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Les étapes de la procédure

de dédouanement

Master droit des contentieux

Module : Contentieux douanier

Année universitaire : 2020/2021

Elaboré par : Amrani Joutei Jihane


Zine Zouhair
Hamdi Ibtissam
Tharif Imad

Encadré par : Pr. M. Chadi


INTRODUCTION
Tout d’abord le dédouanement peut-être définie comme étant une une procédure qui
tende à déclarer à la douane Marocaine une importation ou une exportation de
marchandises.
A ce fait, c’est lors de la procédure de dédouanement que la valeur en douane des
marchandises importées ou exportées est calculée
Par ailleurs, l’image de la douane la plus répandue est celle d’un collecteur d’impôt pur et
dur, qui œuvre avec acharnement pour accomplir ses missions suscitant ainsi l’indignation
des contribuables.
Heureusement, cette image reste erronée aux yeux de tous les professionnels du commerce
international qui mènent leurs activités avec civisme et loyauté.
La douane est une Administration organisée dont le service est encadré par une forte
réglementation applicable à ses agents d’une part et d’autre part à ses usagers. Les
pratiques découlent tout naturellement de cette réglementation.
Exposer les pratiques douanières, revient donc à indiquer les règles de conduite, les actes et
les formalités que la règlementation douanière impose aux opérateurs économiques. Il est
capital de maîtriser ces règles pour au moins deux raisons. La première est que la douane
est incontournable dans les échanges commerciaux. De ce point de vue, connaître les
pratiques douanières, c’est écarter les risques qui peuvent survenir en la matière. La
seconde raison est que cette maîtrise permet aux négociants de prendre de bonnes
décisions, car la fluidité du commerce en dépend.
Il est en effet rassurant tant pour les professionnels de la douane que pour l’ensemble des
acteurs du commerce international d’avoir de bonnes connaissances des pratiques
douanières. Le manque de professionnalisme est source de litiges avec la douane, ce qui est
toujours coûteux pour les commerçants. Quant aux agents des douanes, pour exercer
pleinement leurs fonctions, il leur faut absolument connaître leurs droits et obligations,
mais aussi ceux des différents intervenants dans les formalités douanière et les procédure et
réglementations.
Dans le cas du Maroc notamment, de nouvelles procédures de mise en douane et de
déclaration en détail des marchandises importées ou présentées à l’exportation ont été
mises en place le 10 juillet 1908 par le comité permanent des douanes. Ce comité avait été
institué par l’article 97 de l’acte général de la conférence d’Algésiras. Ce comité permanent
dit ”comité des douanes” qui siégeait à Tanger se composait d’un commissaire spécial du
Sultan, d’un membre du corps diplomatique ou consulaire et d’un délégué de la Banque
d’État. Ledit comité regroupait également, à titre consultatif, des représentants du service
des douanes. La nouvelle réglementation préconisa de nouvelles formalités pour les
opérateurs du De nouvelles procédures de mise en douane et de déclaration en détail des
marchandises importées ou présentées à l’exportation ont été mises en place le 10 juillet
1908 par le comité permanent des douanes. Ce comité avait été institué par l’article 97 de
l’acte général de la conférence d’Algésiras. Ce comité permanent dit ”comité des douanes”
qui siégeait à Tanger se composait d’un commissaire spécial du Sultan, d’un membre du
corps diplomatique ou consulaire et d’un délégué de la Banque d’État. Ledit comité
regroupait également, à titre consultatif, des représentants du service des douanes. La
nouvelle réglementation préconise de nouvelles formalités pour les opérateurs du
commerce international.
Subsidiairement l’intérêt que nous donnons à cette thématique. Eu égard à la complexité
des circuits commerciaux, faisant appel à une multitude d’acteurs, nous estimons que cet
intérêt sera saisi par bien d’autres personnes.
En effet, le secteur du commerce n’a jamais connu autant d’acteurs que ces dernières
années. À chaque maillon, les intervenants se multiplient et se spécialisent. Du fabricant au
consommateur des produits et services, une multitude d’acteurs se mêlent et se font
concurrence tout au long de la chaîne logistique. Les groupeurs, les chargeurs, les
transporteurs, les déclarants en douane et bien d’autres agents de professions diverses ont
envahi le secteur.
Après que le code de la douane a réglementé les éléments de taxation, c’est-à-dire dire les
notions juridiques qui servent de base à l’assiette et au calcul de l’impôt douanier, il
convient d’analyser les mesures d’ordre légale et réglementaire tendant à assurer la
correcte perception de cet impôt douanier c’est ce que l’on appelle la procédure de
dédouanement. Donc quelles sont les étapes de procédure de dédouanement ?
Afin de répondre à cette problématique on traitera dans une première partie la procédure
avant le dédouanement, et dans une seconde partie la procédure de dédouanement, en fin
dans une dernière partie, on traitera la Procédure contentieuse dans le contexte douanier.

