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MODULE 1

PRODUITS DE FINANCEMENT BANCAIRES

BANKING AND FINANCE EXPERTISE


Sommaire

 1. Introduction

 2. Les crédits directs

 3. Les crédits par signature

 4. Les produits de couverture de change

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1. Introduction

3
1. Introduction

 Les Produits de Financements Bancaires se déclinent en trois (3) catégories :

 Les crédits directs comptabilisés au bilan ;


 Les crédits par signature, comptabilisés en hors bilan ;
 Les produits de couverture, comptabilisés en hors bilan.

 Quelque soit sa nature, un financement est assorti d’un risque de crédit et doit donc faire
l’objet d’un dossier de crédit et d’une convention de crédit signée entre la banque et
l’emprunteur, reprenant les termes des financements approuvés.

 La tarification appliquée dépend de la nature du financement, de la qualité de l’emprunteur


et des risques identifiés dans le cadre du dossier de crédit.

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1. Introduction

 A l’exception du découvert, qui est matérialisé par un solde débiteur sur le compte courant
du client, les différents financements sont comptabilisés sur un compte d’engagement
séparé au nom du client, au bilan ou en hors bilan, dépendamment de la nature du crédit.

 Les crédits accordés aux clients doivent être adaptés à leur besoin et à leur capacité
d’honorer leurs engagements au titre des financements obtenus.

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2. Les crédits directs

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Sommaire – Les crédits directs

 2.1. Le découvert

 2.2. Le Crédit à Court Terme

 2.3. Les Crédit à Moyen Terme et Long Terme

 2.4. L’escompte de traites

 2.5. Les avances sur produits

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2.1. Le découvert

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Sommaire – Le découvert

 2.1.1. Présentation

 2.1.2. Les risques liés au découvert

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2.1.1. Présentation

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2.1.1. Présentation

 Le découvert est une avance en compte courant matérialisée par la possibilité pour le client de
mettre son compte en position débitrice à hauteur d’une limite prédéfinie.

 Contrairement aux autres types de crédits, l’utilisation par le client d’une ligne de découvert ne
requiert pas d’intervention de décaissement de la part de la banque.

 Une fois la ligne de découvert mise en place dans le système, le client peut librement procéder au
tirage et au remboursement de ses encours par simple opération de crédit ou de débit sur son
compte courant.

 La tarification du découvert se compose d’un taux d’intérêt appliqué au solde débiteur


(généralement plus élevé que les taux appliqués aux autres financements directs) et de diverses
commissions, notamment la commission du plus fort découvert et la commission de mouvements.

 La commission du plus fort découvert est appliquée sur le montant du plus fort découvert en
valeur enregistré chaque mois. La commission de mouvement, appelée également commission de
compte, est calculée sur tous les mouvements débiteurs réels enregistrés sur un compte au cours
d’un trimestre

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2.1.2. Les risques liés au découvert

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2.1.2. Les risques liés au découvert

 Le découvert est, de par son mode de fonctionnement, considéré comme un crédit risqué,
dans la mesure où l’utilisation qui en est faite par le client est difficile à contrôler, ce qui
augmente le risque de gel du crédit.

 Il convient donc pour les banques de sélectionner les clients auxquels les lignes de
découvert peuvent être octroyées et d’en limiter les montants au profit de crédits plus
causés.

 Afin de contrôler l’utilisation du découvert par le client, une clause de « clean up »


périodique peut être prévue dans la convention de crédit mais elle peut être difficile à
mettre en pratique si le client utilise son découvert en permanence.

 En l’absence d’une clause de « clean up », il est important que le découvert soit assorti d’un
engagement par le client de domicilier un montant minimum de mouvements créditeurs par
jour ou par semaine ou par mois. Cela permet de s’assurer que le découvert est utilisé à des
fins d’exploitation et d’éviter le gel des encours.

 Par ailleurs, le découvert est plus difficile à gérer en matière de gestion de liquidité

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2.2. Le Crédit à Court Terme

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Sommaire – Le Crédit à Court Terme

 2.2.1. Présentation

 2.2.2. Les risques liés au Crédit à Court Terme

15
2.2.1. Présentation

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2.2.1. Présentation

 Le Crédit à Court Terme est un financement mis à la disposition du client pour financer
son besoin en fonds de roulement.

 Il donc doit être adapté au cycle d’exploitation du client et aux décalages de trésorerie dont
il fait l’objet, tant en montant qu’en durée.

 Le crédit à court terme peut être fait sous forme de crédit amortissable ou crédit spot,
remboursable « in fine », dépendamment des besoins du client.

 Le crédit à court terme est assujetti à taux d’intérêt, généralement moins élevé que celui
appliqué au découvert, majoré de quelques points, en cas d’impayés.

 Le crédit à court terme est généralement assorti d’un billet à ordre en plus de la convention
de crédit.

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2.2.2. Les risques liés au Crédit à Court Terme

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2.2.2. Les risques liés au Crédit à Court Terme

 La cohérence des termes du crédit à court avec le besoin en fonds de roulement n’est pas
toujours analysée, ce qui augmente le risque d’impayé à l’échéance du crédit.

 Les échéances des crédits à court terme doivent faire l’objet d’un suivi et, si besoin est, de
relances auprès du client, afin d’éviter des impayés.

 Le suivi des échéances peut être assorti d’un engagement par le client de domicilier un
montant minimum de mouvements créditeurs par jour ou par semaine ou par mois ou de la
constitution d’une provision graduelle, notamment dans les cas des crédits spots, payable in
fine.

 Par ailleurs, les crédits à court terme ne sont pas toujours causés, ce qui crée un risque de
diversion du financement. Dépendamment de la qualité de l’emprunteur et des risques
identifiés, la structure de financement pourra être renforcée ou non.

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2.3. Les Crédits à Moyen Terme et Long Terme

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Sommaire – Les Crédits à Moyen Terme
et Long Terme

 2.3.1. Présentation

 2.3.2. Les risques liés aux Crédits à Moyen Terme et Long Terme

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2.3.1. Présentation

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2.3.1. Présentation

 Les Crédits à Moyen Terme et Long Terme sont des financements mis à la disposition du
client pour financer ses investissements à moyen et long terme, sur une durée supérieure à
deux (2) ans.

