Vous êtes sur la page 1sur 7

L’industrialisation : Un levier de croissance économique

L’industrialisation : Un levier de croissance économique

INTRODUCTION

I ETAT DES LIEUX DU SECTEUR INDUSTRIEL AU MAROC :

1- DES PERFORMANCES ENCOURAGEANTES DU SECTEUR INDUSTRIEL :

 Industrie automobile : un véritable locomotive de l’émergence industrielle :

 Industrie aéronautique : un levier de modernisation de l’industrie nationale

 Les industries traditionnelles : des performances indéniables.

2- DES DEFIS IMPORTANTS A RELEVER POUR ASSEOIR L’INDUSTRIALISATION


DU PAYS SUR DES BASES SOLIDES :

 Des taux d’intégration locale à renforcer :


 Un niveau de satisfaction de la demande à améliorer :
 Un déficit commercial des échanges industriels qui affecte l’équilibre de la balance

commerciale :

II ACTIONS A ENGAGER POUR REUSSIR LE DEFI DE L’INDUSTRIALISATION/

1- ACTIONS AYANT UN CARACTERE ECONOMIQUE

 Investissement et formation, des leviers d’accélération de l’industrialisation :

 Une industrialisation porteuse de convergence territoriale :

2- ACTIONS AYANT UN CARACTERE SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL/

 Une approche d’écosystèmes intégrés pour une émergence industrielle :

 Garantir une industrialisation inclusive et durable:

CONCLUSION

HasnaLAGSSAIAR 1 MEF 2019


L’industrialisation : Un levier de croissance économique

L’industrialisation : Un levier de croissance économique

Le débat budgétaire est une question qui fait couler beaucoup d’encre chaque année : Taux de
croissance, déficit budgétaire et commercial, endettement extérieur autant de questions qui
sont sujet de plusieurs controverses mais dont la finalité est par unanimité : comment stimuler
la croissance économique du pays qui est le seul moyen de son développement.

Le rapport publié récemment de la banque mondiale atteste que le Maroc ne pourra atteindre
le taux de 4,5% tel que fixé au niveau de la loi des finances de 2017, selon la même source, ce
taux n’affranchira pas le seuil de 4%.

Légitime est le fait de dire que le Maroc est un pays qui dépend du ciel, nous sommes
tributaires chaque année de notre pluviométrie. Le PIB agricole contribue à lui seul à plus de
50% dans la création de la richesse économique du Royaume.

Dans un environnement marqué par la pénurie des ressources naturelles, fortement impacté
par les effets néfastes de la pollution et l’utilisation massive et irréfléchie des ressources non
renouvelables, il est impératif et stratégique pour le Maroc de palier à sa dépendance vis à vis
du secteur agricole par la valorisation des autres secteurs, en l’occurrence le secteur industriel.

Certes le Maroc dispose d’une batterie d’atouts qui font de lui une destination privilégiée de
plusieurs investisseurs, un propos affirmé d’emblée par : l’avènement de Renault, Peugeot,
Boeing et la création des usines de fabrications.

Nonobstant, le secteur industriel marocain demeure l’un des secteurs porteurs de la croissance
économique nécessitant une attention particulière et ceci dans le but de l’ériger comme un
levier de développement économique. De ce fait, comment le Maroc peut faire du secteur
industriel un des principaux leviers de la croissance économique ?

Avant de donner réponse à notre question, il est opportun de se pencher sur l’état des lieux du
secteur industriel au Maroc afin d’en déceler les atouts et les faiblesses et présenter dans une
seconde partie quelles sont les actions que peut engager le Maroc pour édifier ce secteur
comme l’un des leviers de notre croissance économique.

HasnaLAGSSAIAR 2 MEF 2019


L’industrialisation : Un levier de croissance économique

I ETAT DES LIEUX DU SECTEUR INDUSTRIEL AU MAROC :

1- DES PERFORMANCES ENCOURAGEANTES DU SECTEUR INDUSTRIEL :

 Industrie automobile : un véritable locomotive de l’émergence industrielle :

Notre pays n’a pas épargné d’efforts pour réunir toutes les conditions nécessaires au

développement d’une industrie automobile nationale bien intégrée localement et dans les

chaines de valeur mondiales.

Etant l’un des piliers importants du secteur industriel national, la branche automobile a vu son

CA à l’X° progresser de 7.3 % par rapport à 2016 ( part totale/ X 40%).

Le Maroc occupe, pour la 5ème année consécutive, la 2ème place en Afrique après l’Afrique du

Sud dans la production de véhicules soit 377 000.

 Industrie aéronautique : un levier de modernisation de l’industrie nationale

Le Maroc a accordé une attention particulière au développement de son industrie aéronautique

à meme de tirer profit des opportunités offertes à travers la mise en œuvre d’une offre

complète et compétitive.

Quant à la branche aéronautique, celle-ci occupe, certes, la 4 ème place en termes de valeurs

des X° , mais elle arrive en tete des branches ayant enregistré la plus forte augmentation de

ses X° de 20% entre 2017 et 2016.

 Les industries traditionnelles : des performances indéniables.

Celles-ci ont connu, à leur tour, des progressions notables de 6.1 % pour la branche textile et

cuir, qui constitue le 2ème secteur industriel exportateur. Et de 8.8% pour la branche des

industries alimentaires, qui vient en 3ème position, avec un CA à l’ X° de 32 M DHs.