PLAN
I/ Procédure avant le dédouanement
A- Enregistrement en tant qu’opérateur économique
B- Formalités et documentation préliminaires
II/ Procédure de dédouanement
A- Déclaration en détail
B- Élément juridique nécessaire à l’application du tari des
droit de douane
III/ Procédure contentieuse dans le contexte douanier
A- Procédure contentieuse
B- personnes frappées par les sanctions pénales et civiles
C- Peines et mesures de sûreté en matière d’infractions
douanières

I/ Procédure avant le dédouanement


Les procédures avant le dédouanement commencent dès l’étape d’enregistrement en tant
qu’opérateur économique, le statut d’opérateur économique autorise l’entreprise à exercer une
activité commerciale au Maroc, qui comprend l’importation et l’exportation de marchandises,
l’enregistrement en tant qu’opérateur économique est une démarche standard quel que soit le
secteur d’activité où opère l’entreprise.

A- Enregistrement en tant qu’opérateur économique


L’enregistrement en tant qu’opérateur économique est une formalité pour exercer une activité
économique y compris une activité d’importation et d’exportation.

Avant d’acquérir le statut de l’opérateur économique qui est définie selon le Code du commerce,
comme étant un commerçant ou une entreprise qui souhaite exercer une activité économique, y
compris l’exportation ou l’importation de biens et services. L’obtention de ce statut nécessite
l’accomplissement de plusieurs formalités dont l’obtention du certificat négatif, la rédaction des
statuts, la souscription des bulletins et déclaration, l’inscription à la taxe professionnelle ou encore
l’immatriculation registre de commerce. Ces formalités doivent être accomplies par les personnes
physiques ou morales, sauf les personnes morales constituées sous la forme d’une société anonyme
(S.A.).

En ce qui concerne les formalités préalables elles doivent-être réalisées auprès du Centre régional de
l’investissement (CRI) ou de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) et
du Tribunal de 1ère instance, à cet égard l’obtention d’un certificat négatif est indispensable pour la
création d’une entreprise et pour exercer une activité commerciale. Ce document permet à
l’entreprise d’obtenir sa dénomination sociale, exigée comme formalité préalable à l’immatriculation
au Registre du commerce et à la création d’une entreprise d’importation et/ou d’exportation de
marchandises et de services.

Après les formalités liées à la rédaction des statuts et la souscription des bulletins et déclaration, il
est nécessaire d’entamer la formalité d’inscription à la taxe professionnelle et à disposer de
l’identification fiscale.

Cette formalité permet l’inscription de l’opérateur auprès de l’administration des impôts en vue
d’identifier son régime fiscal et d’obtenir son identifiant à la taxe professionnelle ,Cependant, depuis
l’adoption du projet de loi n°08-11 modifiant et complétant la loi 15-95 relative au code du
commerce, il a été proposé que cette formalité soit remplacée par l’identification à l’administration
des impôts et ce par l’attribution de l’Identifiant fiscal unique (IFU).

Aussi, l’exercice de l’activité d’importation/d’exportation nécessite une importante formalité, cette


fois ci, liée à l’immatriculation au Registre du commerce (RC). Elle s’effectue soit auprès du Tribunal
de première instance du siège de la société soit au niveau du Centre régional d’investissement (CRI).

Il convient de noter qu’après l’adoption du nouveau cadre législatif (loi n°08-11 modifiant le code du
commerce), la possibilité d’effectuer la formalité de demande d’immatriculation au registre du
commerce par voie électronique auprès du CRI est en cours de lancement ce qui permettra aux
opérateurs, une fois la loi en vigueur, de créer en ligne leur entreprise sans nécessité d’un
déplacement physique.

Subsidiairement, le demandeur procède en dernière étape à la formalité préalable à réaliser avec la


douane, qu’elle soit le dédouanement des marchandises (importation ou exportation), l’entreprise
est tenue de s’identifier auprès de l’administration des douanes et d’insérer son numéro de RC. Ce
dernier est préalablement obtenu sur le système BADR (Base automatisée des douanes en réseau).
En effet, après un examen documentaire, la douane procède à l’insertion du RC dans son système
douanier en présence de l’opérateur économique/représentant de l’entreprise pour lui permettre
d’effectuer les formalités de dédouanement (voir documents nécessaires pour cette étape au niveau
de l’encadré.

Les transitaires (déclarants en douane) sont dispensés de cette formalité étant donné qu’ils
disposent déjà d’un agrément et bénéficient d’une procédure simplifiée.

B- Formalités et documentation préliminaires


Selon la réglementation en vigueur, les engagements d’importation souscrits par les personnes
physiques et morales non inscrites au RC et ne disposant pas d’un identifiant fiscal nécessite le visa
du Ministère chargé du commerce extérieur, l’étape de dédouanement concerne l’étape la plus
importante dans la vie de la marchandise. Elle porte sur l’acte juridique envers la douane qui
englobe l’ensemble des données nécessaires au dédouanement de la marchandise.

Cette étape représente l’engagement de l’opérateur envers l’administration concernant les


informations contenues dans la déclaration. Elle permet d’assigner un régime douanier à la
marchandise.

Il y a trois types de régimes douaniers applicables aux marchandises :

Les régimes généraux qui présente un régime de mise à la consommation à l’intérieur du territoire
éligible aux paiements des droits et taxes tels que le droits d’importation, la TVA, la taxe intérieur de
consommation, taxe à l’essieu, etc.