 Ils doivent au préalable faire l’objet d’une analyse de la capacité du client à rembourser le
crédit à partir de ses cash flows futurs.

 Par ailleurs, il est critique que la banque s’assure que l’utilisation des fonds sera faite
conformément à l’objet indiqué afin d’éviter la diversion des fonds.

 Les Crédits à Moyen Terme et Long Terme sont généralement assortis d’un apport en fonds
propres du client de l’ordre de 20 à 30%.

 Les Crédits à Moyen Terme et Long Terme sont assujettis à des taux d’intérêt, généralement
plus élevés que ceux appliqués aux Crédits à Court Terme, majorés de quelques points, en
cas d’impayés.

23
2.3.1. Présentation

 Ils peuvent faire l’objet d’une commission d’engagement, pour la portion non décaissée du
crédit.

 Les Crédit à Moyen et Long terme sont généralement assortis d’un ou plusieurs billets à
ordre en plus de la convention de crédit.

 Les Crédits à Moyen Terme et Long Terme peuvent être faits sous la forme de Crédit-bail
ou leasing.

 Dans le cadre des opérations de Crédit-bail, la banque achète le bien pour le louer au client
pour une durée et un prix prédéfinis.

 Le remboursement du crédit bail est matérialisé par le paiement d’un loyer par le client qui
représente le remboursement du principal et les frais financiers.

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2.3.1. Présentation

 Le client a, à la fin du contrat de racheter le bien à une valeur dite résiduelle, prédéterminée
dans le contrat.

 Le taux d’intérêt appliqué au crédit bail est généralement plus élevé que celui appliqué aux
crédits à moyen et long terme classiques.

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2.3.2. Les risques liés aux Crédits à Moyen
Terme et Long Terme

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2.3.2. Les risques liés aux Crédits à Moyen Terme
et Long Terme

 Le manque de visibilité sur l’avenir à moyen et long terme rend difficile l’exercice de
projections financières, ce qui peut biaiser l’évaluation de la capacité du client à
rembourser le crédit.

 Les échéances des Crédits à Moyen Terme et Long Terme doivent faire l’objet d’un suivi et,
si besoin est, de relances auprès du client, afin d’éviter des impayés.

 Par ailleurs les Crédits à Moyen et Long terme requièrent un suivi de près de l’évolution du
projet ou de l’investissement financé et de la situation financière du client sur la durée du
crédit afin de gérer les problèmes éventuels de manière proactive. Cela est d’autant plus
important qu’en dépit des clauses de déchéances du terme inclues dans les convention de
crédit, il est généralement difficile dans la pratique pour la banque de sortir d’un crédit en
train de se dégrader, de manière anticipé.

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2.4. L’escompte de traites

28
Sommaire – L’escompte de traites

 2.4.1. Présentation

 2.4.2. Les risques liés à l’escompte de traites

29
2.4.1. Présentation

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2.4.1. Présentation

 L’opération d’escompte consiste pour la banque à faire une avance sur la base d’un effet
de commerce ou traite émis par un tiers en guise de paiement dans le cadre d’une
transaction commerciale, avant son échéance.

 L’effet de commerce, comporte, le montant de la créance (en chiffres et en lettre) qu’elle


matérialise, le nom de la personne qui a émis la traite, son adresse, les coordonnées du
compte sur lequel est domicilié la traite, la date d’émission et la date d’échéance à laquelle
elle doit être payée. L’effet est accepté par l’émetteur de la traite au travers de sa signature.

 L’escompte de traite fait intervenir trois parties : l’entreprise bénéficiaire de l’escompte, à


savoir le client de la banque, appelé cédant ou tireur, l’émetteur de l’effet, appelé le cédé
ou tiré et le banquier qui est le cessionnaire.

 L’escompte peut faire intervenir une quatrième personne, l’aval, qui est un tiers, personne
physique ou morale, qui a garanti la traite.

 L’escompte est régi par le droit cambiaire, qui impose un certain formalisme pour que la
traite soit valable mais également offre au cessionnaire, à savoir, la banque, le recours
cambiaire contre à la fois, le cédé, le cédant et le cas échéant, l’aval.

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2.4.1. Présentation

 Dans le cas d’une escompte, la banque fonde son analyse sur la situation financière du
cédant et/ou sur la situation financière du tiré, généralement dans le cas des PME ayant des
créances sur de bonnes signatures.

 L’escompte de traite est assortie d’un taux d’intérêt appliqué de manière précomptée,
prorata temporis, au moment de l’opération d’escompte.

 Les traites ayant fait l’objet d’escompte peuvent être utilisées, sous certaines conditions,
dans le cadre des opérations de refinancement auprès de la banque centrale.

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2.4.2. Les risques liés à l’escompte de traites

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2.4.2. Les risques liés à l’escompte de traites

 Une fois les effets escomptés, le banquier doit procéder au suivi, d’une part du risque
cédant et d’autre part du risque cédé.

 Le risque cédant représente le montant de l’utilisation par le client de sa ligne d’escompte


par rapport au plafond autorisé.

 Le risque tiré représente les encours totaux sur l’entité émettrice de la traite, tous
bénéficiaires confondus et doit faire normalement l’objet d’un plafond global.

 Dans le cas où l’escompte est faite sur la base du risque tiré portant sur une entité non
cliente de la banque, la banque n’arrive pas toujours à avoir des informations précises sur la
qualité du client et repose donc soit sur la réputation (dans le cas des grosses signatures),
soit sur les informations collectées auprès des confrères dans le cadre des vérifications
bancaires.

 Les échéances des traites escomptées doivent être suivies de près afin que la banque puisse,
en cas d’impayés, mettre en œuvre la procédure de protêt permettant la mise en œuvre du
recours cambiaire par le banquier dans les délais prévus par la loi.

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2.4.2. Les risques liés à l’escompte de traites

 La coordination entre la direction des opérations, la direction du risque et la direction


juridique ne permet pas toujours de respecter les délais légaux prévus pour la réalisation des
protêts, faisant ainsi perdre à la banque le bénéfice du recours sur le tiré et sur l’aval en plus
du tiré.

 Afin de pouvoir couvrir les impayés, la banque peut demander la constitution d’une retenue
de garantie équivalent à un pourcentage du montant des traites escomptées mais ces
retenues sont généralement modiques par rapport au niveau des encours.

