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Notions de base en SIG

Table des matières

1 LES NOTIONS DE BASE DES SIG .............................................................................................................................. 2


1.1 Définition de l'information Géographique..........................................................................................................................2
1.2 Modélisation de l'information géographique.....................................................................................................................3
1.3 Les mode de représentation de l'information géographique..............................................................................................4
1.4 Le système de coordonnées RGF93/ Lambert 93...............................................................................................................7
1.5 Base de données spatialisées.............................................................................................................................................8
1.6 Les fonctions d'un SIG .......................................................................................................................................................9

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1 Les notions de base des SIG
1.1 Définition de l'information Géographique
L'information géographique désigne toutes informations
sur les objets localisés sur la surface de la terre (objet
géographique).
On peut représenter un objet (un lampadaire, un tronçon
de route, un tronçon de cours d'eau, une parcelle, un bâtiment,..)
ou un phénomène (inondation, tempête, éboulement,
avalanche,..), présents, passées ou potentiels (prévisions).

Les objets ou phénomènes sont localisés sur la surface de la terre, à un moment donné et quelque-
soit leur dimension et leur échelle de représentation.
Pour passer de la réalité (le monde réel est en 3 D, sur une terre en forme d’ellipsoïde et évolue dans le
temps) à une base de données spatialisées, on va modéliser la réalité en 2D pour une date donnée.
Par exemple, dans le cas de la représentation d'un tronçon de cours d'eau :

A une date donnée : on décrit le cours d'eau


par sa composante graphique : on représente sa
forme en 2 dimension (sur un plan) et sa localisation
dans un repère cartographique Lambert93 (axes X
et Y lambert93).

Associé à sa composante graphique, la composante


attributaire permet de caractériser le tronçon du cours d'eau par
sa longueur, sa largeur, la présence de poissons, quels poissons, la
qualité de l'eau, l'état des berges, le débit d'étiage, le débit
moyen,....

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1.2 Modélisation de l'information géographique
Pour modéliser la réalité sous Système d'Informations Géographiques (SIG), on répartie l’ensemble
des informations géographiques de même type (l'ensemble des tronçons de cours d'eau) sous forme de plan
2D, dit « couche ».

Nous allons répartir l'ensemble des objets


géographiques que l'on veut représenter dans un
ensemble de couches :
une couche de parcelles, de bâtis, des
réseaux d'assainissement, des cours
d'eau,.....

Cet ensemble de couches superposées va


constituer la base de données spatialisées
gérée par le SIG et seront représentées dans le
repère cartographique Lambert93.

Lors de la mise en place de la base de données spatialisées, deux type d'informations géographiques
sont à représenter :
1. En premier lieu, il faut définir les informations géographiques de référence. Il s'agit des couches
permettant de se repérer et de positionner les informations que l'on veut exploiter. Il s'agit par
exemple :
✔ des données topographiques de l'IGN, le SCAN 25®
(cartes IGN au 1/25 000 ème scannées et géo-
référencées).
✔ Les données du RGE (Référentiel à Grande Échelle) : La
BD ORTHO®, les photographies aériennes numériques,
la BD TOPO® , la BD ADRESSE® et la BD PARCELLAIRE®
✔ Le plan cadastral numérique.(PCI Image et PCI Vecteur
de la DGFiP ).
✔ Les limites administratives GEOFLA®, proposées gratuitement par l'IGN.

2. Les informations géographiques à représenter sont ensuite les données thématiques. Ce sont les
informations que l'on veut exploiter (données pour gérer l'urbanisme, les données nécessaires à la
gestion du patrimoine,.....). On peut parler de données métiers.

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1.3 Les mode de représentation de l'information géographique
Il existe deux modes de représentation l'information géographique sous forme informatique. On peut
les représenter graphiquement sous forme de couches vecteur ou sous forme raster (image).
1.3.1 Les données vecteur
Le format vectoriel utilise le concept d'objets
géométriques (points, lignes, polygones) pour
représenter les objets géographiques.
Ces objets géométriques sont définis par leurs
coordonnées dans un système de projection
(repère cartographique Lambert93).

✔ Un lampadaire sera ainsi représenté


par un point (enregistré dans un
fichier par ses coordonnées
cartographiques Xlambert93 et
Ylambert93).

✔ Un tronçon d'un cour


d'eau sera représenté par
un ensemble de points,
enregistrés par leurs
coordonnées XY dans le
repère cartographique
lambert93 qui dessineront
une ligne (linéaire/
polyligne).

✔ Une parcelle sera représentée par un polygone,


enregistré par un ensemble de points
(Xlambert93,Ylambert93). Le polygone est le mode
de représentation de l'information géographique qui
permet de modéliser la réalité au plus proche .

