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EPIGRAPHE

« La science est l’ami de ceux qui l’’aiment »

Benjamin LANDU YONGO WA MUKUNDI


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DEDICACE

L’honneur de cette publication revient en premier lieu à ma maman


chérie Léontine Françoise MUKUNDI MUKENDI et à ma tante
Thérèse NTANGA MUKENDI pour tous les efforts fournis et leur
volonté de vouloir contribuer à notre formation universitaire, malgré
les insuffisances qui ne cessent d’existées jusqu’ici. Nous leurs
remercions également pour leur soutien financier, physique mais aussi
et surtout morale qui ont fait à ce que nous ayons une qualification
après ce pénible parcours.

A toute la famille YONGO et ceux qui de loin comme de prés ont


manifestés leur amour en pensant ne fût-ce qu’à demander à Dieu de
pouvoir nous soutenir durant notre parcours ; notamment tous les
membres de l’église mission sacerdoce royale, et en particulier au
prophète Dodo Israël KAMBA, et aussi au prophète Joël Francis TATU.

Nous penssons à tous nos frères, sœurs, nièces et neveux : Julienne


MULANGA, Bibiche KADIMA, Nancy TSHIMANKINDA, Agaz
KADIMA, Seraphine KALOMBO, Kato KADIMA, Anne YONGO,
Suzanne BADIBANGA, Henock KALAMBA, Prisca MUSONGELA,
Uriel MOKE, Lianaelle MOKE et Damani Merseille.

A vous tous, nous dédions ce modeste travail, et nous vous prions de


pouvoir agréer, l’expression de notre gratitude.

Benjamin LANDU YONGO


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REMERCIEMENT

Spéciale mention au créateur de toutes choses, lui qui est le créateur


incréé et le père de notre seigneur Jésus Christ pour la grâce et
l’intelligence qu’il nous a accordées et qui ne cesse de nous l’accordées.
A lui et à lui seul soit rendues la louange, la gratitude et l’adoration qui
émanent de nos cœurs pour l’éternité.

Ce travail n’aurait pas vu le jour sans la Direction de notre professeur


Docteur MBUYI MUKENDI Eugène qui a bien voulu nous transmettre
sa connaissance, nous le remercions également pour sa disponibilité, ses
précieux conseils et encouragements ; nous lui exprimons notre
profonde gratitude. Nous remercions notre très expérimenter en la
matière Monsieur l’Assistant Alain TSHIKOLO KABAMBA pour la
bonne formation qu’il a eu à nous donner, son coaching, mais aussi et
surtout pour l’encadrement scientifique qu’il a eu à nous donner, et
aussi pour sa disponibilité.

Nous remercions de tout cœur les Profs et Assistants de la faculté des


Sciences, et ceux du Département de Mathématiques et informatique
en particulier, ainsi qu’à toutes les autorités de l’université de Kinshasa
pour leur vivacité aux charges qui leurs ont été confiées par l’Etat
congolais et par le ministère de l’ESU en particulier.

A toute la famille TONDI, nous vous disons merci.

A tous nos amis et collègues de bataille, Chadrack MAYOKO, Emmanuel


LOKOLO, David NGALAMULUME, marina DJENGO, Henock
WANDJA, et tant d’autres dont les noms ne sont pas repris, suite à
l’exhaustivité de la liste. Un grand merci à notre très chère amie Grâce
SALEH ALIMA pour son soutien de loin ou de près.

Benjamin LANDU YONGO


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Résumé
Le monde a connu ces dernières années une explosion d’innovation dans
le monde connecté, plus précisément le monde des mobiles. Ce monde
connecté est plus en plus rapide.
Cela nécessite un réseau mobile performant, d’où interviens les
chercheurs pour améliorer ce dernier, en occurrence la technologie LTE,
connu par son nom commercial la 4G, qui est une évolution de la norme
UMTS (la 3G) a pu répondu à plusieurs besoins avec une meilleure
qualité de service, des hauts débits et une capacité élevée. Malgré ces
évolutions, mais on cherche toujours à améliorer l’expérience de la
clientèle, d’où le but de notre étude.

Dans le cadre de ce travail de fin d’études, nous étudions les différentes


générations des réseaux cellulaires mais plus en détail la quatrième
génération et nous allons étudier les systèmes MIMO et aussi son impact
sur la capacité du réseau 4G-LTE partant de là nous allons analyser et
interpréter certains résultats obtenus sur l'optimisation à l’aide d’un
progiciel de planification et d’optimisation professionnel des réseaux
cellulaires « Atoll », nous simulons un milieu dense urbain ou le nombre
d’utilisateur est variable, dans le but d’atteindre une capacité
maximale et une meilleure qualité de service.

Mot clé : 4G, LTE, Capacité, OFDM, MIMO, Qualité de service,


Optimisation, Nombre d’utilisateurs.
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LISTE DES SIGLES

1G 1ème génération des systèmes cellulaires


2G 2ème génération des systèmes cellulaires
3G 3ème génération des systèmes cellulaires
4G 4ème génération des systèmes cellulaires
5G 5ème génération des systèmes cellulaires
16-QAM 16 Quadrature Amplitude Modulation

A
AMPS Advanced Mobile Phone System

ATM Asynchronous Transfer Mode

AUC Authentication Center

B
BCH BroadCast Channel
BCCH BroadCast Control Channel
BS Billing System
BSC Base Station Controller
BSS Base Sub-System
BTS Base Transceiver Station

C
CAC Call Admission Control
CCCH Common Control Channel
CDMA Code Division Multiple Access
CGF Charging Gateway Function
CLNP Connection Less Network Protocol
CN Core Network
CONP Connection Oriented Network Protocol
C-RNTI Cell Radio Network Temporary Identity
CTCH Common Traffic Channel
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D
DC- HSDPA Dual Carrier-HSDPA
DCH Dedicated Channel
DCCH Dedicated Control Channel
DL Downlink
DiffServ Differenciated Service
DSCH Downlink Shared Channel
DTCH Dedicated Traffic Channel

E
EDGE Enhanced Data rates for GSM Evolution
EIA EPS Integrity Algorithm
EIR Equipment Identity Register
EIRP Effective Isotrope Radiated Power
EMM EPS Mobility Management
eNB evolved NodeB
EPC Evolved Packet Core
EPS Evolved Packet System
E-UTRAN Evolved UTRAN
ePDG Evolved Packet Data Gateway
ETSI European Telecommunications Standards Institute
ESM EPS Session Management

F
FACH Forward Access Channel
FDD Frenquency Division Demultiplexed
FDMA Frequency Division Multiple Access

G
GSM Global System for Mobile Telecommunication
GPRS General Packet Radio Service
GGSN Gateway GPRS Support Node
GMSC Gateway MSC
GW Gateway
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H
HARQ Hybrid Automatic Responsere Quest
HLR Home Location Register
HSS Home Subscriber Server
HSDPA High Speed Downlink Packet Access
HSOPA High Speed OFDM Packet Access
HSPA High Speed Packet Access
HSUPA High Speed Uplink Packet Access

I
IEEE Institute of Electrical and Electronics Engineers
IMEI International Mobile Equipment Identity
IMEISV IMEI and Software Version Number
IMSI International Mobile Subscriber Identity
IP Internet Protocol
ISDN Integrated Services Digital Network

K
KeNB Intermediate Key at eNB Level
KPIs Key Performance Indicators

L
LAI Location Area Identity
LTE Long Termer Evolution

M
MAC Medium Access Control
MAP Mobile Application Protocol
MCC Mobile Country Code
ME Mobile Equipment
MIMO Multiple in – Multiple Out
MME Mobility Management Entity
MNC Mobile Network Code
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MS Mobile Station
MSC Mobile Switching Center
MTP3b Message Transfer Part Broadband
MSISDN Mobile Station ISDN

N
NMT Nordic Mobile Telephone

NodeB Nœud de Base (Station de Base)

NSS Network SubSystem

O
OSS Operation SubSystem
OFDMA Orthogonal Frequency Division Multiple Access

P
PCCH Paging Control Channel
PCH Paging Channel
PCU Packet Control Unit
PCRF Policy & Charging Rules Function
PDCP Packet Data Convergence Protocol
PDN Packet Data Network
PDN GW PDN Gateway
P-GW Packet-Switch GetWay
PIN Personal Identification Number
PLMN Public Land Mobile Network
PRACH Physical Random Access Channel

Q
QAM Quadrature Amplitud Modulation
QoS Quality of Service
QdS Qualité de Service
QPSK Quadrature Phase Shift Keying

R
RACH Random Access Channel
RANAP Radio Access Network Application Part
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RAND Random value


RLC Radio Link Control
RNC Radio Network Controller
RNIS Réseau Numerique à Integration des Circuits
RRC Radio Resource Control
RRM Radio Ressource Management

RTC Réseau Téléphonique Commuté

S
SAE System Architecture Evolution
SAAL Signaling ATM Adaptation Layer
SCCP Signaling Connection Control Part
SGSN Serving GPRS Support Node
S-GW Serving Gateway
SIM Subscriber Identity Module
SNIR Signal Interférence – Plus –noise Ratio
SC-FDMA Single Carrier-Frenquency Division Multiplexing Access
SRB Signalling Radio Bearer
SMS Short Message Service

T
TACS Total Access Communication System

TAU Tracking Area Update Request


TDD Time Division Demultiplexed
TMN Telecommunications Management Network

TMSI Temporary Mobile Subscriber Identity

U
UE User Equipment
UICC Universal Integrated Circuit Card
UL Uplink
UIT Union Internationale de la Télécommunication
USIM Universal Subscriber Identity Module
UMTS Universal Mobile Telecommunication System
UTRAN Universal Terrestrial Radio Access Network
UMB Ultra Mobile Broadband
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V
VLR Visitor Location Register
WCDMA Wide-Band CDMA
Wi-Fi Wirless Fidelity
WiMax Word-Wide Interoperability for Microwave Access

W
WAP Wireless Application Protocol
WLAN Wireless Local Area Network
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LISTE DES FIGURES


Figure I.1 : Présentation d’un système cellulaire

Figure I.2 : Architecture du réseau GSM

Figure I.3 : Architecture générale du réseau GPRS

Figure I.4 : Architecture générale du réseau 3G

Figure I.5 : représentation des canaux de l’UMTS

Figure I.6 : correspondance entre les différents types des canaux

Figure I.7 : Architecture générale de la 4G

Figure I.8 : Architecture du réseau d’accès 4G

Figure I.9 : Architecture du réseau cœur EPC

Figure I.10 : Principe de l’OFDMA comparé à SC-FDMA

Figure I.11: comparaison architecturale entre la 3G et 4G


Figure I.12 : La 5G moteur du changement industriel et sociétal
Figure II.1 : présentation de bloc de ressources
Figure II.2 : Structure d’un système SIMO

Figure II.3 : Structure d’un système MISO


Figure II.4 : Structure d’un système MIMO

Figure II.5 : Principe MIMO

Figure II.6 : Représentation des différents trajets entre antennes émettrices et réceptrices
Figure II.7 : Capacités de systèmes SIMO et MIMO par rapport au canal SISO

Figure III.1 : Ordinogramme de la maison communale de MONT –NGAFULA

Figure III.2 : Carte physique de la commune de MONT-NGAFULA

Figure IV.1 : La page principale d’Atoll

Figure IV.2 : Création d’un nouveau projet.

Figure IV.3 : Modèles de projet dans l’Atoll.

Figure IV.4 : Choix du système de coordonnées.

Figure IV.5 : Liste des systèmes de coordonnées.


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Figure IV.6 : Importation de la carte numérique.


Figure IV.7 : Map Atoll de la commune de la commune de MONT-NGAFULA.

Figure IV.8 : Focus de la zone à planifier.

Figure IV.9 : Emplacement des sites sur la Map.

Figure IV.10 : Configuration d’antennes des eNodeBs.

Figure IV.11 : Prédiction de la couverture par niveau de signal du réseau LTE.

Figure IV.12 : Prédiction de la couverture par débit.

Figure IV.13 : Prédiction de la couverture par indicateur de qualité.

Figure IV.14 : La DCF de la capacité effective de la cellule : cas de 50


utilisateurs/cellule.

Figure IV.15 : La DCF de la capacité effective de la cellule : cas de 100


utilisateurs/cellule

Figure IV.16 : La DCF de la capacité effective de la cellule avec un système MIMO (4X2) :
cas de 50 utilisateurs.

Figure IV.17 : Gain en nombre d’utilisateurs : cas de 50 utilisateurs.

Figure IV.18 : La DCF de la capacité effective de la cellule avec un système MIMO (4X2) :
cas de 100 utilisateurs.

Figure IV.19 : Gain en nombre d’utilisateurs : cas de 100 utilisateurs.


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LISTE DE TABLEAUX

Tableau I.1 : Les interfaces de l’UTRAN


Tableau I.2 : Canaux logiques fournis par la couche MAC
Tableau I.3 : Canaux de transport fournis par la couche physique

Tableau I.4 : canaux physique pour l’UpLink

Tableau I.5 : canaux physique pour le DownLink

Tableau I.6 : Comparaison entre certains paramètres clés des systèmes 3G et 4G

Tableau II.1 : Les seuils des KPIs

Tableau II.2: Surface de zone à planifier selon Type de zone


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O. INTRODUCTION GENERALE

Les besoins des utilisateurs dans la téléphonie mobile ont vu de nombreux rebondissement au
début des années 70. L’objectif était d’avoir un moyen de télécommunication sans fil fiable
capable de transmettre la voix d’un point donné à un autre, en effet après des recherches
approfondies qui ont abouti à la première génération de la téléphonie mobile qui est la
téléphonie analogique utilisée uniquement pour passer les appels traditionnels.

Notre mémoire aura comme but d’étudier les différentes générations des nouvelles technologies
des réseaux de télécommunication et de donner l’impact de la technologie MIMO, une des
technologies influentes sur la capacité et la qualité de service de réseau 4G LTE en utilisant le
logiciel de planification et d’optimisation des réseaux cellulaires "Atoll", afin d’avoir le choix
optimal pour obtenir une meilleure capacité et une bonne qualité de service.

La capacité dans LTE ne se limite pas seulement au nombre de communications téléphoniques,


qui peuvent être maintenues simultanément par une même cellule, mais elle se matérialise par
le nombre d’utilisateurs pouvant être connectés simultanément et par le débit total maximal
pouvant être écoulé par une cellule fortement chargée.

De ce fait, nous avons organisé notre plan de travail en 4 chapitres :

Le premier chapitre donnera un aperçu général des différentes évolutions des réseaux de
télécommunications cellulaires ou nous parlerons de toutes les générations de téléphonie
cellulaire qui ont existé depuis la 1ère génération jusqu’à la 5ème génération, dont la 4ème
génération sera le noeud de notre mémoire.
Cette évolution a pour but d’apporter une meilleure qualité ainsi qu’une plus grande capacité à
moindre coût pour l’utilisateur.

Le deuxième chapitre présente les systèmes MIMO et donne un aperçu sur l’état de l’art de la
capacité de réseau 4G-LTE.

Le troisième chapitre sera consacré à l’étude du milieu, à analyser le système existant et à


apporter quelques solutions vis-à-vis aux problèmes trouvés.

Dans le quatrième et dernier chapitre, nous passerons à la simulation de notre réseau dans notre
milieu d’étude ainsi nous allons présenté plusieurs scenarios de simulation pour faire l’analyse
et l’optimisation de la capacité et la QoS dans le réseau LTE en se basant sur l’outil de
planification et d’optimisation Atoll, là où nous établissons une synthèse sur l’impact de
l’utilisation des systèmes MIMO dans notre milieu d’étude.

Et enfin, une conclusion récapitule notre travail et présente les connaissances acquises suite à
ce travail de fin d’études.
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0.1. PRESENTATION DU SUJET

Notre travail s’intitule « Etude de l’impact des systèmes Multiple Input Multiple Out sur la
capacité des nouvelles technologies des réseaux de télécommunication dans une zone
dense et urbaine ».

0.2. PROBLEMATIQUE

Elle est l’ensemble des questions que l’on se pose précisément au sujet de l’objet, de la
recherche ; en d’autre terme, la problématique désigne un ensemble d’idées qui spécifient la
position du problème suscité par le sujet d’étude. Toute problématique part d’un état de la
gestion et débouche sur des hypothèses. D’où quelques questions se posent :
 Comment arriver à planifier un réseau 4G sur une zone donnée ?
 Que faire pour offrir une qualité de service acceptable ?
 Pourquoi faut-il mettre en place les systèmes MIMO ?
 Quelle perspective d’avenir pourrait- elle apporté la technologie 4G ?
 Quelles sont les contraintes liées à la mauvaise qualité des services dans une zone
dense et quelles en sont les solutions ?

0.3. HYPOTHESE

L’hypothèse évoque la présomption que l’on peut construire autour d’un problème donné. Elle
permettra de prédire la solution vraisemblable, au regard des suggestions soulevées ci-haut et
dont la recherche vérifiera si elle est bien fondée ou non.

Notre étude a comme objectif de réaliser l’impact des systèmes Multiple Input Multiple Out sur
la capacité des nouvelles technologies des réseaux de télécommunication dans une zone dense
et urbaine. De ce fait, nous allons donner un aperçu général sur le réseau de la quatrième
génération qui constituera le nœud de notre travail et nous allons faire une étude sur les
systèmes MIMO ( leurs modèles, les différents systèmes et leurs différentes techniques, etc…),
et enfin nous allons effectuer une petite simulation démontrant la planification de réseau 4G
tout en utilisant le logiciel Atoll, partant de cette simulation nous allons faire sortir quelques
scenarios qui nous permettra d’étudier l’impact des systèmes MIMO sur la capacité.

