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‫بسم هللا الرحمن الرحيم‬

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LE RECEUIL DE
FISCALITÉ
FRAUDE FISCALE

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Préambule.

C’est une mission difficile car le dispositif fiscal est compliqué, en constante évolution et les
dispositions fiscales souvent complexes à maîtriser.
C'est ça notre objectifs, vous aider mieux maîtriser la réglementation
- Connaître l’organisation du système fiscal algérien.
- Maîtriser les différents impôts et taxes:
- l’Impôt sur le Revenu Global (IRG),
- l’Impôt sur les Bénéfices des Sociétés (IBS),
- la Taxe sur l’Activité Professionnelle (TAP),
- la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA),
- La fiscalité locale, (TF, TA)
- Autres impôts et taxes non codifiés
- Contrôle fiscal et procédure contentieuse.
- Contrôler, Auditer les différentes déclarations fiscales.
- Maîtriser l’environnement fiscal de l’entreprise.
- Mettre l’entreprise hors risque sur le plan fiscal.
- Savoir faire face à un contrôle fiscal.
Article 64 de la constitution
Les citoyens sont égaux devant l’impôt.
Chacun doit participer au financement des charges publiques en fonction de sa capacité
contributive.
Nul impôt ne peut être institué qu’en vertu de la loi.
Nul impôt, contribution, taxe ou droit d’aucune sorte, ne peut être institué avec effet
rétroactif.
Toute action visant à contourner l’égalité des citoyens et des personnes morales devant l’impôt
constitue une atteinte aux intérêts de la communauté nationale.
Elle est réprimée par la loi.
La loi sanctionne l’évasion fiscale et la fuite de capitaux.
Aujourd’hui, je partage des articles pour vous expliquer quelque chose de très simple
Mon but n’est autre que de vous aider à comprendre la fiscalité, de vous expliquer le
fonctionnement du système fiscal algérien.
Ainsi, pour cela, j’apprends chaque jour que ce soit par la lecture de livre, mais également via
le suivi hebdomadaire que je fais avec chacun de nos groupes et forums et qui m’aide à
comprendre, à voir les différences de réaction entre chaque intervenant.
Je ne dis jamais une chose ou un conseil en l’air, mais essaie de vous expliquer au mieux ce
que vous devez faire, proprement.
Si je donne mon avis sur une loi, ce qu’elle permet de faire ou pas, comprenez bien qu’il ne
s’agit pas de mon avis personnel, mais d’un retour d’expérience sur plus 27 ans.
Je suis donc en contact permanent avec la progression de système fiscale
C’est donc entre mes connaissances théoriques acquises par mes lectures et mes
connaissances pratiques que j’en sais aujourd’hui autant et que je n’ai pas fini d’apprendre, de
progresser.
A l’heure d’aujourd’hui, beaucoup restent campés sur des connaissances théoriques
dépassées, répète ce que l’on leur a appris sans réfléchir, bêtement sans comprendre et vous
font ainsi perdre du temps, car vous ne savez plus où donner de la tête, qui a raison ou pas.
Ce petit journal hebdomadaire est conçu de façon à vous faire comprendre les dessous et
dessus de system fiscal Algérien.

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Il contient des lois, circulaires, instructions, décrets, arrêtés, notes et communiqués, en plus
des cours et des exemples traitant la fiscalité en en générale.
Pour l’accomplissement de cette tache, nous allons mettre à votre disposition un outil de
travail, pour les techniciens de la fiscalité et d’aider d’autres pour l’assimilation d’un système
complexe.
- Un bon système fiscal est un système conceptuellement équitable.
- Un bon système fiscal doit tendre vers la simplicité et la stabilité.
- Le respect du système fiscal doit être généralisé.
- Le système fiscal doit intégrer la raison économique.
- Le système fiscal doit être internationalement comparatif.
- Le système fiscal doit avoir un bon rendement.
- Le système doit favoriser l'émergence d'un bon environnement fiscal.
L'équité fiscale
L'équité est la pierre angulaire de tout l'édifice fiscal si nécessaire à toute société moderne et
démocratique.
Aussi bien le législateur que l'autorité administrative doivent-ils privilégier de façon constante le
principe majeur d'équité fiscale élevé au rang d'un principe constitutionnel.
Simplicité et stabilité du système fiscal
Un bon système fiscal est un système qui doit éviter autant que faire se peut la complexité et offrir une
certaine stabilité le rendant accessible aux utilisateurs et facilement gérable.
Le non respect de la loi fiscale entraîne des conséquences économiques et sociales néfastes :
- Il est une source d'iniquité fiscale.
- Il fragilise les finances publiques, source d’inflation et cause de l’inefficacité de l’appareil d’Etat.
- Il provoque une concurrence déloyale qui fragilise, à son tour, les entreprises transparentes.
- Il amplifie et enracine la contestation sociale.
- La fiscalité doit entériner la prééminence de la raison économique sur toutes les autres
considérations Rien ne justifie une fiscalité qui ne soit pas adaptée à la réalité économique des
entreprises et des individus.
- Une assiette non économique ne favorise pas le développement des bons comportements et
défavorise une économie par rapport à ses concurrents étrangers.
- Une fiscalité ne tenant pas compte des impératifs de l’économie, ressemble à celui qui, à force de
traire sa vache, l’affaiblit.
- En revanche, rien n’est plus heureux pour un système fiscal que des entreprises prospères.
- La fiscalité doit veiller à la préservation de l’outil de production avant toute autre considération.
- La fiscalité doit être internationalement comparative
- La mise en compétition d’une économie avec les autres économies du monde contraint le législateur
fiscal à tenir de plus en plus compte des systèmes appliqués dans le reste du monde.
- Une économie à fiscalité trop lourde ou injuste par rapport à la fiscalité internationale est une
économie qui offre des atouts à ses concurrents pour la battre.
- Le système fiscal doit avoir un bon rendement considérant l’équilibre des finances publiques comme
une condition de croissance durable et le coût de la collecte des impôts aussi bien pour l’Etat que pour
les contribuables, comme un coût caché de l’impôt qu’il convient de prendre en compte, le rendement
de chacun des impôts composant le système fiscal constitue une qualité caractéristique du système
dans son ensemble.
- Un impôt à faible rendement pose la question de l’opportunité de son maintien. En effet, faire
supporter l’effet inhibitoire, attaché à tout impôt, à l’activité économique ne saurait se justifier lorsque
l’impôt ne produit pas un rendement satisfaisant.

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- La qualité de l'environnement fiscal L'environnement fiscal est une composante essentielle de la
qualité d'un système fiscal.
- Il ne se limite pas aux seuls éléments du système d'imposition au sens fiscal, mais il englobe aussi le
cadre législatif et réglementaire de tous les prélèvements obligatoires, l'appareil administratif fiscal, le
juge fiscal et plus généralement les garanties de nature à sécuriser le contribuable contre tout arbitraire
ou tout traitement individuel fiscalement discriminatoire.
- L’environnement fiscal favorable suppose, en plus de la vigilance continue pour procéder à
l'étalonnage et à la comparaison du poids des prélèvements supportés par l'entreprise avec les pratiques
d'autres pays, une législation fiscale relativement simple et relativement stable.
- Il suppose aussi une administration soumise au droit et particulièrement soucieuse des droits du
contribuable qui doit être considéré, notamment lors du contrôle fiscal, comme un partenaire et non
comme un «fraudeur présumé».
- Il suppose enfin l'existence d'une justice réellement indépendante et réellement compétente pour
trancher, en toute impartialité, les litiges fiscaux et empêcher ainsi l'administration, forte de ses
prérogatives de puissance publique (et surtout de son privilège d'exécution préalable), de faire elle-
même justice ou d'imposer des solutions»
Conclusion
En effet, une fiscalité d’application générale permet de dégager un bon rendement, ce qui favorise
l'amélioration de l'équité fiscale et permet de respecter d’avantage la prééminence de l’économie et
d’instituer une meilleure fiscalité que celle des pays concurrents.
De même qu’une fiscalité simple et stable et qui intègre la réalité économique favorise l’adhésion des
contribuables et le respect spontané des lois et améliore le rendement fiscal.
Mais, bien que tout effort de hiérarchisation reste délicat, le critère d’une application généralisée
paraît, néanmoins, commander les autres critères.
Enfin, l'analyse des différentes lacunes du système fiscal algérien a démontré que ce système
a été réalisé en l'absence d'une conception globale, claire et cohérente de la politique fiscale.
Cela fait que la fiscalité algérienne à la veille de la réforme de 1991 est une fiscalité « tous
azimuts » qui frappe au « hasard » sous la pression des besoins budgétaires du moment
répondant plus à des préoccupations financières à court terme, d'ordre conjoncturel qu'à des
objectifs économiques et sociaux à moyen et long terme.
Cela s'est traduit par un nombre important de dispositions fiscales, revues et corrigées,
donnant l'image d'une législation fiscale débridée et décousue.

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(II)

Le conseiller fiscal
I)- Comment peut-on définir un fiscaliste :
Le présent décret donne un aperçu sur le conseil fiscal, mis à jour au 31/12/2017
Ordonnance n° 71-81 du 29/12/1971 fixant les conditions d’exercice de la profession
de conseil fiscal et assimilé
AU NON DU PEUPLE
Le chef du gouvernement, président du conseil de ministre
Vus les ordonnances n° 65-182 du 10 juillet 1965 et 70-53 du 18 djoumada 1 1390
correspondant au 21 juillet 1970 pourtant constitution du gouvernement
Vu ordonnance n°70-93 du 31 décembre 1970 portant loi de finance pour 1971.
Ordonne
Article 1ér
Nulle personne physique ou morale ne peut, sous quelque dénomination que ce soit, exercé la
profession de conseil fiscal et assimilé, si elle n’a été au préalable expressément autorisé dans
les conditions définies aux articles ci après par le ministre des finances.
Article 2
Par conseil fiscal, il faut entendre celui qui, à titre personnel et d’une manière générale, donne
des conseils ou des consultations ou encore effectue tous travaux d’ordre fiscale pour le
compte de son client.
Il peut notamment être appelé à établir des déclarations fiscales, à vérifier les avertissements,
à rédiger et à présenter en qualité de mandataire, des réclamations auprès des administrations
fiscales.
Article 3
Les sociétés des conseils fiscaux et assimilés ne peuvent être constituées que sous formes de
sociétés civiles.
Dans ce cas, les travaux de conseils fiscaux et assimilés, sont effectués sous leurs noms
propres et sous leur responsabilité personnelle.
Article 4
Pour être autorisé à exercer la profession de conseil fiscal et assimilé, il faut remplir les
conditions suivantes:
- être de nationalité algérienne;
- jouir de ses droits civiques;
- n'avoir jamais subi de condamnation à une peine afflictive et infamante;
- avoir exercé pendant cinq (5) années au moins une fonction supérieure ou occupé un poste
supérieur auprès d'un service relevant de l'Administration fiscale;
- justifier de la possession d'un diplôme de l'enseignement supérieur ou d'un titre équivalent.
Article 5
Sont autorisés à exercer la profession de conseil fiscal, les agents des impôts ayant-au moins
le grade d'inspecteur central admis à faire valoir leurs droits à la retraite.
Article 6
Sont également autorisés à exercer la profession de conseil fiscal, les agents des impôts
ayant cessé leur fonction dans la mesure où ils réunissent les conditions ci-après:
- avoir exercé auprès d'un service relevant de l'Administration fiscale pendant au moins vingt
ans;

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- être titulaire du grade d'inspecteur central depuis au moins dix (10) ans;
- justifier d'un arrêté de démission.
Article 7
Les années de service au delà du grade d'inspecteur central, sont décomptées de la même
manière.
Article 8
Les conseils fiscaux peuvent collaborer à des tâches d'enseignement ou de recherche dans les
établissements scolaires ou universitaires.
Article 9
Les conseils fiscaux et assemblés qui exercent en société constituée, sous la forme prévue
à l’article 3 ci-dessus doivent satisfaire simultanément aux conditions suivantes :
- les associées doivent êtres autorisés individuellement à exercer la profession
- la société ainsi constituée doit elle-même être autorisée à exercer la profession
Article 10
Le retrait définitif de l’autorisation d’exercer la profession, est prononcé à l’encontre du
conseil fiscal et assimilé qui, dans l’exercice de cses fonctions, aide sciemment à
l’établissement ou à l’utilisation de documents ou renseignements de toutes nature reconnus
inexacts.
Article 11
L’exercice illégal de la profession de conseil fiscal rend son auteur passible d’une peine
d’emprisonnement de 3 mois à trois ans de prison et une amende de 5 000.00 à 50 000.00 ou
une de ses deux peines seulement
Exerce illégalement la profession, le conseil fiscal non autorisé ou dont l’autorisation à été
retirer
Est également assimilé à l’exercice illégal de la profession de conseil fiscal, l’usage abusif de
ce titre.
Article 12
Les procès verbaux de constatation du délai sont établis par les contrôleurs ou inspecteurs des
régies financières ou du trésor et transmis au ministre des finances (agence judiciaire du
trésor) qui, s’il le juge opportun saisit la justice.
A défaut de poursuite judiciaire, le ministre des finances (direction des impôts) peut infliger
des amendes administratives aux personnes qui exercent la profession en violation de l’une
des dispositions de la présente ordonnance.
Ces amendes varient entre 1 000.00 et 5 000.00.
Article12 bis.
Les conseillers fiscaux sont organisés en Conseil de l’ordre.
Le Ministre des finances peut déléguer tout ou partie de ses prérogatives énoncées par la
présente ordonnance.
L’organisation et la gestion du conseil de l’ordre ainsi que les modalités d’application du
présent article sont fixées par voie réglementaire.
Article 13
Les modalités d’applications de la présente ordonnance seront précisées en tant que de besoin,
par des textes ultérieurs.
Article 14
Sont abrogés toutes dispositions contraires à la présente ordonnance.
Article 15
La présente ordonnance sera publiée au journal officiel de la république algérienne
démocratique et populaire.
Fait à Alger le 29/12/1971
II)- Le profil d’un fiscaliste :

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Un fiscaliste doit avoir les compétences suivantes :
Esprit d’analyse et de synthèse
- Capacités d’expression orale et écrite
- Rigueur et méthode
- Sens de la négociation
- des aptitudes à la réflexion
- des qualités rédactionnelles
- des qualités d’expression orale
- le sens de la communication et du contact
- le sens de l’organisation
- un esprit de synthèse et d’analyse
- une capacité d’adaptation confirmée
- le sens de l’écoute
- de parfaites connaissances juridiques et fiscales
- de la résistance au travail sous pression
III)- Les missions d’un fiscaliste :
- s’assure que les entreprises respectent les normes fiscales, nationales ou internationales.
- il prodigue conseil et assistance aux entreprises
- il sait jouer avec les textes en vigueur pour permettre aux sociétés de réduire leurs taxes.
- Intervenir lors des grandes mutations d’une entreprise : fusion ou acquisition
- Veiller à l’application des normes fiscales
- Proposer des solutions fiscales pour la gestion et la réduction des impôts
- Conseiller sur les questions de droit
- Défendre les intérêts d’une entreprise en cas de contentieux
- Assurer la formation, en fiscalité, de contribuable
- Aider à optimiser le bilan comptable et votre déclaration d’impôts.
- Aider a connaître les dispositions, aussi bien nouvelles qu’anciennes en matière de fiscalité
- Publier des articles d’intérêt fiscal dans les différents organes de communications ce qui
participe a l’animation de la vie fiscale
IV)- Son rôle
Il est l’interlocuteur de l’administration fiscale, pour le compte de l’entreprise.
Ainsi, lors d’un contrôle, il sait trouver les arguments pour limiter les contentieux ou les
redressements.
Il se doit de connaître sur le bout des doigts les dernières dispositions en vigueur et les utiliser
au mieux.
En faite ces deux fonctions se complètent pour permettre le bon fonctionnement de
l’entreprise.
Conclusion
Publier des articles d’intérêt fiscal dans les différents organes de communications ce qui
participe a l’animation de la vie fiscale.
De ce qui précède, je ne suis ni un opportuniste, ni un charlatan, les descriptions en (I) et (II),
sont la preuve de notre sincérité.

