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MASTER COMPTABILITÉ, CONTRÔLE, AUDIT

1ère année – Semestre 1


Année universitaire 2010/2011
FINANCE DE MARCHÉ
Joëlle CARCREFF - MCF Finance d’entreprise
Responsable du Master 1 Finance & CG à l’IAE de LYON

SUPPORT DE COURS - POLYCOPIÉ N°1

1. Les objectifs du cours

LES OBJECTIFS DU COURS LES OBJECTIFS DU COURS

Approfondir la problé
problématique du choix Approfondir la problé
problématique des choix
d’investissement en entreprise de financement de l’
l’entreprise
Pour un financier : un INV dans un AE pour un Dans le cadre des diffé
différents modes de finan-
finan-
niveau de risque donné
donné, doit être rentable cement auxquels une entreprise peut recourir
(1) Maî
Maîtriser le modè
modèle des DCF dans des situations (1) Maî
Maîtriser un mode de financement classique de
particuliè
particulières. Les pré
pré-requis : savoir actualiser et type dette financiè
financière : l’
l’emprunt obligataire. Les
calculer la VAN d’
d’un actif économique pré
pré-requis : savoir calculer le taux actuariel d’
d’un
(2) Savoir calculer le coû
coût du capital aprè
après prise en emprunt et d’d’un cré
crédit-
dit-bail
compte du risque. Les prépré-requis : le MEDAF
(3) Apprendre à gérer une opé (2) Connaî
Connaître les outils spé
spécifiques de la famille
opération de désinvestis-
sinvestis-
sement sur le plan financier obligataire, accessibles sur les marché
marchés financiers :
(4) Maî
Maîtriser les principes de base d’
d’une mé
méthode de type OCA, ORA, les junk bonds, etc.
3
alternative : la mé
méthode des options réréelles 2

2. Le plan de cours

1 LES PROJETS D'INVESTISSEMENT


1. Les outils financiers de base à maîtriser : rappels et précisions
1.1. Le modèle de la VAN
1.2. Le coût du capital (le CMPC)
2. Les critères de sélection en situations particulières
2.1. Le seuil de rentabilité financier d'un projet (SRF)
2.2. Le TRI ratio-cible
2.3. L'opération de désinvestissement
3. Le calcul du coût des fonds propres en situation de risque
3.1. Les modalités pratiques du calcul
3.2. Le MEDAF appliqué à la finance d'entreprise
3.3. Le coût des fonds propres dans l'investissement international
4. Le recours à la méthode des options réelles
4.1. Présentation de la méthode
4.2. Sa valeur ajoutée
4.3. Typologie des options réelles
4.4. Valorisation d'un projet d'investissement
2 MODALITÉS DE FINANCEMENT
1. L'emprunt obligataire
1.1. Définition
1.2. Rendement, duration et sensibilité de l'obligation
1.3. L'avis de cotation
2. Typologie des financements obligataires
2.1. Classement par ordre de remboursement
2.2. Classement par la nature du titre
2.3. Classement par le rendement
3. Les titres hybrides
3.1. Définition
3.2. Un exemple : l'OCA

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Institut d'Administration des Entreprises • Université Jean Moulin Lyon 3
Manufacture des Tabacs • 6 cours Albert Thomas • BP 8242 • 69355 Lyon cedex 08
Tél : 04 78 78 70 66 • Fax : 04 78 78 70 81
CHAPITRE 1 - POINT 1. LES OUTILS FINANCIERS DE BASE À MAÎTRISER

1er OUTIL : LE MODÈLE DE LA VAN


__________________________________
LE MODÈ
MODÈLE DE LA VAN
__________________________________
RAPPELS
__________________________________
(1) Dans un entreprise, à quoi sert cet outil financier ?
__________________________________
(2) Quelle est la valeur ajoutée de ce modèle ? __________________________________
__________________________________

(3) À quoi cela sert-il d’actualiser un flux de cash futur ?


__________________________________
(4) En quoi peut-on dire que ce modèle permet de mesurer l’enri-
chissement net économique des actionnaires de l’ENT ? __________________________________
__________________________________
(5) Quel outil utiliser si le Comité d’INV préfère communiquer en %56?

Sa mise en application pratique


Sa mise en application se fait à partir d’un plan d’investissement construit en qua-
tre étapes. Le slide qui suit reprend la trame synthétique d’un plan d’INV.
Avec : FTD = flux de trésorerie disponible (ou
FCF pour free-cash-flows) = (CFO – INV + VR)
Construction d’
d’un plan d’
d’INV et : CFO = cash-flows opérationnels = (ETE – IS)
N N+1 N+2 N+3 N+4 ... IS = (REX * taux d’IS réel)
ETE = (EBE – VAR BFR)
et EBE = (REX + DAP nettes).