 Pour planifier un réseau 4G, nous avons les 3 étapes qui régissent la planification
d’un réseau de télécom entre autre, la collecte de données, la conception, et l’analyse
de performances.
 Dans le but d’offrir une qualité de service acceptable, il faut que certains problèmes
soient résolus, ces problèmes sont principalement liés à la couverture, les coupures
des appels, la qualité de la voix, la disponibilité du réseau tout en mettant un
 Lorsqu’une information est transmise de l’émetteur au récepteur cela peut connaitre
certains évanouissements mais en utilisant le système MIMO la probabilité qu’il le
soit dans tous les chemins est minime car MIMO offre une diversité des signaux en
émission qu’à réception.

 Le réseau 4G apporte beaucoup d’améliorations que les générations précédentes


notamment :
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 Le haut débit ;
 Un taux de latence faible ;
 La rapidité de modulation
 Dans une zone dense et urbaine, plus c’est le relief de la zone qui pose un problème
alors il faut identifier les terrains aménageables, construire des cellules des petites
tailles.

Pour arriver à l’implantation, nous utilisons le simulateur Atoll version 3.2.

0.4. INTERET ET CHOIX DU SUJET

 CHOIX DU SUJET

Il se justifie par le fait que ce travail revêt deux niveaux à savoir :

 Sur le plan scientifique, cette étude sur l’impact des systèmes MIMO sur la capacité
des nouvelles technologies des réseaux de télécommunication pourra servir d’une
base d’inspiration des nombreuses générations futures plus spécialement dans le
domaine de réseau télécom.

 Sur le plan professionnel, cette étude apporte de nouvelles innovations et évolutions


pour réaliser une planification adéquate et mettre en place un mécanisme assez
efficace entre un émetteur et un récepteur au sein du réseau.

 INTERET DU SUJET

Notre sujet est motivé par quelques intérêts suivants :

 La prise de connaissance sur les différentes générations des réseaux cellulaires et


aussi sur l’impact de l’utilisation d’une technologie sur une autre pour renforcer son
intérêt dans la vie quotidienne, en offrant une bonne qualité des services et aussi en
minimisant les risques que peut rencontrer une information transmisse de l’émetteur
au récepteur dans les réseaux télécoms ;
 Acquisition des nouvelles idées pour une préparation de notre vie professionnelle.

0.5. DELIMITATION DU TRAVAIL

Cette étude qui est porté essentiellement sur une étude sur la planification et la sécurisation des
nouvelles technologies des réseaux des télécommunications, est limitée dans le temps et dans
l’espace de la manière suivante :
- Dans le temps : nos recherches sont parties d’une date bien limitée, soit de juin 2018 à
Aout 2020.
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- Dans l’espace : nous nous sommes limités à savoir comment réaliser la planification
d’un réseau 4G dans une zone dense et urbaine, mais aussi nous avons réalisé l’impact
des systèmes MIMO sur la capacité des nouvelles technologies des réseaux de
télécommunication, en occurrence la quatrième génération.

0.6 METHODES ET TECHNIQUES

 Méthodes utilisée
Les méthodes utilisées pour la rédaction de notre travail sont les suivantes :

 La méthode descriptive : celle-ci nous a permis de décrire un modèle pour en


fin présenter le plan de notre travail ;
 La méthode analytique : elle nous a permis de bien comprendre la planification
d’un réseau 4G ;
 La méthode comparative : elle nous a permis de faire une comparaison entre
les différentes générations notamment la 3G et la 4G ;
 La méthode statistique : celle-ci nous a permis de faire une statistique en
interrogeant un échantillon d’individus pour ce qui concerne l’utilisation du
réseau 4G.

 Techniques utilisées
La rédaction de ce présent travail nous a permis d’utiliser un tas de techniques dont on peut
citer :
 La technique documentaire : cette technique nous a permis de lire les cours et
ouvrages parlant sur les réseaux de télécom (notamment notre cours de réseaux
de télécommunication), ainsi que différents TFC et mémoires parlant des
différentes générations de téléphonie mobile, mais aussi de faire des recherches
dans différentes bibliothèques.
 La technique de demande d’explication et d’écoute : elle nous a permis de
faire chaque fois courses pour une demande d’explication et écouter comment
fait-on une planification d’un réseau télécom, bien sûr auprès de ceux qui l’on
fait avant nous et qui ont de l’expérience en la matière, notamment les chefs des
travaux, Assistants, ainsi que les ainés scientifiques ingénieurs télécoms qui sont
déjà dans des milieux professionnels. Juste savoir comment est-ce que
l’opération s’effectue.
 La technique d’échantillonnage : elle nous a permis pour certaines
interrogations au près des spécialistes pour savoir réaliser une planification
réseau et déterminer aussi l’impact des systèmes MIMO sur la capacité de la
quatrième génération des réseaux mobiles tout en considérant un certain nombre
des utilisateurs.
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 Technique de collecte des données : C’est une technique qui nous a permis
de communiquer verbalement entre le chercheur et les personnes concernées
afin d’obtenir les données nécessaires pour notre étude.

0.7. PLAN SOMMAIRE (subdivision du travail)

Hormis l’introduction et la conclusion générale, notre travail est subdivisé en quatre chapitres
en occurrence :

CHAPITRE I : EVOLUTIONS DES RESEAUX CELLULAIRES

CHAPITRE II : LES GENERALITES SUR LES SYSTEMES MIMO

CHAPITRE III : ETUDE DU MILIEU

CHAPITRE IV : SIMULATION DE LA CAPACITE DANS LE RESEAU 4G-LTE


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CHAPITRE I. EVOLUTION DES RESEAUX CELLULAIRES


[1] [6] [7] [18] [11]

Ce premier chapitre donnera un aperçu général des différentes évolutions des réseaux de
télécommunications ou nous parlerons toutes les générations de téléphonie qui ont existé depuis
la 1ère génération jusqu’à la 5ème génération.

Avant tout, définissons quelques concepts liés à la téléphonie mobile tel que le système
cellulaire, etc…

I.1. SYSTEME CELLULAIRE

Dans un système cellulaire, la région couverte est divisée en cellule, comme illustré à la
figure I.1. Une cellule est de forme circulaire mais dépend en réalité de la topographie de la
région qui est servie par l’antenne de la cellule. Pour plus de clarté, on peut les illustrer par
des hexagones. Au centre d’une cellule on retrouve un ou un ensemble d’émetteurs
récepteurs correspondant à une bande de fréquences.

Figure I.1 : Présentation d’un système cellulaire [`7]

La dimension d’une cellule est fonction de la puissance de son émetteur-récepteur. Si un


émetteur-récepteur est très puissant, alors son champ d’action sera très vaste, mais sa bande de
fréquence peut être rapidement saturée par des communications. Par contre, en utilisant des
cellules plus petites, (émetteur-récepteur moins puissant) alors la même bande de fréquence
pourra être réutilisée plus loin, ce qui augmente le nombre de communications possibles.

Dans la conception d’un réseau cellulaire, il faut considérer les aspects suivants :

 La topographie (bâtiments, collines, montagnes, etc.)


 La densité de la population (ou de communications) pour établir la dimension de
cellule.
 Deux cellules adjacentes ne peuvent pas utiliser la même bande de fréquence afin
d’éviter les interférences.
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 La distance entre deux cellules ayant la même bande doit être de 2 à 3 fois le diamètre
d’une cellule.
La taille des cellules peut varier entre 0.5 et 35 km et dépend de la densité d’utilisateur et de
la topographie. Les cellules sont regroupées en bloc (appelé motif ou cluster). Le nombre de
cellules dans un bloc doit être déterminé de manière à ce que le bloc puisse être reproduit
continuellement sur le territoire à couvrir. Typiquement, le nombre de cellules par bloc est
de 4,7,12 ou 21. La forme et la dimension des blocs et le nombre de cellules est fonction du
nombre de fréquences (canaux) disponibles.

I.2. LES RESEAUX CELLULAIRES (MOBILES)

I.2.1. La première génération de système cellulaire (1G)

La première génération de systèmes cellulaires reposait sur un système de communications


mobiles analogiques. Cette génération a bénéficié de deux inventions techniques majeures
des années 1970

 Le microprocesseur ;
 Le transport numérique des données entre les téléphones mobiles et la station de
base.

Cette génération utilisait essentiellement les standards suivants :

1. AMPS (Advanced Mobile Phone System)

Ce système a été lancé aux Etats-Unis, est un réseau analogique reposant sur la
technologie FDMA (Frequency Division Multiple Access).

2. NMT (Nordic Mobile Telephone)

Ce système a été essentiellement conçu dans les pays nordiques et utilisés dans d’autres
parties de la planète.

3. TACS (Total Access Communication System)

Ce système repose sur la technologie AMPS, a été fortement utilisé en Grande Bretagne.

Les réseaux mobiles ont beaucoup évolué depuis leur apparition dans les années 1970 à nos
jours.

Cette première génération de réseaux cellulaires utilisant une technologie analogique a été
remplacée dès l’apparition d’une seconde génération plus performante utilisant une technologie
numérique que. Cette deuxième génération sera abordée dans le deuxième point.
21

I.2.2. La deuxième génération de système cellulaire (2G)

La deuxième génération (2G) de systèmes cellulaires repose sur une technologie numérique
développée à la fin des années 1980. Ces systèmes cellulaires utilisent une technologie
numérique pour la liaison ainsi que pour le signal vocal.

Ce système apporte une meilleure qualité ainsi qu’une plus grande capacité à moindre coût pour
l’utilisateur.

La deuxième génération de systèmes cellulaires(2G) utilise essentiellement les standards


suivants : -GSM, GPRS et EDGE.

I.2.2.1. Le Réseau GSM (Global System for Mobile Communication-2G)

GSM est une norme élaborée au cours des années 80 et 90, et qui est toujours en évolution afin
de définir les paramètres pour un réseau de communication cellulaire numérique. La norme
GSM est utilisée pour les réseaux de communication sans fil à travers le monde. Cependant, en
Amérique du Nord elle est en concurrence avec la norme IS-95 (CDMA). Il existe un réseau
GSM au Canada et il est exploité par Microcell (FIDO).

L’idée d’un système radio mobile basé sur une structure cellulaire a été élaborée au début
des années 70, dans les laboratoires de Bell aux USA. Cependant, ce n’est qu’au cours des
années 80 qu’on a vu l’implantation et l’exploitation commerciale de réseaux de téléphones
cellulaires analogues.

Chaque pays avait dû développer son propre réseau ce qui ne permettait pas à un abonné
d’un pays d’utiliser son téléphone dans un autre.

Cette situation était particulièrement critique en Europe où les passages d’un pays à l’autre
sont fréquents. Parallèlement, le marché des équipements était limité, ce qui empêchait les
économies d’échelles.

Voyant la croissance des réseaux cellulaires, on anticipait à des problèmes de capacité. En


1982 le Groupe Spéciale Mobile fut créé afin d’élaborer une norme pour un réseau de
communication mobile pan-européen répondant aux critères suivants :

 Bonne qualité subjective de la voix ;


 Baisse des coûts des équipements et des services ;
 Passage d’un pays à l’autre sans interruption de service ;
 Habilité pour supporter de nouveaux services ;
 Utilisation efficace du spectre de fréquences ;
 Compatibilité avec d’autres systèmes, dont RNIS.
22

 Architecture d’un Réseau GSM

Un réseau GSM compte une (ou plusieurs) station de base par cellule. La station mobile
choisit la cellule selon la puissance du signal.

Une communication en cours peut passer d’une cellule à l’autre permettant ainsi la mobilité
des utilisateurs.

La figure I.2. Illustre l’architecture de GSM, on peut diviser le réseau en sous-ensembles :

1. Le sous-système radio : Base Station Subsystem (BSS)


2. Le sous-système réseau : Network Subsystem (NSS)
3. Le sous-système des opérations : Operation Subsystem (OSS)

Figure I.2 : Architecture du réseau GSM [18]

1. Le Sous-Système Radio (Bss : Base Station Subsystem)

Le BSS assure la transmission radioélectrique entre et avec le mobile, gère la ressource


radio et permet la mobilité du mobile. Il est composé des équipements suivants :

 Station Mobile (Ms : Mobile Station)

La station mobile est composée d’une part du terminal mobile, et d’autre part du module
d’identité d’abonné (SIM – Subscriber Indentity Module).

Le terminal mobile est l’appareil utilisé par l’abonné. Différents types de terminal sont
prescrits par la norme en fonction de leur application (fixé dans une voiture, portatif) et
de leur puissance (de 0.8W à 20W).
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Chaque terminal mobile est identifié par un code unique IMEI (International Mobile
Equipment Identity). Ce code est vérifié à chaque utilisation et permet la détection et
l’interdiction des terminaux volés.

La SIM est une carte à puces qui contient dans sa mémoire le code IMSI (International
Mobile Subscriber Indentity) qui identifie l’abonné de même que les renseignements
relatifs à l’abonnement (services auxquels l’abonné a droit). Cette carte peut être utilisée
sur plusieurs appareils.

Il est à noter que l’usager ne connaît pas son IMSI mais il peut protéger sa carte à puces
à l’aide d’un numéro d’identification personnel à 4 chiffres

 La station de base (BTS : Base Transceiver Station)


Consiste en un ou un ensemble d’émetteurs-récepteurs et leur antenne.
Généralement, une BTS est associée à une cellule et est située au centre de celle-ci.
La communication entre la station mobile et la station de base est réalisée par l’interface
Um, appelé aussi interface air ou lien radio.

 Le contrôleur de station de base (BSC : Base Station Controler)


Dont le rôle est de gérer les ressources radio (configuration des canaux, transfert
intercellulaire) d’une ou plusieurs stations de base (BTS), en plus d’établir le lien
physique (via l’interface A) entre les BTS et le commutateur de service mobile (MSC -
Mobile Switching Center), que nous verrons dans la section suivante.

2. Le sous-système réseau (NSS : Network SubSystem)


Le rôle principal de ce sous-système est de gérer les communications entre les abonnés
et les autres usagers qui peuvent être d’autres abonnés, des usagers sur le réseau RNIS
ou des usagers de réseaux téléphoniques fixes.

Il comprend : le commutateur de service mobile, le commutateur d’entrée de service


mobile, le registre des abonnés locaux, le registre des abonnés visteurs.

 Le commutateur de service mobile (MSC : Mobile Switching Center)


Cet élément peut être considéré comme le cœur d’un système cellulaire puisqu’il fait la
gestion des appels et de tout ce qui est lié à l’identité des abonnés, à leur enregistrement
et à leur localisation. Le MSC agit en somme comme un nœud d’un réseau commuté.

 Le commutateur d’entrée de service mobile (GMSC : Gateway MSC)


Ce commutateur est l’interface entre le réseau cellulaire et le réseau téléphonique
publique. Le GMSC est chargé d’acheminer les appels du réseau fixe à un usager GSM.
24

 Le registre des abonnés locaux (HLR : Home Location Register)


Il s’agit d’une base de données contenant les informations sur les abonnés appartenant
à la région desservie par le commutateur de services mobiles (MSC). Cette base de
données contient également la position courante de ses abonnés.

 Le registre des abonnés visiteurs (VLR – Visitor Location Register)


Cette base de données contient temporairement des informations sur les abonnés qui
visitent une région desservie par un MSC autre que celui auquel ils sont abonnés.

Ces informations proviennent du HLR auquel l’abonné est enregistré et indiquent les
services auxquels l’abonné a droit. Ce transfert d’informations se fait qu’une seule fois
et n’est effacé que lorsque l’abonné ferme son appareil ou quitte la région du MSC
courant.

En procédant ainsi, le VLR n’a pas à interroger le HLR chaque fois qu’une
communication est demandée par ou pour l’abonné visiteur. Il est à noter que le VLR
est toujours associé à un MSC.

3. Sous-Système des opérations (OSS : Operation SubSystem)

Ce sous-système est connecté aux différents éléments du sous-système réseau de même


qu’au contrôleur de station de base (BSC). Par une vue d’ensemble du réseau le OSS
contrôle et gère le trafic au niveau du BSS.

L’administration du réseau s’effectue par le biais des équipements décrits dans les
paragraphes suivants.

 TMN (Telecommunications Management Network)

C’est l’ensemble formé par les équipements de médiation, le système d’exploitation et les
réseaux de transport. Le management est réalisé par les OMC (Operations and
Maintenance Centre) qui permettent une supervision locale des équipements ainsi que par
le NMC (Network Management Centre) qui assure l’administration générale de l’ensemble
du réseau par un contrôle centralisé.

 EIR (Equipement Identity Register)

Comme nous l’avons vu précédemment, chaque terminal mobile est identifié par un
code IMEI. Le registre EIR contient la liste de tous les terminaux valides.

Une consultation de ce registre permet de refuser l’accès au réseau à un terminal qui a


été déclaré perdu ou volé.

 AuC (Authentification Center)

Le AuC est une base de données protégée qui contient une copie de la clé secrète inscrite
sur la SIM de chaque abonné.
25

Cette clé est utilisée pour vérifier l’authenticité de l’abonné et pour l’encryptage des
données envoyées.

I.2.2.2. Le réseau GPRS (General Packet Radio Services-2.5G)


Aujourd'hui, le transport des données sur le réseau GSM n'autorise qu'au mieux des débits
de 9,6 kbit/s. Si ces débits permettent d'utiliser des services WAP basiques, peu
consommateurs en bande passante, ils ne permettent pas d'offrir un véritable service d'accès
à Internet.

