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0. INTRODUCTION GENERALE
L’économie étant guidée par une main invisible, comme le soulignait Adam Smith : Chaque
agent économique, et principalement les entreprises qui dans la poursuite de leurs intérêts
individuels de création de valeur, sont guidées par une main invisible qui les conduit à
contribuer à l'intérêt général de toute une société.

Vous conviendrez donc avec nous qu’une entreprise qui tourne à la déconfiture ou qui crée
moins de valeur pour ses actionnaires est un problème majeur à résoudre car cela influencera
tout un secteur ou toute une économie dans son ensemble.

En ce qui concerne le secteur bancaire, selon le rapport de la Fédération Bancaire Française


(FBF) publié en 2014, la rentabilité moyenne du secteur bancaire français était de 5,9%. Le
secteur bancaire américain et le secteur bancaire européen présentaient respectivement une
rentabilité financière moyenne de 8,1% et 3,3% en 2014. Selon le rapport numéro 15/263 du
Fonds Monétaire International (FMI), la rentabilité sectorielle moyenne du secteur bancaire
congolais en 2012 et 2013 s’élevait respectivement à 27,8% et 28,4%.
Avec une rentabilité moyenne estimée à 23,4% en 2014. Une étude récemment menée par le
cabinet Deloitte publiée en 2017 sur la situation du secteur bancaire en République
Démocratique du Congo en 2016 relève une faible rentabilité financière du secteur de 1%
comparée à celle des banques de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Afrique (UEMOA)
qui s’élève à 8,6%. Et une rentabilité de l’actif de 0.1%. Une faible rentabilité du secteur indique
donc une faible création de valeur pour les apporteurs des capitaux. Ces chiffres prouvent que
le secteur bancaire congolais a connu un recul. Néanmoins, on remarque que les banques locales
semblent être plus performantes et que la chute du secteur est surtout causée par les banques
étrangères exerçant en RDC.

Et selon le rapport publié par Deloitte, ce taux très faible émane des résultats déficitaires réalisés
par plusieurs banques en 2016. Les facteurs externes ayant occasionné cette faible rentabilité
financière du secteur sont : Les incertitudes politiques, l’environnement économique détérioré
avec la baisse des cours des matières premières et une dépréciation de la monnaie.

L’évaluation de la performance du secteur bancaire constitue une mesure et un indicateur


efficace pour examiner le dynamisme économique d’un pays. C’est ainsi, face à la
mondialisation du système financier, la situation économique des banques peut rapidement
changer ou évoluer par rapport à leur situation actuelle, de même que les nouveaux marchés et
produits financiers.

De plus, la crise asiatique de 1990 et la crise financière mondiale qui a engendré une crise
économique entre 2007 et 2009 ont démontré que les banques sont non seulement au cœur de
la croissance économique mais également elles peuvent aussi être à l’origine des crises
financières et récessions économique.

Il est donc d’une part nécessaire de diversifier et d’adapter les méthodes d’évaluation en
accordant une plus grande importance aux moyens de gestion et de maitrise des risques
(Doumpos et Zopounidis, 2009) et d’autre part, il est obligatoire de disposer d’une supervision
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et d’un suivi périodique des banques afin de s’assurer qu’elles sont financièrement saines et
solides.

Dans ce cadre, la structure CAMELS constitue une plateforme importante pour l’évaluation et
l’analyse bancaire à travers la comparaison d’un certain nombre de paramètres et composantes
dans le temps pouvant impacter directement leur performance financière, en plus de son statut
parmi les groupes d’évaluation moderne de la performance.

0.1.OBJECTIFS DU TRAVAIL
L’objectif de ce travail est de manière globale d’analyser la performance financière et
économique des banques opérantes sur le marché congolais en utilisant le modèle CAMELS ;
De manière spécifique, ce travail vise à :

o Etablir un classement de performance suivant le critère CAMELS


o Etudier l’impact des ratios CAMELS sur la performance financière et économique en
usant d’un modèle économétrique.
1. PRESENTATION DU SECTEUR BANCAIRE DE LA RDC
1.1.GENERALITES
L’année 2018 a révélé une progression continue du Produit Net Bancaire en République
Démocratique du Congo. Elle confirme également un renforcement et un enrichissement des
banques. Cependant, le secteur bancaire en RDC a du mal à contrebalancer l’augmentation de
son coefficient d’exploitation ainsi que la dégradation de la qualité de son portefeuille crédits.
Ces différents facteurs expliquent la baisse très marquée du résultat net et de la rentabilité du
secteur. Une forte dépendance à l’égard du dollar américain