 Le suivi des échéances des traites n’est pas toujours correctement fait, ce qui conduit
souvent à des retards dans l’envoi en compensation des traites escomptées et augmente le
risque d’impayés et de contestation du client tireur.

 Les clients tireurs ne sont pas toujours informés dans les délais du retour en impayé des
traites escomptés, ce qui diminue les probabilité de recouvrement des impayés et augmente
le risque de contestation.

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2.5. Les avances sur produits

36
Sommaire – Les avances sur produits

 2.5.1. Présentation

 2.5.2. Les risques liés aux avances sur produits

37
2.5.1. Présentation

38
2.5.1. Présentation

 Les avances sur produits consistent pour la banque à avancer des fonds à un client sur la
base de produits gagés en faveur de la banque.

 Elles sont généralement utilisées dans le cadre des financements de campagne ou encore
dans les cas où le financement porte spécifiquement sur de l’approvisionnement en stocks.

 Dans le cas du gage sans dépossession, le stock est sous la garde du client alors que dans le
cas du gage avec dépossession, le stock est sous la garde et la responsabilité d’un tiers
appelé tiers détenteur.

 Dans les deux cas, les stocks doivent avoir fait l’objet d’une valorisation et également d’une
délégation d’assurance multirisque en faveur de la banque couvrant le montant du crédit.

 L’avance sur produits est assujettie à un taux d’intérêt généralement proche du crédit à
court terme.

39
2.5.1. Présentation

 Dans le cas où les stocks sont pris en gage avec dépossession, la sortie des stocks est
assujettie à l’obtention par le tiers détenteur d’une autorisation de sortie ou main levée de la
banque.

 La main levée est généralement donnée par la banque contre la remise par le tiers détenteur
ou l’emprunteur de documents permettant à la banque de contrôler la source de
remboursement ou contre paiement par l’emprunteur d’un montant prédéterminé au
moment de la mise en place du financement.

 Dans le cas des avances sur produits, il convient de définir une durée maximale de tirage
qui prend en compte le risque de dégradation intrinsèque du produit en cas de stockage
prolongé mais également le cycle d’exploitation du client.

 Il faut également déterminer le prix unitaire auquel le produit sera pris en gage et fera
l’objet de main levée.

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2.5.2. Les risques liés aux avances sur produits

41
2.5.2. Les risques liés aux avances sur produits

 Les avances sur produits sont généralement des financements de montants importants pour
lesquels les risques de crédit sont relativement élevés .

 De manière générale, les avances sur produits requièrent un suivi rigoureux de la banque
qui doit donc s’organiser en conséquence.

 Le respect de la durée maximale de tirage approuvée doit être suivi de près pour s’assurer
que la qualité du stock ne se dégrade pas et que le client n’ a pas de problème d’écoulement
de stock, la vente du stock étant la principale source de remboursement du financement.

 Dans le cas des financements d’exportation, le délai entre la date à laquelle l’autorisation de
sortie est donnée au tiers détenteur pour l’acheminement des produits au port et la date à
laquelle les documents d’exportation sont reçus doit être suivi de près pour s’assurer que les
documents d’exportation ne sont pas détournés par le client.

 Les stocks doivent faire l’objet d’une inspection périodique par un tiers agrée par la banque,
visant à vérifier la qualité et la quantité des stocks gagés.

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2.5.2. Les risques liés aux avances sur produits

 Par ailleurs, dans le cas où les exportations sont payées par remises documentaires, le délai
entre l’envoi des documents et la réception des fonds doit être suivi de près pour s’assurer
que le règlement est fait par l’acheteur dans les délais prévus.

 Dans le cas où les biens objets du financement ont des prix qui fluctuent sur le marché, il
est critique de suivre l’évolution des prix sur le marché afin d’estimer de manière continue
la valeur du stock gagé.

 Dans le cas où le financement porte sur un produit saisonnier, il faut s’assurer que le stock
financé est écoulé pendant la campagne en cours et non porté sur plusieurs campagnes dans
la mesure où cela augmente le risque de détérioration de la qualité du produit et de
fluctuation des prix de vente.

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3. Les crédits par signature

44
Sommaire – Les crédits par signature

 3.1. Introduction

 3.2. Les lettres de crédits ou crédits documentaires

 3.3. Les garanties à première demande

 3.4. Les cautions de financement de marchés

 3.5. Les crédits d’enlèvements

 3.6. L’entrepôt fictif

45
Sommaire – Les crédits par signature

 3.7. Les obligations cautionnées

 3.8. Les cautions d’impôts

 3.9. Les avals de traites

46
3.1. Introduction

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3.1. Introduction

 Les crédits par signature consistent pour la banque à prendre un engagement de se


substituer à son client et de payer des tiers dans le cas où son client serait défaillant.

 Les crédits par signature requièrent le même niveau d’analyse que les Crédits Directs dans
la mesure où ils peuvent entrainer des décaissements importants.

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3.2. Les lettres de crédits ou crédits
documentaires

49
Sommaire – Les lettres de crédits ou crédits
documentaires

 3.2.1. Présentation

 3.2.2. Les différents types de crédits documentaires

 3.2.3. Les risques liés aux crédits documentaires

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3.2.1. Présentation

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3.2.1. Présentation

 Le crédit documentaire est l’engagement pris par la banque d’un importateur de garantir à
l’exportateur le paiement des marchandises contre la remise de documents attestant de
l’expédition de la marchandise selon les termes convenus au contrat de vente dans les délais
convenus.

 Il présente l’avantage de prémunir le vendeur contre le risque de non paiement après


livraison des marchandises et l’acheteur contre le risque de non livraison des marchandises
payées après paiement.

 Le crédit documentaire fait intervenir plusieurs parties: l’importateur ou l’acheteur ou le


donneur d’ordre, le vendeur ou l’exportateur ou le bénéficiaire, la banque de l’importateur
ou la banque émettrice, la banque notificatrice ou la banque du vendeur.

52
3.2.1. Présentation

 Dépendamment de la situation géographique du vendeur et l’acheteur et le réseau de


correspondants de la banque émettrice, il peut y avoir plusieurs banques notificatrices.

 Par ailleurs, dans le cas des lettres de crédit confirmées, une ou plusieurs banques
confirmatrices pourront intervenir.