D'autres part, le mode de connexion à Internet doit être de type permanent avec une
facturation forfaitaire.

Le mode actuel supporté par la norme GSM est une facturation à la durée, relativement
élevée, incompatible avec le mode de consultation d'Internet qui le plus souvent s'effectue
en mode non connecté. En effet, la plupart du temps lorsque l'on consulte un service Internet,
on effectue une requête vers un serveur, celui-ci renvoie une réponse, et l'on passe ensuite
un certain temps à consulter les informations renvoyées.

En général, le temps passé à consulter les informations est largement supérieur à celui
nécessaire à effectuer la requête et recevoir la réponse du serveur.

Le mode de connexion du standard GSM est un mode connecté en utilisant la commutation


de circuit.

Une fois la communication établie, le canal des données dans la cellule du réseau GSM est
monopolisé pour cette connexion, y compris pendant les temps d'inactivité de l'usager. Le
canal est donc rendu indisponible à d'autres utilisateurs, alors qu'aucun trafic ne transite par
ce canal.

La monopolisation d'un canal A, outre le problème de l'indisponibilité pour les autres


utilisateurs, l'inconvénient de générer un coût de connexion élevé, dû d'ailleurs
principalement à cette monopolisation.

C'est pourquoi la technologie GPRS (General Packet Radio Service) a été définie, permettant
de contourner le problème de monopolisation de canal, et par la même de résoudre le
problème de la facturation à la durée, ainsi que de permettre des débits résolument plus
importants.

 Architecture générale du réseau GPRS

Le réseau GPRS et le réseau GSM fonctionnent en parallèle : le premier est utilisé pour
le transport des données, et le second pour les services classiques de voix. Tous deux
utilisent les mêmes équipements BSS, c’est-à-dire les stations de base BTS et leurs
contrôleurs BSC.
26

C’est ensuite qu’ils se distinguent du réseau cœur (Core Network) celui du GPRS est
un réseau paquet interconnecté, pouvant être relié à divers types de réseaux de données
fixes, IP (Internet Protocol), CLNP (Connection Less Network Protocol), X.25 ou
CONP (Connection Oriented Network Protocol) ou encore à d’autres réseaux GPRS,
exploités par d’autres opérateurs.

De son côté, le réseau cœur du GSM est relié au RTC (réseau téléphonique commuté),
national ou international, ou à un autre réseau GSM, exploité par un autre opérateur.

La figure I.3. Illustre l’architecture générale d’un réseau GPRS-GSM.

Figure I.3 : Architecture générale du réseau GPRS [18]

 Entités du réseau GPRS

Ci-dessous sont définies les entités du réseau GPRS :

Les entités GPRS correspondent aux différents composants utilisés dans ce réseau
permettant l’ajout de certains services, il s’agit de : le SGSN, le GGSN, PCU, les
BackBones, etc…

1. SGSN (Service GPRS Support Node)

L’entité SGSN se charge dans son aire de service des transmissions de données entre les
stations mobiles et le réseau mobile. Le SGSN est relié par des liens Frame Relay au sous-
système radio GSM.
27

Le SGSN :

• Authentifie les stations mobiles GPRS


• Prend en charge l’enregistrement des stations mobile au réseau GPRS (attachement)
• Prend en charge la gestion de la mobilité des stations mobiles. En effet, une station
mobile doit mettre à jour sa localisation à chaque changement de zone de routage.
• Etablit, maintient et libère les contextes PDP, qui correspondent à des sessions de
données permettant à la station mobile d'émettre et de recevoir des données.

2. GGSN (Gateway GPRS Support Node)

L’entité joue GGSN le rôle d’interface à des réseaux de données externes (e.g., X.25,
IP). Elle décapsule des paquets GPRS provenant du SGSN les paquets de données émis
par le mobile et les envoie au réseau externe correspondant. Egalement, le GGSN
permet d’acheminer les paquets provenant des réseaux de données externes vers le
SGSN du mobile destinataire. Le GGSN est généralement présent dans le site d’un
MSC.

Les termes SGSN et GGSN identifient des entités fonctionnelles qui peuvent être
implantées dans un même équipement ou dans des équipements distincts (comme pour
les entités fonctionnelles MSC et GMSC).

3. PCU (Packet Control Unit)

Pour déployer le GPRS dans les réseaux d'accès, on réutilise les infrastructures et les
systèmes existants. Il faut leur rajouter une entité responsable du partage des ressources
et de la retransmission des données erronées, l'unité de contrôle de paquets (PCU,
Packet Control Unit) par une mise à jour matérielle et logicielle dans les BSCs.

4. BackBones GPRS

Le BackBone GPRS autrement appelé le réseau fédérateur est l’ensemble des entités
SGSN, GGSN, des routeurs IP éventuels reliant les SGSN et GGSN et les liaisons entre
équipements.

On peut distinguer deux types de backbones GPRS : les BackBones intra et inter-
PLMN.

 Backbone intra-PLMN :
Il s’agit d’un réseau IP appartenant à l’opérateur de réseau GPRS permettant de relier
les GGSNs de ce réseau GPRS.

 Backbone inter-PLMN :
Il s’agit d’un réseau qui connecte les GSNs de différents opérateurs de réseau GPRS. Il
est mis en œuvre s’il existe un accord de roaming entre deux opérateurs de réseau GPRS.
28

Deux backbones Intra-PLMN peuvent être connectés en utilisant des Border Gateways
(BGs). Les fonctions du BG ne sont pas spécifiées par les recommandations GPRS. Au
minimum, il doit mettre en œuvre des procédures de sécurité afin de protéger le réseau
intra-PLMN contre des attaques extérieures.

La fonctionnalité de sécurité est déterminée sur la base d'accords de roaming entre les
deux opérateurs.

5. CGF (Charging Gateway Function)

La passerelle de taxation permet le transfert des informations de taxation du SGSN et


du GGSN au système de facturation (BS, Billing System). L'entité CGF peut être
implantée de façon centralisée ou de manière distribuée en étant intégrée aux nœuds
SGSN et GGSN. L'interface entre les GSNs et l'entité CGF est supportée par le
protocole GTP.

6. MS (Station mobile)

Une station mobile GPRS définit un appareil ou ensemble d’appareils permettant d’accéder
à un service mobile et destiné à fonctionner en mouvement ou pendant des haltes en des
points non spécifiés à l’avance et il peut fonctionner dans l'une des classes suivantes classe
a classe b classe c classes ou multi slots.

 Classe A

Un mobile GPRS classe A peut se rattacher simultanément aux réseaux GSM (IMSI-
Attach) et GPRS (GPRS-Attach).

L'usager mobile peut alors disposer simultanément d ’un service GPRS et d’une
communication téléphonique. Le service GPRS est pris en charge par le SGSN alors
que la communication téléphonique est supportée par le MSC. Un mobile classe A
GPRS doit disposer au minimum de deux ITs dans le sens montant et de deux ITs dans
le sens descendant. Des ITs supplémentaires peuvent lui être alloués pour le trafic GPRS
afin d'améliorer la vitesse de transfert.

 Classe B

Un mobile GPRS classe B peut s'enregistrer auprès d'un MSC/VLR et d'un SGSN
simultanément afin de pouvoir disposer des services GSM et GPRS.

Il dispose d ’un mode de veille double qui scrute les appels classiques et les demandes
de service GPRS mais qui ne peut activer qu’un seul type de service. Si l'usager est
actif dans une session GPRS et qu'il reçoit un appel téléphonique entrant, il peut soit
continuer sa session auquel cas l'appel téléphonique est redirigé vers sa boite vocale,
soit accepter l'appel téléphonique et dans ce cas, la session GPRS est suspendue ; elle
sera reprise à la fin de l'appel téléphonique.
29

Un mobile GPRS classe B requiert au minimum un IT dans le sens montant et un IT


dans le sens descendant. Des ITs supplémentaires peuvent lui être alloués pour le trafic
GPRS afin d'améliorer la vitesse de transfert.

 Classe C

L ’usager doit positionner son mobile soit en mode GSM, soit en mode GPRS. En mode
GSM, il a accès à toutes les fonctionnalités d ’un terminal GSM ordinaire. En mode
GPRS, il peut initier des sessions de données.

 Classes multi slots

Indépendamment des classes de terminaux (A, B, C), la classe multi slot d’une station
mobile GPRS est un des principaux facteurs différentiateur. Elle permet de déterminer le
nombre maximum d'ITs que la station mobile peut utiliser dans les sens montant d'une part,
et dans le sens descendant d'autre part. Elle indique par ailleurs le nombre total d'ITs
pouvant être utilisées simultanément dans les sens montants et descendants.

Chaque terminal est capable de communiquer en utilisant plusieurs ITs de chaque trame
radio GSM qui en contient 8 et ce dans les deux sens (montant et descendant). Ce qui
permet en théorie un débit maximal en utilisant le codage CS-4 de huit fois 21,40 kbit/s,
soit 172,1 kbit/s.

I.2.2.3. Le réseau EGDE (Enhanced Data Rates For Gsm Evolution)

Avec le GPRS, le système GSM permet un accès au monde de l’internet et ouvre la porte aux
applications multimédias par l’utilisation de la commutation de paquets et l’augmentation du
débit. Cependant, les débits restent limités à environ 50kbits/s dans la pratique, du fait de la
modulation binaire (GMSK) véhiculant environ 1bit/symbole.
Afin de dépasser ces limitations, une proposition a été faite par l’ETSI (European
Telecommunications Standards Institute) en 1997 pour l’utilisation d’une modulation à plus
forte efficacité spectrale appelée 8-PSK (environ 3bits/symbole). Des études de faisabilité s’en
sont suivi et ont conduit au concept d’EDGE.

EDGE utilise une modulation différente de la modulation utilisée par GSM, ce qui implique
une modification des stations de base et des terminaux mobiles.
Il permet ainsi de multiplier par un facteur 3 le débit des données avec une couverture plus
réduite. Dans la théorie, EDGE permet d'atteindre des débits allant jusqu’à 384 kbit/s pour les
stations fixes (piétons et véhicules lents) et jusqu’à 144 kbit/s pour les stations mobiles
(véhicules rapides).
L’EDGE est une extension du réseau GPRS. Seule le sous-système radio est sensiblement
modifié.

Le déploiement de L’EDGE nécessite :


30

 La mise La mise à jour du BSC et de la BTS.


 L’ajout d’un émetteur-récepteur (EDGE Transceiver) au niveau de la BTS,
capable de supporter la modulation 8-PSK.

Tout comme la norme GPRS, le standard EDGE est utilisé comme transition vers la troisième
génération de téléphonie mobile (3G). On parle ainsi de 2.75G.

I.2.3. La troisième génération de système cellulaire (3G)

La troisième génération (3G) désigne une génération de normes de téléphonie mobile. Elle
est représentée principalement par les normes Universal Mobile Telecommunications
System (UMTS) et CDMA2000. Dans le cadre de notre travail, lorsque nous parlerons de
3G il s’agira de l’UMTS.

I.2.3.1. Les notions de base des réseaux 3G

Les caractéristiques de ces réseaux sont notamment les suivantes :

1. Un haut débit de transmission

 144 Kbps avec une couverture totale pour une utilisation mobile
 384 Kbps avec une couverture moyenne pour une utilisation piétonne,
 2 Mbps avec une zone de couverture réduite pour une utilisation fixe

2. Compatibilité mondiale

Compatibilité des services mobiles de 3ème génération avec les réseaux de seconde
génération.
La 3G permet d'atteindre des débits supérieurs à 144 kbit/s, ouvrant ainsi la porte à des
usages multimédias tels que la transmission de vidéo, la visioconférence ou l'accès à
internet haut débit. Les réseaux 3G utilisent des bandes de fréquences différentes des
réseaux précédents : 1885-2025 MHz et 2110-2200 MHz.

I.2.3.2. Architecture générale du réseau 3G


Le réseau 3G se compose principalement de trois éléments :

1. Le terminal utilisateur (UE)


2. Le réseau d'accès radio (UTRAN)
3. Le réseau cœur (CN)

Le schéma de l’architecture générale du réseau 3G est illustré dans la figure I.4 ci-dessous :
31

Figure I.4 : Architecture générale du réseau 3G [11]

1. Le terminal utilisateur (UE-Usager Equipement)


Le domaine de l’équipement usager (UE) comprend tous les équipements terminaux :

 Equipement mobile (ME)


Les mobiles UMTS ne seront plus de simples téléphones mais des terminaux
multimédias capables d’offrir simultanément des services de transmission de données,
d’audio et de vidéo en tout moment.

 Universal Subscriber Identity Module (USIM)

Il s’agit d’une carte à puce, version améliorée de la SIM (cas GSM), dédiée à la
téléphonie 3G.

2. Le réseau d'accès radio (UTRAN-Universal Terrestrial Radio Access Network)

Le réseau d’accès radio propose les fonctions permettant d’acheminer les informations
depuis l’utilisateur jusqu’à réseau cœur.

Il est une passerelle entre l’équipement usager et le réseau cœur via les interfaces Uu et
Iu, le réseau d’accès UTRAN est composé de plusieurs éléments : une ou plusieurs
stations de base (appelées NodeB), des contrôleurs radio RNC (Radio Network
Controller) et des interfaces de communication entre les différents éléments du réseau
UMTS.
32

 NodeB
La NodeB est une antenne. Réparties géographiquement sur l’ensemble du territoire,
les NodeBs sont au réseau UMTS ce que les BTS sont au réseau GSM comme illustré
dans la figure I.2). Le rôle principal du NodeB est d’assurer les fonctions de réception
et de transmission radio pour une ou plusieurs cellules du réseau d’accès de l’UMTS
avec un équipement usager.

 RNC
Le RNC est un contrôleur de NodeB. Le RNC est encore ici l’équivalent du BSC dans
le réseau GSM. Le rôle principal du RNC est de router les communications entre le
NodeB et le réseau cœur de l’UMTS. Le RNC constitue le point d’accès pour
l’ensemble des services vis-à-vis du réseau cœur.

Plusieurs types d’interfaces de communication coexistent au sein du réseau UMTS, le


tableau suivant décrit quelques interfaces utilisées dans l’UMTS.

Tableau I.1 : Les interfaces de l’UTRAN [11]

3. Le réseau cœur (CN-Core Network)


Le réseau cœur est la partie du système UMTS chargée de la gestion des services
souscrits par l’abonné, il permet de communiquer à l’intérieur d’un même réseau de
téléphonie mobile et assure l’interconnexion de ce dernier avec des réseaux externes,
fixes ou mobiles, numérique ou analogique.

Le réseau cœur est composé de trois parties :

- Le domaine CS (Circuit Switched) utilisé pour la téléphonie ;


33

- Le domaine PS (Packet Switched) qui permet la commutation de paquets ;


- Les éléments communs aux domaines CS et PS.

 Le domaine à commutation des circuits (CS)


Le domaine circuit permettra de gérer les services temps réels dédiés aux conversations
téléphoniques (vidéo-téléphonie, jeux vidéo, streaming, applications multimédia). Ces
applications nécessitent un temps de transfert rapide.

Le MSC, Le GMSC et Le VLR (Mobile-services Switching Center) ce sont les éléments


composant ce domaine.

 Le domaine à commutation de paquet (PS)


Le domaine paquet permet de gérer les services temps réels.
Il s’agit principalement de la navigation sur l’internet, de la gestion de jeux en réseaux
et de l’utilisation des emails, ces applications sont moins sensibles au temps de transfert,
c’est la raison pour laquelle les données transiteront en mode paquet. Le débit du
domaine paquet sera sept fois plus rapide que le mode circuit, environ 2Mbits/s.

Le domaine PS est composé des éléments suivants :

1. Le SGSN (Serving GPRS Support Node)


S’occupe des services des transmissions de données entre les mobiles et le réseau
mobile.
Ses tâches incluent la gestion de la mobilité (attach/détach/mise à jour RA), la gestion
de session (etablissement/libération PDP), le routage et transfert des paquets.

2. Le GGSN (Gateway GPRS Support Node)


Est une passerelle vers les réseaux à commutation de paquets extérieurs tels que
l’Internet. Le GGSN décapsule des paquets IP arrivant sur un contexte PDP en
provenance du SGSN et les envoie au réseau IP externe correspondant (internet, ATM,
RTC.). Le GGSN permet aussi d’acheminer les paquets IP provenant des réseaux IP
externes vers le SGSN du destinataire sur un tunnel.

 Eléments communs
Ce sont des éléments partagés par le domaine de commutation de paquet et le domaine
de commutation de circuit, ces éléments sont :

1. HLR (Home Location Register)


Le HLR est une base de données qui contient toutes les informations relatives aux
abonnées : l’identité de l’équipement usager, le numéro d’appel de l’usager, les
informations relatives aux possibilités de l’abonnement souscrit par l’usager.
34

2. L’EIR (Equipment Identity Register)


L’EIR est une base de données contenant la liste des mobiles interdits listés par un
numéro unique propre à chaque équipement usager, le numéro IMEI (International
Mobile station Equipment Identity).

3. L’AuC (Authentification Center)


L’AuC est en charge de l’authentification de l’abonné, ainsi que du chiffrement de la
communication pour assurer la sécurité d’accès au système.

