et 80% des gens considèrent la couleur comme indispensable pour les convaincre.
Mettre les informations importantes en vert augmente le passage à l'action, comme sur une facture où
l'on mettrait la somme due, la date limite, et l'adresse en vert.
Le vert est tellement persuasif que lorsqu'on donne un document édité dans cette couleur, beaucoup
plus de gens vont être d'accord avec ce qui est dit, les informations mentionnées. Alors que:
- le bleu ou le noir donnent beaucoup d'indifférence (ni positif, ni négatif)
- le rouge donne beaucoup plus de réactions extrêmes (tant positives que négatives)

V. Couleurs sexuelles
Il y a un rapport entre la fréquence des rapports sexuels et la couleur dominante de notre chambre
(murs, draps, ou meubles). La couleur la plus stimulante est le mauve. Vient ensuite le rouge, puis loin
derrière le blanc, le beige et le gris.
Rien d'étonnant pour le rouge qui est naturellement utilisé chez les animaux lorsque les femelles
veulent manifester leur désir de rapports: le rouge excite le mâle. Et c'est aussi le cas chez les hommes
qui, inconsciemment, trouvent les femmes en rouge plus attirantes.
Cela vient d'une volonté primitive de donner progéniture, et d'ailleurs les femmes, elles-mêmes,
s'habillent plus naturellement en rouge quand elles sont fertiles. Mais cela ne fonctionne que dans ce
sens, les hommes en rouge n'attirent pas plus ni les femmes ni les hommes.

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Les femmes plaisent donc 2x plus habillées en rouge, reçoivent plus de pourboires en tant que
serveuse vêtue de rouge, et ont 2x plus de chance en rouge lorsqu'elles font de l'autostop.
De plus, pour une autostoppeuse blonde, on s'arrêtera plus souvent même si on est une femme. Et on
donne, en moyenne, 1 an de moins à une blonde, qui apparaît aussi en meilleure santé et même,
inconsciemment, comme plus disposée à des relations intimes.

VI. Couleurs et sport


La couleur des tenues des joueurs influence à plusieurs niveaux:
- les points des juges: habillé en rouge, un joueur gagnera 13% de points en plus face à un
adversaire en bleu. Bien sûr, si le second est beaucoup plus fort, ça ne change pas l'issue du
match; mais, à niveaux proches, ça fait la différence
- les sanctions des arbitres: habillé en noir, un joueur sera plus souvent sanctionné par un arbitre
que s'il est habillé en couleur
- les résultats/performances sportives: le rouge rend plus fort comme l'ont montré les luttes
gréco-romaines où dans 67% des cas, le gagnant est en rouge; pareil pour le championnat de
foot anglais où plus de la moitié des victoires reviennent aux équipes rouges
De plus, les couleurs vives permettent d'obtenir aussi de meilleurs résultats comme le gardien en gilet
fluo ou le lanceur de fléchettes avec ses flèches de couleurs vives.

