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Introduction :

Après que le code de la douane a réglementé les éléments de taxation, c’est-à-


dire les notions juridiques qui servent de base à l’assiette et au calcul de
l’impôt douanier, il convient d’analyser les mesures d’ordre légale et
réglementaire tendant à assurer la correcte perception de cet impôt douanier
c’est ce que l’on appelle la procédure de dédouanement.

Mais certaines formalités préliminaires au dédouanement s’impose déjà au


redevable. Elles feront l’objet d’une première Partie. Seront analysée ensuite,
dans une seconde partie les formalités du dédouanement proprement dit.

Le droit douanier est un droit trop technique.

Partie I : la conduite et la mise en


douane des marchandises :
Toute marchandise importée par voie maritime, terrestre ou aérien doit être
conduite directement à un poste douanier pour qu’elle soit déclarée sous
peine de contrebande.

Donc la conduite en douane est une procédure préétablie avant la déclaration

Chapitre 1 : conduite des marchandises en douanes :

La conduite en douane est l'ensemble des dispositions que doivent respecter


les transporteurs qui sont tenus de conduire les marchandises transportées
à des lieux bien précis pour l'accomplissement des formalités douanières. Ces
lieux sont, cependant, différents en fonction du moyen de transport utilisé et
de la destination des marchandises.

L’étude de ce titre est devisée en trois, importations et exportations et Les


magasins et aires de dédouanement selon le Code de douanes et impôts
indirect :

Etant donné que le transport se diffère selon à ce que celui-ci est maritime,
aérien ou terrestre, ainsi le législateur douanier a réglementé chaque transport
de façon indépendante, selon les procédures exigées.

Ainsi, le Code a consacré les articles 46 à 62 aux transports par mer, les articles
53 à 54 aux transports par les voies terrestres et les articles 55 à 54 aux
transports par voie aérienne.

Selon l’article 1 " importation" : l’entrée sur le territoire assujetti de


marchandises en provenance de l’étranger ou des zones franches ;
Section 1 : Importation par voie maritime :

Tout navire doit être accompagnée par un document qui s’appelle le manifeste
commerciale est un document qui prend l’état du chargement du navire et doit
être signé par le capitaine.art 46

Le capitaine d’un navire arrivé dans la zone maritime du rayon des


douanes doit, à première réquisition :

a) soumettre l’original du manifeste commercial du navire au visa ne


varietur des agents de l’administration qui se rendent à bord ;

b) leur remettre une copie de ce manifeste de ce manifeste doit mentionner


:

A) l’identification du navire transporteur :

1) nom du navire :

2) pavillon : il peut être un navire Saoudian mais batant pavillon tunisien,


comme le cas du navire qu’a été arraisonné en affrique du sud marocain par
les autorités comme quoi il transporte jauge, nom de
l’exploitant,éventuellement du consignataire (celui qui dépose une somme
d’argent)) ainsi que le (ou les) port (s) de provenance) pour savoir les escales.

En outre, selon l’article 48 Les navires ne peuvent accoster que dans les
ports pourvus d'un bureau de douane, sauf dérogation accordée par
décision du directeur de l'administration ou cas de force majeure dûment
justifié. Dans ce dernier cas, le capitaine du navire ou son représentant
dûment mandaté doit en informer, sans délai, l'administration en précisant le
lieu de l'accostage.

B) L’indentification de marchandise

1- Le manifeste commercial reprend les marchandises composant la


cargaison du navire, à l’exclusion des provisions de bord et des
marchandises de pacotille appartenant à l’équipage qui font objet d’un
manifeste particulier.

2- Pour les navires transportant des voyageurs, soit à titre principal, soit à
titre accessoire, les bagages de cabine ne doivent pas figurer sur le manifeste
commercial.

3- les numéros des connaissements ; marchandise 1 marchandise 2…

4 - les marques, numéros, espèce et nombre des colis ou, le cas échéant,
l’identification des unités de transports utilisées (conteneurs, camions,
remorques, par exemple) ;

5 - la nature et le poids brut ainsi que les lieux et dates de chargement des
marchandises.

6- Lorsque le navire ne transporte aucune marchandise ou s’il est sur lest, le


manifeste commercial ne reprend que l’identification du navire avec mention
«néant» inscrite dans la colonne «nature des marchandises», ou «sur lest».

Les provisions de bord et les marchandises de pacotille font l’objet de


manifestes spéciaux signés également par le capitaine du navire.

Ces documents font état de leur nature et de leurs quantités.


