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SOMMAIRE

DEDICACE…………………………………………………………………………………………………………………………………………..2
REMERCIEMENTS……………………………………………………………………………………………………………………………….3
LISTE DES TABLEAUX, SCHEMAS ET FIGURES……………………………………………………………….……………..………4
SIGLES ET ABBREVIATIONS………………………………………………………………………………………………………….………5
AVANT PROPOS………………………………………………………………………………………………………………………………….6
INTRODUCTION GENERALE…………………………………………………………………………………………………………………7
PARTIE I : CADRE THEORIQUE ET METHODOLOGIQUE. …………………………………………………………………….10
CHAPITRE 1 : CADRE THEORIQUE……………………………………………………………………………………………………..11
Section 1 : Cadre contextuel………………………………………………………………………………………….…………..….…11
Section 2 : Revue de littérature………………………………………………………………………………………………………..12
CHAPITRE 2 : CADRE METHODOLOGIQUE ET CONCEPTUEL………………………………………………………………17
Section 1 : Cadre conceptuel…………………………………………………………………………………………………………….17
Section 2 : Cadre méthodologique……………………………………………………………………………………….…………..22
PARTIE II : ETUDE EMPIRIQUE………………………………………………………………………………………………………..…27
CHAPITRE 3 : PRESENTATION DE LA STRUCTURE D’ACCUEIL ET DU DISPOSITIF DE FINANCEMENT DES
PME AU SEIN DE NSIA-BANQUE………………………………………………………………………………………….……….……28
Section 1 : Présentation de la structure d’accueil………………………………………………………………………..……28
Section 2 : Présentation du dispositif de financement des PME au sein de NSIA-BANQUE CI………...…32
CHAPITRE 4 : EVALUATION DU DISPOSITIF DE FINANCEMENT DES PME AU SEIN DE NSIA-BANQUE…52
Section 1 : Faiblesses………………………………………………………………………………………………………………………..52
Section 2 : Recommandations………………………………………………………………………………….…………….………..54
CONCLUSION GENERALE…………………………………………………………………………………………………………………..57
Bibliographie…………………………………………………………………………………………………………………………………….59
Webographie……………………………………………………………………………………………………………………………………60
Annexes……………………………………………………………………………………………………………………………………………61

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CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 1

Ce mémoire est dédié

A mon DIEU haut élevé,

A mes défunts parents,

A mes frères et sœurs,

Ainsi qu’à tous ceux qui me sont chers.

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REMERCIEMENTS


Il serait difficile d’établir la liste exhaustive de toutes les personnes qui ont contribué de
diverses manières à la réalisation de ce présent mémoire. Que chacune d'elles reçoivent ici le
témoignage de notre profonde gratitude. Nos remerciements particuliers vont respectivement
à l’entreprise qui nous a accueillis pour notre stage, notamment:

§ M. Jean Kacou DIAGOU, PCA de la NSIA-BANQUE;


§ M. BOA YVES, Directeur de la clientèle Entreprise pour ses précieux conseils;
§ M. ATTA JONAS, Chef de département des PME-PMI et M. Koné Yaya, Chef de
département DFS pour nous avoir permis d’effectuer ce stage sous leur tutelle;
§ M. DOGBA HERMANN, Chargé d’Affaires DFS pour sa disponibilité et son aide
pour la rédaction de notre mémoire ;
§ Mme ATTIE BILE et Mr KONE ISMAEL, gestionnaires PME au sein de la NSIA-
BANQUE CI pour leurs conseils avisés ;
§ M. ERIC NIALE et M.FRANCK DIAGOU, gestionnaires PME au sein de la NSIA-
BANQUE CI pour leur disponibilité et leur aide ;

A nos chers professeurs d’université PIGIER CI notre institution académique et


l’ensemble de son personnel qui n’ont ménagé aucun effort pour nous inculquer les notions
théoriques de la filière financière et les spécificités et règles qui régissent le fonctionnement
des établissements financiers, notamment la banque. Nous voudrions donc traduire à nos
illustres encadreurs pédagogiques notre reconnaissance infinie pour l’enseignement qu’ils
nous dispensent. Nous pensions surtout à M. le Professeur KONATE Issiaka, Directeur de
notre mémoire.

A vous tous, professionnels et enseignants, nous prions le Tout-puissant afin qu’il vous
bénisse pour votre dévouement et l’abnégation dont vous faites preuve dans l’exercice votre
délicate et indispensable mission de formation dont nous en sommes bénéficiaire.

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LISTE DES TABLEAUX, SCHEMAS ET FIGURES


Schéma 1 : Capital social des banques de Côte d’Ivoire au 31/12/2015 page 14

Tableau 1
: Nombre de guichets et de DAB/GAB des banques de Côte page 16
d’Ivoire
Tableau 2 : récapitulatif des enquêtes page 42

Graphique 1 : répartition des taux d’influence en fonction des variables
page 43

Graphique 2 : répartition des taux d’influence en fonction du type de crédit
page 43

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SIGLES ET ABBREVIATIONS

APBEF-CI : Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers


de Côte D’Ivoire.
BAD : Banque Africaine de Développement
BCEAO : Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
BFR : Besoin en Fonds de Roulement
BIAO : Banque Internationale de l’Afrique de l’Ouest.
CAE : Chargé d’Affaires Entreprises
CAF : Capacité d’Autofinancement.
CAT : Compte A Terme
CCCA : Comité de Crédit du Conseil d’Administration
CCDG : Comité de Crédit de la Direction Générale
CLT : Crédit Long Terme
CMT : Crédit Moyen Terme
CR2 : Compte Rendu 2
DAB : Distributeur Automatique de Billets.
DAT : Dépôt A Terme
DCE : Direction de la Clientèle Entreprises
DGI : Direction Générale des Impôts
DJR : Direction Juridique et Recouvrement
DRC : Direction des Risque et du Crédit
FAG : Fonds Africain de Développement
FIDEN : Fonds Ivoirien pour le Développement Entreprises Nationales
FIPME : Fédération Ivoirienne des Petites et Moyennes Entreprises.
FR : Fonds de Roulement
GAB : Guichet Automatique de Banque
INIE : Institut National Ivoirien de l’Entreprise
IPS-CNPS : Institut de Prévoyance Social-Caisse Nationale de Prévoyance Sociale
Md : Milliard
NSIA : Nouvelle Société Ivoirienne d’Assurance
NTIC : Nouvelles Technologies de l’Information et de la Télécommunication
PIB : Produit Intérieur Brut
PME : Petite et Moyenne Entreprise
PNB : Produit Net Bancaire.
PP : Programs Product
SIG : Soldes Intermédiaires de Gestion
TBB : Taux de Base Bancaire
TVA : Taxe sur Valeur Ajoutée
UEMOA : Union Economique Monétaire Ouest Africain

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AVANT PROPOS

Pigier Côte d'Ivoire, situé au cœur du Plateau à Abidjan, est l'un des premiers établissements
du réseau international qui forme et encadre les étudiants aussi bien que les travailleurs. Cet
établissement de renommer existe depuis 1956 en Côte d'Ivoire et a plus de 150 années
d'existence dans le monde. Le groupe Pigier forme des étudiants dans différents domaines
notamment :
- Finance et Comptabilité
Pour la maîtrise des techniques de gestion comptable et financière de l'entreprise.
- Administration et Commerce
Cette formation permet la maîtrise des techniques de gestion des entreprises.
- Systèmes Informatiques et Télécommunication
L’objectif de cette formation est la maîtrise des systèmes informatiques et
de télécommunication en entreprise.
Notre étude se classe dans la filière économie, spécialité de la Finance et Comptabilité
, qui forme des spécialistes dans les domaines de la finance des entreprises et des banques.

Elle intervient dans le cadre de notre Master d’étude spécialisée au sein de PIGIER CI.
Conformément à la tradition universitaire et avec l’accord et le soutien de nos professeurs,
nous avons sollicité et obtenu

L’opportunité d’effectuer un stage professionnel de trois (3) mois (octobre 2016 à


décembre 2016) à la Nouvelle Société Ivoirienne d’Assurance de banque en Côte d’Ivoire
(NSIA - BANQUE CI).

Ce stage répond à un double objectif. Il vise en tout premier lieu un but pédagogique.
Car, tout en nous mettant en situation réelle de vie professionnelle, ce stage donne l’occasion
de compléter la formation théorique reçue tout au long du cursus académique et nous permet
de rédiger un mémoire qui fera l’objet d’une soutenance en vue de l’obtention du diplôme de
Master. L’autre intérêt est que le stage amène le stagiaire à mettre à la disposition de
l’établissement financier où il fait son stage, une étude sur une thématique relative à son
développement.

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INTRODUCTION GENERALE

Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) forment l'armature de la plupart des économies et
en sont une source essentielle de croissance économique, de dynamisme et de flexibilité aussi
bien dans les pays industrialisés que dans les pays en développement comme la Côte d’Ivoire.
Les PME sont les principales sources de création de richesses et d’emplois. Selon des
observations récentes1, les PME génèrent plus de 55% du PIB et plus de 65% du nombre total
d’emplois dans les pays à revenu élevé, plus de 60% du PIB et plus de 70% du nombre total
d’emplois dans les pays à faible revenu, et plus de 95% du nombre total d’emplois et environ
70% du PIB dans les pays à revenu intermédiaire. En Afrique, les petites et moyennes
entreprises (PME) représentent plus de 90% 2de l'ensemble des entreprises. Cependant, selon
les enquêtes menées par la Banque Mondiale, la majorité des PME africaines considèrent
l'accès au financement comme un frein majeur au développement de leurs activités. De même,
plusieurs études (Banque Mondiale, 2006; Africapractice, 2005; FMI, 2004; E) montrent que
les difficultés d'accès au financement constituent le premier obstacle au développement des
PME africaines, assez loin devant les problèmes de corruption, de déficience des
infrastructures ou de fiscalité abusive. Malgré l'intérêt affiché par le gouvernement, les PME
éprouvent encore des difficultés au niveau de leur croissance et de leur développement. Ces
difficultés sont depuis longtemps un enjeu majeur étant donné que le manque de capitaux
demeure la problématique dans plusieurs pays, en l'occurrence en Côte d’ivoire. Pour la
plupart des établissements financiers bancaires (dont la NSIA-BANQUE CI), le problème de
financement diffère selon qu’il s’agisse des grandes entreprises ou des PME. Etant donné
qu’au préalable, un financement n’est accordé qu’après une étude de la santé financière de
l’entreprise, celui des grandes entreprises ne constitue pas un véritable danger pour les
banques. Ces entreprises sont même qualifiées d’entreprise de bonne signature. La
problématique du financement bancaire peut apparaître comme un sujet à controverse entre
les acteurs du système financier : d'une part, les dirigeants d'entreprise qui se plaignent des
conditions rigides des banques, et d'autre part, les banques qui évoquent des insuffisances
internes aux entreprises en exigeant d'elles l'affectation de biens en garantie non toujours
détenus.
Fort de ce constat, l'on est amené à se demander : Pourquoi est-il difficile pour les
établissements financiers bancaires (notamment la NSIA-BANQUE CI) de financer certaines
PME ?

De cette question principale, découlent les questions spécifiques suivantes :

- la question de la garantie peut-elle être mise en exergue pour expliquer le problème de


financement ?

- Quelles sont les autres facteurs qui contraignent le financement des PME?


1
Tiré du discours du Ministre Jean-Louis BILLON sur le « rôle des PME dans l’économie ivoirienne » du 28 mars
2013
2
Tiré de la Revue « capital social et accès des PME au crédit bancaire : cas du Cameroun » de Henri WABA page
53
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Notre analyse doit donc répondre aux diverses interrogations suscitées par la problématique.
L'étude que nous menons a donc pour objectif principal de faire ressortir les facteurs clés
contraignant le financement des PME par les établissements financiers bancaires, mais plus
spécifiquement au sein de la NSIA BANQUE-CI.

Pour atteindre cet objectif, nous nous fixons les sous-objectifs spécifiques suivants :

- analyser les facteurs prédominants dans le financement des PME;

- présenter les autres facteurs contraignant le financement des PME par la banque.

Nous aurons aussi à expliquer le processus de financement des PME par les banques et
amener les PME à maîtriser les critères et conditions d’octroi de crédit bancaire. Ensuite, nous
aurons à ficher les différents types de financement proposés aux PME. Enfin, nous
montrerons les limites du modèle utilisée et ferons des propositions de solutions.

Face à ces objectifs, nous basons notre travail sur les hypothèses suivantes :

H1 : le problème du financement est fonction essentiellement du niveau de risque et de la


garantie ;

H2 : le problème du financement est fonction essentiellement du mode de gouvernance et du


tiré (grande entreprise avec laquelle la PME traite).

Les autres préoccupations que nous aborderons dans ce travail tournent essentiellement autour
des questions ci-après : quels sont les critères d’éligibilité au financement pour une PME?
Quels sont les types de financement proposés? Et trouver des solutions pouvant améliorer
l’accès au crédit aux PME?

La méthodologie que nous adoptons, s'articule en trois (3) principaux :

Dans un premier temps, nous avons procédé à la revue documentaire et à des entretiens : il
s'agit pour nous de collecter et d'exploiter la littérature économique existante (les
publications) en matière de réglementation et de pratique de financement par les banques ;

Dans un deuxième temps, nous avons étudié les types de financement proposés aux PME et le
modèle d'aide à la décision en matière de crédit utilisé par la NSIA BANQUE ce qui nous a
permis de relever les limites du modèle, enfin, nous avons étudié les limites et proposer des
solutions.