VII. Couleurs et perception du goût


Depuis toujours, nous estimons les dangers, les qualités ou les défauts de notre environnement en
partie grâce à ses couleurs.
Ainsi, inconsciemment, on goûte donc avant tout un plat avec ses yeux. A un point que l'oeil est sans
conteste plus influent que le palais dans notre perception du goût. D'où l'importance pour les grands
chefs de soigner la présentation de leur assiette car si c'est moins beau, ce sera jugé moins bon!
Or qui dit jugement dit subjectivité. Ce jugement est donc souvent faussé...
Voici les associations générales goût/couleur:
- le rose est souvent associé au sucré - l'orange au poivré
- le vert au salé - le jaune à l'acide
- le bleu est la couleur la moins alimentaire
Mais, en allant plus loin, on s'aperçoit que la clarté d'un aliment influence aussi notre goût:
- en déclinant un ketchup en rouge foncé, moyen et clair, il a été perçu de moins en moins épicés
- en colorant un jus d'orange en rouge, nature et vert, le rouge est jugé meilleur et le vert acide
Plus la couleur d'un produit est saturée, plus il semble avoir de goûts (salé, sucré, ou plus de goûts):
- en saturant la couleur d'un sirop de fruits, on l'a trouvé plus prononcé en goûts
Cependant, les couleurs appétissantes idéales dépendent énormément de la culture (oeuf blanc aux
USA et brun en UE). Mais même dans un pays, les couleurs sont souvent radicalement opposées
(pomme verte/rouge). Cela étant, la couleur doit être 'acceptable' en fonction de l'aliment (steak bleu).
Donc, l'attirance/appétence d'un aliment dépend de la teinte, la valeur (plus ou moins foncé) et la
saturation de sa couleur. Mais aussi du positionnement marketing recherché:
- plus une brioche est sombre, plus on la croit artisanale; plus elle est claire, moins elle paraît
calorique
- un pain foncé apparaît plus nutritif et semble contenir plus de céréales
Tout ça peu importe le goût, les informations sur le produit, et son prix!
La vaisselle dans laquelle est l'aliment modifie aussi le goût:
- sa couleur: un chocolat chaud est meilleur dans une tasse orange ou beige, plutôt que blanche
ou rouge. Un verre bleu – suivi du vert, rouge, jaune – suscite la plus grande impression
d'étanchement de soif, le plus de rafraichissement
- le contraste assiette/aliment: il le met plus en valeur comme une carotte dans une assiette bleue
(sa couleur complémentaire). Lors d'un régime, il faut une couleur d'assiette la plus éloignée de
celle du plat: des bolo/assiette blanche ou du riz/assiette noire. On en mettra alors moins.

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VIII. Couleurs et odorat
L'odorat est influencé par la vue bien plus qu'on ne le croit. En effet, elle a plus de pouvoir que
l'odorat sur notre perception d'un produit.
Il y a des associations naturelles entre une couleur et une odeur spécifique:
- un colorant inodore et sans goût dans un vin blanc, et on sent des attributs du vin rouge
- un jus d'orange coloré en vert et on le confond avec un jus de citron
Pour ceux qui fabriquent des produits avec une senteur, il est important de choisir avec soin la teinte
du produit et du packaging:
- le café sent plus fort le café dans un emballage couleur café
- idem pour du chocolat dans une boite couleur chocolat
- plus un sirop à la fraise est rouge, plus il sent la fraise, etc
Mais ce n'est pas si simple! Il est important de doser la saturation de la couleur car plus un produit est
coloré, plus il est perçu comme odorant. Il en est de même pour les couleurs sombres associées,
inconsciemment, aux odeurs fortes. Et à l'inverse, un produit clair est associé à une odeur légère.
Ainsi - du fait que teinte, valeur et saturation ont une incidence sur la perception d'odeur - le choix de
la bonne couleur est particulièrement délicat et doit être effectué avec soin.

IX. Couleurs et produits ou packaging


Le packaging (ou conditionnement en bon français) est l'art d'emballer le produit pour mieux emballer
le client... Et là aussi, la couleur de l'emballage et du produit est déterminante.
En effet, une majorité écrasante de gens estime que les couleurs jouent un rôle essentiel dans leur
décision d'achat. La première impression est fondamentale, d'autant que les gens se fient avant tout à
la couleur pour juger un produit.
Plus le produit est peu impliquant (peu d'affect), plus la couleur est importante car plus le temps de
réflexion est court et qu'en 1/10sec on peut repérer une couleur. Alors qu'il en faut beaucoup plus pour
identifier un graphisme et encore plus pour lire l'emballage.
Pour des produits fortement concurrentiels sur un même point de vente, la couleur aide à préciser le
niveau de gamme du produit. On considère que les Occidentaux à revenus confortables ont un
penchant pour les produits sans couleurs alors que les plus modestes préfèrent les couleurs vives (ex:
SEB et les électroménagers).
La couleur a également beaucoup plus d'importance quand le produit est peu connu.
Lorsque les produits sont innovants, les codes du marché sont créés par la marque leader. Les
concurrents qui arrivent par la suite s'en inspirent pour être immédiatement identifiés, tout en essayant
de se distinguer un peu, mais pas trop. (ex: colas, laits, shampooings, etc). Cela crée une constante
pour le consommateur qui se repère alors automatiquement.
Un autre moyen qu'il a pour se repérer est la couleur propre à la marque. Il est fondamental de la
conserver car un produit déjà consommé se reconnaît en linéaire à 80% par sa couleur.
"Casser les codes" avec de nouvelles couleurs est arme redoutable pour autant que cette rupture de
forme souligne une rupture de fond (ex: Apple, Evian). Aussi non c'est très risqué car ça désoriente le
consommateur qui risque de rejeter le produit/la marque.
A de rares exceptions près, on privilégie en packaging:
- les couleurs foncées pour les produits masculins car les hommes recherchent, en général, la
technicité et l'efficacité. Il sera aussi plus attiré par des formes carrées et dures
- les enfants, très sensibles aux couleurs de packaging, détestent ces couleurs sombres qui
inconsciemment leur font peur
- on réserve le plus souvent les couleurs sensuelles et pastel aux femmes, qui préfèrent les formes
arrondies et courbées