Le manifeste ne doit comporter ni rature ni surcharge ni interligne pour ne pas
en modifier, le manifeste doit être propre. Les renvois ou apostilles

Doivent être expressément approuvés par le signataire

Si la règle générale est que le jet est interdit à l’intérieur de la zone maritime du
rayon des douanes, sont interdits tous les jets de marchandises à la mer.

En cas de nécessité, le capitaine du navire a le droit de faire jeter par-dessus


bord les marchandises dont le jet est indispensable au salut du navire.

Une fois arrivé le navire dans un port du Royaume, le capitaine doit informer
l’administration douanière du jet en précisant le lieu, le jour, l’heure, les
circonstances de l’abandon de ces marchandises ainsi que, dans toute la
mesure du possible, la nature et les quantités des colis jetés à la mer en
application 196.

On doit déclarer ce jet pour que l’administration ne considère que les


marchandises ont été conduite en douane de manière frauduleuse.

Section 2 : l’importation par voie terrestre :

Les marchandises importées par les voies terrestres, routes ou de chemins de fer, doivent être
aussitôt conduites, par un chemin direct, au premier bureau ou poste de douane d’entrée pour y être
déclarées.

Elles ne peuvent être introduites dans les maisons ou autres bâtiments avant d’avoir été conduites
audit bureau ou poste d’entrée. Art 53 du Code de douane prévoit que : « Toutes les marchandises
importées par les frontières terrestres doivent être inscrites sur la feuille de route, et
transiter par les postes frontières légalement ouverts à cet effet. Ces marchandises doivent
être conduites par un chemin direct, au premier bureau ou poste de douane d’entrée pour y être

déclarées.
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2° Elles ne peuvent être introduites dans les maisons ou autres bâtiments avant d’avoir été
conduites au bureau ou poste de douane ; elles ne peuvent dépasser celui-ci sans permis ;

Le premier port au nord par voie terrestre c’est Tanger pour sbta et mellilia on peut pas déclarer une
marchandises, parce qu’elles ne sont pas des frontières sous d’un renvoi vers le port de Tanger.

Toutes les marchandises importées par voie terrestre doivent être inscrites sur la feuille de route. La
feuille de route

Section 3 : les transports par la voie aérienne :


55

L'importation des marchandises par voie aérienne devient effective dès la


pénétration de l'aéronef transporteur dans l'espace aérien situé au- dessus du
territoire assujetti.

Article 56 - le fret transporté par aéronef doit être inscrit sur le


manifeste de marchandises signé par le pilote commandant de bord

Dès l’arrivée de l’avion transporteur, le pilote commandant de bord doit


déposer au bureau de douane de l’aérodrome une déclaration sommaire des
marchandises à débarquer.

D'autre part, dans le cas de parcours international, les aéronefs


transporteurs suivent des routes aériennes déterminées que leur imposent

les règles générales de la sécurité aérienne. Cependant, les plans de vol

peuvent être communiqués au service des douanes.

Les aéronefs qui effectuent une navigation internationale ne

doivent atterri0r que sur un aérodrome international. Des dérogations


à

cette dernière règle ont été prévues pour les cas de force majeure,

d'opération d'assistance ou de sauvetage.

Par ailleurs, le code des douanes précise que tout déchargement et


jet de marchandises en cours de route, sauf nécessité impérative imposée

par le salut même de l'aéronef, sont interdits.

Dans ce dernier cas, le pilote commandant de bord a le droit de

faire jeter le lest, le carburant, les marchandises et tous autres objets se

trouvant à bord de l'aéronef. Dès l'arrivée au premier aéroport, le pilote

commandant de bord doit signaler aux agents de l'administration les jets

effectués en cours de vol en précisant aussi exactement que possible, les

lieux à l'aplomb desquels se trouvait l'aéronef au moment desdits jets.

Comme pour les transports maritimes, le fret transporté par aéronef doit être inscrit
sur le manifeste des marchandises signé par le pilote commandant de bord.

Le manifeste porte mention :

De l'exploitant (ou du propriétaire) ;

Du n° de la ligne et de l'immatriculation de l'avion ;

De la date du vol ;

Du lieu de chargement ;

Des numéros des L.T.A. ;

Du nombre de colis ;

De la nature et du poids brut de la marchandise ;

Du lieu de déchargement.

Les bagages des passagers (bagages à main et de soute) ne sont pas repris au
manifeste.

Les pièces de rechange, les équipements et provisions de bord ainsi


que la pacotille, que peuvent détenir les équipages, n'ont pas à être manifestés
à condition qu'ils restent à bord de l'aéronef. S'ils venaient à 00000être
débarqués, un manifeste spécial est à exiger.