 L’ouverture de la lettre de crédit est faite sur la base de la demande faite par le client au
travers du formulaire dédié à cet effet.

 L’ouverture d’une lettre de crédit est matérialisée par l’émission par la banque de
l’importateur d’un télex testé (swift MT 700) retraçant les termes de la lettre de crédit, le
nom de l’importateur, la durée, le montant, la devise… ainsi que le détail des documents
qui devront être reçus par la banque et sur la base desquels, elle fera le paiement.

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3.2.1. Présentation

 Les lettres de crédit comportent généralement les documents suivants : un jeu de factures,
le document de transport (connaissement maritime ou lettre de transport aérien), les
documents d’assurance, le certificat d’origine, le certificat de qualité, le certificat de
pesage, le document de colisage qui indique le conditionnement des biens). Les dates de
validité, la date limite d’expédition et la date limite de présentation des documents sont
également indiquées.

 Contrairement à la lettre de transport aérien, le connaissement maritime confère la propriété


à celui qui en est le bénéficiaire. Les connaissements sont mis au nom de la banque payeuse
qui les endossent ensuite au nom de son client.

 Il est important de noter que l’engagement pris par la banque de l’importateur est
indépendant de l’engagement pris par celui-ci dans le cadre du contrat le liant à
l’exportateur. Que son client ait la provision ou pas sur son compte, la banque doit payer la
lettre de crédit si les documents sont conformes.

54
3.2.1. Présentation

 Le paiement par la banque émettrice n’est fait qu’après qu’elle ait vérifié la conformité des
documents aux termes prévus dans la lettre de crédit.

 Si la vérification des documents ne révèle aucune irrégularité, la banque paie la lettre de


crédit. On dit alors qu’elle paie sans réserve. Si la vérification des documents révèle des
irrégularités, la banque émettrice a plusieurs options, dépendamment de l’importance des
irrégularités relevées et la qualité du vendeur et de l’acheteur :

 Demander au vendeur , via sa banque, de lever les irrégularités ou de convenir avec


l’acheteur sur les amendements requis;
 Demander à l’acheteur si il est d’accord pour accepter les documents tels quels;
 Payer sans réserves en prenant l’hypothèse que l’acheteur acceptera les irrégularités
relevées. Dans ce cas, la banque perd le recours contre le vendeur si l’acheteur refuse
finalement de payer après revue des documents;
 Refuser les documents et traiter les documents comme une remise documentaire
simple, après avoir informé le vendeur, via sa banque et l’acheteur;

55
3.2.1. Présentation

 Payer avec réserves, après avoir indiqué au vendeur dans le détail, les irrégularités
relevées en lui demandant de les corriger. Si les corrections ne sont pas faites par le
vendeur, la banque transmet les documents à l’acheteur et garde un recours contre le
vendeur dans le cas ou l’acheteur n’accepte pas les documents avec les irrégularités.

 Les lettres de crédit sont assujetties à diverses commissions : les commissions d’ouverture
de compte (calculé sur le montant de la lettre de crédit), de confirmation (calculé sur le
montant de la lettre de crédit, prorata temporis, par trimestre indivisible), d’acceptation de
traite pour les paiements en différé (calculé sur le montant de la lettre de crédit, prorata
temporis), de modification (sur le montant de la lettre de crédit ou forfaitaire en fonction de
la nature de la modification), frais de télex/swift, de port (forfaitaire)….

 Les lettres de credit sont régies par des nomes internationales, les RUU (Règles et Usances
Uniformes) dont la dernière version, les RUU 600 sont entrée en vigueur en 2007. Les RUU
se composent de 39 articles qui définissent les rôles et responsabilités des différents
intervenants et régissent les litiges éventuels, indépendamment des législations locales.

56
3.2.2. Les différents types de crédits
documentaires

57
3.2.2. Les différents types de crédits
documentaires

 Le crédit documentaire révocable ou irrévocable

 Dans le cas du crédit révocable, le banquier peut revenir sur son engagement avant
expédition des marchandises.

Une fois les marchandises expédiées, la lettre de crédit devient automatiquement


irrévocable.

En pratique le crédit documentaire révocable est rarement utilisé dans la mesure où


l’exportateur conserve le risque que la lettre de crédit soit annulée tant qu’il n’a pas
expédié ses marchandises.

 Dans le cas du crédit irrévocable, le banquier ne peut revenir sur son engagement,
quelle que soit l’évolution de la situation de son client, à moins d’un accord de toutes
les parties concernées.

58
3.2.2. Les différents types de crédits
documentaires

 Le crédit notifié ou confirmé

 Dans le cas du crédit notifié, le banquier de l’importateur est le seul engagé. Il n’y a pas
de banque confirmatrice.

 Dans le cas du crédit confirmé, l’engagement de la banque de l’importateur est conforté


par celui d’une banque correspondante situé dans le pays de l’exportateur (la banque de
l’exportateur peut être la banque confirmatrice), ce, afin de prémunir l’exportateur
contre le risque commercial et le risque pays : risque politique, catastrophe naturelle
ou de non transfert. Les lettres de crédit ouvertes par les banques situées dans les pays
africains sont généralement confirmées.

 Les lettres de crédits à vue ou à terme

 Le paiement des lettres de crédit peuvent être faits au comptant par la banque de
l’importateur ou la banque confirmatrice, on dit alors que la lettre de crédit est à vue.

59
3.2.2. Les différents types de crédits
documentaires

 Les lettres de crédit peuvent également être payée par acceptation d’un effet par la
banque de l’importateur et/ou la banque confirmatrice, on dit alors qu’elle est à terme.

 La lettre de crédit revolving

 Le crédit documentaire peut être revolving, c'est-à-dire automatiquement renouvelée,


selon les termes initialement convenu (montant, périodicité, période de validité….)
après la première utilisation dans la limite des son plafond autorisé.

 Ce type de crédit documentaire est généralement utilisé dans le cadre d’un courant
d’affaires régulier entre l’exportateur et l’importateur, afin d’éviter l’ouverture de
multiples crédits documentaires.

60
3.2.2. Les différents types de crédits
documentaires

 La SBLC

 Dans le cadre d’un courant d’affaires régulier, les parties peuvent également utiliser la
lettre de crédit stand by ou SBLC, dans laquelle la banque de l’importateur prend
l’engagement de payer l’exportateur en cas de défaillance de l’importateur contre
présentation par l’exportateur de documents préalablement définis attestant du non
respect par l’importateur de ses engagements de paiements.

