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PCSI 2 Préparation des Khôlles 2013-2014

Chapitre 10 : Borne sup, partie entière, suites classiques

Exercice type 1
Soient A et B deux parties non vides et majorées de R, justifier que A∪B admet une borne sup et l’exprimer en fonction

de celles de A et B.

Solution : On pose C = A ∪ B, puisque A et B sont non vides et majorées, sup A et sup B existent. Soit M =
max (sup A, sup B) Si c ∈ C, alors, ou bien c ∈ A =⇒ c sup A M, ou bien c ∈ B sup B M . Puisque C = ∅ et est
majorée par M, on en déduit que sup C existe et sup C M.
Il reste à prouver la réciproque i.e. que M sup C.
Soit S un majorant de C. ∀a ∈ A, on a a ∈ C, alors a S, ainsi S majore A donc sup A S. De même (symétrie des
rôles) sup B M d’où M = max (sup A, sup B) S. Ceci prouve que M est le plus petit des majorants de C. Conclusion

M = sup C

Exercice type 2
Soient A et B deux parties non vides et majorées de R, on définit A+B = {a + b, a ∈ A, b ∈ B}. Justifier que sup (A + B)

existe et l’exprimer en fonction de celles de A et B.

Solution : Puisque A et B sont non vides et majorées, sup A et sup B existent. On pose alors C = A + B, si c ∈ C,
alors
∃ (a, b) ∈ A × B, c = a + b
Puisque a MA et b MB on en déduit que
c sup A + sup B
Ainsi C est majorée par sup A + sup B = M. Puisque C = ∅ et est majorée par M, on en déduit que sup C existe et
sup C M.
Pour la réciproque, on a deux méthodes :
Première méthode : soit S un majorant de C. Soit b ∈ B fixé, on a ∀a ∈ A, a + b ∈ C =⇒ a + b S =⇒ a S − b. Ainsi
S − b majore A d’où
sup A S − b
Puisque b est quelconque, on en déduit que
∀b ∈ B, b S − sup A
Ainsi S − sup A majore B d’où
sup B S − sup A =⇒ sup A + sup A S
Ceci prouve que sup A + sup B est le plus petit des majorants donc que

sup A + sup B = sup (A + B)

Seconde méthode : On sait qu’il existe deux suites (an )n∈N et (bn )n∈N telles que an ∈ A, bn ∈ B, an −−−−−→ sup A et
n→+∞
bn −−−−−→ sup B. On pose cn = an + bn alors cn ∈ C et ⌋n −−−−−→ sup A + sup B. Ainsi sup (C) = sup A + sup B.
n→+∞ n→+∞

Exercice type 3
Soit A une partie non vide et bornée de R, on déinit B = |x − y| , (x, y) ∈ A2 . Montrer que sup B existe et que

sup B = sup A − inf A.

—1/8— G H
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Solution : Notons M = sup A et m = inf A qui existent car A est non vide et bornée. Soit (x, y) ∈ A2 , on a m x M
et m y M, donc m − M x − y M − m, soit

|x − y| M −m

On en déduit que B = {|x − y| , x ∈ A, y ∈ A} est non vide majorée par M − m, ainsi sup B existe et

sup(x,y)∈A2 |x − y| M −m

Reste à prouver que M − m est bien égal à sup B.


Première méthode : Soit M1 un majorant de B, alors pour tout (x, y) ∈ A2 , on a x−y |x − y| M1 =⇒ x M1 +y. Ceci
prouve que, à y ∈ A fixé, M1 + y majore tous les éléments x de A, donc est un majorant de A. En particulier, sup A = M
lui est inférieur. Donc
∀y ∈ A, M M1 + y =⇒ ∀y ∈ A, M − M1 y
On en déduit que M − M1 est un minorant de A, en partculier

M − M1 m =⇒ M − m M1

donc M − m est bien le plus petit des majorants de B, il s’agit bien de la borne sup de B.
Seconde méthode : il existe deux suites (an )n∈N et (bn )n∈N telles que (an , bn ) ∈ A2 , an −−−−−→ sup A et bn −−−−−→ inf A.
n→+∞ n→+∞
On a alors |an − bn | ∈ B et |an − bn | −−−−−→ |sup A − inf A| = sup A − inf A (car sup inf !). On a donc une suite de B
n→+∞
qui converge vers un majorant de B, ce majorant est la borne sup de B.