Les envois postaux cf. Cours sur les procédures douanières.


Chapitre 2 : la mise en douane :
La mise en douane a pour objet de permettre au service des
douanes d'identifier, de prendre en charge et de garder sous
sa surveillance les marchandises jusqu'à l'accomplissement des
formalités permettant leur enlèvement.

Elle consiste en l'obligation du dépôt d'une déclaration dite "déclaration


sommaire" quel que soit le mode de transport : par mer, par terre ou
par la voie aérienne.

1-Importation par voie maritime

Le capitaine ou son représentant dûment mandaté (consignataire

ou courtier maritime) dépose au bureau de douane une déclaration

sommaire dans les 24 h doit eures de l'arrivée du navire dans le port. 49

Ce délai court depuis l'heure d'arrivée du navire, officiellement


constatée par le service de la capitainerie du port et inscrite par
les agents de l'administration sur les registres d'entrée et de sortie des
navires. Pour tenir compte de l'encombrement de certains ports, le délai est
décompté à partir du moment où le navire est en situation de décharger les
marchandises. (La mise à quai du navire ou de toute autre opération similaire).

Toutefois, le dépôt de la déclaration sommaire peut être effectué


avant l'arrivée du navire. Dans ce cas, la déclaration sommaire ne produit ses
effets qu'à partir de la date d'arrivée dudit navire.

Si à l'expiration du délai réglementaire, le navire n'est pas arrivé, la


déclaration sommaire déposée par anticipation est annulée par
l'administration dans les conditions réglementaires en vigueur.

Ce délai ne court ni les dimanches, ni les jours fériés. De même, si ce délai


expire pendant la fermeture légale du bureau, la déclaration
sommaire est déposée dès l'ouverture dudit bureau.

A la demande de l'administration, le capitaine est tenu :


- D'annexer à la déclaration sommaire les connaissements,

chartes-parties, acte de nationalité du navire et tous autres


documents jugés utiles ;

- De soumettre à l'examen et au visa des agents de


l'administration, le journal de bord, qui doit être présenté à
première réquisition.

La déclaration sommaire est constituée par la partie du manifeste commercial


concernant les seules marchandises à débarquer dans le port d'escale.

La forme et les énonciations de la déclaration sommaire sont

fixées par l'Arrêté du ministre des finances et de la privatisation n°1035-

03 du 26 Rabii I 1424 (28 Mai 2003) relatif à la déclaration sommaire des

marchandises importées par la voie maritime, aérienne ou à l'entrée dans

les magasins et aires de dédouanement ainsi que les documents pouvant

y être joints.

Le déclarant ou son mandataire peut être autorisé, « sans

préjudice des suites contentieuses éventuelles », à rectifier les

énonciations de la déclaration sommaire dans les conditions ci-après :

-Les demandes de rectification sont déposées par le déclarant ou

son mandataire;

-La rectification des énonciations doit intervenir dans un délai de

vingt jours courant à compter de la date d'enregistrement de


la déclaration sommaire et ce, sans suites contentieuses ;

-Les demandes présentées à l'administration sont appuyées de

toutes justifications utiles ou nécessaires, notamment, les attestations de


non débarquement, les connaissements, les L.T.A., les factures originales,

les notes de colisage, les correspondances des expéditeurs et


des

transporteurs étrangers

Au-delà du délai de 20 jours, la rectification des énonciations de la

déclaration sommaire est autorisée avec les suites contentieuses qui

s'imposent, à condition qu'il n'y ait pas d'incidence sur les droits et taxes

ou sur la réglementation du contrôle du commerce extérieur ou des

changes ou sur les réglementations particulières.

Lorsque les justificatifs produits ne sont pas acceptés, il y a lieu de

régler le litige selon qu'il s'agisse d'un déficit ou d'un excédant.

Le capitaine ou son représentant dûment mandaté doit déclarer par

écrit, dans les 24 heures de l'arrivée du navire, les provisions de bord et

les marchandises de pacotille appartenant aux membres de l'équipage.

Les provisions de bord sont constituées de tous articles nécessaires

aux besoins du navire. Par pacotille, on entend les marchandises, objets

ou denrées destinées à l'usage des membres de l'équipage à l'exclusion de

leurs effets personnels.

Les déclarations sommaires des provisions de bord et de la

pacotille appartenant aux membres de l'équipage doivent contenir :

----

Toutes énonciations nécessaires à l'identification du navire ;

La nature et les quantités de marchandises détenues à bord ;

La date d'établissement dédites déclarations sommaires ;


La signature du capitaine ainsi que la certification, par lui, de

l'exactitude des énonciations y contenues.