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Notre travail s’articule en deux (2) grandes parties.
Dans une première partie, nous présentons le cadre théorique et contextuel (chapitre I) et le
dispositif de financement d’une PME par une banque (chapitre II).
Dans une seconde partie, nous présentons la structure d’accueil et la description du processus
de financement des PME au sein de NSIA-BANQUE (chapitre III) et les forces, faiblesses et
les solutions au financement des PME (chapitre IV).


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PARTIE 1 :

CADRE THEORIQUE ET METHODOLOGIQUE


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CHAPITRE 1 : CADRE THEORIQUE

• SECTION 1: CADRE CONTEXTUEL

Acteurs importants de l’économie ivoirienne en termes de création d’emplois, les PME


pourraient l’être davantage si elles parvenaient à trouver de meilleures conditions de
développement qui auraient permis à certaines d’entre elles de se constituer en leaders
régionaux. Il serait pertinent de dire que le développement de ces PME est un véritable moyen
de lutte contre la pauvreté et donc une solution aux problèmes de croissance de la Côte
d’Ivoire.

Cependant, cette assertion ne peut se vérifier dans toute sa dimension. Car, les banques
ivoiriennes sont réticentes lorsqu’il s’agit de financer de nouvelles entreprises de petite taille
ou de l’expansion des activités des entreprises existantes. Une telle réflexion est souvent tenue
lorsqu’on interroge les entrepreneurs ou les patrons des PME. En effet, selon les statistiques
fournies par la Fédération Ivoiriennes des Petites et Moyennes Entreprises (FIPME) sur 1.000
créations de PME en 2009, seules 17% ont bénéficié d'un concours bancaire. On comprend
donc que les entreprises rencontrent beaucoup de difficultés qui empêchent leur
développement. C'est dans ce cadre que s'inscrit la présente étude dont le thème est
«Problématique du financement bancaire des PME: Cas de NSIA – BANQUE CI ».

Ainsi, avons-nous décidé d'orienter notre étude sur les établissements financiers bancaires,
notamment leurs rapports avec les PME en termes de financement de leurs activités en vue de
contribuer au développement de ce secteur.

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• SECTION 2 : REVUE DE LITTERATURE

Les banques jouent un rôle économique très important. Elles contribuent à orienter l'argent de
ceux qui en ont momentanément trop (agents à capacité de financement) vers ceux qui en ont
besoin et présentent des garanties suffisantes (agents à besoin de financement). Elles ont un
grand rôle dans la sélection des projets en fonction de leurs perspectives économiques. Leur
rôle peut être comparé à celui du cœur dans le corps humain qui distribue le sang riche en
oxygène vers les organes qui en ont besoin.
Les banques sont appelées à constituer des ressources (épargne) pour les prêter à des tiers.
Ainsi, l’une des missions de la banque est de faciliter la croissance économique et améliorer
le niveau de vie des ménages à travers la mise à disposition de ressources nécessaires pour la
création d’activités génératrices de revenus. La seconde mission des banques est de faciliter
les échanges financiers par la création de plusieurs moyens de paiement tels que les cartes
magnétiques, les chèques, etc.

La troisième mission est celle de régulateur de l’économie. En effet, en cas d’inflation ou de


déflation, la BCEAO veille à ce que les banques se braquent sur un certain taux d’intérêt.

Le crédit est l'opération par laquelle un établissement de crédit met, sous certaines conditions,
des ressources financières à la disposition d'un agent économique moyennant des intérêts et
commissions.

L’opération de crédit des banques se fait en fonction de l’emprunteur. Ainsi, les banques
distinguent les clients particuliers et les clients entreprises. Dans le cadre de notre mémoire,
nous nous pencherons exclusivement sur les opérations de crédit aux clients entreprises.
A ce titre, l'économie ivoirienne peut compter sur le crédit bancaire pour poursuivre la
consolidation et la diversification de son système productif.

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La Côte d’Ivoire possède le paysage bancaire le plus prolifique d’Afrique de l’ouest et du


centre. 26 banques et institutions financières y exercent une activité. Le pays dispose de 626
agences d’établissements bancaires et financiers (dont 55% se situent à Abidjan, la capitale
économique) et 899 distributeurs automatiques de billets et guichets automatiques de banques
(DAB/GAB).
Quelles sont les banques en activité en Côte d’Ivoire ? Quel est leur capital et qui en sont les
actionnaires ? Quelle est leur représentativité à travers le territoire ivoirien ?

Des 26 banques agréées en Côte d’Ivoire, la filiale locale d’Orabank est la plus capitalisée.
Pour financer son développement, 37.4 milliards FCFA ont été apportés par ses 3 actionnaires
que sont Oran group, la Banque ouest africaine de développement (BOAD) et les Etats
membres de l’Union monétaire Ouest africaine (UMOA). Cependant malgré cet apport
capitalistique, la filiale ivoirienne d’Orabank est loin d’être le pilier du groupe auquel elle
appartient. Son PNB* d’environ 4 milliards FCFA reste anecdotique par rapport aux 94
milliards de PNB d’Oragroup en 2015.
Avec 35 milliards FCFA de capital social, la Caisse nationale des caisses d’épargne (CNCE)
est l’une des 3 banques en activité dont l’Etat de Côte d’Ivoire est l’unique actionnaire avec la
Banque nationale d’investissement (20.5 milliards FCFA de capital) et Versus Bank (3
milliards FCFA de capital).
La CNCE se distingue cependant des 2 autres puisqu’au 31 décembre 2015 elle était
l’établissement bancaire possédant le réseau le plus étendu en Côte d’Ivoire. En effet la
CNCE possédait à cette date 127 guichets physiques à travers le pays (25 à Abidjan et 102 en
province) soit 20% du nombre de guichets ouverts en Côte d’Ivoire. Elle possédait par ailleurs
103 GAB/DAB ce qui la plaçait au 4e rang juste derrière Eco Bank CI, la Société générale des
banques de Côte d’Ivoire (113 GAB/DAB) et NSIA banque (111 GAB/DAB).
Ses 102 agences dans les régions de Côte d’Ivoire font d’elle la banque la mieux implanté en
province.

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En activité dans le pays depuis 1989, EcoBank Côte d’Ivoire dispose aujourd’hui d’un capital
social de 21.9 milliards FCFA, de 52 agences et de 151 DAB/GAB (le réseau de DAB le plus
étendu du pays). Certes, le bénéfice net du groupe Ecobank en Afrique de l’Ouest
francophone a baissé de 29 millions USD en 2015 par rapport à l’exercice précédent pour
s’établir à 89 millions USD, mais il faut cependant constater que la filiale ivoirienne du
groupe est celle qui opère sur le marché le plus large et le plus prometteur de la région et
dispose de fondamentaux parmi les plus solides.

Capital social des banques de Côte d’Ivoire au 31/12/2015

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Manifestation de la volonté du groupe NSIA, opérant historiquement dans les assurances, de
devenir un banc assureur sur le modèle des grands groupes financiers occidentaux, NSIA
Banque Côte d’Ivoire (ex BIAO) continue de progresser. Avec NSIA Banque Guinée, elle a
vu son PNB progresser de 9 milliards FCFA entre les exercices 2014 et 2015. Au 31
décembre 2015 elle disposait d’un capital social de 20 milliards FCFA, de 71 agences à
travers le pays (40 à Abidjan et 31 en provinces) et de 111 DAB/GAB.

Les françaises BICICI (filiale du groupe BNP Paribas) et SGBCI (filiale du groupe Société
générale) ont un capital social qui avoisine respectivement 17 et 16 milliards FCFA.
Bénéficiant d’une implantation historique dans le pays, elles disposent d’un réseau de 44 et 69
agences situées très majoritairement à Abidjan. Leur total du bilan** respectif approche les
600 milliards FCFA pour la BICICI et dépasse les 1 000 milliards FCFA pour la SGBCI.

Quant à la Banque Atlantique, elle dispose d’un capital de 14.96 milliards FCFA et son réseau
compte 66 agences et 71 DAB/GAB. La Banque Sahélo-Saharienne pour le commerce
(BSIC), établissement bancaire à capitaux libyens, a un capital de 13.7 milliards FCFA et
compte 16 agences et 18 GAB/DAB.

Sept (7) banques en activité en Côte d’Ivoire disposent d’un capital d’environ 10 milliards
FCFA. Il s’agit de Coris Bank, la sud-africaine Standard Chartered, la Société ivoirienne des
banques, Guaranty Trust Bank CI, la gabonaise BGFIBank CI (en phase de lancement),
Citibank et la Diamond Bank CI.

UBA, Afriland First Bank et BOA CI ont respectivement un capital social de 9.12 ; 8.8 et 8.2
milliards FCFA.

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Tableau 1 : Nombre de guichets et de DAB/GAB des banques de Côte d’Ivoire

Nombre de guichets et de DAB/GAB des banques de Côte d’Ivoire (cliquer pour agrandir)


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CHAPITRE 2 : CADRE METHODOLOGIQUE ET CONCEPTUEL
• SECTION 1 : CADRE CONCEPTUEL

Ces dernières années, le marché bancaire ivoirien a connu un développement rapide et surtout
un accroissement numérique. Et pour survivre de cette compétition féroce, les banques
rivalisent d’ardeur et d’ingéniosité : ouverture d’agences ou de Distributeurs Automatique de
Billets (DAB) ou Guichet Automatique de Banque (GAB) parfois même dans les endroits les
plus reculés, foires aux crédits, communication intense ; en somme, toutes les opportunités
sont bonnes pour séduire les usagers. Alors à mi-parcours de ce déploiement massif des
banques, quel est l’état des lieux en termes de performance et de financement de l’économie?

Avant de faire l’état des lieux du système bancaire ivoirien, nous allons d’abord définir la
banque, donner son rôle et ses missions dans le fonctionnement de l’économie.

I- Définition et rôles des banques


1- Les différentes banques et leurs rôles
La banque est un organisme financier qui concentre des moyens de paiements, assure la
distribution du crédit, le change et l'émission de billets de banque.

Dans une définition un peu plus juridique, on peut définir la banque12(*) comme étant un
établissement de crédit. Elle est habilitée à recevoir du public des fonds à vue ou à moins de
deux (2) ans de terme et à effectuer toutes les opérations de banque.

La banque remplit de nombreux rôles à l'égard de sa clientèle à savoir :

· Le service de caisse, qui recouvre tous les services matériels que les banques offrent à leur
clientèle ;

· L’octroi de crédits pour la trésorerie (court terme) et les investissements (moyen et long
terme) ;

· Les opérations de change et le financement des opérations avec l'étranger.

Le milieu bancaire est constitué de plusieurs catégories de banques à savoir :

La banque centrale : elle a pour rôle de réglementer et superviser les opérations des
différentes banques, en veillant notamment sur leur solvabilité à l’égard des déposants. En
particulier, elle a pour rôle de superviser la production de monnaie par ces banques et d’en
réguler l’usage par le biais de taux d’intérêts directeurs ;

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Les banques d’investissement : elles travaillent essentiellement sur les marchés financiers ;

Les banques de dépôt (commercial Banks) : ces dernières travaillent avec leurs clients qui
sont essentiellement des particuliers, professionnels ou entreprises, reçoivent des dépôts et
accordent des prêts.

2- Organisation et fonctionnement du système bancaire ivoirien

L'ensemble des banques de la Côte d'Ivoire, chapeauté par la Banque Centrale forme le
« système bancaire ivoirien ». On y distingue différents types de banque selon leur fonction
(banques de dépôts, banques d'investissements, etc.). La Côte d'Ivoire, pays membre de
l'Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA), a pour Banque Centrale la BCEAO. C'est un
établissement public international dont le siège est fixé à Dakar. Il a pour rôle:

- de réglementer et superviser les opérations des différentes banques, en veillant


notamment à leur solvabilité vis à vis des déposants ;

- et en particulier de superviser la production de monnaie par ces banques, et d'en


réguler l'usage via les « taux d'intérêt directeurs ». La théorie économique y voit un
moyen de réguler la croissance, via l'incitation à l'épargne ou à la consommation, et
d'agir sur l'inflation.

II- L’octroi du crédit bancaire

Le financement des secteurs économiques par les banques se matérialise à travers l'octroi de
crédit. Il existe en pratique plusieurs types de crédit.
Le crédit est un acte de confiance se traduisant par un prêt en nature ou en espèces consenti en
contrepartie d'une promesse de remboursement dans un délai généralement convenu à
l'avance.

