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‫بسم هللا الرحمن الرحيم‬

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LE RECEUIL DE
FISCALITÉ
IMPOT SUR LE BENEFICES
DES SOCIÉTÉS

1
Préambule.

C’est une mission difficile car le dispositif fiscal est compliqué, en constante évolution et les
dispositions fiscales souvent complexes à maîtriser.
C'est ça notre objectifs, vous aider mieux maîtriser la réglementation
- Connaître l’organisation du système fiscal algérien.
- Maîtriser les différents impôts et taxes:
- l’Impôt sur le Revenu Global (IRG),
- l’Impôt sur les Bénéfices des Sociétés (IBS),
- la Taxe sur l’Activité Professionnelle (TAP),
- la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA),
- La fiscalité locale, (TF, TA)
- Autres impôts et taxes non codifiés
- Contrôle fiscal et procédure contentieuse.
- Contrôler, Auditer les différentes déclarations fiscales.
- Maîtriser l’environnement fiscal de l’entreprise.
- Mettre l’entreprise hors risque sur le plan fiscal.
- Savoir faire face à un contrôle fiscal.
Article 64 de la constitution
Les citoyens sont égaux devant l’impôt.
Chacun doit participer au financement des charges publiques en fonction de sa capacité
contributive.
Nul impôt ne peut être institué qu’en vertu de la loi.
Nul impôt, contribution, taxe ou droit d’aucune sorte, ne peut être institué avec effet
rétroactif.
Toute action visant à contourner l’égalité des citoyens et des personnes morales devant l’impôt
constitue une atteinte aux intérêts de la communauté nationale.
Elle est réprimée par la loi.
La loi sanctionne l’évasion fiscale et la fuite de capitaux.
Aujourd’hui, je partage des articles pour vous expliquer quelque chose de très simple
Mon but n’est autre que de vous aider à comprendre la fiscalité, de vous expliquer le
fonctionnement du système fiscal algérien.
Ainsi, pour cela, j’apprends chaque jour que ce soit par la lecture de livre, mais également via
le suivi hebdomadaire que je fais avec chacun de nos groupes et forums et qui m’aide à
comprendre, à voir les différences de réaction entre chaque intervenant.
Je ne dis jamais une chose ou un conseil en l’air, mais essaie de vous expliquer au mieux ce
que vous devez faire, proprement.
Si je donne mon avis sur une loi, ce qu’elle permet de faire ou pas, comprenez bien qu’il ne
s’agit pas de mon avis personnel, mais d’un retour d’expérience sur plus 27 ans.
Je suis donc en contact permanent avec la progression de système fiscale
C’est donc entre mes connaissances théoriques acquises par mes lectures et mes
connaissances pratiques que j’en sais aujourd’hui autant et que je n’ai pas fini d’apprendre, de
progresser.
A l’heure d’aujourd’hui, beaucoup restent campés sur des connaissances théoriques
dépassées, répète ce que l’on leur a appris sans réfléchir, bêtement sans comprendre et vous
font ainsi perdre du temps, car vous ne savez plus où donner de la tête, qui a raison ou pas.
Ce petit journal hebdomadaire est conçu de façon à vous faire comprendre les dessous et
dessus de system fiscal Algérien.

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Il contient des lois, circulaires, instructions, décrets, arrêtés, notes et communiqués, en plus
des cours et des exemples traitant la fiscalité en en générale.
Pour l’accomplissement de cette tache, nous allons mettre à votre disposition un outil de
travail, pour les techniciens de la fiscalité et d’aider d’autres pour l’assimilation d’un système
complexe.
- Un bon système fiscal est un système conceptuellement équitable.
- Un bon système fiscal doit tendre vers la simplicité et la stabilité.
- Le respect du système fiscal doit être généralisé.
- Le système fiscal doit intégrer la raison économique.
- Le système fiscal doit être internationalement comparatif.
- Le système fiscal doit avoir un bon rendement.
- Le système doit favoriser l'émergence d'un bon environnement fiscal.
L'équité fiscale
L'équité est la pierre angulaire de tout l'édifice fiscal si nécessaire à toute société moderne et
démocratique.
Aussi bien le législateur que l'autorité administrative doivent-ils privilégier de façon constante le
principe majeur d'équité fiscale élevé au rang d'un principe constitutionnel.
Simplicité et stabilité du système fiscal
Un bon système fiscal est un système qui doit éviter autant que faire se peut la complexité et offrir une
certaine stabilité le rendant accessible aux utilisateurs et facilement gérable.
Le non respect de la loi fiscale entraîne des conséquences économiques et sociales néfastes :
- Il est une source d'iniquité fiscale.
- Il fragilise les finances publiques, source d’inflation et cause de l’inefficacité de l’appareil d’Etat.
- Il provoque une concurrence déloyale qui fragilise, à son tour, les entreprises transparentes.
- Il amplifie et enracine la contestation sociale.
- La fiscalité doit entériner la prééminence de la raison économique sur toutes les autres
considérations Rien ne justifie une fiscalité qui ne soit pas adaptée à la réalité économique des
entreprises et des individus.
- Une assiette non économique ne favorise pas le développement des bons comportements et
défavorise une économie par rapport à ses concurrents étrangers.
- Une fiscalité ne tenant pas compte des impératifs de l’économie, ressemble à celui qui, à force de
traire sa vache, l’affaiblit.
- En revanche, rien n’est plus heureux pour un système fiscal que des entreprises prospères.
- La fiscalité doit veiller à la préservation de l’outil de production avant toute autre considération.
- La fiscalité doit être internationalement comparative
- La mise en compétition d’une économie avec les autres économies du monde contraint le législateur
fiscal à tenir de plus en plus compte des systèmes appliqués dans le reste du monde.
- Une économie à fiscalité trop lourde ou injuste par rapport à la fiscalité internationale est une
économie qui offre des atouts à ses concurrents pour la battre.
- Le système fiscal doit avoir un bon rendement considérant l’équilibre des finances publiques comme
une condition de croissance durable et le coût de la collecte des impôts aussi bien pour l’Etat que pour
les contribuables, comme un coût caché de l’impôt qu’il convient de prendre en compte, le rendement
de chacun des impôts composant le système fiscal constitue une qualité caractéristique du système
dans son ensemble.
- Un impôt à faible rendement pose la question de l’opportunité de son maintien. En effet, faire
supporter l’effet inhibitoire, attaché à tout impôt, à l’activité économique ne saurait se justifier lorsque
l’impôt ne produit pas un rendement satisfaisant.

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- La qualité de l'environnement fiscal L'environnement fiscal est une composante essentielle de la
qualité d'un système fiscal.
- Il ne se limite pas aux seuls éléments du système d'imposition au sens fiscal, mais il englobe aussi le
cadre législatif et réglementaire de tous les prélèvements obligatoires, l'appareil administratif fiscal, le
juge fiscal et plus généralement les garanties de nature à sécuriser le contribuable contre tout arbitraire
ou tout traitement individuel fiscalement discriminatoire.
- L’environnement fiscal favorable suppose, en plus de la vigilance continue pour procéder à
l'étalonnage et à la comparaison du poids des prélèvements supportés par l'entreprise avec les pratiques
d'autres pays, une législation fiscale relativement simple et relativement stable.
- Il suppose aussi une administration soumise au droit et particulièrement soucieuse des droits du
contribuable qui doit être considéré, notamment lors du contrôle fiscal, comme un partenaire et non
comme un «fraudeur présumé».
- Il suppose enfin l'existence d'une justice réellement indépendante et réellement compétente pour
trancher, en toute impartialité, les litiges fiscaux et empêcher ainsi l'administration, forte de ses
prérogatives de puissance publique (et surtout de son privilège d'exécution préalable), de faire elle-
même justice ou d'imposer des solutions»
Conclusion
En effet, une fiscalité d’application générale permet de dégager un bon rendement, ce qui favorise
l'amélioration de l'équité fiscale et permet de respecter d’avantage la prééminence de l’économie et
d’instituer une meilleure fiscalité que celle des pays concurrents.
De même qu’une fiscalité simple et stable et qui intègre la réalité économique favorise l’adhésion des
contribuables et le respect spontané des lois et améliore le rendement fiscal.
Mais, bien que tout effort de hiérarchisation reste délicat, le critère d’une application généralisée
paraît, néanmoins, commander les autres critères.
Enfin, l'analyse des différentes lacunes du système fiscal algérien a démontré que ce système
a été réalisé en l'absence d'une conception globale, claire et cohérente de la politique fiscale.
Cela fait que la fiscalité algérienne à la veille de la réforme de 1991 est une fiscalité « tous
azimuts » qui frappe au « hasard » sous la pression des besoins budgétaires du moment
répondant plus à des préoccupations financières à court terme, d'ordre conjoncturel qu'à des
objectifs économiques et sociaux à moyen et long terme.
Cela s'est traduit par un nombre important de dispositions fiscales, revues et corrigées,
donnant l'image d'une législation fiscale débridée et décousue.

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(II)

Le conseiller fiscal
I)- Comment peut-on définir un fiscaliste :
Le présent décret donne un aperçu sur le conseil fiscal, mis à jour au 31/12/2017
Ordonnance n° 71-81 du 29/12/1971 fixant les conditions d’exercice de la profession
de conseil fiscal et assimilé
AU NON DU PEUPLE
Le chef du gouvernement, président du conseil de ministre
Vus les ordonnances n° 65-182 du 10 juillet 1965 et 70-53 du 18 djoumada 1 1390
correspondant au 21 juillet 1970 pourtant constitution du gouvernement
Vu ordonnance n°70-93 du 31 décembre 1970 portant loi de finance pour 1971.
Ordonne
Article 1ér
Nulle personne physique ou morale ne peut, sous quelque dénomination que ce soit, exercé la
profession de conseil fiscal et assimilé, si elle n’a été au préalable expressément autorisé dans
les conditions définies aux articles ci après par le ministre des finances.
Article 2
Par conseil fiscal, il faut entendre celui qui, à titre personnel et d’une manière générale, donne
des conseils ou des consultations ou encore effectue tous travaux d’ordre fiscale pour le
compte de son client.
Il peut notamment être appelé à établir des déclarations fiscales, à vérifier les avertissements,
à rédiger et à présenter en qualité de mandataire, des réclamations auprès des administrations
fiscales.
Article 3
Les sociétés des conseils fiscaux et assimilés ne peuvent être constituées que sous formes de
sociétés civiles.
Dans ce cas, les travaux de conseils fiscaux et assimilés, sont effectués sous leurs noms
propres et sous leur responsabilité personnelle.
Article 4
Pour être autorisé à exercer la profession de conseil fiscal et assimilé, il faut remplir les
conditions suivantes:
- être de nationalité algérienne;
- jouir de ses droits civiques;
- n'avoir jamais subi de condamnation à une peine afflictive et infamante;
- avoir exercé pendant cinq (5) années au moins une fonction supérieure ou occupé un poste
supérieur auprès d'un service relevant de l'Administration fiscale;
- justifier de la possession d'un diplôme de l'enseignement supérieur ou d'un titre équivalent.
Article 5
Sont autorisés à exercer la profession de conseil fiscal, les agents des impôts ayant-au moins
le grade d'inspecteur central admis à faire valoir leurs droits à la retraite.
Article 6
Sont également autorisés à exercer la profession de conseil fiscal, les agents des impôts
ayant cessé leur fonction dans la mesure où ils réunissent les conditions ci-après:
- avoir exercé auprès d'un service relevant de l'Administration fiscale pendant au moins vingt
ans;

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- être titulaire du grade d'inspecteur central depuis au moins dix (10) ans;
- justifier d'un arrêté de démission.
Article 7
Les années de service au delà du grade d'inspecteur central, sont décomptées de la même
manière.
Article 8
Les conseils fiscaux peuvent collaborer à des tâches d'enseignement ou de recherche dans les
établissements scolaires ou universitaires.
Article 9
Les conseils fiscaux et assemblés qui exercent en société constituée, sous la forme prévue
à l’article 3 ci-dessus doivent satisfaire simultanément aux conditions suivantes :
- les associées doivent êtres autorisés individuellement à exercer la profession
- la société ainsi constituée doit elle-même être autorisée à exercer la profession
Article 10
Le retrait définitif de l’autorisation d’exercer la profession, est prononcé à l’encontre du
conseil fiscal et assimilé qui, dans l’exercice de cses fonctions, aide sciemment à
l’établissement ou à l’utilisation de documents ou renseignements de toutes nature reconnus
inexacts.
Article 11
L’exercice illégal de la profession de conseil fiscal rend son auteur passible d’une peine
d’emprisonnement de 3 mois à trois ans de prison et une amende de 5 000.00 à 50 000.00 ou
une de ses deux peines seulement
Exerce illégalement la profession, le conseil fiscal non autorisé ou dont l’autorisation à été
retirer
Est également assimilé à l’exercice illégal de la profession de conseil fiscal, l’usage abusif de
ce titre.
Article 12
Les procès verbaux de constatation du délai sont établis par les contrôleurs ou inspecteurs des
régies financières ou du trésor et transmis au ministre des finances (agence judiciaire du
trésor) qui, s’il le juge opportun saisit la justice.
A défaut de poursuite judiciaire, le ministre des finances (direction des impôts) peut infliger
des amendes administratives aux personnes qui exercent la profession en violation de l’une
des dispositions de la présente ordonnance.
Ces amendes varient entre 1 000.00 et 5 000.00.
Article12 bis.
Les conseillers fiscaux sont organisés en Conseil de l’ordre.
Le Ministre des finances peut déléguer tout ou partie de ses prérogatives énoncées par la
présente ordonnance.
L’organisation et la gestion du conseil de l’ordre ainsi que les modalités d’application du
présent article sont fixées par voie réglementaire.
Article 13
Les modalités d’applications de la présente ordonnance seront précisées en tant que de besoin,
par des textes ultérieurs.
Article 14
Sont abrogés toutes dispositions contraires à la présente ordonnance.
Article 15
La présente ordonnance sera publiée au journal officiel de la république algérienne
démocratique et populaire.
Fait à Alger le 29/12/1971
II)- Le profil d’un fiscaliste :

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Un fiscaliste doit avoir les compétences suivantes :
Esprit d’analyse et de synthèse
- Capacités d’expression orale et écrite
- Rigueur et méthode
- Sens de la négociation
- des aptitudes à la réflexion
- des qualités rédactionnelles
- des qualités d’expression orale
- le sens de la communication et du contact
- le sens de l’organisation
- un esprit de synthèse et d’analyse
- une capacité d’adaptation confirmée
- le sens de l’écoute
- de parfaites connaissances juridiques et fiscales
- de la résistance au travail sous pression
III)- Les missions d’un fiscaliste :
- s’assure que les entreprises respectent les normes fiscales, nationales ou internationales.
- il prodigue conseil et assistance aux entreprises
- il sait jouer avec les textes en vigueur pour permettre aux sociétés de réduire leurs taxes.
- Intervenir lors des grandes mutations d’une entreprise : fusion ou acquisition
- Veiller à l’application des normes fiscales
- Proposer des solutions fiscales pour la gestion et la réduction des impôts
- Conseiller sur les questions de droit
- Défendre les intérêts d’une entreprise en cas de contentieux
- Assurer la formation, en fiscalité, de contribuable
- Aider à optimiser le bilan comptable et votre déclaration d’impôts.
- Aider a connaître les dispositions, aussi bien nouvelles qu’anciennes en matière de fiscalité
- Publier des articles d’intérêt fiscal dans les différents organes de communications ce qui
participe a l’animation de la vie fiscale
IV)- Son rôle
Il est l’interlocuteur de l’administration fiscale, pour le compte de l’entreprise.
Ainsi, lors d’un contrôle, il sait trouver les arguments pour limiter les contentieux ou les
redressements.
Il se doit de connaître sur le bout des doigts les dernières dispositions en vigueur et les utiliser
au mieux.
En faite ces deux fonctions se complètent pour permettre le bon fonctionnement de
l’entreprise.
Conclusion
Publier des articles d’intérêt fiscal dans les différents organes de communications ce qui
participe a l’animation de la vie fiscale.
De ce qui précède, je ne suis ni un opportuniste, ni un charlatan, les descriptions en (I) et (II),
sont la preuve de notre sincérité.

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(III)

La définition et caractéristiques de
l’impôt
Définition :
L’impôt est une prestation pécuniaire requise des particuliers par voie d’autorité à titre
définitif et sans contrepartie en vue de la couverture des charges publiques
Cette définition est critiquable, car elle focalise la notion de contribuable autour des personnes
physiques, c’est-à-dire, des particuliers.
Elle identifie le destinataire de l’impôt sans mettre l’accent sur la légalité.
D’où la définition suivante qui à priori nous paraît plus complète.
L’impôt est un prélèvement en espèces effectué à titre obligatoire et définitif sans contrepartie
déterminé sur des bases légales, sur la fortune des personnes pour être mis à la disposition de
la puissance publique pour faire face aux charges publiques».
Les citoyens sont égaux devant l’impôt, chacun doit participer au financement des charges
publiques en fonction de sa capacité contributive.
Nul impôt ne peut être institué qu'en vertu de la loi ; la loi fiscale n’est pas rétroactive. » (Art
64 de la constitution)
D’où les caractéristiques suivantes :
L’impôt est un prélèvement :
Ce prélèvement est pécuniaire c’est-à- dire en argent (en monnaie nationale), et définitif.
Il s’oppose en cela aux prélèvements en nature de l’ancien régime (ex : blé), et aussi à
l’emprunt qui, constitue un autre moyen de couverture des dépenses publiques.
Il est à signaler que les pouvoirs publics ont fait appel plusieurs fois ces dernières années à
l’emprunt en particulier par le biais du trésor public.
Sur le plan économique, le prélèvement fiscal joue un rôle important dans l’intervention et la
régulation économiques puisqu’il joue aussi bien sur !e revenu disponible des ménages que
sur le budget de l’Etat.
L’impôt est obligatoire :
Ce caractère est lié à la légitimité de la puissance publique et au principe du consentement à
l’impôt.
Les contribuables sont tenus à l’obligation de s’acquitter de l’impôt sous peine des sanctions
prévues en cas de fraude fiscale.
L’impôt ne comporte pas de contrepartie :
Cela le distingue
- des redevances, qui sont réclamées en contrepartie d’un service public rendu
proportionnellement au montant de ce service.
Exemple :
redevances téléphoniques, électrique, eau, audiovisuel .,
- des taxes qui en principe, rémunèrent également un service mais saris lien de
proportionnalité avec le service rendu.
Elles sont également obligatoires et définies par le législateur (la loi) :
Exemple :
Taxe sur les bières et les alcools, taxe sur les métaux précieux (or et argent).
La légalité de l’impôt :

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Aucun impôt ne peut être réclamé au contribuable s’il n’a pas été approuvé par le législateur,
c’est-à-dire les représentants du peuple au niveau de l’Assemble Populaire Nationale (APN).
Les impôts et taxes et leur taux sont prévus par la loi de finance.
L’impôt frappe les revenus des personnes :
La puissance publique (Etat) réclame les impôts pour l’ensemble des personnes physiques ou
morales publiques ou privées (c’est-à-dire société commerciale étatique ou privée) en fonction
de la capacité contributive de chaque personne qu’elle soit de nationalité algérienne ou
étrangère (si elle travaille ou réalise des revenus en Algérie) en vertu du principe de la
territorialité de l’impôt, en vue de .concrétiser le principe de justice fiscale.
Pour la couverture des charges publiques :
les recettes fiscales sont destinées pour la couverture des dépenses publiques essentiellement
d’intérêt général subdivisé en dépenses d’équipement et de fonctionnement dans le cadre du
budget de l’Etat.
La classification des impôts et taxes :
Plusieurs classifications peuvent être envisagées vue la complexité des systèmes fiscaux en
fonction des différentes stratégies économiques et fiscales des gouvernements en fonction des
objectifs qu’ils poursuivent.
La classification économique :
Cette classification est fondée sur ta distinction entre l’origine de la richesse qui se
traduit :
- soit par la possession ou la transmission d’un capital ou d’un patrimoine ;
- soit par la perception d’un revenu lié au travail ou à la propriété.
Et ses emplois par la dépense soit du revenu, soit du capital lui même.
Elle permet de définir l’élément économique sur lequel la contribution est assise, c'est-à-dire
la matière imposable.
L’imposition du revenu
Le revenu est constitué par le total des sommes perçues par une personne pendant une année.
Il provient soit :
- du travail, exemple le salaire,
- du capital, exemple loyers et revenus fonciers,
- du bénéfice net réalisé dans une entreprise commerciale individuelle.
A ce titre, la réforme fiscale introduite en 1991 a institué un impôt sur le revenu global IRG, il
est annuel suivant un barème progressif, il est considéré comme un instrument de justice.
L’imposition de la dépense
Cette forme d’imposition frappe le revenu au niveau de son utilisation au moment de la
consommation des biens et services.
Il s’agit essentiellement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui est un impôt général sur la
dépense et des différents droits indirects (tabacs, alcools, produits pétroliers, métaux précieux,
etc.)
L’imposition du capital
Il peut être permanent, exemple impôt foncier (impôt local perçu annuellement sur la
propriété foncière), c’est-à-dire propriétés bâties et non bâties.
- L’impôt sur la fortune ou le patrimoine ;
- Imposition dès plus values suite à une vente d’immeuble ;
- imposition des mutations et des successions (droits d’enregistrement)
La classification impôts directs, impôts indirects :
Cette classification administrative repose sur la spécialisation des services fiscaux.
Le critère essentiel est économique et concerne l’incidence de l’impôt :

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L’impôt direct est supporté à titre définitif par le contribuable, alors que l’impôt indirect est
répercuté par l’intermédiaire des prix sur d’autres contribuables.
Sur le plan technique, l’impôt direct est permanent tandis que l’impôt indirect est intermittent
puisqu’il est fondé sur des événements économiques qui relèvent de l’activité et de l’initiative
des contribuables.
D’un point de vue juridique :
L’impôt direct est perçu par voie de rôle nominatif (document établi par l’administration au
nom de chaque contribuable), l’impôt indirect est perçu sans rôle.
Cette classification a perdu de son intérêt vue l’institution de l’inspection unique introduite
par la réforme fiscale.
Les autres classifications
Impôts réels / impôts personnels :
L’impôt réel atteint un bien sans tenir compte de la situation personnelle de son détenteur
Exemple
TVA).
Par contre l’impôt personnel prend en considération l’ensemble de la situation économique,
financière et sociale du contribuable
Exemple :
IRG).
Impôt de répartition et impôt de quotité :
I ’impôt de quotité s’applique à toute la base imposable et comporte un tarif déterminé à
l’avance, le produit de l’impôt n’est pas connu à l’avance, il dépend des conditions
économiques.
Exemples :
IRG, TVA, IBS.
L’impôt de répartition concerne essentiellement les impôts locaux (taxe sur l’activité
professionnelle, taxe foncière, taxe d’assainissement et de déversement à l’égout) dont le
produit est réparti sur l’ensemble des collectivités locales (APC), (APW) pour alimenter leur
budget.

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(IV)

Organisation de l’administration
fiscale
Toute activité économique est localisée dans un espace en fonction des circonscriptions
administratives.
A l’instar des autres administrations, le ministère des finances adopte une organisation
administrative et territoriale en fonction des exigences de son fonctionnement et des
contraintes territoriales imposées par l’immensité de l’Algérie :
On y trouve une organisation territoriale régionalisée comme suit :
A l’échelle centrale
La DGI (direction générale des impôts) dépendant du ministère des finances exécute la
politique fiscale du gouvernement ; elle est dirigée par un directeur général.
A l’échelle régionale
Il existe 09 directions régionales à travers le territoire national ; la wilaya de Tizi-Ouzou
dépend de la DRI (direction régionale des impôts) de Blida.
A l’échelle Wilaya :
Il existe au niveau de chaque wilaya, une DIW (Direction des Impôts de Wilaya) chargée
d’appliquer la législation fiscale sur son territoire.
La DIW est dirigée par un directeur de Wilaya.
A l’échelle locale :
Il existe au niveau de chaque Daïra, deux structures fiscales :
a)- Inspection des impôts :
Elle est chargée des missions suivantes :
Réception des déclarations fiscales,
Contrôle de ces déclarations,
Etablissement des impôts et taxes,
Recensement des personnes et biens imposables.
Cette structure est dirigée par un chef d’inspection
b)- Recette des impôts :
Elle est chargée des missions suivantes :
Recouvrement des impôts et taxes
Poursuites à l’encontre des commerçants défaillants
Cette structure est dirigée par un receveur des impôts.
Une nouvelle organisation de l’administration fiscale est en cours ; il est prévu en effet la
création des structures fiscales suivantes :
Direction des grandes entreprises (DGE) :
Elle regroupe toutes les entreprises (individuelles et sociétés) dont le chiffre d’affaires est
supérieur à 100.000.000,00 ; elle est également chargée du suivi des sociétés étrangères ; cette
structure implantée à Alger est opérationnelle depuis 2006.
Centre des impôts (CDI) :
Cette structure prendra en charge les dossiers fiscaux des contribuables suivis suivant le
régime du réel (Structure opérationnelle).
Centre de proximité des impôts (CPI) :

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Cette structure se chargera de suivre les dossiers fiscaux des contribuables suivis suivant le
régime du forfait (petits commerçants et artisans) ainsi que de la taxe foncière et
d’assainissement (Structure partiellement opérationnelle).

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(V)

Les sources du droit fiscal :


Sont au nombre de quatre.
La loi :
Seule véritable source du droit fiscal, elle est consacrée comme telle par la constitution
Les textes réglementaires :
Constituent une source puisqu'ils précisent les modalités d'application des dispositions
législatives ; Dans leur commentaire dans la rubrique des dispositions légales, ils abordent
souvent des points non-traités par la loi.
La jurisprudence :
Dans le règlement du contentieux fiscal, le juge est amené à interpréter la loi fiscale. Ces
interprétations en tant que telles font jurisprudence et sont source du droit fiscal.
En effet l'administration fiscale prend en compte le plus souvent au niveau de ses textes les
interprétations données par le juge.
La doctrine fiscale:
C’est l’ensemble des opinions formulées, des commentaires, des directives, ou prise de
position individuelles par les auteurs et commentateurs à propos des textes législatifs ou
réglementaires et des décisions jurisprudentielles de ce fait elle constitue une source du droit
fiscal en ce qu'elle influence l'orientation du législateur ou l'interprétation de l'administration
fiscale et du juge.
Législation fiscale algérienne
Loi fiscale :
Les lois fiscales sont prises à l'initiative de l'exécutif sous forme de projet de loi ou des
députés sous forme de proposition de loi ;
Dans les faits, l'initiative appartient au gouvernement, en raison de la complexité de la matière
;
Les lois fiscales sont prises sous forme de codes ; elles sont promulguées par le Chef de l'Etat
et publiées au Journal Officiel.
Application de la loi fiscale dans le temps :
- les lois fiscales s'appliquent immédiatement :
- Elles ne sont pas rétroactives ;
Application de la loi fiscale dans l'espace.
Elle soulève le :
- problème de la double imposition ;
- problème de l'évasion fiscale internationale (paradis fiscaux) ;
Loi de finance :
Elles sont prévues par l'article 2 de la loi n° 84-17 du 07 Juillet 1984 relative aux lois de
finances.
la loi de finances de l'année (initiale) :
Le projet de loi de finances est élaboré par l'administration fiscale ;
- elle constitue le moyen juridique utilisé pour procéder à des modifications aux différents
codes fiscaux ou instituer de nouveaux impôts et taxes au sein et en dehors des codes fiscaux ;
- le dépôt du projet de loi de finances par le Gouvernement auprès de l'APN doit intervenir
au plus tard le 30 septembre de l'année précédent l'exercice en cause.

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La loi de finances complémentaire :
Il est fait recours à ce support juridique généralement pour procéder à des réajustements
budgétaires ou pour prendre des mesures urgentes.
Décrets / arrêtés / instructions interministérielles :
A cet égard on distingue le "décret", acte pris par le Président de la République et l'"arrêté"
qui est pris par les ministres, les Préfets, les sous-préfets et par les maires en fonction des
attributions que leur confèrent la Constitution et les Lois
Circulaires et instructions du ministre des finances
Règles d’un bon système fiscal
Règle de la justice :
Selon cette règle la contribution de chaque sujet doit être proportionnelle à ses facultés
contributives ;
Ce principe doit être complété par le principe de l'universalité qui tend à éliminer les
privilèges de certaines personnes et classes ;
Ce principe d'égalité doit être complété également par le principe d'uniformité de l'impôt qui
implique une contribution uniforme, les citoyens étant égaux devant les charges publiques.
Règle de la fixité et de la certitude :
La taxe imposée à chaque citoyen doit être certaine et non arbitraire ;
- le temps du paiement ;
- le mode du paiement ;
- la quotité à payer.
Cette règle vise à éviter l'arbitraire de l'administration ;
Elle tend également, à sauvegarder les intérêts du Trésor, en stabilisant les recettes fiscales ;
Elle a aussi pour objet d'éviter les changements fréquents de la législation pour ne pas
perturber l'administration fiscale et le contribuable.
Règle de commodité :
Toute contribution doit être levée à l'époque et suivant le mode qui paraissent les plus
convenables pour le contribuable et assurer au Trésor des rentrées tout en évitant au
contribuable des charges et sacrifices démesurés.
Règle d’économie
Toute contribution doit être établie de manière à faire sortir des bourses du peuple le moins
possible au delà de ce qu'elle fait entrer dans le trésor de l'Etat ;
L'administration fiscale doit adopter un système fiscal qui n'occasionne pas des dépenses
supérieures à ce qu'il procure à l'Etat ;
Limitation des frais de perception de l'impôt et de contrôle.
Prélèvements obligatoires
Impôts :
Prestation pécuniaire requise des contribuables d’après leurs facultés contributives par voie
d’autorité de manière définitive et sans contrepartie directe, en vue de la réalisation des
objectifs de la puissance publique.
C’est un acte de puissance publique;
Il opère un prélèvement sur la propriété;
Il est perçu dans un but d’intérêt général.
Taxes :
Prestation pécuniaire due dés lors que le service est mis à la disposition du redevable, son
montant n’est pas proportionnel à la valeur du service rendu (droits d’inscriptions dans les
universités).
Taxes parafiscales :
Prestation pécuniaire perçu dans un intérêt économique ou social au profit d ’une personne
morale publique autre que l’État. (cotisation à la chambre de commerce)

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Droits de douanes :
Contribution pécuniaire sur une marchandise lors de son passage à la frontière.
Redevances :
Prestation pécuniaire en contre partie d’une prestation de service fournie, son produit est
affecté au service prestataire, elle n’est due que par les usagers effectifs, et que le service
bénéficie exclusivement aux redevables du prélèvement obligatoire exigé.
Cotisations sociales :
Les apports des personnes protégées ou de leurs employeurs à des institutions octroyant
des prestations sociales, en vue d’acquérir et de maintenir le droit à ces prestations.
Les fonctions de l’impôt
La fonction financière :
d’un point de vue historique c’est la première fonction de l’impôt.
Ce dernier a été créé afin de couvrir les charges publiques.
Pour ce faire il doit être :
Productif :
Être payé par le plus grand nombre de contribuables.
Etre stable :
Ce qui permet aux contribuables l’acceptation de le payer.
Etre élastique :
Il doit pouvoir être augmenté sans susciter de trop vives réactions.
La fonction économique :
L’impôt dans le domaine économique peut être utilisé pour divers actions dans le cadre
de la politique fiscale :
La régulation conjoncturelle :
En période d’inflation l’impôt peut permettre une action anti-inflationniste en épongeant
l’excédent du pouvoir d’achat qui fait augmenter les prix.
Par l’incitation à l’épargne et l’incitation à l’investissement en capitaux mobiliers.
L’action structurelle :
Incitations fiscale favorisant l’implantation d’entreprises dans certaines régions ….
Les interventions fiscales sectorielles :
Exemple dans le secteur agricole.
La fonction sociale :
Le capitalisme a engendré des inégalités qu’il convient de corriger, le premier objectif social
étant la redistribution des revenus, c’est la théorie du réformisme fiscal.
Cette théorie repose sur deux techniques :
La progressivité de l’impôt :
Permet de frapper moins lourdement les plus démunis.
La personnalisation de l’impôt :
Va permettre de tenir compte de la situation du contribuable notamment de ses charges
familiales.
La redistribution des revenus se matérialise à travers les subventions, la couverture sociale,
construction de logements sociaux,….
Les classifications de l’impôt
La classification administrative
Les impôts de l ’État = budget de l’Etat
Les impôts locaux; = budget des collectivités locales
La classification économique :
L’impôt sur le revenu, frappe la richesse en voie d’acquisition ;
L’impôt sur la dépense, frappe la consommation;
L’impôt sur le capital, frappe la richesse acquise (ou patrimoine).