I.2.3.3. Les canaux de l’UMTS


Il faut noter que dans l’UMTS, la notion de canaux est assez différente de celle des autres
systèmes qui n'utilisent que les concepts de canaux physiques et de canaux logiques. Il y a un
concept intermédiaire : les canaux de transport. C'est-à-dire que les canaux physiques sont
fournis, évidemment, par la couche physique L1, les canaux de transport par la couche MAC et
les canaux logiques par la couche RLC. Nous distinguons les types des canaux suivants comme
illustre la figure I.5 ci – dessous :

Figure I.5: représentation des canaux de l’UMTS [11]

1. Canaux logiques (de contrôle et de trafic)


On distingue les canaux logiques de contrôle et de trafic.

 Canaux logiques de contrôle


Utilisés pour le transfert des informations dans le plan de signalisation il s’agit de :

 BCCH (Broadcast Control Channel)


Ce canal est dédié pour la diffusion d'information de contrôle ;
35

 PCCH (Paging Control Channel)


Le PCCH est destiné à l’envoi de messages de paging (recherche d’un terminal) aux
mobiles ;

 CCCH (Common Control Channel)


Pour l’émission/réception de messages pour les mobiles non connectés au réseau ;

 DCCH (Dedicated Control Channel)


Dédié à l’émission/réception de messages pour les mobiles connectés au réseau.

 Canaux logiques de trafic


Utilisés pour le transfert des informations dans le plan usager nous citons :

 DTCH (Dedicated Traffic Channel)


Le DTCH est destiné aux échanges de données avec un mobile connecté au réseau ;

 CTCH (Common Traffic Channel)

Destiné pour l’envoi de données à un ensemble de mobiles.

2. Canaux de transport
Ils définissent la manière dont les informations sont transmises sur l'interface radio et
correspondent à la qualité de service requise. Ils se divisent en sous – canaux à savoir :
Les canaux de transport communs et les canaux de transport dédiés.

 Les canaux de transport communs


Utilisés pour le transfert d’information ou de plusieurs UE (User Equipement) :

 BCH (Broadcast Channel) pour le DownLink


C’est le canal de transport du réseau vers les mobiles à débit constant ;

 PCH (Paging Channel) pour le DownLink


Il s’agit du canal de transport du réseau vers le mobile ;
 RACH (Random Access Channel) pour le ULink
C’est le canal de transport mobile réseau ;
 FACH (Forward Access Channel) pour le DownLink
Il s’agit du canal de transport réseau mobile ;
36

 DSCH (Downlink Shared Channel) pour le DownLink:

Le DSCH est la variante du FACH.

 Les canaux de transport dédiés

 DCH (Dedicated Channel) pour l’Up et DownLink

Les DCHs sont des canaux point à point dédiés à un seul UE et qui transportent des données
de contrôle ou de trafic.

Un seul canal de transport dédié peut transporter indifféremment des canaux logiques de
signalisation (DSCH) ou de trafic (DTCH).

 Les canaux de transport partagés

Utilisés pour le transport des données de contrôle ou de trafic uniquement en voie


descendante et partagées dynamiquement par différents utilisateurs. Nous avons :
 Canaux logiques – canaux de transport
 Canaux de transport –canaux physiques

3. Les canaux physiques


Ces canaux sont les ressources utilisées sur l’interface radio pour la transmission des
informations. Les canaux dédiés existent dans les deux sens de communication : la liaison
montante et la liaison descendante.

 Canaux Physiques dédiés (DPCH-Dedicated Physic Channel)


Ces canaux servent à :

 Alerter un utilisateur ou le réseau ;


 Contrôler l’information entre le réseau et l’utilisateur et inversement.

Ils sont divisés en deux sous-groupes émis en parallèle :

 Les canaux dédiés de données (DPDCH) et


 Les canaux dédiés de contrôle (DPCCH).

 Canaux Physiques Communs (PCCH)

- Pour la liaison montante : Il n’y a qu’un seul canal, il s’agit du PRACH (Physical
Random Access Channel) ; C’est le canal aléatoire.
37

- Pour la liaison descendante : Il existe deux canaux, qui sont :


Le canal commun de contrôle (Common Control Physical Channel, CCPCH) et le canal
de Synchronisation (Synchronization Channel, SCH), ce sont des canaux de contrôle.
Ils servent à émettre des informations de contrôle de transmission à la station mobile.
La figure I.6 donne une correspondance des différents canaux susmentionnés :

Figure I.6: correspondance entre les différents types des canaux |1]

I.2.3.4. Les limites de l’UMTS


Malgré tous les espoirs mises sur ce nouveau standard de réseaux, l’UMTS présente plusieurs
inconvénients dont principalement :

 Prix de licence élevé.


 Effort de développement important à fournir par les équipementiers.
 Effort important à fournir par les opérateurs.
 Changement des équipements usagers.
 Concurrent du WiMAX (30 Mbits/s).

D’autres améliorations ont été apportés plus tard en terme des débits, l’UMTS donna lieu à
la norme HSPA (High Speed Packet Access).
38

I.2.3.5. Le HSPA (High Speed Packet Access-3G+)

Le HSPA regroupe les deux normes ci-après :


Le HSDPA (High Speed Downlink Packet Access : 3.5G) qui offre un débit théorique
maximum de 14.4 Mbps en ligne descendante et le HSUPA (High Speed Uplink Packet
Access : 3.75G) offrant un débit théorique maximum en ligne ascendante de 5.7Mbps.

L’innovation principale du HSPA concerne le passage d’une commutation circuit sur l’interface
radio à une commutation par paquets.
L’allocation dynamique des ressources est effectuée par la fonction d’ordonnancement ou
scheduling en fonction de la qualité instantanée du canal radio de chaque UE. Le débit
instantané étant accru via l’utilisation de modulation à plus grand nombre d’état.

La modulation 16-QAM (16Quadrature Amplitude Modulation) est introduite pour la voie


descendante, pour la voie montante une modulation QPSK a était introduit.

En fin de réduire la latence du système en cas de perte de paquets, un nouveau mécanisme de


retransmission rapide des paquets erronés, appelé HARQ (Hybrid Automatic Responsere
Quest), est définit entre l’UE et la station de base.

I.2.3.6. Le HSPA+ (3G++)


L’amélioration des débits de la capacité est rendue possible par l’introduction de nouvelles
techniques. En voie descendante, la modulation 64-QAM est désormais prise en charge, de
même que la modulation 16-QAM en voie montante. En complément, une cellule peut
transmettre des données à un utilisateur sur deux porteuses simultanément en voie descendante,
à l’aide de la fonctionnalité DC- HSDPA (Dual Carrier-HSDPA). Par conséquent les débits
fournis à l’utilisateur sont potentiellement doublés.

Dans le but d’atteindre un certain type de client avec des besoins spécifiques et aussi suite aux
limites de la 3G, les télécoms ont pensé à une génération future qui répondra à leurs besoins, il
s’agit de la 4G (quatrième génération).

I.2.4. La quatrième génération de système cellulaire (4G)

Elle est caractérisée par une mobilité accrue, des services diversités et des débits plus élevés.
Elle projette des débits théoriques de 100 Mbps pour une mobilité forte et jusqu’à 1 Gbps pour
une faible mobilité. Les principales normes 4G sont le WiMax, l’UMB et le LTE (Long Term
Evolution). Dans le cadre de ce travail, c’est le LTE qui est développé.
39

I.2.4.1. Les réseaux LTE

La 4G est la quatrième génération de réseau mobile. Elle est la norme succédant à la 3G. La
4G est la norme des standards de téléphonie mobile permettant des débits jusqu’à 50 fois plus
important que la première norme.
Les services de communications mobiles sont en train de suivre la même évolution que celle
des services fixes, c’est-à-dire une transition accélérée vers l’accès à très haut débit. Ce sont les
réseaux 4G qui permettent de répondre aux demandes croissantes des usages mobiles, tant en
termes de qualité des services offerts que de capacité d’écoulement du trafic par les réseaux.

 Objectifs de LTE
La 4ème génération vise à améliorer l’efficacité spectrale et à augmenter la capacité de gestion
du nombre de mobiles dans une même cellule. Elle a pour principaux objectifs :

 Assurer la continuité de la session en cours.


 Réduire les délais et le trafic de signalisation.
 Fournir une meilleure qualité de service.
 Optimiser l’utilisation des ressources.
 Réduire le délai de relève, le délai de bout-en-bout, la gigue et la perte de paquets.
 Minimiser le coût de signalisation.

 Architecture de LTE

L’architecture générale du système LTE est montrée sur la figure I.7, le réseau LTE est
composé de deux entités principales : le réseau d’accès radio terrestre universel évolué
(E-UTRAN) qui est le réseau d’accès radio pour l’EU (Equipement Usager), et le cœur
de paquets évolué (EPC-Evolved Packet Core) qui est le cœur du réseau.
L’architecture du réseau cœur est aussi désignée par, évolution d’architecture de service
(SAE), et la combinaison de l’E-UTRAN et de l’EPC est aussi appelée système paquet
évolué (EPS).

Figure I.7 : Architecture générale de la 4G [1]


40

1. L’équipement mobile

En LTE, l’UE communique avec l’E-UTRAN (Evolved Universal Terrestrial Radio Access
Network) et l’EPC en utilisant les protocoles appropriés, la communication du plan
utilisateur se termine au niveau de l’eNodeB et supporte tous les protocoles afférents au
plan utilisateur. Dans le côté plan de contrôle, l’UE communique avec l’eNodeB et le MME
à travers les protocoles RRC et NAS respectivement.

Pour pouvoir supporter différentes capacités matérielles, différents équipements


utilisateurs (UE) sont définis selon les catégories et celles-ci sont différenciées selon le
débit maximal, supporté, des données dans les deux liaisons montante et descendante. En
plus le nombre maximal de couches de données (ou flux de données) diffère selon la
catégorie de l’UE.

2. Le réseau d’accès (E-UTRAN : Evolved-UTRAN)

Le réseau d’accès LTE contient un nœud unique l’Evolved NodeB ou eNodeB, Il


rassemble en une seule entité, les fonctionnalités des nœuds NodeB et RNC de l’UMTS.
Le principal rôle de l’eNodeB est de véhiculer les flux de données de l’UE vers l’EPC
(Evolved Packet Core Network) au moyen des fonctions comme le RRM (Radio
Ressource Management) et le CAC (Call Admission Control).

Elle peut être divisée en deux interfaces élémentaires : S1-U (S1Usager) se trouve entre
l'eNodeB et le SGW et S1-C (S1-Contrôle) entre l'eNodeB et le MME.

Les eNodeB ont offert deux qualités au réseau : la sécurité en cas de problème d’un
relais et le partage des ressources équitable en cas de saturation du lien principale.

La figure I.8 suivante, présente l’architecture de réseau d’accès :

Figure I.8: Architecture du réseau d’accès 4G [6]


41

3. Le réseau cœur (EPC)


Le cœur du réseau appelé « EPC » (Evolved Packet Core) utilise des technologies « full IP
», c’est-à-dire basées sur les protocoles Internet pour la signalisation qui permet des temps
de latence réduits, le transport de la voix et des données.
Ce cœur de réseau permet l’interconnexion via des routeurs avec les autres eNodeB
distants, les réseaux des autres opérateurs mobiles, les réseaux de téléphonie fixe et le
réseau Internet.

La figure I.9 décrit l’architecture de ce réseau cœur.

Figure I.9. Architecture du réseau cœur EPC [6]

Les principales entités de l’EPC que nous avons pu observer dans les figures précédentes
sont : MME, S-GW, PDN-GW, RCRF et HSS. Les fonctions de ces entités sont décrites de la
façon suivante :

 Entité MME (Mobility Management Entity)


Entité de gestion de mobilité : La MME est le nœud principal de contrôle du réseau d’accès
LTE/SAE. Elle manipule un certain nombre de fonctionnalités telles que :

1. Signalisation EMM et ESM avec l’UE


Les terminaux LTE disposent des protocoles EMM (EPS Mobility Management) et
ESM (EPS Session Management) qui leur permettent de gérer leur mobilité
(attachement, détachement, mise à jour de localisation) et leur session
(établissement/libération de session de données) respectivement.
Ces protocoles sont échangés entre l’UE et le MME.
2. Authentification
Le MME est responsable de l’authentification des UEs à partir des informations
recueillies du HSS.
42

3. Joignabilité de l’UE dans l’état ECM-IDLE (incluant paging)


C’est l’entité MME qui est responsable du paging lorsque l’UE est dans l’état IDLE et
que des paquets à destination de l’UE sont reçus et mis en mémoire par le Serving GW.
4. Gestion de la liste de Tracking Area
L’UE est informé des zones de localisation prises en charge par le MME, appelées
Tracking Area.
L’UE met à jour sa localisation lorsqu’il se retrouve dans une Tracking Area qui n’est
pas prise en charge par son MME.

 Entité SGW (Serving GateWay)

La passerelle de service SGW, est un élément plan de données au sein de LTE/SAE. Son
objectif principal est de gérer la mobilité du plan utilisateur, elle agit également comme
une frontière principale entre le RadioAccess Network, RAN et le réseau coeur.
La SGW maintient également les chemins de données entre les eNodeBs et les passerelles
PDN. De cette façon le SGW forme une interface pour le réseau de données par paquets à
l’E-UTRAN. Aussi quand les UEs se déplacent dans les régions desservies par des eNodeBs
différentes, la SGW sert de point d’ancrage de mobilité veillant à ce que le chemin de données
soit maintenu.

 Entité PDN GW

La passerelle LTE/SAE PDN assure la connectivité pour l’UE à des réseaux de paquets de
données externes, remplissant la fonction d’entrée et de sortie pour les données UE.
L’UE peut disposer d’une connectivité avec plus d’un PGW pour l’accès à des PDNs
multiples.

 Entité HSS (Home Subscriber Server)

Avec la technologie LTE, le HLR est réutilisé et renommé Home Subscriber Server
(HSS).

Le HSS est un HLR évolué et contient l’information de souscription pour les réseaux
GSM, GPRS, 3G, LTE et IMS. Le HSS est une base de données qui est utilisée
simultanément par les réseaux 2G, 3G, LTE/SAE et IMS appartenant au même
opérateur. Il supporte donc les protocoles MAP (2G, 3G) et DIAMETER (LTE/SAE,
IMS).
43

 Entité PCRF (Policy & Charging Rules Function)

L’entité PCRF réalise deux fonctions :

Elle fournit au PDN-GW les règles de taxation lorsqu’un default bearer ou un dedicated
bearer est activé ou modifié pour l’usager. Ces règles de taxation permettent au PDN-
GW de différencier les flux de données de service et de les taxer de façon appropriée.
Par exemple, si l’usager fait transiter sur son default bearer des flux WAP et des flux de
streaming, il sera possible au PDN-GW de distinguer ces deux flux et de taxer le flux
WAP sur la base du volume alors que le flux de streaming sera taxé sur la base de la
durée.
Elle permet de demander au PDN-GW d’établir, de modifier et de libérer des dedicated
bearer sur la base de QoS souhaitée par l’usager.

 Entité ePDG (Evolved Packet Data Gateway)

Il permet l’interopérabilité avec le réseau WLAN en fournissant des fonctions de routage


des paquets, de Tunneling, d’authentification, d’autorisation et d’encapsulation/
décapsulation des paquets.

 Caractéristiques des réseaux LTE

Ci-dessus sont décrites les différentes caractéristiques recouvrant la technologie LTE.

1. Débit sur l’interface radio

L’interface radio E-UTRAN doit pouvoir supporter un débit maximum descendant


instantané (du réseau au terminal) de 100 Mbit/s toute en considérant une allocation de
bande de fréquence de 20 MHz pour le sens descendant, et un débit maximum montant
instantané (du terminal au réseau) de 50 Mbit/s en considérant aussi une allocation de
bande de fréquence de 20 MHz.

2. Flexibilité de la bande passante

Possible d’opérer avec une bande de taille différente avec les possibilités suivantes :
1.25, 2.5, 5, 10, 15 et 20 MHz, pour les sens descendant et montant. L’intention est de
permettre un déploiement flexible en fonction des besoins des opérateurs et des services
qu’ils souhaitent proposer.

3. Efficacité du spectre

Le LTE utilise une efficacité du spectre de 5 bits/s/Hz pour le sens Descendant, et 2,5
bits/s/Hz pour le sens montant.
44

4. Méthode de duplexage
Le LTE utilise le Frequency Division duplexing (FDD) et le Time Division Duplexing
(TDD).

• Pour le mode FDD, chaque sens de transmission fonctionne simultanément dans la


bande passante attribuée.
• Pour le mode TDD, les deux sens de transmission fonctionnent dans la bande
passante, chaque sens se voyant attribuer une portion du temps.

5. Technologies d’accès
LTE utilise la technologie orthogonal Frequency Division Multiple Access(OFDMA)
pour le sens descendant et Single Carrier-Frequency Division Multiple Access(SC-
FDMA) et pour le sens montant.

 La méthode d’accès OFDMA (Orthogonal Frequency Division Multiple Access)

En OFDMA, les utilisateurs se voient attribuer un nombre précis de sous-porteuses pour un


time slot prédéterminé, appelées PRBs, (Physical Resource Blocks). Ces derniers ont
chacun une dimension temps et fréquence. La Répartition des PRBs est géré par une
fonction de planification à la station de base.