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(III)

La définition et caractéristiques de
l’impôt
Définition :
L’impôt est une prestation pécuniaire requise des particuliers par voie d’autorité à titre
définitif et sans contrepartie en vue de la couverture des charges publiques
Cette définition est critiquable, car elle focalise la notion de contribuable autour des personnes
physiques, c’est-à-dire, des particuliers.
Elle identifie le destinataire de l’impôt sans mettre l’accent sur la légalité.
D’où la définition suivante qui à priori nous paraît plus complète.
L’impôt est un prélèvement en espèces effectué à titre obligatoire et définitif sans contrepartie
déterminé sur des bases légales, sur la fortune des personnes pour être mis à la disposition de
la puissance publique pour faire face aux charges publiques».
Les citoyens sont égaux devant l’impôt, chacun doit participer au financement des charges
publiques en fonction de sa capacité contributive.
Nul impôt ne peut être institué qu'en vertu de la loi ; la loi fiscale n’est pas rétroactive. » (Art
64 de la constitution)
D’où les caractéristiques suivantes :
L’impôt est un prélèvement :
Ce prélèvement est pécuniaire c’est-à- dire en argent (en monnaie nationale), et définitif.
Il s’oppose en cela aux prélèvements en nature de l’ancien régime (ex : blé), et aussi à
l’emprunt qui, constitue un autre moyen de couverture des dépenses publiques.
Il est à signaler que les pouvoirs publics ont fait appel plusieurs fois ces dernières années à
l’emprunt en particulier par le biais du trésor public.
Sur le plan économique, le prélèvement fiscal joue un rôle important dans l’intervention et la
régulation économiques puisqu’il joue aussi bien sur !e revenu disponible des ménages que
sur le budget de l’Etat.
L’impôt est obligatoire :
Ce caractère est lié à la légitimité de la puissance publique et au principe du consentement à
l’impôt.
Les contribuables sont tenus à l’obligation de s’acquitter de l’impôt sous peine des sanctions
prévues en cas de fraude fiscale.
L’impôt ne comporte pas de contrepartie :
Cela le distingue
- des redevances, qui sont réclamées en contrepartie d’un service public rendu
proportionnellement au montant de ce service.
Exemple :
redevances téléphoniques, électrique, eau, audiovisuel .,
- des taxes qui en principe, rémunèrent également un service mais saris lien de
proportionnalité avec le service rendu.
Elles sont également obligatoires et définies par le législateur (la loi) :
Exemple :
Taxe sur les bières et les alcools, taxe sur les métaux précieux (or et argent).
La légalité de l’impôt :

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Aucun impôt ne peut être réclamé au contribuable s’il n’a pas été approuvé par le législateur,
c’est-à-dire les représentants du peuple au niveau de l’Assemble Populaire Nationale (APN).
Les impôts et taxes et leur taux sont prévus par la loi de finance.
L’impôt frappe les revenus des personnes :
La puissance publique (Etat) réclame les impôts pour l’ensemble des personnes physiques ou
morales publiques ou privées (c’est-à-dire société commerciale étatique ou privée) en fonction
de la capacité contributive de chaque personne qu’elle soit de nationalité algérienne ou
étrangère (si elle travaille ou réalise des revenus en Algérie) en vertu du principe de la
territorialité de l’impôt, en vue de .concrétiser le principe de justice fiscale.
Pour la couverture des charges publiques :
les recettes fiscales sont destinées pour la couverture des dépenses publiques essentiellement
d’intérêt général subdivisé en dépenses d’équipement et de fonctionnement dans le cadre du
budget de l’Etat.
La classification des impôts et taxes :
Plusieurs classifications peuvent être envisagées vue la complexité des systèmes fiscaux en
fonction des différentes stratégies économiques et fiscales des gouvernements en fonction des
objectifs qu’ils poursuivent.
La classification économique :
Cette classification est fondée sur ta distinction entre l’origine de la richesse qui se
traduit :
- soit par la possession ou la transmission d’un capital ou d’un patrimoine ;
- soit par la perception d’un revenu lié au travail ou à la propriété.
Et ses emplois par la dépense soit du revenu, soit du capital lui même.
Elle permet de définir l’élément économique sur lequel la contribution est assise, c'est-à-dire
la matière imposable.
L’imposition du revenu
Le revenu est constitué par le total des sommes perçues par une personne pendant une année.
Il provient soit :
- du travail, exemple le salaire,
- du capital, exemple loyers et revenus fonciers,
- du bénéfice net réalisé dans une entreprise commerciale individuelle.
A ce titre, la réforme fiscale introduite en 1991 a institué un impôt sur le revenu global IRG, il
est annuel suivant un barème progressif, il est considéré comme un instrument de justice.
L’imposition de la dépense
Cette forme d’imposition frappe le revenu au niveau de son utilisation au moment de la
consommation des biens et services.
Il s’agit essentiellement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui est un impôt général sur la
dépense et des différents droits indirects (tabacs, alcools, produits pétroliers, métaux précieux,
etc.)
L’imposition du capital
Il peut être permanent, exemple impôt foncier (impôt local perçu annuellement sur la
propriété foncière), c’est-à-dire propriétés bâties et non bâties.
- L’impôt sur la fortune ou le patrimoine ;
- Imposition dès plus values suite à une vente d’immeuble ;
- imposition des mutations et des successions (droits d’enregistrement)
La classification impôts directs, impôts indirects :
Cette classification administrative repose sur la spécialisation des services fiscaux.
Le critère essentiel est économique et concerne l’incidence de l’impôt :

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L’impôt direct est supporté à titre définitif par le contribuable, alors que l’impôt indirect est
répercuté par l’intermédiaire des prix sur d’autres contribuables.
Sur le plan technique, l’impôt direct est permanent tandis que l’impôt indirect est intermittent
puisqu’il est fondé sur des événements économiques qui relèvent de l’activité et de l’initiative
des contribuables.
D’un point de vue juridique :
L’impôt direct est perçu par voie de rôle nominatif (document établi par l’administration au
nom de chaque contribuable), l’impôt indirect est perçu sans rôle.
Cette classification a perdu de son intérêt vue l’institution de l’inspection unique introduite
par la réforme fiscale.
Les autres classifications
Impôts réels / impôts personnels :
L’impôt réel atteint un bien sans tenir compte de la situation personnelle de son détenteur
Exemple
TVA).
Par contre l’impôt personnel prend en considération l’ensemble de la situation économique,
financière et sociale du contribuable
Exemple :
IRG).
Impôt de répartition et impôt de quotité :
I ’impôt de quotité s’applique à toute la base imposable et comporte un tarif déterminé à
l’avance, le produit de l’impôt n’est pas connu à l’avance, il dépend des conditions
économiques.
Exemples :
IRG, TVA, IBS.
L’impôt de répartition concerne essentiellement les impôts locaux (taxe sur l’activité
professionnelle, taxe foncière, taxe d’assainissement et de déversement à l’égout) dont le
produit est réparti sur l’ensemble des collectivités locales (APC), (APW) pour alimenter leur
budget.

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(IV)

Organisation de l’administration
fiscale
Toute activité économique est localisée dans un espace en fonction des circonscriptions
administratives.
A l’instar des autres administrations, le ministère des finances adopte une organisation
administrative et territoriale en fonction des exigences de son fonctionnement et des
contraintes territoriales imposées par l’immensité de l’Algérie :
On y trouve une organisation territoriale régionalisée comme suit :
A l’échelle centrale
La DGI (direction générale des impôts) dépendant du ministère des finances exécute la
politique fiscale du gouvernement ; elle est dirigée par un directeur général.
A l’échelle régionale
Il existe 09 directions régionales à travers le territoire national ; la wilaya de Tizi-Ouzou
dépend de la DRI (direction régionale des impôts) de Blida.
A l’échelle Wilaya :
Il existe au niveau de chaque wilaya, une DIW (Direction des Impôts de Wilaya) chargée
d’appliquer la législation fiscale sur son territoire.
La DIW est dirigée par un directeur de Wilaya.
A l’échelle locale :
Il existe au niveau de chaque Daïra, deux structures fiscales :
a)- Inspection des impôts :
Elle est chargée des missions suivantes :
Réception des déclarations fiscales,
Contrôle de ces déclarations,
Etablissement des impôts et taxes,
Recensement des personnes et biens imposables.
Cette structure est dirigée par un chef d’inspection
b)- Recette des impôts :
Elle est chargée des missions suivantes :
Recouvrement des impôts et taxes
Poursuites à l’encontre des commerçants défaillants
Cette structure est dirigée par un receveur des impôts.
Une nouvelle organisation de l’administration fiscale est en cours ; il est prévu en effet la
création des structures fiscales suivantes :
Direction des grandes entreprises (DGE) :
Elle regroupe toutes les entreprises (individuelles et sociétés) dont le chiffre d’affaires est
supérieur à 100.000.000,00 ; elle est également chargée du suivi des sociétés étrangères ; cette
structure implantée à Alger est opérationnelle depuis 2006.
Centre des impôts (CDI) :
Cette structure prendra en charge les dossiers fiscaux des contribuables suivis suivant le
régime du réel (Structure opérationnelle).
Centre de proximité des impôts (CPI) :

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Cette structure se chargera de suivre les dossiers fiscaux des contribuables suivis suivant le
régime du forfait (petits commerçants et artisans) ainsi que de la taxe foncière et
d’assainissement (Structure partiellement opérationnelle).

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(V)

Les sources du droit fiscal :


Sont au nombre de quatre.
La loi :
Seule véritable source du droit fiscal, elle est consacrée comme telle par la constitution
Les textes réglementaires :
Constituent une source puisqu'ils précisent les modalités d'application des dispositions
législatives ; Dans leur commentaire dans la rubrique des dispositions légales, ils abordent
souvent des points non-traités par la loi.
La jurisprudence :
Dans le règlement du contentieux fiscal, le juge est amené à interpréter la loi fiscale. Ces
interprétations en tant que telles font jurisprudence et sont source du droit fiscal.
En effet l'administration fiscale prend en compte le plus souvent au niveau de ses textes les
interprétations données par le juge.
La doctrine fiscale:
C’est l’ensemble des opinions formulées, des commentaires, des directives, ou prise de
position individuelles par les auteurs et commentateurs à propos des textes législatifs ou
réglementaires et des décisions jurisprudentielles de ce fait elle constitue une source du droit
fiscal en ce qu'elle influence l'orientation du législateur ou l'interprétation de l'administration
fiscale et du juge.
Législation fiscale algérienne
Loi fiscale :
Les lois fiscales sont prises à l'initiative de l'exécutif sous forme de projet de loi ou des
députés sous forme de proposition de loi ;
Dans les faits, l'initiative appartient au gouvernement, en raison de la complexité de la matière
;
Les lois fiscales sont prises sous forme de codes ; elles sont promulguées par le Chef de l'Etat
et publiées au Journal Officiel.
Application de la loi fiscale dans le temps :
- les lois fiscales s'appliquent immédiatement :
- Elles ne sont pas rétroactives ;
Application de la loi fiscale dans l'espace.
Elle soulève le :
- problème de la double imposition ;
- problème de l'évasion fiscale internationale (paradis fiscaux) ;
Loi de finance :
Elles sont prévues par l'article 2 de la loi n° 84-17 du 07 Juillet 1984 relative aux lois de
finances.
la loi de finances de l'année (initiale) :
Le projet de loi de finances est élaboré par l'administration fiscale ;
- elle constitue le moyen juridique utilisé pour procéder à des modifications aux différents
codes fiscaux ou instituer de nouveaux impôts et taxes au sein et en dehors des codes fiscaux ;
- le dépôt du projet de loi de finances par le Gouvernement auprès de l'APN doit intervenir
au plus tard le 30 septembre de l'année précédent l'exercice en cause.

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La loi de finances complémentaire :
Il est fait recours à ce support juridique généralement pour procéder à des réajustements
budgétaires ou pour prendre des mesures urgentes.
Décrets / arrêtés / instructions interministérielles :
A cet égard on distingue le "décret", acte pris par le Président de la République et l'"arrêté"
qui est pris par les ministres, les Préfets, les sous-préfets et par les maires en fonction des
attributions que leur confèrent la Constitution et les Lois
Circulaires et instructions du ministre des finances
Règles d’un bon système fiscal
Règle de la justice :
Selon cette règle la contribution de chaque sujet doit être proportionnelle à ses facultés
contributives ;
Ce principe doit être complété par le principe de l'universalité qui tend à éliminer les
privilèges de certaines personnes et classes ;
Ce principe d'égalité doit être complété également par le principe d'uniformité de l'impôt qui
implique une contribution uniforme, les citoyens étant égaux devant les charges publiques.
Règle de la fixité et de la certitude :
La taxe imposée à chaque citoyen doit être certaine et non arbitraire ;
- le temps du paiement ;
- le mode du paiement ;
- la quotité à payer.
Cette règle vise à éviter l'arbitraire de l'administration ;
Elle tend également, à sauvegarder les intérêts du Trésor, en stabilisant les recettes fiscales ;
Elle a aussi pour objet d'éviter les changements fréquents de la législation pour ne pas
perturber l'administration fiscale et le contribuable.
Règle de commodité :
Toute contribution doit être levée à l'époque et suivant le mode qui paraissent les plus
convenables pour le contribuable et assurer au Trésor des rentrées tout en évitant au
contribuable des charges et sacrifices démesurés.
Règle d’économie
Toute contribution doit être établie de manière à faire sortir des bourses du peuple le moins
possible au delà de ce qu'elle fait entrer dans le trésor de l'Etat ;
L'administration fiscale doit adopter un système fiscal qui n'occasionne pas des dépenses
supérieures à ce qu'il procure à l'Etat ;
Limitation des frais de perception de l'impôt et de contrôle.
Prélèvements obligatoires
Impôts :
Prestation pécuniaire requise des contribuables d’après leurs facultés contributives par voie
d’autorité de manière définitive et sans contrepartie directe, en vue de la réalisation des
objectifs de la puissance publique.
C’est un acte de puissance publique;
Il opère un prélèvement sur la propriété;
Il est perçu dans un but d’intérêt général.
Taxes :
Prestation pécuniaire due dés lors que le service est mis à la disposition du redevable, son
montant n’est pas proportionnel à la valeur du service rendu (droits d’inscriptions dans les
universités).
Taxes parafiscales :
Prestation pécuniaire perçu dans un intérêt économique ou social au profit d ’une personne
morale publique autre que l’État. (cotisation à la chambre de commerce)

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Droits de douanes :
Contribution pécuniaire sur une marchandise lors de son passage à la frontière.
Redevances :
Prestation pécuniaire en contre partie d’une prestation de service fournie, son produit est
affecté au service prestataire, elle n’est due que par les usagers effectifs, et que le service
bénéficie exclusivement aux redevables du prélèvement obligatoire exigé.
Cotisations sociales :
Les apports des personnes protégées ou de leurs employeurs à des institutions octroyant
des prestations sociales, en vue d’acquérir et de maintenir le droit à ces prestations.
Les fonctions de l’impôt
La fonction financière :
d’un point de vue historique c’est la première fonction de l’impôt.
Ce dernier a été créé afin de couvrir les charges publiques.
Pour ce faire il doit être :
Productif :
Être payé par le plus grand nombre de contribuables.
Etre stable :
Ce qui permet aux contribuables l’acceptation de le payer.
Etre élastique :
Il doit pouvoir être augmenté sans susciter de trop vives réactions.
La fonction économique :
L’impôt dans le domaine économique peut être utilisé pour divers actions dans le cadre
de la politique fiscale :
La régulation conjoncturelle :
En période d’inflation l’impôt peut permettre une action anti-inflationniste en épongeant
l’excédent du pouvoir d’achat qui fait augmenter les prix.
Par l’incitation à l’épargne et l’incitation à l’investissement en capitaux mobiliers.
L’action structurelle :
Incitations fiscale favorisant l’implantation d’entreprises dans certaines régions ….
Les interventions fiscales sectorielles :
Exemple dans le secteur agricole.
La fonction sociale :
Le capitalisme a engendré des inégalités qu’il convient de corriger, le premier objectif social
étant la redistribution des revenus, c’est la théorie du réformisme fiscal.
Cette théorie repose sur deux techniques :
La progressivité de l’impôt :
Permet de frapper moins lourdement les plus démunis.
La personnalisation de l’impôt :
Va permettre de tenir compte de la situation du contribuable notamment de ses charges
familiales.
La redistribution des revenus se matérialise à travers les subventions, la couverture sociale,
construction de logements sociaux,….
Les classifications de l’impôt
La classification administrative
Les impôts de l ’État = budget de l’Etat
Les impôts locaux; = budget des collectivités locales
La classification économique :
L’impôt sur le revenu, frappe la richesse en voie d’acquisition ;
L’impôt sur la dépense, frappe la consommation;
L’impôt sur le capital, frappe la richesse acquise (ou patrimoine).

15
Les classifications techniques
Impôt direct et impôt indirect;
Les impôts directs sont payés et supportés par la même personne, le redevable.
Les impôts indirects sont payés par le redevable mais supportés par le contribuable.
Impôt spécifique et impôt ad-valorem
Impôt spécifique: un poids, un volume, une surface de matière imposable multiplié par une
somme forfaitaire.
Impôt ad-valorem: application d’un pourcentage (%) à la base imposable.
Impôt analytique et impôt synthétique;
Impôt analytique:
Assis sur les éléments d’un patrimoine ou sur une opération isolée ou sur une catégorie unique
de revenu;
Impôt synthétique:
Consiste à appréhender un ensemble d’opérations ou de revenus et à taxer cet ensemble.
Impôt de répartition et impôt de quotité;
Impôt de répartition:
Le montant est fixé à l’avance par le législateur puis réparti ensuite entre les contribuables, le
taux de l’impôt se dégage après la répartition (fiscalité locale).
Impôt de quotité:
Définir initialement un taux d’impôt qui sera ensuite appliqué à la matière imposable, le
montant par contribuable et le montant global ne sont connus qu’à la fin de l’année.
Impôt progressif et impôt proportionnel.
L’impôt proportionnel :
Est celui dont le taux demeure constant quelle que soit la quantité de la matière imposable ;
L’impôt progressif :
est celui dont le tarif s'élève à mesure que croit la quantité de la matière imposable, il y 'a
deux progressivité :
La classification sociale
L’impôt personnel
Est un impôt organisé de manière à tenir compte de la situation particulière (familiale,…) du
contribuable.
C'est un impôt subjectif.
L’impôt réel
Frappe les choses et ne s'intéresse qu'à la matière imposable.
C'est un impôt objectif ;

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(VI)

L’assiette de l’impôt
L’assiette de l’impôt
Asseoir l’impôt consiste a déterminer les bases d’imposition (exemple : salaire de pose
constitue l’assiette pour déterminer le montant de l’impôt sur les salaires IRG, le résultat
fiscal permet le calcul du montant de l’impôt a payer en matière de l’IBS.
La liquidation fiscale :
Liquider un impôt consiste a déterminer le montant a payer par le contribuable.
Exemple au moment du dépôt du bilan fiscal, une société doit au préalable procéder a la
liquidation fiscale, cela signifie ainsi :
- Détermination du montant de l’impôt IBS exigible
- Soustraire les acomptes verses par la société en matière d’IBS
- La liquidation est l’acte de régulariser le montant restant a payer (montant de l’IBS exigible
- montant des acomptes verses) le solde est a déclarer par voie de G50 et dont copie sera
jointe en même temps que le dépôt du bilan fiscal.
La procédure d’imposition
La détermination de l’assiette de l’impôt :
- L’assiette de l’impôt désigne la somme retenue pour définir la base de calcul d’un impôt ou
d’une taxe. En d’autres termes c’est sur qui repose l’impôt elle est déterminée par la recherche
de la matière imposable et l’évaluation de cette matière.
- La matière imposable est l’élément économique sur lequel l’impôt prend sa source cet
élément peut être un bien, un produit, un revenu, un capital ou une personne.
C’est le champ d’application de l’impôt.
Deux méthodes pour déterminer la matière imposable :
La déclaration d’existence ou le recensement.
La liquidation :
C’est l’opération qui conduit à déterminer l’impôt exigible.
Elle consiste à appliquer à la base imposable ou assiette, le taux ou le tarif de l’impôt pour en
déterminer le montant.
La liquidation peut se faire par trois parties :
Par l’administration fiscale :
Après le dépôt de la déclaration par le contribuable l'administration procède à la liquidation
(le calcul de l’impôt)
Par le contribuable :
C'est généralement en matière de taxes sur le chiffre d'affaires (TAP) que la liquidation de
l'impôt est confiée au contribuable lui même.
Par un tiers :
Elle est prévue par la loi sous forme de retenue à la source. L'impôt est ensuite reversé au
Trésor. Exemple la TVA.
Le recouvrement :
Est l’opération de perception de l’impôt, la collecte des prélèvements obligatoires peut se
faire à l’amiable (payement dans les délais) ou de force (redressement,…).
Si vous êtes une personne physique, morale, particulier ou professionnel vous êtes
soumis à l’un ou plusieurs de ces impôts et taxes :
01) - L’impôt forfaitaire unique.