1- Différents types de crédit

a) Les crédits à court terme

Ce sont des crédits dont la durée est inférieure à trois (3) mois, cela peut aller jusqu'à deux (2)
ans, mais il perd la possibilité du réescompte sauf autorisation préalable de la Banque
Centrale. Ce type de crédit est généralement consenti par des banques de dépôts. Peuvent
rentrer dans cette catégorie :

Les bons du Trésor ;

Les engagements par signature (aval, caution, acceptation) ;


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Les crédits par caisse (escompte, avance en compte courant, facilité de caisse ou découverts) ;

Les crédits de campagne.

b) Les crédits à moyen terme

La durée de ces crédits varie de deux (2) à cinq (5) ou sept (7) ans et sont destinés au
financement des investissements. Ils peuvent être mobilisés moyennant certaines garanties.
Rentrent dans cette catégorie :

· Les crédits d'équipements destinés à financer un investissement ;

· Les crédits d'exploitation qui sont des crédits de mobilisation d'une créance commerciale.

c) Les crédits à long terme

La durée de ces crédits est généralement supérieure à sept (7) ans. Les différentes opérations
de cette catégorie sont :

· Le financement d'investissements ;

· La mobilisation des créances commerciales détenues sur l'étranger

2- Le risque de crédit

Le risque est un phénomène aléatoire correspondant à une situation où le futur n'est prévisible
qu'avec des probabilités. On l'oppose à l'incertitude qui correspond à un futur totalement
imprévisible et à la certitude qui permet une prédiction, c'est-à-dire une prévision affectée
d'une probabilité égale à un (1). Il existe deux (2) sortes de risques de crédit que sont le
« risque de non remboursement » et le « risque d'illiquidité ».

a) Les différents types de risques

Le risque de non remboursement ou d'insolvabilité

Ce risque est appelé « risque de non-paiement » ou « risque de non remboursement partiel ou


total ». Il est inhérent à toute opération de crédit et le banquier doit nécessairement l'évaluer
avant de décider d'accorder un crédit en matière d'investissement.

Le risque d'il liquidité ou risque de retard


Ce risque intervient lorsque le débiteur ne peut respecter ses engagements à l'échéance
convenue. Pour se couvrir, le banquier doit faire face à ses propres échéances et par

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conséquent compter sur des rentrées de fonds pour équilibrer sa trésorerie. Il peut assortir son
contrat de prêt ou de crédit de garanties destinées à le protéger en cas de défaillance du
demandeur.

Quelles sont donc les sûretés exigées par les banques en matière de financement ?

b) Les garanties exigées par les banques

La garantie est synonyme de sûreté accordée au créancier pour le recouvrement de sa créance.


Pour améliorer la sécurité de ses engagements et surtout pour se couvrir du risque de non
remboursement, le banquier recueille un certain nombre de garanties. On distingue deux (2)
types de sûretés que sont : la « sûreté réelle » et la « sûreté personnelle ».

b.1) Les garanties réelles

La garantie réelle est un engagement d'une entreprise mise à la disposition de sa banque sous
forme d'un bien mobilier ou immobilier. On distingue deux (2) formes de garanties réelles que
sont : « le nantissement » et « l'hypothèque ».

Le nantissement

Il y a nantissement lorsque le débiteur remet, par contrat, un bien mobilier ou immobilier


entre les mains de son créancier et ceci pour garantir le payement de sa dette. Peuvent être
nantis, sans dépossession du débiteur :

Ø les droits d'associés et valeurs mobilières ;

Ø le fonds de commerce ;

Ø le matériel professionnel ;

Ø les véhicules automobiles ;

Ø les stocks de matières premières et de marchandises.

L'hypothèque18

C'est un droit que possède un créancier sur un bien immobilier de son débiteur et qui, si la
dette n'est pas levée à l'échéance et sans le rendre propriétaire, l'autorise à vendre, ou faire
vendre, ledit bien et de se payer prioritairement aux autres créanciers du débiteur.

PROBLEMATIQUE DU FINANCEMENT BANCAIRE DES PME


CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 20


b.2) Les garanties personnelles

Appelées aussi « sûretés personnelles », ces garanties sont constituées par l'engagement d'une
ou de plusieurs personnes de rembourser le créancier en cas de défaillance du débiteur
principal. Ces garanties se présentent sous les formes de « cautionnement », de « l'aval » et de
« gage »

Le cautionnement19(*)

On parle de « cautionnement » lorsqu'une somme d'argent ou une valeur est déposée en


garantie d'une obligation contractive.

L'aval20(*)

En matière financière, l'aval est un engagement écrit pris par l'avaliseur ou avaliste (donneur
de l'aval) de payer tout ou partie du montant d'un effet de commerce, en cas de défaillance
d'un des signataires.

Le gage21(*)

Le gage est un contrat par lequel un débiteur remet un objet mobilier qui lui appartient entre
les mains de son créancier, en garantie du paiement de la dette. Par extension, l'objet remis
constitue un gage. Lorsque l'objet est immobilier, on parle d'antichrèse.

* 17 _ Christian BANLIAT, Idir CHERIEF and all « Lexique de gestion », 6ème édition DALLOZ, Paris, 2003,
page 260.

* 18
_
Christian BANLIAT, Idir CHERIEF and all « Lexique de gestion », 6ème édition DALLOZ, Paris, 2003, page
277.

* 19
_
Christian BANLIAT, Idir CHERIEF and all « Lexique de gestion », 6ème édition DALLOZ, Paris, 2003, page
78.

* 20
_
Christian BANLIAT, Idir CHERIEF and all « Lexique de gestion », 6ème édition DALLOZ, Paris, 2003, page
48.

* 21
_
Christian BANLIAT, Idir CHERIEF and all « Lexique de gestion », 6ème édition DALLOZ

PROBLEMATIQUE DU FINANCEMENT BANCAIRE DES PME


CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 21


• SECTION 2 : CADRE METHODOLOGIQUE
I- Les PME et leur financement par les banques

1- Définition et besoins des PME

a) Définition des PME

En Côte d’Ivoire, on entend par PME, selon le décret 2012-05 du 11 janvier 2012, toute
entreprise qui emploie moins de 200 personnes en permanence, avec un chiffre d’affaires
annuel inférieur ou égal à (un) 1 milliard FCFA et intervenant dans les secteurs primaire,
secondaire, et tertiaire. Ainsi, les critères distinctifs par catégories de PME sont entre autres:
chiffre d’affaires, nombre de salariés, reconnaissance juridique, paiement de la fiscalité ou
tenue d’une comptabilité.

La notion de PME regroupe donc :

la micro-entreprise, définie comme une entreprise qui emploie en permanence moins de 10


personnes ou qui réalise un chiffre d’affaires annuel hors taxes inférieur ou égal à 30 millions
de francs CFA ;

la petite entreprise, définie comme une entreprise qui emploie en permanence moins de 50
personnes ou qui réalise un chiffre d’affaires annuel hors taxes supérieur à 30 millions de
francs CFA et inférieur ou égal à 150 millions de francs CFA ;

la moyenne entreprise, définie comme une entreprise qui emploie en permanence moins de
200 personnes, ou bien réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxes supérieur à 150
millions de francs CFA et inférieur ou égal à 1 milliard de francs CFA.

Dans le cas des PME, les salariés pris en compte doivent être engagées à temps plein, être
bénéficiaires d’un contrat de travail et déclarés à la CNPS.

Il faut noter que chaque banque a aussi sa classification des entreprises en fonction de leur
chiffre d’affaires.

De manière générale, les principales caractéristiques qui permettent de distinguer les PME des
grandes entreprises sont : la proximité du dirigeant en vers son personnel, la forte imbrication
des fonctions de l’entreprise, ses systèmes d’information et de coordination simplifiés, sa
stratégie implicite à court terme, son capital de proximité et sa clientèle locale.

PROBLEMATIQUE DU FINANCEMENT BANCAIRE DES PME


CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 22


b) Besoins des PME

Par besoins de la PME, entendons les carences impactant donc sur son évolution.

Ces besoins sont la cause de la faiblesse généralisée des fonds propres des PME, de
l’insuffisance de leur organisation et de leur manque de projection dans le futur. Ces besoins
sont de deux ordres : les besoins économiques et les besoins de financement.

Les besoins économiques se traduisent pour la PME par la mise en œuvre de moyens
financiers à travers l’achat et la vente de produits et la gestion des ressources financières à
long terme et rentables. Comme toute entreprise, la PME est donc amenée à entreprendre des
projets indispensables à sa croissance et à sa survie. Pour cela, la rentabilité des
investissements projetés et leur acceptabilité doivent faire l’objet d’analyses approfondies.
Toutefois, ces investissements, malgré leur nécessité, ne suffisent pas à atteindre les objectifs
fixés. Car, pour fonctionner efficacement, une entreprise a besoin de financer son cycle de
production qui correspond au besoin engendré par le cycle d'exploitation.
Le BFR s'intéresse aux éléments cycliques et varie en fonction du niveau de l'activité(en
rapport avec le chiffre d'affaires). Techniquement, le BFR est la différence entre l'actif
circulant (Stocks + créances de court terme) et le passif circulant (dettes de court terme).
Corollaire au BFR qui assure sa fonction au quotidien, une entreprise pour se développer a
besoin de réaliser des investissements qui feront l’objet de financement.
Les besoins de financement quant à eux sont essentiellement liés au capital social, ensemble
des apports de biens en nature (physique) et en numéraire du promoteur ou des associés et
n'est exigible par aucun créancier.
Toutefois, une entreprise bien fournie ayant un capital social à plus de chance d'acquérir le
montant de crédit désiré pour la réalisation de son plan de développement. De ce fait, il est
analysé depuis une vingtaine d’années comme une solution à cette contrainte de crédit car
supposé réduire la probabilité de risque. Mais, il existe très peu de vérifications empiriques
dans le contexte des pays africains qui ont recours à l’autofinancement. L'autofinancement est
une ressource propre de financement générée par l'exploitation de l'entreprise. Il matérialise la
capacité à faire face à ses besoins.
En définitive, il existe deux sources essentielles de financement internes : le capital social et
l'autofinancement dégagé. Ces sources s'avèrent généralement insuffisantes, obligeant, à cet
effet, les promoteurs à recourir aux sources de financement externes pour compléter leurs
capitaux.

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CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 23


II- Types et processus de financement des PME par une banque

Le financement des Petites et Moyennes Entreprises passe par l'octroi de crédit à ces
entreprises. Ainsi, selon qu'il s'agisse d'un crédit par caisse ou par signature, l'accord de ceux-
ci nécessite avant tout le respect d'une procédure. Cette procédure repose sur trois(3) étapes
essentielles que sont l'introduction de la demande de financement, l'analyse de la demande et
la mise en place du crédit en cas de bonne fin; encore faut-il remplir les conditions préalables
à l'accessibilité au crédit.

1- Les conditions d'accessibilité aux crédits

Il s'agit des conditions premières à accomplir pour bénéficier d'un concours de la banque. Ce
sont entre autres :

- l'obligation d'être une personne morale ;

- l'obligation de disposer d'un compte chèque ou un compte courant dans le portefeuille client
de la banque ;

- et l'obligation d'avoir épargné pendant au moins 3 mois dans ledit compte.

Toute demande de financement ne peut être introduite que lorsque ces conditions primaires ne
sont remplies.

a) L'introduction de la demande de financement

La rédaction d'une demande rédigée et adressée au PDG est indispensable à toute demande de
financement. Cette demande doit être accompagnée par un certain nombre de documents
traduisant la vie de l'entreprise et devant permettre a la banque de mieux l'étudier afin
d'évaluer le risque encouru. Selon le type de financement, il sera exigé des documents
spécifiques. Les documents requis sont entre autres le bilan comptable, le compte de résultat,
les documents prévisionnels, le plan de financement et tout autre document pouvant permettre
de justifier le crédit. L'ensemble de ces documents est joint à la demande, le tout reçu au
service courrier, passe par la direction générale et parvient à la direction de l'exploitation pour
l'analyse.

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CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 24


b) L'Analyse du dossier de financement

Le dossier soumis a la direction de l'exploitation fait d'abord l'objet d'affectation aux


gestionnaires des PME.

Le montage du dossier par le gestionnaire de la PME.

Terme technique, propre à la banque, le gestionnaire de PME se doit d'effectuer d'analyse


technico-économique qui consiste essentiellement à :

- la présentation de l'affaire : cette rubrique permet de définir l'identité et l'historique de


l'entreprise. Il est aussi question de l'activité de l'entreprise a travers la nature de ses relations
avec la banque, la répartition des moyens d'exploitations, l'identité des dirigeants et
l'appréciation de l'affaire. De cette présentation, le gestionnaire doit avoir connaissance du
type d'entreprise, de la nature et du montant des concours sollicités, et éventuellement des
engagements actuels de l'entreprise (pour les clients potentiels) ;

- l'analyse de la situation financière : Il est question ici d'analyser les performances de


l'entreprise au moyen d'indicateurs prédéfinis a cet effet. Il s'agira essentiellement de mettre
en évidence entre autres la capacité de remboursement (dettes structurelles /CAFG), la
solvabilité (Ressources propres /total bilan) et la capacité d'endettement (ressources propres
/dettes structures) de l'entreprise, le fonds de roulement, le besoin en fonds de roulement, la
trésorerie nette, le coefficient de rotation des stocks, la durée des crédits obtenus des
fournisseurs et des crédits accordés aux clients ;

- l'avis du gestionnaire : à partir des documents de l'entreprise, de l'analyse financière menée,


de l'étude de la personnalité des dirigeants, de l'étude de faisabilité en rapport avec
l'environnement et le marché, le gestionnaire pourra ainsi apprécier la santé financière, le
risque encouru et pouvoir en 1er ressort donné son avis technique sur le dossier. Le dossier est
ensuite transmis au comité de crédit pour avis.

c) La décision du comité de crédit


Le comité de crédit intervient en second et dernier ressort (dans la limite de la délégation du
pouvoir) pour porter son appréciation à une demande de crédit. Sa décision est capitale car
c'est de lui que dépendra l'aboutissement ou non d'une demande de crédit

PROBLEMATIQUE DU FINANCEMENT BANCAIRE DES PME


CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 25


. Ce comité est composé essentiellement du chef de crédit, du directeur d'exploitation, des
analystes financiers, du directeur du risque et des affaires juridiques, du directeur général
adjoint et dans la limite de ses pouvoirs du PDG.