2- Importation par voie terrestre.

Le conducteur de marchandises doit, dès son arrivée au bureau de

douane, remettre à l'administration, à titre de déclaration sommaire, une

feuille de route indiquant les marchandises qu'il transporte.

La déclaration sommaire n'est pas exigée si les marchandises sont

déclarées en détail dès leur arrivée au bureau de douane.

Les marchandises qui arrivent après la fermeture du bureau de

douane sont déposées, sans frais, dans les dépendances dudit bureau

jusqu'au moment de son ouverture. Dans ce cas, la déclaration sommaire

doit être remise à l'administration dès l'ouverture du bureau, si les

marchandises ne sont pas déclarées en détail immédiatement.

3. Importation par voie aérienne

Dès l'arrivée de l'aéronef, le pilote commandant de bord ou son

représentant dûment mandaté doit déposer au bureau de douane de

l'aérodrome une déclaration sommaire des marchandises à débarquer

dans cet aérodrome. Si l'aéronef arrive avant l'ouverture du bureau,


la

déclaration sommaire doit être déposée dès cette ouverture.

Toutefois, la déclaration sommaire peut être déposée avant

l'arrivée de l'aéronef mais elle ne produit d'effets qu'à partir de la


date d'arrivée de l'aéronef.
Partie II : La procédure de
dédouanement :

Après que le code du douane


aréglementé les éléments de
taxation, c’est-à-fire les notions
juidique qui servent de base à
l’assiettte et au calcul de l’impot
dounier, il convient d’analyser
lesmesures d’ordre légale et
réglementaire tendant à assurer
lacorrecte perception decet impot
dounier c’est ce que l’on appelle la
procédure de déouanement.

Mais certaines formalités


préliminaires au dédounement
s’imposedéjà au redevable . Elle
feront l’objet d’une permière Partie .
seront analysée ensuite, dansune
seconde partie les formalités du
dédouanement proprement dit.

Le droit douanier est un droit trop


technique.

Le droit douanier est l’ensemble des règles qui régissent les formalités
et les conditions applicables au transfert des marchandises d’un
territoire douanier à un autre territoire douanier
Une fois que la marchandise est conduite en douane et mise en douane et fait
l’objet d’une déclaration sommaire, il ferra par la suite l’objet d’une déclaration
en délai

La procédure de dédouanement vient après la procédure de la


conduite et la mise en douane.

Il s’agit d’une procédure relative qui commence par la déclaration en détail, le


contrôle documentaire, la redevabilité, solidarité, liquidation des droits et
taxes, acquittement des droits et taxes, le cas échéant le contrôle à postériori,
cette procédure est régi

PARTIE 1 : LA DECLARATION EN DETAIL :

Chapitre 1 : la notion de la déclaration en détail :

En vertu de l’article 74 du Code de la douane marocain : « :


« La déclaration en détail est
l’acte par lequel une personne physique ou morale manifeste, dans les
formes et modalités prescrites, la volonté d’assigner à une marchandise, un
régime douanier déterminé ».1

Alors la nature juridique de la déclaration en douane est un acte juridique par


lequel le déclarant s’engage à déclarer sa marchandises en lui assignant un
régime douanier , et donc à être responsable pour toute fausse déclaration.

Chapitre 2 : les caractéristiques de la déclaration en détail :

Section 1 : le caractère obligatoire de la déclaration en détail :

En vertu de l’article 65 du Code douane : « Toutes les marchandises importées


ou présentées à l’exportation doivent faire l’objet d’une déclaration en
détail leur assignant un régime douanier.

2° L’exemption des droits et taxes, soit à l’importation soit à l’exportation


ne dispense pas de l’obligation prévue par le présent article ».

Sachant que l’article 65 prévoit des exceptions à ce sujet, les navires de


commerce et les bâtiments de guerre battant pavillon étranger effectuant
des missions commerciales, des escales ou des visites au Maroc , ainsi que les
navires de commerce et les bâtiments de guerre battant pavillon marocain
ayant fait l’objet d’une déclaration de mise à la consommation à leur
première importation.

Toutefois, ces navires et bâtiments doivent faire l’objet d’une déclaration


d’exportation en cas de cession à un pavillon étranger.

En général, le législateur sanctionne l’absence de déclaration comme


contrebande2 et la fausseté de déclaration comme étant une infraction
douanière dite de fraude3.

