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Le tadlis

En effet, le tadlis se décompose en plusieurs catégories dont certaines sont acceptées à l’instar de
celles comprenant le tadlis de Soufyan ibn ‘ouyaynah, Soufyan ath-Thawri, Moujahid etc. En
revanche, d’autres sont rejetées comme c’est le cas pour Qatadah, Hassan al Basri, Ad-Dahhak,
‘ikrimah etc.

Dans les chaînes de transmission, nous lisons parfois le terme ‘an (que nous traduisons par selon) qui
indique vraisemblablement un contact indirect entre les rapporteurs, et d’autres fois nous trouvons
les expressions haddathana, anba-ana, akhbarana (que nous traduisons par nous a raconté que, m’a
dit que, m’a informé que etc.) qui suggèrent un contact direct entre les rapporteurs. En général, le
tadlis apparait dans une chaine appelée ‘an’anah, même si parfois certains ont montré qu’il pouvait
y avoir du tadlis malgré la forme haddathana.

Il a été accusé de tadlis de shouyoukh (il qualifie un shaykh avec une kounya qui n’est pas connu de
la plupart des gens), de sanad (‘an’anah dès le début de l’isnad) et taswiyyah (il cite son shaykh
thiqah mais pas le shaykh faible de son shaykh thiqah). ???

Littéralement cacher un vice, un défaut. Nous pouvons traduire par vice caché. Le tadlis est une
terminologie qui est généralement utilisée pour les ahadith en 'an'ana. La 'an'ana signifie, que le
hadith a été rapporté sous la forme 'an (selon, d'après untel), 'an (selon, d'après untel) jusqu'au
Prophète (saws). Son statut est considéré comme mouttasil, c'est à dire que sa chaîne de
transmission est considérée comme attachée (sans cassure) sauf justement, quand se trouve un
moudallis dans sa chaîne de rapporteur. Le moudallis (celui qui fait du tadlis) est une personne qui
peut être considérée comme étant thiqah, mais lorsqu'il rapporte un hadith sous la forme 'an (selon,
d’après untel) on ne prend pas forcément de lui car cette personne sous-entend qu'elle a entendu le
hadith de untel alors qu'elle ne l'a probablement pas entendu. Les mouhaddithines accusent donc
cette personne de faire du tadlis. Par conséquent, lorsqu'ils disent par exemple : « Ce hadith est
rapporté en 'an'ana et telle personne présente dans sa chaîne de rapporteur est accusé de tadlis »,
cela peut signifier que la chaîne est faible. Ibn al jawzi écrit dans son ouvrage Talbis Iblis au chapitre
concernant les gens du hadith ce qui suit : « Parmi les ruses d’Iblis (…). De cet art, il y a le fait qu’ils
insèrent des vices cachés dans la transmission. Parfois, l’un d’entre eux dit : « Untel d’untel » ou
bien : « Untel a dit d’untel ». Il fait croire qu’il a entendu le hadith al mounqati’ et qu’il n’a pas
entendu le hadith al mouttasil. Ceci est ignoble parce qu’il met le hadith al mounqati’ au même degré
que le hadith al mouttasil. Il y a parmi eux, celui qui rapporte du faible et du menteur dont il se
débarrasse du nom. Il arrive qu’il cite son nom ou son surnom. Il se peut même qu’il l’apparente à
son grand-père afin qu’il ne soit pas reconnu. Ceci est un crime contre la religion parce qu’il affirme
un jugement au moyen de quelque chose qui n’est pas prévu à cet effet ».

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