Le dossier soumis a l'appréciation du comité de crédit doit être bancable c'est à dire qui le
prédispose à un éventuel financement bancaire. Cela passe donc par une bonne présentation
des promoteurs, une étude de marché bien menée, une maîtrise des aspects techniques, un
dossier financier bien élaboré et surtout une capacité de remboursement satisfaisante. La
décision du comité de crédit passe aussi par une analyse du risque de crédit. A bonne fin, le
client est informé de l'aboutissement de son dossier et on procède alors a la mise en place du
crédit.

d) La mise en place du crédit

Cette phase de finalisation passe par :

Le contrôle et le respect de la procédure d'approbation des crédits.

Il s'agit là essentiellement de vérifier la régularité et l'authenticité des signatures des membres


du comité du crédit et de veiller au respect des règles, des conditions de taux, et de
remboursement, conformément à la réglementation.

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PARTIE II :

ETUDE EMPIRIQUE

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CHAPITRE 3 : PRESENTATION DE LA STRUCTURE D’ACCUEIL ET


DISPOSITIF DE FINANCEMENT DES PME AU SEIN DE
NSIA- BANQUE

• SECTION 1 : PRESENTATION DE LA STRUCTURE D’ACCUEIL

I- HISTORIQUE

La Banque Internationale pour l'Afrique Occidentale-Côte d'Ivoire en abrégé BIAO-CI dont le


siège est situé au plateau 8-10 Avenue Joseph Anoma hérite de la plus vieille Banque de
l'Afrique de l'Ouest : la Banque du Sénégal. Elle fut créée à Saint Louis au Sénégal par décret
impérial du 23 décembre 1853, lui conférant en même temps le privilège de l’émission
monétaire sur le territoire Sénégalais.

En 1901, la Banque du Sénégal devient la Banque de l’Afrique Occidentale (BAO) La


première agence de la BIAO en Côte d’Ivoire est installée en 1906 à Grand-Bassam suivie de
l’ouverture d’une caisse à Grand-Lahou en 1908, et celle d’ASSINIE en 1911. La vie de ces
deux agences sera de courte durée, puisqu’elles seront fermées respectivement en 1912 et
1914. En 1934, la BIAO transfère son agence de Côte d’Ivoire de GRAND BASSAM à
ABIDJAN.

En 1965, la BAO ouvre son capital à des intérêts américains, confirmant ainsi sa vocation
internationale. Il fut alors créé une Banque de structure plus large : La Banque Internationale
pour l'Afrique Occidentale (BIAO).

Ainsi une partie des actifs de la Banque originelle fut transférée à une holding financière, la
Compagnie Financière France Afrique (COFIFA).

L’Agence de Côte d’Ivoire devient par arrêté n° 1648 du Ministère de l’Economie, des
Finances et du Plan du 30 Décembre 1980, une Banque de droit Ivoirien : la BIAO-Côte
d’Ivoire.

Son Capital est détenu à 35 % par l’Etat Ivoirien.

En 1986, la BIAO-CI entreprend le développement d’une d’activité de crédit-bail en


collaboration avec LOCAFRANCE au sein d'une filiale commune : AFRIBAIL-Côte d'Ivoire.

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CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 28


Après la liquidation de la société BIAO-SA à PARIS en 1990 consécutivement au retrait de la
Banque Nationale de Paris de son capital, la BIAO-CI a été entièrement reprise par l'Etat de
Côte d'Ivoire. Le capital est détenu à 100 % par l’Etat de Côte d’Ivoire.

En Novembre 1991, elle signe une convention d’assistance technique avec le Crédit
Commercial de France (CCF). Cette convention de Coopération Technique et Commerciale
couvre tous les aspects de la Gestion Bancaire, avec la mise à disposition de la BIAO-CI de
cadres détachés du CCF.

En Juillet 1994, la BIAO-CI rachète la totalité des actions de l’ex-Banque REAL qui devient
BIAO-Investissement par arrêté n° 526/MEF/CAB du 21 Juillet 1999.

Dans le cadre de la privatisation du groupe BIAO, la totalité des actions de la BIAO-


Investissement ont été cédées à la Compagnie Africaine de Financement et de Participation
(COFIPA) le 08 Juillet 1999.

La privatisation de la BIAO-CI a été réalisée le 25 janvier 2000 par la signature de la


convention de cession de 80 % du capital à la BELGOLAISE. L’Etat de Côte d’Ivoire ne
détient plus que 20 % du capital.

En septembre 2006, les 80% d’actions détenues par la BELGOLAISE ont été reprises par un
consortium dont la Nouvelle Société d’Assurance en Côte d’Ivoire – NSIA qui en devient
l’actionnaire majoritaire.

Depuis le 26 Décembre 2008, cette répartition a été modifiée suite à une augmentation du
capital de la banque qui est passé de 10 à 20 milliards de francs CFA.

NSIA Participations détient désormais 70% du capital, CNPS 20% et l’Etat de Côte d’Ivoire
10%.

Suite à l’avis conforme émis par la commission bancaire et à la publication de l’arrêté


ministériel n°106 /MPMEF/DGTCP/DT autorisant la modification de la dénomination sociale
de la filiale banque en cote d’ivoire du groupe NSIA, la BIAO-CI deviendra NSIA BANQUE
CI, avec effectivité le changement en JUIN 2015. Celle-ci a obtenu sa CERTIFICATION
ISO 9001 VERSION 2008, le 03 juillet 2015

PROBLEMATIQUE DU FINANCEMENT BANCAIRE DES PME


CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 29


La NSIA BANQUE-CI est l’une des quatre (4) principales banques de la place. Elle est en
effet, la troisième plus grande banque de Côte d’Ivoire respectivement après la SGBCI
(Société Générale de Banque en Côte d’Ivoire) et ECOBANK.

La Nouvelle Société Ivoirienne d’Assurance - Côte d’Ivoire en abrégé NSIA-CI entend


imposer sa marque dans le paysage bancaire ivoirien. Son actionnariat se présente comme
suit :

GROUPE NSIA : 80 %

IPS CNPS : 20%

Société anonyme (SA) au capital de 20 milliards de F CFA et forte d’un réseau de plus de 51
agences avec 89 DAB et 8 GAB réparties sur l’ensemble du territoire, la banque intervient
dans tous les domaines de l’activité économique nationale. Elle assure à sa clientèle une
gamme variée de produits et de services bancaires lui permettant de se démarquer de la
concurrence en mettant en œuvre effectivement, la nouvelle manière de vivre la banque.

II- MISSIONS

Les missions de la NSIA BANQUE-CI sont centrées autour de quatre (4) principaux objectifs
définis par l’exécution d’opérations bancaires tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur pour le
compte de sa clientèle, la collecte de ressources, l’octroi de crédits sous diverses formes et
informer les clients par les conseils et renseignements.

Étant une banque commerciale, les fonctions principales de la NSIA BANQUE-CI sont la
collecte des dépôts auprès de sa clientèle et la mise à la disposition d’autres crédits.
Indépendamment de ces deux fonctions, elle offre une gamme variée de services tels que le
transfert de fonds, les opérations d’import et export, etc.

III- ORGANISATION

Pour une meilleure exécution des tâches, la NSIA BANQUE-CI fonctionne ainsi :

1- un organe d’administration (conseil) :

PROBLEMATIQUE DU FINANCEMENT BANCAIRE DES PME


CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 30


qui définit sa politique générale, c’est-à-dire les objectifs à atteindre, le taux d’octroi de
crédit, etc.

2- des organes de directions composés :


d’un comité de direction : il supervise l’ensemble des différents centres de la banque ;

d’un comité de crédits : il a pour mission de mettre en œuvre la politique d’octroi de crédit
définie par le conseil d’administration ;

du Conseil de Direction Élargi : comité d’information et d’échange et composé de l’ensemble


des Responsables des Directions Centrales, des Départements et des Sous Directions.

3- Les organes de gestion composés :


d’une Direction Générale : elle a dans ses compétences la gestion des activités de la banque;

du Secrétariat Général : il est chargé de la gestion Administrative et des Ressources Humaines


de la banque;

de la Direction du réseau et de la clientèle privée : elle fixe les objectifs des agences en ce qui
concerne les ressources, les emplois et les réalisations et supervise les activités des agences
d’Abidjan et celles des provinces ;

de la Direction de l’exploitation : elle est chargée du traitement de toutes les opérations


bancaires (caisses, portefeuille, compensation, change, transfert). Elle est aussi chargée du
refinancement des crédits auprès de la BCEAO ;

de la Direction du Risque et Crédit (DRC) : son rôle est d’apprécier les risques qu’entraine
l’octroi de crédit. Elle est aussi chargée de la gestion du fichier central, des cautions, des
engagements, des études des dossiers et des renseignements commerciaux ;

de la Direction Clientèle Entreprises (DCE), où nous avons eu l’honneur de faire notre stage,
l’on traite de la gestion des ressources et des emplois de la clientèle entreprises avec laquelle
elle est en constante relation. Elle se charge de développer, conseiller et fidéliser la clientèle
entreprise.

Elle est composée de trois (3) départements que sont :

1- le département PME PMI : il se charge de la clientèle entreprise ayant un chiffre


d’affaires qui varie entre 250 millions et 800 millions de FCFA ;

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2- le département des grandes entreprises : se charge de la clientèle réalisant un chiffre
d’affaires au-delà de 800 millions de FCFA ;
3- le département finances spécialisées : s’occupe d’entreprises étant dans le négoce ou
l’exportation de matières premières quelque soient leur taille ou leur chiffre d’affaires.

(Voir organigramme DCE en annexe)

• SECTION 2 : PRESENTATION DU DISPOSITIF DE FINANCEMENT DES


PME AU SEIN DE NSIA-BANQUE CI

I- MODES ET TYPES DE FINANCEMENTS DES PME

A la NSIA-BANQUE CI, il existe que deux (2) modes de financement des PME : le
financement classique et les Programs Product (PP).

1- Le financement classique

Le financement classique qui est le processus de financement normal qui dure 21 jours (voire
30 jours).Dans les soucis de réduire cette difficulté d’accès au crédit, la NSIA-BANQUE CI a
lancé dans le 2èmesemestre 2012 un autre mode de financement. Pour le compte du
financement classique, on distingue les crédits d’exploitation et les crédits d’investissements.

a) Les crédits d’exploitation ou de fonctionnement

Pour pallier à ces besoins de trésorerie temporaires mais répétitifs, l’entreprise va solliciter
auprès de sa banque des crédits à court terme en vue d’équilibrer sa situation financière. Ces
crédits sont consentis à l'entreprise pour remédier à des insuffisances temporaires de capitaux
à court terme. Leur durée est inférieure à une année. Les crédits à court terme ou les crédits
d’exploitation peuvent être subdivisés en deux catégories : les crédits par caisse et les crédits
par signature.

a.1) Les crédits par caisse

On appelle crédit par caisse, les crédits accordés par le banquier autorisant un client à rendre
son compte débiteur.

- La facilité de caisse est accordée à l'entreprise pour faire face à un besoin momentané de
trésorerie. Cette autorisation est faite pour une période donnée, jusqu'à une date limite à

PROBLEMATIQUE DU FINANCEMENT BANCAIRE DES PME


CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 32


partir de laquelle l'autorisation tombe et nécessite une nouvelle étude. Elle répond aux
besoins de financement dus à un décalage des entrées et des sorties de fonds, et son
remboursement est assuré chaque mois par les entrées décalées. Elle est le financement
par excellence de la partie fluctuante des besoins en fonds de roulement.

- L’escompte est une opération qui consiste pour le banquier à racheter à une entreprise
les effets de commerce dont elle est porteuse (bénéficiaire final) avant l'échéance et ce,
moyennant le paiement d'agios ; le cédant restant garant du paiement. Lorsque le
banquier escompte des effets à l'un de ses clients, il lui avance de l'argent. Cette
avance est rémunérée par ce que l'on appelle les agios composés d’intérêts, de
commissions et de frais divers éventuels.
- Le découvert est accordé pour une période plus longue (de quelques semaines à
quelques mois), le découvert peut être autorisé dans le cas où l'entreprise est en attente
d'une rentrée de fonds et qu'elle souhaite disposer à l'avance des fonds attendus. Le
découvert résulte d'une convention entre le banquier et l'entreprise et ne fait pas
toujours l'objet d'un écrit. Il est souvent accordé sans précision de durée.
- Le crédit spot est un financement sollicité pour un besoin ponctuel urgent, pour une
durée de trois (3) mois renouvelable. Il est matérialisé par un billet à ordre transmis
par la banque et signé par le bénéficiaire.