17
02) - L’impôt sur le revenu global.
03) - La taxe sur l’activité professionnelle
04) - La Taxe sur la Valeur Ajoutée
05) - L’impôt sur le bénéfice de la société
06) - Régime fiscal applicable aux entreprises étrangères
07) - Régime fiscal applicable aux groupes de société
08) - Régime fiscal applicable aux groupements
09) - La Taxe Foncière
10) - La taxe d’assainissement
11) - La taxe d’habitation
12) - L’impôt sur le patrimoine
13) - Taxe sur les activités polluantes et dangereuses pour l’environnement
14) - Taxe sur les pneus neufs
15) - Droits de garantie
16) - Taxe de domiciliation bancaire
17) - redevance de l’utilisation des ressources en eau
18) - Taxe sur le blé dur importé
19) - Taxe annuelle sur les véhicules catégorie VP
20) - La taxe sur les produits pétroliers
21) - Taxe spécifique sur les sacs en plastique
22) - La TIC
23) - Taxe additionnelle
25) - Taxe sur les carburants
26) - Taxe d’incitation au déstockage des déchets industriels spécieux et/ou dangereux
27) - Taxe d’incitation au déstockage des déchets liés aux activités de soins des hôpitaux et
cliniques
28) - Taxe complémentaire sur les eaux usées industrielles
29) - Taxe complémentaire sur la pollution atmosphérique d’origine industrielle sur les
quantités émises dépassant les valeurs limites
30) – La taxe sur les d’importation des boissons gazeuses.
31) - La Taxe sanitaire sur les Viandes (TSV)
32) - Taxe à la charge des opérateurs de téléphonie mobile
33) - Taxe à la charge des importateurs et grossistes de médicaments (revente en l’état)
34) - Redevance à la charge des importateurs et producteurs d’appareils de reprographie
35) - Taxes de formation professionnelle et d’apprentissage
36) - Contribution à la charge des concessionnaires de véhicule auto
37) - Taxe parafiscale (TPF)
38) - Taxe de séjour
39) - Taxe de publicité
40) - Taxe unique sur les spectacles
41) - Redevance sur les appareils de reprographie
43) - Les mutations à titre onéreux
44) - Les mutations à titre gratuit
45) - Partages et échanges
46) - Les sociétés
47) - Actes relatifs à la dissolution et au partage des sociétés
48) - Les mutations d’usufruits et de la nue propriété
49) - Timbre de quittance
51) - Vignette auto
52) - Taxe sur les huiles, lubrifiants et préparations lubrifiantes

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53) - Redevance pétrolière
54) - Taxe sur le revenu pétrolier (TRP)
55) - Impôt complémentaire sur le revenu (ICR)
56) - Taxe sur les profits exceptionnels (TPE)
57) - Taxe superficiaire
58) - Taxe de crédit d’émission
59) - Taxe sur l’utilisation d’eau
60) - Taxe de torchage
61) - Droit de transfert
62) - Droits de timbre
63) - Droits d’enregistrement
64) - Droits indirects
65) - Taxe d’efficacité énergétique
66) - Etc……………………………………..

19
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(01)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Le Directeur Général

N° 175 /MF/DGI
Alger, le 09 mai 1999

Note
A
Messieurs les Directeurs des Impôts
En communication à :
Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts

Objet : Demande de suspension ou de report de l’action publique en matière de lutte


contre la fraude fiscale.
L'infraction fiscale pénale donne généralement lieu à un dépôt de plainte auprès du juge pénal
et son retrait est subordonné au paiement intégral des droits et pénalités dus conformément
aux dispositions des articles 20 et 40 de la loi de Finances pour 1998.
A l’expérience, il s'est avéré que des difficultés sont rencontrées par les contribuables
poursuivis afin de s'acquitter des droits et pénalités réclamés, d'autant que souvent les
impositions assises font l'objet de contestations quant au fond.
Pour remédier à cette situation, il a été décidé en commun accord avec les services du
Ministère de la Justice d'octroyer des échéanciers de paiement aux contribuables désireux de
s'acquitter de leurs dettes envers le Trésor.
Toutefois, pour la mise en oeuvre de cette mesure, tout octroi d'échéancier est subordonné au
paiement préalable d'un montant correspondant à vingt pour cent (20 %) du montant de la
dette fiscale.
Le reliquat de la dette fiscale doit être acquitté dans les conditions suivantes :
- jusqu'à 6 mois pour les créances n'excédant pas 10.000.000 DA ;
- jusqu'à 12 mois pour les créances n'excédant pas 20.000.000 DA :
- jusqu'à 18 mois pour les créances supérieures à 20.000.000 DA.
Dès que le calendrier de paiement est accordé par le receveur des impôts territorialement
compétent, une copie dudit calendrier doit être remise au Procureur de la République ou au
Magistrat instructeur pour y être versée au dossier, de dépôt de plainte
Dans ce cadre, il sera sollicité :
- soit la suspension de la mise en oeuvre de l’action publique (au niveau du Procureur de la
République) ;
- soit le sursis à statuer sur l'affaire lorsque la plainte est au niveau du juge d'instruction,
devant les juridictions de jugement.

20
Une instruction des services du Ministère de la Justice sera adressée à cette fin aux
Procureurs Généraux près les cours de justice.
Le non paiement par le contribuable de deux échéances du calendrier souscrit entraîne la
reprise de l’action publique et ce à la diligence du Directeur des Impôts de wilaya.
Enfin et dès l'apurement de la dette fiscale, dans les délais prescrits, le retrait de la plainte doit
s'effectuer dans les conditions définies dans la note n° 12MF/DGI/DCX du 10 Mai
1998relative au retrait de plainte par l'Administration fiscale.
Par ailleurs, il est rappelé que le dépôt de plainte ne doit pas constituer un empêchement à
l'instruction de la réclamation du contribuable qui peut apporter des éléments de nature à
remettre en cause l'imposition initiale.
Ces éléments nouveaux doivent, s'ils sont confirmés par les services être portés à la
connaissance de l'autorité judiciaire.
Toute difficulté dans l'application des dispositions qui précèdent doit être portée à ma
connaissance sous le timbre de la présente.

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(02)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Direction du Contentieux

N° 442/MF/DGI/DCX Alger, le 06 avril 1996

Instruction
A
Messieurs les Directeurs des Impôts de Wilaya
En communication à :
Monsieur l’Inspecteur Général des Services Fiscaux
Messieurs les Directeurs Centraux
Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts
Messieurs les chefs de Bridage Régionaux de Vérification

Objet : Fraude fiscale - Dépôt de plainte par l’Administration.

Dans le cadre de la lutte contre la fraude fiscale, l'Administration se doit d'user de tous les
moyens de droit dont elle dispose pour éradiquer ce fléau ou du moins le réduire
considérablement.
Si d'une façon générale, le contentieux de l'impôt a été jusqu'ici soumis à la juridiction
statuant en matière administrative en raison de l'attribution dévolue à celle-ci par l'article 7 du
Code de
Procédure Civile, il n'en demeure pas moins que les tribunaux répressifs peuvent être amenés
à connaître des affaires relatives aux dépôts de plainte pour fraude fiscal.
L'objet de cette instruction est de rappeler aux services la nécessité d'entamer de façon
progressive mais énergique la procédure de dépôt de plainte pour fraude fiscale.
Après avoir rappelé dans une partie introductive les éléments théoriques des infractions
pénales pour lesquelles des sanctions fiscales et pénales seront demandées au juge pour
réparer le préjudice causé, il sera examiné la procédure de poursuites, la constitution du
dossier et les recommandations à suivre en la matière.

ASPECTS THEORIQUES DE
L A PLAINTE EN MATIERE FISCALE
Les différents codes fiscaux ont érige en crime, délit ou contravention, certaines infractions
fiscales en raison de leur gravité particulière, du fait que les auteurs de telles infractions
agissent manifestement avec une intention frauduleuse.
Pour la sanction de ces infractions, la législation fiscale a prévu des peines qui peuvent être
classées en deux catégories :

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1) - les amendes fiscales,
2 ) - les peines correctionnelles (amendes pécuniaires et emprisonnement, qui peuvent être
cumulatives ou l'une exclusive de l'autre).
Si les amendes fiscales sont prononcées par l'administration fiscale, les peines
correctionnelles sont quant à elles fixées par le tribunal correctionnel.
Les infractions pénales en matière fiscale, peuvent être classées en deux catégories:
- le délit général de fraude prévu par l'ensemble des codes fiscaux,
- les délits spéciaux à chaque catégorie d’impôts et taxes, prévus par chacun des cinq codes
fiscaux.

1) - Le Délit général de fraude


Le délit commis consiste à se soustraire frauduleusement ou à tenter de se soustraire
frauduleusement à l'établissement partiel ou total de l'impôt ou à organiser son insolvabilité.
Les éléments constitutifs du délit de fraude doivent réunir.
a )- l'existence de faits matériels qui peut résulter d'une omission de déclaration, d’une
dissimulation par un moyen quelconque d’une partie des sommes assujetties à l'impôt, du fait
d'organiser son insolvabilité ou, d'une manière générale, de toutes manœuvres frauduleuses.
b) - une intention délibérée de fraude qui est l'élément moral caractérisé par la connaissance
qu'avait l’auteur de l'infraction du caractère illicite de l'omission ou de la dissimulation.
A ces deux éléments il convient d'ajouter :
c) - l'élément légal : le principe général de l'élément légal est consacré par l'article 1er du
Code
Pénal qui énonce qu'il n y a pas d'infraction, ni de peine ou de mesure de sûreté sans loi".
Donc l'élément légal est constitué par les textes de loi qui édictent expressément qu'un tel acte
constitue une infraction pénale et réprimé par une sanction pénale.
En matière fiscale, ce sont les textes fiscaux ainsi que le code pénal, pour ce qui est des
infractions mixtes (fiscale et droit commun) qui trouvent à s'appliquer.
Toutefois, il est à rappeler que les cinq codes fiscaux (Directs -TVA - Indirects –
Enregistrement - Timbre) sont autonomes l'un par rapport à l'autre et par conséquent, il
convient de rechercher les sanctions aux infractions commises dans chacun des codes, sauf
renvoi explicite par un code à un autre.
L’énumération de l'élément matériel du délit général de fraude fiscale, faite ci-dessus, n’étant
pas exhaustive, il y a lieu de se référer aux codes fiscaux :
- pour les impôts directs : Articles 303 à 309 - 407 et 408 ;
- pour la TVA : Articles 117 à 128 ;
- pour les impôts indirects : Articles 530 à 538 - 542 à 544 ;
- pour l'enregistrement : Articles 119 à 122 ;
- pour le timbre : Articles 33 et 34.

2)- Les délits spéciaux de fraude


Impôts Directs :
On peut citer notamment :
- le non versement des retenues opérées à la source ;
- le fait d'avoir utilisé des factures ou mentionné des résultats ne se rapportant pas à des
opérations réelles, notamment en ce qui concerne l'établissement de l'état détaillé des clients
visé à l'article 224-1 du Code des Impôts Directs ;
- quiconque est convaincu d'avoir opéré sciemment une inscription sous une rubrique inexacte
des dépenses supportées par une entreprise en vue de dissimuler des revenus imposables au
nom de l'entreprise elle-même ou d'un tiers.
T.V.A. :

23
Il s agit essentiellement de :
- la production de pièces fausses ou inexactes à l'appui de demandes tendant à obtenir soit le
dégrèvement, la remise, la décharge ou la restitution de la TVA ou le bénéfice d'avantages
fiscaux prévus en faveur de certaines catégories de redevables.
-Impôts Indirects Les infractions concernent plus spécifiquement :
- fraudes sur les alcools et spiritueux :
- infractions portant atteinte au monopole des tabacs ;
- infractions à la réglementation sur la garantie des matières d'or, d'argent et de platine.
Enregistrement :
Il s'agit de :
- fausses affirmations de sincérité sur une déclaration de succession par exemple;
- récidive d'une infraction commise par un officier public ou ministériel.
-Timbre : Il s'agit essentiellement de :
- l'imitation, contrefaçon, falsification des empreintes ;
- l'usage d'empreintes falsifiées.
Autres délits fiscaux prévus par l'ensemble des codes fiscaux
-opposition à l'exercice du contrôle fiscal ;
-organisation du refus collectif de l'impôt ;
-incitation au non-paiement de l'impôt ;
-refus de communication.

PROCEDURE DE POURSUITES
1)- Engagement de la procédure :
Les poursuites en vue de l'application des sanctions pénales prévues aux différents articles des
codes fiscaux sont engagées sur la plainte du Directeur des Impôts de la Wilaya concerné,
sans qu'il y ait lieu au préalable de mettre l'intéressé en demeure de faire ou de compléter sa
déclaration ou de régulariser sa situation au regard de la réglementation fiscale.
La plainte de l'administration est faite soit au près du procureur de la république soit avec
constitution de partie civile auprès du juge d'instruction.
Il est précisé à cet égard qu'en vertu des dispositions de l'article 124 de la loi de finances pour
1991, l'État agissant par l'intermédiaire de ses représentants légaux est dispensé du paiement
de tous frais de justice ainsi que du dépôt de caution dans toute action judiciaire tendant â le
faire déclarer créancier ou débiteur (cf. modèle de plainte ci-joint).
Les faits qui paraissent de nature à motiver le dépôt d'une plainte doivent être relevés de
façon circonstanciée par l’agent qui a constate l'infraction :
- soit dans l'acte contentieux (procès-verbal) ;
- soit dans le rapport de vérification ;
- soit dans un rapport de service (inspection - recette).

2) - Preuve du délit
La charge de la preuve incombe au Ministère Public et à l'Administration à qui il appartient
d'établir la matérialité du délit ainsi que la responsabilité personnelle du contrevenant.
Dans ce cas, il faut provoquer l'intime conviction du juge que l'infraction a été commise
intentionnellement c'est-à-dire dans le dessein de se soustraire à l'établissement ou au
paiement de l'impôt.
Il est rappelé que la preuve peut être apportée obligatoirement par procès-verbal en matière
d'impôts indirects et pour les autres impôts et taxe par procès-verbal ou tout autre moyen de
preuve conformément aux articles 212 et suivants du Code de Procédure Pénale (CPP)

3)- Responsabilité du délit de fraude

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Cette responsabilité incombe en premier lieu au contribuable lui même, débiteur des impôts
auxquels il s'est soustrait ou a tenté de se soustraire frauduleusement, à ce titre, il doit être
considéré comme l'auteur principal du délit.
Les complices d'une même fraude qui ont fait l'objet d'une condamnation définitive peuvent
être solidairement tenus avec l'auteur principal au paiement de l'impôt fraudé.
Cette sanction vise notamment les professionnels de la comptabilité, les officiers publics ou
même civils, les experts comptables ou comptables agréés, considérés comme complices de
délit de fraude fiscale encourent en cas de récidive et à titre complémentaire les sanctions
disciplinaires prévues par la réglementation de leur profession et pouvant aller jusqu'à la
radiation.

CONSTITUTION DU DOSSIER
Le dossier contentieux doit comprendre un procès-verbal dressé par un agent assermenté
ayant au moins le grade de contrôleur ainsi qu'un rapport sommaire retraçant les éléments
matériels et intentionnels se rapportant aux irrégularités relevées et prouvant l'existence de
manœuvres frauduleuses.
Au vu de ces pièces le Directeur juge de l'opportunité de déposer plainte qui sera rédigée dans
les formes prévues dans le modèle joint en annexe.
Le suivi des affaires de ce genre incombe au service chargé du contentieux au niveau de la
Direction des Impôts de Wilaya territorialement compétente.
A cet effet, le Directeur des Impôts de Wilaya concerné devra suivre ces dossiers de manière
particulière et tenir informé l'Administration Centrale de leur contenu et de leur évolution en
temps opportun.
Les poursuites sont portées devant le tribunal correctionnel compétent qui peut être suivant le
cas et au choix de l'administration fiscale, celui dans le ressort duquel est situé le lieu de
l'imposition ou le siège de l'entreprise.

RECOMMANDATIONS
Compte tenu de la spécificité du contentieux répressif il importe que les dépôts de plainte
soient traités avec le maximum de rigueur notamment l'établissement de la preuve de la fraude
dans sa matérialité (absence de déclaration, fausse déclaration etc) et dans son ancrage
juridique (référence aux articles des codes fiscaux).
La plainte de l'Administration doit être déposée auprès du juge d'instruction avec constitution
de partie civile.
Ceci pour permettre d'une part, l'accès au dossier d'instruction par l'intermédiaire de l'avocat
de l'administration et interjeter appel contre les ordonnances de règlement du juge
d'instruction conformément à l’article 173 du Code de Procédure Pénale (CPP) d'autre part.
Par ailleurs, il convient d'interjeter appel contre le jugement du tribunal dans le cas où le
préjudice causé au Trésor n'est pas réparé (articles 416 et suivants du CPP) et éventuellement
se pourvoir en cassation (articles 495 et suivants du CPP).
En tout état de cause les dépôts de plainte pour fraude fiscale doivent obligatoirement être
suivis
par l'avocat de l'administration en raison de la particularité de la procédure (délai d'appel
réduit etc.) applicable à ce genre de contentieux notamment pour contrecarrer toutes
manœuvres dilatoires dont pourrait user le prévenu .
Il va sans dire que l'action des services en matière de dépôt de plainte doit être sélective et ne
concerner que des affaires pour lesquelles la fraude est dûment établie, la charge de la preuve
devant la justice incombant à l'administration.
Dans un premier temps cela pourrait concerner deux à trois cas par wilaya, choisis parmi les
contribuables ayant exercé ou exercent leur activité en marge de la réglementation fiscale.