Les régimes économiques en douane : ce sont des régimes économiques en douane (RED)
constituent un outil de promotion des exportations et de l’investissement ,comme leur appellation
l’indique, ce sont des régimes en suspension des droits de douane et des régimes de Drawback qui
consistent en un remboursement des droits d’importation déjà payés pour des marchandises
(notamment les produits semi-finis et matière à transformer) non destinées à une consommation
locale.

Les régimes particuliers : qui regroupent un ensemble de dispositions réglementaires qui dérogent
du régime douanier commun. Il concerne certaines marchandises bénéficiant de la franchise totale
ou partielle des droits et taxes en raison de leur destination ou origine (Ex : produits de la pêche
hauturière, matériels de pêche, pièces détachées destinées à la réparation et à la maintenance) ou
encore les marchandises destinées à la consommation en dehors du territoire comme les produits
pétroliers destinés à l’avitaillement de navires ou des aéronefs.

En ce qui concerne les procédures et documents préalables au dédouanement des marchandises, et


dans le but de la concrétisation de l’importation ou l’exportation d’une marchandise, les opérateurs
économiques doivent saisir les titres d’importation (engagements d’importation) pour les
marchandises libres à l’importation et une licence d’importation et d’exportation pour les
marchandises soumises à licence.

Un engagement d’importation est un document utilisé pour manifester une intention d’importer une
marchandise. Il est saisit sur la plateforme « Port Net» pour les marchandises libres à l’import alors
que c’est la licence d’importation qui doit être saisie sur ce système lorsqu’il s’agit de marchandise
soumise à autorisation (Loi 13-89 sur le commerce extérieur et ses textes d’application).

En outre, pour bénéficier des tarifs préférentiels, prévus dans le cadre de certains accords
commerciaux (cas de l’accord de libre échanges des pays arabes), des contingents tarifaires (cas de
l’accord d’associations Maroc/UE ou par des mesures de sauvegarde prévues par la loi sur la défense
commerciale), les importateurs sont tenus de souscrire une demande de franchise douanière auprès
du Ministère chargé du Commerce Extérieur.

Quand il s’agit d’une opération commerciale internationale des formalités préliminaires sont
requises à cet égard.

Après la signature du contrat commercial entre le fournisseur et le client, l’opération d’importation


et d’exportation est déclenchée et peut être différente selon la nature de la marchandise échangée
(marchandise libre à l’import et à l’export soit une marchandise soumise à autorisation). A cet effet,
il est judicieux que l’opérateur économique vérifie dès la signature du contrat commercial le statut
de la marchandise afin de connaitre si celle-ci aura besoin ou non des autorisations pour qu’elle
puisse être importée ou exportée.

L’importateur doit, à cet effet, prendre contact avec les établissements de contrôle technique,
sanitaire et phytosanitaire selon la nature de la marchandise importée.

Les contrôles techniques des marchandises, opérés par les organismes tels que l’ONSSA, ANRT, DMP

…, ont pour but de s’assurer de la qualité du produit et de sa conformité avec les réglementations et
les normes en vigueur au Maroc. Pour preuve du respect de ces normes des attestations et des
certificats de conformité (sanitaires, phytosanitaires, zoo sanitaires ou techniques) sont délivrés par
ces organismes sur la base des informations communiquées par l’opérateur et après un contrôle
physique mené sur la marchandise.

II/ La procédure de dédouanement

Après que le code de la douane a réglementé les éléments de taxation, c’est-à-dire les notions
juridiques qui servent de base à l’assiette et au calcul de l’impôt douanier, il convient d’analyser les
mesures d’ordre légale et réglementaire tendant à assurer la correcte perception de cet impôt
douanier c’est ce que l’on appelle la procédure de dédouanement.

Mais certaines formalités préliminaires au dédouanement s’impose déjà au redevable. Elles feront
l’objet d’une première partie seront analysée ensuite, dans une seconde partie les formalités du
dédouanement proprement dit.

Le droit douanier est un droit trop technique.

Le droit douanier est l’ensemble des règles qui régissent les formalités et les conditions applicables
au transfert des marchandises d’un territoire douanier à un autre territoire douanier une fois que la
marchandise est conduite en douane et mise en douane et fait l’objet d’une déclaration sommaire, il
fera par la suite l’objet d’une déclaration en délai

La procédure de dédouanement vient après la procédure de la conduite et la mise en douane.

Il s’agit d’une procédure relative qui commence par la déclaration en détail, le contrôle
documentaire, la redevabilité, solidarité, liquidation des droits et taxes, acquittement des droits et
taxes, le cas échéant le contrôle à postériori, cette procédure est régi.

A- LA DECLARATION EN DETAIL
Section 1 : la notion de la déclaration en détail

En vertu de l’article 74 du Code de la douane marocain : « : « La déclaration en détail est l’acte par
lequel une personne physique ou morale manifeste, dans les formes et modalités prescrites, la
volonté d’assigner à une marchandise, un régime douanier déterminé ».

Alors la nature juridique de la déclaration en douane est un acte juridique par lequel le déclarant
s’engage à déclarer sa marchandise en lui assignant un régime douanier, et donc à être responsable
pour toute fausse déclaration.