Exercice type 4
⌊nx⌋
Soit x un réel, et n un entier supérieur ou égal à 1, montrer que = ⌊x⌋ .
n

⌊nx⌋
Solution : Soit la fonction f définie sur R par f (x) = − ⌊x⌋ . On a
n

⌊nx + n⌋ ⌊nx⌋ + n ⌊nx⌋


f (x + 1) = − ⌊x + 1⌋ = − ⌊x + 1⌋ = + 1 − ⌊x + 1⌋
n n n
= f (x) car si α ∈ R, ⌊x + 1⌋ = ⌊x⌋ + 1

La fonction f est donc 1− périodique. Si 0 x < 1, on a

0 nx < n =⇒ 0 ⌊nx⌋ nx < n

⌊nx⌋
(attention, on ne peut pas passer à la partie entière directement qui n’est pas strictement croissante) d’où 0 <1
n
et ainsi f (x) = 0 sur [0, 1[. La fonction f est donc nulle sur [0, 1[ et 1−périodique donc identiquement nulle.

Exercice type 5
n−1
k
Montrer que ∀x ∈ R, ∀n ∈ N∗ , x+ = ⌊nx⌋ .
n
k=0

—2/8— G H
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n−1
k
Solution : Soit f (x) = x+ − ⌊nx⌋, alors
n
k=0

n−1 n−1
1 1 k k+1
f x+ = x+ + − ⌊nx + 1⌋ = x+ − ⌊nx⌋ − 1
n n n n
k=0 k=0
n n−1
j j
= x+ − ⌊nx⌋ − 1 = ⌊x + 1⌋ + x+ − ⌊nx⌋ − 1 (on a posé j = k + 1)
j=1
n j=1
n
n−1 n−1
j 0 j
= ⌊x⌋ + 1 + x+ − ⌊nx⌋ − 1 = x + + x+ − ⌊nx⌋
j=1
n n j=1
n
n−1
j
= x+ − ⌊nx⌋ = f (x)
j=0
n

1 1
ainsi la fonction f estpériodique, il suffit de prouver qu’elle est nulle sur l’intervalle 0, . Mais
n n

1 1 

0 x< 0 x < 0 nx < 1 x + nk = 0
n =⇒ n =⇒ =⇒
k 1  0 x+ n <1 k
⌊nx⌋ = 0
0 k n−1 0 1− 
n n
d’où
1
f (x) = 0 sur 0,
n
et par périodicité on a f = 0 sur R.

Exercice 1
⌊10n x⌋
Soit x un réel, on a défini les valeurs décimales approchées de x par dn = et Dn = un + 10−n . Montrer que les
10n
suites (dn )n∈N et (Dn )n∈N sont monotones.

1
Solution : Montrons que (Dn )n∈N est croissante. On a dn+1 − dn = 10n+1 x − 10 ⌊10n x⌋ . Or
10n+1
10n x − 1 < ⌊10n x⌋ 10n x =⇒ 10n+1 x − 10 < 10 ⌊10n x⌋ 10n+1 x

d’où
−10n+1 x −10 ⌊10n x⌋ < 10 − 10n+1 x
=⇒ −1 < 10n+1 x − 10 ⌊10n x⌋ < 10
10n+1 x − 1 < 10n+1 x 10n+1 x
9
Puisque 10n+1 x − 10 ⌊10n x⌋ est un entier, on en déduit que 0 10n+1 x − 10 ⌊10n x⌋ 9 ainsi 0 dn+1 − dn .
10n+1
Ceci prouve la croissance de (dn )n∈N .
Pour la décroissance de (Dn )n∈N , on a

1
vn+1 − vn = 10n+1 x − 10 ⌊10n x⌋ − 9
10n+1
Compte tenu de ce qui précède, on a
−9 10n+1 x − 10 ⌊10n x⌋ − 9 0
ce qui prouve la décroissance de (Dn )n∈N .

