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Perturbation électrique : tout phénomène perturbateur qui fait sortir l’onde de tension (ou de

courant) du secteur de ses caractéristiques nominales.

Perturbation électromagnétique : tout phénomène perturbateur de nature électrique, magnétique


ou électrostatique qui peut affecter le secteur et / ou le fonctionnement des appareils électriques et
électroniques.

R. CALVAS : Les perturbations électriques en BT cahier Technique n141 R. CALVAS : Les perturbations
électriques en BT cahier Technique n141

Définition d’une perturbation électromagnétique


Il s’agit de tout phénomène électromagnétique susceptible de dégrader
les performances d’un dispositif ou d’un système.

Cette définition fait ressortir deux aspects qui regroupent un problème CEM,
à savoir des notions d’immunité et d’émission. L’immunité correspond à
l’aptitude d’un équipement à résister aux perturbations électromagnétiques
de l’environnement. En même temps, un équipement peut aussi générer lui-
même des perturbations électromagnétiques vers l’environnement, soit
l’émission. Avec ces deux aspects, la Figure I-1 illustre la décomposition de
la problématique CEM en trois étapes.

Jad Taki. Contribution aux modèles des perturbations


électromagnétiques émises par les convertisseurs de l’électronique de puissance. Autre. Université
Paris-Saclay, 2017. Français

Sources large bande et bande étroite Le classement des sources perturbatrices par la largeur de
bande de fréquences permet de donner un aperçu global sur les niveaux d’agressions des victimes.
Dans le cas des sources à large bande, où la largeur de la bande de la source de perturbation est plus
grande que celle de la victime, le niveau d’agression dépend de la bande de la victime. En revanche,
dans le cas des sources à bande étroite, où la bande de la source est plus petite que celle de la
victime, la totalité des perturbations émises est transmise vers la victime

 SLIMANI Helima , Estimation des Perturbations Conduites et rayonnées dans les


Câbles de Puissance , sidi bel abbés , le 28 Juin 2016

Le champ d'action de la CEM est vaste : • Phénomènes physiques (foudre, décharges


électrostatiques, rayonnements, courants conduits

• Domaines d'application (télécommunications, équipement spatial et militaire, contrôle commande,


instrumentation, électronique de puissance) ;

• Gamme de fréquence (de quelques Hz à quelques dizaines de GHz) Compatibilité


électromagnétique - Académie de Paris, Créteil, Versailles

Introduction
A l’origine, le réseau électrique a été construit et dimensionné pour transporter
l’énergie électrique produite par les centres de production jusqu’aux consommateurs. Ainsi,
les transits de puissances circulent depuis les centrales de productions d’énergie électrique de
type thermique, hydraulique ou nucléaire, vers les consommateurs. Le « système » réseau
électrique met donc en oeuvre des milliers de kilomètres de ligne, des milliers de postes de
transformation, ainsi que de nombreux organes de coupure et d’automates de réglage,
dimensionnés pour assurer le bon fonctionnement de la fourniture d’énergie électrique. Ainsi,
des contrôles hiérarchisés assurent la tenue en tension et en fréquence.

Figure III.17 : le modèle de calcul du champ EM rayonné au dessus d’un sol


Figure III.17 : le modèle de calcul du champ EM rayonné au dessus d’un sol
III -10)1. Méthodes de calcul
afin d’effectuer le calcul du champ électromagnétique rayonné par le canal foudre nous
utiliserons comme point de départ la méthode proposée par Rachidi en 1991 [21]. Cette
méthode permet d’effectuer les calculs rapidement avec une bonne précision. Elle s’effectue
en deux étapes :
 Dans un premier temps, nous supposons la terre comme conducteur parfait.
 Après cette première approximation, la conductivité du sol est prise en compte en
corrigeant les valeurs obtenues pour un sol parfait (formule de Rubinstein...) .
a. Calcul du champ au-dessus du sol
Nous supposons que le courant de foudre se propage vers les nuages selon l’axe "z". Le
champ total rayonné en un point de l’espace s’obtient donc par sommation des contributions
de chaque dipôle et de son image de longueur dz, situé à la hauteur z’, comme représenté sur
la Figure III.17, la taille des dipôles doit satisfaire deux conditions :
λ
 dz ≤
20 λ: est le pseudo longueur d’onde du phénomène transitoire.
R
 dz ≤
10 R : le rayon d’observation.

Figure III.17 : le
modèle de calcul du
champ EM rayonné au
dessus d’un sol
dz '
dEz ( r , z ,t )= ¿
4 πε

dz '
dEz ( r , z ,t )= ¿
4 πε

R
dEz ( r , z ,t )=
4π R
'
μ dz r
3 [ ( )R r
i z' , τ− − 2
c CR
(
∂ i z' , τ −
∂t
)
c ,
] R=√r ²+(z−z ' ) ²

Avec :

o r : la distance entre le point d'impact et le point d'observation.


o z’ : la hauteur du point d'observation.
o i(z’,t) : le courant le long du canal.
o c : est la vitesse de la lumière.
o μ0, ε0 : sont respectivement la perméabilité et la permittivité du vide.
b. Calcul du champ dans le sol

La détermination des perturbations induites par un coup de foudre dans les câbles
enterrés nécessite la connaissance du champ électromagnétique rayonné par la foudre dan le
sol. Pour cela, nous
allons approprier à
ce problème la
géométrie de la figure
III.18
Figure III.18 : le
modèle de calcul du
champ EM rayonné au
dessus d’un sol

jωμI ( z ' ) dz ' ∂ ² v (r , d , z ' )


dEr ( r , d , z ' )=
4π ∂r ∂ z

' jωμI ( z ' ) dz '


dEr ( r , d , z )= ¿

'
' −I ( z' ) dz ' ∂ k g ² v (r , d , z )
d H ϕ ( r , d , z )=
4π ∂r

avec :

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