Section 2 : les caractéristiques de la déclaration en détail

Le caractère obligatoire de la déclaration en détail

En vertu de l’article 65 du Code douane : « Toutes les marchandises importées ou présentées à


l’exportation doivent faire l’objet d’une déclaration en détail leur assignant un régime douanier.

L’exemption des droits et taxes, soit à l’importation soit à l’exportation ne dispense pas de
l’obligation prévue par le présent article ».

Sachant que l’article 65 prévoit des exceptions à ce sujet, les navires de commerce et les bâtiments
de guerre battant pavillon étranger effectuant des missions commerciales, des escales ou des visites
au Maroc, ainsi que les navires de commerce et les bâtiments de guerre battant pavillon marocain
ayant fait l’objet d’une déclaration de mise à la consommation à leur première importation.

Toutefois, ces navires et bâtiments doivent faire l’objet d’une déclaration d’exportation en cas de
cession à un pavillon étranger.

En général, le législateur sanctionne l’absence de déclaration comme contrebande et la fausseté de


déclaration comme étant une infraction douanière dite de fraude.

Caractère écrit de la déclaration en détail

Aux termes de l’article 74 « …2° La déclaration peut être écrite, verbale ou faite par tout autre acte
par lequel le déclarant marque sa volonté de placer les marchandises sous un régime douanier.

La déclaration écrite doit être signée par le déclarant.

La déclaration en détail et les documents y annexés constituent un document unique et indivisible4.

Le ministre chargé des finances détermine, par arrêté, la forme des déclarations, les énonciations
qu’elles doivent contenir et les documents qui doivent y être annexés.
Il s’agit en fait de la déclaration unique de la marchandise (D.U.M) qui remplace toutes les formules
antérieures à1992, article 215 du décret pourtant application du code de douane et impôts indirects

Il faut s’avoir est que la règle générale est l’écrit et la déclaration verbale ne concerne que les
voyageurs et les frontaliers.

Il est interdit de rédiger la déclaration au cayon5, les interlignes et les charges ne sont pas admis. Les
ratures et les renvois ou apostilles doivent être expressément approuvés par le signataire de la
déclaration en détail ou provisoire ou, éventuellement, par le soumissionnaire et par sa caution,
suivant que lesdites ratures, renvois ou apostilles intéressent la déclaration proprement dite ou les
soumissions.

L’écrit permet le contrôle et la vérification à priori qu’à postériori, comme aussi constitue un moyen
de preuve des infractions douanières, de même que la détermination de la responsabilité en cas de
fausseté des énonciations

Caractère portable de la déclaration en détail : (procédure administrative)

La déclaration en détail doit être déposée exclusivement dans un bureau de douane ouvert à
l'opération envisagée article 66.

Elle doit être portée par le déclarant ou son représentant au bureau compétent et ce, même en cas
de dépôt par procédé informatique, ce qui exclut l'envoi par la poste.

Selon l’article 203 bis Article 203 bis - Dans les bureaux de douane équipés de systèmes
informatiques pour le dédouanement des marchandises, le dépôt des déclarations en détail, des
déclarations sommaires et des acquits-à-caution… »

Rappelant que selon l’arrêté du ministre de finance n° 1789-91 relatifs au dépôt des déclarations en
détail par procéder informatique dans article premier, le dépôt de la déclaration en détail est
matérialisé par la transmission, au système informatique de l’administration, des énonciations de la
déclaration en détail selon les modalités fixées par cette administration.

Sont dispensés des formalités de dépôt les déclarations relatives aux marchandises et objets sans
caractère commerciale, sous réserve, le cas échéant, des conditions fixées par le directeur de
l’administration douanière.

Puisque la douane vise la simplicité, elle adopté un exemplaire unique dit « déclaration unique des
marchandises (D.U.M) ».

Le caractère immuable de la déclaration en détail

Selon l’article 78.al.1 La déclaration en détail a un caractère définitif dans la mesure où comme règle
générale n’étant pas susceptible d’être modifié après son enregistrement.

L'exactitude ou la fausseté des énonciations est appréciée d'après ce qui a été déclaré.

Mais selon le même alinéa 2, cette règle est assortie des exceptions :
􀀀 Si la main levée des marchandises n’est pas donné et ;

􀀀 L’administration n’a pas informé le déclarant de son intention de procéder à la vérification de ces
marchandises ou qu’elle n’ait pas constaté l’inexactitude des termes de la déclaration.

􀀀 Enfin, le déclarant doit avoir une autorisation de modification.

Mais est-ce qu’on peut annuler une déclaration en détail ?

L'administration autorise, sur demande du déclarant, l'annulation des déclarations lorsqu'il s'agit de
marchandises dont on relève par exemple :

• Présentées à l'exportation mais non-effectivement exportées

• Importées et reconnues non conformes à la législation et à la réglementation en vigueur,


notamment, en matière sanitaire et de répression des fraudes;

• Déclarées initialement pour la mise à la consommation alors qu'elles étaient destinées à être
placées sous un régime économique en douane sous réserve, toutefois, que la mainlevée des
marchandises n'ait pas été délivrée;

• Déclarées initialement sous un régime économique en douane alors qu'elles étaient destinées à
être mises à la consommation;

B- Éléments juridiques nécessaires à l'application du tarif


des droits de douanes

La déclaration porte, presque, 41 énonciations donc des détails.