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Du fait qu'aujourd'hui, la plupart des produits ont vocation à être vendus au-delà des frontières, il faut
là aussi prendre en considération les différences culturelles dans le choix des couleurs.
Les couleurs en packaging permettent aussi de régler certaines problématiques:
- la perception du poids: elle dépend beaucoup de la couleur. Du plus léger au plus lourd: vert,
turquoise, jaune, mauve, rouge, et bleu.
- la perception de la taille: on surestime la taille des objets aux couleurs chaudes (jaune, rouge)
et on sous-estime celle des objets aux couleurs froides (bleu, vert).
- la perception du type de goût: on associe un type de goût à une couleur (ex: cafés et code
couleur). A un point qu'un même café n'a pas le même gout selon la couleur de son emballage
- la crédibilité: un packaging sobre renforce son sérieux, sa force ou son importance

X. Couleurs qui lavent plus blanc


Une même poudre blanche de lessive donne une impression de nettoyage différente en ajoutant:
- des paillettes jaunes, la lessive ne lave pas assez
- des paillettes rouges, la lessive est abimée
- des paillettes bleues, la lessive est plus propre
C'est pareil avec les liquides vaisselle, où là un même liquide donne le sentiment, lorsqu'il est:
- jaune, d'être le plus efficace contre le gras
- vert, d'être le plus frais
- transparent, d'être le plus antibactérien et (paradoxe) le plus écologique
- rose, d'être moins agressif sur la peau des mains
Et, du côté des dentifrices, on trouve des colorants à 3 couleurs pour souligner l'effet "triple action".

XI. Couleurs et pharmacologie


Au 16ème siècle, on pensait déjà que la forme et la couleur du médicament pouvait indiquer l'organe
sur lequel il est sensé agir.
Ce qui est certain c'est que l'efficacité d'un médicament varie selon sa couleur. Quand on sait que:
- un placebo rouge est aussi efficace qu'un analgésique réel d'une autre couleur
- un tranquillisant est plus efficace vert plutôt que rouge ou jaune
- un antidouleur est plus apaisant en blanc, bleu ou vert
- un sédatif est forcément bleu et surtout jamais orange
- l'angoisse est davantage réduite si la pilule est verte
- alors que pour la dépression se sera le jaune
A côté de ça, plus la taille du comprimé est grande, plus il est efficace; à l'exception des petites pastilles
rouges ou jaune qui semblent plus actives.
La puissance perçue d'un médicament varie également selon sa couleur. A saturation égale,
indépendamment du sexe ou du traitement, et par ordre décroissant, ces couleurs sont le rouge, le noir,
l'orange, le jaune, le vert, le bleu, et le blanc.
En parallèle, plus la couleur est saturée, plus le médicament apparaît puissant.
Même la couleur du conditionnement influence! Plus l'emballage est sombre ou de couleur chaude
(rouge, orange, brun), plus le médicament est jugé puissant mais aussi rapide d'action.
Les couleurs vertes et jaunes, elles, sont recommandées pour les traitements légers ou homéopathiques

XII. Couleurs et incitations à l'achat


Quel que soit le secteur d'activité, on entend chez les professionnels "le grand retour de la couleur".
Pourtant la couleur n'a jamais été aussi peu présente, sauf dans les arguments de ventes et les outils
marketing!
Regardez les habits des gens, les murs des maisons, des bureaux, les voitures, etc. à de rares
exceptions près, la couleur est employée pour en faire vendre... du noir, du gris, et du blanc!