HasnaLAGSSAIAR 3 MEF 2019


L’industrialisation : Un levier de croissance économique

2- DES DEFIS IMPORTANTS A RELEVER POUR ASSEOIR L’INDUSTRIALISATION


DU PAYS SUR DES BASES SOLIDES :

Les performances industrielles énumérées précédemment ne devraient pas autant perdre de


vue la persistance de quelques contraintes majeures dont la résorption serait opportune pour
élargir les perspectives du secteur industriel. Parmi ces contraintes, il convient de citer ;

 Des taux d’intégration locale à renforcer :

La dynamique industrielle du Maroc, notamment à l’export, s’est accompagnée d’une


amélioration sensible de part de la VA locale contenue dans les X° globales du pays.

En effet et d’après les données de l’OCDE sur les échanges en VA, durant la période 2012-
2014, la part moyenne du Maroc s’est établie à 74%.

 Un niveau de satisfaction de la demande à améliorer :

La production des branches manufacturières ne couvre, en moyenne, que 64 % de la demande


totale de l’économie marocaine, une proportion qui est inférieure à la proportion moyenne de
l’ensemble des secteurs s’élevant de 78%.

Le reste de la demande est comblé par les importations à hauteur de 36%.

 Un déficit commercial des échanges industriels qui affecte l’équilibre de la

balance commerciale :

Par rapport au déficit commercial national, les échanges de biens industriels ont représenté

82% en moyenne sur la période 2008-2016. Ce sont les produits mécaniques et chimiques qui

pèsent le plus sur le déficit commercial.

Cette situation peut s’expliquer par la dynamique que connait ces deux secteurs et qui justifie

les besoins croissants en produits intermédiaires importés.

Dans le but de relever ces défis et de favoriser l’insertion réussie du Maroc dans les chaines

de valeur mondiales, des réponses de fond devraient etre déployées.

HasnaLAGSSAIAR 4 MEF 2019


L’industrialisation : Un levier de croissance économique

II ACTIONS A ENGAGER POUR REUSSIR LE DEFI DE L’INDUSTRIALISATION/

1- ACTIONS AYANT UN CARACTERE ECONOMIQUE

 Investissement et formation, des leviers d’accélération de l’industrialisation :

A cet effet, une batterie de mesures devraient etre mises en place pour améliorer le climat des
affaires au Maroc et faciliter les conditions d’implantation des investisseurs étrangers.

Face à ses ambitions de réussir son intégration africaine, la participation au développement


d’un réseau de production régional permettrait au Maroc d’assurer le role de catalyseur des
IDE industriels vers les autres pays africains, Avec la perspective de renforcer le
positionnement de la région dans les chaines de valeur mondiales.

Non moins important, la promotion de la formation aussi bien initiale que continue dans les
filières techniques, le soutien à la recherche et à l’innovation, à travers notamment des
incitations au dépôt des brevets et à la R&D et les partenariats entre le secteur privé et la
sphère académique, sont autant de chantiers structurants de nature à favoriser
l’industrialisation.

 Une industrialisation porteuse de convergence territoriale :

Jusqu’ici, le développement industriel est concentré sur un nombre limité de poles urbains, à

proximité des infrastructures de transport et logistiques.

Le développement de l’attractivité des douzes régions pour les investissements industriels

constitue un levier stratégique très important pour une répartition plus équitable et durable de

la richesse.

Enfin, l’attractivité territoriale des investissements nécessitera la mise en œuvre accélerée de

la nouvelle charte d’investissement, notamment pour les mesures relatives au soutien à

l’investissement pour les projets implantés dans des régions les moins favorisées.

HasnaLAGSSAIAR 5 MEF 2019


L’industrialisation : Un levier de croissance économique

2- ACTIONS AYANT UN CARACTERE SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL/

 Une approche d’écosystèmes intégrés pour une émergence industrielle :

Depuis le démarrage du PAI en 2014 adoptant une nouvelle démarche de création


d’écosystèmes industriels, 14 secteurs d’activités, y compris l’offshoring, se sont engagés
dans cette vision novatrice.

L’opérationnalisation de ces écosystèmes sera soutenue par plusieurs types d’appui public,
doté d’un engagement total de 20 M DHs à l’horizon 2020.

La promotion d’écosystèmes industriels intégrés constitue un levier incontournable pour le


renforcement de l’attractivité des opérateurs industriels mondiaux au Maroc.

La dynamique enclenchée en la matière favorisera le lancement de nombreux projets


d’investissement, pour la création de nouvelles unités de production dans plusieurs branches
d’activité, aussi dans le cadre d’extension que dans le cadre de nouvelles implantations.

 Garantir une industrialisation inclusive et durable:

Du coté inclusif, En proposant des mesures incitatives aux entreprises, en faveur de l’emploi

de catégories souffrant de discrimination ( femmes, jeunes et personnes en situation

d’handicap …)

A cela s’ajoute, l’adaptation de la réglementation en vigueur pour qu’elle puisse comporter

des discriminations positives au profit de ces memes catégories.

De l’autre coté, le CESE propose conformément à l’ambition de faire du Maroc une « USINE

VERTE », de se doter de «  zones industrielles de 4ème génération » .

Ceci se renforce dans un cadre incitatif relatif aux avantages financiers et fiscaux en faveur

des entreprises industrielles les plus respectueuses de l’environnement, ainsi que pour les

industries vertes.

HasnaLAGSSAIAR 6 MEF 2019


L’industrialisation : Un levier de croissance économique

HasnaLAGSSAIAR 7 MEF 2019

Vous aimerez peut-être aussi