Vous êtes sur la page 1sur 9

Cours de Matériaux de construction 2ème année Licence Travaux Publics

Chapitre 3
Les liants

1- Introduction

Les liants sont des matériaux utilisés dans le domaine de la construction pour assurer la
liaison entre les différents matériaux de construction et former des blocs solides.
Il existe deux grandes catégories de liants : les liants minéraux et les liants organiques. Que
les liants minéraux qui seront traités dans ce chapitre.
Les liants minéraux sont des composés ou des substances finement divisées formant avec
l’eau une pate collante qui durcit progressivement.
Le durcissement de la pate et sa transformation en une matière analogue à la pierre sont le
résultat de phénomènes physico-chimiques qui se déroulent surtout entre le liant et l’eau.
L’addition d’agrégat comme le sable, les cailloux, le gravier, permet d’obtenir les mortiers et
les bétons.

2- Classification

Il est connu que certains liants minéraux durcissent à l’air seulement et d’autres dans des
milieux humides ou dans l’eau. Cette propriété nous permet de classer les liants minéraux en
deux types:

- Les liants aériens qui ne durcissent et ne peuvent conserver leurs propriétés


mécaniques qu’à l’air (ex.: chaux grasse, plâtre) après durcissement ces liants ne
résistent pas à l’eau mais ils sont stable à l’air.

- Les liants hydrauliques qui durcissent et conservent leurs propriétés mécaniques non
seulement à l’air mais aussi dans l’eau (ex.: chaux hydraulique, ciment Portland,…).

3- Les liants aériens (chaux aériens)

La chaux aérienne a été l’un des premiers liants découvert par l’homme. Elle sert depuis
l’antiquité, jusqu´au début du 20ème siècle, à réaliser des mortiers pour la construction, des
enduits et des badigeons sur les murs. Les chinois, les égyptiens, les mayas ont construit des
édifices durables avec des mortiers à base de chaux.

L'utilisation de la chaux est pourtant restée quasiment incontournable dans le bâti jusqu'à la
découverte de la chaux hydraulique naturelle et du ciment Portland à la finale du 19ème siècle.
Ces produits ont une rigidité plus importante.

On distingue les chaux grasses et les chaux maigres :

- Les chaux grasses sont obtenues par calcination d’un calcaire presque pur.
- Les chaux maigres sont obtenues par calcination d’un calcaire impur qui contient 5%
d’argile et d’une quantité d’impureté (silice ou d’oxyde de magnésium…) ne
dépassant pas 12 %.
Cours de Matériaux de construction 2ème année Licence Travaux Publics

La réaction de prise et le processus de fabrication sont les mêmes pour ces deux types de
chaux.

La chaux, obtenue par cuisson de roches calcaires (CaCO3) ou dolomitiques (association de


CaC03 et MgCO3) suivie d’une extinction à l’eau, durcissait lentement à l’air (figure 3.1), ce
qui lui a valu son appellation couramment employée de chaux aérienne.

Figure 3.1. Représentation schématique du processus de fabrication de la chaux.

3.1. Extraction

Le calcaire est extrait des carrières. Traditionnellement, l’extraction se faisait par des
moyens manuels (pics, pioches,…) comme le montre la figure 3.2. On a recours actuellement
à l’utilisation d’explosifs (tirs de mine) pour faciliter l’extraction de la roche. Les blocs ainsi
obtenus sont de la roche, charriés par des pelles mécaniques et déposés dans des
camions chargeurs. Ils sont acheminés vers les ateliers de préparation, où débute leur
transformation (concassage, criblage et calibrage).

Figure 3.2. Extraction du calcaire.


Cours de Matériaux de construction 2ème année Licence Travaux Publics

3.2. Cuisson ou calcination

Lors de l’opération de cuisson à une température d’environ 900°C, le calcaire se décompose


pour donner de la chaux vive (oxyde de calcium) selon la formulation chimique suivante :

CaCO3 + chaleur = CO2 + CaO.