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1.3.2 Les données attributaires
Les descriptifs des objets géographiques, les attributs sont stockés dans une table attributaire,
associée aux objets géographiques d'un même thème.
Par exemple les attributs décrivant les
communes de France (base de données
GEOFLA® de l'IGN) sont stockés dans la table
attributaire définie par des champs
ID_GEOFLA, CODE_COM, INSEE_COM,
NOM_COM, STATUT,.... dont le type peut être
« Caractère », « Numérique », « Date »,.....
Chaque commune correspond à un
enregistrement dans la table attributaire et
possède un identifiant (INSEE_COM) unique.
Les données attributaires peuvent provenir
d'autres sources comme des fichiers textuels
(format xls, csv, dbf) ou des bases de
données (PostgreSQL, SQL Server,
Oracle,....).
1.3.3 Définition d'une
couche
L'ensemble, les données
géométriques et les données attributaires
constituent une couche .
Pour chaque objet graphique (les
communes représentées par des
polygones), correspond à un
enregistrement dans la table attributaire.
Le mode de stockage le plus utilisé
d'une couche est le format shape.
• Les données attributaire sont
stockées sous un format de fichier
« .dbf » ,
• les coordonnées des nœuds (des points) qui constituent les polygones sont stockées dans un fichier
d’extension « .shp ».
• En complément, un fichier dont l’extension sera « shx » fera le lien entre les données graphiques et les
données attributaires.
Une couche, un fichier de forme (shape) « Commune_geofla » sera
enregistré de la manière suivante :

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1.3.4 Les rasters (les images)
L'information géographique représentée
sous forme raster (image) est constituée d'un
ensemble de pixels (picture element) organisés
sous forme d'une grille en ligne /colonne.
Résolution spatiale : Le pixel est l'unité
élémentaire de base de l'image dont la surface
correspond à sa résolution spatiale :

Profondeur de l'image : A chaque pixel est


associée une ou plusieurs valeurs numériques
décrivant les caractéristiques de l'espace.
La profondeur définit la quantité de comptes numériques disponibles pour chaque pixel dans une
image.
Par exemple, pour une image en dégradé de gris, la valeur du pixel varie de 0 (= noir) à 255 (= blanc), il y
a par-conséquent 256 possibilités de valeur par pixel, ce qui
correspond à poids de 1 octet par pixel.
Dans une image couleur, à chaque pixel est associé à l'intensité
lumineuse de trois couches (canaux) de couleurs: rouge, vert, bleu (RVB). Une image RVB possède plus
de 16 millions de valeurs comptes numériques possibles.
Ces comptes numériques peuvent traduire plusieurs types d'informations géographiques, issues de
scanner, de photographies aériennes numériques, de modélisation (altitudes, inondations,..) ou
d'images satellites :
• La couleur de la carte scannée, par exemple le SCAN 25® de l'IGN ;
• La couleur réelle du terrain, par exemple la BD ORTHO®,les photographies aériennes de l'IGN ;
• L'altitude, avec les Modèles Numériques de Terrains (MNT).

Les fichiers raster sont souvent lourds et sont enregistrés dans des formats
compressés connus dans secteur de la géomatique :.ecw, .sid.
L'affichage des fichiers raster est souvent accéléré en procédant à une
indexation de type quadtree nommé dans certains logiciels "pyramide".

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1.4 Le système de coordonnées RGF93/ Lambert 93
Afin de se repérer et de localiser
l'information sur la surface terrestre, il est
nécessaire d'utiliser un système de
positionnement et de cartographie.

1) Pour cela, il faut définir un référentiel


géodésique :
• il s'agit de définir un ellipsoïde de
référence qui est une approximation
mathématique de la forme de la terre
et son méridien d’origine .


• C'est à partir de cet ellipsoïde que l'on peut calculer les
coordonnées géographiques (Latitude/Longitude) d'un
point à la surface terrestre en coordonnées angulaires
(Degrés Minute Seconde ou Degrés Décimaux).
• Depuis 2001, nous utilisons l’ellipsoïde International
GRS80 et le méridien d’origine de Greenwich.
Auparavant, l’ellipsoïde utilisé était celui de Clarke 1880
IGN avec le méridien d’origine de Paris.

• • Il faut également quadriller le


territoire à cartographier par un
ensemble de mesures qui
constituent un réseau géodésique : le
RGF93 depuis 2001 et le NTF
auparavant.

2) Le choix d'un système de projections et


de coordonnées planes :
• Le Lambert 93 est le système de
projection légal en France Métropole
(projection conique).
• Les éléments géographiques sont
projetés sur le cône, celui-ci est ensuite développé sous forme de plan.
• Un repère cartographique X,Y Lambert93 (coordonnées plane) est ensuite défini.