Section 1 : L'espèce

Selon l’article 15 l’espèce des marchandises est la dénomination qui leur est attribuée par le tarif des
droits de douane.

L’espèce est essentiel pour le calcul des droits et taxes ainsi que l'application d'autres législations et
réglementations. C’est pourquoi il est obligatoire de déclarer cette espèce aussi marchandises à
l'importation et à l'exportation.

Mais qu’en est-il en cas de non dénomination de l’espèce désignées par le tarif douanier ou de sa
désignation par plusieurs positions ou sons position tarifaire ?

Selon l’art 15 les marchandises dans ces cas seront classifies par décision de l’administration
douanière.

Cette décision ne peut être opposable aux intéressés qu’en date de son publication par tous les
moyens nécessairement comme le journal d’annonce légal ou administratif ou au B.O. « Règle
générale ».
La décision de classification produit ses effets exécutoires immédiatement sans attendre les
publications précédemment citées dans le cas où la classification est demandée par le redevable ou
en cas de litige.

Section 2 : L’origine

Selon l’article 16, Sous réserve des définitions de l’origine des marchandises données par les accords
conclus par le Maroc avec des Etats ou des groupes d’Etats, ou dans les annexes desdits accords qui
seront applicables aux relations commerciales du Maroc avec les Etats signataires desdits accords, «
sont considérées comme étant originaires d’un pays déterminé les marchandises entièrement
obtenues dans ce pays. »

Selon le même article, Sont considérées comme étant originaires d'un pays déterminé, les
marchandises entièrement obtenues dans ce pays comme par exemple :

Les produits minéraux extraits de son territoire.

Les produits du règne végétal qui y sont récoltés ;

Les animaux vivants qui y sont nés et élevés ;

Mais où se voit l’importance exactement de l’origine en cas d’importation en ce qui concerne le tarif
douanier ?

A l'importation, les marchandises sont taxées en fonctions des quotités inscrites à la colonne Droit
d'importation du tarif abstraction faite de l'origine des dites marchandises toutefois, en application
de certains accords commerciaux et tarifaires, conclus par le

Maroc avec certains pays, des produits originaires de ces pays sont admis en franchise totale ou
partielle du Droit d'importation.

L’origine aussi permet l'application des mesures antidumping et droits compensateurs.

La provenance : A l'importation, la déclaration en détail doit mentionner le pays de provenance des


marchandises ;

La destination : A l'exportation, la déclaration en détail doit indiquer le pays de destination définitive


et éventuellement le premier port ou aéroport de destination.

Section 3 : La valeur des marchandises

Au début c’était la valeur en douane, aujourd’hui c’est la valeur transactionnelle. C’est-à-dire,


l’administration douanière doit prendre en considération la valeur facture mais la douane garde le
droit de réviser, si elle remarque que la valeur déclarée n’est pas la valeur exacte.

Une fausse déclaration de valeur nous rentre dans le contentieux.

- l’importation :
Valeur en douane des marchandises importées est la valeur transactionnelle, c'est-à-dire le prix
effectivement payé ou à payer pour les marchandises lorsqu'elles sont vendues pour l'exportation à
destination du territoire assujetti après ajustement. Article 20.

-l'exportation :

La valeur en douane est la valeur au comptant et en gros de la marchandise.

Section 4 : Le poids

Exprimé en kilogrammes et il est déclaré net pour chacune des espèces de marchandises reprises sur
la formule de déclaration.

Quant au poids brut, il est mentionné au niveau des tonneaux

Il faut signaler que la déclaration nous aide à la détermination de la valeur par exemple société
Nokia importe les téléphones à 50 dh mais la dernière a été déclaré à 20 dh et donc ce cas
l’administration va corriger la déclaration, parce qu’elle est fausse même s’il y a la facture. Et va
augmenter la valeur

à 50 Dh, s’il y a 45 dh, on peut l’accepter, parce que les marques les prix baisses article 20 et suivant.

C- les personnes habilités à déclarer

Si on revient vers Article 67 - 1° Peuvent seuls faire acte de déclarant pour les marchandises
présentées ou déposées en douane les propriétaires desdites marchandises, les transitaires agréés
ainsi que les personnes physiques ou morales visées à l’article 69 ci-après qui sont : Le détenteur-Les
voyageurs et les frontaliers et d'autres personnes expressément autorisées par l'Administration.

Section 1 : Le transitaire

Depuis le protectorat, le transitaire en douane a constitué un intermédiaire dans la procédure de


dédouanement vu sa spécialiste dans le domaine.

Selon l’article 67/2 (b) est toute personne physique ou morale faisant profession d’accomplir pour
autrui les formalités de douane concernant la déclaration en détail des marchandises, que cette
profession soit exercée à titre principal ou à titre accessoire, et quelle que soit la nature du mandat à
elles confié.

