Vous êtes sur la page 1sur 50

Chapitre2: Différents types de Corrosion

électrochimique

Cloquage par hydrogène

1
Différents types de corrosion

• I- La corrosion généralisée

La corrosion généralisée est la conséquence de l’oxydation


sous forme d’ions, de tous les atomes constitutifs de la surface
du matériau qui sont attaqués sensiblement à la même vitesse
par le milieu corrosif. Ceci se traduit, à l’échelle
macroscopique, par une diminution régulière de l’épaisseur de
métal, par opposition à la corrosion localisée. Ex corrosion
uniforme
• II- La corrosion localisée
• Ex corrosion par piqûres , intergranulaire, ou sous contraintes.

2
La corrosionuniforme
Corrosion uniforme

• La corrosion uniforme résulte de l'existence simultanée de 2


réactions électrochimiques uniformément réparties sur la
surface du matériau : la réaction anodique, qui correspond à
l'oxydation du métal (formation d'un oxyde, passage en
solution), et la réaction cathodique qui correspond à la
réduction de l'oxydant présent dans le milieu (H+, O2
dissous...).
• C'est le phénomène de corrosion le plus simple et le mieux
connu.

3
Etapes de la corrosion uniforme

Phase initiale Phase d’oxydation humide

4
Détermination de la Vitesse de corrosion

Méthodes classiques

• La vitesse de corrosion peut être exprimée en termes de perte


de masse, de réduction d’épaisseur ou de densité de courant.
Elle peut être simplement définie à partir des analyses
suivantes :
 Mesures de perte de masse
Dans le cas d’une perte de masse Δm au cours d’une durée Δt,
on exprime la vitesse de corrosion par la relation suivante :
Vcorr = Δm/ρ*S* Δt.

5
 Dosages de la concentration de cations M n+ en solution :
On exprime la vitesse par la formule

 Mesure de perte d’épaisseur

Effectuée par mesure directe, elle nécessite d’avoir accès à la surface se


corrodant. Elle reste, cependant, ponctuelle tant du point de vue
géométrique que temporel.

6
Moyens de prévention

Protection par addition d’inhibiteurs

La définition d’un inhibiteur de corrosion n’est pas unique, néanmoins


celle retenue par la National Association of Corrosion Engineers (NACE)
est la suivante : un inhibiteur est « une substance qui retarde la corrosion
lorsqu’elle est ajoutée à un environnement en faible concentration »
Il existe plusieurs possibilités de classer les inhibiteurs, celles-ci se
distinguant les unes des autres de diverses manières : La formulation des
produits (inhibiteurs organiques ou minéraux), les mécanismes d’action
électrochimique (inhibiteurs cathodiques, anodiques ou mixtes), les
mécanismes d’interface et principes d’action (adsorption et/ou formation
d’un film).

7
• Les inhibiteurs organiques

Les molécules organiques sont promises à un développement plus que


certain en terme d’inhibiteur de corrosion : leur utilisation est
actuellement préférée à celle d'inhibiteurs inorganiques pour des raisons
d’écotoxicité essentiellement. Les inhibiteurs organiques sont
généralement constitués de sous-produits de l’industrie pétrolière.

•Mécanisme d’action électrochimique

Dans la classification relative au mécanisme d’action électrochimique,


on peut distinguer les inhibiteurs anodique, cathodique. L’inhibiteur de
corrosion forme une couche barrière sur la surface métallique, qui
modifie les réactions électrochimiques en bloquant soit les sites
anodiques (siège de l’oxydation en milieu du métal) soit les sites
cathodiques (siège de la réduction de l’oxygène en milieu aéré ou siège
de la réduction du proton H+ en milieu acide) 8
Mécanismes d’action inhibitrice

9
 Protection par courant imposé

La protection par courant imposé (ou de soutirage) utilise une source


d'énergie électrique en courant continu qui débite dans un circuit
comprenant :

- Un déversoir (ou masse anodique),


- L'électrolyte (sol ou eau),
- La structure à protéger.