Le bilan des banques est, en majorité, exprimé en dollars américains. Par ailleurs, les dépôts,
tout comme les crédits, sont exclusivement constitués dans cette devise. Une tendance qui s’est
confirmée en 2017 (environ 85 % en 2016 contre 83 % en 2015).
Face à cette prédominance du dollar américain, le franc congolais a perdu 31 % de sa valeur
entre 2016 et 2017. Outre la dépréciation de la monnaie nationale, la performance des banques
n’est pas des plus brillantes : 14 % de hausse du total bilan et 13 % de croissance des dépôts.

Une activité d’octroi de crédit en net recul On constate une baisse de 10 % du volume des
crédits nets sur la période 2016-2017 alors que les chiffres en CDF dévoilent une hausse
apparente (+18%). La part des créances sur la clientèle dans le bilan des banques est passée de
45% en 2016 à 36% en 2017. Cette baisse s’explique en partie par le gel de cette activité de la
part de quelques acteurs. 2017, une année chaotique au regard des résultats affichés

Au cours des années 2016 et 2017, les résultats du secteur bancaire congolais ont connu une
baisse drastique. Celle-ci s’explique principalement par une contraction des revenus mais
surtout par l’augmentation des charges générales d’exploitation : le coefficient d’exploitation a
augmenté, passant de 79% en 2016 à 83 % en 2017. Ce niveau est très élevé si celui-ci est
comparé aux banques de la zone UEMOA (66%) et à la constitution des provisions.
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Malgré cette situation, toutes les banques locales ont réalisé des résultats positifs en 2017 : la
part du PNB généré par les banques locales est ainsi passée de 49 % à 52 % en 2017. Les
banques panafricaines ont quant à elles connu une baisse, passant de 41% à 38% d’une année
sur l’autre.

Un souffle d’innovations réglementaires pourrait entraîner de profonds changements dans le


secteur

Alors que l’impact réel de ces mesures reste encore à évaluer, l’autorité de régulation s’est
lancée dans la production de plusieurs textes réglementaires.

La Banque Centrale projette également de publier les modifications de certaines instructions


ainsi que les projets portant sur les services bancaires gratuits, la continuité des activités ou
encore la gestion des plaintes de la clientèle.

En somme la marché bancaire congolais compte de nos jours 15 banques opérationnelles dont
4 sont d’origine congolaises, 8 autres sont des banques panafricaines et le reste sont des banques
internationaux.
A Titre illustratif nous citons les banques comme la FIBANK, la BIAC, BYBLOS, ADVANS
BANQUE, CITIGROUP, STANDARD BANK, BCDC, RAWBANK ; SOFIBANQUE ;
TMB ; ACCESS BANK ; BGFI BANK ; BOA CONGO ; ECOBANK ; FBN BANK, UBA ;
EQUITY BANK.

1.1.1. PRESENTATION DE L’ECHANTILLON ET CRITERE DE SELECTION


La recherche s’est basée sur une étude descriptive, afin de décrire les informations
disponibles en mettant l’accent sur l’analyse financière et l’interprétation des résultats.
L’étude s’est appuyée sur des données secondaires obtenue à partir des rapports d’activité,
rapports de gestion et rapports financier, d’une population composée de l’ensemble des
banques d’origine congolaise ou dont le siège social se trouve en RDC. Il s’agit bien évidement
de : «TRUST MERCHANT BANK, RAWBANK, BANQUE COMMERCIALE DU
CONGO(BCDC) et LA SOFIBANQUE », sur une période de 3 ans allant de 2016 à 2018.
Les informations recueillies auprès des données secondaires ont été analysées en utilisant les
méthodes qualitatives et quantitatives à travers les ratios du modèle CAMELS.
Une technique de classement par composante du modèle CAMELS a été établie suivie d’un
classement global sur la base de l’ensemble des composantes du modèle CAMELS afin de
cartographier le positionnement final de chaque banque.
Au final un modèle économétrique a été établi afin de déterminer l’impact des ratios CAMELS
sur la performance financière des banques en utilisant une régression linéaire multiple.
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2. PRESENTATION DU MODELE CAMEL


2.1.DEFINITION ET NOTATIONS DE TERMES
La surveillance des conditions dans lesquelles s’exerce l’activité des institutions financières
a poussé les autorités monétaires à se munir d’un large éventail d’instruments. Ces instruments
vont de l’examen qualitatif des banques au cas par cas (on-site examination) au suivi
d’informations purement statistiques (off-site examination).