Les crédits assortis de garanties réelles :


- l’avance sur marché public : les marchés publics sont des contrats passés entre d’une
part, les administrations ou les collectivités publiques et d’autre part, les fournisseurs
ou les entrepreneurs publics ou privés, en vue de l’acquisition de fournitures, la
réalisation de travaux ou la prestation de services ;
- l’avance sur facture est destinée à mobiliser le " poste clients " des entreprises qui
travaillent avec des administrations. Dans la pratique, ces organismes, qui ne sont pas
réputés commerçants, payent leurs achats par des virements ordonnés sur leur compte
au trésor. Ce règlement est en général long en raison des procédures régissant la
comptabilité publique ;
- le factoring: l’affacturage est un contrat par lequel un établissement de crédit
spécialisé, appelé factor, achète les créances détenues par un fournisseur, appelé
vendeur, sur ses clients appelés acheteurs. La NSIA-BANQUE CI le fait sous forme
de garantie de la part du client.

PROBLEMATIQUE DU FINANCEMENT BANCAIRE DES PME


CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 33


a.2) Les crédits par signature(s) (Indirects)

Un crédit par signature se définit comme un engagement donné par la banque sous forme
d'une acceptation, d'un aval, d'une caution ou d'un crédit documentaire de payer pour le
compte d'un débiteur si celui-ci s'avérerait défaillant.
C e sont :
- l’acceptation : elle est l’engagement du tiré de payer la lettre de change (effet de
commerce) à l’échéance et ce, en apposant sa signature au recto de l’effet tout en
portant la mention « Accepté. » L’acceptation d’une banque est l’engagement qui se
traduit par la signature du banquier sur un effet de commerce garantissant ainsi son
paiement à l’échéance. Le banquier accepteur devient le principal obligé vis-à-vis du
créancier ;
- l’aval bancaire est l’engagement fourni par la banque qui se porte garante de payer
tout ou partie du montant d’un effet de commerce si le principal obligé (débiteur) est
défaillant à l’échéance. En avalisant l’effet de commerce, le banquier permet à son
client d’obtenir facilement des délais fournisseurs ;
- la caution est la personne qui s'engage envers un créancier à payer la dette du débiteur
principal. En se portant caution, c'est-à-dire en prêtant leur signature, les banques font
crédit à leurs clients. En effet, tout engagement de caution contient en puissance un
engagement de découvert dans la mesure où, appelées à payer à la place de leurs
clients défaillants, elles peuvent rencontrer des difficultés à se faire rembourser. Il
existe plusieurs types de cautions bancaires.

b) Les crédits d’investissement



Les crédits d'investissement sont destinés au financement de la partie haute du bilan, les
immobilisations, l'outil de travail de l'entreprise et leur remboursement ne peuvent être
assurés que par le jeu des bénéfices.
Toutefois, quel que soit l’objet de l’investissement (renouvellement, extension, création), le
financement par concours bancaire peut se faire selon la durée, sous deux (2) formes : Crédits
à moyen terme (C.M.T) et Crédits à long terme (C.L.T).En plus, il existe une autre forme de
crédit permettant à l’entreprise de louer des investissements ou même de les acquérir par la
suite, c’est le crédit-bail ou le « leasing. »

b.1) Les Crédits à Moyen Terme (CMT)


PROBLEMATIQUE DU FINANCEMENT BANCAIRE DES PME


CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 34


Ce sont des crédits dont la durée peut varier de deux (2) à sept (7) ans avec un différé d’un (1)
à deux (2) ans. De ce fait, ils sont destinés à financer des équipements ou des constructions
légères dont la durée d’amortissement fiscal est compatible avec celle d’un amortissement
financier.

b.2) Les Crédits à Long Terme (CLT)

Ce sont des crédits dont la durée est de sept (7) ans et plus, généralement elle est comprise
entre sept (7) et quinze (15) ans avec un différé d’amortissement de deux (2) à quatre (4) ans.
Il s’agit donc d’immobilisations lourdes, notamment des constructions, des logements, des
bâtiments, hôtels, etc.

b.3) Le crédit-bail ou Leasing

Le crédit-bail est défini comme un contrat de location assorti d’une promesse de vente. Il
s’applique aussi bien à des biens mobiliers qu’immobiliers.

2-Les Programmes de financement

Les Programs Product ou Programmes de crédit, en abrégé PP sont des processus de


financement créés essentiellement dans le but de satisfaire les besoins des PME et qui
permettent:

D’alléger les garanties demandées : le risque et la garantie sont deux (2) fonctions étroitement
liées. A cet effet, l’environnement des affaires des PME étant obscure, les banques devraient
logiquement s’armer de plusieurs garanties afin de couvrir les différents risques encourus. En
effet, les PME n’étant pas dotées de grands moyens de production, de commercialisation et
même de gestion, il leur sera difficile de fournir de grandes garanties. Pour mieux se couvrir,
la NSIA-BANQUE CI a constitué une liste de grandes entreprises qui sont qualifiées de
bonne signature. Les PME ayant des contrats avec ces entreprises ont de meilleures chances
d’avoir accès aux différents PP ;

le facteur temps : dans le circuit classique, de la demande de financement jusqu’à la mise en


place du crédit, l’on peut comptabiliser vingt et un (21) jours trente (30) jours de traitement.
Cette longue attente était un véritable frein au financement des PME qui ne demandaient
qu’un crédit spot pour une période très courte et un besoin immédiat. Cependant, avec le PP,
le décaissement ne se fait que seulement après deux (2) ou trois (3) jours ;

PROBLEMATIQUE DU FINANCEMENT BANCAIRE DES PME


CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 35


D’alléger les charges d’intérêts qui passent parfois de 16%, dans les concours ordinaires, à
14% pour les PP.

Pour souscrire à ce type de financement, le client doit respecter scrupuleusement les différents
critères d’éligibilité associés à chaque PP comme avoir des états financiers présentant des
fonds propres positifs et supérieurs à la moitié du capital social et le mode de règlement
accepté par la banque qui est uniquement le Virement bancaire sur le compte encaissement
sur règlement.

Toutefois, si l’emprunteur ne respecte pas les critères et conditions que demande tout
financement par PP, ladite demande sera traitée comme un financement normal.
Nous vous présenterons les six (6) programmes de financement (PP) proposés aux PME.

2. a) PP – Bon de Commande

Le programme de crédit Avance sur Bon de Commande consiste à octroyer une avance en
trésorerie (une avance de 70% maximum sera octroyée à l’emprunteur sur la base du Bon de
Commande), en vue de réaliser une commande émise par des grandes entreprises et
institutions sélectionnées au préalable pour la qualité de leur signature (prestation de service,
livraison de marchandises, travaux et aménagements.)

2. b) PP- Escompte Effets



Le programme de crédit Escompte Effets consiste à octroyer une avance en trésorerie, en
contrepartie d’une remise d’effets de commerce sur les livres de la Banque et ce, sans dossier
de crédit.

2. c) PP- Avance Sur Facture


Ce programme de crédit consiste à octroyer une avance en trésorerie, en contrepartie de la
domiciliation irrévocable de la facture normalisée justifiant la transaction qu’il y a eu entre la
PME et la grande entreprise. Cette facture fera l’objet d’un acte de cession de créances en
faveur de la NSIA-BANQUE.

2. d) PP- Cred’Auto
Ce PP consiste à simplifier l’instruction des demandes de financement sous forme de
CREDIT-BAIL pour l’acquisition ou le renouvellement de véhicules neufs utilitaires ou de
fonction des dirigeants et/ou des commerciaux auprès d’une liste de concessionnaires, validée

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CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 36


par le Comité de Crédit. En contrepartie de ce financement, un gage sera pris sur le véhicule
neuf.
Les demandes de financement Crédit-bail des clients, dont l’activité principale est le transport
des marchandises ou de personnes, seront traitées dans le cadre du programme de crédit
Transporteurs.

2. e) PP- Gage espèces


Le programme de crédit Financement contre Gage Espèces ou Garantie Bancaire de premier
ordre est un financement sous forme d’avance en trésorerie à court terme (découvert ou une
avance court terme) régulièrement sollicitée par la clientèle PME, souvent disposée à délivrer
des couvertures liquides partielles pour bénéficier de ces financements.
Ce présent programme a pour objectif de faciliter l’instruction des demandes de financement
adossées à ces garanties liquides qui représenteront au maximum 90% du montant du
financement sollicité. La garantie bancaire de premier ordre, émise par une banque locale
acceptable ou une banque internationale, devra faire l’objet de validation par la DJR et DTIF
selon les procédures en vigueur de la NSIA-BANQUE CI. Le risque pris par la banque
représentera 10% du montant du financement sollicité hors agios.
Exemple : pour 100 millions de financement sollicité, le client devra constituer un gage DAT
ou délivrer une garantie bancaire de premier ordre de 90 millions.
Enfin, rentrera en vigueur un 6ème PP appelé PP-Financement de marché qui consistera à
financer les marchés publics et privés.
Tous ces instruments/moyens de financement sont aussi représentés sous forme de ligne de
crédit ou crédit confirmé. Une ligne de crédit est un engagement de la banque de prêter à un
certain taux et sous certaines conditions négociées d’avance si le client en fait la demande,
même spontanément dans le cas d’un découvert autorisé. Cette ligne de crédit s’étend sur X
mois. Pour les PP, à part le crédit-bail, le maximum est de douze (12) mois.

II- Processus de financement des PME



Dans le processus d’octroi de crédit, subvient à priori une gestion du risque de contrepartie.
L’accès de crédit à la NSIA-BANQUE CI obéit à une procédure bien élaborée servant à
l’étude et à l’analyse du dossier jusqu’à la mise à disposition du crédit.
Le financement des Petites et Moyennes Entreprises (PME) passe par l'octroi de crédit à ces
entreprises. Ainsi, selon qu'il s'agisse d'un crédit par caisse ou par signature, l'accord de ceux-
ci nécessite avant tout le respect d'une procédure. Cette procédure repose sur quatre (4) étapes
essentielles que sont l'introduction de la demande de financement, l'analyse de la demande, le

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CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 37


recueil des garanties et enfin la mise en place du crédit en cas de bonne fin; encore faut-il
remplir les conditions préalables à l'accessibilité au crédit.

1- Introduction de la demande de financement

L’introduction d’un dossier de crédit se fait par la rédaction d'une demande adressée au
Président du comité de crédit, le Directeur Général qui, à son tour, réunira le Directeur
Général Adjoint et le Directeur des Risques et Crédits. En plus, toute demande de
financement doit être accompagnée par un certain nombre de documents traduisant la vie de
l'entreprise et devant permettre à la banque de mieux l'étudier afin d'évaluer le risque encouru.
Selon le type de financement, il sera exigé des documents spécifiques à savoir :
- les états financiers des 3 dernières années ;
- un plan de trésorerie des 12 mois suivants ;
- le compte de résultat prévisionnel sur les trois prochaines années ;
- un document récapitulant le portefeuille clients, fournisseurs et les produits.
L'ensemble de ces documents est joint à la demande, le tout, reçu au service courrier parvient
à la Direction Clientèle Entreprise pour l'analyse. S’agissant d’une entreprise nouvellement
créée, la banque réclame des états prévisionnels sur deux (2) années au moins.
Soulignons que le banquier se montre très sélectif pour les concours sollicités par les
entreprises en création, car il n’y a aucun flux de trésorerie utile pour toute surveillance
bancaire. Le chargé d’affaires aura l’obligation dès le départ d’obtenir les informations
spécifiques à ce type de client beaucoup plus risqué, informations notifiées dans le KYC
(Know Your Customer).

2- Analyse de la demande

Une étude du dossier de crédit appelé « CR2 » met en évidence tous les éléments sur lesquels
la banque statue en vue de l’accord du crédit. A ce niveau, l’analyse de la demande se fera en
trois (3) phases que sont :
- Vérification du bien-fondé de la demande : le bien-fondé concerne la véracité,
l’authenticité de la demande. Il fait référence à l’objet de la sollicitation du
financement bancaire. En d’autres termes, on pourrait se poser la question de savoir si
le financement demandé par le client est en conformité avec le besoin immédiat
qu’exprime l’entreprise. Cette vérification va consister donc à étudier de façon
rapprochée le financement sollicité par le client et l’objet de ce financement. Des

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CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 38


éléments tels que le secteur d’activité, la situation commerciale et comptable font
l’objet d’étude ;
- Contrôle de l’évolution du fonctionnement du compte : il s’agit tout simplement de
voir comment le compte du client est mouvementé en général. Il sera donc question de
savoir la régularité (l’intervalle moyen des mouvements de débit et de crédit) des
mouvements de débit et de crédit sur le compte et le « poids » de ces versements ou
retraits. Ainsi donc, une entreprise qui crédite beaucoup plus son compte aura plus de
chance de bénéficier d’un financement que celle qui a tendance à débiter
régulièrement ce compte. De plus, ce financement serait beaucoup plus aisé si les
mouvements de crédit sont importants en termes de montant.
Analyse de la santé financière de l’entreprise3 : il est important de signifier qu’une multitude
de ratios, à savoir les SIG et d’indicateurs, permettent de décliner la situation financière d’une
entreprise. Cependant, nous ferons cas des indicateurs les plus courants (voir annexe.)