—3/8— G H
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Exercice 2
Si on suppose que x et y sont des réels non-entiers et que x+y est un entier (x ∈
/ Z, y ∈
/ Z et x+y ∈ Z), montrer qu’on a :

⌊x⌋ + ⌊y⌋ = x + y − 1.

Solution : Par hypothèse x ∈


/ Z et y ∈ / Z, mais x + y = n ∈ Z. On a donc ⌊x⌋ = x car sinon x ∈ Z, contraire à
l’hypothèse, et de même E (y) = y, ceci justifie la double inégalité stricte

x − 1 < ⌊x⌋ < x et y − 1 < ⌊y⌋ < y

(d’après la définition, on a juste x − 1 < ⌊x⌋ x). En sommant, il vient n − 2 = x + y − 2 < ⌊x⌋ + ⌊y⌋ < x + y = n.
L’entier ⌊x⌋ + ⌊y⌋ est donc entre n − 2 et n, il est donc égal à n − 1

⌊x⌋ + ⌊y⌋ = n − 1 = x + y − 1

Exercice 3

1. Soit f : R −→ R croissante telle que si x ∈ Q alors f (x) = x, montrer que f = IdR .


2. Soit f : R −→ R monotone telle que (E) : (x, y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) + f (y). Montrer que f est de la forme
f (x) = αx où α est une constante.

Solution : Pour x ∈ R, on désigne par dn et Dn es approximations décimales par défaut et par excès de x. On sait
que (dn , Dn ) ∈ Q2 convergent vers x et dn x Dn
1. Soit x ∈ R, par croissance de f, on a

f (dn ) = dn f (x) Dn = f (Dn )

En passant à la limite, on obtient f (x) = x.


2. Si f est décroissante, alors −f est croissante et −f (x + y) = −f (x) − f (y), ainsi −f vérifie (E) . On peut donc
supposer que f est croissante.
On commence par calculer f (0). Avec x = y = 0, on a f (0) = 2f (0) d’où f (0) = 0.
Avec y = −x, on en déduit que f (0) = f (x) + f (−x) =⇒ f (−x) = −f (x) , ainsi f est impaire.
Puis par récurrence, on prouve P (n) = ”∀x ∈ R, f (nx) = nf (x) ”. C’est vrai au rang n = 0 puisque f (0) = 0.
Supposons que P (n) soit vraie au rang n, alors

f ((n + 1) x) = f (nx) + f (1x) = nf (x) + f (x) = (n + 1) f (x)

On prouve ensuite que f (px) = pf (x) lorsque p ∈ Z et x ∈ R . Si p 0, alors p ∈ N et on vient de le prouver. Si


p < 0, alors −p ∈ N et ainsi

f (−px) = (−p) f (x) = −f (1x) mais f (−px) = −f (px) par imparité


d’où f (px) = pf (x)
p
On va maintenant prouver que f (r) = rf (1) si r ∈ Q. Soit r ∈ Q, il existe (p, q) ∈ Z × N∗ tel que r = . On a alors
q
p
qf (r) = qf = f (p) = pf (1) ⇐⇒ f (r) = rf (1)
q
Pour conclure : soit x ∈ R, par croissance de f, on a

f (dn ) = dn f (1) f (x) Dn f (1) = f (Dn )

d’où en passant à la limite f (x) = xf (1) = αx où α = f (1).