 La méthode d’accès SC-FDMA (Single Carrier Frequency Division Multiple Access)

En LTE Uplink, un concept différent est utilisé en technique d'accès. Bien qu’on utilise
encore une forme de technologie OFDMA, l'implémentation est appelé Single Carrier
Frequency Division Multiple Access(SC-FDMA).
Elle offre des performances et une complexité globale similaire à l’OFDMA mais utilise en
revanche une technique de multiplexage fréquentiel à une seule porteuse.
La figure I.10 suivante illustre la différence entre l’OFDMA et le SC-FDMA :

Figure I.10 : Principe de l’OFDMA comparé à SC-FDMA [7]


45

6. La Mobilité
La mobilité est assurée à des vitesses comprises entre 120 et 350 km/h. Le handover
pourra s’effectuer dans des conditions où l’usager se déplace à grande vitesse.
Dans LTE la gestion de mobilité est distribuée, les eNodeBs prennent la décision de
handover d’une façon autonome sans implication des éléments : MME et S-GW.
Les informations nécessaires au Handover sont échangées entre les eNodeBs via une
interface appelée X2. Le MME et le S-GW recevront une notification avec un message
complet de handover après que la nouvelle connexion aura été attribuée entre l’UE et la
nouvelle eNodeB.

Après réception du message, les Gateways effectuent le chemin de commutation.


Durant le handover il y a un délai durant lequel l’UE n’est pas connecté au système.
Pour résoudre cela,une solution temporaire de Forwarding des données perdues de l’ancien
eNB vers le nouveau eNB est proposée.

Dans ce cas il n’y a pas de mémorisation des données au niveau des Gateways.
L’intérêt de cette solution est de minimiser la charge de signalisation au niveau de
l’interface entre l’eNB et l’MME/S-GW.

7. La qualité de services

Il est à noter qu’une nouvelle génération de systèmes mobiles permet habituellement


une introduction de nouveaux services et une amélioration de certains services vis-à-vis
les générations précédentes. Le premier changement apporté par le LTE au niveau de
l’utilisateur en termes de confort d’utilisation des services en ligne (Navigation Web,
Vidéo streaming, Transfert de fichiers, VoIP, etc).

Le réseau LTE offre des services qui exigent une bonne QoS. Puisque c’est un réseau
tout paquet, il est nécessaire de disposer d’un mécanisme pour faire la différenciation
entre les flux de paquet selon les besoins de qualité de service. Chaque flux IP est associé
à un porteur EPS différent et le réseau décide de la priorité du trafic. Lors de la réception
d’un paquet IP à partir d’Internet, PGW effectue la classification des paquets en
fonctions de certains paramètres prédéfinis et lui envoie un porteur approprié EPS.

 Les canaux physiques, logiques, et de transport de LTE


Dans le but que les données puissent être transportées à travers l’interface radio LTE,
différents canaux sont utilisés.
Ils sont utilisés pour séparer les différents types des données et leur permettre d’être
transportées à travers le réseau d’accès de données Radio (Radio Access Network) d’une
façon ordonnée.
46

On distingue trois classes de canaux, selon les couches du modèle OSI auxquelles ils sont
attachés :

Les canaux logiques, qui opèrent entre les couches RLC et MAC et sont définis selon
le type d’information qu’ils transportent (par exemple : signalisation du plan de contrôle
ou données du plan usager) ;
Les canaux de transport, qui opèrent entre la couche MAC et la couche physique et
sont définis par la manière et les caractéristiques selon lesquelles les données sont
transportées par l’interface radio (par exemple la méthode d’accès aux ressources radio) ;

Les canaux physiques qui sont utilisés par la couche physique et sont définis par les
caractéristiques physiques de leur transmission (par exemple leur placement dans la trame).

1. Les canaux logiques


Un canal logique est associé à un ou plusieurs flux de données (ou de signalisation) qui
possèdent des caractéristiques communes : typologie des données transportées (plan usager
ou plan de contrôle), priorité du flux, débit nominal (garanti ou non). Un canal logique est
donc caractérisé par ce qu’il transporte, et non par la façon dont ces données sont
véhiculées. Les canaux logiques se séparent en canaux de contrôle et canaux de trafic.
Les canaux de contrôle transportent uniquement des informations du plan de contrôle,
tandis que les canaux de trafic véhiculent exclusivement les données du plan usager.
Le tableau I.2 suivant présente les différents canaux logiques défini pour l’interface radio
du LTE.

Tableau I.2 : Canaux logiques fournis par la couche MAC [11]


47

2. Les canaux de transport


Un canal de transport est caractérisé par la façon dont les données sont transportées sur les
ressources physiques, notamment :

 La méthode d’accès aux ressources radio (scheduling dynamique, semi-persistant ou


statique) ;
 Les formats de transport autorisés, qui définissent les traitements de la couche physique
à appliquer (type de codage de canal, schéma de transmission MIMO, etc…
 La possibilité d’effectuer des retransmissions d’HARQ, et si oui, de quel type.
Plusieurs canaux de transport sont définis dans l’interface radio du LTE pour les sens
montant et descendant, dont les caractéristiques sont résumées dans le tableau I.3 suivant.

Tableau I.3 : Canaux de transport fournis par la couche physique [11]


48

3. Les canaux physiques


Les canaux physiques fournissent le moyen de transmettre par radio les données des canaux de
transport. Une SDU reçue de la couche MAC via un canal de transport donné est appelée un
bloc de transport. Un canal physique correspond à un ensemble d’éléments de ressource temps-
fréquence (un élément de ressource est une sous-porteuse d’un symbole OFDM) dans la sous-
trame.
De plus, il est associé à des caractéristiques physiques particulières, comme une séquence
d’embrouillage, des schémas de codage et modulation, des schémas MIMO (en voie
descendante uniquement). Les tableaux I.4 et I.5 suivants présentent de manière synthétique les
différents canaux physiques, pour la voie montante et la voie descendante respectivement.

Tableau I.4 : canaux physique pour l’UpLink [11]

Tableau I.5 : canaux physique pour le DownLink [11]


49

 Les technologies utilisées en 4G-LTE

Pour accroitre la capacité du réseau et améliorer sa qualité de service, il faut faire une
gestion intelligente des ressources spectrales disponibles, plusieurs techniques ou
technologies ont été mises au point.

 La technologie OFDM (Orthogonal Frequency Division Multiple)

Les Systèmes OFDM subdivisent la bande passante(BP) en plusieurs sous-porteuses


étroites et transmettent les données en flux parallèles qui sont orthogonales entre-elles,
ce qui leur permet d’être très proches les unes des autres (Espacement entre sous-porteuses
de 15 KHz).
Un intervalle de garde est ajouté après chaque symbole pour contrer les effets du multi
trajets.

 La technologie MIMO (Multiple Input Multiple Output)

Le but de la technique MIMO étant d’augmenter le débit et la portée des réseaux sans fil,
elles se basent sur l’utilisation de plusieurs antennes aussi bien du côté de l’émetteur que
celui du récepteur. Lorsqu’un tel système comprend, seulement, une seule antenne à
l’émission et plusieurs antennes à la réception, il est nommé SIMO même, lorsqu’il
comprend plusieurs antennes à la réception et une seule antenne à l’émission, nommé
MISO.
De plus, le fait d’utiliser plus d’une antenne des deux côtés du système permet d’apporter
de la diversité et a pour conséquence l’amélioration du rapport signal à bruit (SNR) et donc
du taux d’erreurs binaires.

I.2.4.2. Le réseau LTE-A (Long Term Evolution-Advanced)

La LTE-A est considéré comme étant la 4.5G ou bien la passerelle entre la LTE (4G) et la 5G.
La LTE-A a été introduit par la 3GPP dans la Release 10 (RL10) qui a vu le jour dans les années
2012.
LTE Advanced est donc une évolution de la norme LTE avec des compléments fonctionnels
qui permettent une introduction progressive des nouvelles fonctions dans les réseaux LTE
préexistants.

Cette technologie a été créée afin de booster la LTE en termes de débit, temps de latence,
capacité, couverture et diminuer l’interférence surtout dans le sens ascendant. La LTE-A est
considéré par les connaisseurs du domaine de la télécommunication comme la vrai 4eme
génération ; car c’est avec les facteurs introduit dans cette 3GPP RL10 qu’on a pu obtenir de
meilleures performances.
50

I.2.5 Etude comparative entre la 3G et la 4G

Comme nous avons pu constater, chaque nouvelle génération vient remplacer la génération
précédente. C’est ce qui nous a permis d’établir une étude comparative entre les réseaux de la
troisième génération ainsi que celui de la quatrième génération. Cette étude comparative se
résume dans le tableau I.6 ci-dessous.

Tableau I.6 : Comparaison entre certains paramètres clés des systèmes 3G et 4G [7]

Nous pouvons aussi établir une comparaison architecturale. Ainsi donc, pour bien Appréhender
les évolutions et le fonctionnement des réseaux mobiles en évolution vers des technologies LTE
(Long Term Evolution). La figure I.11 présente cette comparaison entre les deux générations
susmentionnées.

Figure I.11: comparaison architecturale entre la 3G et 4G


51

I.2.6. La cinquième génération

La 4G a à peine fini de se déployer que la future génération de réseau mobile pointe son nez.
Ce sera la 5ème génération de réseau mobile. Elle promet un débit dix fois supérieur à la 4G.

Les chercheurs du monde entier étudient actuellement des concepts et des technologies
potentielles pour la cinquième génération de réseaux mobiles (5G).

De nombreux cas d'utilisation ont été résumés dans différents livres blancs et révèlent des
exigences ambitieuses. Les technologies et les concepts actuellement en cours d'examen pour
répondre à ces exigences sont très variées.

Il est indéniablement nécessaire de mieux comprendre les nouvelles interfaces hertziennes


potentielles, qui opèrent à des fréquences supérieures à celles correspondant aux technologies
des réseaux cellulaires actuels, qui vont de 6 GHz jusqu'à 100 GHz, ainsi que les technologies
d'antennes avancées comme la MIMO massive et la formation de faisceaux.

Surtout, ce futur réseau se distinguera par une innovation majeure : « Dotées d’un millier de
semi-conducteurs, ses antennes sont capables de « suivre » chaque Smartphone connecté à elle,
jusqu’à ce qu’il sorte de son périmètre en optimisant en permanence le signal.

Figure I.12 : La 5G moteur du changement industriel et sociétal [7]


52

CHAPITRE II. LES GENERALITES SUR LES SYSTEMES MIMO


[10] [11] [12] [13] [16]

Avec la croissance fulgurante de l’utilisation des systèmes de communications sans fil, la


majorité des travaux de recherche dans ce domaine se focalise sur le déploiement de nouvelles
technologies permettant de rendre les réseaux sans fil de plus en plus performants. La
conception des nouvelles générations de réseaux sans fil se trouve toujours confrontée au
problème de limitation de capacité posé par une bande passante très étroite et une puissance
d’émission souvent limitée. Afin de surmonter ces handicaps, une nouvelle technologie appelée
communément MIMO (Multiple Input,Multiple Output) tente de tirer profit de la dimension
spatiale, en installant plusieurs antennes au niveau des émetteurs et/ou des récepteurs.

Ainsi, l’emploi d’une telle technologie fournit une augmentation considérable des débits des
liens de transmission (en gardant la même largeur de bande et la même puissance). La
technologie MIMO est considérée comme l’une des technologies récentes les plus innovatrices
dans le monde des communications sans fil.

Dans ce chapitre, nous présentons une description de la technologie MIMO et son évolution,
puis nous présenterons les notions de la diversité, le multiplexage spatial ainsi que les
différentes catégories du système MIMO.

II.1. DEFINITION DES CONCEPTS


Tout au long de ce chapitre nous aurons à utiliser certains concepts, tels que l’indicateur des
performances des réseaux cellulaires, la qualité des services, le concept des blocs des
ressources, etc…d’où il serait important de les définir avant de les utilisés.

II.1.1. La qualité de service dans les réseaux cellulaires

Parmi les grands défis de chaque opérateur mobile est celui d’augmenter son taux de popularité.
Pour cela, son objectif est de regrouper le plus grand nombre d’abonnés (capacité) pour pouvoir
augmenter son chiffre d’affaires, tout en fournissant une meilleure qualité de service (QOS)et
des bonnes performances en encourageant de nouveaux types d’usages tels que la voix sur IP,
la visiophonie et la vidéo streaming…Ces nouveaux usages, incitent une utilisation plus
intensive des réseaux.

II.1.1.1. Définition
La qualité de service (QDS) ou Quality of service (QoS) est la capacité de transmission dans de
bonnes conditions un certain nombre de paquets dans une connexion entre un émetteur et un
récepteur, et cela peut être présenté sous plusieurs termes tel que la disponibilité, débit, délais
de transmission, gigue, taux de perte de paquets. Elle regroupe un ensemble de technologies
mise en œuvre pour assurer des débits suffisants et constants sur tous les types de réseaux.
53

II.1.1.2. But de la QoS

Selon les types d’un service envisagé, la qualité pourra résider :

- Le débit (téléchargement ou diffusion vidéo).


- Le délai (pour les applications ou la téléphonie).
- La disponibilité (accès à un service partagé).
- Le taux de pertes de paquets.

II.1.1.3. Paramètres de la QoS


Au sein d’un réseau donné, la qualité de service est évaluée en fonction des différents
équipements qui composent ce réseau, ainsi que du trafic qui y circule, etc…
Des applications multimédia telles que la voix-IP ou la vidéo à la demande, en plus des
applications classiques, seront de plus en plus utilisées dans ce type de réseaux.
Ces applications multimédia nécessitent un niveau minimal de qualité de service en termes de
bande passante, de délai, de gigue ou de taux de pertes de paquets.

 Le Débit

Le débit définit le volume maximal pouvant être atteint pour la transmission de


l’information (bits) par unité de temps (s) dans une communication entre un émetteur et un
récepteur.

 Le taux de perte de paquets


Il correspond aux octets perdus lors de la transmission des paquets. Elle s’exprime en taux
de perte. Plutôt rare, Elle correspond au nombre de paquet de donnés qui n’ont pas étaient
reçu par la destination lors d’une communication. Cela peut être causé par plusieurs
facteurs, la plupart du temps due à un encombrement du réseau.

 Le délai de transit (latence)

C’est le délai de traversée du réseau, d’un bout à l’autre, par un paquet. Les différentes
applications présentes dans un réseau n’auront pas le même degré d’exigence en fonction
de leur nature : faible, s’il s’agit d’une messagerie électronique ou de fichiers échangés, ce
degré d’exigence sera fort s’il s’agit de donnés "voix". La latence dépend du temps de
propagation (fonction du type de média de transmission), du temps de traitement (fonction
du nombre d’équipements traversés) et de la taille des paquets (temps de sérialisation).

 La gigue

Les variations de latence des paquets. La présence de gigue dans les flux peut provenir des
changements d’intensité de trafic sur les liens de sorties des commutateurs. Plus
globalement, elle dépend du volume de trafic et du nombre d’équipements sur le réseau.
54

 La bande passante

Il existe deux modes de disponibilité de la bande passante, en fonction du type de besoin


exprimé par l’application :

- Le mode "burst" est un mode immédiat, qui monopolise toute la bande passante
disponible (par exemple lors d’un transfert de fichier).
- Le mode "stream" est un mode constant, plus adapté aux fonctions audio/vidéo
ou aux applications interactives.

II.1.2. Indicateur des performances des réseaux cellulaires

Afin de permettre aux opérateurs d'obtenir des informations sur la qualité de service offert
par leur réseau et de l'optimiser, des indicateurs de performance appelés KPIs (Key
Performance Indicators) qui spécifient le fonctionnement radio des cellules ont été
également définis.

Un KPI est une valeur représentative permettant d'évaluer la performance d’un système.
Cette valeur est obtenue à partir d'une ou de plusieurs mesures brutes relevées par des
compteurs spécifiques. Ces indicateurs permettent la localisation des anomalies de réseau
et par la suite, l'identification et le diagnostic des causes de ces problèmes afin de réagir
avec des actions correctives adéquates.

Dans le but d'offrir une qualité de service acceptable il faut que certains problèmes soient
résolus, ces problèmes sont principalement liés à : la couverture, les coupures des appels,
la qualité de la voix, la disponibilité du réseau, etc…

 La couverture

Ce problème ne peut pas être détecté par le système mais évalué par les plaintes des
abonnées et par les mesures radio. Les causes probables de ce problème sont les
suivantes :

- Mauvaise configuration du réseau c'est-à-dire, problème lié à la position


des sites, ou les types d'antennes ;
- Problème d'installation qui peut être due à la perte des puissances dans les
câbles ;
- Problème de maintenance.
 La disponibilité du réseau
C'est la probabilité d'obtention d'un nouvel appel, la diminution de taux d'appel
aboutis implique que les abonnées ne peuvent pas établir une communication.

Les actions de l'échec d'établissement d'appel s'expliquent par :


55

- Le niveau d'accès minimum dans la cellule ;


- L'interférence et la mauvaise couverture radio.

 La qualité de voix

L'opérateur agit contre le problème de la mauvaise qualité de communication, par les


mesures système et par les analyseurs de la qualité vocale. Les causes de dégradation
de la qualité de la voix sont :

- Le hors couverture.
- La mauvaise installation.
- La qualité des terminaux.

 Les coupures d'appels

La coupure de communication peut être engendré par

- La mauvaise couverture.
- Les interférences.

Si un des KPI excède les seuils fixés par l'opérateur, le superviseur du réseau vient de
signaler un problème détecté au niveau de la fonctionnalité qu'assure cet indicateur.

Généralement, ce problème est généré à partir d'un problème ou une anomalie de


couverture, d'insuffisance de capacité, d'interférence, ou d'un problème de mauvais
paramétrage du réseau. Le tableau II.1 ci-dessous montre les seuils de quelques KPI.