1
les statuts juridiques et les diverses destinations qui peuvent être donnés aux marchandises déclarées en
douane.
2
Article 282 du Code de douane : « la contrebande s’étend… 4°- des importations ou des exportations
Section 2 : Caractère écrit de la déclaration en détail :

Aux termes de l’article 74 « …2° La déclaration peut être écrite, verbale ou


faite par tout autre acte par lequel le déclarant marque sa volonté de placer
les marchandises sous un régime douanier.

La déclaration écrite doit être signée par le déclarant.

La déclaration en détail et les documents y annexés constituent un document


unique et indivisible4.

3° Le ministre chargé des finances détermine, par arrêté , la forme des


déclarations, les énonciations qu’elles doivent contenir et les documents
qui doivent y être annexés.

Il s’agit en fait de la déclaration unique de la marchandise (D.U.M) qui


remplace toutes les formules antérieures à1992, article 215 du décret
pourtant application du code de douane et impôts indirects

Il faut s’avoir est que la règle générale est l’écrit et la déclaration verbale ne
concerne que les voyageurs et les frontaliers.

Il est interdit de rédiger la déclaration au cayon5, les interlignes et les charges


ne sont pas admis. Les ratures et les renvois ou apostilles doivent être
expressém0ent approuvés par le signataire de la déclaration en détail ou

sans déclaration lorsque les marchandises, passant par un bureau de douane, sont soustraites à la visite
de l'administration par dissimulation dans des cachettes spécialement aménagées ou dans des endroits
qui ne sont pas normalement destinés à recevoir des marchandises.

L’article 285 du Code de douane : « Constituent des contraventions douanières de première classe : « … 2°-
L’importation ou l’exportation sans déclaration en détail, par un bureau de douane, si un droit ou une taxe
se trouve éludé ou compromis par ce défaut de déclaration ;"
3
Article 294 - Constituent des contraventions douanières de deuxième classe :… 4° - Toute fausse
déclaration ou manœuvre à l’importation ou à l’exportation, lorsqu’un droit ou une taxe se trouve éludé
ou compromis par cette fausse déclaration ou cette manœuvre.
tel que prévu par l’article 40 bis ci-dessus… »
4
connaissement, factures, le titre de voyage, les certificats pour les produits alimentaires, les certificats
sanitaires se sont des documents exigés lors de la vérification, le manifeste.
5
L’arrêté du ministre des finances n°1319-77 relatif aux déclarations en douane autres que sommaires dans
son article 2 prévoit : « les déclarations en détail et les déclarations provisoires ne peuvent être rédigées au
crayon… »
provisoire ou, éventuellement, par le soumissionnaire et par sa caution, suivant
que lesdites ratures, renvois ou apostilles intéressent la déclaration
proprement dite ou les soumissions6.

L’écrit permet le contrôle et la vérification à prioiri qu’à postériori, comme


aussi constitue un moyen de preuve des infractions douanières, de même que
la détermination de la responsabilité en cas de fausseté des énonciations7

Section 3 : Caractère portable de la déclaration en détail : (procédure


administrative)

La déclaration en détail doit être déposée exclusivement dans un bureau de


douane ouvert à l'opération envisagée article 66.

Elle doit être portée par le déclarant ou son représentant au


bureau compétent et ce, même en cas de dépôt par procédé informatique, ce
qui exclut l'envoi par la poste.

Selon l’article 203 bis Article 203 bis - Dans les bureaux de douane équipés
de systèmes informatiques pour le dédouanement des marchandises, le
dépôt des déclarations en détail, des déclarations sommaires et des
acquits-à-caution… »

Rappelant que selon l’arrêté du ministre de finance n° 1789-91 relatif au dépôt


des déclarations en détail par procéder informatique dans article premier, le
dépôt de la déclaration en détail est matérialisé par la transmission, au système
informatique de l’administration, des énonciations de la déclaration en détail
selon les modalités fixées par cette administration.

Sont dispensés des formalités de dépôt les déclarations relatives aux


marchandises et objets sans caractère commerciale, sous réserve, le cas
échéant, des conditions fixées par le directeur de l’administration douanière.

Puisque la douane vise la simplicité, elle adopté un exemplaire unique dit


« déclaration unique des marchandises (D.U.M) ».

6
L’arreté précité dans son article 3 : « les interlignes ou surcharges ne sont pas admises… »
7
Fouad ANOUAR /Le dédouanement de la marchandise dans la législation marocaine/ p 181
Section 4 : le caractère immuable de la déclaration en détail :

Selon l’article 78.al.1 La déclaration en détail a un caractère définitif dans la


mesure où comme règle générale n’étant pas susceptible d’être modifié après
son enregistrement.