Dans le cas de roches dolomitiques et dans les dolomies, le carbonate de magnésium


(MgCO3) est associé au carbonate de calcium (CaC03). Il se dissocie de la même manière
mais à une température inferieure. La calcination donne ainsi des chaux dolomitiques ou
chaux magnésiennes.

MgCO3 + chaleur = MgO + CO2.

3.3. Extinction de la chaux

Par hydratation de la chaux vive on obtient la chaux éteinte, moins dangereuse à manipuler
que la chaux vive.

CaO + H2O = Ca (OH) 2 + dégagement de chaleur.


(Chaux vive) (Eau) (Chaux éteinte)

L´extinction de la chaux vive dégage beaucoup de chaleur. Ceci explique la raison pour
laquelle on ne doit pas utiliser de la chaux non complètement éteinte.

Lorsque la quantité d'eau ajoutée est juste suffisante pour obtenir la réaction d'extinction,
c’est-à-dire d'hydratation de la chaux, on obtient une poudre blanche. Si la quantité d'eau est
plus importante, on obtient une pâte blanche. L’extinction de la chaux est d’autant plus lente
que la chaux a été portée à plus haute température.

L’extinction des chaux dolomitiques se fait par la réaction suivante :

MgO + H2O = Mg (OH)2 + dégagement de chaleur.

3.4. Carbonatation

La chaux mélangée du sable et d’eau constitue un mortier, le mélange est utilisé comme
liant.

Le cycle de la chaux se complète dans la mise en œuvre. Le phénomène de prise résulte de la


carbonatation lente du liant au contact du gaz carbonique de l'air, selon la réaction suivante :

Ca (OH) 2 + CO 2 = CaCO3 + H2O


(Chaux éteinte) (Gaz carbonique de l'air) (Carbonate de calcium)

Selon l'humidité du milieu, cette réaction se produit sur plusieurs mois ou siècles, la vapeur
d'eau se lie avec le gaz carbonique atmosphérique pour former l'acide carbonique; la chaux
fixe le gaz carbonique contenu dans cet acide et se transforme en calcaire. Le résultat de cette
opération est à nouveau du calcaire (CaCO3).
Cours de Matériaux de construction 2ème année Licence Travaux Publics

Le durcissement de la chaux aérienne ne se fait qu’à l’air sec. En cristallisant, le carbonate


de calcium rigidifie le mortier, adhère aux granulats et blocs de la construction et
confère à l'ensemble architectural la résistance recherchée.

3.5. Emploi de la chaux aérienne.

Les chaux aérienne sont utilisées pour:

a) La préparation des mortiers de pose et de jointement : La force de liaison d’un mortier


de pose est plus importante que sa résistance à la compression. Les mortiers de
chaux qui développent cette adhérence grâce à leur plasticité, sont ainsi bien adaptés
à cet emploi. Ils sont peu perméables à l’eau et peu fissurables. Les mortiers de
chaux constituent de très bons mortiers de jointement de maçonneries en pierres
tendres, en béton cellulaire ou en briques.

b) La préparation des enduits : On distingue principalement deux fonctions: protection et


esthétique. Les mortiers de chaux présentent une grande élasticité, ce qui permet
d’éviter les fissures de retrait et faïençage. Les mortiers de chaux, une fois durcis,
ont la propriété d’être imperméable à l’eau tout en étant perméable à l’air, afin
d’assurer la respiration du mur.

c) La fabrication des peintures.

L’utilisation des chaux grasses tend à disparaitre actuellement au profit des chaux
hydrauliques et surtout des ciments.

4. Les liants hydrauliques (chaux hydrauliques et ciments Portland)

4.1. Chaux hydrauliques.

La chaux hydraulique est une poudre finement broyée obtenue par calcination d’un calcaire
marneux contenant 6 à 30% d’argile, silice ou d’oxyde de magnésium. Sa prise est faite à l’air
sec mais également sous l’action de l’eau.