15
Les classifications techniques
Impôt direct et impôt indirect;
Les impôts directs sont payés et supportés par la même personne, le redevable.
Les impôts indirects sont payés par le redevable mais supportés par le contribuable.
Impôt spécifique et impôt ad-valorem
Impôt spécifique: un poids, un volume, une surface de matière imposable multiplié par une
somme forfaitaire.
Impôt ad-valorem: application d’un pourcentage (%) à la base imposable.
Impôt analytique et impôt synthétique;
Impôt analytique:
Assis sur les éléments d’un patrimoine ou sur une opération isolée ou sur une catégorie unique
de revenu;
Impôt synthétique:
Consiste à appréhender un ensemble d’opérations ou de revenus et à taxer cet ensemble.
Impôt de répartition et impôt de quotité;
Impôt de répartition:
Le montant est fixé à l’avance par le législateur puis réparti ensuite entre les contribuables, le
taux de l’impôt se dégage après la répartition (fiscalité locale).
Impôt de quotité:
Définir initialement un taux d’impôt qui sera ensuite appliqué à la matière imposable, le
montant par contribuable et le montant global ne sont connus qu’à la fin de l’année.
Impôt progressif et impôt proportionnel.
L’impôt proportionnel :
Est celui dont le taux demeure constant quelle que soit la quantité de la matière imposable ;
L’impôt progressif :
est celui dont le tarif s'élève à mesure que croit la quantité de la matière imposable, il y 'a
deux progressivité :
La classification sociale
L’impôt personnel
Est un impôt organisé de manière à tenir compte de la situation particulière (familiale,…) du
contribuable.
C'est un impôt subjectif.
L’impôt réel
Frappe les choses et ne s'intéresse qu'à la matière imposable.
C'est un impôt objectif ;

16
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(VI)

L’assiette de l’impôt
L’assiette de l’impôt
Asseoir l’impôt consiste a déterminer les bases d’imposition (exemple : salaire de pose
constitue l’assiette pour déterminer le montant de l’impôt sur les salaires IRG, le résultat
fiscal permet le calcul du montant de l’impôt a payer en matière de l’IBS.
La liquidation fiscale :
Liquider un impôt consiste a déterminer le montant a payer par le contribuable.
Exemple au moment du dépôt du bilan fiscal, une société doit au préalable procéder a la
liquidation fiscale, cela signifie ainsi :
- Détermination du montant de l’impôt IBS exigible
- Soustraire les acomptes verses par la société en matière d’IBS
- La liquidation est l’acte de régulariser le montant restant a payer (montant de l’IBS exigible
- montant des acomptes verses) le solde est a déclarer par voie de G50 et dont copie sera
jointe en même temps que le dépôt du bilan fiscal.
La procédure d’imposition
La détermination de l’assiette de l’impôt :
- L’assiette de l’impôt désigne la somme retenue pour définir la base de calcul d’un impôt ou
d’une taxe. En d’autres termes c’est sur qui repose l’impôt elle est déterminée par la recherche
de la matière imposable et l’évaluation de cette matière.
- La matière imposable est l’élément économique sur lequel l’impôt prend sa source cet
élément peut être un bien, un produit, un revenu, un capital ou une personne.
C’est le champ d’application de l’impôt.
Deux méthodes pour déterminer la matière imposable :
La déclaration d’existence ou le recensement.
La liquidation :
C’est l’opération qui conduit à déterminer l’impôt exigible.
Elle consiste à appliquer à la base imposable ou assiette, le taux ou le tarif de l’impôt pour en
déterminer le montant.
La liquidation peut se faire par trois parties :
Par l’administration fiscale :
Après le dépôt de la déclaration par le contribuable l'administration procède à la liquidation
(le calcul de l’impôt)
Par le contribuable :
C'est généralement en matière de taxes sur le chiffre d'affaires (TAP) que la liquidation de
l'impôt est confiée au contribuable lui même.
Par un tiers :
Elle est prévue par la loi sous forme de retenue à la source. L'impôt est ensuite reversé au
Trésor. Exemple la TVA.
Le recouvrement :
Est l’opération de perception de l’impôt, la collecte des prélèvements obligatoires peut se
faire à l’amiable (payement dans les délais) ou de force (redressement,…).
Si vous êtes une personne physique, morale, particulier ou professionnel vous êtes
soumis à l’un ou plusieurs de ces impôts et taxes :
01) - L’impôt forfaitaire unique.

17
02) - L’impôt sur le revenu global.
03) - La taxe sur l’activité professionnelle
04) - La Taxe sur la Valeur Ajoutée
05) - L’impôt sur le bénéfice de la société
06) - Régime fiscal applicable aux entreprises étrangères
07) - Régime fiscal applicable aux groupes de société
08) - Régime fiscal applicable aux groupements
09) - La Taxe Foncière
10) - La taxe d’assainissement
11) - La taxe d’habitation
12) - L’impôt sur le patrimoine
13) - Taxe sur les activités polluantes et dangereuses pour l’environnement
14) - Taxe sur les pneus neufs
15) - Droits de garantie
16) - Taxe de domiciliation bancaire
17) - redevance de l’utilisation des ressources en eau
18) - Taxe sur le blé dur importé
19) - Taxe annuelle sur les véhicules catégorie VP
20) - La taxe sur les produits pétroliers
21) - Taxe spécifique sur les sacs en plastique
22) - La TIC
23) - Taxe additionnelle
25) - Taxe sur les carburants
26) - Taxe d’incitation au déstockage des déchets industriels spécieux et/ou dangereux
27) - Taxe d’incitation au déstockage des déchets liés aux activités de soins des hôpitaux et
cliniques
28) - Taxe complémentaire sur les eaux usées industrielles
29) - Taxe complémentaire sur la pollution atmosphérique d’origine industrielle sur les
quantités émises dépassant les valeurs limites
30) – La taxe sur les d’importation des boissons gazeuses.
31) - La Taxe sanitaire sur les Viandes (TSV)
32) - Taxe à la charge des opérateurs de téléphonie mobile
33) - Taxe à la charge des importateurs et grossistes de médicaments (revente en l’état)
34) - Redevance à la charge des importateurs et producteurs d’appareils de reprographie
35) - Taxes de formation professionnelle et d’apprentissage
36) - Contribution à la charge des concessionnaires de véhicule auto
37) - Taxe parafiscale (TPF)
38) - Taxe de séjour
39) - Taxe de publicité
40) - Taxe unique sur les spectacles
41) - Redevance sur les appareils de reprographie
43) - Les mutations à titre onéreux
44) - Les mutations à titre gratuit
45) - Partages et échanges
46) - Les sociétés
47) - Actes relatifs à la dissolution et au partage des sociétés
48) - Les mutations d’usufruits et de la nue propriété
49) - Timbre de quittance
51) - Vignette auto
52) - Taxe sur les huiles, lubrifiants et préparations lubrifiantes

18
53) - Redevance pétrolière
54) - Taxe sur le revenu pétrolier (TRP)
55) - Impôt complémentaire sur le revenu (ICR)
56) - Taxe sur les profits exceptionnels (TPE)
57) - Taxe superficiaire
58) - Taxe de crédit d’émission
59) - Taxe sur l’utilisation d’eau
60) - Taxe de torchage
61) - Droit de transfert
62) - Droits de timbre
63) - Droits d’enregistrement
64) - Droits indirects
65) - Taxe d’efficacité énergétique
66) - Etc……………………………………..

19
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(01) .
Arrêté interministériel du 8 Safar 1427 correspondant au 8 mars 2006 modifiant et
complétant l.arrêté interministériel du 14 Dhou El Hidja 1418 correspondant au 11 avril
1998 portant modèles-types des cahiers des charges relatifs à l’exonération de l’IRG et
l.IBS applicables aux bénéfices tirés des activités de réalisation de logements sociaux et
promotionnels.
Le ministre des finances,
Le ministre de l’habitat et de l’urbanisme,
Vu la loi n° 84-17 du 7 juillet 1984, modifiée et complétée, relative aux lois de finances ;
Vu le décret législatif n° 93-03 du 1er mars 1993 relatif à l’activité immobilière ;
Vu la loi n° 97-02 du 2 Ramadhan 1418 correspondant au 31 décembre 1997 portant loi de
finances pour 1998, notamment son article 44, modifié par l’article 50 de la loi n° 03-22 du 4
Dhou El Kaada 1425 correspondant au 28 décembre 2003 portant loi de finances pour 2004 ;
Vu le décret présidentiel n° 05-161 du 22 Rabie El Aouel 1426 correspondant au 1er mai
2005 portant nomination des membres du Gouvernement ;
Vu le décret exécutif n° 92-176 du 4 mai 1992 fixant les attributions du ministre de l’habitat
Vu le décret exécutif n° 95-54 du 15 Ramadhan 1415 correspondant au 15 février 1995 fixant
les attributions du ministre des finances ;
Vu l.arrêté interministériel du 14 Dhou El Hidja 1418 correspondant au 11 avril 1998 portant
modèle-type de cahier des charges relatif à l’exonération de l’IRG et l’IBS applicables aux
bénéfices tirés des activités de réalisation de logements sociaux et promotionnels ;
Arrêtent :
Article 1er
Le présent arrêté a pour objet de modifier et de compléter l’arrêté interministériel du 11 avril
1998, susvisé.
Article 2
L’article 1er de l.arrêté interministériel du 11 avril 1998, susvisé, est modifié comme suit
:
Article 1er
Le présent arrêté a pour objet de définir les modèles-types de cahiers des charges relatifs à
L’exonération de l.IRG et l.IBS applicables aux bénéfices tirés des activités de réalisation de
logements sociaux locatifs (LSP), promotionnels et ruraux conformément aux dispositions de
l’article 50 de la loi n° 03-22 du 28 décembre 2003 portant loi de finances pour 2004.
Article 3
Il est inséré à l.arrêté interministériel du 11 avril 1998, susvisé, un article 1er bis rédigé
comme suit :
Article 1er bis
Il est entendu au sens du présent arrêté par :
Logements sociaux :
Les logements destinés à la location et dont la réalisation est financée, totalement et en
concours définitif, par des ressources budgétaires de l’Etat ou des collectivités locales ;
Logements promotionnels et ruraux :
Les logements destinés à la commercialisation sur le marché libre ainsi que ceux dont la
réalisation bénéficie directement ou indirectement du financement public sous forme d’aides
publiques ou de soutien du Trésor public..
Article 4

20
L’article 2 de l.arrêté interministériel du 11 avril 1998, susvisé, est modifié comme suit
Article 2
Les deux (2) modèles-types des cahiers des charges visés à l’article 1er ci-dessus sont annexés
au présent arrêté.
Article 5
L’article 3 de l.arrêté interministériel du 11 avril 1998, susvisé, est modifié comme suit
Article3
La surface moyenne, par projet, des logements dont la réalisation ouvre droit à l’exonération
de l’IRG et de l’IBS ne peut excéder 70 m2 habitables.
Article 6
L’article 4 de l.arrêté interministériel du 11 avril 1998, susvisé, est modifié et complété
comme suit :
Article 4
Nonobstant la condition édictée à l’article 3 ci-dessus :
- le coût de réalisation des logements sociaux locatifs ne peut excéder 20.000 Da/m2 de
surface habitable hors frais de viabilité et le coût du terrain d’assiette ;
- les autres logements éligibles à l’exonération sont ceux dont le prix de cession ne dépasse
pas 25.000 DA/m2 y compris les frais de viabilité totale ainsi que le coût du terrain d’assiette.
Article 7
Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République algérienne démocratique et
populaire.
Fait à Alger, le 8 Safar 1427 correspondant au 8 mars 2006.

21
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(02) .
Article 7 de la loi de finances pour 2018
Les dispositions de l’article 139 du code des impôts directs et taxes assimilées sont
modifiées et rédigées comme suit :
Article 139 du CIDTA
L’impôt est dû chaque année sur les bénéfices obtenus pendant l’année précédente … … …
… (sans changement jusqu’à) … … …
La faculté laissée aux entreprises de clore leur exercice à une date autre que le 31 décembre
est régie par les dispositions de la loi n° 07-11 du 15 Dhou El Kaada 1428 correspondant au
25 novembre 2007 portant système comptable financier. ».
Nouvelle rédaction
Article 139 du CIDTA
Modifié par l’article 7 de la loi de finances pour 2018
L’impôt est dû chaque année sur les bénéfices obtenus pendant l’année précédente ou dans la
période de douze (12) mois dont les résultats ont servi à l’établissement du dernier bilan,
lorsque cette période ne coïncide pas avec l’année civile.
Si l’exercice clos au cours de l’année précédente s’étend sur une période de plus ou moins de
douze (12) mois, l’impôt est néanmoins dû d’après les résultats dudit exercice.
Si aucun bilan n’est dressé au cours d’une année quelconque, l’impôt dû au titre de l’année
suivante est établi sur les bénéfices de la période écoulée depuis la fin de la dernière période
imposée ou, dans le cas d’entreprises nouvelles, depuis le commencement des opérations
jusqu’au 31 Décembre de l’année considérée. Ces mêmes bénéfices viennent ensuite en
déduction des résultats du bilan dans lequel ils sont compris.
Lorsqu’il est dressé des bilans successifs au cours d’une même année, les résultats en sont
totalisés pour l’assiette de l’impôt dû au titre de l’année suivante.
La faculté laissée aux entreprises de clore leur exercice à une date autre que le 31 décembre
est régie par les dispositions de la loi n° 07-11 du 15 Dhou El Kaada 1428 correspondant au
25 novembre 2007 portant système comptable financier. ».
Remarque
La présente mesure d’ordre a pour objet de remplacer le renvoi à l’arrêté relatif au plan
comptable national par le renvoi à la loi relative au Système Comptable Financier prévu à
l’article 139 du Code des Impôts Directes et Taxes Assimilées.
En effet, la rédaction actuelle de l’article 139 du code des impôts directs et taxes assimilées
renvoie aux dispositions de l’arrêté du ministère des finances du 23 juin 1975 relatif aux
modalités d’application du plan comptable national, pour déterminer les conditions et la
faculté de clôturer un exercice comptable à une date autre que le 31 décembre.
Etant donné que l’arrêté du ministère des finances du 23 juin 1975 relatif aux modalités
d’application du plan comptable national, a été abrogé par les dispositions de l’arrêté du 23
Rajab 1429 correspondant au 26 juillet 2008 fixant les règles d’évaluation et de
comptabilisation, le contenu et la présentation des états financiers ainsi que la nomenclature et
les règles de fonctionnement des comptes pris en application de la loi n° 07-11 du 25
novembre 2007 portant système comptable financier. Il y a lieu de corriger, par voie de
conséquence, le renvoi de l’article 139 du CIDTA.

22
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(03) .
CIRCULAIRE N° 03/MF/DGI/DLRF/LF13

A
Monsieur le Directeur des Grandes Entreprises
Mesdames et Messieurs les Directeurs des Impôts de Wilaya.
En communication à :
Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts
Messieurs les Inspecteurs Régionaux des Services Fiscaux.
Messieurs les Chefs des Services des Recherches et Vérifications.

Objet : Imputation de l'excédent de versement IBS sur les prochains paiements en


matière d'acomptes et solde de liquidation.
Référence - Article 04 de la loi n° 12-12 du 12 Safar 1434 correspondant au 26 décembre
2012 portant loi de finances pour 2013;
- Article 356-6 du code des impôts directs et taxes assimilées.

La présente circulaire a pour objet de porter à la connaissance des services les dispositions de
l'article 04 de la loi de finances pour 2013, qui ont complété le paragraphe 6 de l'article 356
du code des impôts directs et taxes assimilées, à l'effet de prévoir la possibilité d'imputer
l'excédent de versement en matière de l'IBS, sur les versements ultérieurs d'acomptes
provisionnels.
I)- ECONOMIE DE LA MESURE :
L'article 4 de la loi de finances pour 2013 a complété les dispositions de l'article 356-6 du
code des impôts directs et taxes assimilées, à l'effet de prévoir pour les contribuables soumis
au régime des acomptes provisionnels lors de la liquidation du solde de l'impôt sur les
bénéfices des sociétés, la possibilité de procéder à l'imputation de l'excédent de versement en
matière de cet impôt, sur les versements ultérieurs d'acomptes provisionnels.
Désormais, si le montant des acomptes déjà versés au titre d'un exercice est supérieur à
l'impôt dont il est finalement redevable, le contribuable peut déduire le montant sur les
prochains versements d'acomptes au titre de l'exercice suivant jusqu'à son résorption.

23
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(04) .
Décret exécutif n° 14-76 du 17 Rabie Ethani 1435 correspondant au 17 février 2014
relatif aux conditions et modalités d’application de la réduction du montant de l’impôt
sur le revenu global ou de l’impôt sur les bénéfices des sociétés au profit des personnes
physiques ou morales résidant et exerçant des activités dans les wilayas d’Illizi, Tindouf,
Adrar et Tamenghasset.
Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre des finances,
Vu la Constitution, notamment ses articles 85-3° et 125 (alinéa 2) ;
Vu la loi n° 90-36 du 14 Joumada Ethania 1411 correspondant au 31 décembre 1990
portant loi de finances pour 1991, notamment son article 38 ;
Vu la loi n° 99-11 du 15 Ramadhan 1420 correspondant au 23 décembre 1999 portant loi
de finances pour 2000, notamment son article 6 ;
Vu la loi n° 12-12 du 12 Safar 1434 correspondant au 26 décembre 2012 portant loi de
finances pour 2013, notamment son article 21 ;
Vu le décret présidentiel n° 13-312 du 5 Dhou El Kaâda 1434 correspondant au 11
septembre 2013 portant nomination des membres du Gouvernement ;
Vu le décret exécutif n° 95-54 du 15 Ramadhan 1415 correspondant au 15 février 1995
fixant les attributions du ministre des finances ;
Après approbation du Président de la République ;
Décrète :
Article 1er
Le présent décret a pour objet de préciser les conditions et les modalités d’application des
dispositions de l’article 6 de la loi de finances pour 2000, modifiées et complétées, relatives à
la réduction de 50% sur le montant de l’impôt sur le revenu global (IRG) ou de l’impôt sur les
bénéfices des sociétés (IBS), au profit des personnes physiques ou morales résidant et
exerçant des activités dans les wilayas d’Illizi, Tindouf, Adrar et Tamenghasset.
Article 2
Pour prétendre au bénéfice de cette réduction, les personnes physiques et morales
doivent remplir les conditions suivantes :
- avoir son domicile fiscal dans l’une des wilayas suivantes, à savoir : Illizi, Tindouf, Adrar et
Tamenghasset ;
- réaliser un revenu tiré d’une activité exercée dans ces wilayas.
Article 3
Par domicile fiscal, il est entendu :
Pour les personnes physiques :
- la possession d’une habitation en qualité de propriétaire, d’usufruitier ou de locataire ;
- ou la possession d’un lieu de séjour principal ou d’un centre des principaux intérêts ;
- le lieu d’exercice de l’activité.
Pour les personnes morales :
- le lieu d’implantation du siège social ou du principal établissement ;
- et le lieu d’exercice de l’activité.
Article 4
La réduction de 50%, s’applique sur le montant de l’IRG ou de l’lBS, tirés des revenus ou des
bénéfices d’une activité exercée dans les wilayas susvisées.

24
La personne physique ou morale, qui réside dans les wilayas concernées, ne peut prétendre au
bénéfice de la réduction lorsque l’activité qu’elle exerce se situe en dehors de ces wilayas.
Article 5.
Lorsqu’une personne physique ou morale domiciliée dans lesdites wilayas, dispose d’un
revenu ou bénéfice tiré à la fois d’activités exercées dans ces wilayas et en dehors de celles-ci,
la réduction est accordée au prorata des bénéfices ou revenus réalisés dans la wilaya
concernée.
Article 6
Les revenus des personnes et des sociétés exerçant dans le secteur des hydrocarbures et le
secteur des mines, tels que définis respectivement par la loi n° 05-07 du 19 Rabie El Aouel
1426 correspondant au 28
avril 2005, modifiée et complétée, relative aux hydrocarbures, et la loi n° 01-10 du 11 Rabie
Ethani 1422 correspondant au 3 juillet 2001, modifiée et complétée, portant loi minière, sont
exclues du bénéfice de cette réduction à l’exception des activités de distribution et de
commercialisation des produits pétroliers et gaziers.
Article 7
La réduction de 50% est accordée pour une période transitoire de cinq (5) années à compter
du 1er
janvier 2010.
Toutefois, les revenus des personnes et des sociétés exerçant dans le secteur des mines,
bénéficient de la réduction de 50% au titre de l’IRG ou de l’IBS, du 1er janvier 2010 au 31
décembre 2012.
Article 8
Le présent décret sera publié au Journal officiel de la République algérienne démocratique et
populaire.
Fait à Alger, le 17 Rabie Ethani 1435 correspondant au 17 février 2014

25
---------------oo00oo----------------
(05) .
RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Direction des opérations fiscales
Et réglementation
Sous direction des évaluations fiscales
Note n° 1166/MF/DGI/DCTX/SDCTX.IR
Alger, le 20/07/2014

A
Monsieur, le directeur générale
De la CAAT
52 rue des frères Bouadou Bir Mourad Rais

Objet : demande d’éclaircissement


Référence : votre envoie du 22/06/2014

Par envoi sus référencé, vous demandez à connaitre le traitement fiscal de charges issues des
exercices antérieures.
En réponse, j’ai l’honneur de vous faire rappeler que le principe de déductibilité des
charges repose sur conditions suivantes :
- Etre exposés dans l’intérêt direct de l’exploitation ou se rattacher à la gestion normale de
l’entreprise ;
- Correspondre à une charge effective et être appuyées de justifications suffisantes ;
- Se traduire par une diminution de l’actif net de l’entreprise ;
- Etre comprise dans les charges de l’exercice ou cour duquel elles ont étés engagés.
De ce fait les charges d’un exercice antérieur ne peuvent, en aucun cas, êtres déductibles.
Aussi il m’est regrettable de vous informer des suites négatives réservées à votre demande.
Veuillez agréer monsieur, l’expression de ma parfaite considération.
De ce qui précède, nous allons essayer de donner un sens entre la théorie et la pratique
sur les conditions de déductibilité d’une charge:
Notre analyse se base sur l’interprétation des lois (codes des impôts), et ce n’es qu’une
conclusion personnel, donc sujette à discutions.

26
---------------oo00oo----------------
(06) .
IMPOTS DIFFERESIBS (reports fiscaux - limite)
1)- Calcul de l’IBS
Dans ce cas, le total des reports déficitaires opérés est de 1.550 k DA.
L’entreprise ne pourra plus bénéficier du report du reliquat de ses déficits antérieurs non
épongés à l’issue de la 5ième année (échéance butoir*).
Si la règlementation fiscale n’avait pas prévu de limite pour le report, l’entreprise aurait pu
imputer le solde débiteur à fin 2012 (112,50) sur l’imposition de 2016.
Elle ne serait donc redevable que de 12, 50 (125,00 – 112,50).
Mais…. Faut bien fixer une limite pour le report déficitaire.
Le délai de report déficitaire a été ramené de 5 à 4 ans par l’article 10 de la LF
2010 venant modifier l’article 147 du CIDTA.

Eléments Années
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Résultat - 2000 200 100 150 300 800 500
comptable
Déduction 200 100 150 300 800
réintégration
Résultat fiscal -2000 - 1800 - 1700 - 1550 - 1250 0 500
Taux IBS 25 %
Montant IBS 0 0 0 0 0 0 125

Présentation du compte 133 – impôts différés actif

Au 31/12 Débit crédit


2007 500.00
2008 50.00
2009 25.00
2010 37.50
2011 75.00
2012 200.00
Totaux sens 500.00 387.00
Solde débiteur 112.50
Totaux de compte 500.00 500.00

27
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(07) .
République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère des finances


Direction générale des impôts
Direction de la législation
Et de la réglementation fiscale

Alger, le 08/02/2018

CIRCULAIRE n°02/ MF/DGI/DLRF/LF18


A
Monsieur le Directeur des Grandes Entreprises
Mesdames et Messieurs les Directeurs des Impôts de Wilaya.

En communication à:
Madame et Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts
Messieurs les Inspecteurs Régionaux des Services Fiscaux.
Messieurs les Chefs des Services des Recherches et Vérifications.

Obéit: Exclusion de certaines opérations génératrices de devises de l'exonération en matière


de l'Impôt sur le Bénéfice des Sociétés (IBS).
Réf. : - Article 6 de la loi no 17-1'1d,u 8 Rabie Ethani L439 correspondant au.2
décembre2017, portant loi de finances pour 20L8;
- Article 256 du code de l'enregistrement.

La présente circulaire a pour objet de porter à la connaissance des services fiscaux, les
modifications introduites par l'article 6 de la loi de finances pour 201.8a u niveau de l’article
138 du code des impôts directs et taxes assimilées.
1)- Rappel des anciennes dispositions
L'alinéa 5 de l’article 138 du CIDTA prévoyait l'octroi d'une exonération permanente en
matière d'IBS pour les opérations génératrices de devises notamment, celles portant sur
l'exportation de biens et de services.
Par ailleurs, ledit alinéa a prévu l’exclusion, de cette exonération, les bénéfices réalisés dans
le cadre des transports terrestres maritimes, aériens, l es réassurances et les banques.
Pour les activités minières, elles étaient soumises à une fiscalité propre avec application de
IIBM au taux de 33 % sous l’égide de la loi no 01-10, modifiée et complétée, portant la loi
minière.
La loi no 14-05 du VL février 201.4poftarrt loi minière, a basculé les activités en question
vers le régime de droit commun.
Jusqu'au 37/12/2017,'ces activités étaient soumises à l’IBS avec possibilité de bénéfice de
l'exonération en matière de cet impôt en cas de réalisation d'opération d'exportations
génératrices de devises.
2)- Economies de la mesure
Les dispositions de l'article 06 de la loi de finances pour 2018 ont modifié celles de l'article

28
138-5 à l'effet de supprimer certaines activités du bénéfice de l'exonération en matière d'IBS
quand bien même qu’elles réalisent des opérations génératrices de devises.
Il s'agit des activités conduites par :
i)- les opérateurs de téléphonie mobile;
ii)- les titulaires d'autorisation d'établissement et d'exploitation de service de transfert de la sur
Internet Protocole (IP) ;
iii)- les entreprises intervenant en amont ou en aval dans le domaine minier par rapport aux
3)- définition des termes
i)- Par opérations d'exportation des produits miniers en l'état brut ou après transformation.
ii)- Par exportation de services, il est entendu les prestations de services réalisées en Algérie
et destinées à une utilisation dans un pays étranger par un bénéficiaire se trouvant soit dans ce
même pays étranger, soit dans un autre pays étranger.
Par conséquent, ne saurait être regardée comme une exportation, la prestation de services
rendue et exploité en Algérie au profit d'un preneur situé dans un pays étranger quand bien
même cette prestation de service et rémunérée en devises.
iii)- Par opérateurs de téléphonie mobile, il est entendu les opérateurs détenteurs d'une licence
d'exploitation d'un réseau de télécommunication.
Une copie de cette licence est disponible dans le dossier fiscal du contribuable.
La liste actualisée de ces prestataires est disponible sur le site web de l'Autorité de Régulation
de la Poste et des Télécommunications (A RPT) à l’adresse suivante: www.arpt.dz.
iv)- Par titulaire d'autorisation d'établissement et d'exploitation de service de transfert de la
voix sur IP (internet), il est entendu les entreprises soumises au régime de l’autorisation et qui
fournissent et exploitent un réseau de Voix sur Internet Protocole (VOIP) et les services
associés.
Une copie de cette autorisation est disponible dans le dossier fiscal du contribuable.
La liste actualisée de ces prestataires est disponible sur le site web de I'ARPT à l'adresse
suivante: .arpt.dz.
v)- Par entreprises intervenant en amont et en aval dans le domaine minier, il est entendu les
entreprises intervenant dans le cadre des activités d'infrastructure géologique, de prospection
d'exploration et d'exploitation des substances minérales ou fossiles telles que définies aux
articles 15 à 22 de la loi n" 14-05 ût 25 février 201.4,portant loi minière ainsi que les
entreprises intervenant dans le cadre de la transformation industrielle des produits miniers.
4)- Modalités de bénéfice de l’exonération pour les opérations d’exportation génératrice
des de devises.
Les dispositions de l'article 138-5 du CIDTA précisent que l’exonération en matière d'IBS,
pour les opérations d'exportation de biens et de services, est octroyée selon un prorata du
chiffre d'affaires réalisé en devises.
I1 en résulte que le bénéfice exonéré est obtenu en multipliant le bénéfice fiscal imposable par
le taux d'exonération ainsi calculé.
Exemple L’application:
Considérant qu'une entreprise de prestation de services a réalisé un bénéfice imposable de
l'ordre de 1000.000 DA durant l'année 2018.
Cette même entreprise a réalisé un chiffre d'affaires global de 75.000.000 DA dont
25.000.000 DA à l'exportation.
Le calcul de l'exonération en matière d'IBS du chiffre d'affaires issu de l'exportation s'opère
comme suit:
a)- calcul du prorata d'exonération :
Prorata = Chiffre d'affaires exportation 25.000.000 / Chiffre d'affaires global 75.000.000
= 33,33%
b)- calcul du bénéfice exonéré:

29
Bénéfice exonéré = 1 000.000x 33,33% = 333.300D A
Bénéfice imposable = 1000.000- 333.300= 666.700DA
Remarque:
i)- pour bénéficier des dispositions de l’article susmentionné, l'entreprise concernée doit
présenter un document délivré par la banque domiciliataire de l’opération d'exportation
justifiant le rapatriement des devises issues de l'opération d'exportation.
ii)- le document justifiant le rapatriement des devises doit être joint à la déclaration annuelle
des résultats, à savoir le 30 avril de l'année suivant celle de réalisation des opérations
d'exportation pour justifier la part des bénéfices exonérée de l’IBS.
Cependant, en cas de retard de rapatriement des devises, le contribuable pourra demander le
report du dépôt du document en question ultérieurement.
5)- Date d’effet
Ces dispositions entrent en vigueur à compter du 1e' janvier 2018.
Elles sont applicables aux bénéfices réalisés au titre de l'année 2017 à déclarer en 20L8.
Vous voudrez bien assurer la diffusion de la présente circulaire, veiller à son application et me
rendre destinataire des difficultés éventuellement rencontrées.