L'exactitude ou la fausseté des énonciations est appréciée d'après ce


qui a été déclaré.

Mais selon le même alinéa 2, cette règle est assortie des exceptions :

Si la main levée des marchandises n’est pas donné et ;

L’administration n’a pas informé le déclarant de son intention de


procéder à la vérification de ces marchandises ou qu’elle n’ait pas constaté
l’inexactitude des termes de la déclaration.

Enfin, le déclarant doit avoir une autorisation de modification.

Mais est-ce qu’on peut annuler une déclaration en détail ?

L'administration autorise, sur demande du déclarant, l'annulation des


déclarations lorsqu'il s'agit de marchandises dont on relève par exemple:

• présentées à l'exportation mais non effectivement exportées

• importées et reconnues non conformes à la législation et à la


réglementation en vigueur, notamment, en matière sanitaire et
de répression des fraudes ;

• déclarées initialement pour la mise à la consommation alors


qu'elles étaient destinées à être placées sous un régime économique en
douane sous réserve, toutefois, que la mainlevée des marchandises n'ait pas
été délivrée ;
• déclarées initialement sous un régime économique en douane
alors qu'elles étaient destinées à être mises à la consommation ;

Paragraphe 2 : Éléments juridiques nécessaires à l'application du tarif des


droits de douanes :

La déclaration porte, presque, 41 énonciations donc des détails.

-1- L'espèce :

Selon l’article 15 l’espèce des marchandises est la dénomination qui leur est attribuée par le tarif
des droits de douane.

L’espèce est essentiel pour le calcul des droits et taxes ainsi que l'application d'autres
législations et réglementations. C’est pourquoi il est obligatoire de déclarer cette espèce aussi
marchandises à l'importation et à l'exportation.

Mais qu’en est-il en cas de non dénomination de l’espèce désignées par le tarif douanier ou de sa
désignation par plusieurs positions ou sons position tarifaire ?

Selon l’art 15.2 les marchandises dans ces cas seront classifies par décision de l’administration
douanière.

Cette décision ne peut être opposable aux intéressés qu’en date de son publication par tous les
moyens nécessairement comme le journal d’annonce légal ou administratif ou au B.O. « Règle
générale ».

La décision de classification produit ses effets exécutoires immédiatement sans attendre les
publications précédemment citées dans le cas où la classification est demandée par le redevable
ou en cas de litige.

2- L'origine:

Selon l’article 16, Sous réserve des définitions de l’origine des marchandises données par les
accords conclus par le Maroc avec des Etats ou des groupes d’Etats, ou dans les annexes desdits
accords qui seront applicables aux relations commerciales du Maroc avec les Etats signataires
desdits accords, « sont considérées comme étant originaires d’un pays déterminé les
marchandises entièrement obtenues dans ce pays. »

Selon le même article, Sont considérées comme étant originaires d'un pays déterminé, les
marchandises entièrement obtenues dans ce pays comme par exemple :

Les produits minéraux extraits de son territoire.

Les produits du règne végétal qui y sont récoltés ;


Les animaux vivants qui y sont nés et élevés;

Mais où se voit l’importance exactement de l’origine en cas d’importation en ce qui concerne le tarif
douanier ?

A l'importation, les marchandises sont taxées en fonctions des quotités inscrites à la


colonne Droit d'importation du tarif abstraction faite de l'origine des dites marchandises
toutefois, en application de certains accords commerciaux et tarifaires, conclus par le
Maroc avec certains pays, des produits originaires de ces pays sont admis en franchise totale ou
partielle du Droit d'importation.

L’origine aussi permet l'application des mesures antidumping et droits compensateurs.

La provenance : A l'importation, la déclaration en détail doit mentionner le pays de


provenance des marchandises ;

La destination : A l'exportation, la déclaration en détail doit indiquer le pays de


destination définitive et éventuellement le premier port ou aéroport de destination.

3- La valeur des marchandises :

Au début c’était la valeur en douane, aujourd’hui c’est la valeur transactionnelle. C’est-à-dire,


l’administration douanière doit prendre en considération la valeur facture mais la douane garde le
droit de réviser, si elle remarque que la valeur déclarée n’est pas la valeur exacte.

Une fausse déclaration de valeur nous rentre dans le contentieux.