 Alors que le crédit documentaire est un instrument de paiement et s’appuie sur


l’exécution normale d’un contrat (paiement contre documents), la SBLC est une
garantie de paiement qui n’est mise en œuvre qu’en cas de non exécution par
l’acheteur, de ses obligations de paiement.

 Dans le cas de la SBLC, l’exportateur envoie directement les documents à l’acheteur


qui fait directement les règlements selon les termes prévus au contrat.

61
3.2.2. Les différents types de crédits
documentaires

 Les SBLCs présentent l’avantage d’être souples et moins chères que les lettres de
crédits classiques pour l’importateur, les différentes commissions n’étant payées
qu’une seule fois.

 Les SBLCs sont régies par les RUU 600 et les RPIS (Règles et Pratiques
Internationales relatives aux stand- by) dont la dernière version est entrée en vigueur en
1999.

 Lettre de crédit transférable

 Une lettre de crédit peut être transférable, dans le cas où l’importateur achète les produits
en vue de les revendre à un tiers. Dans ce cas, l’acheteur final ouvre une lettre de crédit en
faveur de l’importateur qui la transfert en faveur de l’exportateur. Une lettre de crédit ne
peut être transférée qu’une fois et par la banque notificatrice.

62
3.2.2. Les différents types de crédits
documentaires

 Lors du transfert de la lettre de crédit, la banque émettrice vérifie que la lettre de crédit
transférée est conforme en tout point à la lettre de crédit d’origine, notamment la date de
validité, la date limite d’expédition et la date limite de présentation des documents (de
manière à permettre la réalisation de la lettre de crédit de bout en bout), à l’exception des
clauses ou documents sur les montants et les prix pour prendre en compte les marges du
vendeur principal.

63
3.2.2. Les différents types de crédits
documentaires

 Lettre de crédit back to back

 Dans le cas où l’importateur ne veut pas que l’acheteur final connaisse le nom de son
fournisseur ou qu’il sache qu’il sous traite, les lettres de crédit back to back peuvent être
utilisées : la lettre de crédit ouverte par l’acheteur final en faveur de l’importateur sert alors
de base à la lettre de crédit que l’importateur ouvre en faveur de son fournisseur.

 Contrairement à ce qui se passe dans le cadre de la lettre de crédit transférable, le crédit


documentaire de base et le crédit documentaire adossé constituent deux opérations
distinctes qui ne sont pas juridiquement liées, alors même qu’ils constituent un ensemble
destiné à sécuriser une opération économique homogène.

 La banque notificatrice du crédit documentaire de base devient la banque émettrice du


crédit adossé. Le bénéficiaire du crédit documentaire de base devient le donneur d’ordre du
crédit adossé.

64
3.2.2. Les différents types de crédits
documentaires

 Lettre de crédit avec red clause

 La red clause est une clause incluse dans les termes de la lettre de crédit permettant au
vendeur d’obtenir un financement de la part de la banque notificatrice, contre soit un reçu
de la part du vendeur indiquant qu’il va utiliser les fonds conformément aux termes
convenues avec l’acheteur, soit contre l’engagement du vendeur de remettre les documents
conformes immédiatement après l’expédition ou de rembourser toutes les sommes avancées
majorées des intérêts, frais…Le financement de la banque notificatrice est généralement
fait sur la base de l’instruction de l’acheteur.

 La lettre de crédit avec une red clause est risquée pour l’acheteur qui n’a aucune assurance
que le vendeur respectera ces engagements une fois l’avance reçue.

65
3.2.2. Les différents types de crédits
documentaires

 Lettre de crédit avec green clause

 Le crédit documentaire avec green clause fonctionne de façon similaire au crédit


documentaire avec red clause. Cependant, l’avance de fonds par la banque notificatrice est
subordonnée à la présentation des documents prouvant l’existence réelle des marchandises
(café, coton, bois) tels que: le certificat de stockage, le certificat d’assurance, le gage sur
marchandises, le reçu du tiers détenteur, le certificat d’inspection….

 Les lettres de crédit avec red et green clause sont généralement utilisées dans le cadre de
financements de stocks.

66
3.2.2. Les différents types de crédits
documentaires

Les remises documentaires

 Il convient de distinguer les lettres de crédit des remises documentaires qui ne sont pas des
financements accordés par la banque mais des services rendus par elle.

 En effet, dans le cas des remises documentaires, les banque prennent l’engagement non pas
de payer l’exportateur après vérifications des documents mais de ne remettre les documents
à l’acheteur qu’après que celui-ci a payé les sommes requises ou, dans le cas d’une remise
documentaire payable à terme, après que celui-ci a accepté la traite. Elles n’ont aucune
obligations de vérification des documents ni de paiement.

 Cette procédure semble apporter toutes garanties au vendeur (qui sera assuré d’être payé en
cas de paiement comptant ou par traite avalisée ou pas par la banque) ainsi qu’à l’acheteur
(qui sera sûr d’obtenir ses marchandises).

 Toutefois, le vendeur ne peut envoyer les documents qu’après expédition des marchandises
et il court alors le risque de voir l’acheteur ne pas pouvoir payer ou ne plus vouloir des
marchandises.

67
3.2.2. Les différents types de crédits
documentaires

 En cas de défaillance de l’acheteur, le vendeur n’a alors plus que deux solutions: rapatrier
les marchandises à ses frais ou trouver un autre acheteur sur place si la qualité de la
marchandise le lui permet.

 Pour protéger plus efficacement les deux parties, un crédit documentaire devrait être utilisé.

68
3.2.3. Les risques liés aux crédits
documentaires

69
3.2.3. Les risques liés aux crédits documentaires

 De manière générale, les lettres de crédit requièrent que la banque ait correctement analysé
la capacité de paiement de son client dans la mesure où elle est tenue de payer dès
vérifications des documents, dans le cas des lettres de crédit à vue ou dès l’arrivée de
l’échéance dans le cas des lettres de crédit à terme, que le compte de l’acheteur soit
suffisamment approvisionné ou pas. Afin de se prémunir contre le risque d’impayé au
moment du paiement de la lettre de crédit, la banque peut demander à son client de
constituer au préalable où graduellement jusqu’à l’échéance, la provision requise pour le
paiement de la lettre de crédit.