Il est assimilé à un mandataire, parce qu’il agit pour le compte d’autrui, ainsi la législation algérienne
en qualifie par ‘les mandataires auprès de la douane.
a) Les conditions pour être transitaire :

Selon l’article 68 le transitaire doit obligatoirement être agréé. Cet agrément nécessite la réunion
des conditions suivantes :

• Jouir de ses droits civiques;

• Etre titulaire d'une licence ou d'un diplôme reconnu équivalent;

• Justifier des références professionnelles en matière douanière portant au minimum sur trois ans;

Satisfaire à un test d'aptitude professionnel organisé par l'Administration selon les conditions et
modalités fixées par arrêté du ministre chargé des Finances.

Section 2 : Le propriétaire de la marchandise

Le propriétaire de la marchandise est la personne détenteur de cette dernière légalement, doit


justifier de sa qualité par la présentation :

1) de documents commerciaux attestant l’achat ou la vente de ces marchandises en son nom


propre ;

2) de titres de transport établis en son nom propre ou à son ordre.

Le propriétaire des marchandises peut donner, par procuration, tous pouvoirs à un mandataire, qui
est à son service exclusif, de déclarer en détail en ses lieu et place ;

a) sont réputés propriétaires : les transporteurs, les détenteurs, les voyageurs et les frontaliers en ce
qui concerne les marchandises, objets ou denrées qu’ils transportent ou détiennent ;

b) sont considérées comme transitaires : toutes personnes physique ou morale faisant profession
d’accomplir pour autrui les formalités de douane concernant la déclaration en détail des
marchandises, que cette profession soit exercée à titre principal ou à titre accessoire, et quelle que
soit la nature du mandat à elles confié.

Aux termes de l’article 222 du code de douane et impôts indirect : le propriétaire est responsable
pénalement, si on prouve que ce dernier est détenteur de la marchandise avec mauvaise fois pour sa
commission à une fraude douanière.

Section 3 : Le transporteur

Le transporteur est réputés propriétaire des marchandises lors de son transport, sa présentation ou
sa conduite en douane, indépendamment de la nature de cette marchandise.

Ainsi, en cas d’un transport par voie terrestre, le conducteur du véhicule est un "transporteur" ce qui
lui confère la qualité de déclarant.

La même chose pour le transporteur maritime et arien pour les marchandises importées.
La compagnie de navigation qui décharge les marchandises dans ses propres magasins en assume la
responsabilité vis-à-vis de l'administration. La qualité de transporteur est maintenue pendant toute
la période de gardiennage des marchandises. C'est le cas, par exemple, de la compagnie Royal Air
Maroc.

Les compagnies de transport peuvent solliciter un agrément de transitaire en douane et déposer les
déclarations en douane en leur qualité de transitaire et non de transporteur.

Section 4 : Les voyageurs et les frontaliers

Les voyageurs et les frontaliers sont réputés propriétaires des marchandises qu'ils transportent.

Le contrôle documentaire et la vérification de marchandise

Une fois la déclaration en détail est rempliée et déposé auprès du bureau douanier, à ce moment-là,
l’administration procède à la vérification.

Auparavant c’était uniquement la vérification physique, mais on a constaté qu’il y a un problème au


niveau des importations on trouve que des ports ont été congestionnés par un nombre important
des importations, car on ne peut vérifier toutes les marchandises par exemple le port de Casablanca
le port de Marseille… ce qui va causer un problème de retard.

Dès lors la douane a pensé à une vérification documentaire aussi.

La simplification et la rapidité des procédures douanière9, la douane a met en place un système


informatique BADR qui choisit le mode de vérification et non pas les douaniers, il s’agit de deux
mode :

1- le contrôle documentaire

En vertu de l’article 79 bis : « Le contrôle documentaire est l’opération par laquelle l’administration
procède à l’examen de la déclaration des marchandises pour s’assurer qu’elle est correctement
établie et que les documents justificatifs requis sont joints à la déclaration… »

Le contrôle documentaire a pour objet de favoriser la rapidité, si l’administration constate qu’il n’y a
pas de doute, on va demander au transitaire des droits et taxes et la sortie de la marchandise avec
bon à enlever.

Donc, on se contente d’un tel contrôle. Mais ça ne signifie pas que toute les marchandises seront
soumises à un tel contrôle or d’autres vont faire l’objet d’une vérification physique.

2- La vérification des marchandises


Il y a des marchandises qui vont être vérifiées physiquement selon les informations enregistrées
dans le système informatique ça d’une part, pour ce qui est de la seconde, parce que la marchandise
peut provenir d’un pays douteux comme le cas de l’Amérique latine et la chine problème de qualité,
de conditionnement (la santé publique) et les autres mesures non tarifaires, parce que la douane est
la police économique.

« La vérification des marchandises est l’opération par laquelle l’administration procède à l’examen
physique des marchandises afin de s’assurer notamment que leur nature, leur espèce, leur origine,
leur état, leur quantité et leur valeur sont conformes aux énonciations de la déclaration en détail. »

Force est de constater que la vérification de la marchandise se fait en présence du déclarant ou son
représentant.

Le législateur donne un délai de 3 jours à compter de l’enregistrement de la déclaration, pour que le


déclarant ou son représentant assiste à cette opération, à défaut l’administration procède d’office à
la vérification de la marchandise article 85.