Indicateur Seuils

Taux d’établissement de session >95 %

2% Taux des sessions réussis

>95% Taux de coupure sessions radio

2% Taux de coupure d’appels (call drop)

2% Taux d’établissement d’appels (call setup)

>95% Taux d’appels réussis (call success)

Tableau II.1 : Les seuils des KPIs [13]


56

II.1.2. Concept des ressources en bloc

LTE est constitué de domaine de temps et de ressources dans le domaine fréquentiel-temps.

Le bloc de ressource est le plus petit élément qui constitue les ressources physiques en LTE,
qui est une grille, est composé par des éléments de ressource RE, il est formé de 12 sous
porteuses, largeurs de chacune est de 15KHz comme montre la figure II.1 suivante.

Figure II.1 : présentation de bloc de ressources [10]

II.2. ETAT DE L’ART DE LA CAPACITE DANS LE RESEAU LTE


Avant l’arrivée de LTE, la capacité du réseau se traduisait par le nombre maximal de
communications téléphoniques pouvant être maintenues simultanément par une même cellule.
Désormais avec la normalisation de LTE, la capacité se matérialise par le nombre d’utilisateurs
pouvant être connectés simultanément, et se caractérise par le débit total maximal pouvant être
écoulé par une cellule fortement chargée.

II.2.1. Capacité en nombre d’utilisateurs


La capacité d’une cellule est la valeur moyenne des débits dans un scénario impliquant plusieurs
UE
(User Equipment) actifs, pouvant être servis simultanément avec un débit donné.

Elle dépend de plusieurs paramètres comme, le type de milieu à planifier (urbaine, dense
urbaine, rurale...), le nombre d’utilisateur connecté dans la même cellule, le type de service
57

(VoIP, le téléchargement de fichier, vidéo streaming...), et aussi des technologies utilisés


(technologie d’antennes, technologie d’accès, etc..). Elle est conditionnée par l’efficacité
spectrale du système.

On définit l’efficacité spectrale cellulaire comme étant le nombre de bits par seconde par hertz
(en bit/s/Hz), de même, l’efficacité spectrale en bordure de cellule (en bit/s/Hz) qui caractérise
le débit pouvant être offert à un UE en mauvaises conditions radio.

Le réseau LTE doit supporter simultanément un large nombre d’utilisateur par cellule.
Il est attendu qu’au moins 200 utilisateurs simultanés par cellule soient acceptés à l’état actif
pour une largeur de bande de 5MHz, et au moins 400 utilisateurs pour des largeurs de bande
supérieures.

II.2.2. Dimensionnement de la capacité


Le dimensionnement de capacité permet de trouver la capacité maximale qui peut être
supporté par une cellule.

Son objectif est de déterminer le nombre des sites nécessaires pour satisfaire les trafics des
abonnés dans une zone donnée, la capacité théorique du réseau est limitée par le nombre
d’eNodeB installé dans le réseau et elle dépend de plusieurs facteurs tels que type de la
zone, service, nombre des abonnées, interférences.

II.2.2.1. Dimensionnement de la capacité en lien montant (Uplink)


Pour évaluer les besoins en capacités on doit suivre les taches suivantes :

- Estimer le débit de cellule.


- Analyser les entrées de trafic fournies par l'opérateur pour estimer la demande de
trafic (Nombre d'abonnés, trafic et des données, répartition géographique des abonnés
dans la zone).
- Le principal indicateur de la capacité est la distribution du signal sur interférence
bruit radio (SINR) dans la cellule :
L’augmentation de nombre d'utilisateurs augmente l'interférence et le bruit, et diminue la
couverture cellulaire par suite force le rayon de la cellule à devenir plus petite.

 Débit de la cellule
Dans la voie montante, un ou plusieurs blocs de ressource sont toujours attribuées à
chaque limite de bande pour signaler les utilisateurs en mode veille sur le canal de
liaison montante physique de contrôle Channel (PUCCH), pour cette raison, le
nombre de blocs de ressources en liaison montante disponibles pour le calcul de la
capacité sont toujours réduits par un numéro nPUCCH (4 est la valeur recommandée).
58

Notre objectif est d'obtenir une estimation du nombre des sites en fonction des besoins
en capacité et ces derniers sont définis par les opérateurs de réseau en fonction du
trafic.

Le débit de la cellule est présenté par l’équation suivante :

Tcell, UL = QUL*Ravg, UL

Avec :

Ravg, UL = RRB*(NRB – npucch)

- NRB : Le nombre total de blocs des ressources de la bande passante ;


- npucch : le nombre de bloc de ressources attribuées aux canaux de contrôle ;
PUCCH.
- Tcell : Le nombre total de cellules
- QUL : Charge de la cellule dans la liaison montante

II.2.2.2. Dimensionnement de la capacité en lien descendant (Downlink)

Nous allons donner quelques formules de certains paramètres concernés pour le calcul de la
capacité en lien descendant tels que : le débit de la cellule, nombre des sites, etc…

 SINR
La capacité Downlink (DL) est basée sur le rapport signal interférence et bruit (SINR).
Le SINR moyenne résultante symbolisé par 𝜸𝑫𝑳,𝒂𝒗𝒈 est représentée par l'équation suivante :

𝐏𝐭𝐱,𝐑𝐁
𝛄𝐃𝐋,𝐚𝐯𝐠 =
𝐁𝐃𝐋,𝐧𝐨𝐢𝐬𝐞∗𝐍𝐍𝐑𝐁,𝐃𝐋 ∗𝐇∗ 𝐋𝐬𝐚,𝐦𝐚𝐱

𝑷𝒕𝒙,𝑹𝑩 ∗𝑸𝑫𝑳 ∗𝑭
BDL, noise = 1 +
𝑵𝑹𝑩∗ 𝑳𝒔𝒂,𝒄𝒆𝒍𝒍𝒓𝒂𝒏𝒈𝒔

Avec :
- BDL : Bruit sur le lien descendant ;
- NNRB, DL : Nombre de ressources bloc dans la liaison descendante ;
- F : Facteur de charge du système de liaison montante ;
- Q : La charge de la cellule en lien descendant.
59

 Débit de la cellule

Le débit moyen de l’usager par cellule est réduit proportionnellement avec le nombre
des blocs de ressource NRB. Le SINR moyenne (convertie en une valeur
logarithmique), on obtient un débit binaire moyen :

Ravg, DL = NRB*RRB, DL

Le débit de la cellule est représenté par l’équation suivante :

Tcell, DL = QDL* Ravg, DL


Avec :
- Ravg, DL : Le débit moyen en lien descendant,
- NRB : Le nombre des ressources blocs,
- RRB, DL : Le débit binaire par ressource block en lien descendant,
- Tcell, DL : Le débit de la cellule en lien descendant,
- QDL : La charge de la cellule en lien descendant.

 Nombre de sites demandés

Le nombre des sites demandé à cette étape finale Tsite est obtenu à partir de Tcell
avec le cas de 3 cellules par site.

Tsite = Tcell *3
C’est-à-dire que, l’utilisateur entre comme input (valeur d’entrée), le nombre
d’abonnés et le débit moyen de chacun, afin de pouvoir calculer le nombre de sites.

Voici donc l’équation pour y parvenir :

Tuser
Nsite = x Nabonnés
Tsite
Avec :

- Nsite : Le nombre de sites ;


- Tuser : le total utilisateur ;
- Tsite : le total de sites ;
- Nabonnés : Le nombre d’abonnés.

Pour calculer le nombre d’abonnés, l’équation est la suivante :

Nabonnés= ∏N
i=1(1 + αi) x ( 1 + βi)) x d ∗ S
60

Avec :

- d : la densité des abonnés par km2= 100 abonnés / km2


- Surface : la surface
- 𝛂𝐢 : Augmentation de nombre des habitants.
- 𝛃𝐢: Données opérateurs, celles-ci indiquent le taux de migration des abonnés des
autres opérateurs.
- 𝑵: Calcul estimé pour quelques nombres d’années.
La relation entre la surface et le type de zone est illustrée dans le tableau II.2 suivant :

Type de Zone Surface de la zone (km²)

Urbaine dense 50

Urbaine 400

Suburbaine 200

Rurale 300

Tableau II.2: Surface de zone à planifier selon Type de zone [10]

II.3. LA TECHNOLOGIE MIMO

La technologie MIMO présente une solution prometteuse pour augmenter l'efficacité


spectrale et en transmettant les données à travers un réseau multi-antennes en émission et
en réception.

En effet, elle offre un débit important et une bonne qualité de transmission grâce à la
diversité spatiale. Cependant, une source importante de dégradation des performances
dans les systèmes MIMO est la sélectivité fréquentielle du canal.

Les systèmes MIMO constituent de ce fait, un changement important quant à la conception


des systèmes de communication, ce changement est lié à la manière dont on considère le
multi-trajet dans les systèmes de communication sans fil est de combattre les distorsions
causées par les multi-trajets afin d’approcher la limite théorique de la capacité pour une
largeur de la bande déterminée. La nouvelle vision avance que puisque les multi-trajets
représentent plusieurs canaux entre l’émetteur et le récepteur, alors l’objectif des
61

communications sans fil est de profiter des multi-trajets pour dépasser la capacité pour une
largeur de bande limitée.

II.3.1. Evolution de MIMO

La technologie MIMO a évoluée de la manière suivante : Les système SISO, MISO, SIMO
et MIMO.

II.3.1.1. SISO Single Input Single Output

Un système SISO est un système possédant une seule entrée et une seule sortie.
Ce sont les systèmes les plus simples, ils sont qualifiés aussi de mono variables.

II.3.1.2. MISO (Multiple Input Single Output)

C’est une technique de diversité spatiale en émission. C’est-à-dire plusieurs antennes émettent
des signaux qui sont interceptés par une seule antenne en réception.

En mode de transmission en diversité spatiale d’émission, une superposition du signal transmis


simultanément par les Nt antennes émettrices est reçue, chaque antenne émet le même symbole
de d’énergie Es / Nt, autrement dit, la puissance émise est divisée sur le nombre d’antennes,
telle que :

P =∑Nt
i=1 Pi ;

Avec Pi : La puissance émise sur chaque antenne, si cette puissance est égale sur toutes les
antennes, alors on dira que P=Nt *Pi.

L’intérêt de cette technique réside dans le fait que dans les multi trajets, la probabilité
d’évanouissement dans Nt antennes est inférieure à la probabilité d’évanouissement sur une
seule antenne.
Autrement dit, avec une seule antenne émettrice, si le canal introduit un fort évanouissement,
tout le signal émis sera affecté, alors qu’avec Nt antennes, même si le canal introduit un fort
évanouissement, ce dernier a peu de chances d’affecter tous les trajets émis.
La figure II.2 suivante montre un tel système.
62

Figure II.2 : Structure d’un système MISO [16]

II.3.1.3. SIMO (Single Input Multiple Output)

C’est une technique qui utilise plusieurs antennes en réception pour lutter contre
l’évanouissement dû au canal.
Cette technique consiste à déployer plusieurs antennes en réception pour lutter contre
l’évanouissement dû au canal, le signal reçu est additionné et le rapport signal à bruit résultant
est la somme des rapports signaux à bruits de chacune des branches du récepteur.
La figure II.3 suivante illustre un tel système :

Figure II.3 : Structure d’un système SIMO [13]


63

La diversité de réception est une solution qui améliore la capacité (débit).

En effet, la capacité est améliorée, seulement la propagation de celle-ci reste logarithmique avec
le nombre d’antennes à la réception.

II.3.1.3. MIMO (Multiple Input Multiple Output)

La technique de la diversité spatiale est un bon moyen pour contrer le phénomène du fading, et
ne permet pas d’atteindre de très hauts débits, d’une part parce que la capacité du canal
progresse de manière logarithmique avec le nombre d’antennes, et d’autre part, les mêmes
symboles sont émis plusieurs fois dans le cas de la diversité d’émission et reçus plusieurs fois
dans le cas de la diversité de réception.

La technique MIMO, par contre, utilise des paquets de symboles différents à chaque antenne
émettrice, le tout à la même fréquence.

La principale différence entre un système MIMO et un système MISO est que ce dernier envoie
les mêmes paquets aux antennes qui émettent à la même fréquence (diversité spatiale en
émission) pour contrer l’évanouissement produit par le canal. Par ce fait, si les symboles émis
d’une antenne s’annulent à cause de l’évanouissement du signal, une autre copie de ces
symboles émis d’une antenne différente arrivera sans être influencés par cet évanouissement à
des instants plus tard. MIMO peut envoyer des paquets différents aux antennes.

En utilisant la technique MIMO, la capacité (débit) augmentera avec le nombre d’antennes à la


réception de façon linéaire (avec quelque approximations), d’où son intérêt, la structure MIMO
est montrée dans la figure II.4 suivante.

Figure II.4 : Structure d’un système MIMO [13]

La technologie MIMO lutte aussi contre l’évanouissement du canal, en effet, les signaux émis
sont indépendants et identiquement distribués.
64

Par conséquent, si un signale arrive fortement atténué et évanoui dans un chemin de


propagation, la probabilité qu’il le soit dans tous les chemins est minime, car les signaux sont
décorrélés.

Seulement, cette approche est complexe, elle exige des techniques de traitement des signaux
rigoureuses et adéquates pour réduire la plage d’évanouissements tout en gardant la complexité
du système acceptable.

II.3.2. Les systèmes MIMO

Les systèmes MIMO (Multiple Input Multiple Output) ; consistent à utiliser plusieurs antennes
à l’émission et à la réception. Ils permettent une amélioration de la fiabilité et des débits dans
la communication sans fil Sont considérés comme une technologie capable de résoudre les
problèmes d’encombrement et de limitation de capacité des réseaux sans fil large bande.

II.3.2.1. Principe MIMO

Les technologies MIMO utilisent des réseaux d'antennes à l'émission et à la réception comme
illustré dans la figure II.5 afin d'améliorer la qualité du rapport signal sur bruit (Signal-to-noise
ratio ou SNR en anglais) et le débit de transmission.

Cela permet ensuite de pouvoir diminuer le niveau d'émission des signaux radio afin de
réduire la pollution électromagnétique environnante, mais aussi de prolonger la durée des
batteries dans le cas d'un téléphone.

Figure II.5. Principe MIMO [16]


65

III.3.2.2. Les techniques MIMO

On peut considérer trois catégories de MIMO : La diversité spatiale MIMO, Le multiplexage


spatial MIMO et Le MIMO-Beamforming.

1. La diversité spatiale MIMO

On transmet simultanément un même message sur différentes antennes à l'émission.

Les signaux reçus sur chacune des antennes de réception sont ensuite remis en phase et
sommés de façon cohérente. Cela permet d'augmenter le rapport signal sur bruit (S/B) de
la transmission.

2. Le multiplexage spatial MIMO

Chaque message est découpé en sous-messages, on transmet simultanément les sous-


messages différents sur chacune des antennes d'émission.

Les signaux reçus sur les antennes de réception sont réassemblés pour reformer le message
entier d'origine. Le multiplexage MIMO permet d'augmenter le débit de transmission.

3. Le MIMO - Beamforming

On utilise le réseau d'antenne MIMO pour orienter et contrôler le faisceau d'onde radio.
Les techniques de beamforming permettent à la fois d'étendre une couverture radio (d'une
station de base ou d'un point d'accès par exemple) et de limiter les interférences entre
utilisateurs et la pollution électromagnétique environnante (en ciblant le récepteur visé).

II.3.3. La limite de Shannon

Lors de transmission, la quantité d’information transmise est limitée par la capacité du canal,
ainsi cette limite est indépendante de l’utilisateur, cette limite est appelée « capacité de
Shannon».

La limite physique impose par le canal à la quantité d’information envoyer nous pousse à
trouver une solution pour améliorer le débit, tout en gardant une complexité du matériel
raisonnable.

A titre d’exemple, si on veut gagner 1 bps/Hz, on doit doubler la puissance de l’émetteur. Si on


veut passer de 1 bps/Hz à 10 bps/Hz, on doit multiplier la puissance de l’émetteur par 1000, ce
qui n’est pas toujours possible.

Certaines techniques ont été utilisées pour améliorer qualitativement ou quantitativement


l’information transmise, comme la technique de diversité spatiale en émission (MISO) ou la
technique de diversité spatiale en réception (SIMO).
66

II.3.4. Modèle des systèmes MIMO


L’idée de base des systèmes MIMO est très simple puisqu’il s’agit d’associer la diversité
spatiale à l’émission à la diversité spatiale à la réception.

Il s’agit en quelque sorte d’une extension des "antennes intelligentes, utilisé dans les systèmes
sans fil traditionnels, ce concept regroupe les techniques de traitement du signal qui exploitent
la multiplicité d’antennes d’un seul côté de la liaison (souvent d’ailleurs au niveau de la station
de base pour des raisons évidentes d’encombrement spatial). La multiplicité autorise une
communication plus sûre et permet d’éviter les désagréments inhérents aux conditions de
propagation, tels les trajets multiples et les évanouissements.

La formation de faisceaux est une application particulière de ce type de système qui consiste à
augmenter le RSB en regroupant l’énergie dans des directions privilégiées, évitant ainsi les
évanouissements trop profonds et les interférences, par ailleurs, lorsqu’on utilise plusieurs
antennes à l’émission ou à la réception, la probabilité de perdre toute l’information diminue
exponentiellement avec le nombre d’antennes décorrélées.

C’est le phénomène de diversité spatiale et l’ordre de diversité est défini par le nombre de
branches décorrélées.