 Au-delà du risque de paiement la banque doit également s’assurer que la vérification des
documents est correctement faite avant tout paiement au risque de ne pas pouvoir se
retourner contre l’acheteur en cas de discordance non identifiée avant le paiement de la
lettre de crédit.

70
3.2.3. Les risques liés aux crédits documentaires

 Les SBLCs sont plus risquées que les lettres de crédit classiques pour les banques, dans la
mesure où elles ne contrôlent plus les flux commerciaux, de documents et de paiements
entre l’acheteur et le vendeur.

 Les lettres de crédit transférable et back to back sont risquées pour les banques de
l’importateur dans la mesure où il lui faut s’assurer de la parfaite corrélation entre les deux
lettres de crédit, le respect des engagements des uns étant liés au respect des engagements
des autres.

 Les lettres de crédit requièrent un suivi de près des différentes dates d’échéances et des
échanges avec les autres banques impliquées, notamment dans le cadre d’irrégularités
relevées ou de modifications des termes de la lettre de crédit.

 Les lettres de crédit étant comptabilisées en hors bilan, les engagements y afférents ne sont
pas automatiquement annulés lors de leur paiements par la banque. L’annulation de
l’écriture d’engagement doit généralement être faite manuellement et peut être oubliée, ce
qui parfois aboutit à des encours de lettres de crédit fictifs.

71
3.3. Les garanties à première demande

72
Sommaire – Les garanties à première demande

 3.3.1. Présentation

 3.3.2. Les risques liés aux garanties à première demande

73
3.3.1. Présentation

74
3.3.1. Présentation

 Les garanties à première demande sont des engagements par lesquels les banques
s’obligent, sur la base d’une obligation souscrite par un client, le donneur d’ordre, à payer à
première demande le bénéficiaire de la garantie.

 Elles peuvent être émises en faveur d’un fournisseur ou d’un client du client de la banque
dans le cadre de transactions locale ou internationale ou en faveur d’une banque confrère,
qui sur cette base mettra en place des financements pour le client.

 Les garanties à première demande peuvent être libellées en devises ou en monnaie locale.

 Les garanties à première demande sont des engagements autonomes, distincts des
conventions liant le donneur d’ordre au bénéficiaire.

 Elles sont matérialisées par des lettres d’engagements qui comportent notamment le nom du
donneur d’ordre, le nom du bénéficiaire, le montant maximum de la garantie la date
d’échéance.

 Les garanties sont assujetties à des commissions qui oscillent généralement entre 1% et 3%.

75
3.3.2. Les risques liés aux garanties à première
demande

76
3.3.2. Les risques liés aux garanties à première
demande

 Les garanties à première demande requièrent que les banques fassent une analyse préalable
de la capacité de paiement ou de la capacité d’exécution du client, dépendamment de la
nature du contrat liant le donneur d’ordre au bénéficiaire.

 Dans certains cas, les clients demandent que les garanties soient émises sans date
d’échéance précise, ce qui augmente le risque de crédit et rend difficile pour la banque la
sortie de l’engagement en l’absence de l’obtention d’une main levée.

 Les échéances des garanties à première demande émises par la banque doivent être suivies
de près afin que les annulations des engagements y afférents puissent être faits au fur et à
mesure et éviter une surévaluation du portefeuille de garanties.

77
3.4. Les garanties de financement de marchés

78
Sommaire – Les garanties de financement
de marchés

 3.4.1. Présentation

 3.4.2. Les risques liés aux garanties de financement de marchés

79
3.4.1. Présentation

80
3.4.1. Présentation

 Ces cautions sont émises dans le cadre des financements de marchés. Au moment de
l’appel d’offre, la banque émet une caution de soumission (généralement égale à 3 ou 5%
du montant du marché) dans laquelle elle garantit que le client pourra exécuter le marché
dans le cas où il serait adjudicataire et pourra émettre la caution de bonne fin requise dans
le cadre du marché.

 Lorsque le client est adjudicataire, la banque émet une caution de bonne exécution ou de
bonne fin (qui représente généralement 10% du montant du marché) qui garantit que le
client exécutera le marché conformément aux termes du marché.

 Elle émet également une caution d’avance de démarrage dans le cas où le marché en prévoit
une. La caution d’avance de démarrage (généralement égale à 25 ou 30% du montant du
marché) garantit le remboursement de l’avance au fur et à mesure de l’exécution des
travaux par le client.

81
3.4.1. Présentation

 A la fin des travaux, lors de la réception provisoire des travaux, la banque émet une caution
de retenue de garantie (généralement égale à 5% du montant du marché) qui garantit les
défauts qui pourraient être découverts entre la réception provisoire et la réception définitive.

 Les garanties sont assujetties à des commissions qui oscillent généralement entre 1% et 3%.

82
3.4.2. Les risques liés aux cautions de
financement de marchés

83
3.4.2. Les risques liés aux cautions de
financement de marchés

 Les cautions de marchés requièrent que la banque analyse de manière minutieuse le risque
de performance du client dans la mesure où elle peut être amenée à payer le maître
d’ouvrage des travaux dans le cas où le marché ne serait pas effectué en conformité avec les
termes du marché.

 La banque doit également s’assurer que le client a les moyens de financer le marché et si ce
n’est pas le cas, elle doit prévoir les lignes de financements directs requises pour éviter que
le client ne puisse finaliser le marché par défaut de moyens financiers.

 L’exécution des travaux par le client doit être suivie de près afin d’éviter les mauvaises
surprises.

 De manière générale, les cautions de marchés et les financements de marché en général


doivent être faits de manière globale, pour permettre à la banque de suivre correctement son
engagement.

84
3.4.2. Les risques liés aux cautions de
financement de marchés

 Dans certains cas, les clients demandent que les cautions soient émises sans date
d’échéance précise, ce qui augmente le risque de crédit et rend difficile pour la banque la
sortie de l’engagement en l’absence de l’obtention d’une main levée.

 Les échéances des cautions émises par la banque doivent être suivies de près afin que les
annulations des engagements y afférents puissent être faits au fur et à mesure et éviter une
surévaluation du portefeuille de cautions.