CFO

INV

VR
FTD
FTDactu
6

Les calculs à connaître


Classiquement, la VAN c’est la somme des flux futurs attendus actualisés au taux r
moins l’INV de départ (t0). Le slide qui suit vous indique que, selon la structure des
flux attendus, la VAN peut être calculée plus rapidement.
__________________________________
Le calcul de la VAN __________________________________
__________________________________
‘‘Classique’’ VAN = - I0 + Σ FTDt __________________________________
(1+r)t
__________________________________
Flux constants -t
sur la période VAN = - I0 + FTD * (1-(1+r) ) __________________________________
r
Flux constants VAN = - I + FTD __________________________________
0
à l’infini r __________________________________
Flux croissent VAN = - I0 + FTD
à l’infini au taux r-g __________________________________
g constant (g<r) 3

Le modèle en situation de risque

(1) LES TYPES DE RISQUE ENCOURUS PAR L’ENTREPRISE


(2) LES MÉTHODES DE PRISE EN COMPTE DU RISQUE D’UN PROJET

VOIR LES EXPLICATIONS DONNÉES EN COURS


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2ème OUTIL : LE COÛT DU CAPITAL

LE COÛ
COÛT DU CAPITAL LE COÛ
COÛT DU CAPITAL
RAPPELS RAPPELS
(1) Dans un entreprise, à quoi sert cet outil financier ? (7) Quand ajuster son coût du capital ?

(2) Du point de vue de l’ENT, à quoi correspond-il ?

(8) Comment ajuster ?


(3) Dans le calcul, à quoi correspond la pondération ?
(4) Du point de vue des bailleurs de fonds, à quoi correspond-il ?
(9) La définition formelle du coût du capital ?

(5) Une ENT peut-elle avoir plusieurs coût du capital ?


(6) Le coût du capital d’une ENT peut-il bouger ? 57
58

Avec : rCP = le coût des fonds propres exigé par les actionnaires de l’entreprise ; CP = la valeur écono-
mique des fonds propres de l’entreprise, soit sa capitalisation boursière (CB) si elle est cotée ; D = la
valeur marchande de la dette financière totale, soit sa valeur de mar-ché si la dette est cotée ; rD = le
coût de la dette financière de l’entreprise et ζ = le taux d’IS apparent de l’entreprise.

La question du rôle de la dette financière dans le calcul du coût du capital

(1) LA PROBLÉMATIQUE
(2) LA RÉPONSE APPORTÉE PAR LA THÉORIE FINANCIÈRE
(3) EN RÉSUMÉ

VOIR LES EXPLICATIONS DONNÉES EN COURS

Les modalités pratiques des calculs

__________________________________
LES MODALITÉ
MODALITÉS DU CALCUL
__________________________________
DU COÛ
COÛT DU CAPITAL
__________________________________
LE CMPC

__________________________________
La structure financière Le coût de la DF Le coût des FP __________________________________
__________________________________
G&S
__________________________________
MEDAF
__________________________________
MEDAF+RS
__________________________________
59

(1) LES INFORMATIONS NÉCESSAIRES


(2) LE COÛT DE LA DETTE FINANCIÈRE
(3) LE COÛT DES FONDS PROPRES

VOIR LES EXPLICATIONS DONNÉES EN COURS

CHAPITRE 1 - POINT 2. LES CRITÈRES DE SÉLECTION EN SITUATION PAR-


TICULIÈRE

Ce chapitre a pour objectif de vous montrer que le modèle de la VAN est


parfaitement adaptable pour être utilisé dans des situations particulières.

 VOIR LES EXPLICATIONS DONNÉES EN COURS.

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APPLICATIONS : Les cas qui suivent vous permettront de mettre en application ce
qui vous a été indiqué dans les points 2.1. à 2.3. du chapitre 1.

2.1. LE SEUIL DE RENTABILITÉ FINANCIER

GOULE
La société Goule envisage un investissement de remplacement dont les caractéris-
tiques sont les suivantes : prix d’achat du matériel : 120 K€ ; coût de transport1 :
10 K€ et coût d’installation1 : 20 K€ ; remise en état du matériel à la fin de la 3ème
année2 : 15 K€ ; prix de cession du matériel à la fin de la 5ème année : 30 K€ ; gain
de productivité3 : 5 K€ par pièce produite ; amortissement linéaire sur 5 ans et du-
rée de vie du matériel : 6 ans.
Le matériel à remplacer est totalement amorti et il est sans valeur. Le taux d’actua-
lisation du projet est de 9% l’an et le taux d’IS de l’entreprise de 40%.