3- Application des résultats de la vérification

Sous réserve des dispositions de l’article 14-2° ci- dessus, les droits, taxes et autres mesures
douanières sont appliqués d’après les résultats de la vérification et, le cas échéant, conformément
aux décisions ayant autorité de la chose jugée ;

Sous réserve des dispositions de l’article 80-2° ci-dessus et du 3° ci- après, lorsque la vérification ne
porte que sur une partie des marchandises faisant l’objet d’une même déclaration, les résultats de la
vérification sont valables pour l’ensemble des marchandises objet de cette déclaration.

III / Procédure contentieuse dans le contexte


douanier

A- Procédure contentieuse
La constations des infractions douanières est effectué par les agents de l’administration, ayant prêté
serment, par les officiers de police judiciaire ainsi que par tout agent verbalisateur de la force
publique. Lesdites infractions sont constatées par voie de saisie ou par voie d’enquête ; à cet effet,
les agents verbalisateurs ont le droit de saisir en tout lieu les marchandises et les moyens de
transport passibles de confiscation ainsi que tous documents relatifs à ces marchandises et moyens
de transport, dans tous les cas de constatation d’infraction douanière, les moyens de transport et les
marchandises litigieuses non passibles de confiscation peuvent être retenus par l’administration
pour garantir le paiement des pénalités pécuniaires encourues , néanmoins, la mainlevée sur ces
moyens de transport et de ces marchandises peut être accordée moyennant caution ou consignation
garantissant le paiement des pénalités pécuniaires encourues.
Par ailleurs, les agents de l’administration peuvent procéder à des enquêtes préliminaires et, à
l’occasion de leurs investigations, effectuer en tout lieu des visites des domiciles et des locaux à
usage professionnel conformément aux conditions fixées par la loi n° 1-77-339, et à titre
exceptionnelle les agents verbalisateurs ne peuvent procéder à l’arrestation des prévenus qu’en cas
de flagrant délit.

Finalement, les faits constatés et les saisies effectuées doivent être, dès que possible, mentionnés
dans des procès-verbaux ceux-ci doivent comportés :

La date, et le lieu de leur rédaction et de leur clôture, les noms, qualités et demeures des agents
verbalisateurs, la date, l’heure et le lieu de la saisie ou de la constatation, les déclarations
éventuelles du (ou des) délinquants(s).

Ces procès-verbaux doivent être signés par leurs rédacteurs et par les délinquants, s’ils sont
présents. En cas d’impossibilité ou de refus de la part des délinquants de signer, mention en sera
faite sur ces documents.

Une copie des procès-verbaux est remise aux délinquants présents. En outre, les procès-verbaux de
saisie doivent mentionner : les motifs de la saisie, la description des objets saisis, avec leur nature,
leur qualité et leur quantité, les mesures prises pour en assurer le dépôt, la garde ou la conservation,
l’identité du gardien éventuellement désigné avec son accord et sa signature, la présence ou
l’absence du délinquant à la description des objets saisis et ses observations éventuelles.

B- personnes frappées par les sanctions pénales et civiles


Personnes pénalement responsables : Les co-auteurs et complices d’une infraction douanière sont,
conformément aux conditions du droit commun, passibles des mêmes peines que les auteurs
principaux. De même les mesures de sûreté prévues à l’article 220 de la loi n° 1-77-339, peuvent leur
être appliquées, elles sont ainsi passibles de ces peines et de ces mesures de sûreté, les personnes
physiques ou morales intéressées à la fraude.

En dehors des cas prévus par le code pénal, sont tenus pour complices de l’infraction douanière ceux
qui, en connaissance de cause, ont : Par quelque moyen que ce soit directement incité à la fraude ou
l’ont facilitée, ont acheté ou détenu même en dehors du rayon des marchandises de fraude, ont
ouvert les agissements des fraudeurs ou tenté de leur assurer l’impunité.

Sont réputées personnes physiques ou morales intéressées à la fraude : les pourvoyeurs des fonds
utilisés pour la commission de la fraude ayant agi en connaissance de cause ; les propriétaires des
marchandises de fraude.

Ils sont pénalement responsables : les signataires de déclarations, pour les omissions, inexactitudes
et autres irrégularités relevées dans leurs déclarations ; les commettants du fait de leurs employés
pour les opérations en douane effectuées sur leurs instructions ; les soumissionnaires en cas
d’inexécution des engagements souscrits par eux, les détenteurs et les transporteurs de
marchandises de fraude, les capitaines de navires, bateaux et embarcations ainsi que les
commandants d’aéronefs, pour les omissions et inexactitudes relevées dans les manifestes et, d’une
manière générale, pour les infractions douanières commises à bord de leurs navires, bateaux,
embarcations et aéronefs.

Toutefois, les peines d’emprisonnement édictées par le présent code ne sont applicables aux
signataires des déclarations et aux commettants, qu’en cas de faute personnelle et intentionnelle,
elles ne sont pas applicables aux transitaires lorsqu’il est établi qu’ils se sont limités à reproduire les
renseignements qui leur ont été communiqués par leur mandant et qu’ils n’avaient aucune raison
valable de mettre en doute la véracité de ces renseignements.

Ainsi que, les transporteurs qui justifient avoir rempli régulièrement leurs obligations
professionnelles en établissant que les marchandises de fraude ont été dissimulées par autrui en des
lieux échappant normalement à leur contrôle, ou expédiées sous le couvert d’un envoi
apparemment licite et régulier, ou lorsqu’ils mettent l’administration en mesure d’exercer utilement
des poursuites contre les véritables auteurs de la fraude.