Le pôle positif de la source est relié au déversoir alors que le pôle négatif
est relié à la structure à protéger. Le courant venant du déversoir traverse
l'électrolyte, puis entre dans la structure créant ainsi un abaissement de
potentiel recherché correspondant à l'immunité du métal.

10
 Protection par anode sacrificielle

La protection cathodique par anodes sacrificielles a pour but de mettre à


profit l’effet du couple galvanique (pile) crée par l’association, dans un
même électrolyte, de deux métaux différents : le métal à protéger et un
métal moins noble qui constitue l’anode.
En associant une structure en acier 1 à un métal plus électropositif que
lui , on constitue une dont l’acier sera la cathode. L’autre métal (anode)
sera corrodé. Si l’on parvient à abaisser de la sorte suffisamment le
potentiel de l’acier pour atteindre le critère de protection cathodique,
l’acier restera à l’état métallique.
Les métaux susceptibles de servir d’anodes réactives sont : le
magnésium, le zinc et certains alliages d’aluminium.

11
12
la corrosion par piqûres

La corrosion par piqûres est un processus complexe se produisant en


plusieurs étapes sur les surfaces métalliques passivées. Il est nécessaire
d'étudier le mécanisme de chacune des étapes de formation dune piqûre
afin de comprendre le processus dans sa globalité.
Mécanisme de la corrosion par piqûres

rupture de la passivité
croissance initiale des piqûres
développement des piqûres

repassivation
Rupture du film passif

 Pénétration du film
 Ruprure
 Adsorption

15
Mécanisme d'adsorption et mécanisme de rupture du film passif.
Temps d’amorçage:

• Pour un matériau donné, on observe généralement une décroissance du


temps d'amorçage des piqûres lorsque le potentiel appliqué ou la teneur en
ions agressifs augmente.

• Le temps d'amorçage dépend également de la qualité du film protecteur

Les sites d’amorçage:


.
 Défauts cristallins: l’ amorçage des piqûres dépend du type de défauts
 Joints de grains : L’amorçage est plus important lorsque ce site est le
siège d’une ségrégation.
 Inclusions non métallique.

17
La piqure se manifeste a condition que le potentiel dépasse une valeur critique. Cette
valeur peut être déterminée- par différentes méthodes:
 Méthode potentio-cinétique.
 Méthode galvanostatique

Méthode potentiocinétique Méthode galvanostatique

18
la corrosion intergranulaire

C’est une dissolution préférentielle des zones d'émergence


des joints de grains à la surface des matériaux mis en
présence de milieux agressifs : gaz, solutions, sels fondus,
métaux liquides...

Les phénomènes observés ont plusieurs origines. Ainsi, la


précipitation de phases étrangères au voisinage des joints de
grains peut entraîner, la dissolution préférentielle des
précipités ou des zones voisines des précipités appauvries en
un élément constituant la matrice.

19
Corrosion intergranulaire des aciers inoxydables à l'état
sensibilisé.

• Un état sensibilisé de l'acier, qui


est caractérisé par la formation,
contrôlée par la diffusion, de
composés riches en chrome, ce
qui entraîne un
appauvrissement en cet
élément de la matrice située de
part et d'autre du joint.

• La sensibilité à la corrosion est


impérativement à associer à un
couple matériau-milieu.
Cas des aciers inoxydables austénitiques

• Or, un acier inoxydable austénitique à l'état sensibilisé est


caractérisé par la précipitation intergranulaire du carbure
Cr23C6 .