Il ne faut pas confondre les chaux hydrauliques, avec les chaux maigres, dans ces dernières la
teneur en argile est relativement faible (maximum de 5%).

4.1.1. Cuisson

La fabrication de la chaux hydraulique ne diffère pas de celle des chaux aériennes. La chaux
hydraulique s’obtient par cuisson à la température variant entre 900 et 1200°C. Au cours de la
cuisson des calcaires marneux, le carbonate de calcium se décompose, une partie du calcium
(CaO) formé se combine à l’état solide avec les oxydes argileux (SiO2, AI2O3, FeO3) pour
former des silicates (C2S), des aluminates de calcium (CA) et des ferrites de calcium (C2F)
qui durcissent aussi bien à l’air sec que dans l’eau.

On peut donc dire que les chaux hydrauliques sont des mélanges homogénéisés de chaux
grasse ou de chaux maigre avec du ciment.
Cours de Matériaux de construction 2ème année Licence Travaux Publics

4.1.2. Extinction

L’extinction se fait à des températures supérieures à 130°C pour éviter l’hydratation des
aluminates, des silicates et des ferrites de calcium, mais cette température ne doit pas dépasser
400 °C pour éviter la décomposition de l’hydroxyde de calcium Ca(OH)2 en CaO.

4.1.3. Durcissement

Le durcissement de la chaux hydraulique est accompagné d’une part de dessiccation et de


carbonatation de la pate et d’autre part par l’hydratation des aluminates, silicates et ferrites de
calcium.

4.1.4. Classification

Pour caractériser la chaux hydraulique il faut calculer l’indice d’hydraulicité comme l’avait
proposé Vicat qui l’a donné par le rapport de la fraction acide du liant sur la fraction basique.

Suivant les valeurs de I, les chaux sont plus ou moins hydrauliques (voir tableau 3.1).

𝑆𝑖𝑂2 + 𝐴𝑙2𝑂3 + 𝐹𝑒2𝑂3


𝐼=
𝐶𝑎𝑂 + 𝑀𝑔𝑂

Tableau 3.1. Classification des chaux hydraulique suivant l’indice Vicat.

Type de chaux % d’argile I Durée de prise sous


l’eau

Grasse 0 0 - 0,1 6 moins

Faiblement hydraulique 5-8 0,1 -0,16 15 à 30 jours

Moyennement hydraulique 8 - 15 0,16 - 0,3 10 à 15 jours

Hydraulique 15 - 20 0,3 - 0,4 2 à 4 jours

Éminemment hydraulique 20 - 30 0,4 - 0,5 Inferieure à 2 jours.

La prise et le durcissement de la chaux hydraulique sont très lents, mais les hydrates formés
sont très stables et pratiquement insolubles dans l’eau.

4.1.5. Emploi des chaux hydrauliques

Les chaux hydrauliques sont utilisées pour la construction des parties d’ouvrages situées dans
des milieux humides et des murs préfabriqués des maisons à peu d’étages.

4.2. Ciment Portland

Le ciment Portland est une poudre minérale dont la propriété est de durcir et de développer
des résistances à l’air comme dans l’eau, suivant une réaction et un processus d’hydratation. Il
Cours de Matériaux de construction 2ème année Licence Travaux Publics

peut former une pate (ciment +eau), un mortier (ciment +eau + sable) ou un béton (ciment +
eau + sable + gravier).

4.2.1. Extraction

Cette étape consiste à extraire les matières premières (calcaire et argile), à partir de
carrières naturelles à ciel ouvert. Ces matières premières sont extraites des parois rocheuses
par abattage à l'explosif ou à la pelle mécanique. Les blocs de roches obtenus sont transportés
et broyés en éléments de dimensions maximales de 50 mm. Les matières premières
sont échantillonnées, dosées et mélangées de façon à obtenir une composition régulière
dans le temps. La prise d'échantillons en continu permet de déterminer la quantité des
différents ajouts nécessaires (oxyde de fer, alumine et silice).