A l’importation :

Valeur en douane des marchandises importées est la valeur transactionnelle, c'est-à-dire


le prix effectivement payé ou à payer pour les marchandises lorsqu'elles sont
vendues pour l'exportation à destination du territoire assujetti après ajustement. Article 20.

A l'exportation :

La valeur en douane est la valeur au comptant et en gros de la marchandise.

4- Le poids :

Exprimé en kilogrammes et il est déclaré net pour chacune des espèces de marchandises
reprises sur la formule de déclaration.
Quant au poids brut, il est mentionné au niveau des tonneaux

Il faut signaler que la déclaration nous aide à la détermination de la valeur par exemple société Nokia
importe les téléphones à 50 dh mais la dernière a été déclaré à 20 dh et donc ce cas l’administration
va corriger la déclaration, parce qu’elle est fausse même s’il y a la facture. Et va augmenter la valeur
à 50 Dh,s’il y a 45 dh, on peut l’accepter, parce que les marques les prix baisses article 20 et suivant.

Paragraphe 3 : les personnes habilités à déclarer

Si on revient vers Article 67 - 1° Peuvent seuls faire acte de


déclarant pour les marchandises présentées ou déposées en
douane les propriétaires desdites marchandises, les transitaires
agréés ainsi que les personnes physiques ou morales visées à
l’article 69 ci-après qui sont : Le détenteur-Les voyageurs et les
frontaliers et d'autres personnes expressément autorisées par
l'Administration.

A) Le transitaire :

Depuis le protectorat, le transitaire en douane a constitué un


intermédiaire dans la procédure de dédouanement vu sa
spécialiste dans le domaine.

Selon l’article 67/2 (b) est toute personne physique ou


morale faisant profession d’accomplir pour autrui les
formalités de douane concernant la déclaration en détail des
marchandises, que cette profession soit exercée à titre
principal ou à titre accessoire, et quelle que soit la nature du
mandat à elles confié.
Il est assimilé à un mandataire, parce qu’il agit pour le compte
d’autrui, ainsi la légisation algérienne en qualifie par ‘les
mandataires auprès de la douane’8

8
Voir l’article 68 du Code de douane algérien.
a) Les conditions pour être transitaire :

Selon l’article 68 le transitaire doit obligatoirement être agréé. Cet


agrément nécessite la réunion des conditions suivantes :

Une faire une demande

 Jouir de ses droits civiques ;


 Etre titulaire d'une licence ou d'un diplôme reconnu équivalent ;
 Justifier des références professionnelles en matière
douanière portant au minimum sur trois ans ;

Satisfaire à un test d'aptitude professionnel organisé par


l'Administration selon les conditions et modalités fixées par
arrêté du ministre chargé des Finances.
B) Le propriétaire de la marchandise :

Le propriétaire de la marchandise est la personne détenteur de cette dernière légalement, il


doit justifie de sa qualité par la présentation :
1) de documents commerciaux attestant l’achat ou la vente de ces marchandises en son
nom propre ;
2) de titres de transport établis en son nom propre ou à son ordre.
Le propriétaire des marchandises peut donner, par procuration, tous pouvoirs à un
mandataire, qui est à son service exclusif, de déclarer en détail en ses lieu et place ;

a) sont réputés propriétaires : les transporteurs, les détenteurs, les voyageurs et


les frontaliers en ce qui concerne les marchandises, objets ou denrées qu’ils
transportent ou détiennent ;

b) sont considérées comme transitaires : toutes personnes physique ou morale faisant


profession d’accomplir pour autrui les formalités de douane concernant la déclaration
en détail des marchandises, que cette profession soit exercée à titre principal ou à
titre accessoire, et quelle que soit la nature du mandat à elles confié, conrméméent
à l’article 68.

Aux termes de l’article 222 du code de douane et impôts indirect : le propiétaire est
responsable pénalement, si on prouve que ce dernier est détenteur de la marchandise
avec mouvaise fois pour sa commission à une fraude douanière.
C) Le transporteur :

Le transporteur est réputés propriétaire des marchandises lors de son transport, sa


présentation ou sa conduite en douane, indépendamment de la nature de cette
marchandise.
Ainsi, en cas d’un transport par voie terrestre, le conducteur du véhicule est un
"transporteur" ce qui lui confère la qualité de déclarant.
La meme chose pour le transporteur maritime et arien pour les marchandises importées.