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C'est, par exemple, le cas des étiquettes de prix qui, en rouge, influencent les hommes (les femmes ne
le sont pas) sur la confiance dans le prix des électroménagers; et c'est encore plus marqué si l'acheteur
est peu intéressé par les caractéristiques techniques du produit.
Nous sommes tous, inconsciemment, attirés par la couleur dans des endroits aux ambiances
chromatiques fortes (sauf pour quelques boutiques style Chanel et son noir et blanc). Les femmes
surtout y sont plus sensibles et ont tendance à dépenser plus.
Ainsi, en couleur murale ou de mobilier, le jaune et le lilas suscitent un plus grand désir de fidélité de
fréquentation. Le vert, lui, par contre, donne moins envie d'acheter.
Il faut pourtant distinguer l'ambiance chromatique à l'extérieur et à l'intérieur:
- Extérieur: Avant d'acheter, encore faut-il entrer dans un point de vente. Avantage très net
pour les vitrines ou les extérieurs de magasin aux couleurs chaudes et très saturées, qui
donnent envie d'entrer. Par ordre d'activation sensorielle, l'orange, le rouge, et le jaune/vert. De
l'extérieur, on est même prêt à dépenser 45% de plus si c'est rouge au lieu de bleu.
- Intérieur: Une couleur chaude peut donner, inconsciemment, l'impression qu'on force la main.
Avantage très net alors aux ambiances froides (produits présentés, murs, mobilier) qui aident
le consommateur à se sentir bien, à se poser, prendre son temps, et augmenter ses achats. Il
achètera d'ailleurs encore plus si, au niveau de la caisse/accueil, il retrouve des couleurs
chaudes qui vont l'inciter à faire un dernier achat d'impulsion bon marché. En plus, le personnel
paraît moins "froid", donc plus convivial; ce qui est une donnée capitale pour valoriser l'acte
d'achat et favoriser la fidélité. Les 2 meilleures couleurs à la caisse sont le rouge et le violet.
Exemple dans les casinos où la lumière rouge fait dépenser plus et prendre plus de risque. Dans les
fastfoods, McDonald a misé sur le jaune et le rouge vifs pour exciter les gens à ne pas rester
longtemps et à prendre à emporte; sauf en France où il a changé le rouge en vert pour provoquer
l'impression que ses produits sont plus naturels et faire plus restaurant.
Une autre façon d'agir sur la tension pour inciter à faire des achats d'impulsion, c'est d'augmenter la
saturation jusqu'à des couleurs presque fluo. Comme chez Hermé avec ses murs brun chocolat
rehaussés de touches ultra-saturées.
Aussi la luminosité forte (en hiver, le soir, ou durant les soldes) ou faible (en été) va influencer sur les
achats, surtout impulsifs.
Il faut toutefois nuancer tout ça en gardant en tête que l'impact chromatique dépend de chacun:
- les extravertis apprécient un endroit écarlate et bruyant
- les introvertis, par contre, le fuient et cherchent peu de stimulations
Même chose pour le client qui achète en dernière minute et qui est pressé, il ne jurera que par le
magasin à dominante chaude.
Dernier point, les personnes les plus sensibles aux couleurs sont les femmes de 15-24 ans, et les moins
sensibles sont les hommes âgés.

XIII. Couleurs et ventes en ligne


Un produit vendu sur fond bleu paraît de meilleure qualité/meilleur état que sur fond rouge ou neutre.
Mais si on le vend aux enchères, le prix le plus élevé sera atteint par un produit présenté sur fond
rouge. Par contre, si on le vend à un prix négociable, il faut privilégier un arrière-plan froid pour éviter
de surexciter à la négociation. Idem pour les ventes à prix fixe, où on voudra alors faire une bonne
affaire pour accepter d'acheter. L'écart de prix est de 20%!