25
Ceci permettra d'une part au service une meilleure maîtrise dans le traitement de ce genre de
contentieux ainsi que son suivi jusqu’à aboutissement, d'autre part ne pas encombrer
inutilement les services judiciaires par des dépôts de plainte inopérants qui risquent de donner
un effet contraire au but recherché.
En fonction des résultats obtenus, l'action des services en la matière sera plus développée.
Toute difficulté rencontrée dans l'application de la présente instruction sera portée à la
connaissance de l'Administration Centrale.
Tribunal de … ……………….
Section pénale ……………….
Affaire N° ……………………
Audience du…………………..
Conclusions
Pour : Direction des impôts de la wilaya de … …………………………………
Représentée par son directeur, Mr ……………………………………………..
Me ……………………………………………..
PARTIE CIVILE
Contre …………………………………………………………………………..
PREVENU.
En présence de Monsieur le procureur de la République.
Plaise du Tribunal
Attendu qu’il ressort du dossier et des débats que Mr. ou Mme ……………….
s’est rendu coupable du délit de fraude fiscale, pour n’avoir pas déclaré la totalité de ses
revenus.
Attendu que ces faits ont causé à l’administration fiscale un grave préjudice financier évalué à
……………………………..DA .
Attendu que l’administration fiscale est recevable à se constituer partie civile et à demander
réparation du préjudice par elle subi.
Par ces motifs
- Dire que Mr ou Mme………………………….. S’est rendu coupable du délit de fraude
Fiscale.
- Recevoir l’administration fiscale en sa constitution de partie-civile, comme régulière en la
forme, et justifiée au fond.
- Condamner le prévenu à payer à l’administration fiscale le montant de ……………………..
DA
- Le condamner en outre aux entiers dépens
Sous toutes réserves pour le concluant
Son conseil, Me……….……………………

A MONSIEUR LE DOYEN DES JUGES


D’INSTRUCTION PRES LE TRIBUNAL
DE ……………..……………………………
Plainte avec constitution de partie civile contre :
(Identification du contrevenant) pour fraude fiscale
La direction des impôts de la wilaya de …………………………..……………………………
représentée par son directeur Mr
………………………………………………………………………
Sise à
……………………………………………………………………..…………………………….
.

26
Ayant pour conseil, Me ………………………………………..........................avocat à la cour,
dont le cabinet est sis à
……………………………………………………………………….……….
A l’honneur de vous exposer les faits suivants :
-(exposé des faits)
-(pièces justificatives jointes à la plainte, délits ou crimes visés, textes législatifs……).
Ces faits révèlent une série d’agissements frauduleux et répréhensibles ;
Leur ensemble constitue les délits de fraude fiscale, prévus et réprimés par les
articles……………………………………du code..........…... et justifie la présente plainte
contre
………………………………………..avec constitution de partie civile.
En conséquence, la direction des impôts de la wilaya de
………………………………………dépose pour ces motifs, plainte des chefs précités, se
constitue partie civile entre vos mains, étant entendu que l’Administration fiscale est
dispensée du versement de toute caution conformément à l’article 124 de la loi de fiances
pour 1991.
Faite à ………………………………….
Le
Pour le plaignant, son conseil :
Me. ………….…………….……...
Contentieux fiscal

27
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(03)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
Ministère des Finances
Direction Générale des Impôts
Direction du Contentieux
N° 245 MF/DGI/DCTX
Alger, le 24 février. 2008

INSTRUCTION
A
Monsieur le Directeur des Grandes Entreprises
Mesdames et Messieurs les Directeurs des Impôts de Wilaya
En communication à :
Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts
Messieurs les Inspecteurs Régionaux des Services Fiscaux

AU TITRE CONTENTIEUX REPRESSIF :


Objet : Dépôt de plainte. Aménagement des conditions requises pour le retrait de la
plainte par le DIW.
Références : - Articles 13 et 21 de la loi de Finances pour 2008
- Article 305 du code des impôts directs et taxes assimilés.
- Article 119 du code des taxes sur le chiffre d’affaire.
Economie de la mesure :
Les dispositions des articles 13 et 21 de la loi de finances pour 2008 apportant une
modification, respectivement, aux articles 305 du CID et 119 du code des TCA.
Les aménagements introduits par ces dispositions portent sur l’allègement des conditions
requises pour le cas de retrait de la plainte engagée par l’administration fiscale, prévu par les
articles 305 du CID et 119 du code des TCA, en dispensant cette formalité, de l’accord
préalable du
Directeur Général des Impôts.
Toutefois, le paiement intégral par le contribuable concerné, des droits simples et des
pénalités, objet de la poursuite pénale, demeure toujours une condition préalable et
nécessaire au retrait de la plainte de l’administration fiscale.
A ce titre, pour engager la procédure de retrait de la plainte, les directeurs des impôts de
wilaya ne sont plus tenus de requérir l’autorisation préalable du Directeur Général.
Néanmoins, en cas de retrait de la plainte, conformément aux nouvelles dispositions, il y a
lieu de faire parvenir à la Direction du Contentieux, à postériori, un compte rendu sur
l’affaire, accompagné des justificatifs du paiement intégral des droits simples et des
pénalités.
Par ailleurs, pour l’engagement des plaintes et le suivi des affaires auprès des juridictions
pénales, il y a lieu de se référer à la note n°82 MF/DGI/DCTX/ADJ du 16.01.2006,
notamment la recommandation de s’assurer, avant de procéder au dépôt de la plainte, que le
contribuable n’est pas en contentieux pour les mêmes impositions en cause.

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(04)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
Ministère des Finances
Direction Générale des Impôts
Le Directeur Général
N° 483 MF/DGI/07
Alger, le 26 mai 2007

Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts


En communication à :
Mmes et Mrs les Directeurs des Impôts de Wilaya

Objet : Fraude fiscale. Articles de presse.

J'ai l'honneur d'attirer votre attention sur la publication périodique d'articles dans la presse
nationale faisant état des bilans d'activité des services locaux du Ministère du Commerce où il
est rapporté que des montants importants, qualifiés de « fraude et d'évasion fiscales » auraient
été relevés par ces structures et transmis à l'administration fiscale pour prise en charge.
Il s'agit généralement, selon les informations en possession des DIW et les conclusions des
réunions des comités de coordination Impôts - Douanes - Commerce, de violation par des
opérateurs intervenant sur le marché intérieur ou dans le commerce extérieur des règles
édictées par la législation commerciale et relatives à la facturation.
Ces violations qui constituent en premier lieu des infractions d’ordre commercial ont
cependant des répercussions d’ordre fiscal, lorsque nos services confirment que leurs auteurs
se sont effectivement soustraits à leurs obligations fiscales déclaratives, c'est à dire que les
montants en question n’ont pas été déclarés par les intéressés, auquel cas les régularisations
d’usage doivent être effectuées en tenant compte cependant des termes de la note N°22
MF/DGI/DOF/CAB du 24/02/1999 qui précisent que les PV établis par les services du
commerce ne sont pris en charge qu’à l’issue de la décision de l’instance judicaire confirmant
la qualification de l’infraction.
Cette procédure a été adoptée, faut il le rappeler, compte tenu de la multiplicité des
contentieux générés par des taxations qui ont été annulées par les juridictions compétentes.
Je vous demande en conséquence de rappeler aux services concernés, dans le cadre des
Comités Locaux, la nécessité de coordonner les actions de nos services y compris en matière
de communication et réclamer systématiquement le détail des montants retenus par direction
de Wilaya et vous assurer de leur prise en charge effective dans le cadre du dispositif mis en
place.

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(05)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Le Directeur Général

N° 483 MF/DGI/07
Alger, le 26 mai 2007

Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts


En communication à :
Mmes et Mrs les Directeurs des Impôts de Wilaya

Objet : Fraude fiscale. Articles de presse.

J'ai l'honneur d'attirer votre attention sur la publication périodique d'articles dans la presse
nationale faisant état des bilans d'activité des services locaux du Ministère du Commerce où il
est rapporté que des montants importants, qualifiés de « fraude et d'évasion fiscales » auraient
été relevés par ces structures et transmis à l'administration fiscale pour prise en charge.
Il s'agit généralement, selon les informations en possession des DIW et les conclusions des
réunions des comités de coordination Impôts - Douanes - Commerce, de violation par des
opérateurs intervenant sur le marché intérieur ou dans le commerce extérieur des règles
édictées par la législation commerciale et relatives à la facturation.
Ces violations qui constituent en premier lieu des infractions d’ordre commercial ont
cependant des répercussions d’ordre fiscal, lorsque nos services confirment que leurs auteurs
se sont effectivement soustraits à leurs obligations fiscales déclaratives, c'est à dire que les
montants en question n’ont pas été déclarés par les intéressés, auquel cas les régularisations
d’usage doivent être effectuées en tenant compte cependant des termes de la note N°22
MF/DGI/DOF/CAB du 24/02/1999 qui précisent que les PV établis par les services du
commerce ne sont pris en charge qu’à l’issue de la décision de l’instance judicaire confirmant
la qualification de l’infraction.
Cette procédure a été adoptée, faut il le rappeler, compte tenu de la multiplicité des
contentieux générés par des taxations qui ont été annulées par les juridictions compétentes.
Je vous demande en conséquence de rappeler aux services concernés, dans le cadre des
Comités Locaux, la nécessité de coordonner les actions de nos services y compris en matière
de communication et réclamer systématiquement le détail des montants retenus par direction
de Wilaya et vous assurer de leur prise en charge effective dans le cadre du dispositif mis en
place.

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(06)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Direction des Recherches et Vérifications
N°1659MF/DGI/DRV
Alger, le 08 octobre 2007

Note
A
Monsieur le Directeur des Grandes entreprises
Mesdames, Messieurs, les Directeurs des Impôts de wilaya
En communication à :
Messieurs les Directeurs Régionaux

Objet : Gestion du Fichier des Fraudeurs.

L'attention de l'administration centrale a été attirée sur certaines confusions relevées au sujet
de la prise en charge du fichier des fraudeurs et des modalités d'inscription ou de retrait des
personnes ou sociétés auteurs d'infractions à la législation fiscale, commerciale et douanière.
A cet effet, j'ai l'honneur de vous indiquer ci-dessus la démarche à respecter par vos services :
- Les demandes d'inscription sont adressées à la DRV qui se chargera, après examen de la
validité de la demande et des conséquences éventuelles qui en résulteront (enquêtes
complémentaires -
demandes d'information aux institutions concernées - dépôt de plainte . . . ) de les transmettre
à la DID.
- Les demandes de retrait, également transmises à la DRV selon la procédure habituelle font
l'objet d'un suivi en ce qui concerne les motifs et les justificatifs présentés. Lorsque ces
derniers sont fondés, la DID sera destinataire de la demande et de la fiche ad-hoc et procédera
au retrait du fichier qui sera ainsi actualisé et porté à votre connaissance.
- Les Administrations des Douanes, du Commerce et éventuellement la Banque d'Algérie sont
informées par la DRV de toute nouvelle inscription ou retrait et ce après sa formalisation par
les services de la DID.
- A la demande des personnes ou société concernées, seule la DRV est habilitée à fournir une
attestation de retrait aux intéressés après confirmation par la DID et éventuellement la levée
d'interdiction de domiciliation et de transfert établie par la Banque d'Algérie.
Par ailleurs, je vous demande de bien vouloir vous abstenir de saisir directement les services
des Douanes ou de la Banque d'Algérie pour tout ce qui a trait à ce fichier.

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(07)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
Ministère des Finances
Direction Générale des Impôts
Direction des Recherches et Vérifications
Tél .N° : (021)59 55 51 Fax. N° : (021) 59 52 17
N°1659MF/DGI/DRV
Alger, le 08 octobre 2007

Note
A
Monsieur le Directeur des Grandes entreprises
Mesdames, Messieurs, les Directeurs des Impôts de wilaya
En communication à :
Messieurs les Directeurs Régionaux

Objet : Gestion du Fichier des Fraudeurs.

L'attention de l'administration centrale a été attirée sur certaines confusions relevées au sujet
de la prise en charge du fichier des fraudeurs et des modalités d'inscription ou de retrait des
personnes ou sociétés auteurs d'infractions à la législation fiscale, commerciale et douanière.
A cet effet, j'ai l'honneur de vous indiquer ci-dessus la démarche à respecter par vos
services :
- Les demandes d'inscription sont adressées à la DRV qui se chargera, après examen de la
validité de la demande et des conséquences éventuelles qui en résulteront (enquêtes
complémentaires - demandes d'information aux institutions concernées - dépôt de plainte . . .)
de les transmettre à la DID.
- Les demandes de retrait, également transmises à la DRV selon la procédure habituelle font
l'objet d'un suivi en ce qui concerne les motifs et les justificatifs présentés. Lorsque ces
derniers sont fondés, la DID sera destinataire de la demande et de la fiche ad-hoc et procédera
au retrait du fichier qui sera ainsi actualisé et porté à votre connaissance.
- Les Administrations des Douanes, du Commerce et éventuellement la Banque d'Algérie sont
informées par la DRV de toute nouvelle inscription ou retrait et ce après sa formalisation par
les services de la DID.
- A la demande des personnes ou société concernées, seule la DRV est habilitée à fournir une
attestation de retrait aux intéressés après confirmation par la DID et éventuellement la levée
d'interdiction de domiciliation et de transfert établie par la Banque d'Algérie.
Par ailleurs, je vous demande de bien vouloir vous abstenir de saisir directement les services
des Douanes ou de la Banque d'Algérie pour tout ce qui a trait à ce fichier.

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(08)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Inspection Générale des Services Fiscaux
N°251 MF/DGI/IGSF
Alger, le 28 février 2006

Monsieur le Directeur des Grandes Entreprises


Messieurs les Directeurs des Impôts de Wilaya
En communication à :
Messieurs
Les Directeurs Régionaux des Impôts
Les Inspecteurs Régionaux des Services Fiscaux

Objet : Lutte contre l’évasion et la fraude fiscale.

J’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir m’adresser un état exhaustif des entreprises
étrangères n’ayant pas d’installation professionnelle permanente en ALGERIE qui ont opté
pour le régime d’imposition du bénéfice réel en se référant aux dispositions de l’article 156
bis du Code des Impôts Directs.
Cette option impliquant la tenue d’une comptabilité conforme aux lois et règlements en
vigueur (Article 148 du C.I.D.) et l’inscription au registre central du commerce (Article 152
du C.I.D.) , il conviendra de préciser dans la colonne « observation » de ce listing la situation
qui prévaut en ce qui concerne notamment le respect de ces dernières obligations.
En effet, en utilisant l’artifice de l’article 156 bis observé les autres prescriptions, il sera
permis à ces grandes entreprises de faire disparaître tout ou partie des droits qui auraient
résulté de la retenue à la source opérée en application de l’article 156 -1 du C.D.I., d’autant
plus que la période d’exécution de certains contacts est inférieure à une année.
Il vous appartiendra de prendre en conséquence toute mesure pour prévenir ce moyen
d’évasion et de fraude fiscale et me tenir informé des situations particulières.

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(09)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Inspection Générale des Services Fiscaux

N°251 MF/DGI/IGSF
Alger, le 28 février 2006

Monsieur le Directeur des Grandes Entreprises


Messieurs les Directeurs des Impôts de Wilaya
En communication à :
Messieurs
Les Directeurs Régionaux des Impôts
Les Inspecteurs Régionaux des Services Fiscaux

Objet : Lutte contre l’évasion et la fraude fiscale.

J’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir m’adresser un état exhaustif des entreprises
étrangères n’ayant pas d’installation professionnelle permanente en ALGERIE qui ont opté
pour le régime d’imposition du bénéfice réel en se référant aux dispositions de l’article 156
bis du Code des Impôts Directs.
Cette option impliquant la tenue d’une comptabilité conforme aux lois et règlements en
vigueur (Article 148 du C.I.D.) et l’inscription au registre central du commerce (Article 152
du C.I.D.) , il conviendra de préciser dans la colonne « observation » de ce listing la situation
qui prévaut en ce qui concerne notamment le respect de ces dernières obligations.
En effet, en utilisant l’artifice de l’article 156 bis observé les autres prescriptions, il sera
permis à ces grandes entreprises de faire disparaître tout ou partie des droits qui auraient
résulté de la retenue à la source opérée en application de l’article 156 -1 du C.D.I., d’autant
plus que la période d’exécution de certains contacts est inférieure à une année.
Il vous appartiendra de prendre en conséquence toute mesure pour prévenir ce moyen
d’évasion et de fraude fiscale et me tenir informé des situations particulières.

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(10)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
Ministère des Finances
Direction Générale des Impôts
Le Directeur Général
N° 909 MF/DGI/07
Alger, le 24 septembre 2007

A
Monsieur le Directeur des Grandes Entreprises
Mme et Mrs les Directeurs des Impôts de Wilaya
En communication à :
Mrs les Directeurs Régionaux des Impôts

Objet : Lutte contre la Fraude Fiscale - Droit d'enquête.

