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Dissertation Juste La fin Du Monde

Juste la fin du monde est une pièce de théâtre écrite par Jean-Luc Lagarce à
Berlin en 1990, dans le cadre d'une bourse Léonard de Vinci. Le réalisateur de
cinéma Xavier Dolan a adapté la pièce dans un film franco-canadien sorti en
2016.

Juste la fin du monde est une histoire de famille, porteuse de situations fortes et
extrêmes. Un jeune homme revient dans la maison de son enfance, pour
annoncer à sa famille sa mort prochaine. Il ne dira finalement rien, ce sont les
autres qui parleront.

Est-ce que les crises familiales et individuelles mettrais-t-il pas en lumière le


manque de communication entre les membres de la famille ?

Nous allons expliquer tout d’abords quelque crises familiales ainsi que
individuelles tout comme les fait du manques de communication entre cette
famille

On parle de « crise » pour décrire les tensions qui font souffrir un individu
ou qui déchirent les hommes dans leurs relations humaines ou dans le cas d'un
problème étendu à tout un groupe ou lors d'un paroxysme d'une maladie.
Comme dit dans la pièce de théâtre Louis est en crise car il est atteint d’une
maladie mortelle. « La crise » est à la fois le résultat de tensions, qui explosent à
la vue de tous, et un déclencheur de répercussions, qui peuvent provoquer des
problème familiaux comme un manque de communication ou même une
incompréhension des personnages par rapport à quelque chose dit. La crise met
en lumière les fractures d'une personne ou d'un groupe et peut mener à des
dispute voir des ruptures, cela peut aussi être l'origine d'un renouveau. Dans la
pièce Juste la fin du monde, la crise personnelle traversée par Louis, qui va
mourir vers l'âge de 34 ans, déclenche la crise identitaire de sa fratrie : chacun se
laisse emporter par ses émotions et prend le risque de faire rompre les liens
familiaux. Les rivalités fraternelles amènent la mère à s'interroger sur l'amour et
le lien filial, ce qui va déclencher une crise familiale, qui remet en question la

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place de chacun dans le cercle familial et de la transmission d'un héritage à la
descendance.
Le retour de Louis représente aussi le retour du fils prodigue car Louis est
admiré par sa famille. Même s’il veut annoncer sa mort au début de l’œuvre il ne
le fait pas car il veut que les autres membres de sa famille puissent parler
comme s’il n’allait pas mourir. En effet, annoncer sa mort aurait biaisé son
retour Notamment, dans la scène cinq de la première partie au cours de laquelle
Louis fait son deuxième monologue. Dans ce monologue il exprime ce paradoxe
: il souffre car il est seul mais il s’est isolé « on m’abandonna, car je demande
l’abandon » il le redit différemment plus tard : « on m’abandonna toujours….
Parce qu’on ne saurait m’atteindre, me toucher ». Grâce à ce passage on note
que les raisons de cette solitude sont : Tout d’abord, il n’est pas en présence
physique de sa famille, il a mis de la distance entre eux et lui. Ensuite, il ne
correspond pas au mythe de fusion des corps et des cœurs avec les membres de
sa famille. Enfin, Il éprouve un sentiment de solitude quel que soit le nombre de
personnes qui l’entourent. Cependant, la crise est visible car non seulement il
prend conscience de ce paradoxe mais il ne dit même pas pourquoi il recherche
cette solitude qui pourtant le fait souffrir « je n’aime personne et je
suis solitaire ». Le théâtre c’est l’art de montrer. En effet, le genre théâtral
valorise la mimésis que la mise en scène permet de mettre en valeur, c’est pour
cela qu’Antoine est un des seuls personnages en mouvement dans toute la pièce.
En effet, les personnages ont du mal à être dans le présent, d’où l’abondance du
passé composé, ou du futur. Car on contemple toujours un autre temps,
les souvenirs ou l’anticipation de l’avenir.  

Nous pouvons dire que c’est une pièce de sourds muets car Juste la fin du
Monde met en scène l'échec du dialogue : chacun rencontre la difficulté de dire à
l'autre ce qu'il voudrait exprimer. Louis le premier, dans la scène 5 de la
première partie, il avoue qu'il « ne trouve pas les mots » avant de conclure que
sa famille l'aime comme un mort. Suzanne et la mère veulent qu'il se dévoile,
qu'il raconte, à l'inverse de Catherine et Antoine lui intiment l'ordre de ne rien
dire.  À la difficulté pour Louis de parler répond le refus d'Antoine d'écouter :
«  tu voudras me parler / et il faudra que j'écoute / et je n'ai pas envie d'écouter »
à la première partie scène 11. Dès lors que l'un des personnages prend la parole,
ou il s'excuse de le faire ou il s'emploie à fournir une interprétation des mots
qu'il prononce, comme la mère qui ne cesse de commenter son propre discours :
« ce que j'essaie de dire » (partie 1, sc. 4). Miné de toutes parts, le dialogue ne
peut s'établir. Si les personnages ne parviennent pas à communiquer, c'est aussi
que toutes leurs amorces de conversations sont principalement des sujets du
passé. Un passé que chacun recrée à sa façon, sur lequel chacun a son mot à
dire, comme l'explique la mère dans la scène 8 de la première partie. Pour

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chacun des personnages, il ne s'agit que d'exposer son point de vue, sa vérité,
comme le permet au théâtre la focalisation zéro.

Nous avons pu voir les différentes crises ainsi que les raisons de se manques de
communications qui est dû à la non écoutes de chaque personnage ainsi que les
reproches du passé tout comme que chacun a son mot à dire sur la passé de
chacun alors qui devrait plutôt s’entraidé entre membres de la même famille
ainsi qu’il ne devrais avoir aucun mensonge et aucune difficulté à parler de
quelque chose d’important sans se prendre des reproches de la part des autres
membres de la familles.
Malgré tous ces problèmes de familles n’y a-t-il pas autre chose qui dérange
Louis pour parler comme sa solitude ou la pression elle-même de parler de sa
mort prochaine.

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