L’indicateur de santé financière des banques le plus connu et le plus ancien, est l’indicateur
CAMEL(S) utilisé depuis le début des années 1980 par les trois autorités américaines de
supervision bancaire que sont la réserve fédérale, la FDIC et l’OCC.

L’acronyme CAMEL(S) fait référence aux cinq (six) critères qui sont pris en considération
lors de l’attribution, à chaque banque, d’une note (le rating).

Le principal avantage de ces indicateurs avancés réside dans leur faible coût de mise en
œuvre : ils ne requièrent aucune visite de l'établissement; ils peuvent être appliqués
systématiquement à l'ensemble des institutions du secteur; ils permettent, enfin, de
contrôler les banques en continu et, par conséquent, de réagir promptement lorsque la
situation de l'une d'elles se détériore.
2.1.1. Présentation du modèle CAMELS et des ratios utilisés dans l’étude :
En 1979, Les agences de régulation bancaire des Etats Unies ont créé le Conseil Fédéral
d’Examen des Institutions Financières « the Fédéral Financial Institutions Examination
Council (FFIEC) » qui a adopté un système d’évaluation uniforme des institutions financières
« The Uniform Financial Institutions Rating System (UFIRS) » dont l’objectif, d’une part, de
fournir une évaluation du rendement financier, de la solidité opérationnelle et du respect de la
réglementation par les institutions financières et d’autre part, de permettre au régulateur
d’identifier les banques en difficulté et d’apporter des mesures correctives à travers la mesure
de six composantes que sont (Athanasoglou et al., 2005 ; Dang, 2011 ; FDIC, 2015):
-C : L’adéquation des fonds propres ;
-A : La qualité des actifs ;
-M : La qualité de gestion ou du management ;
-E : La capacité à générer des bénéfices ;
-L : La liquidité ;
- S : La sensibilité au risque de marché.

o Adéquation des fonds propres:


L’adéquation des fonds propres constitue un indicateur essentiel pour déterminer la santé
financière globale du système financier.
Son objectif principal est de protégé l’ensemble des clients tout en atténuant les effets de
fluctuation engendré par les crises financière imprévues et inattendues en consolidant la
stabilité et la solidité du secteur bancaire.
Au sein de cet indicateur, deux types de catégories capitaux propres sont mesurés :
Les capitaux propres de première catégorie (Tiers 1) permettant aux banques d’absorber les
différentes pertes subis sans être obliger de cessées leurs opérations et activités, additionné
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aux capitaux propres de deuxième catégories (Tiers 2), qui ont pour objectif d’absorber les
pertes en cas de liquidation. L’adéquation des fonds propres sera calculée par les trois ratios
suivants:

Ratios Avantages
𝒇𝒐𝒏𝒅𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒓𝒆𝒔(𝒃𝒂𝒔𝒆+𝒄𝒐𝒎𝒑𝒍é𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔) Ce ratio reflètera la capacité d’une banque à faire face à
𝒂𝒄𝒕𝒊𝒇𝒔 𝒑𝒐𝒏𝒅𝒆𝒓é𝒔 𝒆𝒏 𝒇𝒐𝒏𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖 𝒓𝒊𝒔𝒒𝒖𝒆
ces engagements, aux défauts de
paiement probables et aux différents risques à savoir les
risques de crédits, les risques
opérationnels et les risques de marché. Ainsi, plus le taux
du ratio est élevé, plus la santé
financière de la banque est meilleure
𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 Il indiquera le montant des dépôts que la banque a utilisé
𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓𝑠
pour financer ses actifs par rapport au montant de la
valeur de ces actifs. Il permet également de comparé
entre les effets de levier
entres les différentes banques. Ainsi, plus le ratio est
élevé, plus l’effet de levier augmente et
par conséquent les risques financier.
𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑐𝑟é𝑎𝑛𝑐𝑒𝑠 de déterminer l’agressivité de la banque à émettre des
𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓𝑠 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙
prêts, ce qui aboutira à une
meilleure rentabilité. Ainsi, plus le ratio est élevé, plus
les créances sont créées à partir des
dépôts. Egalement, il permet d’indiquer le degré du
risque entrepris par la banque en matière de prêt, de fait
qu’un rapport élevé indiquera que la banque prête
activement des fonds.