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Exercice type 6
n
π π
On définit pour n 2, un = cos . Soit vn = un sin n , monter que (vn )n est géométrique, en déduire un et
2k 2
k=2

la convergence de (un )n 2.

π π
Solution : Soit n 2, alors vn+1 = un+1 sin , mais un+1 = un × cos n+1 d’où
2n+1 2
π π 1 2π 1 π 1
vn+1 = un sin cos n+1 = un sin = un sin n = vn
2n+1 2 2 2n+1 2 2 2

La suite (vn )n 2 et donc géométrique de raison 12 . On en déduit que, pour n


π
u2 sin π π 1 π
vn =
v2
= 4 = cos 4 sin 4 = 2 sin 2 = 1
2n−2 2n−2 2n−2 2n−2 2n−1
et
vn 1 1 2
un = π = n−1 π ∼ n−1 π = π
sin n 2 sin n 2
2 2 2n
ce qui prouve que
2
un −−−−−→
n→+∞ π

Exercice type 7
Déterminer l’expression générale de (un )n∈N lorsque,

1. ∀n ∈ N, un+2 = 4un+1 − 4un , u0 = 1 et u1 = 0.


n
5 13
2. ∀n ∈ N, un+2 = 5un+1 − 6un , u0 = et u1 = , calculer alors Sn = uk .
6 6
k=0
3. ∀n ∈ N, un+2 = 2un+1 − 2un , u0 = 1 et u1 = 3, puis montrer que un peut s’écrire ρn G cos (nθ − ϕ).

Solution : On applique le cours.


1. L’équation caractéristique est r2 − 4r + 4 = (r − 2)2 . Il existe donc (A, B) ∈ R2 tels que un = (A + Bn) 2n . Avec
u0 = A = 1
les conditions initiales,on a d’où un = (1 − n) 2n .
u1 = 3 (A + B) = 0
2. L’équation caractéristique est r2 −5r + 6 = (r − 2) (r − 3), il existe donc (A, B) ∈ R2 tels que un = A × 2n + B × 3n .
 u0 = A + B = 5

13 10 1 5 1 1
Avec les conditions initiales,on a 6
 13 ce qui donne B = 6 − 6 = 2 et A = 6 − 2 = 3 . Ainsi
 u1 = 2A + 3B =
n n
6
2 3
un = + pour n ∈ N. On a alors
3 2
n n
1 1 2n+1 − 1 3n+1 − 1 2n+3 + 3n+2 − 7
Sn = 2k + 3k = + = .
3 2 3 4 12
k=0 k=0

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√ π
3. L’équation caractéristique est r2 − 2r + 2 dont les racines sont r = 1 + i = 2ei 4 et r. Il existe donc (A, B) ∈ R2
√ n u0 = A = 1
tels que un = 2 A cos nπ4 + B sin nπ
4 . Avec les conditions initiales,on a . Ainsi un =
u1 = A + B = 3
n n√ 1 2
2 2 cos nπ4 + 2 sin nπ
4 = 2 2 5 cos nπ4 − ϕ où cos ϕ =
√ et sin ϕ = √ d’où ϕ ∈ 0, π2 et tan ϕ = 2, ce qui
5 5
donne ϕ = arctan (2). On a donc
n√ nπ
un = 2 2 5 cos − arctan 2
4

Exercice type 8
Soient (un )n∈N et (vn )n∈N les suites déterminées par u0 = 1, v0 = 2 et pour n ∈ N

un+1 = 3un + 2vn


vn+1 = 2un + 3vn

Etudier la suite (vn − un )n . En déduire les expressions de un et vn pour n ∈ N.