30
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(08) .
République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère des finances


Direction générale des impôts
Direction de la législation
Et de la réglementation fiscale

Alger, le 08/02/2018

CIRCULAIRE n°02/ MF/DGI/DLRF/LF18


A
Monsieur le Directeur des Grandes Entreprises
Mesdames et Messieurs les Directeurs des Impôts de Wilaya.

En communication à:
Madame et Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts
Messieurs les Inspecteurs Régionaux des Services Fiscaux.
Messieurs les Chefs des Services des Recherches et Vérifications.

Obéit: Exclusion de certaines opérations génératrices de devises de l'exonération en matière


de l'Impôt sur le Bénéfice des Sociétés (IBS).
Réf. : - Article 6 de la loi no 17-1'1d,u 8 Rabie Ethani L439 correspondant au.2
décembre2017, portant loi de finances pour 20L8;
- Article 256 du code de l'enregistrement.

La présente circulaire a pour objet de porter à la connaissance des services fiscaux, les
modifications introduites par l'article 6 de la loi de finances pour 201.8a u niveau de l’article
138 du code des impôts directs et taxes assimilées.
1)- Rappel des anciennes dispositions
L'alinéa 5 de l’article 138 du CIDTA prévoyait l'octroi d'une exonération permanente en
matière d'IBS pour les opérations génératrices de devises notamment, celles portant sur
l'exportation de biens et de services.
Par ailleurs, ledit alinéa a prévu l’exclusion, de cette exonération, les bénéfices réalisés dans
le cadre des transports terrestres maritimes, aériens, l es réassurances et les banques.
Pour les activités minières, elles étaient soumises à une fiscalité propre avec application de
IIBM au taux de 33 % sous l’égide de la loi no 01-10, modifiée et complétée, portant la loi
minière.
La loi no 14-05 du VL février 201.4poftarrt loi minière, a basculé les activités en question
vers le régime de droit commun.
Jusqu'au 31/12/2017, ces activités étaient soumises à l’IBS avec possibilité de bénéfice de
l'exonération en matière de cet impôt en cas de réalisation d'opération d'exportations
génératrices de devises.
2)- Economies de la mesure
Les dispositions de l'article 06 de la loi de finances pour 2018 ont modifié celles de l'article

31
138-5 à l'effet de supprimer certaines activités du bénéfice de l'exonération en matière d'IBS
quand bien même qu’elles réalisent des opérations génératrices de devises.
Il s'agit des activités conduites par :
i)- les opérateurs de téléphonie mobile;
ii)- les titulaires d'autorisation d'établissement et d'exploitation de service de transfert sur
Internet Protocole (IP) ;
iii)- les entreprises intervenant en amont ou en aval dans le domaine minier par rapport aux
3)- définition des termes
i)- Par opérations d'exportation des produits miniers en l'état brut ou après transformation.
ii)- Par exportation de services, il est entendu les prestations de services réalisées en Algérie
et destinées à une utilisation dans un pays étranger par un bénéficiaire se trouvant soit dans ce
même pays étranger, soit dans un autre pays étranger.
Par conséquent, ne saurait être regardée comme une exportation, la prestation de services
rendue et exploité en Algérie au profit d'un preneur situé dans un pays étranger quand bien
même cette prestation de service et rémunérée en devises.
iii)- Par opérateurs de téléphonie mobile, il est entendu les opérateurs détenteurs d'une licence
d'exploitation d'un réseau de télécommunication.
Une copie de cette licence est disponible dans le dossier fiscal du contribuable.
La liste actualisée de ces prestataires est disponible sur le site web de l'Autorité de Régulation
de la Poste et des Télécommunications (A RPT) à l’adresse suivante: www.arpt.dz.
iv)- Par titulaire d'autorisation d'établissement et d'exploitation de service de transfert de la
voix sur IP (internet), il est entendu les entreprises soumises au régime de l’autorisation et qui
fournissent et exploitent un réseau de Voix sur Internet Protocole (VOIP) et les services
associés.
Une copie de cette autorisation est disponible dans le dossier fiscal du contribuable.
La liste actualisée de ces prestataires est disponible sur le site web de I'ARPT à l'adresse
suivante: .arpt.dz.
v)- Par entreprises intervenant en amont et en aval dans le domaine minier, il est entendu les
entreprises intervenant dans le cadre des activités d'infrastructure géologique, de prospection
d'exploration et d'exploitation des substances minérales ou fossiles telles que définies aux
articles 15 à 22 de la loi n" 14-05 ût 25 février 201.4,portant loi minière ainsi que les
entreprises intervenant dans le cadre de la transformation industrielle des produits miniers.
4)- Modalités de bénéfice de l’exonération pour les opérations d’exportation génératrice
des de devises.
Les dispositions de l'article 138-5 du CIDTA précisent que l’exonération en matière d'IBS,
pour les opérations d'exportation de biens et de services, est octroyée selon un prorata du
chiffre d'affaires réalisé en devises.
I1 en résulte que le bénéfice exonéré est obtenu en multipliant le bénéfice fiscal imposable par
le taux d'exonération ainsi calculé.
Exemple L’application:
Considérant qu'une entreprise de prestation de services a réalisé un bénéfice imposable de
l'ordre de 1000.000 DA durant l'année 2018.
Cette même entreprise a réalisé un chiffre d'affaires global de 75.000.000 DA dont
25.000.000 DA à l'exportation.
Le calcul de l'exonération en matière d'IBS du chiffre d'affaires issu de l'exportation s'opère
comme suit:
a)- calcul du prorata d'exonération :
Prorata = Chiffre d'affaires exportation 25.000.000 / Chiffre d'affaires global 75.000.000
= 33,33%
b)- calcul du bénéfice exonéré:

32
Bénéfice exonéré = 1 000.000x 33,33% = 333.300D A
Bénéfice imposable = 1000.000- 333.300= 666.700DA
Remarque:
i)- pour bénéficier des dispositions de l’article susmentionné, l'entreprise concernée doit
présenter un document délivré par la banque domiciliataire de l’opération d'exportation
justifiant le rapatriement des devises issues de l'opération d'exportation.
ii)- le document justifiant le rapatriement des devises doit être joint à la déclaration annuelle
des résultats, à savoir le 30 avril de l'année suivant celle de réalisation des opérations
d'exportation pour justifier la part des bénéfices exonérée de l’IBS.
Cependant, en cas de retard de rapatriement des devises, le contribuable pourra demander le
report du dépôt du document en question ultérieurement.
5)- Date d’effet
Ces dispositions entrent en vigueur à compter du 1e' janvier 2018.
Elles sont applicables aux bénéfices réalisés au titre de l'année 2017 à déclarer en 2018.
Vous voudrez bien assurer la diffusion de la présente circulaire, veiller à son application et me
rendre destinataire des difficultés éventuellement rencontrées

33
---------------oo00oo----------------
(09) .
CIRCULAIRE N° 08 MF/DGI/DLF/LF 03

A
Messieurs les Directeurs des Impôts de Wilaya
En communication à:
Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts
Messieurs les Inspecteurs Régionaux des Services Fiscaux

Objet : IBS:- Exonération des dividendes.


- Relèvement de 30% à 40% du taux de la retenue à la source applicable aux revenus des
dépôts anonymes ou au porteur.
Référence :- Articles 19 et 20 et 16 de la loi n°02-11 du 20 Choual correspondant au 24
décembre 2002 portant loi de finances pour 2003;
- Articles 147 bis et 150 du code des impôts directs et taxes assimilées.

La présente circulaire a pour objet de porter à la connaissance des services les articles 19 et 20
de la loi de finances pour 2003 qui ont modifié respectivement les articles 147 bis et 150 du
CID:
I)- Exonération des dividendes en matière d'IBS:
L'article 19 de la loi de finances pour 2003 a modifié les dispositions de l'article 147 bis du
CID pour énoncer que les revenus qui proviennent de la distribution des bénéfices qui ont été
soumis à l'IBS ou qui en sont expressément exonérés n'intègrent pas l'assiette de l'IBS.
Il est noté que le deuxième alinéa de l'article 147 bis ainsi modifié précise que le bénéfice de
cet avantage est réservé exclusivement aux revenus régulièrement déclarés.
En d'autres termes, les revenus concernés qui n'ont pas fait l'objet d'une déclaration
conformément aux prescriptions de la législation en vigueur seront inclus dans la base
imposable de l'IBS.
Il est souligné, par ailleurs, que l'exonération ainsi introduite se substitue à la technique de
l'avoir fiscal jusqu'alors en vigueur.
II)- Relèvement du taux de la retenue à la source applicable aux revenus provenant des
titres anonymes ou au porteur:
L'article 20 de la loi de finances pour 2003 a modifié les dispositions de l'article 150 du CID
pour porter de 30% à 40% le taux de la retenue à la source applicable aux revenus provenant
des titres anonymes et d'étendre l'application de cette retenue aux revenus provenant des titres
au porteur.
Il est rappelé que cette retenue revêt un caractère libératoire en ce sens que lesdits revenus
n'intègrent pas l'assiette de l'IBS.
III)- Date d'effet:
Ces dispositions prennent effet à compter du 1er janvier 2003.
Elles s'appliquent aux dividendes distribués et aux revenus provenant des titres anonymes ou
au porteur payés à compter de cette date.

34
35
---------------oo00oo----------------
(10) .
Question
Est-ce que les activités de collecte de lait cru sont exonérées de l’IBS ?
Réponse
Les revenus issus des activités portant sur le lait cru, destiné à la consommation en l’état,
bénéficient d’une exonération permanente au titre de l’Impôt sur les Bénéfices des Sociétés
(IBS).(Article 138-2-du CIDTA)

36
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(11)
Question
Quel est le régime fiscal applicable aux activités minières ?
Réponse
Le régime fiscal des activités minières est régi par les dispositions de la loi minière qui
énoncent que les activités d’infrastructure géologique, de prospection, d’exploration et
d’exploitation des substances minérales ou fossiles sont soumises aux droits et taxes
suivants :
-un droit d'établissement d’acte, perçu à l'occasion de l'établissement, de la modification et du
renouvellement des permis miniers dont le barème du droit d’établissement d’acte est fixé
en annexe I de la dite loi ;
- une taxe superficiaire annuelle des titulaires de permis d’exploration minière et de permis
d’exploitation minière dont le barème fixé en annexe II de la dite loi ;
- une redevance exigible au titre de l’exploitation des substances minérales ou fossiles
extraites de gisements terrestres ou maritimes, les titulaires de permis d’exploitation de mines,
de permis d’exploitation de carrières et de permis d’exploitation minière artisanale
-Imposition au droit commun : Impôt sur les Bénéfices des Sociétés et à la Taxe sur l’Activité
Professionnelle.(Article 130 de la loi n°14-05 du 24 février 2014 portant loi minière)

37
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(12)
Question
Quelles sont les conditions pour bénéficier de l’exonération prévue à l’article 138-3 du
CIDTA au profit des Entreprises touristiques ?
Réponse
Pour bénéficier de l’exonération de dix (10) ans prévue par les dispositions de l’article 138-3
du CIDTA, les entreprises touristiques créées par les promoteurs nationaux ou étrangers,
doivent revêtir le caractère d’établissements classés.
Toutefois les agences de tourisme, de voyages, ainsi que les sociétés d'économie mixte
exerçant dans le secteur du tourisme n’ouvrent pas droit à cette exonération.(Décret Exécutif
n°2000-130 du 11 juin 2000 fixant les normes et les conditions de classement en catégories
des établissements hôteliers.)

38
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(13)
Question
Est-ce que les établissements touristiques ayant bénéficié des avantages accordés dans le
cadre de la loi relative au développement de l’investissement, ouvrent droit à l’exonération de
l’IBS prévue à l’article 138-3 du CIDTA ?
Réponse
Après extinction de la période d’exonération dans le cadre de la loi relative au
développement de l’investissement (ANDI), les entreprises touristiques créées par les
promoteurs nationaux ou étrangers, ouvrent droit au bénéficie de l’exonération de dix (10) ans
en matière d’IBS et prévue par les dispositions de l’article 138-3 du Code des Impôts directs
et Taxes assimilées et ce indépendamment des avantages accordés dans le cadre de l’ANDI.

39
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(14)
Question
Quelles sont les modalités de déduction d’un déficit enregistré au cours d’un exercice
d’activité ?
Réponse
Le déficit subi pendant un exercice est considéré comme charge de l'exercice suivant et
déduit du bénéfice réalisé pendant ledit exercice. Si ce bénéfice n'est pas suffisant pour que la
déduction puisse être intégralement opérée, l'excédent du déficit est reporté successivement
sur les exercices suivants jusqu'au quatrième (04) exercice qui suit l'exercice déficitaire.
En cas de coexistence de plusieurs déficits successifs, les déficits les plus anciens doivent être
reportés, le report s’effectue déficit par déficit et non pas en considérant en bloc l’ensemble
des déficits, afin de faire apparaître les déficits qui se trouveraient atteints par le délai de
report.(Article 147 du CIDTA)

40
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(15)
Question
Quels sont les délais de versement des acomptes provisionnels dû au titre de l’IBS?
Réponse
Les acomptes provisionnels, dû au titre de l’IBS, sont versés suivant le calendrier ci-
après :
- 1er acompte : Du 20 Février au 20 Mars ;
- 2ème acompte : Du 20 Mai au 20 Juin ;
- 3ème acompte : Du 20 Octobre au 20 Novembre ;
- Solde de liquidation : Au plus tard le 30 avril de l'année suivante.(Article 356-2 et 6 du
CIDTA)

41
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(16)
Question
Quel est le traitement fiscal d’un excédent de versement en matière d’IBS ?
Réponse
Les contribuables soumis au régime des acomptes provisionnels ont la possibilité de procéder
à l’imputation de l’excédent de versement lors de la liquidation du solde de l’impôt sur les
bénéfices des sociétés (IBS), sur les versements ultérieurs d’acomptes provisionnels et ce
jusqu'à résorption de l’excédent du versement (Article 356-6 du CIDTA - Circulaire n°3
MF/DGI/DLRF/LF13 du 11 /02/2013).

42
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(17)
Question
Quel est le montant du minimum forfaitaire d’imposition dû par les sociétés au titre de l’IBS ?
Réponse
Les contribuables ayant souscrit les déclarations annuelles, frappées de la mention « néant »
ou reprenant des résultats déficitaires sont passibles d’un minimum forfaitaire d’imposition au
titre de l’IBS. Le montant de ce forfait est fixé à 10.000 DA pour chaque exercice, et ce quel
que soit le résultat réalisé.
Les contribuables doivent s’acquitter de cette imposition dans les vingt premiers jours du
mois qui suit la date légal du dépôt de la déclaration annuelle, que cette déclaration ait été
produite ou non (Article 52 de la loi de finances pour 2015).

43
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(18)
Question
Est-ce que la loi fiscale prévoit la possibilité d’une prorogation de délai de dépôt de la
déclaration annuelle des bénéfices?
Réponse
La législation fiscale en vigueur prévoit l’obligation aux sociétés de souscrire au plus tard le
30 avril de chaque année, une déclaration spéciale des résultats, se rapportant à l'exercice
précédent et dont l'imprimé est fourni par l'administration fiscale.
Cette déclaration doit être produite auprès de l'inspection des impôts du lieu d'implantation du
siège social ou de l'établissement principal; Toutefois, une prorogation de délai
n'excédant pas trois (03) mois, peut être accordée en cas de force majeure, par décision du
Directeur Général des Impôts (cf. article 151 du CIDTA)

44
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(19)
Question
Quelles sont les pénalités encourues en cas de dépôt tardif du bilan fiscal?
Réponse
Conformément aux dispositions de l’article192-2 du CIDTA, le contribuable qui n’a pas
fourni dans les délais prescrits ou à l’appui de sa déclaration, les documents et
renseignements dont la production est exigée par les articles 152 et 153 du code sus cité, est
passible d’une amende fiscale de 1.000 DA autant de fois qu’il est relevé d’omission ou
d’inexactitude dans les documents produits.
Dans le cas où les documents en cause n’ont pas été fournis dans un délai de trente (30) jours
à compter de la mise en demeure adressée à l’intéressé par pli recommandé avec avis de
réception, il est procédé à une taxation d’office et le montant des droits est majoré de 25%
(Articles192-2,152 et 153 du CIDTA)

45
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(20)
Question
L’obligation de certifier les comptes par un commissaire aux comptes pèse-t-elle sur toutes les
sociétés ?
Réponse
Conformément aux dispositions de l’article 66 de la loi de finances pour 2011, les Entreprises
Unipersonnelles à Responsabilité Limité (EURL ) ne sont pas tenues de certifier leurs
comptes par un commissaire aux comptes, et ce quelque soit le niveau de leurs chiffre
d’affaires.
En revanche, les sociétés à responsabilité limitée (SARL) dont le chiffre d’affaires excède les
dix millions de dinars (10.000.000 DA) sont tenues de se conformer à cette obligation (Note
n° 127 MF/DGI/DLRF DU 14/02/2013).

46
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(21)
Question
Quel est le taux applicable aux plus values de cession de parts sociales réalisées par des
personnes non résidentes en Algérie au profit de sociétés de droit algérien ?
Réponse
Les plus values de cession des actions et de parts sociales réalisées par des personnes
physiques ou morales non résidentes en Algérie sont soumises à une retenue à la source au
taux de 20% libératoire d’impôt.
Toutefois, dans le cas d’existence d’une convention fiscale de non double imposition avec le
pays de résidence de la société ayant cédé ses actions, l’imposition des plus values peut être
laissée au profit du pays de la résidence de la société étrangère (Article 47 Loi de Finances
2009, Note n°612 MF/DGI/DRLF /11 du 23/11/2011)

47
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(22)
Question
L’obligation de certifier les comptes par un commissaire aux comptes pèse-t-elle sur toutes les
sociétés ?
Réponse:
Conformément aux dispositions de l’article 66 de la loi de finances pour 2011, les Entreprises
Unipersonnelles à Responsabilité Limité (EURL ) ne sont pas tenues de certifier leurs
comptes par un commissaire aux comptes, et ce quelque soit le niveau de leurs chiffre
d’affaires.
En revanche, les sociétés à responsabilité limitée (SARL) dont le chiffre d’affaires excède les
dix millions de dinars (10.000.000 DA) sont tenues de se conformer à cette obligation (Note
n° 127 MF/DGI/DLRF DU 14/02/2013).

48
---------------oo00oo----------------
(23
Question
Quelles sont les pénalités encourues en cas de dépôt tardif du bilan fiscal?
Réponse:
Conformément aux dispositions de l’article192-2 du CIDTA, le contribuable qui n’a pas
fourni dans les délais prescrits ou à l’appui de sa déclaration, les documents et renseignements
dont la production est exigée par les articles 152 et 153 du code sus cité, est passible d’une
amende fiscale de 1.000 DA autant de fois qu’il est relevé d’omission ou d’inexactitude dans
les documents produits.
Dans le cas où les documents en cause n’ont pas été fournis dans un délai de trente (30) jours
à compter de la mise en demeure adressée à l’intéressé par pli recommandé avec avis de
réception, il est procédé à une taxation d’office et le montant des droits est majoré de 25%
(Articles192-2,152 et 153 du CIDTA)
Remarque
Article 323 du CIDTA
Les déclarations prévues par les articles 99 G n°1, 151 G n°4 et 224 G n°11 doivent êtres
produites dans les délais fixés auxdits articles au plus tard le 30 avril.
Majorations pour défaut ou retard de déclaration
Article 192 CIDTA
Modifié par les articles 9 de la loi de finances 2000, 38 de la loi de finances 2001, 22 de la loi
de finances 2003, 11 de la loi de finances 2006, 15 de la loi de finances 2007, 9 de la loi de
finances 2009, 6 de la loi de finances complémentaire 2010 et 2 de la loi de finances 2013.
1)- Le contribuable qui n’a pas produit la déclaration annuelle, selon le cas, soit à l’impôt sur
le revenu, soit à l’impôt sur les bénéfices des sociétés est imposé d’office et sa cotisation est
majorée de 25 %.
Cette majoration est ramenée à 10% ou 20% dans les conditions fixées par l’article 322.
Si la déclaration n’est pas parvenue à l’administration dans un délai de trente (30) jours à
partir de la notification par pli recommandé avec avis de réception d’avoir à la produire dans
ce délai, une majoration de 35% est applicable.
2)- Le contribuable qui n’a pas fourni dans les délais prescrits ou à l’appui de sa déclaration,
les documents et renseignements dont la production est exigée par les articles 152, 153 et 180
du code des impôts directs et taxes assimilées est passible d’une amende fiscale de 1.000 DA
autant de fois qu’il est relevé d’omission ou d’inexactitude dans les documents produits.
Dans le cas où les documents en cause n’ont pas été fournis dans un délai de trente (30) jours
à compter de la mise en demeure adressée à l’intéressé par pli recommandé avec avis de
réception, il est procédé à une taxation d’office et le montant des droits est majoré de 25%.
Les déclarations spéciales prévues aux articles 18, 28, 44, 53 et 59 ainsi que leurs documents
annexes, qui servent au contrôle du revenu dégagé par la déclaration de l’impôt sur le revenu
global sont assimilées, pour l’application des dispositions des alinéas 1 et 2 du présent
paragraphe, à des pièces justificatives.
Les dispositions du présent article sont applicables à l’impôt forfaitaire unique.
Amende
Article 322 CIDTA
Modifié par les articles 29 de la loi de finances 1996 et 13 de la loi de finances 2001.
Lorsque les déclarations visées aux articles 99, 151 et 224 ont été produites après l’expiration
des délais fixés par lesdits articles, mais dans les deux (2) mois suivant la date d’expiration de

49
ces délais, le taux de la majoration de 25 % pour défaut de déclaration prévue à l’article 192
est ramené à 10 %, si la durée de retard n’excède pas un (1) mois et à 20 %, dans le cas
contraire.
Le dépôt tardif des déclarations portant la mention « néant» et celles souscrites par les
contribuables bénéficiant d’une exonération ou dont les résultats sont déficitaires entraîne
l’application d’une amende de :
- 2.500 DA, lorsque le retard est égal à un mois ;
- 5.000 DA, lorsque le retard est supérieur à un mois et inférieur à deux mois ;
- 10.000 DA, lorsque le retard est supérieur à deux mois.

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(24)
Question
Est-ce que la loi fiscale prévoit la possibilité d’une prorogation de délai de dépôt de la
déclaration annuelle des bénéfices?
Réponse:
La législation fiscale en vigueur prévoit l’obligation aux sociétés de souscrire au plus tard le
30 avril de chaque année, une déclaration spéciale des résultats, se rapportant à l'exercice
précédent et dont l'imprimé est fourni par l'administration fiscale.
Cette déclaration doit être produite auprès de l'inspection des impôts du lieu d'implantation du
siège social ou de l'établissement principal;
Toutefois, une prorogation de délai n'excédant pas trois (03) mois, peut être accordée en cas
de force majeure, par décision du Directeur Général des Impôts (cf. article 151 du CIDTA)
Section 10
Obligations des sociétés
Article 151
Modifié par les articles 6 de la loi de finances complémentaire 2008, 14 de la loi de
finances 2009 et 11 de la loi de finances 2011.
2)- En cas de force majeure, le délai de production de la déclaration visée au paragraphe 1
peut être prorogé par décision du directeur général des impôts.
Cette prorogation ne peut, toutefois, excéder trois (03) mois.

51
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(25)
Question
Quel est le montant du minimum forfaitaire d’imposition dû par les sociétés au titre de l’IBS ?
Réponse :
Les contribuables ayant souscrit les déclarations annuelles, frappées de la mention « néant »
ou reprenant des résultats déficitaires sont passibles d’un minimum forfaitaire d’imposition au
titre de l’IBS.
Le montant de ce forfait est fixé à 10.000 DA pour chaque exercice, et ce quel que soit le
résultat réalisé.
Les contribuables doivent s’acquitter de cette imposition dans les vingt premiers jours du
mois qui suit la date légal du dépôt de la déclaration annuelle, que cette déclaration ait été
produite ou non (Article 52 de la loi de finances pour 2015).
Article 52 de la LF pour 2015
Les dispositions de l’article 46 la loi n°05-16 du 29 Dhou El Kaada 1426 correspondant
au 31 décembre 2005 portant loi de finances pour 2006 sont modifiées et rédigées comme
suit :
Article 46
Le montant de I’impôt dû par les personnes physiques au titre de I’IRG, catégorie BIC et
BNC, à l’exclusion de celles relevant du régime du forfait, ainsi que les sociétés au titre de
I’IBS, ne peut être inférieur, pour chaque exercice, et quel que soit le résultat réalisé, à 10.000
DA.
Ce minimum forfaitaire doit être acquitté, au titre de l’IRG ou de l’IBS, dans les 20 premiers
jours du mois qui suit celui de la date légale limite de dépôt de la déclaration annuelle, que
cette déclaration ait été produite ou non. »
Remarque 2
En matière d’IBS il y’a 3 taux applicable, donc le minimum de 10 000.00 ne doit pas
concerner uniquement les déclarations portant la mention néant ou déficit même les entreprise
dégageant un bénéfice doivent êtres concernées
1)- taux de 26%
Bénéfice compris entre 0 et 38 461.00
2)- taux 23%
Bénéfice compris entre 0 et 43 478.00
3)- taux 19%
Bénéfice compris entre 0 et 52 631.00

52
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(26)
Question
Quel est le traitement fiscal d’un excédent de versement en matière d’IBS ?
Réponse:
Les contribuables soumis au régime des acomptes provisionnels ont la possibilité de procéder
à l’imputation de l’excédent de versement lors de la liquidation du solde de l’impôt sur les
bénéfices des sociétés (IBS), sur les versements ultérieurs d’acomptes provisionnels et ce
jusqu'à résorption de l’excédent du versement (Article 356-6 du CIDTA et Circulaire n°3
MF/DGI/DLRF/LF13 du 11 /02/2013).
Normalement
Excédent de versement IBS
Des sociétés accusant des déficits répétitifs engendrent des difficultés de trésoreries ont fait
état de demandes de restitutions des excédents de versement IBS formulées auprès des
receveurs des impôts pour lesquelles les directeurs ont émets un avis défavorables considérant
que cet excédent non imputable ne peuvent faire l’objet de remboursement.
Le traitement des EV-IBS est défini par les dispositions de l’article 356 du CIDTA, aux
termes du quelles il est précisé que la liquidation de solde de l’IBS est opéré par le
contribuable lui-même et que dans lequel celui-ci est supérieur à l’impôt du, la différence
donne lieu à un excédent de versement qui peut être imputé sur les prochains AC-IBS (alinéa
6).
D’autre part, les dispositions de l’alinéa 5 de cet article prévoient la dispense de versement
des acomptes IBS lorsque le résultat du dernier exercice clos est non imposable alors que
l’exercice précédent à donné lieu à imposition.
Aussi, dans le cas ou le bénéfice de cet avantage n’a pas été sollicité, le contribuable peut
obtenir le remboursement de cet acompte.
La lecture combiné des dispositions des alinéas 5 et 6 de cet article fait ressortir deux
possibilités de traitement des EV-IBS, à savoir l’imputation sur les futures acomptes et le cas
échéant la restitution des montants non imputables.
Toutes fois le traitement des demandes de remboursement des EV-IBS doit s’opérer par voix
contentieuse, à l’effet de valider le montant à restitué, lequel donnera lieu à l’établissement
d’un certificat d’annulation et son emploi par le receveur des impôts.

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(27)
Question
Quels sont les délais de versement des acomptes provisionnels dû au titre de l’IBS?
Réponse :
Les acomptes provisionnels, dû au titre de l’IBS, sont versés suivant le calendrier ci-
après :
1er acompte :
Du 20 Février au 20 Mars ;
2ème acompte :
Du 20 Mai au 20 Juin ;
3ème acompte :
Du 20 Octobre au 20 Novembre ;
Solde de liquidation :
Au plus tard le 30 avril de l'année suivante. (Article 356-2 et 6 du CIDTA)

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(28)
Question
Quelles sont les modalités de déduction d’un déficit enregistré au cours d’un exercice
d’activité ?
Réponse:
Le déficit subi pendant un exercice est considéré comme charge de l'exercice suivant et déduit
du bénéfice réalisé pendant ledit exercice.
Si ce bénéfice n'est pas suffisant pour que la déduction puisse être intégralement opérée,
l'excédent du déficit est reporté successivement sur les exercices suivants jusqu'au quatrième
(04) exercice qui suit l'exercice déficitaire.
En cas de coexistence de plusieurs déficits successifs, les déficits les plus anciens doivent être
reportés, le report s’effectue déficit par déficit et non pas en considérant en bloc l’ensemble
des déficits, afin de faire apparaître les déficits qui se trouveraient atteints par le délai de
report. (Article 147 du CIDTA)

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(29)
Question
Est-ce que les établissements touristiques ayant bénéficié des avantages accordés dans le
cadre de la loi relative au développement de l’investissement, ouvrent droit à l’exonération de
l’IBS prévue à l’article 138-3 du CIDTA ?
Réponse :
Après extinction de la période d’exonération dans le cadre de la loi relative au développement
de l’investissement (ANDI), les entreprises touristiques créées par les promoteurs nationaux
ou étrangers, ouvrent droit au bénéficie de l’exonération de dix (10) ans en matière d’IBS et
prévue par les dispositions de l’article 138-3 du Code des Impôts directs et Taxes assimilées
et ce indépendamment des avantages accordés dans le cadre de l’ANDI.
L'activité touristique bénéficie des avantages fiscaux suivants:

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(30)
Question
Quelles sont les conditions pour bénéficier de l’exonération prévue à l’article 138-3 du
CIDTA au profit des Entreprises touristiques ?
Réponse:
Pour bénéficier de l’exonération de dix (10) ans prévue par les dispositions de l’article 138-3
du CIDTA, les entreprises touristiques créées par les promoteurs nationaux ou étrangers,
doivent revêtir le caractère d’établissements classés.
Toutefois les agences de tourisme, de voyages, ainsi que les sociétés d'économie mixte
exerçant dans le secteur du tourisme n’ouvrent pas droit à cette exonération. (Décret Exécutif
n°2000-130 du 11 juin 2000 fixant les normes et les conditions de classement en catégories
des établissements hôteliers.)