85
3.5. Les crédits d’enlèvement

86
Sommaire – Les crédits d’enlèvement

 3.5.1. Présentation

 3.5.2. Les risques liés aux crédits d’enlèvement

87
3.5.1. Présentation

88
3.5.1. Présentation

 Les crédits d’enlèvement permettent à un importateur d’enlever des marchandises à leur


arrivée sans en avoir au préalable payé les droits de douane.

 Les crédits d’enlèvement sont généralement utilisés par les transitaires et les clients ayant
une grosse activité d’importation et leur permettent de collecter les droits de douanes auprès
de leurs clients ou de vendre leurs marchandises avant de s’acquitter des droits de douane.

 L’engagement de la banque au titre des crédits d’enlèvement est matérialisé par une lettre
comportant un montant et une date d’échéance.

 Les crédits d’enlèvement sont généralement émis pour une année du 01 Janvier au 31
Décembre.

 Les crédits d’enlèvement sont assujettis à des commissions qui oscillent généralement
entre 1% et 3%.

89
3.5.2. Les risques liés aux crédits d’enlèvement

90
3.5.2. Les risques liés aux crédits d’enlèvement

 Les crédits d’enlèvement ne peuvent être annulés par la banque à leurs dates d’échéances
dans la mesure où, la douane bénéficiant généralement de prescription décadaire ou
trentenaire, peut faire appel à la caution échue jusqu’à 10 ou 30 ans après son échéance.

 La banque doit donc, pour éteindre son engagement, obtenir une main levée de la part de la
douane ou se voir retourner l’original de la caution. Elle doit à cet effet relancer
périodiquement le client, une fois la date d’échéance passée.

 Les crédits d’enlèvement requièrent que la banque fasse des diligences sur la capacité du
client à apurer se droits de douane dans les délais requis. La banque peut également faire
des vérifications périodiques auprès de la douane pour s’assurer de la liquidation régulière
des droits de douanes par le client, faute de quoi la banque peut être amenée à liquider les
droits de douane pour le compte de son client.

91
3.6. L’entrepôt fictif

92
Sommaire – L’entrepôt fictif

 3.6.1. Présentation

 3.6.2. Les risques liés à l’entrepôt fictif

93
3.6.1. Présentation

94
3.6.1. Présentation

 L’entrepôt fictif permet au client de sortir ses marchandises de la douane et de les


entreposer dans un lieu, qui bien qu’en dehors de la douane, est considéré comme étant sous
douane. Le client ne peut alors sortir les biens de l’entrepôt sous douane qu’après
liquidation des frais de douane correspondants.

 Le risque que le client sorte la marchandise sans s’être acquitté des droits de douanes est
couvert par l’engagement de la banque au titre de l’entrepôt fictif. La douane met
également généralement un dispositif de suivi des sorties des biens.

 L’entrepôt fictif est assujetti à des commissions qui oscillent généralement entre 1% et 3%.

95
3.6.2. Les risques liés à l’entrepôt fictif

96
3.6.2. Les risques liés à l’entrepôt fictif

 L’entrepôt fictif ne peut être annulé par la banque à sa date d’échéance dans la mesure où,
la douane bénéficiant généralement de prescription décadaire ou trentenaire, peut faire
appel à la caution échue jusqu’à 10 ou 30 ans après son échéance.

 La banque doit donc pour éteindre son engagement, obtenir une main levée de la part de la
douane ou se voir retourner l’original de la caution. Elle doit à cet effet relancer
périodiquement le client, une fois la date d’échéance passée.

 L’entrepôt fictif requiert donc que la banque soit confortable avec l’intégrité de son client
dans la mesure où si la douane, lors de ses contrôles périodiques se rendait compte de la
sortie de marchandises sans que les frais de douanes n’aient été payés par le client, elle se
retournerait vers la banque.

97
3.7. Les obligations cautionnées

98
Sommaire – Les obligations cautionnées

 3.7.1. Présentation

 3.7.2. Les risques liés aux obligations cautionnées

99
3.7.1. Présentation

100
3.7.1. Présentation

 Les obligations cautionnées communément appelées «OC » consistent pour la banque à


garantir les paiements différés d’obligations de TVA ou de douane d’un client.

 Elles sont matérialisées par l’apposition de la banque d’une signature sur le document
représentant l’obligation. Elles comportent une date d’échéance à compter de laquelle, les
impôts ou la douane peut les présenter pour paiement. La banque est alors obligée de payer,
que le client ait la provision sur son compte ou non.

 Les obligations cautionnées sont comptabilisées en hors bilan.

 Les obligations cautionnées sont assujetties à des commissions, généralement identiques à


celles appliquées aux garanties à première demande.

101
3.7.2. Les risques liés aux obligations
cautionnées

102
3.7.2. Les risques liés aux obligations cautionnées

 Tout comme les lettres de crédit, les OCs requièrent que la banque ait correctement analysé
la capacité de paiement de son client dans la mesure où elle est tenue de les payer à
présentation, que le client ait suffisamment de provision sur son compte ou non. Afin de se
prémunir contre le risque d’impayé au moment de la présentation des OCs, la banque peut
demander à son client de constituer au préalable où graduellement jusqu’à l’échéance, la
constitution de la provision.

 Il faut noter que bien qu’elles comportent des dates d’échéances, les obligations
cautionnées ne peuvent être annulées par la banque qu’une fois qu’elles ont été payées, que
la date d’échéance soit passée ou pas.

 Les obligations cautionnées étant comptabilisées en hors bilan, les engagements y afférents
ne sont pas automatiquement annulés lors de leur présentation et leur paiement par la
banque. L’annulation de l’écriture d’engagement doit être faite manuellement, ce qui
parfois aboutit à des encours d’OCs fictifs.

103
3.8. Les cautions d’impôts

104
Sommaire – Les cautions d’impôts

 3.8.1. Présentation

 3.8.2. Les risques liés aux cautions d’impôts

105
3.8.1. Présentation

106
3.8.1. Présentation

 Les cautions d’impôts représentent pour la banque l’engagement de payer les impôts en
lieu et place de son client dans le cas où celui si serait défaillant.

 Elles sont utilisées dans les cas des contestations d’impôt pour lesquelles des vérifications
sont en cours et visent à éviter au client de payer en attendant le résultat des vérifications.

 Les cautions d’impôts peuvent également être utilisées dans le cas où le client veut
bénéficier d’un crédit TVA.