o La qualité des actifs


La qualité des actifs permet de mesurer la solidité et la santé d’une banque par rapport à
une perte de valeur de ces actifs. En effet, la dépréciation des actifs entraine un risque sur la
solvabilité bancaire et engendre un effet de propagation sur les autres comptes.
De ce fait, la plupart des pertes seront récupérées via le capital et impactera la capacité de
l’établissement à réaliser des bénéfices. En général, une mauvaise qualité des actifs reste la
principale cause de la faillite bancaire. Ainsi, la qualité des actifs sera mesurée par les ratios
suivants :
𝑐𝑟é𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑒𝑛 𝑠𝑜𝑢𝑓𝑓𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒 démontrer le niveau des créances en souffrance
𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒 𝑐𝑟é𝑎𝑛𝑐𝑒
par rapport aux créances, la part des créances
en souffrance dans le portefeuille des banques
et le degré des dommages que
pourra entrainer cette catégorie d’actifs sur la
performance financière. De ce fait, il est dans
l’intérêt de la banque que le ratio soit faible.
𝑐𝑟é𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑒𝑛 𝑠𝑜𝑢𝑓𝑓𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒 indiquera le degré de couverture des créances
𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓𝑠
en souffrance au moyen des actifs. Ainsi, plus
le ratio est faible, mieux est pour la banque.
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o L’efficacité de gestion:
Plusieurs chercheurs ont démontré que cette composante est primordiale dans le succès
d’une banque. En effet, elle démontre la capacité de l’équipe dirigeante et le conseil
d’administration à identifier, mesurer et contrôler les risques et à assurer un fonctionnement
sûr, sain et efficace conformément aux lois et réglementations (Gupta, 2014).
Cet indicateur sera mesuré par les ratios suivants :
𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑐𝑟é𝑎𝑛𝑐𝑒𝑠 démontrera dans le cadre d’une bonne gestion, la capacité de la
𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝑑é𝑝𝑜𝑡𝑠
banque à convertir les dépôts disponibles en créances. Ainsi, plus
le ratio est élevé plus la gestion est meilleur.
𝑅é𝑠𝑢𝑙𝑡𝑎𝑡 𝑛𝑒𝑡 Ce ratio indiquera l’efficacité de l’employabilité des ressources
𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑′𝑒𝑚𝑝𝑙𝑜𝑦é𝑠
humaines au sein de la banque
et dans l’idéal d’évaluer la véritable force du réseau des agences
bancaire. De ce fait, plus le
ratio est élevé meilleur est la gestion.

𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒 𝑑′ 𝑒𝑥𝑝𝑙𝑜𝑖𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 Ce ratio mesurera les frais de gestion par rapport au chiffre
𝑐ℎ𝑖𝑓𝑓𝑟𝑒 𝑑′𝑎𝑓𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒 d’affaire, ainsi plus le rapport est
faible plus la gestion est meilleur,

o La capacité de réaliser des bénéfices:


Ce critère permet d’une part de déterminer la capacité d’une banque à générer constamment
des bénéfices et d’autre part, de présenter des prédictions sur leurs durabilités et leurs
croissances. Il reflète également l’orientation, l’évaluation et les facteurs susceptibles d’affecter
la durabilité des bénéfices. De ce fait, la constance en matière de bénéfice se reflète par des
résultats qui devraient être supérieur ou égales aux années précédentes (Uniform Financial
Institutions Rating System 1997, p.7). Ils permettront non seulement d’engranger la confiance
des différentes parties prenantes, mais également cela permettra à la banque d’absorber les
pertes éventuelles et de fournir assez de provisions.
Ainsi, cette composante sera mesurée par les ratios suivants :
𝑹𝒆𝒏𝒅𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒏𝒆𝒕𝒔 𝒅𝒆𝒔 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒓𝒆𝒕𝒔 Le rendement net des intérêts permettra de mesurer la différence entre
𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒓é𝒂𝒏𝒄𝒆𝒔
les intérêts reçus et les
intérêts payés par rapport aux actifs productifs. Il déterminera
l’efficience de la banque et sa
capacité à faire face aux changements de l’environnement économique.