L'attention de l'Administration fiscale à été attirée ces derniers temps, par le développement
de pratiques commerciales se traduisant notamment par le faible recours à la facturation et à
de fortes tendances spéculatives ayant engendré une hausse des prix de certains produits.
Cette situation ayant nécessairement des répercussions sur le plan fiscal doit se traduire
normalement chez les personnes et sociétés qui y ont recours, par une hausse correspondante
de chiffres d'affaires déclaré. Pour s'en assurer, je vous demande d'engager dés réception de la
présente des opérations « de droit d'enquête » auprès des Producteurs, Grossistes,
Dépositaires, Distributeurs de produits alimentaires, d'articles scolaires et d'articles
d'habillement ainsi qu'auprès des mandataires, grossistes et commissionnaires en fruits et
légumes.
Les opérations qui doivent être ciblées en fonction de l'importance des activités à contrôler,
du comportement fiscal du contribuable vis à vis de ses obligations et de l'existence de
présomptions de vente et/ou d'achats sans factures, d'utilisation de factures de complaisance,
de lieux de stockage non déclarés à l'administration fiscale, de transport de marchandises avec
des « factures taxi », doivent être menées dans le strict respect des règles et des procédures
prévues par la Note _ 670 MF / DGI /DRV/SDERIF du 13 Mars 2005.
Ces actions qui doivent être effectuées quotidiennement impliquent à la fois les agents des
inspections, des bureaux de la recherche et des brigades mixtes sous le pilotage personnel du
Directeur des Impôts de la Wilaya qui doit à cet effet fixer chaque jour, sur proposition des
services concernés (Inspection, S/D Contrôle Fiscal et S/D Opérations Fiscales) la liste des
contribuables sélectionnés en fonction des critères cités ci-dessus.
Les informations collectées doivent donner lieu aux régularisations nécessaires par le service
gestionnaire.
Un bilan des opérations effectuées me sera adressé selon un canevas qui vous parviendra
ultérieurement.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Direction des Recherches et Vérifications

N°1807MF/DGI/DRV/SD/NP/B2
Alger, le 15 septembre 2002

Note
A
Mesdames et Messieurs les Directeurs des Impôts de wilaya
Messieurs les Chefs des Services de Recherches et Vérifications
En communication à :
Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts

Objet : Lutte contre la fraude fiscale


Utilisation de prête-noms.
Référence : Article 08 de la loi de Finances complémentaire pour 2001
- Circulaire N° 04/MF/MDB/DGI/DLF/2001 du 15/08/01

Dans le cadre du renforcement du dispositif de lutte contre la fraude fiscale, l'article 08 de la


loi de Finances complémentaire pour 2001 prévoit la possibilité pour l'Administration fiscale
d'engager des poursuites à rencontre des titulaires d'une procuration pour l'exercice d'actes de
commerce au nom et pour le compte de leurs mandants (titulaires légaux de registre de
commerce).
Cette procuration, qui s'accompagne dans la plupart des cas d'un mandat général sur
l'utilisation du compte bancaire du titulaire du R.C, vise à cacher l'identité du véritable
bénéficiaire de ces opérations commerciales lui permettant ainsi de se soustraire à ses
obligations fiscales, l'établissement de ce registre de commerce n'étant effectué qu'à la seule
fin de le «louer» à des tierces personnes pour exercer des activités d'achat revente.
Ces dernières ne sont généralement pas appréhendées par nos services et échappent à toute
fiscalisation, augmentant ainsi les cas de fraude fiscale et le nombre de contribuables non
localisés.
Ainsi, pour permettre la mise en oeuvre des dispositions prévues à l’article précité, vous
voudrez bien instruire les chefs d’inspections de l’enregistrement relevant de votre autorité de
faire établir mensuellement un état, dont ci-joint modèle en annexe, retraçant le détail desdites
procurations en distinguant les informations relatives à la DIW elle même et celles concernant
les autres wilaya.
Les informations contenues dans ces états intéressant le mandant et la mandataire doivent être
transcrites au niveau du dossier fiscal du titulaire du registre de Commerce (dossier activité –
dossier IRG sur le document d’imposition ex .906) et prises en charge par le Receveur dont

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dépend territorialement ce dernier, afin d’engager l’action coercitive en vertu des dispositions
de l’article 8 de la Loi de Finances Complémentaire pour 2001.
Pour ce faire, les S/D du Recouvrement et du contrôle fiscal sont tenus de centraliser au
niveau de leur structure les états en question, procéder à la répartition des informations qui y
sont contenues par recette et par inspection et s’assurer de leur utilisation effective.
Les services sont invités à prendre conscience du préjudice causé au Trésor
Public et aux efforts consentis par les pouvoirs publics pour améliorer les règles de
fonctionnement du marché, par des pratiques déloyales résultant du système des procurations,
de location du registre de commerce et de prête noms.
Des contrôles ultérieurs seront réalisés par la DRV pour s’assurer de la mise en application de
ces mesures.
La présente Note doit faire l’objet de diffusion à tous les services de la Direction des Impôts
de Wilaya (Sous Directions – Inspections – Recettes – Brigades de Vérificateurs).

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(12)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Direction des Recherches et Vérifications
S/Direction des Normes et Procédures
N°320/MF/DGI/DRV/SDNP/B3/LS.
Alger, le 23 février 2004

Note
A
Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts
En communication à
Mesdames et Messieurs les Directeurs des Impôts de Wilaya

Objet : Lutte contre la fraude fiscale.


Référence : Note N° 3159/MF/DGI/DRV/2001 du 23/10/2001.

J'ai l'honneur d'attirer votre attention sur les nouvelles mesures introduites par la loi de
finances pour 2004 s'inscrivant dans le cadre du renforcement du dispositif de la lutte contre
les pratiques frauduleuses.
Ainsi, l'article 29 prévoit que les personnes qui ont fait l'objet d'une condamnation à titre
définitif pour fraude fiscale sont interdites de l'exercice de l'activité commerciale, au sens de
la loi - 90-12 du 18 Août 1990, modifiée et complétée, relative au registre de commerce.
A cet égard, je vous rappelle l'obligation de procéder aux dépôts de plainte pour fraude fiscale
lorsque les éléments constitutifs de l'infraction sont réunis et de faire assurer le suivi de
l'aboutissement desdites plaintes.
Concernant la mise en oeuvre des nouvelles dispositions légales précitées, il convient de
communiquer à ce service, suivant procédure à déterminer avec les responsables des antennes
locaux du CNRC, la liste des personnes condamnés, afin d'interdire aux personnes concernées
l'obtention à l'avenir d'un registre de commerce.
Par ailleurs, il vous a été demandé suivant note citée en référence de provoquer
périodiquement des réunions avec les services locaux compétents (procureurs, chef de sûreté,
chef de groupement de gendarmerie…….etc.) pour arrêter des démarches concordantes
devant permettre de prendre en charge dans de meilleures conditions les préoccupations des
services fiscaux.
Aussi, je vous invite à provoquer et organiser des réunions périodiques avec les services de la
justice, de la sûreté nationale, de la gendarmerie et du commerce afin de procéder à des
échanges d'informations et de coordonner les actions communes de lutte contre la fraude
fiscale.
Vous voudrez bien me faire parvenir un compte rendu en temps utile sur les actions
entreprises dans ce cadre.

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(13)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Direction des Recherches et Vérifications
N°352 /MF/DGI/DRV
Alger, le 28 février 2004

Note
A
Mmes et Mrs les Directeurs des Impôts de Wilaya
En communication à :
Mrs les Directeurs Régionaux des Impôts

Objet : Lutte contre la fraude fiscale -.Recherche et Enquêtes


Référence : Note n°3159 MF/DGI/DRV du 23/10/2001

P - J : Liste de contribuables défaillants


A la suite d'une opération, visant à évaluer le degré de prise en charge des états clients par
les structures concernées, la Direction des Recherches et Vérifications a eu à recenser de
nombreux cas de fraude fiscale caractérisée, commise par des redevables qui ont effectué
d'importants achats au mépris de l'ensemble des obligations qui leur incombent tant au plan
déclaratif que de paiement.
Le niveau des achats dissimulés1 par les redevables défaillants2, clients de divers
fournisseurs3, dont je vous joins la liste, illustre l'importance des impôts fraudés par les
intervenants successifs dans les circuits de distribution (gros et détail) et dénote le caractère
gravissime des pratiques constatées.
En outre, cette opération a permis de mettre en évidence des défaillances internes, voire même
des négligences, dont le degré de gravité le plus élevé s'est traduit par la non-exploitation
d'informations fiscales ( E-104) reçues par les services dont les régularisations ne sont opérées
qu'en 2003 pour des recoupements inhérents aux exercices 2000 et 2001 et ce, à la suite de
leur transmission par l'administration centrale, sur la base d'une sélection portant sur des
achats supérieurs à 20 millions de dinars.
Les constatations faites à l'occasion de l'examen des différentes fiches de suivi de situations
fiscales laissent présumer, d'une part l'absence de tout contrôle de concordance des données et
confirment le retard accusé dans l'exploitation des états 104.
1)- Total des achats dissimulés : 50 898 535 462DA.
2)- Nombre de clients défaillants : 615 sur 947 clients sélectionnés.
3)- Nombre de fournisseurs ciblés : 48.
Par ailleurs, les actions initiées à l’encontre de cette catégorie de redevables ont été, dans la
plupart des cas, très en deçà de celles qu'exige l'engagement d'une lutte contre la fraude
fiscale à la mesure, notamment, de sa difficulté et de sa spécificité (contribuables non
localisés, prête-noms et location du registre de commerce...).
Faut-il rappeler à cet égard, que par diverses notes il vous a été demandé de :
- Porter plainte devant le juge pénal, assortie d'une demande de retrait du registre de
commerce avec constitution de partie civile.

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- D'instaurer une relation régulière avec les autorités judiciaires locales et de l'entretenir de
façon à permettre le traitement des plaintes portées devant elles dans des délais raisonnables.
- Mettre en oeuvre les dispositions de l'article 08 de la loi de finances complémentaire pour
2001.
- Assigner les dirigeants de l'entreprise devant le Président de la Cour territorialement
compétent (article 155 du CPF).
- Appréhender les biens immobiliers et mobiliers appartenant au contribuable mis en cause et
susceptibles de faire l'objet d'une saisie (y sont notamment compris les biens présumés
appartenir au redevable fraudeur dans les conditions prévues aux articles 376 -1 et 377-CID).
Enfin, il y a lieu d'inscrire en priorité du programme de recherche, d'enquêtes à mener auprès
des fournisseurs, banques, Sonelgaz services de l'enregistrement, des domaines, des autorités
locales... afin de recueillir toute information tendant à appréhender ces personnes, auteurs
d'actes frauduleux qui s'assimilent à du "banditisme fiscal".

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(14)
Ministère des Finances
Direction Générale des Impôts
CIRCULAIRE N° 12/MF/DGI/DLF/LF04

A
Messieurs les Directeurs des Impôts de Wilaya
En communication à :
Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts;
Messieurs les Inspecteurs Régionaux de l’IGSF.

Objet : - Lutte contre la Fraude fiscale et la contrebande.


Référence : -Articles 29, 45, et 47 de la loi n° 03-22 du 28 Décembre 2003 portant loi de
finances pour 2004.

La présente circulaire a pour objet de porter à la connaissance des services fiscaux , les
dispositions des articles 29, 45, et 47 de la loi de finances pour 2004.
I)- Interdiction de l’exercice de l’activité commerciale:
Les dispositions de l’article 29 de la loi de finances pour 2004 énoncent l'interdiction de
l’exercice de toute activité commerciale pour les personnes ayant fait l’objet de condamnation
à titre définitif pour fraude fiscale.
L'interdiction est constatée par la radiation définitive de l'immatriculation de la personne en
cause au registre de commerce.
S'agissant d'une mesure coercitive, celle- ci n'est applicable que pour les actes commis à
compter du 1er Janvier 2004 et ayant fait l'objet d'une condamnation pour fraude fiscale.
Les services sont donc à communiquer dans tous les cas la copie de la condamnation au
Centre national du registre de commerce.
II)- Destruction des produits saisis dans le cadre de la lutte contre la contrebande:
Les dispositions de l'article 45 de la loi de finances pour 2004 instituent l'obligation de
destruction des produits tabagiques faisant l'objet de saisie dans le cadre de la lutte contre la
contrebande.
- Les produits tabagiques saisis dans le cadre de la lutte contre la contrebande.
- Les vins saisis également dans le cadre de la lutte contre la contrebande.
Cette destruction s’opère selon les procédures en vigueur.
III)- Date d’effet.
Les présentes dispositions prennent effet à compter du 1er Janvier 2004.

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(15)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Direction des Recherches et Vérifications
N°3569MF/DGI/DRV.
Alger, le 24 décembre 2001

Note
A
Messieurs les Directeurs des Impôts de Wilaya
Messieurs les Chefs de Services de Recherches et Vérifications
En communication à :
Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts

Objet : Lutte contre la fraude fiscale.


Référence : Note N° 3195/MF/DGI/DRV du 23 octobre 2001.

Dans le cadre des activités de contrôle et de recherche réalisées à l'occasion d'opérations de


lutte contre la fraude fiscale, les services font face au développement de pratiques
frauduleuses en relation avec l'utilisation du Registre de Commerce.
Ces procédés consistent pour des personnes mal intentionnées à louer des locaux
commerciaux pour une période déterminée afin de se faire établir les documents nécessaires et
l'obtention du registre, de la position et de la carte fiscales.
Cependant, dès l'obtention du récépissé de dépôt ou du document sollicité, ils résilient les
contrats de location et continuent à exercer leur activité commerciale en dehors du lieu
d'exercice figurant sur le registre ou sur l'attestation de position fiscale.
Cette situation a conduit à l'existence d'une multitude de registres de commerces au niveau
d'un même local commercial, laquelle est favorisée par la complaisance de nos services dans
l'attribution systématique d'attestations de position fiscale ce qui multiplie encore plus le
nombre de contribuables non localisés et favorise le développement de la fraude fiscale.
En conséquence, j'ai l'honneur de vous demander d'instruire vos services à l'effet de refuser
l'attribution d’un certificat de position fiscale à toute personne le sollicitant au niveau d'un
local commercial pour lequel ce document a été déjà établi au cours de la même année, sauf
présentation de justifications probantes par le propriétaire du local commercial justifiant la
résiliation du contrat de location (résiliation du registre de commerce du précédent locataire,
localisation précise de ce dernier, cessation d'activité, changement du lieu d'activité....).
Il est demandé une application stricte des termes de la présente.

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(16)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Direction des Recherches et Vérifications

N°1463MF/DGI/DRV/2002
Alger, le 22 juillet 2002

Monsieur le Directeur
de la Législation Fiscale

Objet : Lutte contre la fraude fiscale.


Textes d'Application.

Dans le Cadre du renforcement du dispositif de lutte contre la fraude fiscale, des mesures
nouvelles ont été mises en place par la Loi de Finances Complémentaire pour 2001 et par la
Loi de Finances pour 2002.
Il s'agit de celles introduites par l'Article 8 de la Loi _ 01/12 du 19/07/2001 (LFC.2001)
relatives à la solidarité entre le titulaire du registre de commerce et le bénéficiaire d'une
procuration ou d'un mandat en matière de paiement des impôts et taxes et celles relatives au
droit d'enquête et droit de visite prévus par l'article 73 à 78 de la Loi _ 0 1/2 du 22/12/01
portant LF pour 2002.
A cet effet je crois utile d'attirer votre attention sur le fait que la Circulaire n°4/MF/DGI/DLF
du 15 Août 2001 traitant de la première mesure semble insuffisante afin de permettre aux
services concernés de mettre en application le dispositif prévu et engager les actions
coercitives nécessaires pour lutter efficacement contre la fraude fiscale.
Les aspects pratiques de mise en oeuvre peuvent être arrêtés dans le cadre d'une concertation
entre la DLF, la DOF et la DRV.
En ce qui concerne les dispositions relatives au droit d'enquête et au droit de visite, aucun
dispositif mesure d'application n'a été pris à ce jour, ce qui risque de retarder davantage son
application.
Je vous prie de bien vouloir envisager la tenue d'une réunion commune afin d'arrêter les
dispositions à prendre à ce sujet.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
Ministère des Finances
Direction Générale des Impôts
Direction des Recherches et Vérifications
S/Direction des Normes et Procédures
N°320/MF/DGI/DRV/SDNP/B3/LS.
Alger, le 23 février 2004

Note
A
Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts
En communication à
Mesdames et Messieurs les Directeurs des Impôts de Wilaya

Objet : Lutte contre la fraude fiscale.


Référence : Note N° 3159/MF/DGI/DRV/2001 du 23/10/2001.

J'ai l'honneur d'attirer votre attention sur les nouvelles mesures introduites par la loi de
finances pour 2004 s'inscrivant dans le cadre du renforcement du dispositif de la lutte contre
les pratiques frauduleuses.
Ainsi, l'article 29 prévoit que les personnes qui ont fait l'objet d'une condamnation à titre
définitif pour fraude fiscale sont interdites de l'exercice de l'activité commerciale, au sens de
la loi - 90-12 du 18 Août 1990, modifiée et complétée, relative au registre de commerce.
A cet égard, je vous rappelle l'obligation de procéder aux dépôts de plainte pour fraude fiscale
lorsque les éléments constitutifs de l'infraction sont réunis et de faire assurer le suivi de
l'aboutissement desdites plaintes.
Concernant la mise en oeuvre des nouvelles dispositions légales précitées, il convient de
communiquer à ce service, suivant procédure à déterminer avec les responsables des antennes
locaux du CNRC, la liste des personnes condamnés, afin d'interdire aux personnes concernées
l'obtention à l'avenir d'un registre de commerce.
Par ailleurs, il vous a été demandé suivant note citée en référence de provoquer
périodiquement des réunions avec les services locaux compétents (procureurs, chef de sûreté,
chef de groupement de gendarmerie…….etc.) pour arrêter des démarches concordantes
devant permettre de prendre en charge dans de meilleures conditions les préoccupations des
services fiscaux.
Aussi, je vous invite à provoquer et organiser des réunions périodiques avec les services de la
justice, de la sûreté nationale, de la gendarmerie et du commerce afin de procéder à des
échanges d'informations et de coordonner les actions communes de lutte contre la fraude
fiscale.
Vous voudrez bien me faire parvenir un compte rendu en temps utile sur les actions
entreprises dans ce cadre.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Direction des Recherches et Vérifications
N°3569MF/DGI/DRV.
Alger, le 24 décembre 2001

Note
A
Messieurs les Directeurs des Impôts de Wilaya
Messieurs les Chefs de Services de Recherches et Vérifications
En communication à :
Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts

Objet : Lutte contre la fraude fiscale.


Référence : Note N° 3195/MF/DGI/DRV du 23 octobre 2001.