II.3.5. Les avantages des systèmes MIMO

Les avantages des systèmes MIMO vont cependant bien au-delà de ceux des antennes
intelligentes. Le fait de placer des antennes des deux côtés de la liaison crée une matrice de
canal et donne la possibilité de transmettre de l’information par plusieurs modes spatiaux de
cette matrice sur le même créneau spatio-temporel et sans puissance supplémentaire.

Exactement les mêmes commentaires peuvent être faits sur les systèmes MIMO et SIMO à huit
antennes. Nous pouvons aussi vérifier que la capacité du système MIMO à huit antennes est
presque 3/2 fois de celle du système à quatre antennes.

L’avantage en capacité des systèmes MIMO est principalement dû à l’exploitation des trajets
multiples, tout d’abord ils permettent au récepteur de différencier les différentes antennes
d’émission, et donc d’émettre plusieurs symboles simultanément, ensuite, chaque trajet est une
réplique du signal émis, et est donc porteur d’information utile.
67

Figure II.6: Représentation des différents trajets entre antennes émettrices et réceptrices [11]

II.3.6. Capacités des canaux des systèmes SIMO et MIMO par rapport au canal SISO
La capacité augmente donc beaucoup plus vite que dans les cas SISO et SIMO comme montre
la figure II.8, cette-ci représente l’espérance de la capacité en fonction du RSB pour plusieurs
valeurs de Nt et Nr.

 Dans le cas SISO (Nt =1 et Nr =1) ; la capacité varie de 1.15 à 7,5 bps/Hz environ.
Elle reste faible et croît lentement avec le RSB, ce qui illustre bien les limitations
des transmissions SISO. Malgré les techniques actuelles, qui permettent de tirer le
maximum d’un canal SISO, sa capacité est une borne qui ne peut être dépassée et
un système multi-antennes, même sous-exploité, obtiendra de meilleures
performances.
 Les deux exemples SIMO (Nt =1 et Nr =3 et Nr =7) ; montrent les bornes supérieures
des traitements sans multiplexage spatial, le passage à trois antennes en réception
permet de gagner 3 bps/Hz par rapport au SISO, ce qui n’est pas très important, en
particulier à fort RSB. Avec Nr =7 le gain est d’environ 2.5 bps/Hz, ce qui est peu
pour quatre antennes supplémentaires.
Comme pour les systèmes SISO la capacité augmente lentement, ce qui reste la
principale limitation des systèmes SIMO, à fort RSB notamment.

 Les deux exemples MIMO ; ont le même nombre total d’antennes que les systèmes
SIMO, de façon à faciliter les comparaisons ((Nt +Nr =4 et 8). Pour un RSB de 0 dB,
Le système MIMO avec (Nt =2 et Nr =2) à une capacité presque équivalente à celle du
système SIMO avec quatre antennes. La capacité MIMO augmente ensuite beaucoup
plus rapidement, pour finir avec un gain de plus de 50 % à 25 dB de RSB.
68

Figure II.7: Capacités de systèmes SIMO et MIMO par rapport au canal SISO [11]

Nous pouvons aussi dire que chaque trajet est l’équivalent du signal direct émis par une antenne
virtuelle, ce qui augmente virtuellement le nombre d’antennes émettrices comme le montre la
figure II.7 suivante.
69

CHAPITRE III : ETUDE DU MILIEU

Cette étude concerne une zone géographique couvrant une de communes de la Ville de
Kinshasa, il s’agit de la de commune de MONT-NGAFULA. Dans ce chapitre nous allons
donner une brève description sur celle-ci en présentant quelques points tels que : la présentation
de la commune (MONT-NGAFULA), l’étude de l’existant et nous allons faire une critique sur
le système existant enfin nous allons présenté quelques solutions.

III.1. PRESENTATION DE LA COMMUNE DE MONT-NGAFULA

Nous allons abordé certains points tels que : L’historique de la commune de ladite commune,
la situation géographique et l’organigramme de ladite commune, etc…

III.1.1. Historique

En effet, la commune de Mont-Ngafula fut jadis un grand village situé dans un territoire
suburbain et qui se trouvait sur la terre des peuples HUMBU, qui en sont natifs et propriétaires.
Avant les années 60, cette partie de la ville de Kinshasa avait connu une immigration du peuple
TEKE, venu pour la plupart de la partie Sud-ouest de la République du Congo Brazza et dans
la même période, un autre groupe, les LARIS bien que formant une petite minorité vit s’installer
à côté des TEKES qui les avait précédés.
En 1959, Mont-Ngafula est devenu par décret-loi du 13 octobre 1959 portant organisation des
communes et des villes notamment en ses articles 117 à 123, une zone annexe et à cesser d’être
un grand village des BAHUMBU et par le même fait, il a été détaché à la ville de Kinshasa.

En 1967, la zone entre dans le statut spécial des communes suburbaines par ordonnance-loi
n°67-117 du 10 Avril 1967 portant organisation territoriale, administrative et publique.
Aux environs de 1968, la commune de Mont Ngafula était créée par ordonnance présidentielle
n° 08-24 du 20 Janvier 1968 et est entrée dans le statut des communes urbaines de la capitale.

III.1.2. Situation géographique

Elle est bornée au :

 Nord par les communes de Makala, Selembao, Lemba et Kisenso ;


 Sud par le territoire de Kasangulu (province du Bas-Congo) ;
 A l’Est par les communes de Ndjili, Kimbanseke et N’sele ;
 A l’Ouest par la commune de Ngaliema et la République du Congo
Brazzaville.
 Coordonnées géographiques : - Longitude : 4°25’35’’ Sud et 15°17’44’’ Est
- Altitude entre 350 et 580
-
70

III.1.3. Organigramme de la commune de MONT-NGAFULA

BOUGMESTRE

BOUGMESTRE Adjoint

SECRETARIAT COMMUNAL

Croix rouge

Police ANR DGM

Cellule Communale Cellule population


FPRR FPA

Energie Cellule Urbanisme

Culture et Arts Cellule habitation

Sport et Loisirs Transport

TPI

Figure III.1 : Ordinogramme de la maison communale de MONT –NGAFULA [Maison communale]


71

III.2. ETUDE DE L’EXISTANT

Cette étape consiste à faire une étude sur le système existant alors nous allons définir certains
points marquants du système tels que : La population, la superficie, la configuration du terrain
et le climat, nous allons aussi présenté la carte physique de ladite commune, la vie sociale de la
population partant de ce point nous allons décrire le niveau de vie de cette la population et aussi
les besoins des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

III.2.1. Population

Pour ce qui concerne la population, les Ethnies et tributs dominant n’ont jamais été déclarés,
mais selon les statistiques les nationaux hommes sont : 64.945, femmes : 69.373, Garçons :
86.850, Filles : 94.363, Total : 315.531.

Etrangers :

 Homme sont : 431,


 Femmes : 325,
 Garçons : 261,
 Filles : 327

Total générale : « 316.875. Ce qui veut dire que plus de 60% de la population de MONT-
NGAFULA est constituée par des femmes.

Densité : 727 hab./km2

III.2.2. Superficie

Elle est située au Sud-ouest de la ville province de Kinshasa. Elle s’entend sur 358,92 Km2 et
abrite environ 316,857 habitants répartis dans 20 Quartiers.

III.2.3. Configuration du terrain et climat

Dans ce point nous allons présenté la configuration du terrain c.à.d. le relief, la nature du sol et
aussi le climat de ladite commune.

 Configuration du terrain
La nature du sol dans la commune de Mont-Ngafula est caractérisé par deux types de sol à
soir : les sols de collines et ceux de vallées, en effet, les sols de collines sont couverts par
la grès tendre bran châtre où il y a prédominance de sable fin de teinte jaune. Les seconds
semblent être les plus fertiles et sont donc constitués des limons.
72

C’est ce qui explique la forte concentration des activités agricoles dans les vallées comme
celles de la Funa, de la Lukaya, et de la Lukunga.
Le relief du sol est attaqué par des érosions et aussi caractérisé par des collines aux formes
variées. Partant de ce relief, seule l’agriculture apparait comme l’activité la plus intense
surtout dans les vallées humides et celles des surfaces tabulaires du territoire de Kasangulu
à cause de leur fraicheur liée à l’altitude.
La commune est drainée par une multitude de petites rivières de direction sud-nord qui se
jettent dans le fleuve Congo à l’Ouest et dans la rivière N’djili à l’Est.

 Le Climat
La commune de Mont-Ngafula connait un micro climat avec les mêmes fluctuations que le
climat de Kinshasa, ce micro climat tropical chaud et humide modéré tire son origine des
brisés de collines qui a un certain moment de la journée souffre de bas de vallée vers les
sommets en y apportant une certaine fraicheur.

III.2.4. Carte physique

La figure III.2 suivante présente la carte physique de la commune de MONT-NGAFULA.

Figure III.2 : Carte physique de la commune de MONT-NGAFULA [GoogleEarth]

III.2.4. Vie sociale et besoin de NTIC

La commune de MONT-NGAFULA regorge dans son sein toutes les catégories des personnes
ou de rang social, notamment les riches, les moyens ainsi que les pauvres, face à cette assertion
il est un peu difficile de déterminer le vrai niveau de besoin de NTIC.
73

Le niveau de vie se mesure par rapport au revenu et standing des habitants. Une minorité
seulement des habitants de MONT-NGAFULA à un revenu et un standing convenable.

Par contre, la majorité de cette population ayant des emplois et fonction précaire, le niveau de
vie est très faible.

En ce qui concerne le genre de vie mènent les Kinois de MONT-NGAFULA. En effet, les
pauvretés urbaines caractérisant le genre de vie des habitants. La consommation en aliment en
l’eau et électricité est un véritable problème pour ses habitant de MONT- NGAFULA plusieurs
membres de cette commune travail, étudier se font soigner en dehors de la commune la
nécessité de déplacement, les mobilités.

Soit 75% de la population utilisent des téléphones mobiles et en ce qui concerne des abonnées
possédant des téléphones mobiles compatibles avec la 4G est une estimation, basée sur des
études marketing donnée par l'opérateur au fournisseur chargé de faire les calculs du
dimensionnement. Dans notre cas, nous avons estimé le nombre d'abonnés aux alentours de 700
qui puissent utilisés l’équipement (téléphone, tablette…) contenant les fonctionnalités 4G.

III.3. CRITIQUE

La commune de MONT-NGAFULA est l’une des premières communes et regroupent plusieurs


ethnies ainsi qu’un grand nombre des étrangers, mais elle connait un problème en ce qui
concerne l’utilisation normale et efficace des services internet suite à sa forme de relief, c’est
une zone dense et montagneuse et ceci ne permet pas aux opérateurs de mettre en place une
bonne politique de couverture réseau. En cas de pluie, des intempéries, la qualité des services
se dégrade de plus en plus, à cause de manque de plan d’urbanisation sur toute l’étendue de
Kinshasa, celle-ci est l’une des communes les plus touchées, au regard de c’est que connait
cette commune les utilisateurs se plaignent du jour au jour du fait que la qualité des appels et
autres services tels que l’internet n’est pas bonne.

III.4. PROPOSITION DE SOLUTIONS

Comme définit dans le chapitre II, en effet un réseau mobile est un réseau de communication
composé de cellules, généralement considérées de forme hexagonale juxtaposées l’une à l’autre
afin d’assurer une meilleure couverture de la zone géographique considérée. En se basant sur
cette répartition cellulaire, les réseaux mobiles opèrent en mode infrastructure, où tous les
échanges transitent par un point d’accès, lors de la planification mobile, les opérateurs télécoms,
travaillent de manière à desservir un plus grand nombre d’usagers, et par conséquent à gérer un
trafic plus volumineux.

La multiplication des sites et de moins en moins l’option principale et chaque opérateur tend
plutôt à les densifier. Leur volonté est donc de déployer des antennes multistandards et à large
bande permettant de mieux maintenir les coûts d’installation et de maintenance. Cependant, des
74

solutions existantes sont de plus en plus volumineuses et lourdes. De plus la pression de


l’opinion publique ayant pour but de limiter la pollution visuelle surtout dans les centres-villes
empêchent les opérateurs d’assurer une couverture radioélectrique optimale.

Dans le contexte expliqué précédemment et face aux contraintes des opérateurs, plusieurs
actions ont été et continuent d’être menées pour imaginer des nouvelles solutions, c’est dans
cette volonté d’ouvrir de nouvelles perspectives de déploiement quelques idées ont été
développées :

 Amélioration des performances (notamment le gain isotrope), à partir d’une surface


rayonnante donnée constante, pour améliorer la couverture radioélectrique.
 Maintenir des performances des antennes tout en réduisant ses dimensions, pour
permettre d’associer sur la même surface d’autres structures rayonnantes.
 Localiser les points fréquents de la commune ;
 Choisir les bons terrains où les sols ne sont pas marécageux ;
75

CHAPITTE IV. SIMULATION DE LA CAPACITE DANS LE RESEAU 4G-LTE

[16] [17] [18]

La capacité dans le réseau LTE dépend de plusieurs facteurs, plusieurs paramètres, tels que la
densité d’utilisateurs dans un périmètre prédéfini (cellule), le type d’antenne utilisé et plusieurs
paramètres définissent le milieu de terrain. Dans ce dernier chapitre, nous allons planifier un
réseau LTE et effectuer nos simulations dans un milieu dense et urbain (où le nombre
d’utilisateurs est élevé enfin nous allons évaluer l’impact de MIMO sur la capacité.

IV.1. PRESENTATION DU PROBLEME

La puissance d'un signal RF transmise entre deux antennes est atténuée à travers l'espace ce qui
peut affecter considérablement les performances en réception. Cette atténuation de la puissance
entre l'émetteur et le récepteur est due à plusieurs phénomène parmi lesquels :

- L'affaiblissement de parcours ou slow fading qui caractérise l'affaiblissement que subit une
onde lorsqu'elle parcourt la distance entre la station de base (émetteur) et le terminal portatif
(récepteur). Cet affaiblissement est dû notamment à la dispersion de la puissance mais
également aux obstacles rencontrés sur le chemin (immeubles, montagnes, ...). Donc, plus on
s'éloigne de l'antenne émettrice, plus la puissance reçue est faible.

- L'évanouissement rapide ou fast fading qui est une atténuation variant entre une valeur
maximale et minimale d'une façon irrégulière. L'utilisateur se déplace dans des zones avec des
obstacles détailles diverses, comme des montagnes, immeubles ou tunnels. Ces obstacles
peuvent complètement atténuer le signal. Bien que les conséquences de tels effets d'ombragent
dépendent de la taille de l'obstacle et de la distance, la force du signal reçue variera
inévitablement. Ce type d'évanouissements est appelé shadow fading. Les effets du shadow
fading peuvent être minimisés grâce à une planification adéquate du réseau c'est-à-dire en
plaçant la station de base le plus haut l'art possible. Cependant, ce n'est pas le shadow fading
qui est le paramètre le le plus imprévisible sur l'atténuation de la puissance. Le fading de
Raleigh (Rayleigh fading), qui est une autre sorte d'évanouissement, entraîne des variations
irrégulières du signal qui sont très problématiques à surmonter. Ainsi, l'onde qui se propage
peut suivre divers trajets de telles sortes que différentes copies déphasées du même signal
peuvent arriver au récepteur avec un effet cumulatif ou soustractif. Ce phénomène est à l'origine
de variations continues et imprévisibles des phases des signaux suivant le temps, entraînant des
évanouissements répétitifs. Le Rayleigh fading est plus perceptible dans les zones urbaines et
denses.
76

IV.2. PRESENTATION DES MATERIELS ET OUTILS DU TRAVAIL

- Matériels :
Les matériels utilisés dans ce travail sont :
 Un Pc de marque HP doté d’un processeur Intel Core i3

- Outils :
 Système d’exploitation Windows 10
 Global Mapper
 En ce qui concerne le logiciel de simulation, pour notre travail, nous
avons optés pour Atoll afin de produire les résultats idéals et puisque
qu’il est plus performant pour simuler un réseau de télécom.
Il existe cependant tant d’autres notamment :

 OPNET ;
 PSS
 GNS 3

Pour ne citer ceux-ci. En générale, un logiciel de simulation est composé d’un large éventail de
technologies et protocoles réseau et aide les utilisateurs à construire des réseaux complexes à
partir de blocs de construction de base comme grappes de nœuds et liens.

Comme nous venons de le dire dans la ligne précédente, il en existe tant d’autres simulateurs
réseaux, mais si nous avons opté pour Atoll, c’est aussi parce que celui-ci est un outil
professionnel pour des simulations et car il est aussi portable.

Nous avons opté pour Atoll 2.8, choisit pour sa simplicité, c’est un produit de Akor.

IV.2.1. Description du Logiciel Atoll

Atoll est un progiciel flexible et évolutif qui permet l'accompagnement du besoin d'un
opérateur pendant tout le cycle de vie de l'ingénierie, il incorpore un moteur de propagation
haute performance supportant les réseaux hiérarchiques, la modélisation du trafic multiservice
ainsi que le plan de fréquence automatique, il permet de gérer la majorité des systèmes
cellulaires : GSM/GPRS/EDGE, TDMA, UMTS/HSDPA CDMA/CDMA2000, WIMAX,
WiFi et LTE/LTE-A. Enfin, après avoir déployé un réseau, Atoll permet de réaliser de
multiples prédictions comme :

• Prédiction de la capacité de la cellule.


• Couverture par niveau de champ.
• Couverture par émetteur.
• Etude du trafic.
• Zone de recouvrement.
• Couverture par niveau de C/I.
77

• Débit moyen.

L’interface principale du logiciel Atoll est représentée par la figure IV.1 suivante :

Figure IV.1 : La page principale d’Atoll.