3- Le recueil des garanties


La garantie demandée est fonction du risque du projet de financement donc de la notation
bancaire attribuée. A la NSIA-BANQUE CI, on parle de « fiche de cotation ». Il s’agit d’une
classification attribuée en fonction des critères quantitatifs (niveau d’activité, rentabilité,
structure financière, trésorerie, capacité d’endettement…) et qualitatifs (niveau, expérience,
gouvernance, positionnement de l’entreprise dans l’environnement concurrentiel, climat
social de l’entreprise…)
L’échelle de notation est regroupée en cinq (5) catégories de A à E, allant des risques sains
(A) à l’engagement compromis (10) ;
Les PME n’ayant pas de bilans certifiés sont classées d’office en C c’est-à-dire ayant un
risque en dessous de la normale.
Le recueil des garanties passe par une notification, avant la mise à disposition des
fonds, faite par la DRC après décision finale du Comité de Crédit de la Direction Générale
(CCDG) ou du Comité de Crédit du Conseil d’Administration (CCCA). Le client se doit de
fournir les garanties retenues par la banque avant la mise en place de ses lignes.

4- La mise à disposition
L’étape de la mise à disposition des fonds n’est rien d’autre que le décaissement des fonds ou
encore du virement des fonds sur le compte du client. La DRC autorisera avec accord des


3
Pour que le dossier soit favorable, il faut que la capacité d’autofinancement couvre les échéances
CMT de la même année; mais aussi que ledit projet soit rentable et que les besoins du client coïncident
avec le plan de trésorerie.
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CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 39


membres du CCDG le décaissement des fonds seulement si elle trouve des garanties pouvant
couvrir le moindre risque. Après la retenue des garanties, le service administratif de prêt
procède à l’ouverture du compte de prêt. Cela se fait par l’encodage des autorisations selon le
type d’engagement, suivi de la validation et de la saisie. Le service procède ainsi au déblocage
sur le compte de prêt qui a été créé.

III- L’enquête

« Avis défavorable, activité non rentable, mauvais antécédents du client, insuffisance


d'apports personnels, projet risqué, plan de financement non explicite, acceptable sous réserve
d'un taux de x%, entre autres », sont les différents avis qui traduisent les situations que
connaissent certaines PME. Pourtant, la création et le développement de ces entreprises
dépendent, pour une partie essentielle, de ces financements. Les banques, pour leur part,
évoquent des insuffisances internes aux entreprises.

Nous proposons donc, à travers le présent chapitre, de présenter d'abord les résultats d’une
enquête menée entre juin et décembre 2012 (les données 2013 n’étant pas disponibles) à la
NSIA BANQUE-CI auprès des gestionnaires PME, ensuite de les analyser en vue de formuler
des suggestions pour contribuer à une meilleure accessibilité des PME au financement
bancaire.

1- Méthodologie

La méthodologie utilisée dans le cadre de notre étude, a porté sur plusieurs aspects dont les
interviews menés pour comprendre les problèmes de financement au sein de la NSIA
BANQUE-CI spécialement à la DCE, au département des PME. Ces données proviennent des
trois (3) chargés d’affaires et leurs appuis commerciaux au nombre de trois (3) également.

2- Techniques de collecte des données

L'approche utilisée pour effectuer nos recherches repose sur les étapes fondamentales ci-
après :

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CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 40


a) Les entrevues suivis de l'enquête

Nous avons mené une enquête (voir annexe), en chiffrant par échantillonnage, les dossiers de
financement des PME rejetés pendant le dernier semestre de 2015. Tenus par le secret
bancaire, les gestionnaires n’ont pu fournir que des données de 2015.
- Les critères de sélection des entreprises
Les dossiers concernés par notre enquête sont ceux relatifs aux entreprises de type PME, c'est-
à-dire dont le chiffre d'affaires n'excède pas 1 milliard de francs CFA avec un personnel
inférieur à deux cents (200) personnes.
- Caractéristiques de l'enquête
Durant le dernier semestre 2015 (1erjuin au 31 décembre 2015), la NSIA-BANQUE CI a reçu
plusieurs dossiers de financement dont certains cas de problèmes de financement pour ces
types d'entreprises. La population étudiée est : « Les entreprises ayant connus des problèmes
de financement à la NSIA-BANQUE CI pendant le dernier semestre de 2015». Nous
définissons un individu comme « une entreprise n'ayant pas vu aboutir sa demande de crédit à
la NSIA-BANQUE CI entre le 1er juin et le 31 décembre 2015 ». Le caractère qualificatif de
cette population est relatif aux problèmes que connaissent ces entreprises.

b) La recherche documentaire

En outre, la consultation d'ouvrages pédagogiques, de magazine tels que « PME magazine »,


l'utilisation des mémoires et rapports de stages et le recours à internet, nous ont permis de
mener à bien nos recherches.

3- Présentation des résultats

Après cette collecte de données, nous avons récapitulé toutes les informations recueillies dans
ce tableau ci-dessous. Durant ce dernier semestre, la NSIA-BANQUE CI a enregistré environ
350 demandes de financement au niveau des PME. A ce niveau, il nous a été rapporté qu’il y
a eu environ 70 cas d’échecs (soit 20%) des dossiers reçus. De plus, 15% de ces cas d’échecs
sont liés aux crédits à l’investissement et 85% aux crédits de fonctionnement. Toutes nos
analyses seront faites sur la base de ce tableau. Ainsi, la répartition des entreprises en fonction
des variables mises en évidence et des catégories de financement se présente ainsi :

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Tableau 2 : récapitulatif des enquêtes

VARIABLES
Taux
GARANTIE RISQUE GOUVERNANCE TIRE TOTAL d’influence
TYPES
DE
CREDITS
Crédit de 0 25 17 17 59 15%
fonctionnement

Crédit 0 5 3 3 11 85%
d’investissement

TOTAL 0 30 20 20 70 100%

Taux d'influence4 0% 42% 29% 29% 100%

Source : Données communiquées par les gestionnaires NSIA-BANQUE CI

v- Analyse de la réticence de la banque

Le cadre d'analyse adopté se présente sous deux(2) aspects : la responsabilité de la


banque dans le problème de financement et le fait des entreprises. Les variables mises en
évidence sont entre autres les facteurs ayant non seulement entrainé la réticence de la banque,
mais aussi ceux qui empêchent les PME d'accéder au financement. Cela nous a permis de
résumer les motifs évoqués par les acteurs (agents de banque) en quatre (4) variables
essentielles que sont : la garantie, le risque, la gouvernance, le tiré.

- La garantie est le bien mis en jeu au moment de l'emprunt dans l'éventualité d'une
incapacité de rembourser.
- Le risque du crédit est l'éventualité de non remboursement par l'entreprise. Notons
même que le risque peut être lié à la situation financière de l’entreprise, aux
antécédents néfastes entre la banque et son client. Dans le milieu bancaire, le terme
risque englobe tous les facteurs pouvant empêcher la banque de rentrer en possession
de ses fonds. Mais dans le souci de mieux cadrer notre analyse, le facteur risque ici
mentionné concernera uniquement le volet financier.


4
C’est le taux qui calcule l’effet qu’ont les variables dans le rejet des dossiers.
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CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 42


- La gouvernance des entreprises est perçue comme un état d’'analphabétisme marqué
par le manque de compétence ou d’expertise de certains documents administratifs par
les promoteurs de PME.
- Le tiré est la grande entreprise avec laquelle la PME est en relation d’affaires à un
moment donné. En exemple, nous pouvons citer le cas d’une PME spécialisée dans
l’installation d’antennes satellitaires et qui sollicite un prêt afin d’honorer un marché
pour le compte d’une grande entreprise de télécommunication de la place. Ce facteur
révèle une particularité du fait qu’il a une influence seulement dans le cas où le
financement est fait à partir Program Product (PP).
-
Graphique 1 : répartition des taux d’influence en fonction des variables

0%
Garantie 1

29%

Risque
42% 2

Gouvernance 3

29% Tiré 4

Source : Données communiquées par les gestionnaires NSIA-BANQUE CI

Graphique 2 : répartition des taux d’influence en fonction du type de crédit.

15% Crédits
d’investissement
85% Crédits de
fonctionnement

Source : Données communiquées par les gestionnaires NSIA BANQUE CI

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Sur la base de notre enquête, les principales raisons qui ressortent pour expliquer la
réticence de la NSIA BANQUE CI face aux demandes de financement des PME sont les
suivantes:

1- Problème du risque de crédit

La maitrise du risque de crédit est l'un des axes stratégiques majeurs de la gestion des
établissements financiers bancaires comme la NSIA BANQUE CI, si bien que toute décision
de crédit obéit généralement au respect rigoureux de certaines normes de gestion financière et
comptable. La notion du risque bancaire recouvre tout événement susceptible d'empêcher la
banque de réaliser ses objectifs ou encore de maximiser ses performances. Cette perception du
risque est liée à la difficulté qu'ont les banques de distinguer les bons emprunteurs et les
mauvais parmi leurs débiteurs potentiels. Il est aussi important de noter que bon nombre de
PME se font régler en espèces et donc le risque encouru est celui du non-reversement des
fonds sur le compte bancaire.

Il nous a été rapporté que dans plus de 50% des cas soumis, les PME avaient des fonds
propres négatifs ou très insuffisants. En effet, si les entreprises sont fortement endettées
auprès de leurs fournisseurs, ou si elles ne sont pas capables de rembourser leurs dettes
antérieures, cela traduit qu'un éventuel financement s'avère risqué pour la banque.C'est
pourquoi, d'après nos résultats, 42% des demandes de financement sont rejetées parce que le
risque de crédit est élevé, au point même d'en être un facteur relativement significatif en
fonction des spécificités de crédits.
La prédominance du risque dans le financement des crédits de fonctionnement
(environ 85%) se justifie par le fait que ces types de crédits étant de moyen terme, la banque
fait face à plusieurs incertitudes : le risque de pertes à court et moyen terme, pouvant entrainer
des impayés, le risque de faillite, ou encore les risques liés aux variations de l'environnement.
Du fait que les PME en général exercent dans un environnement quasi instable, avec des
perspectives sectorielles non objectives, elles présentent donc un risque élevé que la banque
maitrise difficilement. Financer surtout le fonctionnement des PME dans ces conditions
devient problématique. Toutefois, on dira que, plus la capacité de remboursement de
l'entreprise est faible, plus un éventuel financement s'avère risqué pour la banque; réduisant de
ce fait les possibilités d'obtention de crédit de l'entreprise. Aussi, même si le risque de crédit
est un facteur très important pour assurer le financement, le manque de confiance suscité par

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les dirigeants des PME à travers leur système de gouvernance en est-il une autre paire de
manche.

2- Problème de la gouvernance des PME

La qualité du fonctionnement organisationnel est éminemment reconnue aujourd'hui


comme un élément essentiel à la réussite des entreprises et des organisations. Le problème de
gouvernance est dû au faible niveau d'alphabétisation des promoteurs. Bon nombre de Petites
et Moyennes Entreprises en Côte d’Ivoire sont condamnés par une déficience de leur politique
gouvernementale. Pourtant, de l'incapacité du manager à gérer une équipe traduit son
incapacité à gérer à bon escient un financement obtenu.
Le problème de gouvernance se perçoit notamment à travers la non distinction par le
promoteur de ses ressources personnelles de celles de l'entreprise. Ce constat largement
partagé par les banquiers pose un problème de financement à l'encontre de telles entreprises.
Notons que l’un des arguments solides avancés par certains gestionnaires est le manque
d’expérience et même d’expertise de ces promoteurs. C'est pourquoi, environ 29% des
dossiers de crédit rejetés sont dus à la déficience du système de gouvernance appliqué. Cela
parce que les dirigeants de telles entreprises sont inexpérimentés dans les domaines de
gestion, dans l'activité exercée ou que leurs antécédents avec les banques sont défavorables.

3- Problème de la garantie

Crédits d'investissement, crédits de fonctionnement, le banquier soucieux des différents


risques encourus a besoin d'être rassuré avant de placer ses fonds dans le financement d'une
activité de PME. Il s'entoure à cet effet d'un maximum de précautions et exige en contrepartie
de son intervention et parfois à l'exclusion de tout critère, un répertoire de garanties. Ainsi, du
problème de risque en découle un autre, celui de la garantie.
La garantie est matérialisée pour atténuer ou réduire le risque de crédit. Elle vient donc en
diminution de celui-ci. De ce fait, nous pouvons dire qu'il existe un problème de financement
lorsque la garantie est inférieure au risque ou que la différence entre le risque de crédit et la
garantie est supérieure à 0.Par contre, si le risque est élevé et que l'entreprise dispose d'une
garantie conséquente pour le couvrir, il ne se posera pas de problème de financement car la
garantie aura atténuée le risque.

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Dans le cadre de notre analyse, nous constatons qu’à travers le graphique, n°1, l’influence de
la garantie est de 0%. Ce taux se justifie du fait qu’avec le nouveau mode de financement (PP)
utilisé par la banque, la grande entreprise (Tiré) supporte le risque final. La banque ne
demande qu’à la PME d’apporter :
- un dépôt de 5% à 10% du capital à emprunter ;
- un montant de caution égal à la demande (qui n’est rien d’autre qu’un acte notarié
engageant son patrimoine.)
Ainsi, pour un emprunt de 1.000.000, on a :
Garantie = 1.000.000 5% = 50.000 ou Garantie = 1.000.000 10% = 100.000
50.000 <garantie < 100.000.

En conclusion, pour la plupart des PME, ces conditions de garantie ne posent pas un véritable
problème.