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(31)
Question
Quel est le traitement fiscal d'une cession onéreuse des terrains nus ou en voie de construction
acquis dans le cadre d'une activité professionnelle.
Il est précisé que ces terrains cédés n'abritent aucune quelconque activité commerciale,
artisanale, ou professionnelle.
Réponse :
Dans la mesure où il s'agit d'une cession de biens acquis dans le cadre de l'exercice d'une
activité professionnelle et inscrits dans l'actif immobilisé du bilan de l’entreprise, le régime
fiscal qui s’applique est celui de la plus value professionnelle qui se présente comme suit:
En vertu des dispositions des articles 172 et 173 du Code des Impôts Directs et Taxes
Assimilées (CIDTA), la plus value de cession est imposable en matière d’IBS ou d’IRG
(selon qu’il s’agit d’une personne morale ou physique), comme suit :
- Si le bien cédé a été acquis depuis trois ans ou moins (court terme), le montant de la plus
value est compté à hauteur de 70%, dans le bénéfice imposable ;
- Si le bien cédé a été acquis depuis plus de trois ans (long terme), le montant de la plus value
est compté à hauteur de 35 %, dans le bénéfice imposable.
Conformément aux dispositions de l’article 252 du Code de l’Enregistrement (CE), les actes
portant la mutation en question sont soumis à un droit proportionnel de 5% (Les articles 172
et 173 du Code des Impôts Directs et Taxes Assimilées (CIDTA), Article 252, CE)

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(32)
Question
Quels sont les conditions de déduction des charges à l’IBS ?
Réponse
a)-Les conditions générales de déduction :
Pour être admis en déduction, les frais et les charges doivent satisfaire aux conditions
suivantes :
1)- être exposés dans l'intérêt direct de l'exploitation ou se rattacher à la gestion normale de
l'entreprise;
2)- correspondre à une charge effective et être appuyé de justifications suffisantes;
3)- se traduire par une diminution de l'actif net de l'entreprise;
4)- être compris dans les charges de l'exercice au cours duquel ils ont été engagés.
5)- Elle ne doit pas être exclue du résultat fiscal par une disposition expresse de la loi.
b)- Les charges fiscalement déductibles :
I) - Les frais généraux :
De toute nature, ceux-là comprennent notamment :
1)- les achats de matière et de marchandises :
Sont comptabilisés pour leur coût réel, augmenté des frais accessoires d'achats tels que frais
de transports, assurances, droits de douane et éventuellement diminué des remises consenties
par les fournisseurs.
2)- les charges du personnel :
Rémunération de toute nature directe ou indirecte, y compris les indemnités, allocations,
avantages en nature et remboursements forfaitaires de frais d'emploi.
Le salaire du conjoint de l'exploitant d'une entreprise individuelle, d'un associé ou de tout
détenteur de parts sociales dans une société, servi au titre de sa participation effective et
exclusive à l’exercice de la profession, n'est déductible du bénéfice imposable qu'à
concurrence de la rémunération servie à un agent ayant la même qualification professionnelle
ou occupant un même poste de travail et sous réserve du versement des cotisations prévues
pour les allocations familiales et autres prélèvements sociaux en vigueur.
3)- les charges sociales :
Les cotisations aux divers régimes de prévoyance sociales (assurances, maladie, chômage,
accident du travail, allocations familiales) sont déductibles du bénéfice imposable.
4)- les charges financières :
Intérêt, agios, honoraires, frais d'assistance technique, frais de siège, redevances pour brevets,
licences de marque de fabrique et autres frais financiers relatifs à des emprunts contractés
hors d'Algérie.
Pour les intérêts, agios et autres frais financiers, relatifs à des emprunts contractés hors
d’Algérie ainsi que pour les redevances exigibles pour brevets, licences, marques de fabrique,
les frais d’assistance technique et les honoraires payables en monnaie autre que la monnaie
nationale, leur déductibilité est pour les entreprises qui en effectuent le paiement,
subordonnée à l'agrément de transfert délivré par les autorités financières compétentes.
Pour ces mêmes entreprises, les frais de siège sont déductibles dans les limites de 1% du
chiffre d’affaires au cours de l’exercice correspondant à leur engagement.
5)- loyers et charges locatives :
La déduction des loyers des locaux professionnels et matériels, est effectuée au titre de
l’exercice au cours duquel les loyers sont échus ou courus sans considération de leur date de

59
paiement ; la déductibilité des loyers s’applique également pour les contrats de crédit bail
(leasing).
6)- primes d’assurances :
Sont déductibles lorsqu’elles garantissent les actifs de l’entreprise ou des pertes
d’exploitation.
7)- mission, frais de transports et déplacement;
8)- frais d'entretien et de réparation;
9)- frais divers de gestion :
Frais de bureau, PTT, publicité ;
10 )- les dépenses de parrainage, patronage et de sponsoring, engagées dans le cadre des
activités sportives et de la promotion des initiatives des jeunes ainsi que les activités à
vocation culturelle sont admises en déduction sous réserve d'être dûment justifiées à hauteur
de 10 % du chiffre d'affaires de l'exercice des personnes morales et/ou physiques et dans la
limite d'un plafond de trente millions de dinars (30.000.000 DA).
11)- Les frais préliminaires inscrits en comptabilité, antérieurement à l’entrée en vigueur du
système comptable financier, sont déductibles du résultat fiscal suivant le plan de résorption
initial.
12)- Charges relatives à la recherche scientifique :
sont
- Les dépenses de fonctionnement des opérations de recherches scientifiques ou techniques.
- les dépenses engagées dans le cadre de la recherche développement au sein de l’entreprise
sont déductibles du bénéfice imposable jusqu’à concurrence de dix pour cent (10%) du
montant de ce revenu ou bénéfice, dans la limite d’un plafond de cent million de dinars
(100.000.000 DA), à condition que le montant admis en déduction soit réinvesti dans le cadre
de cette recherche.
c)- Les provisions :
Les provisions sont des déductions opérées sur les résultats d'un exercice en vue de faire face
ultérieurement charges et des pertes de valeurs sur compte de stocks et de tiers nettement
précisé et dont la réalisation, incertaine, apparaît probable en raison d'événements survenus au
cours de l'exercice et qui existent toujours à la clôture dudit exercice.
La déduction d'une provision ne présente qu'un caractère provisoire et son sort définitif est lié
à la réalisation de la perte ou de la charge qu'elle est destinée à couvrir.
d)- Les amortissements:
Les amortissements représentent la constatation de la dépréciation des investissements
permettant de reconstituer les fonds investis.
La déduction de ces amortissements obéit aux conditions suivantes :
Les amortissements doivent porter sur les éléments de l'actif immobilisé soumis à
dépréciation du fait de l'usage du temps, du changement technique et de toute autre cause ;
Les amortissements doivent correspondre en principe à la dépréciation effective subie par les
éléments à amortir (écritures comptables) ;
Les amortissements sont calculés chaque année de telle sorte que leur montant cumulé
permette de reconstituer le prix de revient de l'immobilisation amortissable à l'expiration de la
durée normale l'utilisation.
Remarque :
La base de calcul des années d'amortissement déductible pour les véhicules de tourisme est
limitée à une valeur d'acquisition unitaire de 1.000.000 DA ;
Ce plafond ne s'applique pas lorsque le véhicule constitue l'outil principal de l'activité de
l'entreprise.
- Les éléments de faible valeur dont le montant hors taxe n’excède pas 30.000 DA peuvent
être constatés comme charge déductible de l’exercice de leur attachement ;

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- Les biens acquis à titre gratuit sont inscrits à l’actif pour leur valeur vénale.
e)- Impôts et taxes
Les impôts, droits ou taxes supportés par l'entreprise, ouvre droit à la déduction, à l'exception
de l'impôt sur les bénéfices de sociétés.
Ces impôts doivent être déduits des résultats de l'exercice au cours duquel ils ont été mis en
recouvrement ou sont devenus exigibles (taxe foncière, TAP, versement forfaitaire, taxe
d'assainissement).
f)- Report déficitaire
Le déficit subit pendant un exercice est considéré comme charge de l'exercice suivant et
déduit du bénéfice réalisé pendant ledit exercice.
Si ce bénéfice n'est pas suffisant pour que la déduction puisse être intégralement opérée,
l'excédent du déficit est reporté successivement sur les exercices suivants jusqu'au quatrième
(04) exercice qui suit l'exercice déficitaire, au- delà, il est perdu.
Exemple :
Un déficit subit au cours de l’exercice 2015 pourra être reporté sur l’exercice 2016 et en tant
que de besoin, sur les exercices 2016, 2017, 2018, 2019.
En cas de coexistence de plusieurs déficits successifs, les déficits les plus anciens doivent être
reportés, le report s’effectue déficit par déficit et non pas en considérant en bloc l’ensemble
des déficits, afin de faire apparaître les déficits qui se trouveraient atteints par le délai de
report.
Sont également admis en déduction :
- les bonis provenant des opérations faites avec les associés et distribués à ces derniers au
prorata de la commande de chacun d'eux en ce qui concerne les sociétés coopératives de
consommation ;
- la part des bénéfices nets qui est distribuée aux travailleurs dans les conditions prévues par
la réglementation en vigueur, en ce qui concerne les sociétés coopératives ouvrières de
production ;
- les sommes versées en remboursement des avances de l'Etat, en ce qui concerne les banques.

61
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(33)
Question
Quel sont Les charges non déductibles ?
Réponse
Ne sont pas admis en déduction pour la détermination du bénéfice net fiscal, les charges
suivantes :
- Les dépenses, charges et loyers de toute nature, afférents aux immeubles qui ne sont pas
directement affectés à l'exploitation ;
- Les cadeaux de toute autre nature à l'exclusion de ceux ayant un caractère publicitaire
lorsque leur valeur unitaire ne dépasse pas 500 DA ;
- Les subventions, les libéralités et les dons à l'exception de ceux consentis en espèces ou en
nature au profit des établissements et associations à vocation humanitaire lorsqu'ils ne
dépassent pas un montant annuel d’un million de dinar 1.000.000 DA ;(art 9 LF 2014)
- Les frais de réception, y compris les frais de restaurant, d'hôtel et de spectacle à l'exception
de ceux dont les montants engagés sont dûment justifiés et liés directement à l'exploitation de
l'entreprise.
- Les transactions, amendes, confiscation et pénalités de toute nature.
Remarque
Impôts et taxes
Article 141-6 du CIDTA
Les transactions, amendes, confiscations, pénalités, de quelque nature que ce soit, mises à la
charge des contrevenants aux dispositions légales ne sont pas admises en déduction des
bénéfices soumis à l’impôt.
Remarque
L’art 141 du CID exclut des charges déductibles les transactions, amendes, confiscations,
pénalités, de quelque nature que ce soit, mises à la charge des contrevenants aux dispositions
légales.
Il en sera ainsi notamment pour :
Les amendes et majorations prévues par la législation fiscale (taxation d’office, insuffisance
de déclaration, défaut de paiement, paiement tardif, etc.) ;
- Les amendes et transactions douanières ;
- Les amendes pour infraction au code de la route, etc.…
- Devront être portées sous cette rubrique, toutes les charges non déductibles qui ne sont par
reprises dans les autres rubriques.
Remarque
Les pénalités contractuelles
Sont des charges déductibles, dues dans le cadre de relations commerciales et elle ne
sanctionne pas des manquements à des obligations légales.
A l’exception de l’IBS lui-même, en principe, tous les impôts et taxes à la charge de
l’entreprise, mis en recouvrement au cours de l'exercice, sont déductibles dans la mesure où
ils satisfont aux règles générales de déduction.
Ainsi, la taxe foncière relative aux propriétés affectées à l’exploitation est déductible, par
contre, celle qui concerne les logements de fonction, est exclue.
Certaines taxes ont été exclues de cette déductibilité par les textes qui les ont instituées.

62
Il est en ainsi des taxes suivantes :
- Taxe de formation et taxe d’apprentissage (instituées par l’article 54 modifié et complété de
la loi de finances 1990) ;
- Taxe sur les véhicules de luxe (instituée par l’article 26 LFC 2010) : 300.000 DA & 500.000
DA.
PROVISIONS
Article 141-5 du CIDTA
Les provisions constituées en vue de faire face à des charges et des pertes de valeurs sur
compte de stocks et de tiers nettement précisées et que des événements en cours rendent
probables, à condition qu’elles aient été effectivement constatées dans les écritures de
l’exercice et figurent au relevé des provisions prévu à l’article 152.
Les établissements de banque ou de crédit effectuant des prêts à moyen ou à long terme, ainsi
que les sociétés autorisées à faire des opérations de crédit foncier sont admis à constituer, en
franchise d’impôt sur les bénéfices des sociétés, une provision destinée à faire face aux
risques particuliers afférents à ces prêts ou opérations et dont la dotation annuelle ne peut
excéder 5% du montant des crédits à moyen ou à long terme utilisés.
Les entreprises consentant des crédits à moyen terme pour le règlement des ventes ou des
travaux qu’elles effectuent à l’étranger, sont admises à constituer, en franchise d’impôt sur les
bénéfices des sociétés, une provision destinée à faire face aux risques particuliers afférents à
ces crédits et dont la dotation annuelle, pour chaque exercice, ne peut excéder 2% du montant
des crédits à moyen terme figurant au bilan de clôture de l’exercice considéré et afférents à
des opérations effectuées à l’étranger dont les résultats entrent dans les bases de l’impôt sur
les bénéfices des sociétés.
Les provisions qui, en tout ou partie, reçoivent un emploi non conforme à leur destination ou
deviennent sans objet au cours de l’exercice suivant celui de leur constitution, sont rapportées
aux résultats dudit exercice.
Lorsque le rapport n’a pas été effectué par l’entreprise elle même, l’administration procède
aux redressements nécessaires.
Dans le cas de transformation d’une société par actions ou à responsabilité limitée en une
société de personnes, les sommes antérieurement admises en franchise d’impôt sous forme de
provisions sont, lorsqu’elles n’ont pas reçu un emploi conforme à leur destination, réintégrées
dans le bénéfice de l’exercice au cours duquel s’est produite la transformation de la société.
Remarque
La distinction faite dans le nouveau SCF entre provisions et pertes de valeurs n’a pas été
suivie, au plan fiscal, d’une refonte des règles applicables.
Par conséquent, celles définies pour les provisions pour continuent à s’appliquer aux pertes
de valeurs.
Il est rappelé que pour être déductibles, les provisions et pertes de valeur doivent obéir aux
conditions suivantes :
1)- Etre nettement précisées ;
2)- Porter sur d/pertes ou charges probables ;
3)- La dépréciation doit résulter d’événements survenus à la clôture de l’exercice ;
4)- Se rapporter à une charge elle-même déductible ;
5)- Etre effectivement comptabilisées ;
6)- Figurer sur l’état à joindre à la déclaration annuelle.
Des exceptions sont prévues pour certaines activités (établissements de banque ou de crédit,
sociétés autorisées à faire des opérations de crédit foncier, entreprises consentant des crédits
pour le règlement des ventes ou de travaux qu'elles effectuent à l'étranger).

63
Des exceptions sont prévues pour certaines activités (établissements de banque ou de crédit,
sociétés autorisées à faire des opérations de crédit foncier, entreprises consentant des crédits
pour le règlement des ventes ou de travaux qu'elles effectuent à l'étranger).
AMORTISSEMENTS (CID – Art. 141-2)
Article 141-3 du CIDTA
Les amortissements réellement effectués dans la limite de ceux qui sont généralement admis
d’après les usages de chaque nature d’industrie, de commerce ou d’exploitation prévus par
voie réglementaire, et conformément aux dispositions de l’article 174.
- Les éléments de faible valeur dont le montant hors taxe n’excède pas 30.000 DA peuvent
être constatés comme charge déductible de l’exercice de leur attachement.
Les biens acquis à titre gratuit sont inscrits à l’actif pour leur valeur vénale.
- Toutefois, la base de calcul des annuités d’amortissement déductibles est limitée pour ce qui
est des véhicules de tourisme à une valeur d’acquisition unitaire de 1.000.000 DA.
Ce plafond de 1.000.000 DA ne s’applique pas lorsque le véhicule de tourisme constitue
l’outil principal de l’activité de l’entreprise.
- La base d’amortissement des immobilisations ouvrant droit à déduction de la T.V.A et
servant à une activité admise à la T.V.A est calculée sur le prix d’achat ou de revient hors
T.V.A.
- Celle des immobilisations servant à une activité non assujettie à la T.V.A est calculée T.V.A
comprise.
L’amortissement des immobilisations est calculé suivant le système linéaire.
Toutefois, les contribuables peuvent, dans les conditions fixées par l’article 174 paragraphes 2
et 3, pratiquer l’amortissement dégressif ou l’amortissement progressif.
Dans le cadre de contrat de crédit-bail, l’amortissement est calculé sur une période égale à la
durée du contrat de crédit-bail.
Remarque
La base de calcul des années d'amortissement déductible pour les véhicules de tourisme est
limitée à une valeur d'acquisition unitaire de 1.000.000 DA ;
Exemple
Comptabilisation d’une dotation d’amortissement de 240.000,00 pour un véhicule de tourisme
acquis en date du 07 Janvier 2015 pour le prix de 1.200.000.00 amortissable en cinq (05)
années selon le système linéaire.
Calcule
Déduction faite 240 000.00
Prix d’acquisition 1 200 000.00
Amortissement autorisé sur 1 000 000.00
Montant 1 000 000.00 X 20% = 200 000.00
Réintégration 240 000.00 – 200 000.00 = 40 000.00
Ce plafond ne s'applique pas lorsque le véhicule constitue l'outil principal de l'activité de
l'entreprise.
Remarque
Les éléments de faible valeur dont le montant hors taxe n’excède pas 30.000 DA peuvent être
constatés comme charge déductible de l’exercice de leur attachement ;
Exemple
Acquisition d’une photocopieuse pour 28 000.00
1)- Vous pouvez l’amortir
2)- Ou constaté comme charge
-Les biens acquis à titre gratuit sont inscrits à l’actif pour leur valeur vénale.
Par ailleurs, il est rappelé qu’au plan fiscal, les dispositions de l’article 174 du CID fixent des
conditions pour le recours aux méthodes d’amortissement autres que le système linéaire.

64
Dans la mesure où ces conditions ne sont pas respectées, la dotation admise en déduction est
égale à celle obtenue suivant ce système.
L’excédent d’amortissement qui a été comptabilisé est réintégré et l’insuffisance est déduite.
Le montant de cette régularisation est déterminé dans le tableau n°5 de la liasse.
SALAIRES DU CONJOINT
Article 168 du CIDTA
Le salaire du conjoint de l’exploitant d’une entreprise individuelle, d’un associé ou de tout
détenteur de parts sociales dans une société, servi au titre de sa participation effective et
exclusive à l’exercice de la profession, n’est déductible du bénéfice imposable qu’à
concurrence de la rémunération servie à un agent ayant la même qualification professionnelle
ou occupant un même poste de travail et sous réserve du versement des cotisations prévues
pour les allocations familiales et autres prélèvements sociaux en vigueur.
En tout état de cause, l’abattement précité ne saurait être inférieur au salaire national
minimum garanti.
Remarque
Le salaire du conjoint de l’exploitant servi au titre de sa participation effective au travail, n’est
déductible du bénéfice imposable qu’à concurrence de la rémunération servie à un agent ayant
la même qualification professionnelle ou occupant un même poste de travail et sous réserve
du versement des cotisations et autres prélèvements sociaux en vigueur.
Exemple
Le salaire du conjoint de l’exploitant servi au titre de sa participation effective au travail est
de 100 000.00 par mois,
Le salaire d’un agent ayant la même qualification professionnelle ou occupant un même poste
de travail est de 60 000.00 par mois
La partie non déductible est de 100 000.00 - 60 000.00 = 40 000.00
A réintégré au bénéfice = 40 000.00 X 12 = 480 000.00
Charges des immeubles non affectés à l’exploitation
Article 169 du CIDTA
Modifié par les articles 13 de la loi de finances 1996, 18 de la loi de finances 1997, 13 de la
loi de finances 1998, 3 de la loi de finances 2004,13, 16 de la loi de finances 2007, 8 de la loi
de finances complémentaire 2009, 11 de la loi de finances 2010 et 9 de la loi de finances
2014.
1)- Ne sont pas déductibles pour la détermination du bénéfice net fiscal :
- les dépenses, charges et loyers de toutes natures afférents aux immeubles qui ne sont pas
directement affectés à l’exploitation;
Remarque
LOYERS DE CREDIT BAIL (Preneur)
Dans les opérations de crédit-bail, les paiements effectuées par le preneur, qui sont imputés en
règlement d’une dette de crédit-bail sont, du point de vue fiscal, considérés comme des
charges locatives et donc admises en déduction pour la détermination de l’assiette de l’IBS
(article 53 de la loi de finances 2014).
Sont concernées, les charges de toutes natures afférentes aux immeubles qui ne sont pas
directement affectés à l'exploitation.
Il est précisé que les logements de fonction, à l’exception des logements d’astreinte, ne sont
pas considérés comme affectés directement à l'exploitation.
Par conséquent, les charges y afférentes doivent être réintégrées, sauf si elles ont été soumises
à l’IRG salaires au titre des avantages en nature conformément aux dispositions des articles
69 à 72 du CIDTA.
Exemple

65
Un contribuable a loué, durant l'année 2015, son appartement pour usage d'habitation à une
SARL pour un montant annuel de 1 080.000.00, soit 90.000.00 le mois.
Montant des loyers bruts annuels: 1 080 000.00.
IRG/revenu foncier dû 1 080 000.00 X 15% = 162 000.00 (caractère professionnel faite a des
commerçants, sociétés etc.)
La SARL réglerait l’IRG dans la catégorie des salaires suivant barème sur le montant
90 000.00. (Avantage en nature)
Droit = 90 000.00 (barème) = 20 500.00
Année = 20 500.00 X 12 = 246 000.00
Est ainsi déduite au titre des avantages en nature
CADEAUX (CID - art. 169-1)
Article 169-1- 2éme paragraphe du CIDTA
- les cadeaux de toute autre nature, à l’exclusion de ceux ayant un caractère publicitaire
lorsque leur valeur unitaire ne dépasse pas 500 DA, les subventions et les dons à l’exception
de ceux consentis en espèces ou en nature au profit des établissements et associations à
vocation humanitaire, lorsqu’ils ne dépassent pas un montant annuel d’un million de dinar
Remarque
Les cadeaux sont admis en déduction uniquement lorsqu’ils ont un caractère publicitaire et
dans la limite d’une valeur unitaire ne dépassant pas 500 DA.
Exemple,
Il a été distribué 400 agendas d’une valeur unitaire de 800 DA,
400 X 800.00 = 320 000.00 (1)
Déduction autorisé
400 X 500.00 = 200 000.00 (2)
Il conviendra de réintégrer
(1) – (2) = 320 000.00 – 200 000.00 = 120 000.00
Frais de réception
Article 169-1 3éme paragraphe du CIDTA
les frais de réception, y compris les frais de restaurant, d’hôtel et de spectacle, à l’exception
de ceux dont les montants engagés sont dûment justifiés et liés directement à l’exploitation de
l’entreprise.
Remarque
i)- être exposés dans l'intérêt direct de l'exploitation ou se rattacher à la gestion normale de
l'entreprise;
ii)- correspondre à une charge effective et être appuyé de justifications suffisantes;
iii)- se traduire par une diminution de l'actif net de l'entreprise;
iv)- être compris dans les charges de l'exercice au cours duquel ils ont été engagés.
Remarque
Une ETB qui réalise un chiffre d’affaires de 18 000 000.00, présente une facture des frais de
restauration hôtel Sheraton pour 1 000 000.00, il s’agit la d’une charge exagéré ne peut être
admise en déduction car n’est pas exposé dans l’intérêt de gestion normale de l’entreprise.
SPONSORING & PARRAINAGE
Article 169-2 du CIDTA
2)- Toutefois, les sommes consacrées au sponsoring, patronage et parrainage des activités
sportives et de la promotion des initiatives des jeunes sont admises en déduction pour la
détermination du bénéfice fiscal, sous réserve d’être dûment justifiées à hauteur de 10% du
chiffre d’affaires de l’exercice des personnes morales et/ou physiques et dans la limite d’un
plafond de trente millions de dinars (30.000.000 DA).
Remarque

66
Sont déductibles uniquement les charges de sponsoring, patronage et parrainage consacrées
aux activités sportives et de promotion des initiatives de jeunes, dans la limite de 10% du
chiffre d'affaires de l'exercice et d'un plafond annuel de 30.000.000 DA.
Exemple
Une entreprise spécialisée dans la fabrication de meubles et ensembles de cuisine relevant de
l’IBS, a réalisé au titre de l’exercice 2015, un chiffre d’affaires de 50.200.000,00 DA et un
bénéfice de 1.600.000,00 DA.
Comptabilisation d’un montant de 30.000.000,00 représentant les frais de sponsoring d’une
équipe sportive.
Chiffre d’affaires = 50.200.000,00 DA
Les 10% = 5 020 000.00
A réintégré 30 000 000.00 – 5 020 000.00 = 24 980 000.00
Cotisations & Dons (art.169-1 du CID)
Article 169-1 du CIDTA
Les cotisations personnelles aux dirigeants et aux associés doivent être réintégrées.
Il en est de même des subventions, et des dons à l’exception de ceux consentis au profit des
établissements et associations à vocation humanitaire lorsqu'ils ne dépassent pas un montant
annuel de 1.000.000 DA.
Bénéficient également de cette déductibilité, les activités à vocation culturelle ayant pour
objet
Article 169-2 -2éme paragraphe
- la restauration, la rénovation, la réhabilitation, la réparation, la consolidation et la mise en
valeur des monuments et sites historiques classés;
- la restauration et la conservation des objets et collections de musées ;
- la vulgarisation et la sensibilisation du public par tous supports sur tout ce qui se rapporte au
patrimoine historique matériel et immatériel ;
- la revivification des fêtes traditionnelles locales.
- les festivals culturels institutionnalisés ou dans le cadre des activités concourant à la mise en
valeur du patrimoine culturel, à la diffusion de la culture et à la promotion des langues
nationales.
FRAIS RECHERCHE/DEVELOPPEMENT: (art. 171- du CID)
Modifié par l’article 9 de la loi de finances complémentaire 2009, et modifié par l’article 4 de
la loi de finance pour 2016
Sont déductibles du revenu ou du bénéfice imposable, jusqu’à concurrence de dix pour cent
(10%) du montant de ce revenu ou bénéfice, dans la limite d’un plafond de cent millions de
dinars (100.000.000 DA), les dépenses engagées dans le cadre de la recherche développement
au sein de l’entreprise, à condition que le montant admis en déduction soit réinvesti dans le
cadre de la recherche scientifique.
Les montants réinvestis doivent être déclarés à l’administration fiscale et également à
l’institution nationale chargée du contrôle de la recherche scientifique.
Les activités de recherche développement en entreprise sont définies par un arrêté conjoint du
ministre chargé des finances, du ministre chargé de la recherche scientifique.
Remarque
Sont déductibles à concurrence de 10% du bénéfice et dans la limite d’un plafond de
100.000.000 DA. En outre, le montant admis en déduction doit être réinvesti dans la
recherche.
Exemple

67
Une entreprise spécialisée dans la fabrication de meubles et ensembles de cuisine relevant de
l’IBS, a réalisé au titre de l’exercice 2015, un chiffre d’affaires de 1 250.200.000,00 DA et un
bénéfice de 221.600.000,00 DA.
Comptabilisation d’un montant de 50.000.000,00 représentant les frais de recherche et
développement.
Bénéfice = 221 600 000.00
Les 10% = 22 160 000.00
A réintégré 50 000 000.00 – 22 160 000.00 = 27 840 000.00
IMPOT SUR LES BENEFICES DE STES IBS:
Le point de départ pour le calcul du résultat fiscal est le résultat net de l’exercice qui tient
compte de l’impôt sur les bénéfices.
Celui-ci n’étant pas déductible conformément aux dispositions de l’article 141-4 du CID, il y
a lieu, pour la détermination du résultat fiscal, de le réintégrer.
Bien entendu, il en est de même pour l’impôt différé, si la variation correspond à un solde
créditeur, son montant sera porté en moins.
AMORTISSEMENT DES BIENS EN CREDIT BAIL (LEASING) :
(ART 53 LF 2014)
Dans ces opérations, le crédit bailleur est réputé fiscalement propriétaire du bien loué.
Il est tenu de l'inscrire en tant qu'immobilisation et pratiquer l’amortissement fiscal sur la base
de l'amortissement financier du crédit-bail.
Les loyers perçus sont constatés en tant que produits.
Le crédit-preneur est réputé fiscalement locataire du bien loué.
Les loyers qu’il paie sont constatés en tant que charges.
AUTRES REINTEGRATIONS:
Devront être portées sous cette rubrique, toutes les charges non déductibles qui ne sont par
reprises dans les autres rubriques.
C’est le cas notamment des éléments suivants :
- Les droits aux congés payés acquis à la date de clôture puisque l’Administration considère
que les charges correspondantes sont déductibles dans l’exercice au cours duquel le salarié est
censé prendre son congé;
- La plus value résultant de la réévaluation d’immobilisations, à la date d’entrée du nouveau
système comptable financier, sera rapportée au résultat fiscal dans un délai maximum de cinq
(5) ans;
- Le supplément des dotations aux amortissements dégagé des opérations de réévaluation sera
rapporté au résultat de l’année.
PLUS VALUES S / CESSIONS ELEMENTS D’ACTIF IMMOBILISÈ
Article 173 du CIDTA
1)- Le montant des plus-values provenant de la cession partielle ou totale des éléments de
l’actif immobilisé dans le cadre d’une activité industrielle, commerciale, artisanale ou agricole
ou dans l’exercice d’une activité professionnelle, à rattacher au bénéfice imposable, est
déterminé en fonction de la nature des plus-values telles que définies à l’article précédent :
- s’il s’agit de plus-values à court terme, leur montant est compté dans le bénéfice imposable,
pour 70 %;
- s’il s’agit de plus-values à long terme, leur montant est compté, pour 35 %.

68
2)- Par dérogation aux dispositions de l’article 140-1, les plus-values provenant de la cession
en cours d’exploitation des éléments de l’actif immobilisé, ne sont pas comprises dans le
bénéfice imposable de l’exercice au cours duquel elles ont été réalisées, si le contribuable
prend l’engagement de réinvestir en immobilisations dans son entreprise avant l’expiration
d’un délai de trois (03) ans, à partir de la clôture de cet exercice, une somme égale au montant
de ces plus-values ajoutée au prix de revient des éléments cédés.
Cet engagement de réinvestir doit être annexé à la déclaration des résultats de l’exercice au
cours duquel les plus-values ont été réalisées.
Si leur emploi est effectué dans le délai prévu ci-dessus, les plus-values distraites du bénéfice
imposable sont considérées comme affectées à l’amortissement des nouvelles immobilisations
et viennent en déduction du prix de revient pour le calcul des amortissements et des plus-
values réalisées ultérieurement.
Dans le cas contraire, elles sont rapportées au bénéfice imposable de l’exercice au cours
duquel a expiré le délai ci-dessus.
3)- crée par l’article 19 de la loi de finances 1997.
Les plus-values, ci-dessus, réalisées entre des sociétés d’un même groupe, telles que définies
à l’article 138 bis, ne sont pas comprises dans les bénéfices soumis à l’impôt.96
4)- crée par l’article 10 de la loi de finances 2008.
Les plus-values réalisées lors de la cession d’un élément d’actif par le crédit preneur au crédit
bailleur dans un contrat de crédit-bail de type lease-Back, ne sont pas comprises dans les
bénéfices soumis à l’impôt.
5)- crée par l’article 10 de la loi de finances 2008.
Les plus values réalisées lors de la rétrocession d’un élément d’actif par le crédit bailleur au
profit du crédit-preneur au titre du transfert de propriété à ce dernier, ne sont pas comprises
dans les bénéfices soumis à l’impôt.
Remarque
les modalités d’imposition des PV sur cessions d’éléments d’actif immobilisé dépendent
de la nature des plus -values:
- S'il s'agit de plus-values à court terme, proviennent de la cession d'éléments acquis ou créés
depuis 3 ans, maximum, leur montant est compté dans le bénéfice imposable, pour 70% ;
donc abattement de 30%
- S'il s'agit de plus-values à long terme, qui proviennent de la cession d'éléments acquis on
créés depuis plus de 3 ans, leur montant est compté pour 35%, donc abattement de 65%
Produits et PV de cession d’actions et titres assimilés
Selon l’art 46 de la LF 2009, sont exonérés de l’IRG et de l’IBS, pour une période de 5 ans à
compter du 01/01/2009, les produits et les PV de cession des actions et titres assimilés cotés
en bourse ainsi que ceux des actions ou parts d'organismes de placement collectifs en valeurs
mobilières (OPCVP).
Cette disposition est reconduite pour une nouvelle période de 5 années à compter du
01/01/2014.
Revenus provenant de distributions de bénéfices soumis à l’IBS
Article 147 bis
Modifié par les articles 13 de la loi de finances 1999 et 19 de la loi de finances pour 2003
Les revenus provenant de la distribution des bénéfices ayant été soumis à l’impôt sur les
bénéfices des sociétés ou expressément exonérés ne sont pas compris dans l’assiette de
l’impôt sur les bénéfices des sociétés.
Le bénéfice de ces dispositions n’est accordé que dans le cas des revenus régulièrement
déclarés.