Solution : On a vn+1 − un+1 = (2un + 3vn ) − (3un + 2vn ) = vn − un , cette suite est constante égale à son premier
terme qui vaut donc 1. On en déduit que
∀n ∈ N, vn = un + 1
On remplace dans la relation un+1 = 3un + 2vn pour avoir un+1 = 3un + 2 (un + 1) = 5un + 2, la suite (un )n∈N est
arithmético-géométrique. Soit ℓ tel que ℓ = 5ℓ + 2 ⇐⇒ ℓ = − 12 , on pose wn = un + 12 . Alors

1 1 1
wn+1 = un+1 + = 5un + 2 + = 5 un + = 5wn
2 2 2

1 3 × 5n
La suite (wn )n est géométrique de raison 5 de premier terme u0 + 2 = 32 . On a donc wn = et, pour n ∈ N
2
3 × 5n − 1 3 × 5n + 1
un = , vn =
2 2

Remarque : On peut aussi utilise (un + vn )n qui est géométrique.

Exercice type 9

u9n+1
On définit (un )n∈N par u0 = 1, u1 = 2 et un+2 = . Montrer que (un )n∈N est bien définie et calculer un en
u4n

fonction de n.

Solution : Par récurrence immédiate à deux termes. Pour n ∈ N, on définit la propriété P (n) = ”un existe et un > 0”.
On a P (0) et P (1) qui sont vraies (car u0 et u1 sont donnés). Supposons à n fixé, n 0 que P (n) et P (n + 1) soient
u9n+1
vraies. Alors un+2 = existe et est strictement positif. On en déduit donc que P (n + 2) est vraie. Par récurrence,
u4n
on a P (n) vraie pour tout n ∈ N.
1 9
On peut alors considérer vn = ln un qui vérifie vn+2 = (9vn+1 − 4vn ) = vn+1 − 2vn . Ainsi (vn )n∈N est une suite
2 2
9 1
récurrente linéaire d’ordre 2.L’équation caractéristique est r2 − r + 2 dont les solutions sont r1 = et r2 = 4. Il existe
2 2
(λ, υ) ∈ R2 tels que, pour tout entier n,
vn = λr1n + µr2n

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On calcule λ et µ avec v0 = ln u0 = 0 = λ + µ et v1 = ln 2 = λr1 + µr2 = µ (r2 − r1 ) = . En conclusion
2
2 ln 2 1 2 ln 2 1
= 2 7 (4 − 21n )
2 n
vn = λr1n + µr2n = 4n − et un = exp 4n −
7 2n 7 2n

Exercice 4
Soient (a, b) = (0, 0) ∈ R2 et soit (un )n∈N la suite définie par u0 = 0, u1 = 1 et un+2 = (a + b) un+1 − abun . Déterminer

une expression de un en fonction de n. Lorsque a = b, on donnera deux expressions pour un .

Solution : Il s’agit d’une suite récurrente linéaire d’ordre 2 dont l’équation caractéristique est r2 − (a + b) r + ab = 0.
Les racines de l’équation caractéristique sont a et b. On a donc deux cas.
Si a = b, alors ∃ (λ, µ) ∈ R2 tels que ∀n ∈ N, un = λan + µbn . Puisque u0 = 0 = λ + µ et u1 = 1 = λa + µb, on obtient

λ+µ=0 1 1
⇐⇒ λ = ,µ = −
λa + µb = 1 Cramer a−b a−b

Ainsi
n−1
an − bn
un = = an−1 + an−2 b + · · · + abn−2 + bn−1 = an−1−k bk
a−b
k=0
2 n
Si a = b, alors ∃ (λ, µ) ∈ R tels que ∀n ∈ N, un = (λn + µ) a . Puisque u0 = 0 = µ et u1 = 1 = (λ + µ) a = λa, on
obtient
un = nan−1
n−1
Remarque : Si a = b, on a k=0 an−1−k bk = nan−1 . Si a = b = 0, alors un = 0 pour n 2.

Exercice 5
On considère la suite de polynôme Pn (x) définie par

∀x ∈ R, P0 (x) = 0, P1 (x) = a
Pn+2 (x) = xPn+1 (x) + (1 − x) Pn (x)

Déterminer Pn (x) en fonction de x.