Résultat :
Ce carbure, très riche en chrome, a
appauvri la zone voisine en cet
élément.
Cas des aciers inoxydables austénitiques (suite)
• Le système comporte alors trois zones distinctes qui vont donner lieu à trois
électrodes, donc à un système électrochimique actif

la zone déchromée
le coeur
dont des grains
la passivité de I'austénite
n'est
dont assurée
plus la teneurprend
en chrome
un n'a pas
le carbure de
été modifiée
potentiel quinoble
moins correspond
chrome ààun la
matrice
donc zoneà anodique
l'état hypertrempé
potentiel plus
(domaine II) III).
(domaine noble donc
zone
cathodique
(domaine I)
Le domaine de température où se produit la précipitation de carbures de
chrome pour les nuances austénitiques est compris entre 500 et 800°C.
Cette précipitation peut résulter :
 d’un refroidissement lent à partir d’un traitement à haute
température (1050 à 1200°C) de mise en solution des carbures, ou
d’un maintien plus ou moins prolongé dans ce domaine critique de
température (500- 800°C), ultérieurement à l'hypertrempe.

 d’une opération de soudure : De part et d'autre du cordon de


soudure, il y a un profil thermique; une zone de la pièce située à une
certaine distance du cordon est placée dans ce domaine de température ;
elle est le siège de la précipitation de carbures.

23
Remèdes pour prévenir le risque de corrosion intergranulaire

Solutions 1 :
 Prolonger le traitement thermique de revenu pour homogénéiser, la
teneur en chrome et combler le gradient de concentration au
voisinage du joint où est précipité le carbure, afin que la teneur de
cet élément soit supérieure en tout point à celle du seuil de passivité
stable (12% en poids).
Inconvénients :
Durées longues, non réalisables en pratique.
 Dimensions trop grandes de certaines structures soudées ne permet
pas la mise en oeuvre industrielle d'une telle solution, élégante ,
certe, sur le plan métallurgique.
Solutions 2 :
 Réduire la teneur en carbone à une valeur suffisamment faible pour ne pas
risquer une précipitation de carbures aux joints : une teneur inférieure à
0,03% en poids se révèle satisfaisante, pour des conditions usuelles ; des
nuances dites à bas carbone ont ainsi été développées.

Contrainte :
 Compte tenu du caractère fortement gamma-gène du carbone, il est
nécessaire pour conserver la structure austénitique, d'augmenter la teneur en
nickel : Ex : l'acier 26 CN 18-09 (AISI 304) devient l'acier 23 CN 18-10
(AISI 304 L) ; il contient 1% en poids de nickel en plus pour compenser
l'abaissement de 0,03% en poids de carbone

Solutions 3 :
 Ajouter des éléments dont l’affinité pour le carbone est supérieure à
celle du chrome : titane, niobium, vanadium ou tantale (type MC).
 Le titane ou le niobium sont les seuls éléments utilisés; leurs teneurs
dépendent de la teneur totale en carbone de l'acier.
Corrosion sous contrainte
On désigne par « corrosion sous contrainte » la formation de fissures qui
démarrent après une période d’incubation plus ou moins longue et qui,
ensuite, peuvent se propager très rapidement et provoquer la mise hors
service des appareils par fissuration.

Les sources de contraintes:


Contraintes mécaniques + milieu agressif
Contraintes d’installation : pression, suspension, soutènement
Contraintes résiduelles : écrouissage, cintrage, laminage
 Contraintes thermiques : dilatation
Fissures inter ou trans-granulaires perpendiculaires /contraintes
principales

26
Son principe:

Son étude:

27
Ses modes de propagation:

On distingue deux types de fissurations:

Représentation schématique de fissures de CSC observées au microscope optique

28
Les facteurs déterminants:

La nature
du
matériau
Le niveau
La
des
composition
contraintes
du milieu
appliquées Les facteurs agressif
déterminant
s

La
L’état de
températur
surface du
e du milieu
matériau
corrosif

29
Les facteurs déterminants:

30
CSC des aciers inoxydables

•La composition chimique de l'alliage,


•L'orientation des grains,
• La composition et la distribution des précipités. 31
Méthodes de prévention

En agissant sur le milieu

Utiliser des matériaux insensibles dans le milieu considéré

Diminuer le niveau de contraintes

Éliminer les contraintes résiduelles

Réaliser des traitements de surface (grenaillage, galetage,…)

32
Corrosion biologique

Définition : C’est la corrosion induite par les micro-organismes CIM,


le plus souvent appelée biocorrosion, implique tous les phénomènes de
corrosion où les micro-organismes agissent directement ou par
l'intermédiaire de leur métabolisme en jouant un rôle primordial.