69
Remarque
Pour éviter les impositions successives, en application des dispositions de l’art 147 bis-CID,
les revenus provenant de la distribution de bénéfices ayant été soumis à l’IBS ou
expressément exonérés, ne sont pas compris dans l’assiette de l’IBS.
AMORTISSEMENTS LIES AUX OPERAT. CREDIT (Bailleur)
Dans les opérations de crédit-bail, au plan fiscal, le bailleur est réputé disposer de la propriété
des biens en location et à ce titre, il a le droit de déduire les amortissements correspondant aux
biens en location (article 53 de la loi de finances 2014).
Remarque
Il s’agit d’une infraction par rapport au SCF
LOYERS DE CREDIT BAIL (Preneur)
Dans les opérations de crédit-bail, les paiements effectuées par le preneur, qui sont imputés en
règlement d’une dette de crédit-bail sont, du point de vue fiscal, considérés comme des
charges locatives et donc admises en déduction pour la détermination de l’assiette de l’IBS
(article 53 de la loi de finances 2014).
IMPUTATION DES DEFICITS ANTERIEURS
Article 147 du CIDTA
Modifié par l’article 10 de la loi de finances 2010.
En cas de déficit subi pendant un exercice, ce déficit est considéré comme charge de
l’exercice suivant et déduit du bénéfice réalisé pendant ledit exercice.
Si ce bénéfice n’est pas suffisant pour que la déduction puisse être intégralement opérée,
l’excédent du déficit est reporté successivement sur les exercices suivants jusqu’au quatrième
exercice qui suit l’exercice déficitaire.
Remarque
Un déficit subit au cours de l’exercice 2014 pourra être reporté sur l’exercice 2016 et en tant
que de besoin, sur les exercices 2016, 2017, 2018 et 200119
En cas de coexistence de plusieurs déficits successifs, les déficits les plus anciens doivent être
reportés, le report s’effectue déficit par déficit et non pas en considérant en bloc l’ensemble
des déficits, afin de faire apparaître les déficits qui se trouveraient atteints par le délai de
report.
Après avoir ajouté au résultat comptable les réintégrations et opéré les déductions on obtient
le résultat fiscal. Si ce résultat est bénéficiaire, pour obtenir le montant de la base imposable,
il convient d’imputer éventuellement les déficits antérieurs et ce, en application des
dispositions de l’article 147 du CID.
Le déficit d’un exercice est considéré comme charge de l’exercice suivant.
Si ce bénéfice n’est pas suffisant pour absorber le déficit, le solde est reporté successivement
sur les exercices suivants jusqu’au quatrième exercice qui suit l’exercice déficitaire.
Ainsi, pour l’exercice 2015, il est possible d’imputer les déficits des exercices 2011 à 2014.

70
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(34)
Question
Quelles sont les méthodes de paiement de l’IBS ?
Réponse
Le paiement de l’IBS s'effectue selon deux modalités:
Système des paiements spontanés (acomptes provisionnels) :
Ce mode constitue l'outil principal de paiement de l’IBS. Selon ce système l’IBS doit être
calculé par le contribuable lui même et versé spontanément à la caisse du receveur des impôts
sans émission préalable d'un rôle par les services des impôts.
Système des retenues à la source :
Ce système concerne un certain nombre de revenus relevant de l’IBS, à savoir:
-Les revenus réalisés par des entreprises étrangères ;
-Les revenus de capitaux mobiliers ;
-Les locations pour la célébration de fêtes ou l'organisation de rencontres, séminaires,
meeting, de salles ou aires ainsi que l'organisation de fêtes foraines.
i)- Le paiement spontané :
Le système des paiements spontanés comporte trois acomptes provisionnels qui doivent être
versés au cours de l'exercice lui - même et un solde de liquidation à verser après la clôture de
l’exercice.
Les acomptes :
Sont versés dans les délais suivants:
- 1er acompte : du 20 février au 20 mars;
- 2ème acompte : du 20 mai au 20 juin;
- 3ème acompte : du 20 octobre au 20 novembre ;
- Le solde de liquidation : au plus tard le 30 avril de l'année suivante.
Le calcul des acomptes :
Les acomptes provisionnels sont calculés et versés à la caisse du receveur des impôts du lieu
d'imposition dont relève la société sans avertissement préalable.
Les acomptes doivent être calculés sur la base du bénéfice imposable au taux normal de
l'exercice précédent (celui- ci est appelé "exercice de référence»).
L'exercice de référence peut être constitué par :
- le bénéfice du dernier exercice clos à la date de son échéance.
- le bénéfice de la dernière période d'imposition lorsque, aucun exercice n'a été clos au cours
d'une année.
- le bénéfice rapporté à une période de 12 mois, en cas d'exercice d'une durée inférieure ou
supérieure à un (01) an.
Le montant de chaque acompte est égal à 30% de l'impôt afférent au bénéfice de référence
Le premier acompte exigible au titre d'un exercice est calculé sur la base du bénéfice
imposable au taux normal de l'avant dernier exercice clos, le montant de cet acompte est
régularisé lors du versement du prochain acompte.
En ce qui concerne les entreprises nouvellement créées, chaque acompte est égal à 30% de
l'impôt calculé sur le produit évalué à 5% du capital social appelé.
En cas de changement du lieu d'imposition après l'échéance du premier acompte, les acomptes
suivants doivent être versés à la caisse du receveur des impôts habilité à percevoir le premier
acompte.
Remarque

71
COMMENT CALCULER LES ACOMPTES AU TITRE D’UNE ANNEE
Si vous n’avez pas arrête votre bilan 2015 vous permettant de connaitre le résultat, il y a lieu
de prendre comme 1er acompte provisionnel 2016, le montant arrondi éventuellement du
3eme acompte 2014 que nous fixons par exemple à 5 542 000.00 et vous devez réajuster le
montant lors du paiement du 2eme acompte 2015.

EXEMPLE
1) -Paiement du 1er AP 2016
3° AP 2014 = 5 542 300 DA (c’est ce montant que vous êtes censé déclarer comme 1er AP
2016)
Résultat fiscal net 2015 (selon tableau n° 09 de la liasse) = 80 000 000.00
IBS = 80 000 000.00 x 23% = 18 400 000.00
Montant de chacun des acomptes en 2015
18 400 000 X 30% = 5 520 000 DA
2- paiement du 2° AP 2016 avec réajustement du 1° AP 2016
a)-Différence de réajustement
Soit 5 520 000.00 - 5 542 300.00 = - 22 300.00
b)- Paiement du 2° AP 2015 avec la différence de réajustement
Soit : 5 520 000.00 - 22 300.00 = 5 497 700.00
3- paiement du 3° AP 2015
= 5 520 000.00
4- Vérification des paiements effectuent des 03 AP 2015
1° AP = 5 542 300.00 AP
2° AP = 5 497 700.00 AP
3° AP = 5 520 000.00 AP
Total = 16 560 000.00
Ou encor 5 520 000.00 X 3 = 16 560 000.00 DA
Le solde de liquidation :
Le contribuable procède spontanément à la liquidation et au versement de son solde sans
avertissement préalable au plus tard le jour de la remise de la déclaration annuelle.
Le solde de liquidation résulte de la différence entre :
Le montant de l'impôt calculé sur la base du bénéfice de l'exercice considéré ;
Et,
Le montant des acomptes provisionnels versés ;
Cette déduction fait apparaître :
- Soit un complément d'impôt à acquitter;
- Soit un excèdent de versement qui est reporté sur le prochain versement.
Le paiement du solde se fait au moyen de la déclaration G n°50
Lorsque l’entreprise a bénéficié d’une prorogation de délai de dépôt de la déclaration, le délai
de règlement du solde de liquidation est reporté d’autant.
L’imposition résultant de la déclaration annuelle fait l’objet d’un rôle de régularisation
mentionnant, le montant total de l’impôt éludé y compris les pénalités éventuelles pour
absence de paiement de tout ou partie d’un acompte, de production tardive de la déclaration,
pour insuffisance de déclaration, ainsi que la majoration de 10% encourue pour non-paiement
des sommes dues.
ii)- La retenue à la source :
Retenue opérée sur les revenus des entreprises étrangères :
L'IBS est retenu par l'opérateur économique Algérien au moment de chaque paiement effectué
au profit de la société étrangère.

72
Cette retenue doit être acquittée avant le 21 du mois suivant celui du paiement, à la caisse du
receveur des impôts du lieu de réalisation de l'opération, du bureau de représentation ou du
principal établissement de la société étrangère en Algérie.
Remarque :
Conformément aux dispositions de l’article 31 de la loi de finances complémentaire pour
2009, les impôts, droits et taxes dus dans le cadre de l’exécution d’un contrat et légalement
incombant au partenaire étranger, ne peuvent être pris en charge par les institutions,
organismes publics et entreprises de droit algérien.
Ces dispositions s’appliquent aux contrats conclus à compter de la date de promulgation de la
loi de finances complémentaire pour 2009.
Les avenants aux contrats initiaux sont considérés comme nouveaux contrats pour
l’application des présentes prescriptions.
Retenue applicable aux revenus des capitaux mobiliers:
Revenus des valeurs mobilières:
Les débiteurs qui distribuent des revenus des valeurs mobilières doivent opérer, au titre de
l’IBS, une retenue sur chaque paiement effectué et la verser à la caisse du receveur des impôts
dont ils relèvent dans les vingt premiers jours du mois suivant celui du paiement.
En cas de transfert de fonds au profit de bénéficiaires de revenus de valeurs mobilières dont le
siège social est situé hors d'Algérie, les établissements bancaires doivent s'assurer
préalablement que les obligations fiscales incombant au débiteur ont été remplies.
Ils sont tenus, notamment, de joindre au dossier de transfert, une attestation délivrée par le
receveur des impôts territorialement compétent qui justifie le versement de la retenue à la
source.
Revenus des créances, dépôts et cautionnement :
Les banques, sociétés de crédit et autres débiteurs qui paient des intérêts doivent effectuer au
titre de l’IBS, une retenue à la source sur le total des sommes payées pendant chaque mois et
la verser dans les vingt (20) premiers jours du mois suivant, à la recette des impôts dont
relève leur siège.
Les locations de salles ou aires :
Les locations pour la célébration de fêtes ou l'organisation de rencontres, séminaires,
meetings, de salles ou aires ainsi que l'organisation de fêtes foraines (10% crédit d'impôt).
Cet acompte est calculé sur le montant brut des recettes réalisées au courant du mois et doit
être versé à la recette des impôts du lieu de situation de la salle ou de l'aire, dans les vingt (20)
premiers jours du mois qui suit celui au courant duquel ont été réalisées les recettes.
Remarque :
Le montant de l’impôt dû par les sociétés au titre de l’IBS ne peut être inférieur pour chaque
exercice, et quel que soit le résultat réalisé à 10.000 DA.

73
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(35)
Question
Pouvez-vous énumérer les produits divers imposables à l’IBS ?
Réponse
Parmi les produits imposables, il y a lieu de citer, notamment :
- Les remises de dettes consenties par les créanciers de l'entreprise.
- Les dégrèvements accordés au titre d'impôt antérieurement admis dans les charges
déductibles et dont le montant doit être compris dans les recettes de l'exercice au cours duquel
le bénéficiaire est avisé de leur ordonnancement.
- Les bénéfices de change traduit par les écarts de conversion des devises, et qui sont
déterminés à la clôture de chaque exercice en fonction du dernier cours de change.
- Les indemnités diverses telles que les indemnités d'assurance allouées à la suite d'un vol de
tout ou partie d'un stock de marchandises.
Toutefois ne constitue pas une recette imposable l'indemnité d'assurance perçue par une
entreprise à titre de compensation d'une partie ou d'une charge qui n'est pas par nature
déductible, telle que les pénalités d'assiettes.
N°843 /MF/DGI/DCTX/SDCTX/ IR du 16 Juin 2001
Objet : Contentieux -Dégrèvements sur impôts déductibles.
En application des dispositions de l'article 141.4 du code des impôts directs et taxes
assimilées (CIDTA), les impôts et taxes qui se rapportent à l'exploitation des entreprises
soumises au régime du réel constituent des charges déductibles pour le calcul de leur résultat
fiscal.
Tel est le cas notamment du la TAP et de la taxe foncière relative aux immeubles figurant au
bilan.
Lorsque ces entreprises obtiennent des restitutions ou réductions au titre de ces impôts (droits
en principal) antérieurement déduits de leurs résultats, les dégrèvements ainsi obtenus
constituent des produits imposables à rattacher à l'exercice au cours duquel ils ont été
ordonnancés et c’est conformément aux dispositions de l'article susvisé.
Si par exemple une société obtient en 2003 un dégrèvement de 100.000 DA de TAP de
l'année 2001, cette somme doit être rajoutée aux résultats de l'exercice 2003 imposables en
2004.
En revanche, si l'impôt n'est pas déductible, un dégrèvement ultérieur ne sera pas imposable.
Tel est le cas, lorsqu'un contribuable obtient un dégrèvement en matière d'IBS ou IRG
puisque ces impôts ne sont pas déductibles.
Le traitement fiscal précisé ci -dessus s'applique également aux remises ou modérations
accordées à titre gracieux sur les droits en principal relatifs aux impôts en cause.
En pratique, il a été relevé que certains contribuables, bénéficiant de dégrèvements , de
remises ou modérations de droits en principal au titre de ces impôts, ne procèdent pas à la
passation des écritures comptables devant constater le produit réalisé, par son enregistrement
au crédit du compte 798 « produits exceptionnels ».
Cette écriture comptable corrigeant à la hausse le montant de l'assiette IBS/IRG initialement
déclarée, a pour effet de rétablir la situation fiscale de l'entreprise au regard de ces impôts.
Aux fins de s'assurer du respect de l'obligation comptable décrite ci-dessus, il y a lieu d'inviter
les gestionnaires à effectuer systématiquement un rapprochement entre les dégrèvements
accordés et les bilans fiscaux souscrits postérieurement à l’année de l’ordonnancement de ces
décharges.

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A titre indicatif, un dégrèvement ordonnancé au cours de l’année 2003 repris dans les
écritures comptables de 2003 doit figurer dans le bilan fiscal 2004.
A ce titre, il est signalé que la prescription quadriennale ne commence à courir qu'à compter
de la date de l'ordonnancement du dégrèvement.
Ainsi, pour une TAP afférente à l'année 1997 dégrevée en 2003, non comptabilisée au titre du
même exercice, le service d'assiette pourra exercer son droit de reprise jusqu'au 31.12.2007.
Dans le cas où les montants des dégrèvements s'avèrent non enregistrés en comptabilité, il
conviendra de procéder,' dans le cadre de la procédure contradictoire, aux régularisations qui
s'imposeraient lesquelles devront entraîner des rappels de droits IBS/IRG assortis des
pénalités correspondantes.
Pour ce faire, la Direction des Impôts dressera, par inspection et pour chaque exercice, un état
établi selon le modèle ci-joint, faisant ressortir les dégrèvements/remises ou modérations
accordées à chaque contribuable en matière d'impôts professionnels, pour l'ensemble de la
période non touchée par la prescription décomptée - faut il le rappeler - à partir de la date de
l'ordonnancement de ces décharges .
Cet état parvenu à l'inspection compétente fera l'objet d'exploitation ponctuée, le cas échéant,
par les rappels de droits IBS/IRG correspondants à porter sur ledit état qui doit être retourné, à
la Direction, à l'issue de l'opération de contrôle.
Enfin, il est précisé que cette opération doit concerner également les professions libérales
relevant du régime de la déclaration contrôlée.
Vous voudrez bien, veiller à l'application des instructions qui précèdent et me faire part, en
temps opportun, des difficultés rencontrées dans le cadre de leur exécution.

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(36)
Question206
Un EURL qui à déposée sa déclaration d’existante le 09/02/2016, notre capital sociale est 15
000 000.00, doit on réglé le premier acompte 2016, et sur quelle bases ?
Réponse
La réponse à votre question est régie par l’article 356-4 du CIDTA qui rédigé comme suit :
Article 356
Modifié par les articles 24 de la loi de finances 1999, 17 de la loi de finances pour 2000,
14 de la loi de finances 2002, 31 de la loi de finances 2003, 20 de la loi de finances 2009,
18 de la loi de finances 2011 et 4 de la loi de finances 2013.
4)- En ce qui concerne les entreprises précitées nouvellement créées, chaque acompte est égal
à 30 % de l’impôt calculé sur le produit évalué à 5 % du capital social appelé.
La base de calcule est déterminé comme ci après :
Capital social = 15 000 000.00 X 5 % = 750 000.00
1èr acompte = 750 000.00 X 30 % = 225 000.00
2ème acompte = 750 000.00 X 30 % = 225 000.00
3ème acompte = 750 000.00 X 30 % = 225 000.00
Remarque
Vous avez quatre possibilités
1)- réglé le montant des acomptes, en cas de réalisation d’un bénéfice supérieur à
(750 000.00/26 %) = 2 884 615.00, vous aurez un solde à régler au plut tard le 30/04/2017 et
ce conformément à l’article 256-6 du CIDTA (La liquidation du solde de l’impôt est
opérée par ces contribuables et le montant arrondi au dinar inférieur est versé par eux -
mêmes sans avertissement préalable également, sous déduction des acomptes déjà réglés,
au plus tard le jour de la remise de la déclaration prévue à l’article 151 du code des
impôts directs et taxes assimilées.)
2)- réglé le montant des acomptes, en cas de réalisation d’un bénéfice inferieur à
(750 000.00/26 %) = 2 884 615.00, vous aurez un solde négatif qui vous permis de régler les
acomptes de 2017 et ce conformément à l’article 256-6 3ème paragraphe (si les acomptes
payés sont supérieurs à l’IBS dû de l’exercice, la différence donne lieu à un excédent de
versement qui peut être imputé sur les prochains versements en matière d’acomptes.)
3)- réglé le 1èr acompte et conformément à l’article 356-5 3ème paragraphe (en outre, le
contribuable qui estime que le montant des acomptes déjà versés au titre d’un exercice
est égal ou supérieur à l’impôt dont il sera finalement redevable pour cet exercice peut
se dispenser d’effectuer de nouveaux versements d’acomptes en remettant au receveur
des contributions diverses, quinze (15) jours avant la date d’exigibilité du prochain
versement à effectuer, une déclaration datée et signée.), demander la dispense d’effectuer
le 2ème et 3ème acompte
4)- ne pas réglé le montant des acomptes et subir la majoration encourue de 10 %, est égale à
(750 000.00 X 10 %) = 75 000.00, et ce conformément à l’article 256-8 du CIDTA (ainsi
que la majoration de 10 % encourue pour non-paiement des sommes dues)
A vous de choisir et bonne chance

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(37)
Question208
Quelles sont les sociétés obligatoirement imposables à l’IBS ?
Les sociétés obligatoirement imposables à l’IBS, sont celles dont les chiffres d’affaires
dépassent le seuil de 30 000 00.00, c'est-à-dire relèvent automatiquement du régime du
réel.
A défaut d’option à ce régime par les sociétés dont le chiffre d’affaires n’atteigne pas le
seuil de 30 000 000.00, ils relèvent du régime de l’IFU.
Les sociétés par actions (SPA) ;
La société par actions est constituée entre des associés qui ne supportent les pertes qu'à
concurrence de leurs apports.
Le nombre des associés ne peut être inférieur à sept (07) membres.
Leur capital ne peut être inférieur à 5.000.000 DA si la société fait publiquement appel à
l'épargne et 1.000.000 DA dans le cas contraire.
La SPA est une structure par excellence de grandes entreprises susceptibles de dégager des
bénéfices conséquents mais consommatrices de fonds propres par l'ouverture de capital.
Les sociétés en commandite par actions ;
Les sociétés en commandite par actions dont le capital social doit être divisé en actions se
caractérisent par l'existence de deux groupes d'associés :
Les commandités qui sont des commerçants indéfiniment et solidairement responsables du
passif social et dont les parts ne sont pas librement cessibles.
Les commanditaires qui, contrairement aux commandités ne sont responsables des dettes de la
société qu'à concurrence de leurs apports et leurs actions, sont librement négociables.
Leur nombre ne peut être inférieur à (03) membres.
Les sociétés à responsabilité limitée (SARL, EURL) ;
Elles sont constituées entre des associés qui ne supportent leurs pertes qu'à concurrence de
leurs apports.
Le capital social ne peut être inférieur à 100.000 DA.
La valeur nominale des parts sociales est fixée à 1.000 DA au moins.
Lorsque cette société ne comporte qu'une seule personne en tant qu'associé unique, elle est
dénommée entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée " EURL".
Cette forme sociale permet la cessibilité des parts sociales.
Par contre, elle est contraignante par le fait qu'il est exigé la libération totale des parts
sociales.
Le minimum du capital des sociétés est constitué par le minimum légal prévu par le code de
commerce ou les législations spécifiques augmenté des plus-values de réévaluation intégrées
au capital.
Les entreprises publiques économiques (EPE)
Les établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) ;
Les sociétés imposables par option sont :
Si leurs chiffre d’affaires dépassent les 30 000 000.00 ou qu’ils ont optés pour le régime
du réel.
Les sociétés en nom collectif (SNC):
Dans ce type de sociétés, les associés ont tous la qualité de commerçant et répondent
indéfiniment et solidairement des dettes sociales.

77
L'avantage de cette forme juridique présente une organisation statutaire souple et il n'est pas
exigé un capital minimum obligatoire.
Les PME peuvent adopter cette forme sociale lorsqu'elles disposent de faibles capitaux
notamment pour les projets innovants peu consommateurs de fonds propres.
Les sociétés en commandité simple ;
Elles se caractérisent par la présence de deux groupes d'associés:
Les commandités qui ont la qualité de commerçant et sont solidairement responsables des
dettes sociales.
Les commanditaires qui sont des associés qui ne répondent des dettes sociales qu'à
concurrence de leurs apports.
Cette forme sociale favorise le développement d'une société familiale par apport de capitaux
nouveaux sans que pour autant que les initiateurs du projet en perdant la maîtrise.
Le SCS est la solution pour une ouverture en douceur du capital.
Les sociétés en participation sont des sociétés qui ne sont pas immatriculées au registre de
commerce et dépourvues de la personnalité morale.
Leur constitution ne nécessite aucune formalité, elles sont cependant soumises à l'obligation
de souscrire une déclaration d'existence auprès des services fiscaux.
Elles sont le cadre idéal de sociétés prenant en charge des opérations ponctuelles d'envergure
telles que les chantiers de travaux publics et les exploitations agricoles.
Cette forme sociale permet le développement de la sous-traitance par le regroupement des
maîtres d'œuvres et les sous- traitants.
Les sociétés civiles ;
Remarque
La demande d’option doit être annexée à la déclaration de l’IBS. Elle est irrévocable pour
toute la durée de vie de la société.

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(38)
Question210
Quelle est la notion de territorialité de l’IBS, existe-t-ils des exceptions qui déroge à cette
règle ?
Réponse
Pour être assujettis à l’IBS, les bénéfices ou revenus imposables doivent avoir été réalisés en
Algérie.
Ces bénéfices doivent provenir, en outre, de l’exercice d’une activité imposable de manière
habituelle.
Sont notamment considérés comme bénéfices réalisés en Algérie :
i)- Les bénéfices provenant de l’exercice habituel d’une activité à caractère industriel,
commercial ou agricole même en absence d’un établissement stable.
ii)- Les bénéfices d’entreprises utilisant en Algérie le concours de représentants n’ayant pas
une personnalité professionnelle distincte de ces entreprises, dans ce cas, la société est réputée
effectuer elle-même les opérations à partir de son principal établissement.
Par contre, si le représentant est doté d’une personnalité professionnelle indépendante, comme
par exemple le courtier ou le commissionnaire, la société est considérée comme n’ayant pas
effectué personnellement les opérations.
Elle ne serait donc pas imposable.
iii)- Les bénéfices d’entreprises qui, sans posséder en Algérie d’établissement ou représentant
désigné y pratiquent néanmoins, directement ou indirectement, une activité se traduisant par
un cycle complet d’opérations commerciales (ex : opérations d’achat -revente).
Dans cette situation, l’administration fiscale invite les sociétés concernées à désigner un
représentant en Algérie pour accomplir en leur lieu et place les formalités nécessaires :
domiciliation, déclaration, paiement de l’impôt etc.

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(39)
Question
Qu’entendons-nous par notion de période d’imposition ?
Réponse
L'IBS est un impôt annuel, établi sur l'ensemble des bénéfices ou revenus réalisés par les
sociétés et autres personnes morales, au titre de l'exercice précédent.
La période dont les résultats servent de base à l'impôt est constituée en principe, par l'exercice
comptable de l'entreprise.
Dans la pratique, les cas suivants peuvent se présenter:
1er CAS:
L’exercice comptable coïncide avec l'année civile :
Exemple:
Du 1er Janvier 2015 au 31 Décembre 2015.
La déclaration de résultat doit être déposée au plus tard le 30 Avril 2015.
2ème CAS:
L’exercice comptable ne coïncidant pas avec l'année Civile :
1er exemple :
Un bilan est arrêté au 31 juillet de l'année 2015, le contribuable est imposé en 2016 au titre de
2015 à raison des résultats de la période allant du 1er août 2014 au 31 Juillet 2015.
La déclaration de résultat doit être déposée au plus tard le 30 Avril 2016.
2ème exemple :
L’exercice comptable est inférieur ou supérieur à 12 mois.
Exercice supérieur à 12 mois:
Du 1er août 2014 au 31 Décembre 2015.
La déclaration de résultat doit être déposée au plus tard le 30 Avril 2016.
Exercice inférieur à 12 mois:
Du 01 Juillet 2015 au 31 Décembre 2015.
La déclaration de résultat doit être déposée au plus tard le 30 Avril 2016.
Ces deux dernières hypothèses permettent le passage d'un exercice comptable ne coïncidant
pas avec l'année civile à l'exercice correspondant à l'année civile.
3ème CAS:
Aucun bilan n'a été dressé au cours de l'année (Cas d'une entreprise nouvelle).
Début d'activité le 01 Octobre 2014;
Bilan du 1er octobre 2014 au 31 décembre 2015.
La déclaration de résultat doit être déposée au plus tard le 30 Avril 2016.
Cependant, le résultat de ce bilan sera réduit de celui ayant fait l'objet d'une imposition
provisoire au titre de l'année 2012/2014, c'est à dire pour la période de trois mois.
4ème CAS: deux ou plusieurs bilans ont été dressés
L’impôt est assis sur la somme algébrique des résultats accusés par ces bilans.
Les entreprises qui veulent clore leur exercice à une date autre que le 31 Décembre, doivent
solliciter une dérogation qui est accordée par le Ministre des Finances après avis du conseil
supérieur de Comptabilité.

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(40)
Question
Les impôts différés sont il prit en considération dans le calcul du résultat fiscal ?
Réponse
Non un impôt différé correspond à un montant d'impôt sur les bénéfices payables (impôt
différé passif) ou recouvrables (impôt différé actif) au cours d'exercices futurs.
Remarque
INITIATION AUX IMPOTS DIFFERES
Si les impôts différés constituent une notion comptable familière dans l’environnement anglo-
saxon, ils sont encore souvent perçus comme un sujet très technique, abstrait voire anxiogène
dans la mesure où leur introduction est plus récente.
Il n’en demeure pas moins que leur compréhension est primordiale pour obtenir une lecture
pertinente des états financiers consolidés ou des reportings ; qu’ils soient établis en IFRS,
selon le référentiel algérien.
Cette initiation aux impôts différés vise donc à les rendre plus accessibles en ne perdant
jamais de vue qu’il ne s’agit « que » de provisions pour impôts/économies d’impôts futurs.
1)- L’utilité des impôts différés
Alors que le référentiel comptable relatif aux comptes individuels ne reconnaît que l’impôt
exigible (l’IS déterminé à partir du bénéfice fiscal), les référentiels internationaux et le
référentiel applicable aux comptes consolidés adoptent une approche de l’impôt qui s’appuie
sur le principe du rattachement des charges et des produits.
Ainsi tout produit taxable donnera lieu à constatation d’un impôt tandis que toute charge
déductible donnera lieu à constatation d’une économie d’impôt indépendamment des
distorsions entre la comptabilité et la fiscalité (déductions/réintégrations extracomptables) qui
entraînent des décalages dans le temps entre le traitement comptable et le traitement fiscal.
En résumé, l’impôt exigible correspond à l’impôt calculé sur la base du résultat fiscal, tandis
que l’impôt différé qui s’appuie sur le résultat comptable
vient corriger les distorsions nées des différences dans le temps entre ces deux résultats.
Par conséquent, la charge d’impôt est constituée :
- de l’impôt exigible
- de l’impôt différé
L’impôt exigible
Pour l’exercice N, il s'agit de l'impôt relatif au bénéfice fiscal de l’exercice N déterminé en
Algérie à partir du tableau 09 de la liasse fiscale.
Exemple :
En N une entreprise dégage un résultat comptable avant impôt de 100.000.00 qui comprend
une dotation aux provisions pour risques de 20.000.00 qui est réintégrée fiscalement.
- Le résultat fiscal est alors de 120.000 (120.000 + 20.000)
- Compte tenu d'un taux d'impôt sur les bénéfices de 23%, l'impôt exigible s'élève à 27 600.00
(montant versé à l'Etat au titre de l'exercice N).
- Dans la mesure où, la provision pour risques sera déductible ultérieurement, au plan
économique, l’impôt de l’exercice N est de 100.000 x 23% = 23 000.00
L'impôt exigible est en contradiction avec le principe de rattachement des charges aux
produits qui supposerait que la dotation aux provisions pour risques de 20.000 génère dès
l’exercice N une économie d’impôt de 20.000 x 23% quand bien même son effet fiscal ne

81
portera que sur un exercice ultérieur, lors de sa reprise au plan comptable qui entraînera sa
déduction fiscale..
A l'exception de quelques cas particuliers, les comptes individuels ne comprennent que les
impôts exigibles.
L’impôt différé
L'impôt différé permet de constater un impôt correspondant au résultat économique de
l'exercice au titre des opérations de l'entreprise qui sont amenées à générer dans le futur un
impôt ou une économie d'impôt non reconnu par la méthode de l'impôt exigible.
Des impôts différés sont ainsi calculés sur :
- Les décalages temporaires entre le résultat comptable et le résultat fiscal.
Exemple :
Constatation d'un impôt différé sur la provision pour risque de 20.000 pour tenir compte de
l'économie d'impôt qui sera générée lors de la reprise de la provision.
- Les écritures enregistrées uniquement dans les comptes consolidés ou le reporting
(retraitements de consolidation, éliminations d'opérations internes).
Exemple :
Une provision pour indemnités de départ en retraite est enregistrée dans les comptes
consolidés pour 45.000.00.
Cette écriture donne lieu dans les comptes consolidés à constatation d'un impôt différé
correspondant à l'économie future d'impôt qui sera réalisée lorsque les indemnités de départ
en retraite seront versées.
- Les pertes fiscales reportables.
Dans les comptes individuels, les pertes fiscales subies au cours d'un exercice sont
renseignées dans le tableau 09 de la liasse fiscale mais ne font l'objet d'aucune constatation
d'économie future d'impôt.
En revanche, dans les comptes consolidés, sous réserve de pouvoir justifier de leur imputation
sur des bénéfices futurs, les déficits reportables donnent lieu à constatation d'un impôt différé
correspondant à l'économie future.
Exemple :
L’exercice N se solde par une perte fiscale de 300.000.00
Dans la mesure où cette perte provient d'éléments non récurrents et que les exercices
ultérieurs devraient être bénéficiaires compte tenu d'un taux d'impôt de 23%, un impôt différé
de 69.000 est constaté dans les comptes consolidés.
- Les différences entre valeur comptable d'un actif ou d'un passif et la valeur qui lui est
attribuée par l'administration fiscale.
Exemple :
Suite à l'acquisition de la société F, le bilan consolidé du groupe M comprend un actif dont la
juste valeur est de 60.000 tandis que sa valeur dans les comptes individuels de S s'élève à
36.000.00
Il convient ici de constater un impôt différé passif de 24.000 x 23% dans les comptes
consolidés pour tenir compte du fait que les déductions futures soit sous forme
d’amortissements soit par le biais de la VNC lors de la cession seront inférieures de 24.000
par rapport à ce qui est initialement traduit dans les comptes consolidés.
Les impôts différés ont longtemps été traités selon l’approche « compte de résultat » jusqu’à
ce que les normes internationales IFRS, retiennent l’approche « bilancielle ».
Cette dernière qui permet d’obtenir une identification exhaustive des impôts différés a
cependant l’inconvénient d’être plus conceptuelle et moins intuitive.
S’agissant d’une initiation aux impôts différés, nous avons pris le parti d’aborder les impôts
différés selon l’approche résultat.