Pour pouvoir investir, il vous est demandé d’indiquer le volume de production que
la société doit être capable de réaliser. Pour vous aider dans la résolution de cette
question, vous pourrez raisonner en milliers d’unité.
1
Vous ferez l’hypothèse que ces coûts font partie intégrante du matériel.
2
La durée de vie du matériel n’est pas prolongée mais il y a adjonction de technologie nouvelle.
3
Sans tenir compte des amortissements.
__________________________________________________________________

SION

Dans son ouvrage ‘‘Réussir son business plan’’, au chapitre intitulé ‘‘Bâtir des pré-
visions d’activité’’ dans le cadre d’un projet d’investissement en entreprise, Michel
Sion nous fournit une troisième méthode d’aide à la prévision lorsque, dit-il, ‘‘ le
responsable du projet a des difficultés pour évaluer les revenus additionnels ou est
réticent à s’engager sur un objectif chiffré’’ (voir extrait ci-joint).

Il vous est tout d’abord demandé d’indiquer l’outil qu’il convient d’utiliser pour
mettre cette méthode en pratique (question 1) et d’expliquer en quoi il permet de
répondre au problème soulevé (question 2).

À partir de l’illustration que l’auteur nous en donne (voir document en annexe), il


vous est ensuite demandé de répondre aux questions suivantes :

En supposant que le Directeur commercial de l’entreprise demande au Comité de


direction de voter une enveloppe budgétaire de 80 K€ pour l’achat du logiciel en
question, vous indiquerez la question que le responsable financier ne manquera pas
de poser à son collègue pendant la réunion (question 3).

S’attendant naturellement à cette question, avant la réunion le Directeur commer-


cial vous aura demandé de préparer l’analyse chiffrée dont parle l’auteur dans son
ouvrage et dans laquelle vous aurez vérifié qu’une augmentation de 3% du chiffre
d’affaires sur 3 ans suffit à rentabiliser la dépense d’investissement (question 4).

Pour répondre à la question 4, il vous est demandé d’établir un tableau tenant


compte des données suivantes : un taux de marge opérationnelle brute (avant IS)
prévisionnel de 21% ; un logiciel amortissable en linéaire sur 3 ans ; un TRI de
18% ; un taux d’IS d’⅓.

Vous en déduirez le chiffre d’affaires que l’entreprise doit au minimum réaliser


actuellement pour que votre analyse de la question 4 fonctionne (question 5).

__________________________________________________________________

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2.2. LE TRI RATIO-CIBLE

Á lire : Dans La lettre de Vernimmen.net, n°81 de novembre 2009, p. 2.

DÔR

Votre entreprise conçoit, fabrique et commercialise des automatismes industriels


spécifiques. Vous avez conçu pour un groupe industriel, un équipement dont vous
estimez le coût de revient à 60 000 € et la durée de vie économique, à cinq ans
(valeur résiduelle nulle).

Grâce à cet équipement, votre client réalisera une économie de charges salariales
qu’il estime à environ 250 000 € par an. Parallèlement, l’équipement générera des
charges décaissables annuelles de 50 000 €.

Par ailleurs, votre client vous informe qu’il exige de son investissement un TRI de
12% minimum et un DR inférieur à trois ans et que son taux d’IS prévisionnel est
de l’ordre de 40%.

Il vous est demandé d’indiquer le prix auquel vous allez lui proposer d’acheter le
matériel. Au préalable, vous justifierez l’utilisation du seuil de rentabilité financier
pour résoudre ce cas (question 1) puis expliquerez ce que signifient les deux exi-
gences supplémentaires de votre client (question 2).
__________________________________________________________________

2.2. L’OPÉRATION DE DÉSINVESTISSEMENT

DESTOC

Après étude du dossier, il ressort que si la gestion des stocks de votre entreprise
était confiée à un salarié spécialisé en gestion de stock, le niveau de celui-ci pour-
rait être assez rapidement réduit de 600 K€ et ensuite maintenu à son niveau.

Les charges décaissables annuelles générées par cette centralisation peuvent être
estimées à 50 K€ mais aucun investissement particulier, de type logiciel, ne serait
requis.

Le coût moyen pondéré de vos capitaux est de 8% et votre taux d’I.S. prévisionnel
de 40%.

Il vous est demandé d’indiquer si vous devez décider de centraliser la gestion des
stocks de votre entreprise.

Pour simplifier vos calculs, vous poserez l’hypothèse qu’ils sont établis ‘‘à résultat
d’exploitation inchangé’’. Pour cela, il vous est tout d’abord demandé d’indiquer
quelle hypothèse est à poser quant à l’évolution du chiffre d’affaires de l’entreprise
(question 1).
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