 Elle couvre alors la période s’écoulant entre le paiement du crédit de TVA par les impôts et
la fin de la période vérification dont ceux ci disposent pour s’assurer de la réalité du crédit
de TVA payé.

 Les cautions d’impôts sont matérialisées sous la forme de lettres d’engagement indiquant
le montant à hauteur duquel la banque est engagée.

107
3.8.2. Les risques liés aux cautions d’impôts

108
3.8.2. Les risques liés aux cautions d’impôts

 Les cautions d’impôts ne peuvent être annulées par la banque à leurs dates d’échéances
dans mesure où, les impôts bénéficiant généralement de prescription décadaire, peuvent
peut faire appel à la caution échue jusqu’à 10 ans après son échéance.

 La banque doit donc pour éteindre son engagement, obtenir une main levée de la part des
impôts ou se voir retourner l’original de la caution. Elle doit à cet effet relancer
périodiquement le client, une fois la date d’échéance passée.

 Les cautions d’impôts requièrent que la banque fasse des diligences sur la capacité du client
à payer les montants éventuels réclamés par les impôts après vérifications, faute de quoi, la
banque peut être amenée à payer les impôts pour le compte de son client.

109
3.9. Les avals de traites

110
Sommaire – Les avals de traites

 3.9.1. Présentation

 3.9.2. Les risques liés aux avals de traites

111
3.9.1. Présentation

112
3.9.1. Présentation

 L’aval de traites consiste pour la banque à ajouter sa garantie de paiement en apposant sa


signature sur une traite ou effet de commerce.

 L’aval de traites obéit aux même règles que les obligations cautionnées, à ceci près que le
bénéficiaire n’est pas la douane mais un tiers.

 Dans le cadre du droit cambiaire, la banque est soumise aux mêmes obligations de paiement
que le tiré et le cédant.

 L’aval de traite est soumis à une commission qui oscille généralement entre 1% et 3%.

113
3.9.2. Les risques liés aux avals de traites

114
3.9.2. Les risques liés aux avals de traites

 Tout comme les lettres de crédit, les avals de traites requièrent que la banque ait
correctement analysé la capacité de paiement de son client dans la mesure où elle est tenue
de les payer à présentation, que le client ait suffisamment de provision sur son compte ou
non. Afin de se prémunir contre le risque d’impayé au moment de la présentation des traites
avalisées, la banque peut demander à son client de constituer au préalable où graduellement
jusqu’à l’échéance, la constitution de la provision.

 Les traites avalisées étant comptabilisées en hors bilan, les engagements y afférents ne sont
pas automatiquement annulés lors de leur présentation et leur paiements par la banque.
L’annulation de l’écriture d’engagement doit être faite manuellement, ce qui parfois aboutit
à des encours de traites avalisés fictifs.

115
4. Les produits de couverture de change

116
Sommaire – Les produits de couverture de change

 4.1. Introduction

 4.2. Le risque de contrepartie

 4.3. Les couvertures à terme ou forward

 4.4. Les options

117
4.1. Introduction

118
4.1. Introduction

 Les Produits de couverture de change visent à permettre au client de se prémunir contre


le risque de fluctuation du taux de change entre le moment où il entre dans une transaction
et le moment où il la dénoue.

119
4.2. Le risque de contrepartie

120
4.2. Le risque de contrepartie

 Le risque de contrepartie intervient dans les opérations de change que les banques réalisent,
généralement avec des confrères, afin de s’approvisionner en devises.

 C’est le risque que la banque ne puisse pas vérifier la livraison des devises par la contrepartie
avant qu’elle ne procède à la livraison de la sienne.

 Ce risque est généralement crée par les décalages horaires.

 Si elle a procédé à la livraison et que la contrepartie est défaillante, la banque perd la totalité du
montant de la transaction.

 Pour se prémunir contre ce risque la banque, si elle est en position de force par rapport à la
contrepartie, peut demander à ce que le paiement de la contrepartie soit effectif avant qu’elle n’ait
à faire le sien.

 Le risque de contrepartie peut également survenir lorsque, avant même que les livraisons de
devises ou fonds ne soient faite, la contrepartie se déclare en défaut et ne peut pas honorer son
engagement au titre du contrat, obligeant ainsi la banque à dénouer sa position sur le marché.

121
4.2. Le risque de contrepartie

 Dans ce cas, la banque ne perd pas la totalité du montant de la transaction dans la mesure
où elle n’a pas encore procédé à la livraison mais est exposée à un risque de change dans le
cas où le cours de la devise a évolué défavorablement entre le moment ou le contrat a été
conclu avec la contrepartie et le moment où elle doit dénouer sa position sur le marché.

 La conclusion de contrat de couverture de change requiert donc que la banque se soit


assurée de la capacité de la contrepartie à faire face à ses obligations à échéance.

122
4.3. Les couvertures à terme ou forward

123
4.3. Les couvertures à terme ou forward

 Les couvertures à terme sont des produits qui permettent au client de fixer aujourd’hui le
taux de change auquel il achètera des devises dans le futur, quelque soit les fluctuations de
taux de change qui pourront intervenir dans l’intervalle.

 Quand elle rentre dans se genre de transactions, la banque elle-même prend une position
inverse sur le marché.

 Le taux de change à terme est fixé par la banque en fonction de la volatilité et des
prévisions d’évolution du marché, en prenant en compte la marge de la banque. Plus le
marché est volatile et imprévisible et plus le forward coûte cher au client.

 Dans le cas des couvertures à terme, la banque est exposée aux risques de contrepartie
exposés ci-dessus.

124
4.4. Les options

125
4.4. Les options

 Les options représentent la possibilité pour un client d’acheter ou de vendre une devise à
un prix prédéterminé à l’avance dans le futur.

 Contrairement à ce qui est prévu dans le cas des forwards, le client n’est pas obligé
d’exécuter le contrat.

 Il ne la dénoue que si le marché a évolué de manière à ce que le taux garanti dans le contrat
d’option est plus favorable que celui prévalant sur le marché au moment où la transaction
sous jacente doit être dénouée.

 Dans ce cas, la banque n’est émise au risque de contrepartie que quand le client décide de
lever l’option.

 L’option est assujettie à une prime. Plus le marché est volatile et imprévisible et plus
l’option coûte cher au client.

126

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