XIV. Les couleurs que vous aimez vous font du bien


De manière générale, et dans le monde entier, le bleu est la couleur préférée de chacun:
- les hommes préfèrent le bleu (45%), puis le vert (19%). Ils ont aussi une plus grande
appétence pour les couleurs achromatiques
- les femmes citent d'abord le vert (28%) avant le bleu (25%). Elles semblent également aimer
les teintes chaudes (rose, violet) et rejettent souvent les couleurs achromatiques.
Ce qui est cohérent avec la baisse d'efficacité selon le sexe (femme beige/gris – homme: orange/violet)

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Les préférences de couleurs sont à peu près les mêmes entre garçons et filles; à part le rose souvent
rejeté des garçons à cause de l'éducation:
- pour les nourrissons de – de 5 mois, les couleurs préférées sont... celles qu'ils voient; c'est-à-dire
le rouge et le jaune. Pour le reste, il faut de grandes différences de saturation entre les teintes
pour être distingué du blanc
- les enfants aiment les couleurs claires et saturées mais n'aiment pas les ce qui est trop foncé
(surtout pas pour les emballages). Les couleurs qu'ils n'aiment pas (noir, marron, blanc) sont
associées aux sujets les plus désagréables. Les sujets neutres sont en général associés aux
couleurs primaires
- les ados préfèrent les couleurs un peu plus foncées et adoucies
La couleur qui revient chaque fois en dernière position est le jaune, alors que pourtant:
- la couleur moyenne de toutes les galaxies de l'univers est un jaune ivoire pâle "Cosmic Latte"
- c'est la couleur associée à la joie et au bonheur. A l'inverse du gris qui est celle de la dépression
On a demandé à des gens heureux et déprimés quelle était leur couleur préférée. Les premiers ont
donné (en majorité) le bleu clair alors que les autres ont dit bleu sombre.
Les alcooliques, eux, préfèrent le marron et vraiment pas le rose.

XV. Choix des couleurs


Cependant, les préférences de couleurs sont très subjectives et changent du tout au tout selon le
contexte. D'ailleurs, vos couleurs préférées selon le domaine n'ont généralement rien à voir avec votre
couleur préférée dans l'absolu (ex: le noir dans les produits électroniques).
Il y a aussi une grande différence dans l'importance du choix de la couleur dans les achats selon l'âge
(ex: filles de - de 25 ans pour couleur iPod). Les jeunes sont prêts à innover en choisissant des couleurs
originales. Ce sont, de ce fait, les 15 – 25 ans qui lancent les modes de couleurs. Cependant, alors que
les plus âgés choisissent des couleurs "osées" pour justement se donner le sentiment d'être encore
jeunes; les jeunes, eux, choisissent le noir pour faire "statutaire" (ex: Twingo).
Il faut dire aussi que l'importance de la couleur dépend avant tout du type de produit.
Plus le bien de consommation est "socialement valorisant" (vêtements, voiture), plus la couleur est
importante. Pour certains produits précis, la préférence peut être particulièrement marquée.
Cette important varie aussi parfois selon la culture ou l'origine ethnique.
"Se tromper de couleur" a donc une vraie incidence; voilà pourquoi beaucoup privilégient les neutres.

XVI. Que la lumière soit


Si les couleurs jouent un rôle important dans nos décisions ou nos comportements, il ne faut pas
oublier qu'elles sont issues de la lumière et que sans lumière, pas de couleurs.
Lumière et couleurs étant donc indissociables, il est important de traiter des influences de la lumière,
c'est-à-dire en fait de toutes les couleurs réunies.
On sait qu'un minimum de lumière et de soleil est primordial pour notre équilibre et notre humeur.
Nous avons, autant que la plante, besoin de beaucoup de lumière et d'une ambiance chromatique
riche fluctuante durant la journée! La seule différence c'est que nous secrétons de la mélatonine plutôt
que de la chlorophylle...
La mélatonine est l'hormone du sommeil, qui en surproduction amène à la dépression. Et justement,
c'est le soleil qui en réduit la sécrétion et la régule!
Ainsi, l'exposition au soleil dès le matin, qu'il y ait des nuages ou pas:
- réduit son indice de masse corporel, régule l'appétit et les états compulsifs (boulimie, anorexie)
- lutte contre l'apparition de la myopie
- permet d'être plus en forme, performant et concentré
- stimule le système immunitaire et lutte contre les infections
- reprogramme l'horloge biologique et lutte contre certains troubles du sommeil
- empêche la transformation de sérotonine en mélatonine
- traite la dépression, l'hyperactivité, et aide au sevrage alcoolique