82
L’approche bilancielle telle que définie par la norme IAS12 sera quant à elle exposée en fin
de dossier dans une section spécifique.
Un cas pratique permettra de vérifier la cohérence entre ces deux approches.
2)- Identifier, comptabiliser et présenter les impôts différés
Identifier les impôts différés
L'identification des bases consiste à analyser les différences entre le résultat fiscal et le
résultat consolidé de l'exercice, en procédant ainsi :
1)- Classer les distorsions entre le résultat comptable et le résultat fiscal:
réintégrations/déductions figurant dans le tableau 09
-A de la liasse fiscale) en 2 catégories :
Les différences permanentes :
Il s'agit de produits/charges qui ne donneront jamais lieu à impôt/économie d'impôt dans les
exercices ultérieurs : TVA, amendes et pénalités, dividendes nets de la quote-part de frais
- Les différences temporaires qui représentent des décalages dans le temps et constituent donc
des bases d'impôt différé
- Base d'impôt différé actif dans le cas d'économie future d'impôt (ex : Participation qui ne
sera déductible qu'en N+1)
- Base d'impôt différé passif dans le cas d'imposition future (produits comptabilisés qui seront
taxés ultérieurement)
2)- Identifier l'ensemble des retraitements et des éliminations de consolidation qui
constituent des bases d'impôts différés à l'exception des différences temporaires liées aux
titres de participation d'entreprises consolidées et aux écarts d'acquisition (goodwills) qui ne
donnent jamais lieu à constatation d'impôts différés sauf dans certains cas particuliers qui
seront abordés en fin de dossier
3)- En cas de perte fiscale reportable, s'assurer qu'elle pourra être imputée sur des exercices
futurs afin d'être en mesure de constater un impôt différé actif (créance d'impôt liée à
l'économie future en raison de l'imputation). Dans le cas contraire, aucun impôt différé ne sera
constaté.
Le caractère imputable de la perte fiscale sur les exercices ultérieurs devra être documenté
afin que l'actif d'impôt différé ne soit pas remis en cause par les commissaires aux comptes.
La documentation pourra être constituée de business plans ou le cas échéant d'éléments
permettant de démontrer le caractère non récurrent de la perte enregistrée sur l'exercice.
Comptabiliser les impôts différés
Les actifs et passifs d’impôts différés doivent être évalués au taux d’impôt attendu sur
l’exercice au cours duquel l’actif sera réalisé ou le passif sera réglé (i.e. : le taux en vigueur
lors du retournement de la différence temporelle).
Leur évaluation est effectuée selon la méthode du report variable, ce qui signifie que toute
variation du taux d’impôt attendu entraînera un ajustement de l’impôt différé. L’effet des
variations de taux d’impôt affecte le compte de résultat, sauf s’il se rapporte à des éléments
précédemment enregistrés dans les capitaux propres.
Selon IAS 12, les actifs et passifs d’impôts différés ne doivent pas être actualisés.
La valeur comptable d'un actif d'impôt différé doit être revue à chaque date de clôture. Une
entreprise doit réduire la valeur comptable d'un actif d'impôt différé dans la mesure où il n'est
plus probable qu'un bénéfice imposable suffisant sera disponible pour permettre d'utiliser
l'avantage de tout ou partie de cet actif d'impôt différé.
Une telle réduction doit être reprise dans la mesure où il devient probable que des bénéfices
imposables suffisants seront disponibles.
L'impôt différé doit être comptabilisé en produit ou en charge et compris dans le résultat de la
période, sauf dans la mesure où l'impôt est généré :

83
- par une transaction ou un événement qui est comptabilisé directement en capitaux propres,
dans la même période ou une période différente ;
- par un regroupement d'entreprises.
L'impôt différé doit être directement débité ou crédité dans les capitaux propres si l'impôt
concerne des éléments qui ont été crédités ou débités directement dans les capitaux propres,
lors de la même période ou d'une période différente.
Présenter les impôts différés dans les états financiers
Les actifs, passifs et charges d’impôts différés doivent être présentés distinctement des actifs,
passifs et charges d’impôts exigibles soit au bilan et au compte de résultat, soit dans l’annexe
En principes IFRS, les actifs et passifs d’impôts différés doivent faire l’objet de la distinction
courant/non courant.
En IFRS, l’information à fournir en annexe comprend notamment :
- les principales composantes de la charge (produit) d'impôt présentées distinctement
- le total de l'impôt exigible et différé relatif aux éléments débités ou crédités dans les
capitaux propres
- une preuve d’impôt (en valeur ou en taux)
- Le montant et, (si elle existe, la date d'expiration) des différences temporelles déductibles,
pertes fiscales et crédits d'impôt non utilisés pour lesquels aucun actif d'impôt différé n'a été
comptabilisé au bilan.
Une entité doit compenser les actifs et passifs d'impôt différés si, et seulement si :
- les actifs et passifs d'impôts différés concernent des impôts sur le résultat prélevés par la
même autorité fiscale :
- soit sur la même entité imposable ;
- soit sur des entités imposables différentes qui ont l'intention, soit de régler les passifs et
actifs d'impôt exigible sur la base de leur montant net, soit de réaliser les actifs et de régler les
passifs simultanément, lors de chaque période future au cours de laquelle on s'attend à ce que
des montants importants d'actifs ou de passifs d'impôt différés soient réglés ou récupérés. Il
s’agit par exemple en France des entités comprises dans un même périmètre d’intégration
fiscale.
Les contrôles à effectuer
Le contrôle consiste à rapprocher la charge d’impôt de l’exercice théorique à celle
réellement calculée et comptabilisée.
Les différences entre l’impôt théorique (résultat avant impôt x taux d’impôt en vigueur) et
l’impôt réel sont essentiellement :
a)- Les différences permanentes
b)- Les différences de taux d’imposition (au niveau consolidé en présence d’entités
étrangères)
c)- Les impôts différés actif sur déficit reportable non reconnus
d)- Les utilisations de reports déficitaires n’ayant pas donné lieu à reconnaissance d’un IDA
e)- Les crédits d’impôt
f)- Au niveau consolidé, l’existence de résultats de sociétés mises en équivalence qui
apparaissent au compte de résultat nets d’impôts sur les sociétés
La preuve d’impôt pour l’exemple ci-dessus se présente comme suit :
Pour en savoir plus :
l’approche bilancielle
Selon cette approche, l’impôt différé est généré par :
- les différences temporelles entre la valeur comptable et la valeur fiscale d’un actif ou d’un
passif Les différences temporelles imposables donneront lieu à constatation d’un impôt
différé passif (IDP) et les différences temporelles déductibles donneront lieu à constatation

84
d’un impôt différé actif (IDA) Au plan économique un IDP correspond à une « provision pour
impôt futur » tandis qu’un IDA constate une créance liée à une économie d’impôt futur
- le report en avant de déficits fiscaux non utilisés
- le report en avant de crédits d’impôts non utilisés
S’agissant des deux derniers cas, un IDA sera constaté dans la mesure où il est probable que
l’entité générera sur les exercices suivants de bénéfices fiscaux permettant d’imputer ces
déficits fiscaux et ces crédits d’impôts. Ainsi une entité dont le business plan n’entrevoit pas
de bénéfices fiscaux suffisants pour utiliser ces déficits reportables ne constatera aucun IDA.
Différences temporelles imposables
Un passif d'impôt différé doit être comptabilisé pour toutes les différences temporelles
imposables, sauf dans la mesure où le passif d'impôt différé est généré par :
- la comptabilisation initiale du goodwill ; ou
- la comptabilisation initiale d'un actif ou d'un passif dans une transaction qui :
- n'est pas un regroupement d'entreprises ; et
- au moment de la transaction, n'affecte ni le bénéfice comptable, ni le bénéfice imposable
(perte fiscale).
Exemple :
Un véhicule de tourisme acquis pour 2 000 000.00 a une base amortissable au plan fiscal
limitée à 1 000 000.00
Valeur comptable : 2 000 000.00
Valeur fiscale : 1 000 000.00
Il existe bien une différence temporelle de 1 000 000.00 générant un IDP de 1 000 000 x 23%
Cet IDP ne sera pas constaté car la comptabilisation de l’acquisition du véhicule de tourisme
n’impacte ni le résultat comptable ni le résultat fiscal
Point d’attention :
IDP sur les titres de participation
Les différences temporelles entre la valeur comptable et la valeur fiscale des titres de
participation ont pour origine :
- L’existence de bénéfices non distribués par la filiale, l’entreprise associée ou la co-entreprise
- Des variations de taux de change lorsque la fille est situé dans un pays différent de celui de
la mère
- Une réduction à sa valeur recouvrable de la valeur comptable d’une participation dans une
entreprise associée.
Ces différences temporelles doivent donner lieu à constatation d’un IDP sauf si les deux
conditions suivantes sont satisfaites :
- Les actionnaires sont en mesure de contrôler la date à laquelle la différence temporelle
s’inversera et
- Il est probable que la différence temporelle ne s’inversera pas dans un avenir prévisible
Exemple :
M détient 80% de F dont le capital est de 200 000.00
Au 31/12/N, les capitaux propres de F sont de 380 000.00
La valeur fiscale des titres de participation est de 160 000.00.
La valeur comptable est de 380 000.00 x 80% = 304 000.00
Il en résulte une différence temporelle de 144 000.00 générant un IDP de 33 120.00
Cependant, si M contrôle la politique de distribution de sa filiale et ne souhaite pas faire
distribuer des dividendes par F, aucun IDP ne sera constaté.
Différences temporelles déductibles
Un actif d'impôt différé doit être comptabilisé pour toutes les différences temporelles
déductibles dans la mesure où il est probable qu'un bénéfice imposable, sur lequel ces
différences temporelles déductibles pourront être imputées, sera disponible, à moins que

85
l'actif d'impôt différé ne soit généré par la comptabilisation initiale d'un actif ou d'un passif
dans une transaction qui :
- n'est pas un regroupement d'entreprises ; et
- au moment de la transaction, n'affecte ni le bénéfice comptable, ni le bénéfice imposable
(perte fiscale).
Selon l’approche bilancielle, toute différence entre la valeur comptable et la valeur fiscale
d’un actif ou d’un passif constitue une différence temporelle.
Si la valeur comptable d’un actif ou d’un passif n’appelle pas de commentaire particulier, il
convient cependant de préciser la notion de valeur fiscale d’un actif et d’un passif.
Valeur fiscale d’un actif :
il s’agit du montant qui sera fiscalement déductible de tout avantage économique imposable
qui ira à l’entité lorsqu’elle recouvrera la valeur comptable de cet actif. Si ces avantages
économiques ne sont pas imposables, la valeur fiscale de l’actif est égale à sa valeur
comptable.
Exemple 1 :
la valeur fiscale d’une immobilisation amortissable correspond au montant qui pourra être
déduit soit par le biais des amortissements futurs soit par la déduction de la VNC lors de sa
vente.
Exemple 2 :
Des créances clients ont une valeur comptable de 100 000.00
La vente correspondante a été déjà été imposée.
Le montant déductible des avantages économiques qui iront à l’entité est de 100 000.00 afin
de tenir compte du fait que la vente a déjà été imposée.
La valeur fiscale est donc égale à 100 000.00
En l’absence de différence temporelle, aucun impôt différé n’est à constater.
Exemple 3 :
Des intérêts à recevoir ont une valeur comptable de 100 000.00
Les produits financiers correspondants seront imposables lors de l’encaissement.
Le montant déductible des avantages économiques qui iront à l’entité est de 0 afin de tenir
compte du fait que les produits financiers doivent être imposés.
La valeur fiscale est donc égale à 0.
La différence temporelle de 100 000.00 générera un impôt différé passif de 23%
Exemple 4 :
Dividendes à recevoir qui ne seraient pas imposables (en faisant abstraction de la quote-part
de frais et charges).
Lors de l’encaissement d’un dividende de 1.000, ce dernier sera déduit du résultat fiscal. Sa
valeur fiscale sera de 1.000 comme sa valeur comptable. En l’absence de différence
temporelle, aucun impôt différé ne sera constaté.
Valeur fiscale d’un passif :
Il s’agit de sa valeur comptable, diminuée de tout montant qui pourra être fiscalement
déductible au cours des périodes futures.
La base fiscale d’un produit perçu d’avance correspond à sa valeur comptable, diminuée de
toute portion du produit qui ne sera pas imposable au cours des périodes futures.
Exemple 1
Au 31/12/N, le bilan comporte des factures non parvenues pour 12.500
Valeur comptable = 12.500
Valeur fiscale = 12.500 – 0 (aucune déduction future car la charge a déjà été déduite) =
12.500
Aucune différence temporelle => pas d’impôt différé
Exemple 2

86
Au 31/12/N, le bilan comporte une provision pour risques et charges de 5.000 qui est
considérée comme non déductible au plan fiscal.
Valeur comptable = 5.000
Valeur fiscale = 5.000 – 5.000 (déduction qui interviendra lors de la reprise de provision) = 0
Différence temporelle de 5.000 qui entraînera la constatation d’un IDA de 5.000 x 19 % de
950.00
Lorsqu’il n’existe ni actif ni passif comptable au titre d’une transaction, sa valeur fiscale
correspond au montant qui sera déduit ou imposé sur les exercices futurs.

87
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(41)
Question
Les dividendes tirés dans d’autres sociétés sont elles exonérés de l’IBS chez la société
bénéficiaire ?
Réponse
Oui et ce conformément à l’article 13 LF 97.
Sont également exonérés de l'IBS les dividendes perçus par les sociétés au titre de leur
participation dans le capital d'autres sociétés du même groupe.

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(42)
Question
Est ce que seules les filiales détenues à 90 % ou plus peuvent être consolidées fiscalement ?
Réponse
Oui et ce conformément à l’article 138 bis du CIDTA
Les groupes de sociétés tels que définis dans le présent article et à l‘exclusion des sociétés
pétrolières peuvent opter pour le régime du bilan consolidé.
La consolidation s‘entend de celle de l‘ensemble des comptes du bilan.
L‘option est faite par la société mère et acceptée par l‘ensemble des sociétés membres.
Elle est irrévocable pour une durée de quatre (04) ans.
Dans le cas où les activités exercées par les sociétés membres du groupe relèvent de taux
différents de l‘IBS, le bénéfice résultant de la consolidation est soumis à l‘impôt au taux de
23%, dans le cas où le chiffre d‘affaires relevant de ce taux est prépondérant.
Dans le cas contraire, la consolidation des bénéfices est autorisée par catégorie de chiffre
d‘affaires.

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(43)
Question
En matière de consolidation fiscale, est ce que les filiales ayant enregistré deux déficits
consécutifs sont laissées en dehors du périmètre de consolidation ?
Réponse
Non
Consolidation des bénéfices
Les sociétés éligibles au régime des groupes de sociétés peuvent opter pour le régime du bilan
consolidé.
La consolidation consiste en la production d‘un seul bilan pour l‘ensemble des sociétés du
groupe et la tenue de comptes uniques représentatifs de l‘activité et de la situation d‘ensemble
des sociétés constituant le groupe.
- Le régime de la consolidation des bénéfices n‘est accordé qu‘en cas d‘option par la société
mère ;
- l‘option pour le régime de consolidation doit être acceptée par chacune des sociétés filiales ;
- l‘option pour le régime de consolidation est irrévocable pour une période de 4 ans sauf
extinction de l‘éligibilité.

90
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(44)
Question
Lorsque la déduction d’une charge est différée fiscalement faut il la déduire en
extracomptable du résultat fiscal de l’exercice et la réintégrer au cours de l’exercice suivant.
Réponse
Oui
Lorsque la déduction d’une charge est différée fiscalement il faut la déduire en
extracomptable du résultat fiscal de l’exercice et la réintégrer au cours de l’exercice suivant.
Comptabilité comportant des erreurs, omissions ou inexactitudes graves et répétées :
Parmi les cas de rejet de comptabilité, celui-ci pose un problème d‘appréciation quant à la
nature de l‘erreur, l‘omission ou l‘inexactitude et leur caractère grave et répété.
Ces notions sont définies comme suit :
La notion d'erreur :
Il y a lieu à cet égard de distinguer entre l‘erreur et la décision de gestion.
- l‘erreur se définit comme étant une irrégularité résultant d‘une appréciation de faits matériels
ou d‘une interprétation erronée de textes réglementaires. Mais, dans tous les cas elle constitue
une infraction au droit passible de redressement dans les limites de la prescription
Exemple
Erreur dans l‘imputation des comptes, recettes minorées, déduction de charges non
déductibles fiscalement, etc…);
Il y‘a aussi erreur comptable dès lors qu‘une prescription de nature comptable obligatoire n‘a
pas été respectée ; ça peut être par exemple l‘omission d‘une charge ou d‘un produit, une
erreur dans la comptabilisation d‘une immobilisation ou dans l'évaluation des stocks, etc…
- En revanche, la décision de gestion relève d‘un choix entre plusieurs solutions légales qui se
présentent pour le contribuable
Exemple
Méthode d‘évaluation des stocks à retenir, système d'amortissement à retenir, etc…).
Lorsque la réglementation fiscale offre la possibilité de choix, l‘option effectuée constitue une
décision de gestion opposable à l‘administration qui ne pourra à cet effet la remettre en cause
pour procéder à un redressement.
La notion d‘omission :
L‘omission peut être volontaire comme elle peut être involontaire.
Il revient au vérificateur, dans le cadre du débat oral organisé avec le contribuable de
s‘assurer de cet état de fait pour pouvoir évaluer la gravite de l‘omission.
Exemples d‘omissions :
Omission en comptabilité de frais déductibles, comptabilisation d‘un élément d‘actif ou de
passif pour une valeur inexacte.

91
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(45)
Question
Les subventions d’exploitation et d’équilibre font ils partie du résultat de l’exercice au cours
duquel elles sont encaissées ?
Réponse
Les subventions d’exploitation et d’équilibre font partie du résultat de l’exercice au cours
duquel elles sont encaissées et ce conformément à l’article 144 du CIDTA
En cas de cession des immobilisations acquises au moyen de ces subventions, la fraction de la
subvention non encore rapportée aux bases de l‘impôt est retranchée de la valeur comptable
de ces immobilisations pour la détermination de la plus-value imposable ou de la moins-value
à déduire.
Les subventions d‘exploitation et d‘équilibre font partie du résultat de l‘exercice de leur
encaissement.

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(46)
Question
Est-ce que les produits occasionnels réalisés par une société ne sont pas soumis à l’IBS ?
Réponse
Non, comme par exemple, les plus-values provenant de la cession de biens faisant partie de
l‘actif immobilisé sont imposées différemment, selon qu‘elles sont à cours terme ou à long
terme en application de l‘article 173 du CIDTA
1)- Le montant des plus-values provenant de la cession partielle ou totale des éléments de
l’actif immobilisé dans le cadre d’une activité industrielle, commerciale, artisanale ou agricole
ou dans l’exercice d’une activité professionnelle, à rattacher au bénéfice imposable, est
déterminé en fonction de la nature des plus-values telles que définies à l’article précédent :
- s’il s’agit de plus-values à court terme, leur montant est compté dans le bénéfice imposable,
pour 70 %;
- s’il s’agit de plus-values à long terme, leur montant est compté, pour 35 %.
2)- Par dérogation aux dispositions de l’article 140-1, les plus-values provenant de la cession
en cours d’exploitation des éléments de l’actif immobilisé, ne sont pas comprises dans le
bénéfice imposable de l’exercice au cours duquel elles ont été réalisées, si le contribuable
prend l’engagement de réinvestir en immobilisations dans son entreprise avant l’expiration
d’un délai de trois (03) ans, à partir de la clôture de cet exercice, une somme égale au montant
de ces plus-values ajoutée au prix de revient des éléments cédés.
Cet engagement de réinvestir doit être annexé à la déclaration des résultats de l’exercice au
cours duquel les plus-values ont été réalisées.
Si leur emploi est effectué dans le délai prévu ci-dessus, les plus-values distraites du bénéfice
imposable sont considérées comme affectées à l’amortissement des nouvelles immobilisations
et viennent en déduction du prix de revient pour le calcul des amortissements et des plus-
values réalisées ultérieurement.
Dans le cas contraire, elles sont rapportées au bénéfice imposable de l’exercice au cours
duquel a expiré le délai ci-dessus.
3)- crée par l’article 19 de la loi de finances 1997.
Les plus-values, ci-dessus, réalisées entre des sociétés d’un même groupe, telles que définies
à l’article 138 bis, ne sont pas comprises dans les bénéfices soumis à l’impôt.96
4)- crée par l’article 10 de la loi de finances 2008.
Les plus-values réalisées lors de la cession d’un élément d’actif par le crédit preneur au crédit
bailleur dans un contrat de crédit-bail de type lease-Back, ne sont pas comprises dans les
bénéfices soumis à l’impôt.
5)- crée par l’article 10 de la loi de finances 2008.
Les plus values réalisées lors de la rétrocession d’un élément d’actif par le crédit bailleur au
profit du crédit-preneur au titre du transfert de propriété à ce dernier, ne sont pas comprises
dans les bénéfices soumis à l’impôt.

93
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(47)
Question
La subvention d’équipement est elle rapportée au résultat fiscal au fur et à mesure de
l’amortissement de l’équipement ?
Réponse
La subvention d’équipement est rapportée au résultat fiscal au fur et à mesure de
l’amortissement de l’équipement et ce conformément à l’article 144 de CIDTA
Les subventions d‘équipement accordées aux entreprises par l‘Etat ou les collectivités
territoriales sont comprises dans les résultats de l‘exercice en cours au moment de leur
versement.
Elles sont rapportées aux bénéfices imposables des exercices suivants proportionnellement à
leur exploitation, le montant restant des subventions est rapporté aux bénéfices imposables, à
compter du cinquième exercice au plus.
Cependant, les subventions destinées à l‘acquisition des biens amortissables, sur une durée de
cinq (05) années, sont rapportées, conformément aux conditions fixées ci-dessus, aux annuités
d‘amortissements.
En cas de cession des immobilisations acquises au moyen de ces subventions, la fraction de la
subvention non encore rapportée aux bases de l‘impôt est retranchée de la valeur comptable
de ces immobilisations pour la détermination de la plus-value imposable ou de la moins-value
à déduire.
Les subventions d‘exploitation et d‘équilibre font partie du résultat de l‘exercice de leur
encaissement.

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(48)
Question
Dans quel cas la plus-value de cession d’une immobilisation est elle réintégrée au résultat
fiscal ?
Réponse
La plus-value de cession d’une immobilisation est réintégrée au résultat fiscal en cas de non
respect de l’engagement de réinvestir la plus-value et de respect partiel de l’engagement de
réinvestir la plus-value et ce conformément à l’article 173-2 du CIDTA
Par dérogation aux dispositions de l‘article 140-1, les plus-values provenant de la cession en
cours d‘exploitation des éléments de l‘actif immobilisé, ne sont pas comprises dans le
bénéfice imposable de l‘exercice au cours duquel elles ont été réalisées, si le contribuable
prend l‘engagement de réinvestir en immobilisations dans son entreprise avant l‘expiration
d‘un délai de trois (03) ans, à partir de la clôture de cet exercice, une somme égale au montant
de ces plus-values ajoutée au prix de revient des éléments cédés.
Cet engagement de réinvestir doit être annexé à la déclaration des résultats de l‘exercice au
cours duquel les plus-values ont été réalisées.
Si leur emploi est effectué dans le délai prévu ci-dessus, les plus-values distraites du bénéfice
imposable sont considérées comme affectées à l‘amortissement des nouvelles immobilisations
et viennent en déduction du prix de revient pour le calcul des amortissements et des plus-
values réalisées ultérieurement.
Dans le cas contraire, elles sont rapportées au bénéfice imposable de l‘exercice au cours
duquel a expiré le délai ci-dessus.

95
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(49)
Question
Dans quel cas la plus-value de cession d’immobilisation est elle exonérée de l’impôt IBS
Réponse
Pour que la plus-value de cession d’immobilisation soit exonérée de l’impôt IBS, il faut
réinvestir le prix de cession de l’immobilisation cédée majorée de la plus-value de cession et
la somme des amortissements pratiqués, majorée du prix de cession de l’immobilisation et ce
conformément à l’article 173-2 du CIDTA
Par dérogation aux dispositions de l‘article 140-1, les plus-values provenant de la cession en
cours d‘exploitation des éléments de l‘actif immobilisé, ne sont pas comprises dans le
bénéfice imposable de l‘exercice au cours duquel elles ont été réalisées, si le contribuable
prend l‘engagement de réinvestir en immobilisations dans son entreprise avant l‘expiration
d‘un délai de trois (03) ans, à partir de la clôture de cet exercice, une somme égal le au
montant de ces plus-values ajoutée au prix de revient des éléments cédés.
Cet engagement de réinvestir doit être annexé à la déclaration des résultats de l‘exercice au
cours duquel les plus-values ont été réalisées.
Si leur emploi est effectué dans le délai prévu ci-dessus, les plus-values distraites du bénéfice
imposable sont considérées comme affectées à l‘amortissement des nouvelles immobilisations
et viennent en déduction du prix de revient pour le calcul des amortissements et des plus-
values réalisées ultérieurement.
Dans le cas contraire, elles sont rapportées au bénéfice imposable de l‘exercice au cours
duquel a expiré le délai ci-dessus.

96
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(50)
Question
Est-ce que les plus-values de cession d’immobilisations sont Imposables en totalité ?
Réponse
Les plus-values de cession d’immobilisations sont Imposables partiellement et ce
conformément à l’article 173-1 du CIDTA
Le montant des plus-values provenant de la cession partielle ou totale des éléments de l‘actif
immobilisé dans le cadre d‘une activité industrielle, commerciale, artisanale ou agricole ou
dans l‘exercice d‘une activité professionnelle, à rattacher au bénéfice imposable, est
déterminé en fonction de la nature des plus-values telles que définies à l‘article précédent :
- s‘il s‘agit de plus-values à court terme, leur montant est compté dans le bénéfice imposable,
pour 70 %;
- s‘il s‘agit de plus-values à long terme, leur montant est compté, pour 35 %.

97
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(51)
Question226
Les amendes et pénalités sont ils déductibles du résultat fiscal ?
Réponse
Non et ce conformément à l’article 141-6 du CIDTA
Les transactions, amendes, confiscations, pénalités, de quelque nature que ce soit, mises à la
charge des contrevenants aux dispositions légales ne sont pas admises en déduction des
bénéfices soumis à l‘impôt.
L’art 141 du CID exclut des charges déductibles les transactions, amendes, confiscations,
pénalités, de quelque nature que ce soit, mises à la charge des contrevenants aux dispositions
légales.
Il en sera ainsi notamment pour :
Les amendes et majorations prévues par la législation fiscale (taxation d’office, insuffisance
de déclaration, défaut de paiement, paiement tardif, etc.) ;
- Les amendes et transactions douanières ;
- Les amendes pour infraction au code de la route, etc.…
- Devront être portées sous cette rubrique, toutes les charges non déductibles qui ne sont par
reprises dans les autres rubriques.
Remarque
Les pénalités contractuelles
Sont des charges déductibles, dues dans le cadre de relations commerciales et elle ne
sanctionne pas des manquements à des obligations légales.