Dans le cadre des activités de contrôle et de recherche réalisées à l'occasion d'opérations de


lutte contre la fraude fiscale, les services font face au développement de pratiques
frauduleuses en relation avec l'utilisation du Registre de Commerce.
Ces procédés consistent pour des personnes mal intentionnées à louer des locaux
commerciaux pour une période déterminée afin de se faire établir les documents nécessaires et
l'obtention du registre, de la position et de la carte fiscales.
Cependant, dès l'obtention du récépissé de dépôt ou du document sollicité, ils résilient les
contrats de location et continuent à exercer leur activité commerciale en dehors du lieu
d'exercice figurant sur le registre ou sur l'attestation de position fiscale.
Cette situation a conduit à l'existence d'une multitude de registres de commerces au niveau
d'un même local commercial, laquelle est favorisée par la complaisance de nos services dans
l'attribution systématique d'attestations de position fiscale ce qui multiplie encore plus le
nombre de contribuables non localisés et favorise le développement de la fraude fiscale.
En conséquence, j'ai l'honneur de vous demander d'instruire vos services à l'effet de refuser
l'attribution d’un certificat de position fiscale à toute personne le sollicitant au niveau d'un
local commercial pour lequel ce document a été déjà établi au cours de la même année, sauf
présentation de justifications probantes par le propriétaire du local commercial justifiant la
résiliation du contrat de location (résiliation du registre de commerce du précédent locataire,
localisation précise de ce dernier, cessation d'activité, changement du lieu d'activité....).
Il est demandé une application stricte des termes de la présente.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Direction des Recherches et Vérifications

N°3159MF/DGI/DRV/2001
Alger, le 23 octobre 2001

Messieurs les Directeurs des Impôts de Wilaya


En communication à :
Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts

Objet : Lutte contre la Fraude fiscale


Contribuables non localisés.

L'article 8 de la loi _ 01/12 de la 19/07/2001 portante loi de Finances Complémentaire pour


2001 a introduit une mesure importante qui renforce d'une façon significative le dispositif de
lutte contre la fraude fiscale, notamment dans le secteur de l'importation et de la distribution.
L'action de l'administration fiscale au cours de ces dernières années a montré que ces activités
sont celles où les pratiques frauduleuses se sont le plus développées à travers des méthodes
Identifiées largement, connues par l'ensemble de nos structures.

Il s'agit des procédés suivants, dont l’énumération n'est donnée qu’à titre INDICATIF :
- La non facturation
- Le système du « prête nom »
- La « location » du registre de commerce
- la « procuration » donnée par un titulaire de registre de commerce à une tierce personne pour
exercer en son nom une activité commerciale.
- la « facturation fictive » au nom de clients inexistants ou de personnes exerçant une activité
commerciale mais n'entretenant aucune relation d'affaires avec la personne ou la société ayant
établi la facture
- l'établissement d'un registre de commerce et d'une carte d'identification après avoir souscrit à
toute la procédure administrative requise puis la résiliation du contrat de location du bien
servant à l'exercice de l'activité.
Ces phénomènes qui causent un préjudice certain aux intérêts du Trésor Public ont eu pour
conséquences majeures :
- une immobilisation totale de l'action des services fiscaux (assiette- recouvrement -contrôle)
du fait de la non localisation et du redevable réel (bénéficiaire des transactions) et du
redevable légal (titulaire du registre de commerce et de la carte fiscale).

57
- le recours à la taxation d’office sur les seuls éléments connus par le service, en utilisant des
méthodes de reconstitution des CA et des bénéfices visant la préservation des droits de
l'administration.
- un recours quasi-systématique au dépôt de plainte
- des constatations importantes qui gonflent d'année en année le montant des restes à
recouvrer et qui ont très PEU D'IMPACT sur le comportement frauduleux des intéressés
- une démobilisation des contribuables respectueux de leurs obligations fiscales qui
reprochent à l'administration sa « passivité » face à ces pratiques.
Par ailleurs, les actions engagées à ce jour pour combattre ces phénomènes n'ont pas abouti
aux résultats pour au moins deux raisons :
1) - La non adaptation du cadre législatif et réglementaire en vigueur
2)- L'absence et la faiblesse des actions de recherche, d'enquête, de recoupements et
d'exploitation de l'information fiscale.
A cet effet, et en attendant l'adoption des mesures nouvelles qui seront introduites dans
le cadre de la Loi de Finances pour 2002, il est proposé de mettre en oeuvre les actions
suivantes et qui sont axées particulièrement sur cette catégorie d'opérateurs dont un nombre
important ne respecte pas ses obligations et sont même non localisés.

A) - POUR LES IMPORTATEURS NON LOCALISES :


a) - Opérations de recherches :
- recensement et établissement d'un fichier qui sera centralisé au niveau du bureau fichiers et
recoupements et envoi d'une copie à la DRV sur un état dont modèle ci-joint, après
authentification de l'ensemble des pièces présentées lors de l'ouverture du dossier fiscal
(Identifiant, carte fiscale, procuration….)
- lancement d'enquêtes auprès des transitaires (figurant sur les bulletins de recoupements
d'importation) afin d'y recueillir toutes informations concernant la Banque de domiciliation,
l'identité du déclarant, les références des documents douaniers......
- demande de renseignements à adresser à la police et à la gendarmerie nationale.
- Intervention auprès de la Banque de domiciliation, du Receveur des Douanes du port ou de
l'aéroport d'importation pour recueillir toute information utile (Procuration, mandat….)
- enquête auprès des services locaux du commerce et du registre local du commerce en vue
d'authentifier les documents présentés.

b) - Suivi du dossier fiscal :


L'absence de déclaration mensuelle modèle G.50 pendant les 3 mois suivant l'opération
d'importation parvenue au service (fichier import - fichier alerte) doit donner lieu à un constat
sur place de l'inexistence de l'activité déclarée.
En l'absence d'une activité exercée réellement dans le local, mettre en demeure
l'intéressé pour faire ses déclarations, à l'issue d'un délai de 30 j et en l'absence de réponse ,
informer par télécopie la DRV.
Ces mesures n'excluent pas la poursuite des recherches au niveau du lieu d'exercice déclaré
ainsi qu'au niveau de la commune de naissance de l'intéressé (personnes physiques) ainsi que
le dépôt systématique des plaintes pour fraude fiscale, si les éléments constituant la manœuvre
frauduleuse sont réunis, il y a lieu de demander, dans le cadre de la plainte le retrait du
Registre de Commerce (se référer à cet effet aux dispositions du code de commerce).
- Prendre des mesures conservatoires à rencontre du redevable : (saisie des biens, opposition à
transactions immobilières) et ce après l'émission des rôles.

B) POUR LES ACHATS LOCAUX :


L'expérience a montré que ce phénomène s'est également propagé au marché intérieur.

58
Le dispositif prévu ci-dessus doit être complété par des enquêtes auprès des fournisseurs pour
s'assurer de l'identification précise du contribuable, des moyens de paiements utilisés, des
procurations et mandats attribués et tout élément pouvant aider à sa localisation, y compris au
niveau de la commune de naissance ou de résidence du contribuable recherché.
Le retrait du NIS ressortant de la compétence de la DRV, il y a lieu d'en faire la demande dans
les conditions fixées ci-dessus.
Par ailleurs, les fournisseurs locaux de ces contribuables seront informés du comportement
frauduleux de leurs clients, du retrait du NIS ainsi que des conséquences fiscales éventuelles
qu'ils subiraient en cas de poursuite des relations commerciales avec les intéresséesc(refus de
la réfaction, application d'un prix de détail….).

Rôle de la DRV:
1) - L'ensemble des listings, recoupements ou informations concernant ces contribuables
fraudeurs feront l'objet d'une saisie au niveau central et d'une diffusion systématique à toutes
les DIW pour y recueillir toutes les informations permettant de cerner l'activité, les revenus et
le patrimoine des fraudeurs recherchées.
2) - Aménagements à apporter au fichier des fraudeurs, en coordination avec les services du
Commerce et des Douanes pour en faire un instrument effectif de lutte contre la fraude.
A cet effet, il sera proposé aux pouvoirs publics son institutionnalisation par un texte
législatif, qui préciserait les critères d'inscription et des sanctions à appliquer. Dans ce cadre,
la proposition d'une appellation de « fichier des auteurs d'infractions fiscales, commerciales et
douanières » serait la mieux indiquée.
3) - L'assainissement, en coordination avec la Direction de l'Organisation de l'Informatique et
de l’ONS du fichier National du NIS en vue d'en faire un véritable instrument de lutte contre
la fraude en généralisant son utilisation.
4) - L'engagement d'actions de sensibilisation en direction des opérateurs économiques à
travers leurs associations professionnelles en vue de les amener à l'associer aux opérations
entreprises pour développer une éthique professionnelle à même de protéger leurs intérêts.
5) - Par ailleurs, l'administration centrale se chargera de :
- la demande de retrait du NIS à l'ONS ;
- d'informer la Direction Générale des Douanes de ce retrait en vue d'interdire à l'intéressé des
importations ultérieures ;
- demander à la Banque d'Algérie l'interdiction de domiciliation auprès des Banques primaires
au profit des intéressés;
- d'informer le Centre National du Registre du Commerce et la Direction Centrale de la
répression des Fraudes et des enquêtes économiques à toutes fins utiles.
J’attache la plus grande importance à cette opération et à la mobilisation des agents de la
recherche pour sa concrétisation.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Direction des Recherches et Vérifications

N°68MF/DGI/DRV/SDLCF/B1/AA/2009
Alger, le 20 juin 2009

Note
A
Mesdames et Messieurs les Directeurs des Impôts de Wilaya
En communication à :
Messieurs les Directeurs Régionaux

Objet: - Lutte contre la fraude.

Délocalisation de certaines sociétés exportatrices de produits ferreux et non ferreux.

Dans le cadre de la lutte contre la fraude fiscale, j'ai l'honneur d'attirer votre attention sur les
fortes présomptions de fraude qui pèsent sur la corporation des exportateurs de déchets freux
et non freux.
Cette manifestation caractérisée de fraude, consiste en des tentatives de délocalisations de
sociétés exportatrices de déchets, impliquant des personnes non identifiées et d'autres, non
localisées ou inscrites au fichier national des fraudeurs, qui s'adonneraient à l'établissement de
factures fictives ou de complaisances.
La collaboration intersectorielle et l'échange de renseignements entre les différentes
administrations (Commerce, Douane, Services de sécurité…….) a permis à l'administration
fiscale d'accentuer la pression sur ce secteur ; ce qui a amené ces entités à vouloir délocaliser
en permanence leurs sièges.
En outre, les investigations entreprises ont permis de relever que ces opérateurs procèdent à
l'établissement de fausses factures afin de justifier l'origine de leur marchandise et pour
pouvoir bénéficier de la récupération ou du remboursement de la TVA en toute légalité.
A ce titre, il vous est demandé de prendre les dispositions qui s'imposent en vue de parer à ces
pratiques frauduleuses, à travers la mise en oeuvre des mesures suivantes :
- Contrôler systématiquement les factures d'achats auprès des fournisseurs afin de s'assurer de
leur identification, de l'exercice effectif de leur activité (siège social, aire de stockage,
personnel,..) et du respect de leurs obligations fiscales ;

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- Procéder à un rapprochement entre la nature et quantités des marchandises figurant sur les
factures d'achats et de celles portées sur les déclarations d'exportations, permettant ainsi, la
détection de discordances dans le compte matières ;
- Refuser l'octroi du régime des achats en franchises conformément aux orientations de
l'administration centrale ;
- Procéder à des contrôles systématiques des informations figurants sur les cahiers des charges
prévus en la matière ;
- Inviter les fournisseurs de ces operateurs, relevant de votre circonscription à produire
obligatoirement l'état clients (E 104) ;
- Soumettre les dossiers en question, selon le cas à :
- Un contrôle sur pièces ;
- Une vérification de comptabilité ;
- Un droit d'enquête ;
- Un contrôle par les brigades mixtes.
- Procéder à des dépôts de plaintes après régularisation des situations fiscales des
contrevenants.
Enfin, il vous est demandé d'instruire vos services à l'effet de s'abstenir de clôturer ou de
transférer les dossiers fiscaux de ces contribuables jusqu'à achèvement des opérations de
contrôle suscitées, de procéder à une large diffusion de la présente et de me rendre compte des
difficultés éventuellement rencontrées.

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(21)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Direction des Recherches et Vérifications

N°68MF/DGI/DRV/SDLCF/B1/AA/2009
Alger, le 20 juin 2009

Note
A
Mesdames et Messieurs les Directeurs des Impôts de Wilaya
En communication à :
Messieurs les Directeurs Régionaux

Objet: - Lutte contre la fraude.

Délocalisation de certaines sociétés exportatrices de produits ferreux et non ferreux.


Dans le cadre de la lutte contre la fraude fiscale, j'ai l'honneur d'attirer votre attention sur les
fortes présomptions de fraude qui pèsent sur la corporation des exportateurs de déchets freux
et non freux.
Cette manifestation caractérisée de fraude, consiste en des tentatives de délocalisations de
sociétés exportatrices de déchets, impliquant des personnes non identifiées et d'autres, non
localisées ou inscrites au fichier national des fraudeurs, qui s'adonneraient à l'établissement de
factures fictives ou de complaisances.
La collaboration intersectorielle et l'échange de renseignements entre les différentes
administrations (Commerce, Douane, Services de sécurité…….) a permis à l'administration
fiscale d'accentuer la pression sur ce secteur ; ce qui a amené ces entités à vouloir délocaliser
en permanence leurs sièges.
En outre, les investigations entreprises ont permis de relever que ces opérateurs procèdent à
l'établissement de fausses factures afin de justifier l'origine de leur marchandise et pour
pouvoir bénéficier de la récupération ou du remboursement de la TVA en toute légalité.
A ce titre, il vous est demandé de prendre les dispositions qui s'imposent en vue de parer
à ces pratiques frauduleuses, à travers la mise en oeuvre des mesures suivantes :
- Contrôler systématiquement les factures d'achats auprès des fournisseurs afin de s'assurer de
leur identification, de l'exercice effectif de leur activité (siège social, aire de stockage,
personnel,..) et du respect de leurs obligations fiscales ;
- Procéder à un rapprochement entre la nature et quantités des marchandises figurant sur les
factures d'achats et de celles portées sur les déclarations d'exportations, permettant ainsi, la
détection de discordances dans le compte matières ;

62
- Refuser l'octroi du régime des achats en franchises conformément aux orientations de
l'administration centrale ;
- Procéder à des contrôles systématiques des informations figurants sur les cahiers des charges
prévus en la matière ;
- Inviter les fournisseurs de ces operateurs, relevant de votre circonscription à produire
obligatoirement l'état clients (E 104) ;
- Soumettre les dossiers en question, selon le cas à :
- Un contrôle sur pièces ;
- Une vérification de comptabilité ;
- Un droit d'enquête ;
- Un contrôle par les brigades mixtes.
- Procéder à des dépôts de plaintes après régularisation des situations fiscales des
contrevenants.
Enfin, il vous est demandé d'instruire vos services à l'effet de s'abstenir de clôturer ou de
transférer les dossiers fiscaux de ces contribuables jusqu'à achèvement des opérations de
contrôle suscitées, de procéder à une large diffusion de la présente et de me rendre compte des
difficultés éventuellement rencontrées.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
Ministère des Finances
Direction Générale des Impôts
Le Directeur Général
N° 289 /MF/DG/DRV
Alger, le 07 juillet 2004

Note
A
Mmes, Mrs, les Directeurs des Impôts de Wilaya
Messieurs les Chef Des S.R.V
Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts

Objet : Lutte contre le marché informel.


Référence : N°3159/MF/DGI/DRV du 23/10/2001
N° 3569/MF/DGI/DRV du 24/12/2001
N° 1807/MF/DGI/DRV du 15/09/2002
N° 320 /MF/DGI/DRV du 23/02/2004
N° 352/MF/DGI/DRV du 28/02/2004

Le développement sans cesse croissant du marché informel, au cours des dernières années, ses
implications néfastes sur la ressource fiscale et les actions à entreprendre par les services vous
ont été rappelées à maintes reprises et notamment par les notes citées en référence.
La persistance des pratiques frauduleuses développées dans ce cadre se traduisent par des
comportements de plus en plus affirmés de se soustraire délibérément à la déclaration et au
paiement des impôts et taxes dus par des personnes et sociétés agissant aussi bien dans le
secteur de l'importation que de la production et de la distribution au niveau du marché local.
Les procédés les plus significatifs utilisés et parfaitement identifiés par nos services sont les
suivants :
1) - Achats ou Importations massives de produits par la présentation aux fournisseurs: locaux
ou aux services des Douanes de dossiers régulièrement constitués (RDC-Identifiant et carte
fiscale
- bon de commande….) par des personnes ne disposant en réalité ni de moyens financiers ni
des moyens matériels pour la réalisation de la transaction (Achat - Stockage -Revente. . . . ) .
Les achats effectués payés par versements bancaires au compte du fournisseur, sont injectés
dans le marché sans facture ou avec facture de complaisance (Facture taxi) et ne sont suivis
par aucune déclaration fiscale.
Les auteurs de cette fraude donnent généralement une procuration à une tierce personne tant
pour l'utilisation du registre de commerce que du compte bancaire professionnel.