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Alors qu'inversement, l'obscurité amène à la dépression et l'alcoolisme. C'est ainsi qu'à la fin du 18ème
siècle, l'usage thérapeutique de la lumière naturelle a vu le jour en médecine. Puis on a inventé la
luminothérapie (attention aux LED) où le bain solaire est artificiel mais presque aussi efficace (rien à
voir avec les bancs UV nocifs pour la peau et la cornée). Elle est très indiquée pour les cas de:
- dépressions saisonnières
- travail de nuit
- les voyages longs courriers fréquents (simulateur d'aube)
On sait aujourd'hui que la lumière bleue stimule les cellules qui bloquent la mélatonine. Ainsi, une
petite lumière bleue sur le tableau de bord du conducteur est aussi efficace que 2 tasses de café pour
limiter la somnolence!
Et ça ne s'arrête pas là. Un client de bonne humeur est un client qui dépense plus. Opter alors pour
une lumière plus forte l'hiver dans les magasins ou lieux de passages l'"active" à acheter plus.
On recommande de passer de 600 lux l'été à 1000 lux l'hiver.
Mais ça vaut aussi pour le personnel et les travailleurs qui optimisent alors les tâches fines et précises
(passer de 300 à 2000 lux donne 20% de productivité supplémentaires).
Si l'intensité lumineuse et la température des couleurs sont importantes, il faut aussi tenir compte d'une
notion encore peu connue du public et pourtant primordiale: l'Indice du Rendu des Couleurs (IRC).
Mesuré de 0 à 10, il renseigne sur la restauration correcte des couleurs ET sur le confort d'éclairage.
Bien que la perception de la qualité de la lumière (puissance, température, IRC) est très culturelle
(comme en Occident où l'on préfère les lumières jaunes); il faut exiger des lumières avec un IRC de 8
ou supérieur. En dessous, la lumière est blafarde et donne un sentiment diffus d'inconfort.
Pour les reconnaître en magasin c'est simple: quand l'IRC n'est pas bon, on "oublie" de le mettre. On le
trouve sinon parfois en lisant les chiffres. Par exemple 20W/840 = 20W – IRC 8 – t° 4000K
D'ailleurs si, dans les grands hôtels et boutiques de luxe, la lumière est aussi réussie c'est parce qu'ils
sont conseillés par de vrais professionnels qui imposent un IRC 9. Autres exemples:
- dans les restaurants, la lumière tamisée est très recommandée pour une ambiance conviviale
- dans la distribution, selon l'effet ou le positionnement recherché sur le point de vente, la lumière
sera relativement froide en vitrine (4200K), légèrement réchauffée à l'intérieur (3200K), et
encore plus chaude en cabine pour donner bonne mine
- dans les commerces de bouche, il est essentiel d'avoir une lumière rouge sur les viandes, verte
sur les légumes, et bleue sur les poissons
Tant pour les enfants que les adultes (et surtout les femmes, plus sensibles), il est recommandé
d'éclairer fortement avec des lumières relativement froides et proches de celles du soleil, tout en étant
(idéalement) indirectes. Cela augmente la concentration, les performances intellectuelles et évite la
fatigue et l'absentéisme.
Il est important d'aussi respecter, autant que possible, le cycle du soleil en allumant tout le jour et en
baissant progressivement le soir. Démarrez avec des lumières fortes et froides pour finir la journée
avec des éclairages doux et chaleureux.

XVII. Colorthérapie
Colorthérapie, chromothérapie, thérapie de la couleur. Ces termes désignent les actions thérapeutiques
avec les longueurs d'onde du spectre visible que sont les couleurs.
Cette pratique existe depuis toujours en médecine traditionnelle chinoise: les couleurs chaudes (de
l'écarlate au vert) sont masculines et correspondent au yang, alors que les couleurs froides (du vert au
violet) sont féminines et liées au ying. En médecine ayurvédique, chaque chakra a sa couleur (page
123). Et les druides, chamanes et prêtes incas ont toujours eu recours aux couleurs pour soigner.
En Occident, il faut attendre la fin du 19ème siècle pour que l'on s'y intéresse et jette les bases de la
"colorthérapie moderne" selon lesquelles l'organisme humain se comporte comme un prisme vivant qui,
dissociant la lumière en ses composantes fondamentales, y puise les énergies essentielles à son équilibre