98
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(52)
Question
Les provisions suivantes sont ils déductibles pour la détermination du résultat fiscal ?
Provisions pour créances litigieuses Provisions pour dépréciation des stocks
Réponse
Oui et ce conformément à l’article 141-5 du CIDTA
Définit la provision comme un «prélèvement sur les résultats de l'exercice en vue de faire face
à des pertes ou des charges nettement précisées et que des événements en cours rendent
probables à la fin de l'exercice».
La perte ou la charge doit être précise quant à son objet, probable quant à sa réalisation,
incertaine quant au montant.
Comparativement aux amortissements, les provisions ont un domaine d'application moins
restrictif, en ce sens qu'elles sont constituées en prévision d'une charge ou d'une dépréciation
brutale d'un élément de l'actif. Les amortissements, eux constatent une dépréciation précise et
latente due à l'usage et au vieillissement d'un élément de l'actif immobilisé ou à
l'obsolescence.
C'est ainsi que, les dépréciations exceptionnelles rendues probables par certains événements
en cours et concernant certains éléments de l'actif immobilisé, non susceptible d'être amortis
(terrains, fond de commerce, stocks, etc..), ne peuvent être constatés que par des provisions.
Les provisions, comme les amortissements, obéissent à des règles précises que la législation
fiscale à fixé dans le but d'éviter certaines pratiques irrégulières.
Ainsi certaines entreprises pourraient soit retarder le paiement d'impôt en constituant des
provisions fictives, ou en provisions constituées irrégulièrement.
Comme les amortissements, les provisions doivent être contrôlées et surveillées.
Pour être déductibles du bénéfice imposable une dotation aux provisions doit remplir
simultanément six conditions, soit : quatre conditions de fond et deux conditions de forme.
Les Règles de fond Régissant les Provisions
- La provision doit avoir un objet bien précisé
- La perte ou la charge pour laquelle il est constitué une provision doit être probable et non
éventuelle, car l'éventualité de la perte ou de la charge résulte d'un risque à caractère général.
- La perte ou la charge doit avoir son origine dans l'exercice au plus tard à la clôture de
l'exercice comptable.
Toute provision formée à la suite d'un événement ayant pris naissance après cette date doit
être rejetée.
La perte ou la charge pour laquelle elle é été, à tort, crée, devra être supportée par l'exercice
suivant.
- Les règles auxquelles doivent obéir les provisions interdisent aux entreprises de supporter
par conséquent des charges qui ont un caractère normal et régulier.
Ainsi ne sont pas admises comme provisions déductibles, les provisions pour congés payés,
les provisions pour impôts, les provisions pour frais de publicité, pour risque général
d'irréprochabilité des créances, etc..
- La charge pour laquelle une provision est constituée doit être déductible
Ainsi, une provision pour impôt IBS est à rejeter, car cet impôt n'est pas une charge
déductible. Il en est de même pour toute provision constituée en vue de faire face à des
charges se rapportant à un immeuble de l'entreprise non affecté directement à l'exploitation.
Les conditions de Forme :

99
- La provision doit être constatée dans les écritures comptables (ART 141-5 du CID)
C'est le même principe que celui des amortissements, lesquels ne sont autorisés que s'ils sont.
Cette opération doit avoir lieu avant l'expiration de délai de déclaration fiscale des résultats.
- La provision doit figurer sur un relevé détaillé (ART 141-5) qui fait partie des documents
annexés à la déclaration annuelle des résultats.
Sort des provisions
La provision est utilisée conformément à son objet lorsque la perte ou la charge pour laquelle
a été constituée se réalise par la suite.
La déduction de la provision devient dans ce cas définitive, et ce, dans la limite du montant de
la perte ou de la charge, si ce dernier montant est inférieur à celui de la provision.
Le surplus est considéré comme étant sans objet, doit être rapporté aux résultats de l'exercice
en cause.
L'article 141-5, dernier alinéa dispose à cet effet:
Les provisions qui, en tout ou partie, reçoivent un emploi non conforme à leur destination, ou
deviennent sans objet au cours de l'exercice suivant celui de leur constitution sont rapportées
aux recettes dudit exercice.
Lorsque le rapport n'a pas été effectué par l'entreprise elle même, l'administration procède aux
redressements nécessaire ».
Régime Fiscal des Plus ou moins Values sur Cessions d'Éléments d'Actifs
On appelle moins value l'excèdent de la valeur nette comptable d'un élément d'actif sur sa
valeur de cession.
La valeur nette comptable = Valeur d'acquisition (ou PR) ou de création déduction faite des
amortissements pu provisions éventuelles.

100
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(53)
Question :
Il est demandé de savoir si dans le cadre d'une opération de fusion, la société absorbante peut
se subroger à la société absorbée pour l'engagement de réinvestissement du produit global de
cession d'un bien immeuble inscrit à l'actif immobilisé.
Réponse :
Dans le cadre d'une opération de fusion-absorption, la société absorbante est considérée
comme la continuatrice de la société absorbée.
Dans le cas d'espèce, la société absorbante a l'obligation de reprendre les engagements pris
par la société absorbée.
Elle est de ce fait, tenue de réinvestir le produit global de la cession du bien immeuble
immobilisé
Par ailleurs, il convient de préciser que pour les sociétés civiles immobilières, seuls les biens
immeubles inscrits à l'actif immobilisé et destinés à leur propre exploitation ou à la location
sont éligibles au bénéfice de l'exonération totale du produit de cession suite à engagement
écrit pris.
Par contre, les cessions des biens immeubles inscrits en compte de stocks ne sont pas éligibles
au bénéfice de l’exonération totale.

101
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(54)
Question
Est-ce que les activités de collecte de lait cru sont exonérées de l’IBS ?
Réponse:
Les revenus issus des activités portant sur le lait cru, destiné à la consommation en l’état,
bénéficient d’une exonération permanente au titre de l’Impôt sur les Bénéfices des Sociétés
(IBS). (Article 138-2-du CIDTA)
Remarque
Exemptions et régimes particuliers
138-2 dernier alinéa
- les revenus issus des activités portant sur le lait cru destiner à la consommation en
l’état.

102
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(55)
La notion de crédit d’impôt
IRG/ IBS Crédit d’impôt.
I)- Le crédit d’impôt :
Le crédit d’impôt est une technique qui consiste à permettre la déduction du montant de
l’impôt annuel, Impôt sur les bénéfices des sociétés ou Impôt sur le revenu global, la somme
qui a été prélevée par voie de retenue à la source au titre de ces impôts.
II)- Impositions ouvrant droit au crédit d’impôt :
Les retenues à la source ouvrant droit à un crédit d’impôt sont :
- La retenue à la source de l’IRG sur les produits des actions et parts sociales et les revenus
assimilés.
Elle est calculée au taux de 20 % sur le montant brut des sommes perçus à ce titre et ouvre
droit à un crédit d’impôt d’égal montant.
- La retenue à la source de l’IRG sur les jetons de présence, tantièmes et autres rémunérations
versées à des personnes en raison de leur qualité de membre d’un conseil d’administration ou
de surveillance de sociétés.
Elle est prélevée au taux de 15 % sur le montant brut des sommes perçus à ce titre et ouvre
droit à un crédit d’impôt d’égal montant, sauf dans le cas ou la retenue est libératoire
- Le retenue à la source de l’IRG ou de l’IBS sur les revenus des créances, dépôts et
cautionnements.
Elle est calculée au taux de 10 % sur le montant brut des sommes perçus à ce titre et ouvre
droit à un crédit d’impôt d’égal montant, à l’exception des bons de caisse anonymes dont la
retenue est calculée au taux de 50 % et revêt le caractère libératoire.
- la retenue à la source de l’IRG sur les intérêts produits par les sommes inscrites sur les
livrets d’épargne, les comptes d’épargne-logement et par les placements et dépôts à terme de
plus de cinq ans et sur les revenus des obligations, actions ou parts des organismes de
placements collectifs en valeurs mobilières (OPCVM), à savoir :
les sociétés d’investissement à capital variable (SICAV) et les fonds communs de placement
(FCP).
La retenue est opérée sur le montant brut des sommes versées à ce titre au taux de 1 %
libératoire à concurrence de 200.000 DA de revenu et de 10% pour la fraction du revenu
supérieure à 200.000 DA.
Dans ce dernier cas, le crédit d’impôt correspond à la fraction de la retenue effectuée au taux
de 10 %.
- La retenue à la source de l’IRG sur les sommes versées à des personnes exerçant, en sus de
leur activité principale, une activité d’enseignement, de recherche, de surveillance ou
d’assistanat à titre vacataire.
Elle est calculée au taux de 15 % sur le montant global et ouvre droit à un crédit d’impôt
d’égal montant.
- La retenue à la source de l’IRG sur les revenus salariaux.
Elle ouvre droit à un crédit d’impôt égal au montant prélevé, majoré du montant de
l’abattement effectivement appliqué.
- La retenue à la source de l’IRG sur les primes de rendement et gratifications, d’une
périodicité autre que mensuelle, habituellement versées par les employeurs.
Elle est calculée sur le montant brut des sommes perçues à ce titre au taux de 10 % et ouvre
droit à un crédit d’impôt d’égal montant.

103
III) –Traitement du Crédit d’impôt :
Le crédit d’impôt est imputé sur le montant de l’impôt annuel (IRG ou IBS).
IL ne donne lieu ni à remboursement, ni à report sur les années suivantes.
IL constitue de ce fait un minimum de perception des revenus soumis aux retenues à la source
ou au précompte.
Autrement dit, les crédits d’impôt attachés à des revenus compris dans les bénéfices soumis à
l’impôt ne peuvent qu’être imputés sur l’impôt annuel dû par la personne bénéficiaire, à
l’exclusion de toute restitution.
IV)- Exemples pratiques :
Exemple 1 :
Soit un contribuable qui dispose de bénéfices commerciaux de 210.000 DA et d’un montant
net de 32.000 DA de dividendes (soit un montant brut de 40.000 DA diminué de 8.000 DA au
titre de la retenue à la source).
Le crédit d’impôt est de 8.000 DA
Revenu annuel imposable : 210 000 DA + 40 000 DA= 250 000 DA
Calcul de l’impôt :
60.000 DA x 0 % = 0 DA
120.000 DA x 10 % = 12.000 DA
70.000 DA x 20 % = 14.000 DA
250.000 DA 26.000 DA
Impôt dû :
26.000 DA - 8.000 DA = 18.000 DA
Exemple2 :
Soit un contribuable marié qui dispose de bénéfices commerciaux de 180.000 DA et d’un
montant net mensuel de 9.750 DA au titre de revenus salariaux (soit un montant mensuel
imposable de 10.000 DA diminué de 250 DA au titre de la retenue à la Source).
Le crédit d’impôt, dans ce cas, correspond au montant de la retenue à la Source (250 DA)
majoré de l’abattement (250 DA), soit 500
Revenu annuel imposable : 180.000 DA + (10.000 DA x12) = 300.000 DA
Calcul de l'impôt :
60.000 DA x 0% = 0 DA
120.000 DA x 10% = 12.000 DA
120.000 DA x 20% = 24.000 DA
300.000 DA 36.000 DA
Impôt dû :
36.000 DA - (500 DA x 12) = 30.000 DA
Exemple 3:
Soit un contribuable qui dispose de bénéfices commerciaux de 180.000 DA et d'un Montant
net de 216.000 DA au titre d'intérêts produits sur livret d'épargne (soit un Montant brut de
220.000 DA diminué de 4.000 DA au titre de la retenue à la source).
Le crédit d'impôt, dans ce cas, correspond au montant de la fraction de la retenue à la source
calculé au taux de 10%, soit 2.000 DA seulement.
Revenu annuel imposable : 180.000 DA + (220.000 DA- 200.000 DA) = 200.000 DA (il s'agit
de l’application de l'abattement pour tenir compte du caractère libératoire de la retenue à la
source de 1%)
Calcul de l’impôt :
60.000 DA x 0% = 0 DA
120.000 DA x 10% = 12.000 DA.
20.000 DA x 20% = 4.000 DA
200.000 DA 16.000 DA

104
Impôt dû :
16.000 DA - 2. 000 = 14.000 DA
Exemple 4:
Soit un contribuable qui dispose de bénéfices commerciaux de 30.000 DA et d'un montant net
de 288.000 DA au titre d'intérêts produits sur livret d’épargne (soit un montant brut de
300.000 DA diminué de 12.000 DA au titre de la retenue à la source).
Le crédit d'impôt, dans ce cas, correspond au montant de la fraction de la retenue à la source
calculé au taux de 10%, soit 10.000 DA seulement.
Revenu annuel imposable: 30.000 DA + (300.000 DA - 200.000 DA) = 130.000 DA
(Il s’agit de l’application de l’abattement pour tenir compte du caractère libératoire de la
retenue à la source de 1%)
Calcul de l’impôt :
60.000 DA x 0% = 0 DA
70.000 DA x 10% = 7.000 DA
130.000 DA 7.000 DA
Impôt dû :
7.000 DA - 10.000 = - 3.000 DA, (soit 0 DA, le montant de 3.000 DA ne peut être ni
remboursé, ni reporté sur les exercices suivants).
Remarque :
A ce titre, aucun remboursement, ni report ne peut être appliqué.
Elles ne peuvent également donner lieu à des redressements au titre de situations précédentes.

105
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(56)

106
107
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(57)
1)- Article 142 du CIDTA loi de finance pour 2016
Modifié par les articles 15 de la loi de finances pour 1997, 4 de la loi de finances
complémentaire pour 2008 et 5 de la loi de finances pour 2014 et modifié par l’article 2
de la loi de finance pour 2016
Les contribuables qui bénéficient d’exonérations ou de réductions d.impôt sur les bénéfices
des sociétés et de la taxe sur l’activité professionnelle, accordées dans la phase d’exploitation
dans le cadre des dispositifs de soutien à l’investissement sont tenus de réinvestir 30 % des
bénéfices correspondants à ces exonérations ou réductions dans un délai de quatre (4) ans à
compter de la date de clôture de l’exercice dont les résultats ont été soumis au régime
préférentiel.
Le réinvestissement doit être réalisé au titre de chaque exercice ou au titre de plusieurs
exercices consécutifs.
En cas de cumul des exercices, le délai ci-dessus est décompté à partir de la date de clôture du
premier exercice.
Le non-respect des présentes dispositions, entraîne le reversement de l’avantage fiscal et
l’application d’une amende fiscale, prévus dans pareil cas.
Les modalités d’application de ces dispositions sont fixées, en tant que de besoin, par arrêté
conjoint du ministre chargé des finances et du ministre chargé de l’industrie ».
Exemple 1
Soit une société ayant réalisé un projet dans le cadre de l’ANDI pour un montant global de
200.000.000.00.
Mise en oeuvre des avantages d'exploitation
Réinvestissement des bénéfices exonérés
Exonération 100 %
La date d’entrée en exploitation est le 01/01/2014.
Au titre de l’exercice 2015, la société a réalisé un chiffre d’affaires de 400.000.000.00 et un
bénéfice de 60.000.000.00.
La société est exonérée de la TAP et IBS pendant une période de 3 ans.
Quel est le montant à réinvestir au titre de l'exercice 2015 ?
Considérons que l'exercice concerné est 2014, déterminer le montant à réinvestir ?
Exonération TAP
400 000 000.00 X 70 % X 2 % = 5 600 000.00
Exonération IBS
60 000 000.00 X 19 % = 11 400 000.00
Montant à réinvestir = 5 600 000.00 + 11 400 000.00 = 17 000 000.00 X 30 % =
5 100 000.00
2)- Avant 2014 on exigé le réinvestissement de tous les avantages accordées c'est-à-dire voue
allez ajouter au montant de 17 000 000.00
La TVA = 200 000 000.00 X 17 % = 34 000 000.00
Le droit de douane = 200 000 000.00 X 5 % = 10 000 000.00
Montant à réinvestir = 17 000 000.00 + 34 000 000.00 + 10 000 000.00 = 61 000 000.00 X 30
% = 18 300 000.00
Ce qui n’est pas logique et qui alourdissez la trésorerie de l’entreprise, cette lacune fut
corrigée par l’article 5 de la loi de finances pour 2014 en la limitant uniquement au bénéfice et
la TAP..

108
Un arrêté vient d’être publié dont voici le texte
Arrêté interministériel du 28 Safar 1438 correspondant au 28 novembre 2016 fixant les
modalités d’application des dispositions des articles 2 et 51 de la loi de finances pour
2016, relatifs à l’obligation de réinvestissement de 30% de la part des bénéfices
correspondant aux exonérations ou réductions d’impôts accordés dans le cadre des
dispositifs de soutien à l’investissement.
Le ministre des finances,
Le ministre de l’industrie et des mines,
Vu la loi n° 90-36 du 31 décembre 1990 portant loi de finances pour 1991, notamment
son article 38 ;
Vu l’ordonnance n° 01-03 du Aouel Joumada Ethania 1422 correspondant au 20 ao ̊t
2001, modifiée et complétée, relative au développement de l’investissement ;
Vu la loi n° 15-18 du 18 Rabie El Aouel 1437 correspondant au 30 décembre 2015
portant loi de finances pour 2016, notamment ses articles 2 et 51 ;
Vu la loi n° 16-09 du 29 Chaoual 1437 correspondant au 3 nov 2016 relative à la
promotion de l’investissement ;
Vu le décret présidentiel n° 15-125 du 25 Rajab 1436 correspondant au 14 mai 2015,
modifié, portant nomination des membres du Gouvernement ;
Vu le décret exécutif n° 95-54 du 15 Ramadhan 1415 correspondant au 15 février 1995
fixant les attributions du ministre des finances ;
Vu le décret exécutif n° 07-08 du 22 Dhou El Hidja 1427 correspondant au 11 janvier
2007, complétée, fixant la liste des activités, biens et services exclus des avantages fixés
par l‘ordonnance n° 01-03 du Aouel Joumada Ethania 1422 correspondant au 20 aout
2001, modifiée et complétée, relative au développement de l’investissement ;
Vu le décret exécutif n° 14-241 du Aouel Dhou El Kada 1435 correspondant au 27 aout
2014 fixant les attributions du ministre de l’industrie et des mines ;
Arrêtent :
Article 1er.
En application des dispositions des articles 2 et 51 de la loi n° 15-18 du 18 Rabie El Aouel
1437 correspondant au 30 décembre 2015 portant loi de finances pour 2016, qui ont modifié
les dispositions des articles 142 du code des impôts directs et taxes assimilées et 57 de la loi
de finances complémentaire pour 2009, le présent arrêté a pour objet de fixer les modalités
d’application de l(obligation de réinvestissement de 30 de la part des bénéfices correspondant
aux exonérations ou réductions d’impôts accordées dans le cadre des dispositifs de soutien à
l’investissement.
Article 2.
Les contribuables qui bénéficient d’exonération ou de réductions disputas, accordées dans la
phase d’exploitation dans le cadre des dispositifs de soutien ‡ l’investissement, sont tenus de
réinvestir 30 % de la part des bénéfices correspondant à ces exonérations ou réductions dans
un délai de quatre (4) ans, à compter de la date de culture de l’exercice dont les résultats ont
été soumis au régime préférentiel
Article 3
Les exonérations et réductions d'impôts concernées par l'obligation de réinvestissement sont
celles appliquées au titre de l'imputa sur le bénéfice des sociétés et de la taxe sur l'activité
professionnelle.
Article 4.
Par réinvestissement, il y'a lieu d'entendre, l'investissement dans les activités, les biens et
services Eligibles aux avantages de la loi n° 16-09 du 29 Chaoual 1437 correspondant au 3
ao ̊t 2016 et non exclus par le décret exécutif n° 07-08 du 22 Dhou El Hidja 1427
correspondant au 11 janvier 2007, susvisés.

109
Le réinvestissement concerne :
- les acquisitions d'actifs entrant dans le cadre de création d'activités nouvelles d'extension de
capacités de production et de réhabilitation ;
- la participation dans le capital d'une société.
Article 5.
Le réinvestissement doit être réalisé au titre de chaque exercice ou au titre de plusieurs
exercices consécutifs.
En cas de cumul des exercices, le délai de quatre (4) ans cité à l'article 2 ci-dessus, est
décompté à partir de la date de culture du premier exercice.
Article 6.
Le montant du bénéfice devant être réinvesti dans le cadre des dispositions de l'article 142
cités à l’article 1er ci-dessus, ne peut faire l'objet de distribution.
Article 7.
Dans le cas d'un déficit enregistré durant un exercice, l'obligation de réinvestissement ne
trouve plus à s'appliquer.
Article 8
Les dispositions de l'article 2 suscité, ne s'appliquent pas lorsque le conseil national de
l'investissement se prononce par décision dérogatoire de dispense, au profit de l'investisseur,
de l'obligation de réinvestissement.
Article 9.
En cas de partenariat entre les opérateurs étrangers et les sociétés nationales (publiques ou
privées), l'obligation de réinvestissement ne s'applique pas lorsque les avantages consentis ont
été injectés en totalité dans le prix des biens et services finis produits par la société.
Les sociétés concernées doivent, en vue de bénéficier du transfert des dividendes, appuyer
leur demande, en sus des documents exigés par la règlementation en vigueur, par un Etat
justificatif précisant les montants et les périodes de réalisation des bénéfices en cause.
Article 10
L'obligation de réinvestissement à hauteur de 30 % des bénéfices correspondant aux
exonérations ou réductions d'impôts s'applique aux bénéfices devant être réinvestis à compter
du 1er janvier 2016.
L'obligation de réinvestissement à hauteur de 30 % est étendue aux bénéfices cumulés, non
encore atteints par la prescription prévue aux articles 2 et 5 du présent arrêté, et qui n'ont pas
fait l'objet de réinvestissement au 31 décembre 2015.
Article 11.
En cas de constat du non-respect des dispositions de l’article 142 cité à l’article 1er ci-dessus,
les bénéfices atteints par la prescription au 31 décembre 2015 qui n’ont pas fait l’objet de
réinvestissement doivent être réinvestis à hauteur de 30 %, dans un délai qui ne peut dépasser
la date du 31 décembre 2016.
Au-delà du délai accordé, les régularisations et sanctions prévues par la législation en vigueur,
seront appliquées aux entreprises n’ayant pas procédé au réinvestissement de ces bénéfices.
Pour le montant du réinvestissement correspondant aux dividendes ayant fait l’objet de
distribution, ce dernier est prélevé à due concurrence sur les dividendes à distribuer.
Article 12.
Nonobstant les dispositions de l’article 11 ci-dessus, le non-respect de l’obligation de
réinvestissement entraine le reversement de l’avantage fiscal, majoré des pénalités prévues
par la législation en vigueur.
Article 13.
Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République algérienne démocratique et
populaire.
Fait à Alger, le 28 Safar 1438 correspondant au 28 novembre 2016.

110
Remarque
Ces deux articles c’est une sonnette d’alarme pour les contribuables, pour leur dire que le
bénéfice de 2012 il ne lui reste qu’un mois, comment faires, donc obligatoirement au-delà du
délai accordé, les régularisations et sanctions prévues par la législation en vigueur, seront
appliquées aux entreprises n’ayant pas procédé au réinvestissement de ces bénéfices, ce qui
veut dire le reversement de l’avantage fiscal, majoré des pénalités prévues par la législation en
vigueur.
Article 10
L'obligation de réinvestissement à hauteur de 30 % des bénéfices correspondant aux
exonérations ou réductions d'impôts s'applique aux bénéfices devant être réinvestis à compter
du 1er janvier 2016.
L'obligation de réinvestissement à hauteur de 30 % est étendue aux bénéfices cumulés, non
encore atteints par la prescription prévue aux articles 2 et 5 du présent arrêté, et qui n'ont pas
fait l'objet de réinvestissement au 31 décembre 2015.
Article 11.
En cas de constat du non-respect des dispositions de l’article 142 cité à l’article 1er ci-dessus,
les bénéfices atteints par la prescription au 31 décembre 2015 qui n’ont pas fait l’objet de
réinvestissement doivent être réinvestis à hauteur de 30 %, dans un délai qui ne peut dépasser
la date du 31 décembre 2016.
Au-delà du délai accordé, les régularisations et sanctions prévues par la législation en vigueur,
seront appliquées aux entreprises n’ayant pas procédé au réinvestissement de ces bénéfices.
Pour le montant du réinvestissement correspondant aux dividendes ayant fait l’objet de
distribution, ce dernier est prélevé à due concurrence sur les dividendes à distribuer.
Enfin, bonjour, les rôles.
NB
Disposition diverses
Article 77 de la loi de finances pour 2017
Les dispositions de l’article 57 de la loi de finances complémentaire pour 2009 sont
abrogées.
Article 57
Outre les dispositions de l'article 142 du code des impôts directs et taxes assimilées, les
contribuables qui bénéficient d'exonérations ou de réductions en matière de tous impôts,
taxes, droits de douanes et taxes parafiscales et autres dans le cadre des dispositifs de soutien
à l'investissement, sont tenus de réinvestir la part des bénéfices correspondant à ces
exonérations ou réductions dans un délai de quatre ans à compter de la date de la clôture de
l'exercice dont les résultats ont été soumis au régime préférentiel.
Le réinvestissement doit être réalisé au titre de chaque exercice ou au titre de plusieurs
exercices consécutifs.
En cas de cumul des exercices, le délai ci-dessus est décompté à partir de la date de clôture du
premier exercice.
Nonobstant toutes dispositions contraires, les prescriptions du présent article s'appliquent aux
résultats dégagés au titre des exercices 2010 et suivants, ainsi qu'aux résultats en instance
d'affectation à la date de promulgation de la loi de finances complémentaire pour 2009.
Le non-respect des présentes dispositions entraîne le reversement de l'avantage fiscal et
l'application d'une amende fiscale de 30 %.
Cette obligation ne s'applique pas lorsque le conseil national de l'investissement se prononce
par décision dérogatoire de dispense au profit de l'investisseur de l'obligation de
réinvestissement.
Article 142 du CIDTA

111
Modifié par les articles 15 de la loi de finances pour 1997, 4 de la loi de finances
complémentaire pour 2008 et 5 de la loi de finances pour 2014 et modifié par l’article 2
de la loi de finance pour 2016
Les contribuables qui bénéficient d’exonérations ou de réductions d.impôt sur les bénéfices
des sociétés et de la taxe sur l’activité professionnelle, accordées dans la phase d’exploitation
dans le cadre des dispositifs de soutien à l’investissement sont tenus de réinvestir 30% des
bénéfices correspondants à ces exonérations ou réductions dans un délai de quatre (4) ans à
compter de la date de clôture de l’exercice dont les résultats ont été soumis au régime
préférentiel.
Le réinvestissement doit être réalisé au titre de chaque exercice ou au titre de plusieurs
exercices consécutifs.
En cas de cumul des exercices, le délai ci-dessus est décompté à partir de la date de clôture du
premier exercice.
Le non-respect des présentes dispositions, entraîne le reversement de l’avantage fiscal et
l’application d.une amende fiscale, prévus dans pareil cas.
Les modalités d’application de ces dispositions sont fixées, en tant que de besoin, par arrêté
conjoint du ministre chargé des finances et du ministre chargé de l’industrie ».
Remarque
Cette proposition est une mesure d’ordre supprime les dispositions de l’article 57 de la loi de
finances complémentaire pour 2009, prévoient l’obligation faite aux sociétés qui bénéficient
d’exonérations ou de réductions de l’impôt sur les bénéfices des sociétés et de la taxe sur
l’activité professionnelle, dans le cadre du dispositif de soutien à l’investissement, de
réinvestir la part des bénéfices correspondant à 30 % de ces exonérations ou réductions dans
un délai de quatre ans, à compter de la date de la clôture de l‘exercice dont les résultats ont été
soumis au régime préférentiel.
S’agissant d’un article qui fait double emploi avec l’article 142 du CIDTA, il est supprimé.
Exemple 2
Soit une société ayant réalisé un projet dans le cadre de l’ANDI pour un montant global de
200.000.000.00.
Mise en oeuvre des avantages d'exploitation
Réinvestissement des bénéfices exonérés
Exonération 70 %
La date d’entrée en exploitation est le 01/01/2014.
Au titre de l’exercice 2015, la société a réalisé un chiffre d’affaires de 400.000.000.00 et un
bénéfice de 60.000.000.00.
La société est exonérée de la TAP et IBS pendant une période de 3 ans.
Taux = 70 %
Quel est le montant à réinvestir au titre de l'exercice 2015 ?
Considérons que l'exercice concerné est 2014, déterminer le montant à réinvestir ?
Exonération TAP
400 000 000.00 X 70 % X 70 % X 2 % = 3 920 000.00
Exonération IBS
60 000 000.00 X 70 % X 19 % = 7 980 000.00
Montant à réinvestir
3 920 000.00 + 7 980 000.00 = 11 900 000.00 X 30 % = 3 570 000.00

112
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(58)
République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Direction de la Législation et la Réglementation Fiscales
N°05/MF/DGI/DLRF/LF08

Circulaire
À
Monsieur le Directeur des Grandes Entreprises
Mesdames et Messieurs les Directeurs des Impôts de Wilaya.
En communication à :
Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts
Messieurs les Inspecteurs Régionaux des Services Fiscaux.
Objet Référence

Objet : Déduction de frais de siège. - Article 8 de la loi n° 07-12 du 30 décembre 2007,


portant loi de finances pour 2008 ;
Référence : - Article 141-1 du code des impôts directs et taxes assimilées.

La présente circulaire a pour objet de porter à la connaissance des services, les modifications
introduites au niveau des dispositions de l’article 141-1 du code des impôts directs et taxes
assimilées, par l’article 8 de la loi de finances pour 2008.
I)-L’ECONOMIE DE LA MESURE :
Aux termes de l’ancienne rédaction de l’article 141-1 du code des impôts directs et taxes
assimilées, le législateur subordonnait la déductibilité des frais de siège, engagés en monnaie
autre que nationale par les établissements des entreprises non résidentes en Algérie, à
l’agrément de transfert justifiant leur paiement délivré par les autorités financières
compétentes.
La modification introduite par l’article 8 de la loi de finances pour 2008 au niveau des
dispositions de l’article 141-1 du code des impôts directs et taxes assimilées, vise
essentiellement à limiter cette déductibilité et la fixer à 1% du chiffre d’affaires.
II)- NATURE DES FRAIS DE SIEGE ADMIS EN DIDUCTION :
Les frais de siège admis en déduction, sont les frais généraux d’administration et de
direction générale, telles que :
- les dépenses de direction (jetons de présence, charges sociales des services administratifs et
de la direction générale) ;
- les dépenses ou frais de tenue et de contrôle de comptabilité.
III)- LE SEUIL DES FRAIS DE SIEGE ADMIS EN DEDUCTION :
Sous réserve des conventions internationales, les frais de siège engagés par les entreprises non
résidentes, sont déductibles au cours de l’exercice correspondant à leur engagement, dans la
limite de 1% du chiffre d’affaires hors taxes.
La déduction des frais de siège, dûment justifiés, n’est possible que dans la mesure où ces
frais sont indispensables à la gestion dudit établissement.

113
IV)- IMPACT DES DIPOSITIONS CONVENTIONNELLES :
Les conventions fiscales tendant à éliminer les doubles impositions en matière d’impôts
directs signées par l'Algérie, consacrent le principe de la déductibilité des frais de siège.
Aussi, il y’a lieu de se référer, aux termes de chaque convention, notamment aux clauses
relatives à la déductibilité des frais de siège, pour le traitement des cas spécifiques des
entreprises non résidentes des pays ayant conclu avec l’Algérie des conventions fiscales.
V)- MODALITES DE CONTROLE :
Dans le cas où le seuil de 1% est dépassé, les entreprises concernées doivent procéder à la
réintégration au résultat comptable, lors de l'établissement de la déclaration annuelle, de la
fraction excédant ce seuil.
A défaut de la réintégration spontanée par l'entreprise elle-même, la régularisation
s'effectuera, par rôle individuel, par les services fiscaux avec application des pénalités
VI)- DATE D’EFFET :
Les présentes prescriptions prennent effet à compter du 1er Janvier 2008, et, elles s’appliquent
aux bénéfices réalisés durant l’exercice 2007 et suivant.
Vous voudrez bien assurer la diffusion de la présente circulaire, veiller à son application et
me rendre destinataire des difficultés éventuellement rencontrées.