4- Influence du tiré

Le tiré, comme nous l’avons dit plus haut, est l’entreprise classée dans les livres de la NSIA-
BANQUE comme étant une entreprise dont la notoriété, la solvabilité, et la puissance
économique lui sont irréprochables. Dans le monde des affaires, en générale les petites ou
moyennes entreprises cherchent à traiter avec les multinationales afin d’avoir des marchés
importants et donc d’accroître plus facilement leurs revenus. Cependant, la capacité d’une
grande entreprise à financer l’exécution d’un marché à partir de ses propres fonds n’est pas du
tout chose aisée pour une PME. C’est pourquoi, ces dernières sont obligées de se tourner vers
les établissements bancaires afin d’obtenir un financement. Lors du montage du dossier de
base, les gestionnaires PME prennent le soin de vérifier avec quelle entreprise (tiré) la PME
traite-t-elle. S’il s’avérait que le tiré ne fait pas partie de la liste, alors cette demande de prêt
est systématiquement rejetée de ce circuit de financement. Bien heureusement pour ces PME,
elles ont une autre possibilité de se faire financer par le circuit classique.
Le taux d’influence de 29% se justifie et nous constatons donc que ce facteur est aussi
important que le risque et la gouvernance. Malheureusement, il nous a été impossible d’avoir
l’effectif approximatif de cette grande entreprise et même la liste complète pour cause de
secret bancaire.

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5- Autres facteurs influençant le financement des PME

a) Facteurs émanant de la théorie

a.1) L'apport de l'économie de l'information

Dans la relation de crédit entre les bailleurs de fonds et les PME, l'asymétrie d'information est
définie comme le fait pour les emprunteurs de posséder plus d'informations que les bailleurs
de fonds sur leur propre entreprise. Il est évident que les promoteurs d'entreprises connaissent
mieux leur situation financière et les opportunités d'affaires qui s'offrent à eux, que les
prêteurs mais aussi la gestion de l’entreprise, sa viabilité et sa nature intrinsèque.

Kalomiris et Hubbard (1990) pensent que les entreprises disposent d'une information sur le
degré de risque de leurs projets. De plus, elles sont les seules à connaitre l'usage qu'elles font
des sommes empruntées. Ce contexte informationnel accroît le risque moral et le risque d'anti-
sélection pour les banquiers. Il existe donc sur le marché du crédit une imperfection de
l'information qui génère des phénomènes de sélection adverse et d'aléa moral.

Pour H.Varian (1998), la sélection adverse est due au fait qu'un côté du marché ne puisse
observer la qualité du produit que l'autre partie lui propose. En effet, sur le marché du crédit,
les emprunteurs donnent toujours une bonne image de leurs projets aux prêteurs afin d'obtenir
le crédit. Cela conduit les banques à financer des projets risqués en lieu et place des projets à
faible niveau de risque.

Quant à l'aléa moral, c'est une situation dans laquelle un côté du marché ne peut observer le
comportement de l'autre (comportement caché). L'emprunteur peut donc affecter le crédit à
d'autres fins.

Pour Akerlof (1970), Diamandet Dybvig (1975), le phénomène d'asymétrie d'information


conduit à des comportements opportunistes de la part de l'emprunteur. C'est dans ce contexte
que Jaffée et Russel (1976) distinguent dans leurs modèles, les emprunteurs honnêtes et ceux
malhonnêtes. Ils assimilent les emprunteurs honnêtes aux entreprises qui, estimant les coûts
d'une éventuelle défaillance de leurs projets élevés, décident de rembourser. Quant aux
emprunteurs malhonnêtes, ils préfèrent faire faillite en proposant des taux d'intérêts plus
élevés.

PROBLEMATIQUE DU FINANCEMENT BANCAIRE DES PME


CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 47


Le phénomène d'asymétrie d'information auquel la banque fait face est donc dû au fait qu'il
est difficile pour elle de distinguer les bons et les mauvais emprunteurs.
La conséquence de cette imperfection est de « rationner » le crédit en limitant l'offre destinée
aux entreprises. Dès lors, lorsque les entreprises adoptent des comportements opportunistes
pour bénéficier d'un crédit, la banque peut préférer limiter son offre de crédit aux emprunteurs
car il vaut mieux ne pas prêter dès lors que l’on anticipe un risque élevé plutôt que de prêter à
taux élevé et accroître ainsi les effets désincitatifs au remboursement. Ce modèle de
rationnement rejoint l'idée de Hodgman (1980) qui, partant d'une logique keynésienne (l'offre
faisant la demande), pense qu'il faut ajuster par la quantité (volume) du crédit et non par le
coût. Dans ces conditions, la demande excédant la quantité offerte sur le marché du crédit, il
subsistera une demande excédentaire émanant des entreprises qui ne sera pas satisfaite.
Cependant, les banques peuvent avoir recours à deux (2) moyens de contrôle de l’asymétrie
de l’information : l’utilisation de garanties réelles liquidées en cas de non remboursement et la
surveillance bancaire.5 (Selon Nakamura, 1993)

Il est beaucoup plus question d'ajustement par les taux d'intérêt pour faire face à la sélection
adverse et d'exigence de garantie pour éviter l'aléa moral. C'est pourquoi la théorie dite de
«l'agence» basée essentiellement sur ces principes se justifie beaucoup plus dans le cadre de
notre étude, permettant ainsi d'expliquer le comportement des banques dans le financement
des PME.

a.2) Approche de la théorie de l'agence

Les théories générales de la firme, (théories des contrats, des coûts de transactions entre
autres), qui considèrent l'entreprise comme le lieu où cohabitent des parties contractantes à
intérêts divergents, distinguent deux grandes fonctions dans l'entreprise: celle de la gestion
confiée au manager et celle de contrôle dévolue aux associés ou aux propriétaires.
Etant donné que pour les PME, il existe très peu de cas de séparation entre la fonction de
gestion et celle de contrôle, (puisque dans presque la totalité des cas, les chefs d'unités de
production sont propriétaires du capital qu'ils utilisent), la théorie des contrats (agence) se
justifie beaucoup plus en ce qui concerne les relations entre l'entreprise et la banque. La
valeur estimée de l'entreprise et au-delà, sa capacité d'endettement sera fonction du degré de
l'asymétrie d'information entre les deux partenaires (la banque financera donc le projet de


5
Activité qui inclut suivre l’évolution des emprunteurs et de leurs flux de trésorerie, décidé de renouveler ou
de mettre fin aux crédits, surveiller les covenants liés aux prêts, déclarer le défaut de paiement, gérer la
résolution du crédit, prévoir les procédures de faillite, saisir et vendre les sûretés.
PROBLEMATIQUE DU FINANCEMENT BANCAIRE DES PME
CAS DE LA NSIA BANQUE CÔTE D’IVOIRE Page 48


l’entreprise sur la base des informations qu’elle aura sur elle.)
Pour M. Jensen et W. Meckling (1985), la relation d'agence est un contrat dans lequel une ou
plusieurs personnes ont recours aux services d'une autre personne pour accomplir en leur nom
une tâche quelconque, ce qui implique une délégation de nature décisionnelle. Le principal (la
banque) peut limiter les conséquences négatives des divergences d'intérêts avec l'agent
(entreprise) par des incitations appropriées et des dispositifs de contrôle.

Le créancier est confronté à deux types d'incertitudes en matière de prêt: «l 'aléa moral » dû
au fait que le débiteur peut changer de comportement une fois en possession du prêt et la «
sélection adverse » liée à l'application par le créancier de conditions de prêts plus
onéreuses(taux d'intérêt et garantie) obligeant les emprunteurs à« risque moins élevé à
renoncer au prêt, car les taux de rendement qu'ils anticipent sont relativement faible.»
Par ce procédé, la banque applique donc des conditions de prêts pour « contrecarrer » le
comportement opportuniste des entreprises; toute chose qui contraint leurs demandes de
financement. Les Petites et Moyennes Entreprises (PME), de part donc leur importance,
revêtent plusieurs formes en fonction de leurs niveaux d'investissement, de leurs chiffres
d'affaires réalisés et du nombre d'employés en leur sein. Elles éprouvent toutes au quotidien
des besoins qui font l'objet de demandes de financement auprès des établissements financiers.
Le choix de ces structures est le plus souvent motivé par un comportement rationnel des
entreprises, qui pour autant doivent remplir certaines conditions pour l'obtention d'un
financement. L'approche théorique a permis essentiellement de se pencher sur les différents
concepts, à travers des réflexions menées par quelques auteurs sur la relation banque-
entreprise. Une relation qui nécessite aussi le respect des conditions bancaires par les
entreprises. Toutefois, le financement des PME passe avant tout par une analyse approfondie
des dossiers, selon qu'il s'agisse d'un crédit d'investissement, de fonctionnement ou d'un
engagement par signature et le suivi d'une procédure établie à cet effet.

b) Etude des autres facteurs

b.1) Influence du cadre règlementaire

L'histoire des crises financières et surtout celles du XXème siècle a montré que le système
bancaire, pour indispensable qu'il soit à la croissance d'un pays, n'est pas à l'abri de
l'instabilité. Cette instabilité présentée sous la forme de fortes fluctuations des prix, de
création irraisonnable et démesurée de monnaie (scripturale) peut avoir des conséquences
négatives sur la réalisation des projets d'investissement du secteur privé et la croissance des

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Etats. C'est la raison pour laquelle la régularisation du système bancaire conserve une fonction
pertinente et indispensable dans une économie de marché. A cet effet, les autorités monétaires
de l'UEMOA et de la BCEAO ont mis en place, à travers la Commission bancaire, un
dispositif de suivi et de surveillance des banques pour respecter l'orthodoxie bancaire et se
conformer aux règles et normes préétablies. Il s’est donc agi d'abord, de redéfinir la politique
de crédit en révisant les conditions des banques commerciales et par la mise en œuvre d'une
politique de rationnement de crédit.
- Les conditions de banque : par ce biais, les autorités monétaires entendent contrôler
les conditions de distributions de crédit à travers les commissions et les taux pratiqués
par les banques commerciales. En cas de « gonflement » de la masse monétaire, la
BCEAO durcit les conditions de banque : l'offre de crédit étant plus chère, la demande
diminue. Ce procédé aboutit à pénaliser les entreprises qui ont recours essentiellement
au crédit pour financer leurs activités.
- L'encadrement ou le rationnement du crédit: cette technique consiste en une limitation
directe et impérative du volume de crédit accordé par les banques.Le financement
bancaire des PME est donc soumis aux conditions de la politique monétaire. Ceci a
constitué une raison supplémentaire pour les banques de marquer un certain recul face
au financement des entreprises.

b.2) Influence de l’environnement des affaires

La considération de l'environnement de l'entreprise est nécessaire et fondamentale


dans le processus de financement puisque l'entreprise n'est pas une entité vivant en autarcie :
elle interagit dans un contexte géographique avec un ensemble d'acteurs extérieurs. En effet,
le poids de la fiscalité est toujours décrié par les PME qui du reste, optent souvent pour le
secteur informel pour éviter toute forme d'imposition. Cette pression fiscale est une véritable
charge pour la création et le développement d'une entreprise surtout de type PME car, elle
réduit ses résultats et ses prévisions financières ; toute chose qui influence négativement sa
demande de financement. Par ailleurs, les PME font face au quotidien à un environnement
concurrentiel instable.
Par ailleurs, le poids du secteur informel constitue un véritable blocage au financement des
PME. Le matériel utilisé (roulant, productif, …) est très souvent vétuste mais l'obsolescence
de l'outil de travail reste indifférente aux promoteurs, pourvu que la production soit réalisée
ou que l’entreprise continue à fonctionner. Caractérisées dans leur ensemble, la mauvaise
qualité des biens produits (peu compétitifs en qualité et en prix), il est difficile pour ces

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entreprises d’engranger un profit conséquent pour assurer la croissance de leurs capitaux
propres.

En conclusion, l’étude de ce chapitre nous a permis de mettre en évidence les variables


qui sont à la base du problème de financement. Ainsi, nous pouvons dire que le risque de
crédit est la première cause de rejet des dossiers de prêt au sein de NSIA BANQUE CI;
ensuite viennent les variables telles la gouvernance et le tiré. A ces principales variables, il
faut ajouter l’influence du cadre réglementaire bancaire et l'environnement malsain des
affaires qui se manifeste par le poids considérable du secteur informel.

Eu égard aux considérations qui précèdent et en vue de contribuer à une véritable


promotion du financement des PME, nous nous sommes proposée d'explorer quelques pistes,
en guise de propositions susceptibles de promouvoir davantage le financement aux PME.