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Bien que la communauté médicale est unanime sur les vertus de la lumière sur notre santé ainsi que
celles des longueurs d'onde comme les UV et rayons X, elle est encore aujourd'hui majoritairement
dubitative quand il s'agit des longueurs d'ondes visibles que sont les couleurs.
Pour autant, des médecins utilisent les couleurs pour des traitements tel que:
- la tuberculose
- la jaunisse des prématurés
- les vergetures et cicatrices
- le réveil après opération
- les insomnies
- la dépression
- les troubles somato-végétatif
Ainsi, les choses changent mais la chromothérapie reste encore, en Occident, une pratique très rare et
mal jugée.

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CHOISIR SES COULEURS

I. La symbolique des couleurs


Il est admis aujourd'hui que l'influence d'une couleur est à la fois physiologique et (du fait de ses
attributs culturels) psychologique.
En clair, sur ce dernier point, les symboliques des couleurs varient selon les époques et les civilisations.
Souvent, c'est en grande partie dû aux hasards de l'Histoire (ex: les flèches d'argent). Avec parfois des
sources multiples, plus ou moins fondées, qui se cumulent et se nourrissent jusqu'à être tellement
ancrées dans l'esprit des gens qu'elles en influencent leurs comportements (ex: le vert du théâtre).
Cependant, le fait que ces dimensions symboliques ne soient pas univoques rend alors difficile le choix
des couleurs appelées à être diffusées partout dans le monde car il faut alors tenir compte de chaque
région. Cela étant, il faut interpréter ces symboliques avec beaucoup de précautions et s'en méfier car:
- elles peuvent varier complétement même pour une même culture selon le support de la
couleur (voiture de luxe rouge >< drapeau rouge)
- elles peuvent être plus ou moins marquées selon les cultures (tenue en Europe >< Inde/Chine)
En résumé, les symboliques de notre culture personnelle sont souvent bien plus évocatrices que celles
de notre culture collective car elles créent de l'affect même inconsciemment, contrairement à des choses
plus globales qui peuvent avoir beaucoup moins de sens.

II. L'apport du Feng Shui


Quand on parle de l'influence des couleurs qui nous entourent, on ne peut pas passer à côté du Feng
Shui. Cette discipline chinoise (littéralement "vent et eau") remonte à 6.000 ans. Ses grands principes
sont qu'il y a une énergie vitale en toute chose (le Chi) qu'il est important d'équilibrer en fonctions des
5 éléments (bois, feu, terre, métal, eau). Ajouté à cela les notions de Ying et de Yang, on obtient les
conseils d'architecture et de décoration dont des recommandations très précises en intensité lumineuse
et choix de couleur pour apporter bien-être, santé, plénitude.
Ce qui est fou c'est que ces théories Feng Shui sont confirmées par les expériences scientifiques
modernes sur l'influence des couleurs et de la lumière tels que:
- nous avons besoin de suivre le rythme du soleil dans nos éclairages: lumière forte et froide le
jour, tamisée et chaude la nuit
- notre organisme réclame toutes les couleurs: il faut varier les teintes froides et chaudes selon les
pièces en jouant idéalement les couleurs complémentaires dans chacune avec un petit détail de
la couleur opposée
- la seule personne digne de confiance pour vous conseiller les couleurs qui vous sont bénéfiques
c'est vous-même! Si vous doutez d'une couleur, oubliez la. Inversement, une couleur qui vous
fait envie est une couleur qui vous fait du bien. Plus vous avez envie d'une couleur saturée,
plus votre besoin de cette couleur est fort. Lorsque vous vous en lassez, c'est tout simplement
que vos besoins de couleur changent selon l'humeur, le stress, la réussite, l'amour, les saisons,...