𝑹𝒆𝒔𝒖𝒍𝒕𝒂𝒕 𝒏𝒆𝒕 Ce ratio indiquera si la gestion des actifs est suffisamment efficace pour
𝒂𝒄𝒕𝒊𝒇 𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍
générer des bénéfices. Ainsi, un ratio élevé indiquera une efficacité
bancaire.

𝒓𝒆𝒔𝒖𝒍𝒕𝒂𝒕 𝒏𝒆𝒕 Ce ratio indiquera si la banque utilise ses capitaux propres de manière
𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒖𝒙 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒓𝒆𝒔
efficace.
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o La liquidité
La liquidité constitue un facteur essentiel au sein d’une banque, dans la mesure qu’elle
permet d’influencer sur les flux de trésorerie, et des investissements futurs. Elle désigne la
capacité qu’une banque à posséder assez de liquidité pour répondre aux besoins des déposants
et des emprunteurs. D’où la nécessité de disposer d’un système efficace et efficient de gestion
des actifs et des passifs afin de maintenir leurs pouvoir de liquidité en minimisant les écarts
entre les échéances d’actifs et de passifs (Dang, 2001). Il existe plusieurs ratios permettant de
mesurer le niveau de liquidité. En ce qui nous concerne nous utiliserons les ratios suivants :
𝑐𝑟é𝑎𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒𝑠 Ce ratio nous indiquera le niveau de la liquidité en circulation d’une
𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑑é𝑝𝑜𝑡𝑠
banque (trésorerie, les
créances sur d’autres établissement de crédit et les portefeuilles de
négoce, d’investissement et produits dérivés) par rapport aux actifs.
Egalement, il déterminera dans quelle mesure, les engagements de
la banque peuvent être
couverts par ce genre d’actifs.

𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓𝑠 𝑐𝑖𝑟𝑐𝑢𝑙𝑎𝑛𝑡𝑠 Ce ratio nous indiquera le niveau de la liquidité en circulation d’une


𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓𝑠
banque (trésorerie, les
créances sur d’autres établissement de crédit et les portefeuilles de
négoce, d’investissement et produits dérivés) par rapport aux actifs.
Egalement, il déterminera dans quelle mesure, les engagements de
la banque peuvent être
couverts par ce genre d’actifs.
Ainsi plus la valeur du ratio est élevée, plus le niveau de la liquidité
est meilleur.

o Sensibilité au risque du marché


La sensibilité aux risques du marché est corrélée aux facteurs tels que la variation des taux
d’intérêts, les taux de change et la valeur des capitaux propres. Elle désigne le niveau des effets
indésirables engendrés par les fluctuations des taux d’intérêts, des taux de changes, le capital-
risque, sur la capitalisation et la rentabilité des banques et des institutions financières.
De ce fait, les forces du marché au cours de ces dernières années ont influencé en grande
parties les changements intervenus sur la viabilité des banques ;En effet, les mouvements des
prix en faveur de leurs portefeuilles peuvent stimuler favorablement leurs résultats alors qu’au
contraire, des fluctuations défavorables peuvent leurs enclencher de graves difficultés. Pour
l’étude, la sensibilité aux risques de marché sera mesurée par le ratio suivant :

Ce ratio mettra en corrélation le total du portefeuille des titres de


𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝑡𝑖𝑡𝑟𝑒𝑠 la banque avec l’ensemble de ces actifs. Ainsi, plus ce ratio est
𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓𝑠
faible, plus la banque sera protégée face au risque du marché.
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2.2.PRESENTATION DU MODELE DE REGRESSION LINEAIRE MULTIPLE


L’intérêt de cette étude étant d’évaluer l’influence des ratios du CAMELS sur la performance
financière et économiques des banques commerciaux congolaises.
Pour y arriver, nous allons user un modèle économétrique de régression linéaire multiple avec
la méthode de moindre carré ordinaire dont les modèles de base est :

ROA it= a0+a1 Solvabilté+a2Qualités actifs+a3 qualité de gestion+ a4 capacité à un


bénéfice+a5 trésorerie+ a6 sensibilité du marché

ROE it= a0+a1 Solvabilté+a2Qualités actifs+a3 qualité de gestion+ a4 capacité à un


bénéfice+a5 trésorerie+ a6 sensibilité du marché
Avec a : paramètre de l’estimation
Εit : Termes d’erreurs

Variables Types de données Effets attendus


Variables dépendantes
ROA
ROE
Variables indépendantes
Solvabilité Variable quantitative +
Qualité actifs Variable quantitative -
Qualité de gestion Variable quantitative +
Capacité de réalisation de Variable quantitative +
bénéfice
La trésorerie Variable quantitative -
La sensibilité au risque du Variable quantitative -
marché
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3. PRESENTATION DES RESULTATS


Dans cette section, nous présenterons successivement les résultats de notre recherche
conformément aux objectifs de ce travail :

3.1. CLASSEMENT DES BANQUES PAR LES RATIOS CAMELS


La présentation des résultats se fait critère par critère avec un classement de notre échantillon à
la fin.