Solution : Soit a fixé dans R, alors la suite (un )n∈N définie par un = Pn (a) est une suite récurrente linéaire d’ordre
2. L’équation caractéristique est r2 − ar + (a − 1) = 0 dont les racines évidentes sont 1 et a − 1 (on peut aussi calculer
∆ = a2 − 4a + 4 = (a − 2)2 ). On a donc deux cas :
Premier cas 1 = a − 1 ⇐⇒ a = 2
On sait qu’il existe λ et µ réels tels que ∀n ∈ N, un = λ × 1n + µ × (a − 1)n . Or u0 = 0 =⇒ λ + µ = 0 et u1 = a =⇒
λ + (a − 1) µ = a. On a donc le système
λ+µ=0
λ + (a − 1) µ = a
a
dont la solution est (immédiate) µ = = −λ (oh ! oh ! le cas a = 2 !). Ainsi
a−2
n
a a a n
un = ((a − 1)n − 1) = ((a − 2 + 1)n − 1) = −1 + (a − 2)k
a−2 a−2 a−2 k
k=0
n n
a n n n
= (a − 2)k car (a − 2)0 = 1 = a (a − 2)k−1
a−2 k 0 k
k=1 k=1

—7/8— G H
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Ainsi
n n−1
n n
Pour a = 2, on a Pn (a) = a (a − 2)k−1 = a (a − 2)i
k i=0
i+1
k=1

Reste à déterminer Pn (2) , on dispose de deux méthodes :


Première méthode (bof, bof) : On résout la récurrence dans le cas a = 2. Il existe λ et µ tels que un = (λ + µn) × 1n =
λ + µn. Avec u0 = 0 = λ et u1 = λ + µ = 2, on a

un = Pn (2) = 2n

Seconde méthode : La fonction Pn est continue donc Pn (a) −−−→ Pn (2) , or


a→2

n−1
n n n
Pn (a) = a (a − 2)i = a (a − 2)0 + a (a − 2)1 + · · ·
i=0
i+1 1 2
! "# $ ! "# $
=na −−−→
a→2
0

Donc Pn (a) −−−→ 2n = Pn (2).


a→2

Exercice 6
Soit (un )n∈N définie par u0 ∈ R et ∀n ∈ N, un+1 = 2n − 3un . Comment choisir u0 pour que la suite soit croissante ?

Solution : On va déterminer un en fonction de n. On commence par chercher une solution particulière de la récurrence
sous la forme un = α2n . On a alors un+1 = α2n+1 = 2α × 2n et 2n − 3un = 2n − 3α × 2n = (1 − 3α) × 2n , ainsi ∀n ∈ N,
un+1 = 2n − 3un si et seulement si
1 2n
2α = 1 − 3α ⇐⇒ α = soit un =
5 5
n
2
On pose alors an = et un = an + vn , on a alors
5
un+1 = 2n − 3un ⇐⇒ an+1 + vn+1 = 2n − 3an − 3vn ⇐⇒ vn+1 = −3vn

En effet an+1 = 2n −3an (la suite (an )n est une solution particulière de la récurrence, avez-vous l’analogie avec les équations
1 1
différentielles ). La suite (vn )n∈N est donc géométrique, d’où vn = (−3)n v0 avec u0 = a0 + v0 = + v0 =⇒ v0 = a0 − .
5 5
On a donc
2n 1 n
∀n ∈ N, un = + a0 − × (−3)
5 5
Lorsque n tend vers l’infini, on a
1 n 1
un ∼ a0 − × (−3) pour a0 =
5 5
Ainsi un+1 ∼ −3un =⇒ un un+1 ∼ −3u2n < 0, ce qui prouve que un+1 et un sont, pour n assez grand, de signe opposé, la
suite ne peut être monotone
1 2n
Reste le cas où a0 = qui donne la suite croissante un = .
5 5

—8/8— G H

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