La biocorrosion n’est pas une nouvelle forme de corrosion mais


qu’elle résulte le plus souvent de la jonction défavorable de trois
facteurs:

La biocorrosion évoque aussitôt les


matériaux métalliques, acier au carbone, acier
inoxydables, il ne faut pas oublier les bétons,
résines et autres matériaux composites.

33
Les secteurs industriels concernés

La biodégradation des matériaux concerne tous les secteurs de l‘industrie


où des matériaux sont en contact avec des milieux humides :

L'industrie de l'eau potable


Le traitement des eaux usées
Les industries pétrolières
Les centrales nucléaires
Les centrales électriques
Toutes les installations utilisant l’eau de mer

34
Les enjeux économiques

Le coût de la boicorrosion des matériaux métalliques est estimé entre 5 et


10 % de l’ ensemble des dégâts causés par la corrosion en général.

La perte que cause les différentes types de corrosion est évaluée à


5 tonnes d’acier par seconde.

D’où l’importance d’étudier les phénomènes de corrosion et de


prévoir des moyens pour y remèdier.

35
Mécanisme de la biocorrosion

Les ensembles en contact avec l’eau sont inévitablement contaminés


par des micro-organismes.
Quand les micro-organismes sont immobilisés à la surface des
matériaux, ils forment des bio-films.
La nature physico-chimique du bio-film est significativement
différente de celle de l’eau environnante.
D’où la présence de corrosion localisée due aux micro organismes

36
Les effets des micro organismes présents dans le bio-film sont
multiples, les plus souvent cités sont:

 La production de métabolites corrosifs


– La génération d’acide sulfurique par les thiobacillus thiooxydans.
– La transformation des sulfates en sulfures par les bactéries sulfato-
réuctrices.
 La formation de cellules de concentration à la surface des matériaux et
en particulier des cellules d’aération différentielle
– Les bactéries ferriréductrices telles que shéwanella putrifaciens, en absence
du dioxygène sont capables de « respirer » le fer trivalent c-a-d de réduire la
rouille comme FEOOH en produisant du fer divalent
 La modification d’inhibiteurs de corrosion ou de revêtement
protecteurs
 Augmentation de fragilisation par l’hydrogène , via la production d’H2S

37
On a alors le mécanisme suivant:

Les bactéries sulfatoréductrices sont capables en milieu anaérobie de réduire


les sulfates en sulfures et d’accélérer la corrosion des métaux.
38
Pour prévenir ce type de corrosion :

• Pour éviter la corrosion, il est intuitive de penser à éviter la fixation des


bio-films sur les matériaux, ceci est un problème financier crucial.

• Différentes stratégies peuvent être employées pour limiter la bio-
corrosion, soit :
 En intervenant sur le matériel par application d’une protection
cathodique, d’un revêtement ou anodisation ;
 En agissant sur le milieu par désoxygénation ou ajout d’inhibiteurs de
corrosion ;
 En limitant au maximum la prolifération bactérienne en utilisant des
traitements biocide, ou des chocs thermique ou par rayon UV.

39
• Une méthode couramment utilisée dans les systèmes industriels est
l’introduction de biocides. Ce type de biocide, dit multi-fonctions, existe
déjà mais, il apparait essentiel de poursuivre la mise au point de nouveaux
procédés écologiques et efficaces limitant la formation des bio-films.