Notamment, au moyen de l’identification des expéditeurs et des destinataires des marchandises


dont ils assurent le transport. Le capitaine de navire ou le commandant d’aéronef s’il administre la
preuve qu’il a rempli tous ses devoirs de surveillance, si le délinquant est découvert, ou s’il justifie
que des avaries sérieuses ont nécessité le déroutement du navire ou de l’aéronef et à condition que
ces événements aient été consignés au journal de bord avant la visite du service des douanes , Le
capitaine de navire lorsqu’il est établi qu’il a reproduit fidèlement les énonciations déclaratives du
chargeur et qu’il n’avait aucune raison valable de mettre en doute la véracité des renseignements
contenus dans le connaissement au port de chargement .

À noter que, les présomptions légales en matière de douane et d’impôts indirects ne peuvent avoir
lieu que devant la justification précise d’un cas de force majeur.

Lorsque des infractions douanières sont commises par les administrateurs, gérants ou directeurs
d’une personne morale, ou par l’un d’entre eux agissant au nom et pour le compte de la personne
morale, indépendamment des poursuites intentées contre ceux-ci, la personne morale elle-même
pourra être poursuivie et frappée des peines pécuniaires et, s’il y a lieu, des mesures de sûreté
prévues.

Tiers civilement responsables : Sont civilement responsables du fait d’autrui en ce qui concerne les
droits, taxes, confiscations, amendes et dépens : les personnes énumérées à l’article 85 du code des
obligations et contrats ; les propriétaires des marchandises du fait de leurs employés ; les
propriétaires des moyens de transport du fait de leurs employés sauf si la responsabilité du préposé
à la conduite est établie.

La mainlevée est subordonnée au paiement des frais, éventuellement engagés par l’administration
pour assurer la garde et la conservation desdits moyens de transport et marchandises ayant servi à
masquer la fraude.

C- Peines et mesures de sûreté en matière d’infractions


douanières
Les peines et les mesures de sûreté réelles applicables en matière d’infractions douanières sont :

L’emprisonnement /la confiscation des marchandises de fraude, des marchandises servant à


masquer la fraude et des moyens de transports /l’amende fiscale.

L’emprisonnement prévu par le présent code est appliqué et subi dans les conditions du droit
commun.

En ce qui concerne la confiscation des marchandises prohibées à quelque titre que ce soit revêt
principalement le caractère d’une mesure de sûreté. La confiscation des objets non prohibés a le
caractère prédominant d’une réparation civile.
La confiscation affecte la marchandise de fraude en quelques mains qu’elle se trouve, elle est
obligatoirement ordonnée, même si cette marchandise appartient à un tiers étranger à la fraude ou
demeuré inconnu, et alors qu’aucune condamnation ne serait prononcée.

La confiscation affecte la marchandise qui a servi à masquer la marchandise de fraude sauf lorsqu’il
est établi que ladite marchandise appartient à une personne étrangère à la fraude.

Elle est obligatoirement ordonnée relativement à des moyens de transport qui ont servi à
commettre l’infraction lorsqu’ils appartiennent à ceux qui ont participé à la fraude ou à la tentative
de fraude, et à un tiers étranger à l’infraction à condition que ces moyens de transport aient été
aménagés spécialement en vue de la fraude, ou que cette fraude ait été commise par le préposé à la
conduite du moyen de transport. Sauf si le propriétaire du moyen de transport arrive à établir que le
préposé à la conduite, agissant sans autorisation, s’est placé hors des fonctions auxquelles il a été
employé.

Lorsque les marchandises et les moyens de transport susceptibles de confiscation n’ont pu être saisis
ou, lorsqu’ayant été saisis, l’administration en fait la demande, le tribunal prononce pour tenir lieu
de la confiscation, la condamnation au paiement d’une somme égale à la valeur représentée par ces
marchandises et ces moyens de transport. On outre, les amendes fiscales prévues par la loi n° 1-77-
339, ont le caractère prédominant de réparations civiles. Toutefois, elles sont infligées par les
tribunaux répressifs et doivent être prononcées dans tous les cas, même si l’infraction n’a causé à
l’Etat aucun préjudice matériel.

En cas de concours de plusieurs infractions douanières, les condamnations pécuniaires sont


prononcées pour chacune des infractions dûment établies, lorsque ces infractions portent sur la
même marchandise, il y a lieu d’appliquer la condamnation la plus grave.

Quant aux mesures de sûreté personnelles en matière de douane sont comme suite : l’interdiction
d’accès aux bureaux, magasins et terre-pleins soumis à la surveillance de la douane, le retrait de
l’agrément de transitaire en douane ou de l’autorisation de dédouaner, l’exclusion du bénéfice des
régimes économiques en douane, l’interdiction d’accès aux systèmes informatiques de
l’administration, le retrait de l’autorisation d’exploitation d’un magasin et aire de dédouanement.

Ces mesures peuvent être prises, en suite d’infractions douanières ou de droit commun, par décision
judiciaire ou administrative selon le cas, dans les conditions prévues au présent code.

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