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Quelque-soit le SIG, il est indispensable de définir le système de projection de chaque couches :
• Pour les couches en format shapefile, un fichier complémentaire aux trois
fichiers de la couche se rajoute pour indiquer le système de projection de
la couche :

• Pour les images raster,le géo-référencement est stocké


dans un fichier texte, associés au fichier image (.ecw, .tif,
jpg,...). Il s'agit d'un fichier dans lequel est enregistré
quatre points de calage en coordonnées « image »
(position ligne/colonne du pixel) et en coordonnées
cartographiques Lambert93 (Xlambert93/YLambert93).

La majorité des SIG peuvent gérer la projection à la volée : Les données sont affichées visuellement
dans le logiciel dans un système de coordonnées. La re-projection à la volée consiste à afficher des
sources de données de différents systèmes de coordonnées de manière transparente pour l'utilisateur.
Cela n'est possible que si les systèmes de projection des couches sont connus par le SIG.

Cette possibilité n'est utilisable que pour la consultation et l'affichage des couches. Dès que l'on utilise
des traitements plus avancés, il est conseillé de mettre toute les couches dans un seul système de
projection (le lambert93) en les re-projetant.

1.5 Base de données spatialisées


La base de données spatialisées est constituée d'une superposition de couches
vecteurs et raster, géo-référencées dans le système cartographique Lambert93.

Cette base de données est constituée de couches de références ( SCAN 25®,BD


ORTHO®) et de données métiers (agriculture, foresterie, assainissement,
urbanisme,...).A ces couches, on peut ajouter des données descriptifs stockés dans des
fichiers xls, csv, dbf (des tables) ou des bases de données.
Une base de données spatialisées correspond donc à un ensemble de données
spatiales et non spatiales structurées et organisées de manière à être interrogeables et
analysables de façon interactive ou automatique. Les données sont décrites par des métadonnées et
sont gérées par un logiciel SIG.

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Définition de métadonnées : Ils correspondent à la description des éléments de la base de données,
nécessaires et suffisantes pour l'utilisation des données (nom, objectif de création des données,
système de projection, résolution, précision, sources des données,....). En Europe, les métadonnées
doivent se conformer à une norme de métadonnées géospatiale (Norme ISO 19139 - INSPIRE).
1.5.1 Définition des web-services
Depuis les évolutions du numérique et notamment de l'utilisation d'Internet, se sont développés les
« Web-services »: il s'agit de protocoles internet qui ont été normés par l'OGC (Open Geospatial
Consortium) et permettent une communication de données géographiques de façon interopérable à
travers Internet. Il s'agit de rendre accessible directement une donnée stockée sur un serveur distant
sans téléchargement ni conversion préalable. Cette technologie s’appuie sur une architecture Client /
Serveur, c'est-à-dire un serveur qui distribue les données et un client qui les interprètent. Les plus
connus sont : le service WMS (images géo-référencées) , le service WFS (affichage et interrogation de
données vectorielles).

1.6 Les fonctions d'un SIG


Un Système d'informations
Géographiques (SIG) est un outil
informatique capable d'intégrer des
données de toutes provenances (raster,
vecteurs, tabulaires, services web, données
GPS, images satellitaires) , sous différentes
formes (base de données, cartes,
images, ..). La seule contrainte est de
connaître la localisation géographique des
informations intégrées.
Il permet de gérer et administrer des bases
de données spatiales : créer des couches
vecteurs, saisir et modifier, enregistrer et
réorganiser les données géographiques.

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Le SIG est également un outil d'analyse et de présentation des informations localisées dans l'espace.
Les fonctionnalités d'analyses des SIG sont nombreuses. On peut lister ici les principales fonctions, les
plus usitées par la majorité des utilisateurs des SIG :

1. Consulter les couches, gérer l'affichage des couches,


utiliser les outils de navigation, visualiser les attributs
d'objets graphiques ;

2. Représenter les couches graphiques avec de la symbologie, faire des


étiquettes ou faire des analyses thématiques (représentation graphique des
données attributaire) ;

3. Créer et calculer de nouveaux attributs (calcul de surface,


de longueur,....)

4. Sélectionner les objets


géographiques à l'aide des attributs
(requêtes attributaires) ou par leur
emplacement (requêtes spatiales) ;

5. Les outils de géotraitements


(zones tampons, croisement de couches).

Les modes de représentation de l’information géographique sont les :


✔ Outils de mise en page pour la production de cartes papiers ;
✔ Outils de restitution sur internet par les web service ;
✔ Sous forme de base de données numérique.

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