• La protection cathodique est tout à fait efficace pour lutter contre les
éventuels problèmes de bio-corrosion, cependant dans des conditions
d’anaérobie où les risques de prolifération des bactéries sulfogènes sont
importants, le potentiel de protection doit êtres abaissé.

40
Corrosion marine
Corrosion marine
• Définition

 Le vocable « corrosion marine »

regroupe l’ensemble des interactions physico-chimiques et


mécaniques entre les matériaux et un environnement tout à
fait spécifique, le milieu marin

Il ne s’agit pas d’un cas particulier de corrosion aqueuse et, typiquement.


Assimiler la corrosion marine aux phénomènes se déroulant dans une solution de
0,5 mol/l de NaCl constituerait une approximation très grossière.

41
Généralités

• Les structures métalliques en site aquatique

• En bordure de mer, d’estuaire, de canal ou de rivière des infrastructures sont


réalisées pour le chargement ou le déchargement de marchandises, l’embarquement
ou le débarquement de personnes et l’accostage.
• Dans le domaine marin les structures métalliques constituent le support principal .

Les structures avec pieux Les structures avec palplanches


métalliques
42
 Structures métalliques et contact avec le milieu marin

Toujours en présence du système sol/structure métallique/milieu


avec électrolyte (eau de mer).
43
Mécanismes de corrosion en milieu marin

Zone atmosphérique: Corrosion généralisée

Zone d'embruns: Corrosion localisée

Zone de marnage : Combinaison de mécanismes

Zone des plus basses eaux : Corrosion par aération différentielle

Zone de transition partie immergée / enterrée : Risque de corrosion


• bactérienne

Zone de consolidation d'une structure métallique : Corrosion galvanique

44
Zone atmosphérique: Corrosion généralisée

• On a alors le schéma suivant

45
Zone d'embruns: Corrosion localisée

La corrosion localisée se manifeste par des zones fortement décapées (crevasses,


cratères, perforations). Cette corrosion sévère que subit l'acier dans la zone des
éclaboussures s'explique par la juxtaposition d'un ensemble de facteurs
défavorables

46
Zone de marnage : Combinaison de mécanismes
• La corrosion modérée dans la zone de marnage serait en fait une corrosion
atmosphérique partielle .
Zone des plus basses eaux : Corrosion par aération différentielle
La zone de marnage est oxygénée et constitue une cathode, la zone immergée
juste en dessous constitue une anode soumise à une corrosion accélérée.

Une pile d'aération différentielle est une pile de différence de concentration due
au fait que l'oxygène de l'air se dissout dans l'eau et se trouve plus concentré dans
les couches supérieures que celles de profondeur.

47
la réaction anodique (corrosion du matériau) et cathodique (réduction
de l'oxydant) sont distinctes

48
Comment protéger contre la corrosion marine?

Il existe cinq techniques possibles pour protéger les produits en acier contre
les effets de la corrosion:

Remplacer l'acier ordinaire par de l'acier inoxydable

Recouvrir l'acier ordinaire de zinc

Revêtir l'acier de matières plastiques spéciales résistant à l'usure

Enduire l'acier ordinaire de peintures spéciales

Protéger l'acier ordinaire au moyen d'anodes en zinc (protection cathodique)

49
Conclusion
• La corrosion des structures métalliques en mer se manifeste sous
différentes formes qui résultent de plusieurs mécanismes.
• Chaque mécanisme de corrosion (aération différentielle, couplage
galvanique, bio corrosion ou corrosion acide) peut être favorisé par les
conditions du milieu ambiant en contact avec la structure tel que la
salinité, la teneur en oxygène dissous, les salissures et le PH Les
observations relevées sur différentes structures mettent en évidence des
zones préférentielles de développement de la corrosion.
• Le choix du système de protection repose sur le principe d’une parfaite
isolation de la structure (film de peinture) ou celui d’une protection active
(protection cathodique).

50

Vous aimerez peut-être aussi