4.2.2. Processus de fabrication

Le ciment est fabriqué à partir du calcaire argileux (75 à 78 % de calcaire et 22 à 25 %


d’argile)

Après extraction de la matière première, le ciment est fabriqué selon le procédé technologique
qui comporte les opérations suivantes (Figure 3.3):

- Concassage primaire de la matière première.


- Concassage secondaire de la matière première en taille plus petite.
- Broyage de la matière concassée.
- Dosage et homogénéisation de la farine crue (matière broyée).
- Phase de préchauffage de la farine crue (et précalcination) à 850° C, puis la cuisson
dans un four rotatif incliné à une température généralement de 1400 à 1500° C.
Le produit sortant du four s’appelle le clinker.
- Broyage du clinker en poudre fine en présence de gypse (≈ 5%) et d’éventuelles
aditions.
- Le produit fini (ciment) est prêt alors pour être expédier en sacs en vrac.

Figure 3.3. Processus de fabrication du ciment Portland


Cours de Matériaux de construction 2ème année Licence Travaux Publics

Remarque : en fonction du mode de préparation de la masse crue, on distingue deux voies


d’obtention du ciment portland :

- Voie humide : dans laquelle les composants sont mélangés en présence d’eau, formant
une boue, et cuits dans les fours rotatifs.
- Voie sèche : dans laquelle les mélanges sont broyés et cuits à sec.

4.2.3. Constituants principaux

Sur le paragraphe précédent nous avons précisé que les constituants principaux du ciment
Portland est sont le calcaire et l’argile, la cuisson du mélange à une température variant de
1400 à 1500 °C donne le clinker. Pour contrôler certaines réactions d’hydratation on ajoute à
ce produit pendant le broyage un sulfate de calcium (gypse) en quantité comprise entre 1,5 et
3,5 % de la masse du ciment (Figure 3.4).

Figure 3.4. Constituant d’un ciment Portland.

4.2.4. Composition chimique d’un clinker

La qualité d’un clinker dépend de sa composition chimique et minéralogique:

- Le calcaire est composé principalement de deux oxydes : CaO et CO2.


- L’argile est composée de diverses matières contenant surtout trois oxydes : SiO2,
AI2O3 et Fe2O3.

Au cours de la cuisson de la matière première, le CO2 s’élimine alors que les autres oxydes
restent et se combinent pour former les minéraux du clinker.

La teneur moyenne des principaux oxydes d’un ciment Portland est :


Cours de Matériaux de construction 2ème année Licence Travaux Publics

- CaO…………………..54 à 65%.
- SiO2………………….17 à 25%.
- AI2O3……………….3 à6%.
- Fe2O3………………..2 à5%.

Un ciment Portland peut contenir d’autres oxydes provenant des impuretés qui peuvent nuire
à sa qualité, parmi ces oxydes on peut citer : MgO, Na2O et K2O.

4.2.5. Les aditions cimentaires

Les aditions minérales dans le clinker sont des matériaux présentant une granulométrie
très fine que l'on incorpore le plus souvent au ciment, quelquefois également au béton.
Les ajouts permettent soit d'améliorer les propriétés physico-mécaniques du ciment et sa
résistance aux agressions chimiques, ou de conférer au béton des propriétés spécifiques.
Les ajouts permettent d'obtenir un ciment composé plus économique.