III. Osez la couleur en décoration


"On ne peut pas faire de faute si on choisit le blanc !"
Et bien si, justement, le blanc est une "non-couleur" (ni relaxante, ni activante) et est, à ce titre,
proscrite par le Feng Shui et les scientifiques.
Depuis la nuit des temps, les couleurs fortes dominent partout en décoration... sauf en Occident où,
depuis 50 ans, certaines modes tendent à supprimer les couleurs ou à jouer des ambiances très
désaturées. Phénomène qui donne des lieux conçus en blanc ou en matières brutes (béton) et
décorés/meublés dans une ambiance achromatique (blanc, gris, noir).

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Or ce n'est pas pour rien si le blanc est la couleur de la mort dans beaucoup de civilisations. Nous
avons fondamentalement besoin de toutes les couleurs et de toutes les nuances.
C'est comme dans la nature, où la diversité des couleurs engendre richesse et harmonie.
Il est ainsi important d'alterner les pièces à dominance chaude (jaune, rouge, orange, etc), à
dominance froide (bleu, violet, turquoise, etc), et au centre du spectre le vert (ou des plantes sauf
dans les chambres) qui crée un équilibre.
Pas besoin de se demander quelle pièce doit être en couleur dynamisante ou relaxante. On opte pour
les 2 ! En privilégiant les couleurs complémentaires pour les petits espaces (bleu/orange, rouge/vert,
jaune/violet. Et pour les grandes surfaces, on augmente le nombre de couleurs en alternant teintes
chaudes et froides; comme dans les open-space où on délimitera les zones en jouant sur les couleurs
des murs extérieurs, les moquettes, les cloisons, les mobiliers etc. Idéalement, on choisit les couleurs
selon les métiers majoritaires dans chacune des zones (chaude: rigueur et concentration – froide:
relaxation et créativité).
De plus, cela crée de la vie et permet de lutter contre la monotonie des espaces de travail.
Attention toutefois à bien varier les couleurs au risque d'amener un déséquilibre et des problèmes (ex:
élevage vison). Encore faut-il connaître et respecter certaines règles pour les choisir précisément:
- les couleurs claires ou froides agrandissent tandis que les couleurs sombres ou chaudes rendent
"cosy" et réduisent la pièce
- les meubles aux peintures mates agrandissent et renforcent la présence de la couleur, tandis
que brillantes ils sont plus lumineux
- des boiseries plus foncées que les murs font apparaître ces derniers plus clairs
- les agencements monochromatiques aident à dissimuler les défauts visuels éventuels des pièces
aux formes irrégulières
- les plafonds bas sont perçus plus hauts dans un blanc mat légèrement cassé assorti à la
couleur du mur. Pour les plafonds hauts, une marge blanche de 30 cm en haut du mur ou
sous la moulure rendra l'endroit plus chaleureux
- plus une couleur est saturée, plus ses effets sont notables. Il ne faut pas hésiter à choisir des
couleurs très saturées si on les compense par des meubles ou murs aux couleurs neutres ou
complémentaires
- il est fondamental de penser les couleurs en fonction de l'éclairage: les lumières tamisées le soir
les "éteignent" et les jaunissent.
- Lorsque vous devez choisir une ou des couleurs pour votre propre usage, vous êtes la
meilleure personne pour choisir ce qui vous fait du bien. Pour définir les couleurs de pièces
communes, le choix doit faire l'unanimité. Et choisir du blanc parce qu'on n'arrive pas à choisir
est le plus mauvais des choix.

IV. Couleurs et modes vestimentaires


Dans la couleur, on cherche toujours ce que l'on n'a pas. Par exemple, les déprimés demandent
inconsciemment aux couleurs de leur remonter le moral en mettant souvent des tons vifs.
Mais, une fois encore, à de rares exceptions près, dans la mode, les couleurs servent à attirer le client,
à asseoir leur légitimité et à l'arrivée à vendre essentiellement du blanc, du bleu marine, du gris et
surtout du noir.
Le noir car les gens sont persuadés qu'il amincit (alors que les rayures verticales le font beaucoup
plus). Ensuite le noir c'est le chic, ça rend élégant et rayonnant à un gala.
Mais paradoxalement, le "black total look" se porte pour s'effacer, passer inaperçu, par timidité et/ou
pour rester en retrait devant son oeuvre (artiste).

V. Couleur par couleur


Voir à partir de la page 145 pour le décodage de chaque couleur.

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