64
2) - Ventes fictives déclarées par les importateurs et/ou producteurs et distributeurs locaux sur
leurs listes clients au nom de personnes ou sociétés n'ayant pas entretenu avec eux de relation
commerciale.
Ces ventes sont destinées à « couvrir » des montants importants non facturés, de faire
apparaître des marges bénéficiaires insignifiantes et des résultats disproportionnés par rapport
à l'importance de l'activité.
3) - L'exercice d'activités non déclarées soit dans des espaces publics (marchés) ou d'une
manière clandestine dans des cités et constructions nouvelles et dont les produits sont cédés
sur le marché sans possibilité pour les services habilités d'en connaître l'origine.
Cette pratique a tendance à se développer y compris auprès de personnes de nationalité
étrangère ne disposant pas des autorisations nécessaires pour la réalisation d'opérations
commerciales.
Cette «connivence d'intérêts» fort préjudiciable pour le Trésor Public doit impérativement être
combattue avec vigueur car elle constitue un véritable défi à l'autorité de l'Etat dans son action
visant à instaurer des règles d'une saine concurrence entre les opérateurs économiques.
A cet effet, je vous demande d'engager des actions permanentes et soutenues à l'encontre des
personnes et des sociétés auteurs des ces comportements frauduleux par la mise en oeuvre du
dispositif législatif et réglementaire en vigueur, une action coercitive efficace, des
interventions sur le terrain, les dépôts de plainte et une coordination accrue avec les autorités
judiciaires, les services de sécurité et les autorités locales.
Par ailleurs la disponibilité de l'information et sa correcte exploitation étant un outil important
permettant d'endiguer les effets néfastes du marché informel, je vous demande de mobiliser
l'ensemble des structures et services ad hoc pour sa collecte dans les meilleures conditions,
tant en termes de délais que de fiabilité.
Il s'agit en conséquence de mobiliser les services d'intervention des inspections, les effectifs
des bureaux de recherche et des Brigades Mixtes en vue de procéder à toutes les
investigations pour localiser les fraudeurs et engager à leur encontre l'action coercitive jusqu'à
son terme, y compris par des saisies immobilières au niveau des domiciles des personnes
concernées et des bénéficiaires des procurations, en veillant au stricte respect des règles de
procédure dans toutes les phases des opérations menées.
Il vous appartient en conséquence d'établir un programme d'intervention à discuter avec vos
structures concernées en vue d'arrêter les démarches opérationnelles de mise en oeuvre.
Il me sera rendu compte périodiquement des actions engagées et des résultats obtenus à l'effet
de s'assurer de l'application effective des termes de la présente.

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(23)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Direction des Recherches et Vérifications

N°1375MF/DGI/DRV/2004

Alger, le 10 juillet 2004

Messieurs les Directeurs


Régionaux des Impôts

Objet : Lutte contre le marché informel.

J'ai l'honneur de vous transmettre la note n°289/MF/DG/DRV du 07/07/2004 portant les


instructions de Mr le Directeur Général relatives aux moyens et actions à entreprendre pour
endiguer le développement du marché informel.
Je vous demande d'arrêter, en relation avec les DIW dépendant de votre circonscription,
le détail des actions à réaliser dans un programme à m'adresser dans les meilleurs délais
possibles.
Il y a lieu de procéder à une hiérarchisation des opérations à mener afin de s'assurer de leur
aboutissement dans les meilleures conditions aussi bien en ce qui concerne le choix des
contribuables que des interventions à mener sur le terrain.
A titre indicatif, il y a lieu de citer :
- le contrôle de la facturation auprès des fournisseurs en procédant à des interventions
répétées au niveau de l'exploitation ou du siège de la société.
- Le contrôle de la prise en charge réelle dans les documents comptables du vendeur et de
l'acheteur du montant de la facture et de la quantité de marchandise.
- La recherche de tout élément d'identification du fraudeur auprès de toutes les institutions
concernées et notamment au niveau des Banques (dossier de domiciliation), du transitaire, du
Receveur des Douanes et des services du CNRC.
- Le recensement des biens personnels du titulaire du registre de commerce ou du bénéficiaire
de la procuration
- Le rapprochement auprès des services judiciaires afin de faire assurer une meilleure prise en
charge des plaintes déposées.
Je vous prie de me faire part de toute difficulté rencontrée dans le cadre de l’application des
présentes instructions.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Direction des Recherches et Vérifications
Tél .N° : (021)59 55 51 Fax. N° : (021) 59 52 17
N°3062MF/DGI/DRV
Alger, le 10 octobre 2005

Mmes et MM les Directeurs des Impôts de Wilaya

Objet : Lutte contre les pratiques frauduleuses.


Octroi de l'attestation de domiciliation.
Référence : Instruction _ 004 du 1 0 août 2005 de M. le Ministre des Finances.

L'attention de l'administration centrale a été attirée sur des comportements frauduleux


nouveaux destinés à mettre en échec le dispositif prévu par l'instruction citée en référence et
les diverses notes prises pour son application.
Il s'agit du recours, par des personnes inscrites au fichier des importateurs défaillants ou non
localisés, au fichier des fraudeurs ou disposant de dettes fiscales impayées, à l'utilisation de
personnes n'ayant aucun antécédent fiscal auxquels ils établissent des registres de commerce
et des cartes fiscales, y compris en se conformant aux dispositions de l'article 1 3 de la Loi _
05-05 du 23 juin 2005 portant Loi de Finances complémentaire pour 2005 et les utilisent ainsi
pour procéder à des domiciliations bancaires en vue de réaliser des importations en leur nom.
A ce sujet, j'ai l'honneur de vous demander de faire preuve de la plus grande vigilance quand
les demandes d'attestation de domiciliation sont effectuées par des PRIMODEMANDEURS
(première domiciliation) en s'assurant de la qualité de l'associé unique pour les E.U.R.L ou
des associés et gérants des SARL, procéder aux enquêtes nécessaires pour déterminer que la
personne concernée .dispose réellement de moyens financiers et matériels ou d'une source de
revenus connue par l'administration fiscale, lui permettant d'opérer valablement la
domiciliation, compte tenu notamment de l’âge et de la situation sociale (chômeur –personne
âgée - jeune âge....).
A défaut, le service est en droit de refuser la délivrance de l’attestation demandée au motif de
l’existence de fortes présomptions de tentative de fraude fiscale.
Cette note doit faire l’objet d’une diffusion générale au niveau de vos services.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Direction des Recherches et Vérifications
Tél .N° : (021)59 55 51 Fax. N° : (021) 59 52 17

N°3062MF/DGI/DRV
Alger, le 10 octobre 2005

Mmes et MM les Directeurs des Impôts de Wilaya

Objet : Lutte contre les pratiques frauduleuses.


Octroi de l'attestation de domiciliation.
Référence : Instruction _ 004 du 1 0 août 2005 de M. le Ministre des Finances.

L'attention de l'administration centrale a été attirée sur des comportements frauduleux


nouveaux destinés à mettre en échec le dispositif prévu par l'instruction citée en référence et
les diverses notes prises pour son application.
Il s'agit du recours, par des personnes inscrites au fichier des importateurs défaillants ou non
localisés, au fichier des fraudeurs ou disposant de dettes fiscales impayées, à l'utilisation de
personnes n'ayant aucun antécédent fiscal auxquels ils établissent des registres de commerce
et des cartes fiscales, y compris en se conformant aux dispositions de l'article 1 3 de la Loi _
05-05 du 23 juin 2005 portant Loi de Finances complémentaire pour 2005 et les utilisent ainsi
pour procéder à des domiciliations bancaires en vue de réaliser des importations en leur nom.
A ce sujet, j'ai l'honneur de vous demander de faire preuve de la plus grande
vigilance quand les demandes d'attestation de domiciliation sont effectuées par des
PRIMODEMANDEURS (première domiciliation) en s'assurant de la qualité de l'associé
unique pour les E.U.R.L ou des associés et gérants des SARL, procéder aux enquêtes
nécessaires pour déterminer que la personne concernée .dispose réellement de moyens
financiers et matériels ou d'une source de revenus connue par l'administration fiscale, lui
permettant d'opérer valablement la domiciliation, compte tenu notamment de l’âge et de la
situation sociale (chômeur –personne âgée - jeune âge....).
A défaut, le service est en droit de refuser la délivrance de l’attestation demandée au motif de
l’existence de fortes présomptions de tentative de fraude fiscale.
Cette note doit faire l’objet d’une diffusion générale au niveau de vos services.

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71
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(26)
MESURES DE LUTTE CONTRE LA FRAUDE FISCALE

La loi fiscale prévoit plusieurs mesures de lutte contre la fraude fiscale, il s’agit
notamment de :
1)- L’application de sanctions fiscales sous forme d’amendes à l’encontre des responsables
des administrations publiques qui refusent de communiquer à l’administration fiscale des
informations ou documents qu’ils détiennent (article 86 LF 2002).
Article 86
En aucun cas, les administrations de l'Etat, des wilayas et des communes, les entreprises
privées, ainsi que les entreprises contrôlées par l'Etat, les wilayas et les communes, de même
que tous les établissements ou organismes quelconques, soumis au contrôle de l'autorité
administrative, ne peuvent opposer le secret professionnel aux agents de l'administration des
finances qui leur demandent communication des documents de service qu'ils détiennent.
Toutefois, les renseignements individuels d'ordre économique ou financier, recueillis au cours
d'enquêtes statistiques, effectuées en vertu de l'ordonnance n° 65-297 du 2 décembre 1965,
fixant la période et les modalités d'exécution du recensement général de la population sur
l'ensemble du territoire national, ne peuvent en aucun cas être utilisés à des fins de contrôle
fiscal.
Les administrations dépositaires de renseignements de cette nature ne sont pas tenues par
l'obligation découlant de l'alinéa précédent.
Pour l'exercice du droit prévu au présent article, les organismes de sécurité sociale, sont tenus
d'adresser annuellement à l'administration des impôts, pour chaque médecin, dentiste, sage-
femme ou auxiliaire médical, un relevé individuel faisant état du numéro d'immatriculation
des assurés, du mois au cours duquel ont été réglés les honoraires, le montant brut de ces
derniers tels qu'ils figurent sur les feuilles de soins, ainsi que le montant des sommes
remboursées par l'organisme intéressé à l'assuré.
Les relevés établis aux frais desdits organismes et arrêtés au 31 décembre de chaque année,
doivent parvenir au directeur des impôts de la wilaya avant le 1er avril de l'année suivante.
Les responsables des administrations, des wilayas, des communes et des organismes visés à
l'alinéa 1er ci-dessus engagent personnellement leur responsabilité pécuniaire en cas de refus
de communication des documents de service qu'ils détiennent.
2)- L’exigence d’un extrait de rôle apuré pour la modification ou la radiation du registre de
commerce (article 68-LF 1997).
Article 68
Toute demande de radiation ou de modification d'un registre de commerce est subordonnée à
la présentation d'un extrait de rôle apuré.
Les modalités d'application du présent article seront précisées en tant que de besoin par voie
réglementaire.
3)- L’institution à l’importation d’un précompte de 2 % sur la valeur de marchandises
importées destinées à la revente en l’état (article 59 LF 1997).
Article 59.
Il est institué, à l'importation, un précompte au taux de 2% applicable sur les marchandises
destinées exclusivement à l'achat revente en l'état.

72
L'assiette de ce précompte est constituée par la valeur globale de la marchandise y compris
tous les droits et taxes déductible de l'IRG - catégorie BIC ou de l'IBS selon le cas dû par les
contribuables concernés.
Le produit dudit précompte est affecté au budget général de l'Etat.
Les modalités de mise en oeuvre de cette disposition ainsi que la liste des produits concernés
seront précisées par voie réglementaire.
4)- La subordination de la délivrance de l’attestation de position fiscale servant à
l’immatriculation au registre du commerce par la justification de l’existence du local
professionnel (article 20 LF 1997).
Article 20
Il est ajouté au sein du code des impôts directs et taxes assimilées un article 183 bis
rédigé comme suit:
Art. 138 bis
L'attestation justifiant la position fiscale, instituée par l'article 58 du décret législatif n° 92-04
du 11 octobre 1992 portant loi de finances complémentaire pour 1992, est accordée après
constatation de l'existence effective du local de l'exploitation et de la justification du droit de
jouissance constatée par les agents de l'administration fiscale, dans un délai n'excédant pas un
(1) mois après la date de dépôt de la demande d'attestation
5)- L’exclusion des personnes condamnées pour fraude fiscale de toute soumission aux
marchés publics (article 62 LF 1997).
Article 62.
Toute personne convaincue de fraude fiscale ne peut soumissionner à des marchés publics
pendant une durée de dix (10) ans décomptée de la date à laquelle la condamnation est
devenue définitive.
Pour l'application des présentes dispositions, le dossier de soumission prévu dans l'article 47
du décret exécutif n° 91-434 du 9 novembre 1991 portant réglementation des marchés publics
est complété par la production d'un extrait de casier judiciaire du soumissionnaire lorsqu'il
s'agit d'une personne physique, et du gérant ou du directeur général de l'entreprise lorsqu'il
s'agit d'une société.
6)- La confrontation des revenus déclarés par le contribuable avec sa situation patrimoniale.
Les vérificateurs des impôts peuvent lors d’une vérification approfondie de la situation fiscale
d’ensemble des personnes (VASFE) physiques au regard de I'IRG, procéder au contr6le de la
cohérence entre les revenus déclarés et la situation patrimoniale du contribuable (article 61.1
LF 2002).
Article 61-1
Les agents de l'administration fiscale peuvent procéder à la vérification approfondie de la
situation fiscale d'ensemble des personnes physiques au regard de l'impôt sur le revenu.
A l'occasion de cette vérification, les agents vérificateurs contrôlent la cohérence entre, d'une
part, les revenus déclarés et, d'autre part, la situation patrimoniale, la situation de trésorerie et
les éléments du train de vie des membres du foyer fiscal au sens de l'article 6 du code des
impôts directs et taxes assimilées.
7)- La création au sein de l’administration fiscale d’une structure chargée des recherches et
des vérifications qui a pour mission la vérification des dossiers des contribuables présentant
une certaine particularité tant en ce qui concerne un niveau d’activité que leur déploiement sur
la circonscription territoriale de plusieurs wilaya (créée par décret n° 98- 228 du 13 Juillet
1998 et installée au courant du mois de septembre de la même année.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Inspection Générale des Services Fiscaux
Division 1

N°743 MF/DGI/IGSF /D1


Alger, le 28 mai 2006

Note
A
Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts
En communication à :
Mesdames, Messieurs les Directeurs des Impôts de Wilaya

Objet : A/S Observatoire des opérations de lutte contre l’économie informelle.


Référence : -Note n°1062/MF/DGI/IGSF du 10/08/2005
-Note n°79/MF/DGI/IGSF/D2/MI du 22/01/2006

Par notes citées en références, il vous a été demandé de transmettre les situations
hebdomadaires des résultats des opérations visées en objet et ce, chaque Dimanche suivant la
semaine écoulée pour permettre leur consolidation, leur analyse et la présentation d’un point
de situation à Monsieur le Ministre des Finances.
Cette Périodicité ne rend pas une appréciation de valeur de l’action des services.
En conséquence, j’ai l’honneur de vous faire connaître qu’à compter du mois de juin, les
situations seront établies mensuellement dans la semaine qui suit le mois écoulé.

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(28)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Direction des Recherches et Vérifications

N°3062MF/DGI/DRV
Alger, le 10 octobre 2005

Mmes et MM les Directeurs des Impôts de Wilaya

Objet : Lutte contre les pratiques frauduleuses.


Octroi de l'attestation de domiciliation.
Référence : Instruction _ 004 du 1 0 août 2005 de M. le Ministre des Finances.

L'attention de l'administration centrale a été attirée sur des comportements frauduleux


nouveaux destinés à mettre en échec le dispositif prévu par l'instruction citée en référence et
les diverses notes prises pour son application.
Il s'agit du recours, par des personnes inscrites au fichier des importateurs défaillants ou non
localisés, au fichier des fraudeurs ou disposant de dettes fiscales impayées, à l'utilisation de
personnes n'ayant aucun antécédent fiscal auxquels ils établissent des registres de commerce
et des cartes fiscales, y compris en se conformant aux dispositions de l'article 1 3 de la Loi _
05-05 du 23 juin 2005 portant Loi de Finances complémentaire pour 2005 et les utilisent ainsi
pour procéder à des domiciliations bancaires en vue de réaliser des importations en leur nom.
A ce sujet, j'ai l'honneur de vous demander de faire preuve de la plus grande vigilance quand
les demandes d'attestation de domiciliation sont effectuées par des PRIMODEMANDEURS
(première domiciliation) en s'assurant de la qualité de l'associé unique pour les E.U.R.L ou
des associés et gérants des SARL, procéder aux enquêtes nécessaires pour déterminer que la
personne concernée .dispose réellement de moyens financiers et matériels ou d'une source de
revenus connue par l'administration fiscale, lui permettant d'opérer valablement la
domiciliation, compte tenu notamment de l’âge et de la situation sociale (chômeur –personne
âgée - jeune âge....).
A défaut, le service est en droit de refuser la délivrance de l’attestation demandée au motif de
l’existence de fortes présomptions de tentative de fraude fiscale.
Cette note doit faire l’objet d’une diffusion générale au niveau de vos services.

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(29)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Direction des Recherches et Vérifications
N°1463MF/DGI/DRV/2002
Alger, le 22 juillet 2002

Monsieur le Directeur
de la Législation Fiscale

Objet : Lutte contre la fraude fiscale.


Textes d'Application.

Dans le Cadre du renforcement du dispositif de lutte contre la fraude fiscale, des mesures
nouvelles ont été mises en place par la Loi de Finances Complémentaire pour 2001 et par la
Loi de Finances pour 2002.
Il s'agit de celles introduites par l'Article 8 de la Loi _ 01/12 du 19/07/2001 (LFC.2001)
relatives à la solidarité entre le titulaire du registre de commerce et le bénéficiaire d'une
procuration ou d'un mandat en matière de paiement des impôts et taxes et celles relatives au
droit d'enquête et droit de visite prévus par l'article 73 à 78 de la Loi _ 0 1/2 du 22/12/01
portant LF pour 2002.
A cet effet je crois utile d'attirer votre attention sur le fait que la Circulaire n°4/MF/DGI/DLF
du 15 Août 2001 traitant de la première mesure semble insuffisante afin de permettre aux
services concernés de mettre en application le dispositif prévu et engager les actions
coercitives nécessaires pour lutter efficacement contre la fraude fiscale.
Les aspects pratiques de mise en oeuvre peuvent être arrêtés dans le cadre d'une concertation
entre la DLF, la DOF et la DRV.
En ce qui concerne les dispositions relatives au droit d'enquête et au droit de visite, aucun
dispositif mesure d'application n'a été pris à ce jour, ce qui risque de retarder davantage son
application.
Je vous prie de bien vouloir envisager la tenue d'une réunion commune afin d'arrêter les
dispositions à prendre à ce sujet.