3.1.1. LA SOLVABILITE DES BANQUES


Il est considéré comme un coussin, permettant de protégé les intérêts des déposants et de
promouvoir la stabilité et l’efficacité du système financier globale. De plus, il indique la
capacité d’une banque à absorber des pertes inattendue. En effet, son objectif principal est
d’éviter la faillite bancaire, de maintenir la confiance des déposants.

CAPITAL ADEQUACY

BANQUE Fonds total total des CLASSEMENT


S propres/total des classe créances Classe GENERAL
des prêts dettes/t ment /total des ment
otal actifs
actifs
Moye classe Moyen Moyenne MOYE Classe
nne ment ne NNE ment
TMB 22,23 4 62,54 1 24,5 3 2,6667 3
RAWBA 24,55 3 17,29 2 30,6 2 2,3333 2
NK
BCDC 26,51 2 7,43 3 44,2 1 2 1
SOFIBA 38,03 1 2,88 4 18,9 4 3 4
NQUE 7
Source : nos analyses sous EXCEL
De manière plus détaillé, la lecture des sous paramètres, nous permet d’observer que sous le
ratio d’adéquation des fonds propres, la banque SOFIBANQUE occupe le premier rang,
suivie de la BCDC (deuxième), de la RAWBANK (troisième) et finalement du TMB
(sixième). Alors que sous le ratio total des dettes/total actifs, la TMB est classée première,
suivie respectivement de la RAWBANK, du BCDC et finalement la SOFIBANQUE. Tandis
que sous le ratio total des créances/total des actifs, la BCDC occupe la première place, suivi
respectivement de la RAWBANK, De TMB et de la SOFIBANQUE.
De manière graphique le classement général se présente de la sorte :
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capital adequacy
Série1

2,6667 3
2,3333 2

tmb rawbank bcdc sofibanque

les résultats obtenues des ratios utilisés pour mesurer l’adéquation du capital sous le
regroupement des trois paramètres (Tableau n° 1), nous permet de constaté que la BCDC
occupe le premier rang, suivi de RAWBANK (deuxième), de TMB (troisième), de
SOFIBANQUE dépassée par l’ensemble des banques en occupant le dernier rang.

3.1.2. CLASSEMENT DES BANQUES SELON LE CRITERE QUALITE DES


ACTIFS
L’importance de l’indicateur « qualité des actifs », réside dans sa capacité à mesurer la solidité
financière de la banque. Il nous permettra d’une part, de démontrer le niveau des créances en
souffrance par rapport à l’ensemble des créances émises par la banque et d’autre part, d’illustré
le degré de couverture des créances en souffrance au moyen des actifs bancaire.

ASSET QUALITY
BANQUES créances Créances CLASSEMENT
souffrance/ souffrance/ GENERAL
total total actifs
créances
moyenne CLASSEM Moyenne CLASSEM MOYEN classem
ENT ENT NE ent
TMB 0,796851 1 0,21 1 1 1
RAWBAN 0 3 2,01 4 3,5 4
K
BCDC 4,402198 2 1,875 3 2,5 2
SOFIBAN 20,36954 4 1,49 2 3 3
QUE
Source : nos analyses sous EXCEL
De ce tableau, nous remarquons que les résultats obtenus sous le ratio créances
souffrance/total créances, nous révèle que la TMB est classée première, suivie respectivement
de la BCDC, de la RAWBANK et de SOFIBANQUE. Alors que sous le paramètre Créances
souffrance/total actifs, la TMB est toujours première, suivie respectivement de
SOFIBANQUE, de la BCDC, et de RAWBANK.