La compagnie de navigation qui décharge les marchandises dans


ses propres magasins en assume la responsabilité vis-à-vis de
l'administration. La qualité de transporteur est maintenue pendant toute
la période de gardiennage des marchandises. C'est le cas, par exemple,
de la compagnie Royal Air Maroc.
Les compagnies de transport peuvent solliciter un agrément de
transitaire en douane et déposer les déclarations en douane en leur
qualité de transitaire et non de transporteur

D) Les voyageurs et les frontaliers

Les voyageurs et les frontaliers sont réputés propriétaires des marchandises qu'ils
transportent.

Les voyegeurs sont ceux qui transitent

PARTIE II : le contrôle documentaire et la vérification de


marchandise :

Une fois la déclaration en détail est rempliée et déposé auprès du bureau


douanier, à ce moment-là, l’administration procède à la vérification.

Auparavant c’était uniquement la vérification physique, mais on a constaté


qu’il y a un problème au niveau des importations on trouve que des ports ont
été congestionnés par un nombre important des importations, car on ne peut
vérifier toutes les marchandises par exemple le port de Casablanca le port de
Marseille… ce qui va causer un problème de retard.

Dès lors la douane a pensé à une vérification documentaire aussi.


La simplification et la rapidité des procédures douanière9, la douane a met en
place un système informatique BADR qui choisi le mode de vérification et non
pas les douaniers, il s’agit de deux mode :
1- le contrôle documentaire :

En vertu de l’article 79 bis : « Le contrôle documentaire est l’opération par


laquelle l’administration procède à l’examen de la déclaration des
marchandises pour s’assurer qu’elle est correctement établie et que les
documents justificatifs requis sont joints à la déclaration… »

Le contrôle documentaire a pour objet de favoriser la rapidité, si


l’administration constate qu’il n’y a pas de doute, on va demander au
transitaire des droits et taxes et la sortie de la marchandise avec bon à enlevée.

Donc, on se contente d’un tel contrôle.

Mais ça ne signifie pas que toute les marchandises seront soumises à un tel
contrôle or d’autres vont faire l’objet d’une vérification physique.

2-La vérification des marchandises :

Il y a des marchandises qui vont être vérifiées physiquement selon les


informations enregistrées dans le système informatique ça d’une part, pour ce
qui est de la seconde, parce que la marchandise peut provenir d’un pays
douteux comme le cas de l’Amérique latine et la chine problème de qualité, de
conditionnement (la santé publique) et les autres mesures non tarifaires, parce
que la douane est la police économique.

« La vérification des marchandises est l’opération par laquelle


l’administration procède à l’examen physique des marchandises afin de
s’assurer notamment que leur nature, leur espèce, leur origine, leur état,
leur quantité et leur valeur sont conformes aux énonciations de la
déclaration en détail. »

Force est de constater que la vérification de la marchandise se fait en


présence du déclarant ou son représentant.

9
Adopté OMC
Le législateur donne un délai de 3 jours à compter de
l’enregistrement de la déclaration, pour que le déclarant ou son
représentant assiste à cette opération, à défaut l’administration
procède d’office à la vérification de la marchandise article 85.

3-Application des résultats de la vérification

Sous réserve des dispositions de l’article 14-2° ci- dessus, les droits, taxes
et autres mesures douanières sont appliqués d’après les résultats de la
vérification et, le cas échéant, conformément aux décisions ayant autorité de
la chose jugée ;

Sous réserve des dispositions de l’article 80-2° ci-dessus et du 3° ci- après,


lorsque la vérification ne porte que sur une partie des marchandises
faisant l’objet d’une même déclaration, les résultats de la vérification sont
valables pour l’ensemble des marchandises objet de cette déclaration.

Donc, une fois vérification, on passe au paiement des droits et taxes après
liquidation des droits et taxes douaniers par les redevables dans un cadre de
solidarité.
Paiement :

Au comptant soit par crédit soit par prélèvement bancaire.

Verf à pos : Si par hasard l’adm a fait une vérification documentaire, àprès sortir la marchandise, si
l’adma fait une erreur par exmple : « les verts alorqu’il comporte à ‘lintérieur) quand accorde la bon
à enlever Les ports et les aéroports il y a des douaniers qui enregsstrent tla marchandise et sa
destination, l’adm utilise les informateurs paye par elle, elle va utliisé les infos du coprs pour savoir
où la archandise a été déplacées, la brigarde spéciale se déplace sur le lieu pour récussionner la
marchandise par exemple une marchandise décarée propre à la cons par la suite on constatée qui ne
sont pas propre.

Donc meme si on accorde le bon à enlever …, mais généralement le système ne se trompe pas.

Conclusion :

Le problème de la protection d on 5000 agent douanier alors qu’en France on


24 mille à vol d’oiseau

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