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CD-DTU V2 - Edition 150 - Décembre 2007

Document : Règles BAEL 91 révisées 99 (DTU P18-702) (mars 1992) : Règles techniques de conception et de calcul des ouvrages et constructions
en béton armé suivant la méthode des états limites (Fascicule 62, titre 1 du CCTG Travaux section 1 : béton armé) + Amendement A1 (CSTB
février 2000 ISBN 2-86891-281-8)

Comme exemples d'actions accidentelles, on peut citer les séismes, explosions, incendies, chocs de véhicules ou bateaux sur les
appuis des ponts. Pour les séismes, il y a lieu actuellement de se reporter au DTU P 06-003 (Règles parasismiques 69
complétées en 1982).
A défaut de textes réglementaires, il appartient au marché de fixer les valeurs représentatives de ces actions.

A.3.2 calcul des sollicitations

Il est rappelé que les sollicitations sont les efforts (effort normal, effort tranchant) et les moments (moment de flexion, moment de
torsion) calculés à partir des actions par des méthodes appropriées.

Les calculs sont conduits suivant des méthodes scientifiques appuyées sur des données expérimentales.

A.3.2,1 règles générales


D'une façon générale les sollicitations sont calculées en utilisant pour la structure un modèle élastique et linéaire (*). On emploie
les procédés de la Résistance des Matériaux dans la mesure où la forme des pièces le permet (**).

* Le modèle élastique et linéaire est cependant insuffisant pour certaines justifications ; il s'agit notamment de l'état limite ultime de
stabilité de forme ( voir art. A.4.4 ). De plus, il ne permet pas de bien rendre compte de certains phénomènes, par exemple pour le
calcul des déformations et de la fissuration, ainsi que pour le comportement sous les actions accidentelles.
L'attention est d'autre part attirée sur les redistributions d'efforts susceptibles de se produire ( voir art A.3.2,4 ).
** Lorsque les procédés de la Résistance des Matériaux ne sont pas applicables et dans la mesure où le présent texte ne donne
aucune indication précise on peut :
• soit adopter les schémas se rapprochant de structures connues, méthode applicable dans des cas simples et faisant appel au
bon sens et à l'expérience du projeteur ;
• soit avoir recours à des modèles de calcul plus élaborés ;
• soit procéder à une expérimentation probante sur modèle réduit, méthode applicable dans le cas de pièces comportant des
formes particulièrement complexes. Des indications à ce sujet sont données en A.8.5, 1 .

On peut cependant apporter au calcul les simplifications indiquées en A.3.2,2 .


Pour la détermination des inconnues hyperstatiques de toute nature, les calculs sont conduits à partir des sections brutes, c'est-à-
dire sans déduction des vides qui peuvent être réservés dans certaines sections. D'autre part, la largeur de hourdis à prendre en
compte de chaque côté d'une nervure de poutre en Té (ou double Té) à partir de son parement, est limitée par la plus restrictive
des conditions ci-après :
• on ne doit pas attribuer la même zone de hourdis à deux nervures différentes ;
• la largeur en cause ne doit pas dépasser notablement le dixième de la portée d'une travée.

A.3.2,2 simplifications admises

A.3.2,21
Lorsque les inconnues hyperstatiques ne dépendent pas de la valeur du module d'élasticité, il est loisible d'introduire (dans les
équations qui servent à leur détermination) les constantes mécaniques (aires et moments d'inertie par exemple) calculées sur les
sections du béton seul des pièces supposées non fissurées et abstraction faite de leurs armatures ; cette approximation n'est
cependant valable que dans la mesure où les rapports des déformabilités des différentes pièces composant la structure ne sont
pas fondamentalement changés.

Cette simplification est généralement admise pour une poutre continue sur appuis invariables. L'attention est cependant attirée sur
le fait que la fissuration peut modifier de façon très sensible la déformabilité de certaines pièces. Par exemple, la déformabilité d'un
tirant peut être voisine de celle des aciers nus.

A.3.2,22
Les sollicitations dites du second ordre peuvent souvent être négligées, sauf lorsqu'il s'agit de vérifier l'état limite ultime de stabilité
de forme ( art. A.4.4 ).

Il est en outre rappelé que, moyennant certaines conditions (définies en A.4.3,5), les sollicitations du second ordre sont prises en
compte forfaitairement.

17/11/2008  2007 CSTB - Imprimé par : Page 17 sur 221

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