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CHAPITRE 4 : EVALUATION DU DISPOSITIFS DE FINANCEMENT

DES PME AU SEIN DE NSIA-BANQUE CI


• Section 1 : Faiblesses

I-Limites liées au processus de financement des PME


Dans le processus de financement des PME, nous dénonçons d’abord chez les PME, le
manque de structuration. En effet, elles souffrent de la faiblesse généralisée de leurs fonds
propres expliquée par divers facteurs : les réticences des promoteurs à rechercher d’autres
actionnaires, la rareté des trésoreries disponibles, les sous-évaluations fréquentes des coûts de
fonctionnement, d’investissement et la sous-estimation du capital nécessaire pour réaliser le
chiffre d’affaires… ; ce qui conduit les banques à multiplier les demandes de garanties.
Ensuite, les PME manquent d’organisation, notamment : le volet ressources humaines, la
comptabilité, la gestion administrative et les fonctions de contrôle. Le chef d’entreprise est
souvent le seul décideur de la société. Cette formalisation modeste voire balbutiante entraîne
les erreurs, les fraudes et nuit à la régularité des processus.
Enfin, le manque de vision du futur des PME constitue un obstacle à leur demande de
financement. Trop de PME en développement analysent de façon approximative leur potentiel
et leur rythme de croissance et handicapent donc leur futur.
Dans ce même processus de financement, les banques sont aussi à plaindre. En effet, la
faiblesse du suivi des concours mis en place est à l’origine de la dégradation de nombreux
dossiers. De plus, les banques souffrent d’une pénurie de départements spécialisés sur les
PME, d’un manque de procédures bien adaptées à la modestie des informations financières
fournies par les PME, d’une faible capacité d’innovation en ce qui concerne les garanties
acceptables et l’inexistence de formations spécifiques au financement des PME pour les
analystes crédit et les CAE. De plus, l’insuffisance des banques est liée à l’environnement
institutionnel dont les déficiences pénalisent l’action de ses dernières malgré les progrès de
l’OHADA. Enfin, nous attendons toujours que les accords de Bâle relatifs aux PME rentrent
en vigueur.

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II-Limites liées aux modes de financement : les PP

Deux (2) ans après la mise en place des Programmes de Financement (PP), nous pouvons
faire un bilan. L’étape la plus importante dans le montage d’un dossier de crédit PP est la
vérification de la présence de la grande entreprise cliente de la PME sur la liste des grandes
entreprises qualifiées de bonnes signatures. 29% des rejets de dossiers de financement sont
dus à la non-appartenance de la grande entreprise à la liste. Ainsi, nous pouvons conclure
qu’une certaine restriction en raison de la liste des grandes entreprises peut expliquer ce taux
élevéd’échec.
De plus pour le PP – Avance sur bon de commande, le principal actionnaire de la PME doit
souscrire à une assurance-vie (AGP). Cette formalité ralentit la mise en place du crédit car
elle demande du temps avant d’être effective. L’actionnaire doit subir une analyse médicale
complète, à la suite de cela, l’assureur définit le taux. Tout ceci ne fait que rallonger le
moment de la mise à disposition des fonds à la PME. Cela lui est préjudiciable, car cette
avance reste un besoin urgent pour elle afin qu’elle puisse avoir le marché en question. Aussi,
les garanties demandées sont-elles les causes de l’échec des PP à la NSIA BANQUE CI car
difficiles à fournir. De plus, à la NSIA BANQUE CI, toute PME doit fournir des états
financiers lorsqu’elle songe à souscrire à un financement par PP. Pourtant, les PP ont été mis
en place pour éliminer les tracasseries relatives à ces bilans non certifiés. Les garanties
difficiles à rassembler pour les dirigeants des PME/PMI concernent principalement les
garanties en espèces. Il s'agit de comptes bloqués, de gages d'espèces, de dépôts à terme
(DAT), etc. Tout ceci fait donc référence à des sommes d'argent que les banques ont tendance
à exiger pour mieux se couvrir des différents risques se rattachant à l'opération de prêt.
Auparavant, les banques avaient tendance à exiger en plus des garanties financières, certaines
garanties hypothécaires. Elles représentaient un obstacle pour les entreprises qui n'étaient pas
capables de rassembler les documents relatifs aux biens à hypothéquer (exemple : les
certificats de propriété de biens immeubles). De plus, les banques avaient très souvent des
difficultés à saisir les biens hypothéqués lorsqu'elles ne se faisaient pas rembourser. Dès lors,
elles préfèrent exiger en plus des garanties hypothécaires, certaines garanties financières qui
ne restent pas sans difficultés pour les dirigeants des PME interrogés.

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• Section 2 : Recommandations
Face au constat d'une part, de la faible intervention des banques commerciales dans le
financement des PME et d'autre part, des problèmes qui minent les promoteurs, proposons-
nous de suggérer quelques solutions en vue d’améliorer le financement des PME et la gestion
du risque de contrepartie par les établissements bancaires. A ce titre, nos suggestions
s’articuleront autour de trois (3) niveaux de responsabilité que sont :

I- A court terme

1. Améliorer la bancarisation par un déploiement géographique des agences bancaires


sur le territoire afin de rapprocher aux mieux la banque des PME. La bancarisation se
définissant comme la proportion de la population titulaire d'un compte en banque. Elle
est mesurée par un indice appelé taux de bancarisation. Cet indice traduit le niveau de
pénétration des services bancaires et financiers dans le pays ou la région concernée. Le
taux de bancarisation n’étant que de 14,7% fin 2010 selon l’APBEF. A ce niveau, il
faut que la NSIA BANQUE CI décentralise le montage des dossiers de prêt aux PME
qui jusque-là se fait seulement à son siège ;

2. éliminer les états financiers et autres conditions relatives aux chiffres de la PME quand
on se met en mode PP ;

3. élargir la liste des tirés de sorte que les dossiers de prêt des PME ne soient pas rejetés
pour cause d’absence de leur partenaire dans le fichier de laNSIA BANQUE CI;

4. simplifier les procédures de financement des PME par les banques surtout la condition
de l’assurance AGP;

5. fluidifier davantage les circuits de décision de crédit ;

6. voir dans quelles mesures la NSIA BANQUE CI peut-elle avoir un partenariat avec un
cabinet de CAC de sorte que les PME qui sollicitent un prêt puissent faire certifier
leurs bilans et à coût réduit. La NSIA BANQUE CI subventionnera l’opération mais
gagnera donc à prêter qu’aux PME fiables car il est préférable de ne pas prêter dès
qu’on anticipe un risque élevé plutôt que de prêter à taux élevé à une contrepartie
douteuse et accroître ainsi les effets dés incitatifs au remboursement (rationnement
partiel.)

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II- A moyen terme


Nos propositions à moyen terme concernent les PME car ces solutions, pour leur mise en
place, requièrent assez de ressources donc du temps :

7. améliorer la structuration et l’organisation des PME ;

8. créer des associations de cautions mutuelles au sein de chaque corps de métier


(artisanat, menuiserie, sidérurgie, agriculture etc.) qui, à travers des cotisations
permanentes, pourront se porter en garantie à la banque au bénéfice d'un membre qui
solliciterait un financement ;

9. avoir de véritables managers qui ont une vision à moyen et long terme de leur activité
et qui inspirent confiance aux banques ;

10. avoirs recours aux agences conseils spécialisées pour l’optimisation fiscale, la
structuration des transactions et l’évaluation des actifs. En cas de difficulté, se faire
assister par le Centres de Gestion Agréés (CGA);

11. avoir une gestion financière efficace afin de jouer sur les variables clés susceptibles
d’améliorer le profit de l’entreprise.

III- A moyen et long terme


Les pouvoirs publics devront :

12. soutenir fortement les fonds de garantie et de mobilisation des crédits aux PME tels
que le Fonds Ivoirien de Développement des Entreprises Nationales (FIDEN) et
l’Institut National Ivoirien de l’Entreprise (INIE) afin de réduire au maximum les
risques encourus par les banques ;

13. la mise en place d’un système de garantie comme le FAG (Fonds Africain de
Développement), conçu et fondé par la BAD en partenariat avec les gouvernements du
Danemark et de l’Espagne. Il vise à faciliter l’accès au financement aux PME
africaines en leur fournissant les garanties bancaires nécessaires ;

14. mettre en place des dispositions fiscales favorisant la production d’états financiers
fiables par les PME ;

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15. agir efficacement sur les coûts des facteurs (court et moyen terme) en baissant
progressivement les coûts des facteurs de production tels que : le prix de l’électricité;
de l’eau ;

16. favoriser une concurrence saine et loyale entre les opérateurs économiques en luttant
contre le dumping, les importations frauduleuses, la contrefaçon.

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CONCLUSION GENERALE
L'analyse conduite dans ce mémoire a permis de mettre en évidence les difficultés de
financement des Petites et Moyennes Entreprises ivoiriennes par les établissements financiers
bancaires. Le cas particulier de la NSIA-BANQUE qui, pour plusieurs raisons, ne parvient
pas toujours à donner entièrement satisfaction à la demande des PME avec des responsabilités
partagées aussi bien par la banque que par les PME elles-mêmes.

A NSIA-BANQUE, suite à nos analyses et conclusions, il ressort qu’environ 42% des


problèmes de financement sont dus au fait du risque de crédit ; 29% de part et d’autre pour
cause de mauvaise gouvernance et du tiré. Cependant, il convient de féliciter sincèrement la
NSIA-BANQUE d’avoir épargné les PME d’un long chapelet de garanties en réalisant même
ce taux de 0%.

Au vu de ces résultats, nous pouvons répondre à notre première hypothèse selon laquelle « le
problème de financement est fonction essentiellement du niveau de risque et de la garantie. »
Comme nous le constatons, la garantie ne pose pas véritablement de problème mais plutôt le
risque de crédit. De plus, les différents taux indiquant la mauvaise gouvernance des PME et le
problème du tiré confirment entièrement notre deuxième hypothèse selon laquelle « le
problème de financement est fonction essentiellement du mode gouvernance et du tiré.»

Par ailleurs, les facteurs comme le cadre réglementaire bancaire et l'environnement des
affaires jouent en la défaveur des PME pour l'obtention du financement.
En somme, le problème de financement est un problème qui incombe aux établissements de
crédit, mais il est surtout une conséquence directe des irrégularités et des insuffisances que
présentent les entreprises.

Sur cette base, nous pouvons raisonnablement considérer que nos objectifs sont atteints avec
cependant des limites à notre étude. En effet, notre travail aurait été beaucoup plus pertinent :

1. si l'on avait une plus grande accessibilité aux informations dans la banque relative aux
problèmes de financement, afin de mettre en évidence d'autres variables et de mesurer
l'impact de celles-ci dans le problème de financement ; secret bancaire oblige ;
2. si nous avions eu le temps de mener une enquête au niveau des PME afin de recueillir
leur avis sur le problème posé ;

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En définitive, l'accès au financement bancaire des PME est une condition nécessaire au
développement de ce secteur et partant de l'économie toute entière. A cet effet, des efforts
considérables doivent être consentis de part et d'autre pour promouvoir davantage le
financement aux entreprises ; n’oublions pas aussi l’élaboration et la mise en place des
accords de Bâle relatifs aux PME qui permettront un meilleur accès au financement par les
PME.

Aussi, des réflexions doivent être menées pour contribuer à la libéralisation du secteur
financier bancaire dans notre pays. Ainsi, parallèlement à notre analyse, l'on pourrait se
demander :
Comment résoudre au mieux le problème crucial du secteur informel ou de la PME
et de la mauvaise gouvernance pour faciliter l'accessibilité du crédit aux PME ?

Cette question nous semble mériter des recherches futures sachant que les résultats
viendraient en complément à notre analyse, le tout pour contribuer à la promotion du
financement à l'égard des Petites et Moyennes Entreprises ; toute chose devant leur permettre
de mieux jouer leur rôle de levier de développement économique.

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BIBLIOGRAPHIE

1/Aubier Maud, « Impact de Bâle II sur l’offre de crédit aux PME », la Doc.
Française/Economie et prévision, 2007/2-n¤178-179, pages 141 à 143 Rocher Meunier B.
(2009), le diagnostic financier, Eyrolles-Editions d’organisation.

2/ Derreumaux Paul, « Les difficultés de financement des PME en Afrique : à qui la faute ? »,
Revue de Proparco, numéro mai 2009, pages 20 à 22.

3/Hoppenot Patrice, « L’investissement en capital dans les PME d’Afrique Subsaharienne »,


Revue de Proparco, pages 23 à 25.

4/Koutouan Ange, Les Programmes de Financements (PP) sont-ils adaptés aux besoins des
PME & PMI, Rapport de stage, Université Paris Dauphine, 2013.

5/Lobez Frédéric, Finance : Banque & marché de crédit, Edition Presse universitaire de
France (Puf).

6/ Mishkin Frédéric, Bordes Christian., Hautcoeur Pierre-Cyrille., Lacoue-Labarthe


Dominique, Ragot Xavier., Monnaie, Banques et Marchés financiers, Edition Pearson
education, 9è éditon.

7/ Ohouot Assi J., Analyse des déterminants de l’octroi du crédit bancaire aux entreprises,
Mémoire Fin de Cycle, Institut Supérieur de Finances et de Comptabilité, Côte d’Ivoire.

8/ Rougès Véronique., «Gestion bancaire du risque de non-remboursement des crédits aux


entreprises : revue de la littérature », Centre de recherche Européen en Finance et Gestion,
page1 à 15.

9/ /Wamba Henri, « Capital social et accès des PME africaines au crédit bancaire : le cas du
Cameroun », Revue des sciences de gestion, Direction et gestion n¤ 259-260 Finance PME.

10/Zvi Bodie, Merton Robert et Thibierge Christophe, Finance, Nouveaux Horizons, 3ème
édition.

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WEBOGRAPHIE

1/ www.groupensia.com

2/ www.apbef-ci.org

3/ www.bceao.int/côted’ivoire

4/ www.memoireonline.com

5/ www.mpmeci.org

6/ www.commerce-gouv.ci

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ANNEXES

ANNEXE 1 : Liste des banques et établissement financier de Côte d’Ivoire

ANNEXE 2 : Organigramme DCE Mars 2017

ANNEXE 3 : Analyse financière

ANNEXE 4 : QUESTIONNAIRE (ORAL) des gestionnaires PME-PMI

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