114
---------------oo00oo----------------
(59)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
Ministère des Finances
Direction Générale des Impôts
Direction de la Législation et de
la Réglementation Fiscales

N°211 MF/DGI/DLRF/SDI
Alger, le 21 mars 2016

CIRCULAIRE
A
MONSIEUR LE DIRECTEUR DES GRANDES ENTREPRISES
MESSIEURS LES DIRECTEURS REGIONAUX
EN COMMUNICATION A MESDAMES ET MESSIEURS
- LES DIRECTEURS DES IMPOTS DE WILAYA
- LES CHEFS DES CENTRES DES IMPOTS

Objet : Modalités d’application des taux IBS


Référence : Article 2 de la loi de finance complémentaire pour 2015, modifiant et
complétant, l’article 150 du code des impôts directs et taxes assimilées

La présente circulaire a pour objet de commenter aux services fiscaux, les dispositions de
l’article 2 de la loi de finance complémentaire pour 2015, modifiant et complétant les
dispositions de l’article 150 du code des impôts directs et taxes assimilées, à l’effet d’instaurer
le taux d’impôt sur les bénéfices des sociétés à trois niveaux.
1)- Taux de l’impôt sur les bénéfices des sociétés
Consécutivement à la modification introduite par l’article précité, les taux de l’impôt sur
les bénéfices des sociétés sont fixés comme suit :
19 % pour les activités de production de biens ;
23 % pour les activités de travaux publics et de bâtiments, ainsi que les activités touristiques
et thermales à l’exclusion des agences de voyages ;
26 % pour les autres activités.
Dans le cas de l’exercice de plusieurs activités par une seule personne morale, les taux de
l’IBS précités trouvent à s’appliquer aux bénéfices tirés de chaque activité.
A ce titre, il convient de se référer aux différents codes d’activités attribués à la personne
morale dans son registre de commerce, pour apprécier l’exercice de plusieurs activités.
Toutefois, lorsqu’une personne morale exerce, en sus de l’activité principale, d’autres
activités accessoires, sans que celles-ci soient indiquées dans le registre de commerce, il est
fait application du taux approprié à l’activité principale étant donné que le chiffre d’affaires
issu des autres activités n’est pas significatif.
1.1)- le taux de 19 %
Il s’applique aux bénéfices dégagés par les personnes morales exerçant des activités de
production de biens.

115
Nonobstant les dispositions de l’article 4 du code des taxes sur le chiffre d’affaires (CTCA),
les activités de productions de biens s »entendent de celles qui consistent en l’extraction, la
fabrication, le façonnage ou la transformation de produits à l’exclusion des activités de
conditionnement ou de présentation commerciale en vue de la revente.
Sont exclus de cette définition
a)- les activités d’hydrocarbures
Les activités d’hydrocarbures exclus sont celles relevant de l’avale pétrolier tel que défini par
les dispositions de l’article 5 de la loi n° 05-07 du 28 avril 2005, modifiée et complétée,
relative aux hydrocarbures.
Il s’agit des activités de transport par canalisation, du raffinage, de transformation, de
commercialisation de stockages et de distribution.
Il est signalé, que conformément aux dispositions de l’article 96 de la même loi, le régime
fiscal applicable aux activités en question est celui du droit commun.
b)- les activités minière
Les activités minières exclus de la définition précitées sont celles régies par les dispositions
de la loi n° 14-05 du 24 février 2014 portant loi minière.
Il s’agit d’activités d’exploitations minières définies par les dispositions de l’article 21 de
cette loi, et qui sont immatriculées en tant que telles au registre de commerce.
Toutes fois en cas d’exercice simultané des activités minières et des autres activités, les
personnes morales concernées sont soumises à l’IBS au tau de 26 % sur la quote-part des
bénéfices dégagés des activités minières.
Les bénéfices résultant des autres activités sont soumis aux taux correspondant à chaque
activité.
1.2)- Le taux de 23 %
Relèvent du taux de 23 % les bénéfices dégagés de l’exercice des activités suivantes :
a)- Les activités de travaux publics et de bâtiment :
Les activités de bâtiment et des travaux publics concernent les opérations de construction
d’immeubles réalisées dans le cadre de promotion immobilière, ainsi que les opérations de
construction de logements sociaux d’une part et, les opérations de construction des
infrastructures publiques (y compris les infrastructures et les ouvrages hydrauliques) telle que
les routes, les barrages, les canalisations et autres ouvrages d’art, d’autre part.
Par activités de bâtiment et des travaux publics et hydrauliques éligibles au taux de 23
%, il y a lieu d’entendre les activités :
- immatriculées en tant que telles au registre de commerce ;
- et qui donnent lieu au paiement des cotisations sociales spécifiques au secteur
NB :
Les entreprises étrangères n’ayant pas d’installation professionnelles permanentes en Algérie
et celles intervenant en Algérie, par l’intermédiaire d’un établissement stable au sens des
dispositions fiscales conventionnelles, dans le cadre d’un contrat de travaux immobilières,
sont soumises à l’IBS au taux de 23 %
Dans la mesure ou certaines entreprises étrangères ne sont pas astreintes à l’obligation
d’inscription au registre de commerce, en application de la législation et de la réglementation
commerciales, l’application de taux de 23 % à ces entreprises est subordonnée à la
justification du paiement des cotisations sociales spécifiques au secteur.
A défaut, le taux de 26 % trouve à s’appliquer de plein droit.
b)- Les activités touristiques
S’agissant de l’activité touristique, celle-ci s’entend de la gestion des complexes touristiques,
des stations thermales assurant, pour les besoins de l’activité, des prestations d’hébergements,
de restaurations, de loisirs, de divertissement et autres.

116
En revanche, ne peuvent êtres considérées comme activités touristiques pour les besoins de
l’application du taux de 23 % de l’IBS, les activités déployées par les agences de voyages et
de tourisme (revente de billetterie, réservation au niveau des hôtels,….etc.), aussi que les
hôtels assurant uniquement la présentation d’hébergement.
1.3)- Le taux de 26 %
Les bénéfices dégagés de l’exercice des activités, autres que celles soumises aux taux de 19 %
et de 23 %, sont soumis à l’IBS au taux de 26 %.
Il s’agit, notamment, des activités de prestations de services, des activités de commerce, les
activités d’hydrocarbures, les activités minières, les activités bancaires et d’assurances, les
activités médicales, ainsi que les entreprises étrangères n’ayant pas d’installation
professionnelle permanente en Algérie et celles intervenant en Algérie, par l’intermédiaire
d’un établissement stable au sens des dispositions fiscales conventionnelles, dans le cadre
d’un contrat de prestation de services.
1.4)- Cas des groupes de sociétés (bénéfices consolidés)
Dans le cas ou les activités exercées par les sociétés membres d’un groupe, ayant opté pour le
régime du bilan consolidé conformément aux dispositions de l’article 138 bis du code des
impôts directs et taxes assimilées, relèvent de taux différent de l’IBS, le bénéfice résultant de
la consolidation est soumis à l’IBS au taux de 19 %, dans le cas ou le chiffre d’affaires
relevant de ce taux est prépondérant.
Dans le cas contraire, la consolidation des bénéfices est autorisée par catégorie de chiffre
d’affaires.

2)- Les modalités de détermination des bénéfices en cas d’exercices concomitant de


plusieurs activités
Les personnes morales exerçant concomitamment des activités relevant de plusieurs taux de
l’IBS doivent tenir une comptabilité séparées pour ces activités, permettant de déterminer la
quote-part des bénéfices pour chaque activité à laquelle le taux de l’IBS approprié doit être
appliqué.
La tenue de la comptabilité séparée, est-il précisé, doit permettre l’individualisation des
opérations propre à chaque activité.
Elle signifie la répartition des couts, directs et indirects d’exploitation et communs, liées à
chacune des activités exercées.
La répartition des couts et des produits permettra leur affectation d’une manière à déterminer
les bénéfices de chacune des activités comme ci celle-ci sont exercées par des atintés
juridiquement indépendante.
Etant donné que les couts directs et les produits d’exploitation liés à chacune des activités se
distinguent par nature, ils sont pris en compte, en totalité pour la détermination de chaque
bénéfice séparément.
En ce qui concerne les couts indirects et les autres produits communs, les personnes morales
concernées doivent se référer aux données fournies par la comptabilité analytique pour les
répartitions.
A défaut la répartition des charges en question doit se faire sur la base de la clé de répartition
définie ci-dessous.
2.1)- Existence d’une comptabilité analytique
Dans ce cas la clé de répartition des charges indirects et des produits communs peut résulter
d’un ou plusieurs critères objectifs choisis, sous la responsabilité de la personne morale
assujettie à l’IBS.
2.2)- Absence d’une comptabilité analytique
Lorsque la personne morale ne dispose pas d’une comptabilité analytique ou d’un système de
calcule de couts, la répartition des couts indirects et des produits communs peut s’effectuée au

117
prorata de chiffre d’affaires spécifique à chaque activité par rapport au chiffre d’affaires
total de l’ensemble des activités exercées.
NB :
Pour les besoins de la détermination du résultat fiscale, les clés de répartition définies ci-
dessus doivent s’appliquer, également, aux charges non déductibles ou dont les
déductibilité est limitée en application des règles fiscales prévues par les dispositions du
code des impôts directs et taxes assimilées.
Exceptionnellement pour l’exercice 2015, la clé de répartition doit être appliquée
également aux déficits antérieurs reportables.
S’agissant des exercices futurs, l’imputation du déficit doit se faire pour chaque bénéfice
séparément.
3)- Les obligations des personnes en cas d’exercice concomitant de plusieurs activités
S’agissant d’une seul atinté juridique, la comptabilité séparée ne signifie en aucun cas la tenue
de plusieurs comptabilités.
C'est-à-dire, la tenue des documents comptables séparés pour chaque activité.
Cependant, pour les besoins de détermination du résultat servant de base pour le calcul de
l’IBS pou chaque activité, il y a lieu d’appliquer les clés de répartition prédéfinies aux charges
et aux produits communs comptabilisés, à l’effet de déterminer la quote-part à chaque résultat.
Au plan déclaratif, les personnes morales exerçant concomitamment des activités relevant de
plusieurs taux de l’IBS sont tenues de fournir une seule déclaration annuelle des résultats (G
n°4 ou G n°4 bis) pour l’ensemble des activités, prévue par les dispositions de l’article 150
code des impôts directs et taxes assimilées.
Toutefois, il est exigé de fournir à l’appui de la déclaration annuelle des résultats, un compte
de résultat et un tableau de détermination du résultat fiscal (tableau 9 de la liasse fiscale)
propre à chaque activité.
Il est exigé également, de fournir à l’appui des tableaux ci avant cités, un état annexe
détaillant l’ensemble des charges et des produits communs concernés par la répartition, ainsi
que les clés de répartition y appliquées.
4)- Les sanctions de non-respect de la tenue d’une comptabilité séparée
En cas de non respect de l’obligation de la tenue d’une comptabilité séparée, par les personnes
morales exerçant concomitamment plusieurs activités, le taux de 26 %d’IBS est applicable
systématiquement au bénéfice globale de l’ensemble des activités.
5)- Date d’effet des nouveau taux
Les nouveaux taux de l’IBS s’applique aux bénéfices de l’exercice 2015

Vous voudrez biens assurer la diffusion de la présente circulaire, veuillez à son application et
me rendre destinataire des difficultés éventuellement rencontrées.

118
---------------oo00oo----------------
(60)

Modalités d’application des taux IBS

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE


Ministère des Finances
Direction Générale des Impôts
Direction de la Législation et de
la Réglementation Fiscales

N°211 MF/DGI/DLRF/SDI
Alger, le 21 mars 2016

CIRCULAIRE
A
MONSIEUR LE DIRECTEUR DES GRANDES ENTREPRISES
MESSIEURS LES DIRECTEURS REGIONAUX
EN COMMUNICATION A MESDAMES ET MESSIEURS
- LES DIRECTEURS DES IMPOTS DE WILAYA
- LES CHEFS DES CENTRES DES IMPOTS

Objet : Modalités d’application des taux IBS


Référence : Article 2 de la loi de finance complémentaire pour 2015, modifiant et
complétant, l’article 150 du code des impôts directs et taxes assimilées

La présente circulaire a pour objet de commenter aux services fiscaux, les dispositions de
l’article 2 de la loi de finance complémentaire pour 2015, modifiant et complétant les
dispositions de l’article 150 du code des impôts directs et taxes assimilées, à l’effet d’instaurer
le taux d’impôt sur les bénéfices des sociétés à trois niveaux.
1)- Taux de l’impôt sur les bénéfices des sociétés
Consécutivement à la modification introduite par l’article précité, les taux de l’impôt sur
les bénéfices des sociétés sont fixés comme suit :
19 % pour les activités de production de biens ;
23 % pour les activités de travaux publics et de bâtiments, ainsi que les activités touristiques
et thermales à l’exclusion des agences de voyages ;
26 % pour les autres activités.
Dans le cas de l’exercice de plusieurs activités par une seule personne morale, les taux de
l’IBS précités trouvent à s’appliquer aux bénéfices tirés de chaque activité.

119
A ce titre, il convient de se référer aux différents codes d’activités attribués à la personne
morale dans son registre de commerce, pour apprécier l’exercice de plusieurs activités.
Toutefois, lorsqu’une personne morale exerce, en sus de l’activité principale, d’autres
activités accessoires, sans que celles-ci soient indiquées dans le registre de commerce, il est
fait application du taux approprié à l’activité principale étant donné que le chiffre d’affaires
issu des autres activités n’est pas significatif.
1.1)- le taux de 19 %
Il s’applique aux bénéfices dégagés par les personnes morales exerçant des activités de
production de biens.
Nonobstant les dispositions de l’article 4 du code des taxes sur le chiffre d’affaires (CTCA),
les activités de productions de biens s »entendent de celles qui consistent en l’extraction, la
fabrication, le façonnage ou la transformation de produits à l’exclusion des activités de
conditionnement ou de présentation commerciale en vue de la revente.
Sont exclus de cette définition
a)- les activités d’hydrocarbures
Les activités d’hydrocarbures exclus sont celles relevant de l’avale pétrolier tel que défini par
les dispositions de l’article 5 de la loi n° 05-07 du 28 avril 2005, modifiée et complétée,
relative aux hydrocarbures.
Il s’agit des activités de transport par canalisation, du raffinage, de transformation, de
commercialisation de stockages et de distribution.
Il est signalé, que conformément aux dispositions de l’article 96 de la même loi, le régime
fiscal applicable aux activités en question est celui du droit commun.
b)- les activités minière
Les activités minières exclus de la définition précitées sont celles régies par les dispositions
de la loi n° 14-05 du 24 février 2014 portant loi minière.
Il s’agit d’activités d’exploitations minières définies par les dispositions de l’article 21 de
cette loi, et qui sont immatriculées en tant que telles au registre de commerce.
Toutes fois en cas d’exercice simultané des activités minières et des autres activités, les
personnes morales concernées sont soumises à l’IBS au tau de 26 % sur la quote-part des
bénéfices dégagés des activités minières.
Les bénéfices résultant des autres activités sont soumis aux taux correspondant à chaque
activité.
1.2)- Le taux de 23 %
Relèvent du taux de 23 % les bénéfices dégagés de l’exercice des activités suivantes :
a)- Les activités de travaux publics et de bâtiment :
Les activités de bâtiment et des travaux publics concernent les opérations de construction
d’immeubles réalisées dans le cadre de promotion immobilière, ainsi que les opérations de
construction de logements sociaux d’une part et, les opérations de construction des
infrastructures publiques (y compris les infrastructures et les ouvrages hydrauliques) telle que
les routes, les barrages, les canalisations et autres ouvrages d’art, d’autre part.
Par activités de bâtiment et des travaux publics et hydrauliques éligibles au taux de 23
%, il y a lieu d’entendre les activités :
- immatriculées en tant que telles au registre de commerce ;
- et qui donnent lieu au paiement des cotisations sociales spécifiques au secteur
NB :
Les entreprises étrangères n’ayant pas d’installation professionnelles permanentes en Algérie
et celles intervenant en Algérie, par l’intermédiaire d’un établissement stable au sens des
dispositions fiscales conventionnelles, dans le cadre d’un contrat de travaux immobilières,
sont soumises à l’IBS au taux de 23 %

120
Dans la mesure ou certaines entreprises étrangères ne sont pas astreintes à l’obligation
d’inscription au registre de commerce, en application de la législation et de la réglementation
commerciales, l’application de taux de 23 % à ces entreprises est subordonnée à la
justification du paiement des cotisations sociales spécifiques au secteur.
A défaut, le taux de 26 % trouve à s’appliquer de plein droit.
b)- Les activités touristiques
S’agissant de l’activité touristique, celle-ci s’entend de la gestion des complexes touristiques,
des stations thermales assurant, pour les besoins de l’activité, des prestations d’hébergements,
de restaurations, de loisirs, de divertissement et autres.
En revanche, ne peuvent êtres considérées comme activités touristiques pour les besoins de
l’application du taux de 23 % de l’IBS, les activités déployées par les agences de voyages et
de tourisme (revente de billetterie, réservation au niveau des hôtels,….etc.), aussi que les
hôtels assurant uniquement la présentation d’hébergement.
1.3)- Le taux de 26 %
Les bénéfices dégagés de l’exercice des activités, autres que celles soumises aux taux de 19 %
et de 23 %, sont soumis à l’IBS au taux de 26 %.
Il s’agit, notamment, des activités de prestations de services, des activités de commerce, les
activités d’hydrocarbures, les activités minières, les activités bancaires et d’assurances, les
activités médicales, ainsi que les entreprises étrangères n’ayant pas d’installation
professionnelle permanente en Algérie et celles intervenant en Algérie, par l’intermédiaire
d’un établissement stable au sens des dispositions fiscales conventionnelles, dans le cadre
d’un contrat de prestation de services.
1.4)- Cas des groupes de sociétés (bénéfices consolidés)
Dans le cas ou les activités exercées par les sociétés membres d’un groupe, ayant opté pour le
régime du bilan consolidé conformément aux dispositions de l’article 138 bis du code des
impôts directs et taxes assimilées, relèvent de taux différent de l’IBS, le bénéfice résultant de
la consolidation est soumis à l’IBS au taux de 19 %, dans le cas ou le chiffre d’affaires
relevant de ce taux est prépondérant.
Dans le cas contraire, la consolidation des bénéfices est autorisée par catégorie de chiffre
d’affaires.
2)- Les modalités de détermination des bénéfices en cas d’exercices concomitant de
plusieurs activités
Les personnes morales exerçant concomitamment des activités relevant de plusieurs taux de
l’IBS doivent tenir une comptabilité séparées pour ces activités, permettant de déterminer la
quote-part des bénéfices pour chaque activité à laquelle le taux de l’IBS approprié doit être
appliqué.
La tenue de la comptabilité séparée, est-il précisé, doit permettre l’individualisation des
opérations propre à chaque activité.
Elle signifie la répartition des couts, directs et indirects d’exploitation et communs, liées à
chacune des activités exercées.
La répartition des couts et des produits permettra leur affectation d’une manière à déterminer
les bénéfices de chacune des activités comme ci celle-ci sont exercées par des atintés
juridiquement indépendante.
Etant donné que les couts directs et les produits d’exploitation liés à chacune des activités se
distinguent par nature, ils sont pris en compte, en totalité pour la détermination de chaque
bénéfice séparément.
En ce qui concerne les couts indirects et les autres produits communs, les personnes morales
concernées doivent se référer aux données fournies par la comptabilité analytique pour les
répartitions.

121
A défaut la répartition des charges en question doit se faire sur la base de la clé de répartition
définie ci-dessous.
2.1)- Existence d’une comptabilité analytique
Dans ce cas la clé de répartition des charges indirects et des produits communs peut résulter
d’un ou plusieurs critères objectifs choisis, sous la responsabilité de la personne morale
assujettie à l’IBS.
2.2)- Absence d’une comptabilité analytique
Lorsque la personne morale ne dispose pas d’une comptabilité analytique ou d’un système de
calcule de couts, la répartition des couts indirects et des produits communs peut s’effectuée au
prorata de chiffre d’affaires spécifique à chaque activité par rapport au chiffre d’affaires
total de l’ensemble des activités exercées.
NB :
Pour les besoins de la détermination du résultat fiscale, les clés de répartition définies ci-
dessus doivent s’appliquer, également, aux charges non déductibles ou dont les
déductibilité est limitée en application des règles fiscales prévues par les dispositions du
code des impôts directs et taxes assimilées.
Exceptionnellement pour l’exercice 2015, la clé de répartition doit être appliquée
également aux déficits antérieurs reportables.
S’agissant des exercices futurs, l’imputation du déficit doit se faire pour chaque bénéfice
séparément.
3)- Les obligations des personnes en cas d’exercice concomitant de plusieurs activités
S’agissant d’une seul atinté juridique, la comptabilité séparée ne signifie en aucun cas la tenue
de plusieurs comptabilités.
C'est-à-dire, la tenue des documents comptables séparés pour chaque activité.
Cependant, pour les besoins de détermination du résultat servant de base pour le calcul de
l’IBS pou chaque activité, il y a lieu d’appliquer les clés de répartition prédéfinies aux charges
et aux produits communs comptabilisés, à l’effet de déterminer la quote-part à chaque résultat.
Au plan déclaratif, les personnes morales exerçant concomitamment des activités relevant de
plusieurs taux de l’IBS sont tenues de fournir une seule déclaration annuelle des résultats (G
n°4 ou G n°4 bis) pour l’ensemble des activités, prévue par les dispositions de l’article 150
code des impôts directs et taxes assimilées.
Toutefois, il est exigé de fournir à l’appui de la déclaration annuelle des résultats, un compte
de résultat et un tableau de détermination du résultat fiscal (tableau 9 de la liasse fiscale)
propre à chaque activité.
Il est exigé également, de fournir à l’appui des tableaux ci avant cités, un état annexe
détaillant l’ensemble des charges et des produits communs concernés par la répartition, ainsi
que les clés de répartition y appliquées.
4)- Les sanctions de non-respect de la tenue d’une comptabilité séparée
En cas de non respect de l’obligation de la tenue d’une comptabilité séparée, par les personnes
morales exerçant concomitamment plusieurs activités, le taux de 26 %d’IBS est applicable
systématiquement au bénéfice globale de l’ensemble des activités.
5)- Date d’effet des nouveau taux
Les nouveaux taux de l’IBS s’appliquent aux bénéfices de l’exercice 2015
Vous voudrez biens assurer la diffusion de la présente circulaire, veuillez à son application et
me rendre destinataire des difficultés éventuellement rencontrées.

Exemple au prorata de chiffre d’affaires


Lorsque la personne morale ne dispose pas d’une comptabilité analytique ou d’un système de
calcule de couts, la répartition des couts indirects et des produits communs peut s’effectuée au

122
prorata de chiffre d’affaires spécifique à chaque activité par rapport au chiffre d’affaires
total de l’ensemble des activités

Soit une société, qui détient trois registres de commerce, qui relèvent de trois domaines
d’activités
Registre principal fabrication des produits de BTPH
Registre annexe BTPH réalisation
Registre installation BTPH
Chiffres d’affaires réalisés au titre de 2016 (Voir tableaux)

Activité exercées Chiffre Taux


d’affaires
701 Ventes de produits finis 15 343 451,29 19 %
704 Vente de travaux 20 457 935,05 23 %
706 Autres prestations de services 15 343 451,29 26 %
Total chiffre d’affaires 51 144 837,63

Les obligations des personnes en cas d’exercice concomitant de plusieurs activités


Au plan déclaratif, les personnes morales exerçant concomitamment des activités relevant de
plusieurs taux de l’IBS sont tenues de fournir une seule déclaration annuelle des résultats (G
n°4 ou G n°4 bis) pour l’ensemble des activités, prévue par les dispositions de l’article 150
code des impôts directs et taxes assimilées.
Toutefois, il est exigé de fournir à l’appui de la déclaration annuelle des résultats, un compte
de résultat et un tableau de détermination du résultat fiscal (tableau 9 de la liasse fiscale)
propre à chaque activité.
Il est exigé également, de fournir à l’appui des tableaux ci avant cités, un état annexe
détaillant l’ensemble des charges et des produits communs concernés par la répartition, ainsi
que les clés de répartition y appliquées.
Résumé
1)- Une seule déclaration
2)- Un TCR pour chaque activité
3)- Un tableau 9 pour chaque activité
Application

Tableau de comte résultat (TCR globale)

Note N N-1
Chiffre d’affaires 51 144 837,63 50 141 997,68
Variation stocks produits finis et en cours 78 673 518,00 77 130 900,00
Production immobilisée -
Subventions d’exploitation -
I - Production de l’exercice 129 818 355,63 127 272 897,68
Achats consommés 45 580 971,22 42 204 602,99
Services extérieurs et autres consommations 16 290 648,46 14 945 549,05
II - Consommation de l’exercice 61 871 619,69 57 150 152,04
III-VALEUR AJOUTEE D’EXPLOITATION (I - 67 946 735,94 70 122 745,64
II)
Charges de personnel 9 758 369,98 9 119 971,94

123
Impôts, taxes et versements assimilés 2 045 793,51 2 005 679,91
IV- EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION 56 142 572,45 58 997 093,79
Autres produits opérationnels -
Autres charges opérationnelles 248 699,72 207 249,77
Dotations aux amortissements et aux provisions 6 905 000,00 10 005 240,00
Reprise sur pertes de valeur et provisions -
V- RESULTAT OPERATIONNEL 48 988 872,73 48 784 604,02
Produits financiers -
Charges financières 937 081,81 997 992,13
VI- RESULTAT FINANCIER - 937 081,81 - 997 992,13
VII- RESULTAT ORDINAIRE AVANT IMPOTS 48 051 790,92 47 786 611,89
(V + VI)
Impôts exigibles sur résultats ordinaires 16 686 126,82 16 593 314,16
Impôts différés (Variations) sur résultats ordinaires -
-
TOTAL DES PRODUITS DES ACTIVITES -
ORDINAIRES
TOTAL DES CHARGES DES ACTIVITES -
ORDINAIRES
VIII- RESULTAT NET DES ACTIVITES -
ORDINAIRES
-
Eléments extraordinaires (produits) (à préciser) -
Eléments extraordinaires (charges)) (à préciser) -
IX- RESULTAT EXTRAORDINAIRE -
-
X- RESULTAT NET DE L’EXERCICE 31 365 664,10 31 193 297,73
-
Part dans les résultats nets des sociétés mises en -
équivalence(1)
XI- RESULTAT NET DE L’ENSEMBLE -
CONSOLIDE (1)
Dont part des minoritaires (1) -
Part du groupe (1) -

Répartition
1)- Activité de Ventes de produits finis
Pourcentage
15 343 451,29 / 51 144 837,63 X 100 = 30 %
2)- Activité de Vente de travaux
Pourcentage
20 457 935,05 / 51 144 837,63 X 100 = 40 %
3)- Autres prestations de services
Pourcentage
15 343 451,29 / 51 144 837,63 X 100 = 30 %
Voir tableau (ci-dessous)

124
30% 40% 30%
activité 01 activité 02 activité 03
15 343 451,29 20 457 935,05 15 343 451,29
23 602 055,40 31 469 407,20 23 602 055,40

38 945 506,69 51 927 342,25 38 945 506,69


13 674 291,37 18 232 388,49 13 674 291,37
4 887 194,54 6 516 259,39 4 887 194,54
18 561 485,91 24 748 647,88 18 561 485,91
20 384 020,78 27 178 694,38 20 384 020,78
2 927 510,99 3 903 347,99 2 927 510,99
613 738,05 818 317,40 613 738,05
16 842 771,74 22 457 028,98 16 842 771,74

74 609,92 99 479,89 74 609,92


2 071 500,00 2 762 000,00 2 071 500,00

14 696 661,82 19 595 549,09 14 696 661,82

281 124,54 374 832,72 281 124,54


- 281 124,54 - 374 - 281
832,72 124,54
14 415 537,28 19 220 716,37 14 415 537,28
2 738 952,08 4 420 764,76 3 748 039,69
11 676 585,19 14 799 951,60 10 667 497,59

IBS Du sur 2 738 952,08 4 420 764,76 3 748 039,69 TCR =

activité 01 activité 02 activité 03


Chiffre d’affaires 15 343 451,29 20 457 935,05 15 343 451,29
Variation stocks produits finis et en cours 23 602 055,40 31 469 407,20 23 602 055,40
Production immobilisée
Subventions d’exploitation
I - Production de l’exercice 38 945 506,69 51 927 342,25 38 945 506,69
Achats consommés 13 674 291,37 18 232 388,49 13 674 291,37
Services extérieurs et autres consommations 4 887 194,54 6 516 259,39 4 887 194,54
II - Consommation de l’exercice 18 561 485,91 24 748 647,88 18 561 485,91
III-VALEUR AJOUTEE 20 384 020,78 27 178 694,38 20 384 020,78
D’EXPLOITATION (I - II)
Charges de personnel 2 927 510,99 3 903 347,99 2 927 510,99

125
Impôts, taxes et versements assimilés 613 738,05 818 317,40 613 738,05
IV- EXCEDENT BRUT 16 842 771,74 22 457 028,98 16 842 771,74
D’EXPLOITATION
Autres produits opérationnels
Autres charges opérationnelles 74 609,92 99 479,89 74 609,92
Dotations aux amortissements et aux 2 071 500,00 2 762 000,00 2 071 500,00
provisions
Reprise sur pertes de valeur et provisions
V- RESULTAT OPERATIONNEL 14 696 661,82 19 595 549,09 14 696 661,82
Produits financiers
Charges financières 281 124,54 374 832,72 281 124,54
VI- RESULTAT FINANCIER - 281 124,54 - 374 832,72 - 281 124,54
VII- RESULTAT ORDINAIRE AVANT 14 415 537,28 19 220 716,37 14 415 537,28
IMPOTS (V + VI)
Impôts exigibles sur résultats ordinaires 2 738 952,08 4 420 764,76 3 748 039,69
Impôts différés (Variations) sur résultats 11 676 585,19 14 799 951,60 10 667 497,59
ordinaires

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Enfin,
Si vous contactez les services fiscaux pour demander un conseil ou un avis, vous recevrez
généralement un bon accueil.
Pour autant, les agents des impôts ne sont pas toujours d'un niveau technique suffisant pour
répondre correctement aux questions posées.
Il nous arrive souvent de rencontrer des clients qui ont pris des positions erronées et sont
pourtant convaincus de leur bon droit, suite au mauvais conseil oral donné par un agent des
impôts.
En effet, le rôle d'un agent des impôts n'est pas de connaître la fiscalité dans son ensemble, ce
qui est en fait impossible, même pour un fiscaliste de très haut niveau.
La fiscalité, c'est effroyablement complexe.
Il faut des années d'expérience pour devenir un bon fiscaliste.
A ce titre, plus ont vieillis, plus je deviens compétent et plus ont se rends compte de l'étendue
de notre incompétence.
Le fiscaliste est comme l'astrophysicien.
Plus il met à jour des secrets de l'univers, plus il se rend compte de l'étendue infinie des
mystères restant à élucider.
Il est impossible de répondre sérieusement à une question fiscale un peu compliquée sans
faire une étude de la documentation.
On précise souvent à nos clients que seule une consultation écrite permet de répondre
sérieusement à leurs questions.
Cela étant, si un agent des impôts répond à une de vos questions et que cette réponse vous
plaît, il faut lui faire confirmer par écrit ou au moins faire un compte rendu de la question et
de sa réponse et lui envoyer par courrier avec accusé de réception pour se ménager un moyen
de preuve de l'existence de cette réponse.
En pratique, le meilleur moyen d'avoir une réponse sérieuse (et opposable) de l'administration
fiscale est de faire une question écrite sous la forme d'un rescrit.
Elle sera traitée par un agent des impôts spécialement chargé de répondre aux questions et qui
a généralement toute la compétence nécessaire.

MEDANI RACHID

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