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(30)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
Ministère des Finances
Direction Générale des Impôts
Le Directeur Général
N° 289 /MF/DG/DRV
Alger, le 07 juillet 2004

Note
A
Mmes, Mrs, les Directeurs des Impôts de Wilaya
Messieurs les Chef Des S.R.V
Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts

Objet : Lutte contre le marché informel.


Référence : N°3159/MF/DGI/DRV du 23/10/2001
N° 3569/MF/DGI/DRV du 24/12/2001
N° 1807/MF/DGI/DRV du 15/09/2002
N° 320 /MF/DGI/DRV du 23/02/2004
N° 352/MF/DGI/DRV du 28/02/2004

Le développement sans cesse croissant du marché informel, au cours des dernières années, ses
implications néfastes sur la ressource fiscale et les actions à entreprendre par les services vous
ont été rappelées à maintes reprises et notamment par les notes citées en référence.
La persistance des pratiques frauduleuses développées dans ce cadre se traduisent par des
comportements de plus en plus affirmés de se soustraire délibérément à la déclaration et au
paiement des impôts et taxes dus par des personnes et sociétés agissant aussi bien dans le
secteur de l'importation que de la production et de la distribution au niveau du marché local.
Les procédés les plus significatifs utilisés et parfaitement identifiés par nos services sont les
suivants :
1) - Achats ou Importations massives de produits par la présentation aux fournisseurs: locaux
ou aux services des Douanes de dossiers régulièrement constitués (RDC-Identifiant et carte
fiscale
- bon de commande….) par des personnes ne disposant en réalité ni de moyens financiers ni
des moyens matériels pour la réalisation de la transaction (Achat - Stockage -Revente. . . . ) .
Les achats effectués payés par versements bancaires au compte du fournisseur, sont injectés
dans le marché sans facture ou avec facture de complaisance (Facture taxi) et ne sont suivis
par aucune déclaration fiscale.
Les auteurs de cette fraude donnent généralement une procuration à une tierce personne tant
pour l'utilisation du registre de commerce que du compte bancaire professionnel.

78
2) - Ventes fictives déclarées par les importateurs et/ou producteurs et distributeurs locaux sur
leurs listes clients au nom de personnes ou sociétés n'ayant pas entretenu avec eux de relation
commerciale.
Ces ventes sont destinées à « couvrir » des montants importants non facturés, de faire
apparaître des marges bénéficiaires insignifiantes et des résultats disproportionnés par rapport
à l'importance de l'activité.
3) - L'exercice d'activités non déclarées soit dans des espaces publics (marchés) ou d'une
manière clandestine dans des cités et constructions nouvelles et dont les produits sont cédés
sur le marché sans possibilité pour les services habilités d'en connaître l'origine.
Cette pratique a tendance à se développer y compris auprès de personnes de nationalité
étrangère ne disposant pas des autorisations nécessaires pour la réalisation d'opérations
commerciales.
Cette «connivence d'intérêts» fort préjudiciable pour le Trésor Public doit impérativement être
combattue avec vigueur car elle constitue un véritable défi à l'autorité de l'Etat dans son action
visant à instaurer des règles d'une saine concurrence entre les opérateurs économiques.
A cet effet, je vous demande d'engager des actions permanentes et soutenues à l'encontre des
personnes et des sociétés auteurs des ces comportements frauduleux par la mise en oeuvre du
dispositif législatif et réglementaire en vigueur, une action coercitive efficace, des
interventions sur le terrain, les dépôts de plainte et une coordination accrue avec les autorités
judiciaires, les services de sécurité et les autorités locales.
Par ailleurs la disponibilité de l'information et sa correcte exploitation étant un outil important
permettant d'endiguer les effets néfastes du marché informel, je vous demande de mobiliser
l'ensemble des structures et services ad hoc pour sa collecte dans les meilleures conditions,
tant en termes de délais que de fiabilité.
Il s'agit en conséquence de mobiliser les services d'intervention des inspections, les effectifs
des bureaux de recherche et des Brigades Mixtes en vue de procéder à toutes les
investigations pour localiser les fraudeurs et engager à leur encontre l'action coercitive jusqu'à
son terme, y compris par des saisies immobilières au niveau des domiciles des personnes
concernées et des bénéficiaires des procurations, en veillant au stricte respect des règles de
procédure dans toutes les phases des opérations menées.
Il vous appartient en conséquence d'établir un programme d'intervention à discuter avec vos
structures concernées en vue d'arrêter les démarches opérationnelles de mise en oeuvre.
Il me sera rendu compte périodiquement des actions engagées et des résultats obtenus à l'effet
de s'assurer de l'application effective des termes de la présente.

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(31)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Direction des Recherches et Vérifications

N°1807MF/DGI/DRV/SD/NP/B2
Alger, le 15 septembre 2002

Note
A
Mesdames et Messieurs les Directeurs des Impôts de wilaya
Messieurs les Chefs des Services de Recherches et Vérifications
En communication à :
Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts

Objet : Lutte contre la fraude fiscale


Utilisation de prête-noms.
Référence : Article 08 de la loi de Finances complémentaire pour 2001
- Circulaire N° 04/MF/MDB/DGI/DLF/2001 du 15/08/01

Dans le cadre du renforcement du dispositif de lutte contre la fraude fiscale, l'article 08 de la


loi de Finances complémentaire pour 2001 prévoit la possibilité pour l'Administration fiscale
d'engager des poursuites à rencontre des titulaires d'une procuration pour l'exercice d'actes de
commerce au nom et pour le compte de leurs mandants (titulaires légaux de registre de
commerce).
Cette procuration, qui s'accompagne dans la plupart des cas d'un mandat général sur
l'utilisation du compte bancaire du titulaire du R.C, vise à cacher l'identité du véritable
bénéficiaire de ces opérations commerciales lui permettant ainsi de se soustraire à ses
obligations fiscales, l'établissement de ce registre de commerce n'étant effectué qu'à la seule
fin de le «louer» à des tierces personnes pour exercer des activités d'achat revente.
Ces dernières ne sont généralement pas appréhendées par nos services et échappent à toute
fiscalisation, augmentant ainsi les cas de fraude fiscale et le nombre de contribuables non
localisés.
Ainsi, pour permettre la mise en oeuvre des dispositions prévues à l’article précité, vous
voudrez bien instruire les chefs d’inspections de l’enregistrement relevant de votre autorité de
faire établir mensuellement un état, dont ci-joint modèle en annexe, retraçant le détail desdites
procurations en distinguant les informations relatives à la DIW elle même et celles concernant
les autres wilaya.

80
Les informations contenues dans ces états intéressant le mandant et la mandataire doivent être
transcrites au niveau du dossier fiscal du titulaire du registre de Commerce (dossier activité –
dossier IRG sur le document d’imposition ex .906) et prises en charge par le Receveur dont
dépend territorialement ce dernier, afin d’engager l’action coercitive en vertu des dispositions
de l’article 8 de la Loi de Finances Complémentaire pour 2001.
Pour ce faire, les S/D du Recouvrement et du contrôle fiscal sont tenus de centraliser au
niveau de leur structure les états en question, procéder à la répartition des informations qui y
sont contenues par recette et par inspection et s’assurer de leur utilisation effective.
Les services sont invités à prendre conscience du préjudice causé au Trésor
Public et aux efforts consentis par les pouvoirs publics pour améliorer les règles de
fonctionnement du marché, par des pratiques déloyales résultant du système des procurations,
de location du registre de commerce et de prête noms.
Des contrôles ultérieurs seront réalisés par la DRV pour s’assurer de la mise en application de
ces mesures.

La présente Note doit faire l’objet de diffusion à tous les services de la Direction des Impôts
de Wilaya (Sous-Directions – Inspections – Recettes – Brigades de Vérificateurs).

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(32)
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Direction du Contentieux
S/Direction du Contentieux Administratif et Judiciaire

N° 82 MF/DGI/DCTX/ADJ
Alger, le 16 janvier 2006

Mesdames et Messieurs les Directeurs des Impôts de Wilaya


En communication à :
Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts

Objet : Suivi des dépôts de plainte pour fraude fiscale.

J'ai honneur de vous demander de bien vouloir renseigner les tableaux, joints en annexe,
portant situation des dépôts de plainte pour fraude fiscale, arrêtée au 31-12-2005.
Les renseignements doivent me parvenir au plus tard le 10 Février 2006.
Par ailleurs, l'examen des états statistiques produits par vos services en la matière, fait
ressortir qu'un grand nombre de plaintes afférentes aux exercices antérieurs sont toujours en
instance auprès de la Justice, certaines affaires remontant à quatre ans, voire plus.
A cet égard, il importe de souligner que le dépôt de plainte ne constitue pas la finalité de la
démarche de l'Administration Fiscale, mais faut-il QUE celle-ci aboutisse à la préservation
des intérêts du Trésor dans un délai sauvegardant la crédibilité de l’Administration Fiscale.
En conséquence, il y'a lieu d'instruire vos services sur le caractère impératif du suivi
rigoureux des instances introduites auprès de la Justice à l'effet de faire valoir les droits du
Trésor dans les meilleurs délais.
Dans ce cadre, dés la réception de la présente, des démarches doivent être entreprises auprès
du procureur de la république de chaque tribunal correctionnel saisi par des plaintes déposées
par vos services, en vue de :
- de faire le point sur les affaires en instances, notamment l'état de situation de celles
enregistrées en 2004 et antérieurement et solliciter l'intervention du parquet pour un
traitement diligent des affaires en souffrance;
- définir les voies et moyens pour une meilleure coordination dans la prise en charge et le
suivi des affaires relatives aux poursuites pour fraude fiscale ;
- proposer une assistance technique et fiscale susceptible de permettre au magistrat de mieux
appréhender les éléments constitutifs du délit de fraude fiscale.
A ce titre, et à fin de permettre une meilleure prise en charge par la Justice de ces affaires, il y
a lieu de souligner que la plainte ne doit pas faire l'objet d'une simple lettre rédigée d'une
façon sommaire.

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En effet, celle-ci doit comporter un exposé rigoureux tant des faits que des moyens et
conclusions mettant en évidence le comportement frauduleux conformément aux dispositions
légales.
Il va sans dire que la plainte doit être rédigée dans des termes permettant l’accessibilité au
Juge, à la fois, à la terminologie et à la technique fiscale.
Aussi, pour faciliter la mission du magistrat, il y a lieu de :
- joindre à la plainte, tout document prouvant les faits reprochés ainsi que les détails
nécessaires sur la procédure d'imposition, notamment celles relatives à la procédure
contradictoire ;
-donner le maximum de précisions concernant le contribuable poursuivi, notamment sa
qualité, son adresse professionnelle et personnelle, la nature de son activité, sa situation
vis à vis de ses obligations fiscales (déclaratives et de paiement) et éventuellement ses
antécédents ;
- joindre une copie du texte intégral des articles de loi mentionnés dans la plainte.
Par ailleurs, il y'a lieu avant de procéder au dépôt de la plainte de s'assurer que le mis en cause
n'est pas en contentieux, pour les mêmes impositions en objet, quel qu'en soit le stade (recours
préalable – Commission de recours – juridiction administrative).
En effet, il a été constaté que des dépôts de plaintes ont été engagés alors que les
contribuables mis en cause étaient en contentieux pour les mêmes impositions objet de la
poursuite pénale, lesquels ont bénéficié, par la suite d'un dégrèvement partiel voire total dans
certains cas.
Cette situation entraîne l'engagement de la procédure de retrait de la plainte, causant ainsi des
désagréments notamment vis à vis du magistrat en charge de l'affaire.
Il convient, à ce titre de vous rappelé que ce genre de situation ne répond pas au souci de
l’administration fiscale qui consiste à établir une meilleure coordination avec le secteur de la
Justice, notamment dans le cadre de la lutte contre la fraude fiscale.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère des Finances


Direction Générale des Impôts
Direction du Contentieux
S/Direction du Contentieux Administratif et Judiciaire

N° 241 MF/DGI/DCX/ADJ/B1/AM
Alger, le 17 février 2007

Mesdames et Messieurs les Directeurs des impôts de Wilaya


En communication à :
Messieurs les Directeurs Régionaux des Impôts

Objet : Suivi des dossiers de dépôts de plaintes


Référence : Note N° 64MF/DGI/DCX/ADJ/B1 du 16/01/2000
P. J. Fiche technique et annexes

J’ai l’honneur de vous adresser, ci-joint, la fiche technique devant être renseignée à chaque
dépôt de plainte pour fraude fiscale, en remplacement de la fiche sommaire en vigueur, objet
de la note citée en référence.
A ce titre, l'attention des services est particulièrement attirée sur l'importance du soin à
apporter à la production de cette fiche.
Celle-ci, doit en effet permettre d'une part, de disposer des informations concernant l'action
judiciaire de nos services et de les mettre à jour, d'autre part, de pouvoir communiquer les
renseignements nécessaires à la hiérarchie qui suit de très près l'opération de dépôt de plaintes
en matière fiscale.
En conséquence, il vous est demandé de renseigner, sous la forme du canevas ci joint à la
présente note, en annexe A, la fiche technique et de la transmettre à la Direction du
Contentieux en y joignant la copie de la plainte déposée.
L'envoi doit se faire systématiquement et sans délais, dès l'enregistrement de la plainte auprès
de la juridiction saisie. S'agissant des autres annexes, ci-jointes (B, C, D et F), elles doivent
être renseignées et transmises, sans tarder, à chaque stade de la procédure concernée.
Par ailleurs, pour toute rubrique non renseignée, il conviendra d'en préciser le motif.
En fin, et compte tenu du caractère sommaire des éléments d'informations communiqués par
le biais de ces documents, il est demandé aux services de faire preuve d'anticipation et de
clairvoyance aux fins de signaler à la Direction du Contentieux toute affaire importante ou
grave présentant un intérêt et un suivi particulier. Pour faciliter la sélection desdites affaires, il
est recommandé, à titre indicatif et non exhaustif, de retenir les critères ci-après :

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- le montant des impositions fraudées ;
- l'importance de l'entreprise ;
- détournement des avantages fiscaux ;
- le risque de médiatisation de l'affaire ;
- l'existence de complicité.
Un intérêt particulier est accordé aux prescriptions de la présente note.
Annexe A
Dépôt de plainte
Fiche technique de l’affaire N° /2007
1. Nom, prénom et raison sociale :
2. Qualité de la personne poursuivie :
3. Secteur d’activité :
4. Adresse :
5. Service constatant l’infraction :
6. Moyens de constat de l’infraction :
7. Nature de l’infraction :
o Fraude fiscale
o Défaut de paiement ou organisation d’insolvabilité
o Droits de garantie
8. Référence des textes légaux :
9. Date de dépôt de la plainte :
10. Juridiction saisie en première instance : Tribunal correctionnel de…
11. Plainte déposée auprès du :
o Procureur de la République
o Juge d’instruction
12. Détail par nature des impositions fraudées :
Nature des impôts et taxes
Exercices / années
Montant des Droits simples Montant des Pénalités
Total : Total :
Montant global
Résumé de l’affaire
(Résumé du rapport ayant servi pour le dépôt de plainte)
…………………………………………………………………….……………………………
……………………………………………………………………….
…………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………….
Annexe B
Nom, prénom et raison sociale :
Adresse :
N° et date de la fiche technique :
-Jugement (1ère instance) :
_ date du jugement :
_ montant des impositions recouvrées à cette date :
_ contenu du jugement rendu:
…………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………..

85
Annexe C
Nom, prénom et raison sociale :
Adresse :
N° et date de la fiche technique :
-Appel et partie appelante :
_ date d’appel :
_ partie appelante
_ juridiction saisie :
_ les points soulevés dans l’appel :
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………
Annexe D
Nom, prénom et raison sociale :
Adresse :
N° et date de la fiche technique :
_ date de jugement de l’appel :
_ montant des impositions recouvrées à cette date :
_ contenu de l’arrêt rendu par la cour :
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………….
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………
Annexe E
Nom, prénom et raison sociale :
Adresse :
N° et date de la fiche technique :
-Pourvoi en cassation :
_ partie ayant introduit le recours :
_ date du pourvoi en cassation :
_ montant des impositions recouvrées à cette date :
_ les points soulevés :
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………….
…………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………
Annexe F
Nom, prénom et raison sociale :
Adresse :
N° et date de la fiche technique :
_ arrêt rendu de la cour suprême le :
_ contenu de l’arrêt rendu
…………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………….
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………

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Enfin,
Si vous contactez les services fiscaux pour demander un conseil ou un avis, vous recevrez
généralement un bon accueil.
Pour autant, les agents des impôts ne sont pas toujours d'un niveau technique suffisant pour
répondre correctement aux questions posées.
Il nous arrive souvent de rencontrer des clients qui ont pris des positions erronées et sont
pourtant convaincus de leur bon droit, suite au mauvais conseil oral donné par un agent des
impôts.
En effet, le rôle d'un agent des impôts n'est pas de connaître la fiscalité dans son ensemble, ce
qui est en fait impossible, même pour un fiscaliste de très haut niveau.
La fiscalité, c'est effroyablement complexe.
Il faut des années d'expérience pour devenir un bon fiscaliste.
A ce titre, plus ont vieillis, plus je deviens compétent et plus ont se rends compte de l'étendue
de notre incompétence.
Le fiscaliste est comme l'astrophysicien.
Plus il met à jour des secrets de l'univers, plus il se rend compte de l'étendue infinie des
mystères restant à élucider.
Il est impossible de répondre sérieusement à une question fiscale un peu compliquée sans
faire une étude de la documentation.
On précise souvent à nos clients que seule une consultation écrite permet de répondre
sérieusement à leurs questions.
Cela étant, si un agent des impôts répond à une de vos questions et que cette réponse vous
plaît, il faut lui faire confirmer par écrit ou au moins faire un compte rendu de la question et
de sa réponse et lui envoyer par courrier avec accusé de réception pour se ménager un moyen
de preuve de l'existence de cette réponse.
En pratique, le meilleur moyen d'avoir une réponse sérieuse (et opposable) de l'administration
fiscale est de faire une question écrite sous la forme d'un rescrit.
Elle sera traitée par un agent des impôts spécialement chargé de répondre aux questions et qui
a généralement toute la compétence nécessaire.

MEDANI RACHID

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