Vous êtes sur la page 1sur 4

Chap 1 – Ma pensée est-elle toujours consciente 

Intro
- conscience = savoir ( latin : cum scienta), prendre des décisions, s’interroger sur soi grâce à nos
expériences et notre passé ( // animaux qui agissent par instinct)
- l’Homme → sujet donc « je » avec une identité
- pensée = monde intérieur, ce qu’on se dit dans notre tête, idées « muettes », contenu unique et
intime, dépend de notre personnalité → Platon (Ve s. av JC) « dialogue de l’âme avec elle-même)
- perte conscience : ex du sommeil mais on rêve, bouge, parle donc pensées encore là. On ne
choisit pas nos rêves donc notre cerveau réorganise toute notre journée
- problèmes de conscience : malaise (court) / coma (long), substances psychotropes comme alcool,
drogue, médicaments, tabac… et aussi étourderies
- 2 types de conscience : immédiate : instantanément
réfléchie : cf miroir permet de structurer nos actions (liée à la mémoire)
⇒ décisions prises ont des conséquences sur l’avenir

I/ Nature et fonctions de la conscience


1) Une relation immédiate à soi et au monde

Descartes (XVIIe siècle) p.76


- il remet en cause toutes ses connaissances, ce qu’il a dans son esprit : doute radical et se
compare à Archimède : il faut un point fixe pour construire un plan. // avec Archimède qui cherche
à construire une carte du ciel
- tout ce qui vient de la mémoire est faux, imagine que l’on a aucun sens
- peut on conclure que tout est incertain avec aucune base solide ? → hypothèse d’un dieu
créateur qui met des pensées fausses dans notre tête ou c’est nous qui nous nous trompons
- être humain : âme (pensée) + corps (animal) d’ailleurs l’âme existe après la mort
- il nie l’existence du corps donc de lui même mais il pense donc il existe « Je pense donc je suis »
- doute sur le sommeil : est ce que l’on existe ? On oublie nos pensées de nuit ?
- conscience c’est la base : certitude que j’existe

Pensées de Pascal (XVIIe siècle) : le roseau pensant


- l’homme est grand et misérable : on est rien par rapport à l’univers + vie courte mais l’importance
c’est qu’on le sache, on a conscience et c’est notre avantage (pensée et intelligence)
- l’homme sait trouver des solutions pour survivre par exemple mais il sait aussi qu’il va mourir

2) Un pouvoir de réflexion

- plan moral : conscience = pouvoir de réflexion car on a une image de soi qui n’est pas parfaite
mais subjective. Pour être objectif, on a besoin de l’avis des autres.
- plan physique : on ne se voit pas. On a besoin de se regarder dans le miroir pour voir notre
apparence → normes que l’on respecte au quotidien

Bergson (XXe siècle) français


réflexion : choix → responsabilité, conséquences
--------------/------------------→
mémoire anticipation
la conscience : durée : continuité permanente et non pas un instant, on sait toujours ce que l’on va
dire à l’avance (ex maladies type Alzheimer qui perdent les objectifs du quotidien mais pas leur
enfance)

- on fait des choix plus importants que d’autres mais dans tous les cas : intervention de la mémoire
- l’EH sait ce qu’il fait : bien ou mal ⇒ responsabilité, on ne peut pas dire que l’on savait pas que
c’était mal (ex procès où l’on évalue l’état de la personne, si elle est consciente de ses actes)

3) Un monde d’être problématique

Husserl (XXe siècle) : phénoménologie


- j’ai toujours conscience de moi à travers qqch, on a tjrs des idées dans la tête
- activité cérébrale prouve que je réfléchis, que je vis et permet de prendre conscience de moi

II/ Nature et fonctions de la conscience


1) Qui suis-je ?

- identité : nom, prénom… notion d’identique donc qui ne change pas et que l’on choisit pas : sorte
d’étiquette
- différent du physique qui change de notre naissance à notre mort + psychologique aussi change
grâce à nos expériences
- je ne suis pas la même personne en fonction du contexte. La seule personne qui connaît toutes
mes facettes c’est moi

Kant
- EH est un EV supérieur car il pense et dit « je » ⇒ on est digne de respect, « unité de la
conscience », intelligence
- on apprend à parler à la 3e personne puis on apprend à dire « je » : conscience de soi et donc
apprendre à dire non, à affirmer qui il est et à se forger une personnalité

2) La mise à l’épreuve de la conscience par la pratique

- je prend conscience de mon existence en marchant dans le sable par ex, plus généralement en
réalisant des choses soi-même
- on a besoin de sentir que ce que l’on fait a une utilité, ex : W est valorisant
- on laisse des traces dans le monde