4.2.6. Les principales aditions cimentaires et leurs effets

a) Laitier granulé de haut fourneau : C’est un sous produit de l´industrie métallurgique


ayant des propriétés hydrauliques. Il est obtenu par refroidissement rapide de certaines
scories fondues provenant de la fusion du minerai de fer dans un haut fourneau son
effet sur le ciment est de diminuer la réactivité à court terme et les retraits. Il est bien
adapté aux ouvrages en contact avec le sol.

b) Pouzzolanes naturelles : Ce sont des substances d´origine volcanique ou des roches


sédimentaires ayant une composition appropriée, ou des argiles et des schistes activés
thermiquement.
Les pouzzolanes doivent leurs noms aux cendres volcaniques de la région de
Pouzzoles, en Italie, qui étaient utilisées par les romains pour la confection du ciment.
Les pouzzolanes n´ont pas de propriétés hydrauliques intrinsèques; mais, en présence
de la chaux libérée par le clinker au cours de son hydratation, elles forment elles aussi
des hydrates stables, semblables à ceux qui sont formés à la suite de l´hydratation du
clinker. Leur rôle est de diminuer la réactivité à court terme et de compléter
l’hydratation.

- Cendre volante siliceuse : Elles proviennent du dépoussiérage des gaz de


combustion des centrales thermiques alimentées au charbon. Elles ont des
propriétés pouzzolaniques, leur effet sur le ciment et d’apporter une résistance
complémentaire à long terme, d’améliorer l’ouvrabilité et la durabilité en diminuant la
perméabilité.

c) Cendre volante calcique : Tout comme les cendres volante siliceuses, les cendres
volantes calciques proviennent du dépoussiérage des gaz de combustion des
centrales thermiques alimentées au charbon. Elles ont des propriétés hydraulique et
parfois, pouzzolaniques. leur effet sur le ciment est d’améliorer l’ouvrabilité
Cours de Matériaux de construction 2ème année Licence Travaux Publics

- Schiste calciné : Ce sont des schistes que l´on porte à une température d´environ
800°C dans un four spécial. Finement broyés, ils présentent de fortes propriétés
hydrauliques et aussi pouzzolaniques. Leur rôle est de diminuer la réactivité à court
terme et de compléter l’hydratation.

d) Calcaire broyé : son rôle est d’accélérer la cinétique d’hydratation à très court terme (2
à 7 jours) et de compléter le squelette granulaire.

e) Fumées de silice : Ce sont des sous produits de l´industrie du silicium et de ses


alliages. Elles sont formées de particules sphériques de très faible diamètre (de l´ordre
de 0,1 𝜇m). Elles ont des propriétés pouzzolaniques.

4.2.7. Propriété physiques et mécaniques des ciments

a) Prise et durcissement.

La prise est définie comme étant le changement d’un état fluide à un état solide. Le début de
prise correspond à l’augmentation brutale de la viscosité de la pâte de ciment avec un
dégagement de chaleur. La fin de prise correspond à la transformation régulière et
progressive de la pâte de ciment en un bloc indéformable.

Après la fin de prise le phénomène d’augmentation de la viscosité se poursuit, c’est la période


du durcissement qui se prolonge pendant des mois au cours desquels les résistances
mécaniques continuent à augmenter.

b) Finesse de mouture.

Elle est caractérisée par la surface spécifique des grains de ciment, exprimée en (cm²/g).

Dans les cas courants, elle est de l'ordre de 3000 à 3500 cm²/g.

Plus la finesse de mouture est grande, plus la vitesse des réactions d'hydratation est élevée et
plus sa résistance mécanique au jeune âge est grande, par contre plus le ciment est
sensible, plus le retrait est important.

c) Résistance mécanique.

Les résistances mécaniques des ciments sont déterminées par les essais normalisés (NF EN
196-1) sur mortier à 28 jours en traction et en compression des éprouvettes de dimensions 4 x
4 x 16 cm. La résistance du mortier exprimée en MPa, est alors considérée comme
significative de la résistance du ciment. On distingue trois classes de résistance mécanique :
32,5 – 42,5 – 52,5. Ce nombre exprime la valeur minimale de la résistance normale du ciment
à 28 jours.

Vous aimerez peut-être aussi