IV.3. PRE-PLANIFICATION

C’est la première phase qui consiste à préparer la planification réelle du réseau, on doit
collecter des informations sur la région de planification (mode de vie, les heures
d’occupation...).

Dans l’outil Atoll, la pré-planification consiste à la définition des éléments suivants :

IV.3.1. Cartes topographiques

Il faut tout d’abord créer un nouveau projet, la figure IV.2 suivante montre comment crée run
nouveau projet à partir d’un document Template.
78

Figure IV.2 : Création d’un nouveau projet.

Après, une fenêtre s’affichera automatiquement, nous choisissons le système LTE.

La figure IV.3 montre comment créer un nouveau projet à partir d’un document Template.

Ensuite, il faut régler les paramètres de la zone comme le système de coordonnées, et importer
la cartographie (Map) numérique.

Figure IV.3 : Modèles de projet dans l’Atoll.


79

IV.3.2. Le système de coordonnées

Le système de coordonnées Google Earth est le système géodésique standard mondial,


notamment utilisé par le système GPS ; il s'est rapidement imposé comme une référence pour
la cartographie numérique.

Un système géodésique est un système de référence permettant d'exprimer les positions au


voisinage de la Terre. Les deux figures IV.4 et IV.5 expliquent les étapes à suivre pour le choix
du système de cordonnées convenable a notre projet.

Figure IV.4 : Choix du système de coordonnées.

Figure IV.5 : Liste des systèmes de coordonnées.


80

IV.3.3. Importer la Map numériques

Le profil de Map du trafic basé sur l'environnement utilisateur ne doit être utilisé que pour une
précision sur le trafic, qui est du même niveau que l'encombrement statistique disponible dans
un projet. Avant de commencer le calcul, il est nécessaire d’importer la Map numérique sur
laquelle on va planifier la zone désirée.

Tous d’abords, on extraire les fichiers Atoll déjà existant qu’on a besoin pour notre projet LTE
a l’aide de « Importer… » dans l’onglet « Fichier ». Ensuite, nous allons importer la carte de
la ville d'Oran (Carte avec : Clutter Classes, ClutterHeight, Vector, Ortho…) comme illustre
la figure IV.6.

Figure IV.6 : Importation de la carte numérique.

 Clutter: c’est le fichier image représentant la nature du relief dans la région


sur laquelle nous allons déployer notre réseau. Elle permet de classer les surfaces
selon leurs caractéristiques en : Open, Sea, inland_water, park, industrial, etc.
• Heights: C’est un dossier d’altitudes qui permet de donner l’élévation par rapport au
niveau de la mer. Il sera utilisé lors du calcul du niveau de signal en tenant compte aussi
de l’élévation des bâtiments dans la zone.
• Ortho : C’est un fichier ou un tableau précisant la distribution des bâtiments sur la
carte de la zone en spécifiant la surface qu’ils occupent sur cette zone.
• Vector: contient des fichiers pour tracer les différents chemins (les route principal et
secondaire, les rue, les aéroports, l'autoroute, chemin de fer).

Ces quatre entrées nous aident à préciser la zone géographique et l'environnement sur lesquels
nous allons travailler. Nous précisons ici, que nous avons trouvé beaucoup des difficultés pour
acquis ces fichiers due à leurs importance et confidentialité.

Lorsque vous importez un fichier vectoriel, par exemple, des routes (principale et secondaire,
autoroute, chemin de fer, Tramway, etc.), Atoll ajoute le fichier sous la forme d'une nouvelle
81

couche vectorielle contenant tous les objets vectoriels dans le fichier. Les données des objets
vectoriels peuvent être gérées dans la table des couches vectorielles.

IV.3.4. La zone géographique à planifier

Après avoir extraire les fichiers, on obtient la Map de notre zone géographique donnée par la
figure IV.7 ci-dessous, avec la légende de la surface selon ses caractéristiques.

Figure IV.7 : Map Atoll de la commune de la commune de MONT-NGAFULA.

Ensuite, nous choisissons une zone dense urbaine pour la planification du réseau LTE (4G).
Après, on fait une localisation de la zone d’intérêt (zone de simulation) à l’aide d’une clique
sur l’onglet Coverage Export Zone, et on fait un contour complet.
La figure suivante IV.8 présente un aperçu de la zone à planifier qui couvre une surface de
358,92 km².
82

Figure IV.8 : Focus de la zone à planifier.

IV.4. PLANIFICATION PROPREMENT DITE

Suite à la première phase « pré-planification », on passe à la deuxième phase « planification »,


qui sert à trouver les meilleurs emplacements pour les eNodeBs, dont le but d’avoir une bonne
couverture.

Dans Atoll, la sortie de la phase de planification est la couverture finale détaillée et le plan de
capacité et du débit.

IV.4.1. Paramètres de simulation pour la planification d’un réseau LTE

Puisque on a choisi de réaliser cette simulation dans un milieu dense urbain, on doit respecter
les différents paramètres qui conviennent aux caractéristiques de ce milieu, ces paramètres sont
:

• Modèle de propagation : Okumura-Hata.


• Fréquence centrale : 2110 Mhz.
• Mode de duplexage : FDD.
• Bande passante : 20Mhz [2100-2120] Mhz.
• Puissance maximal de la BTS (eNode-B) : 43 dBm.
• Configuration de l’antenne :
- Fabricant : Kathrein.
- Gain : 18 dBi.
- Largeur du faisceau : 65deg.
- Inclination : 4°.
- Fréquence Min, Max : (1920,2170) Mhz.
83

IV.4.2. Création des sites (eNodeB)

Dans Atoll, un site est défini comme un point géographique où nous devons ajouter des
émetteurs et des cellules par la suite.

D’abord, nous avons placé 4 stations eNodeB LTE Tri-sectorisées dans la zone à planifier à la
figure IV.9 ci-dessous d’une manière d’avoir une meilleure couverture.

Figure IV.9 : Emplacement des sites sur la Map.

Une fois les eNodeB sont installées, l’étape suivante consiste à la configuration de ces sites.
Sur chaque secteur, on configure des paramètres d’antennes ; tels que la bande de fréquence,
la puissance de l’antenne…etc. comme le montre la figure IV.10 suivante.

Figure IV.10 : Configuration d’antennes des eNodeBs.


84

IV.5. POST-PLANIFICATION

Cette phase suit l’installation du site, qui a pour but d'assurer un fonctionnement optimal du
réseau, elle consiste à faire des réglages de paramètres pour corriger les erreurs qui auraient pu
survenir lors de l'installation et aussi faire des Test Drive qui est une méthode d'essai pour
vérifier la fonctionnalité du réseau soit en couverture, en capacité et en exigences de qualité.

IV.5.1. Etude des prédictions du réseau LTE


Atoll permet de réaliser de multiples prédictions ;

• Couverture par niveau de champ,


• Couverture par émetteur et étude du trafic,
• Zone de recouvrement
• Couverture par niveau de C/I … etc.

Et selon les besoins :

• Type de zone,
• Type d’antenne et type de services (Débit).

1) Prédiction de la couverture par niveau de signal (DL)

La prédiction au niveau de signal (DL) en Downlink, la figure IV.11 montre la couverture


assurée par le réseau 4G/LTE de chaque eNodeB de la région, de laquelle fait partie notre site
congestionné avec des dégradations de couleur qui représentent différents niveaux de signal.

Figure IV.11 : Prédiction de la couverture par niveau de signal du réseau LTE.


85

Cette simulation présente la couverture par niveau de réception du signal conformément à une
palette de couleur et les zones colorées en rose montrent un niveau de signal très élevé (>= -
70 dBm) autour de chaque eNodeB et presque partout dans la zone à couvrir.

2) Prédiction de la couverture par débit (DL) :

Cette prédiction permet de calculer le débit offert maximal par le réseau 4G/LTE présenté selon
les dégradations de couleur comme le montre la figure IV.12 suivante.

Figure IV.12 : Prédiction de la couverture par débit.

D’après les résultats de simulation de la prédiction de la couverture par débit, une


très grande partie de la zone de couverture garantisse un débit maximal (surfaces en
rouge).

3) Prédiction de la couverture par indicateur de qualité (DL) :

Cette prédiction permet de calculer le BLER (Block Error Rate)qui s’agit de taux d’erreur de
bloc dans les réseaux LTE, présenté selon les dégradations de couleurs (FigureIV.14). Il est
clair que le taux d’erreur de bloc dans la totalité de la zone ne dépasse pas 5 % (0<= BLER
<0,05 pour le couleur en bleu). La figure IV.13 suivante présente cette phase.
86

Figure IV.13 : Prédiction de la couverture par indicateur de qualité.

Un BLER faible est traduit par une meilleure qualitéde signal ainsi que l’absence des
interférences non acceptable, par conséquent le taux deretransmission sera faible ce qui va
augmenter le débit de transfert des données et par suite l’amélioration de la Qualité de service
(QoS).

IV.6. OPTIMISATION
L’optimisation du réseau est la phase finale qui permet de vérifier la satisfaction des clients et
résoudre leurs plaintes...

IV.6.1. Impact de l’augmentation du nombre d’utilisateurs sur la capacité

Nous avons présenté quelques simulations sur la capacité de notre réseau, nous avons opté
pour deux cas : Les cas des 50 et 100 utilisateurs par cellule qui ont une vitesse de déplacement
de 5 Km/h, qui utilisent le servie voix sur IP (VoIP) et qui ont un terminal mobile simple avec
une seule antenne en émission et en réception (SISO)

Ces simulations consistent à étudier l’impact de l’augmentation du nombre d’utilisateur sur la


capacité effective de la cellule dans un milieu dense urbain dans le sens descendent (DL).

IV.6.1.1. Cas de 50 utilisateurs

Le graphe généré par l’outil Atoll présente la DCF de la capacité, qui représente la probabilité
en pourcentage des utilisateurs en fonction de la capacité de la cellule de l’eNodeB du réseau
LTE.
87

Figure IV.14 : La DCF de la capacité effective de la cellule : cas de 50


utilisateurs/cellule.

Nous constatons qu’avec le nombre de 50 utilisateurs, la probabilité d’avoir une capacité


maximale de 50Mbit/s a régressé au pourcentage de 20,15%.

IV.6.1.2. Cas de 100 utilisateurs

Dans la deuxième simulation, on va augmenter le nombre d’utilisateurs à 100 par cellule, tout
en gardant les mêmes conditions de la simulation précédente (vitesse de déplacement, le type
de service : VoIP et le type de terminal mobile)
Le résultat obtenu est représenté dans la figure IV.14.

Avec l’augmentation de nombre d’utilisateurs de 50 à 100, la capacité de la cellule diminue et


devient limité. En effet, les probabilités d’avoir des capacités de plus de 18 Mbits/s est trop
faible et qui ne dépassent pas le 8% comme le montre la figure IV.15 suivante :
88

Figure IV.15 : La DCF de la capacité effective de la cellule : cas de 100


utilisateurs/cellule

IV.6.2. Impact de l’utilisation des systèmes MIMO sur la capacité

Ces simulations ont pour but, de voir l’impact de l’utilisation des systèmes MIMO sur la
capacité du réseau LTE et comparer les résultats obtenus avec les résultats précédents, tout en
gardant les mêmes conditions des simulations précédentes (type de service, vitesse de
déplacement)

Dans les simulations précédentes, les utilisateurs avaient des terminaux mobiles simples avec
une seule antenne en émission et en réception. Dans ces simulations, et toujours dans le sens
descendant seulement (DL), les utilisateurs auront des terminaux MIMO avec deux antennes
d’émission et de réception, tandis que les eNodeB auront 4 antennes d’émission MIMO.

Donc un système de transmission MIMO 4x2, afin d’augmenter la capacité des cellules de
notre réseau LTE dans le milieu dense urbain.

IV.6.2.1. Cas de 50 utilisateurs

La figure IV.16 ci-dessous représente la DCF de la capacité obtenue dans le cas de 50


utilisateurs par cellule avec l’utilisation de système MIMO 4x2.
89

Figure IV.16 : La DCF de la capacité effective de la cellule avec un système MIMO (4X2) :
cas de 50 utilisateurs.

Avec le nombre d’utilisateurs de 50 utilisateurs, la probabilité d’avoir une capacité effective


maximale de 50Mbits/s est de 75%.

D’autre part en comparant ce résultat avec celui de 50 utilisateurs utilisant des systèmes SISO,
nous remarquons que le pourcentage en nombre d’utilisateurs pouvant avoir une capacité de
50 Mbits/s à beaucoup amélioré de 20% vers 75%.

On peut voir sur la figure IV.17, un gain assez considérable de notre approche lorsqu’on
implémente les systèmes MIMO dans notre réseau. On constate que les performances de ces
systèmes sont meilleures par rapport à celles SISO. En résultat, pour une capacité de 36Mbits/s,
un maximum de gain en nombre d’utilisateurs est obtenu de 61% et un gain de 54% pour une
capacité maximale de 50 Kbits/s, ce qui représente plus que le double de capacité effective
maximale de la cellule.
90

Figure IV.17 : Gain en nombre d’utilisateurs : cas de 50 utilisateurs.

IV.6.2.2 Cas de 100 utilisateurs

Dans ce cas, la figure IV.18 suivante représente la DCF de la capacité effective maximale pour
100 utilisateurs par cellule avec l’implémentation des systèmes MIMO 4x2.

Figure IV.18 : La DCF de la capacité effective de la cellule avec un système MIMO (4X2) :
cas de 100 utilisateurs.
91

Il est bien visible que plus on augmente le nombre d’utilisateurs, les probabilités d’avoir une
capacité maximale diminue. Tandis que, l’utilisation des systèmes MIMO (4x2) a fait
augmenter ces probabilités comme le montre la figure IV.18 ci-haut. Notre observation
confirme qu’on a pu dépasser les 50% pour une capacité effective maximale de 50Mbits/s,
contrairement au cas SISO ou la probabilité d’avoir cette capacité était presque nulle (environ
01.55 %).

Figure IV.19 : Gain en nombre d’utilisateurs : cas de 100 utilisateurs.

La figure IV.22 ci-haut, montre une valeur maximale du gain en nombre d’utilisateurs est de
88% pour un débit de 19 Mbits/s ou on a pu profiter de la diversité en émission et en réception
des systèmes MIMO. Le gain de diversité permet d'augmenter de pourcentage d’utilisateurs
admettent une capacité effective maximale de 49 %.
92

CONCLUSION GENERALE

Notre travail a comme objectif, l’étude de l’impact des systèmes Multiple Input Multiple Out
sur la capacité des nouvelles technologies des réseaux de télécommunication dans une zone
dense et urbaine, pour ce le réseau LTE (Long Term Evolution) connu par la 4G (le nom
commercial) est le système nœud du travail ; La technologie MIMO a été appliquée pour but
d’améliorer la capacité de notre réseau enfin d’offrir une bonne qualité des service, les lignes
qui vont suivre en dessous vont servir de résumé de cette amélioration.

La capacité est connue par son aspect quantitatif, mais elle n’est pas limitée juste à cet aspect-
là, d’où interviennent nos études pour montrer que la capacité dépend d’autres paramètres,
comme la densité dans un périmètre prédéfinit (c’est ce qu’on appelle une cellule) et le type
d’antennes tel que la technologie MIMO…

Pour le faire, Nous avons commencé par étudier les différentes générations des réseaux
cellulaires ainsi que leur évolution et les étapes majeures du développement, de leurs premiers
pas à leurs dernières évolutions dans le premier chapitre. En deuxième chapitre on a fait une
étude détaillée sur les systèmes MIMO, présentation de ses différents systèmes, son
architecture, ses caractéristiques, son principe. Le troisième chapitre a été consacré pour une
étude sur notre milieu d’étude qui est la commune de MONT-NGAFULA.

Finalement, et afin de vérifier notre hypothèse, nous avons faits des simulations à l’aide du
logiciel professionnel de planification et d’optimisation des réseaux cellulaires ‘Atoll’. Pour
faire simple, nous avons simulé un réseau LTE dans un milieu dense et urbain, tout en variant
le nombre d’utilisateurs d’une manière croissante en premier lieu, puis l’utilisation des
antennes MIMO en deuxième lieu, pour un but d’observer et analyser l’impact de ses variantes
sur la capacité effective maximale des cellules LTE.

Effectivement les résultats ont bien vérifié notre hypothèse, nous sommes arrivées au
aboutissement suivant : « la capacité des cellules diminue avec l’augmentation du nombre
d’utilisateurs dans le milieu dense et urbain, et elle augmente avec l’utilisation des antennes
MIMO dans les deux côtés d’émission et réception (eNodeB et terminal mobile), mais elle
reste bien bornée parce que LTE a promis une capacité élevée à 400 utilisateurs par cellule
pour une bande passante de 20 Mhz et nombre d’antennes MIMO d’eNodeB de 8x8.

Nous devons admettre que nous sommes satisfaits de ce travail, qui nous a donc permis
davantage de comprendre et mettre en pratique nos connaissances acquises lors de notre
formation dans la faculté des sciences au département des mathématiques et informatiques
Nous avons essayé de comprendre le fonctionnement du logiciel Atoll qui est utilisé chez les
différents opérateurs.

Nous sommes par ailleurs convaincus que le travail élaboré n'est qu'une étape primaire aussi
bien pour une carrière professionnelle que pour des études plus approfondies.
93

BIBLIOGRAPHIE

1. Ouvrages

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3. note de cours

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[21] «Planification des réseaux de télécommunication,» [En ligne]. Available:
http://effortstaffing.com/.
95

SOMMAIRE

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