3) L’illusion de la souveraineté de la conscience

XIX et XXe siècle : remise en question de la conscience


- Marx : théorie de l’idéologie
- Freud

- Marx : on est pas parfaitement conscient de nos idées, idéologie dominante à laquelle on fait
adhérer des individus : ensemble de valeurs, représentations mentales auquel on fait en sorte que
l’on adhère. Ex d’une catégorie sociale
- on nous met dans la tête que c’est bien de croire en telle ou telle chose : influence, on nous fait
passer plein de valeurs dans notre conscience mais on a l’impression que l’idée vient de nous
III/ Les dessous de la conscience (l’inconscient)
1) Des frontières parfois floues

- pas forcément simple de savoir ce qui relève de l’esprit ou du corps car le corps influence l’esprit
et vice versa (ex : si on est malade) car manifestations que l’on ne maîtrise pas ⇒ conscience pas
toujours maîtrisée

2) La conscience et le sujet menacés par les intermittences de la raison ?

Leibniz (XVIIe siècle), philosophe et mathématicien (infinitésimal) allemand p.156


- il parle du fait que l’on pas attention aux bruits quotidiens
- habitude entre habitude et perception : bruit intense mais ce n’est pas nouveau donc on y fait
pas attention, on en a pas conscience
- différence entre perception et aperception : en fonction de l’habitude, pas machine ⇒ pas
concentré sur nos 5 sens
- aperception demande du temps (ex : temps de réaction quand on conduit)
- bruit de la mer : plein de petits bruits, infinité de bruits
⇒ choses qui parviennent à mes sens sont différentes que celles qui parviennent à ma conscience

IV/ Le concept freudien d’inconscient et la psychanalyse


1) La pensée freudienne

Freud XIX/XXe siècle : médecin autrichien


- s’intéresse aux pathologies mentales, le fait de se soigner
- // avec Charcot : médecin français du XIXe siècle : peut-être qu’il y a des causes pour avoir des
maladies mentales (ex : traumatismes)
- accès aux souvenirs/traumatismes passés : par l’inconscient ?
→ Avec hypnose mais la limite est là quand la personne revient à l’état « normal », elle
n’accepte pas ce qu’elle a dit
→ Avec psychanalyse inventée par Freud : permet de parler pour nous libérer, parler sans
barrière afin d’accéder à notre inconscient (il existerait en arrière de notre conscience :
l’inconscient que l’on pourrait comprendre) cf iceberg

Freud p.162
- réponse directe à ceux qui ne croient pas à la conscience : l’hypothèse de l’inconscient est
nécessaire et légitime
- phénomènes qui prouvent l’existence de l’inconscient :
par théorie :
→ actes manqués (= situations de contradictions (ex : dire que l’on va travailler toute la soirée
mais en réalité non / lapsus : dire un mot à la place d’un autre))
→ rêves (= pensées non maîtrisées quand on dort, pas de barrière)
→ on se met à penser à qqch mais on ne sait pas pourquoi
→ passage de pensées à d’autres pensées complètement absurdes
→ si on dit que nos pensées sont incohérentes alors c’est l’inconscient mais l’ensemble reste
cohérent car quand on rajoute de l’inconscient cela devient cohérent
par pratique :
→ psychanalyse obtient des bons résultats
⇒ tous les phénomènes psychologiques ne sont pas conscients donc il y a l’inconscient + certaines
nombres de choses auxquelles on ne pense pas maintenant
Conception freudienne de la pensée humaine : ( voir Pronote)

Pensée humaine : 2 façons

→ 1ère : conscience / inconscient


→ 2ème

Ca ↔ Moi ↔ Sur moi


(animal) (inconscient)
inée, plaisir rôle de médiateur liée à l’éducation
partiellement conscient
gère les contradictions

censure → refoulement → retour du refoulé ( actes manqués, rêves, névroses, création artistiques)

2) Inquiétante étrangeté de la psychanalyse

Alain
- il y a un problème sur le terme d’inconscient, il donne un autre sens mais ne dit pas que ça
n’existe pas
- mécanismes dans le corps différents de la conscience
- nature humaine (émotions) + part animale (vouloir rester en vie)
- Freud aurait inventé une personnalité monstrueuse
- Homme cherche à comprendre leurs rêves donc Freud aurait choisi la facilité car il a montré qu’il
y avait un sens caché dans les rêves, l’homme ne connaît pas son corps parfaitement (ex :
apprendre une grossesse à 3 mois)
- ⇒ inconscient n’est pas une 2ème personne en nous. Si on admet que c’est une autre personne
alors c’est simple quand on fait des bêtises, on a qu’un seul « je », qu’une seule personnalité

Vous aimerez peut-être aussi