De manière globale, nous trouvons que les résultats obtenues à travers le regroupement des
deux paramètres, nous indique que la TMB occupe la première place, suivie respectivement de
BCDC, de la SOFIBANQUE et de RAWBANK.
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SOFIBANQUE
Asset quality 3

BCDC 2,5

RAWBANK 3,5

TMB 1

0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4

3.1.3. LE CRITERE DE LA QUALITE DE GESTION DES BANQUES


L’efficacité en matière de gestion constitue un indicateur essentiel dans le modèle CAMELS,
dans la mesure où il permet d’assurer la survie et la croissance d’une banque. Il démontre la
capacité de l’équipe dirigeante et le conseil d’administration à identifier, mesurer et contrôler
les risques et d’assurer par la suite un fonctionnement sûr, sain et efficace conformément aux
lois et réglementations (Gupta, 2014).

MANAGEMENT QUALITY
BANQUE Total des Résultat Charges CLASSEMENT
S créances/total net/effectif d'exploitation/ GENERAL
des dépôts chiffre
d'affaire

MOYE Classe MOYE Classe Moye Classe MOYE Classe


NNE ment NNE ment nne ment NNE ment
TMB 0,37756 3 3147 2 0,717 3 2,6667 3
5 8
RAWBA 0,36532 2 0,469 3 0,751 4 3 4
NK 1 5
BCDC 0,60155 4 29628 1 0,390 2 2,3333 2
6 7
SOFIBAN 0,27332 1 1E+07 4 0,247 1 2 1
QUE 5 3
Source : nos analyses sous EXCEL

Nous remarquons dans le tableau ci-dessous en observant les sous paramètre, sous le ratio
Total des créances/total des dépôts, la SOFIBANQUE occupe la première position, suivi
respectivement de la RAWBANK, la TMB et la BCDC en dernier lieu.

Quant au ratio Résultat net/effectif, la banque BCDC occupe la première place, suivie
respectivement de la TMB, de la RAWBANK, et la SOFIBANQUE. Alors que sous le ratio
Charges d'exploitation/chiffre d’affaire, la SOFIBANQUE occupe la première place suivi
respectivement de la BCDC, la TMB et la RAWBANK.
Page 12 sur 22

3
sofibanque
2
bcdc
1 rawbank
tmb
0
1

tmb rawbank bcdc sofibanque

En regroupant les sous paramètres, le critère la qualité de gestion nous renseigne sur base de ce
graphique que la SOFIBANQUE occupe la première place suivie de la BCDC, TMB et enfin
la RAWBANK.

3.1.4. LA CAPACITES A REALISER DES BENEFICES DE BANQUES


Cet indicateur permet de déterminer la capacité de la banque à générer des bénéfices d’une
manière constante et de refléter l’orientation, l’évaluation et les facteurs susceptible d’affecter
la durabilité des bénéfices.

EARNING APTITUDE
BANQU Rendement des ROA ROE CLASSE
ES intérêts/total MENT
créances GENER
AL
Moy CLASSE moye CLASSE Moy CLASSE MOYEN classe
enne MENT nne MENT enne MENT NE ment
TMB 0,030 1 0,40 2 6,853 3 2 2
798 7 1
RAWBA 0,108 3 0,77 3 7,5 4 3,3333 4
NK 018
BCDC 0,084 2 0,01 1 0,127 2 1,6667 1
321 4 8
SOFIBA 1,123 4 1,81 4 0,093 1 3 3
NQUE 038 4 7
Source : EXCEL

En observant les ratios de façon indépendante, les résultats obtenus sont légèrement différents.
En effet, sous le ratio Rendement des intérêts/total créances, la TMB occupe le premier rang,
suivi respectivement de la BCDC, la RAWBANK et la SOFIBANQUE. Alors que leurs
rendements des actifs, la BCDC occupe la première place, suivie respectivement de la TMB, la
RAWBANK et la SOFIBANQUE. Quant à leurs rendements des capitaux propres,
SOFIBANQUE occupe le premier rang, suivi respectivement de BCDC, de la TMB et de la
RAWBANK.
Page 13 sur 22

Les résultats obtenues (tableau, graphique n°4) nous indiquent qu’en regroupant l’ensemble des
ratios, la BCDC occupe la première place, suivi respectivement de la TMB, la SOFIBANQUE
et La RAWBANK.

tmb
rawbank
bcdc
sofibanque

3.1.5. LA TRESORERIE
La liquidité constitue un facteur essentiel au sein d’une banque, dans la mesure qu’elle
permet d’influencer sur les flux de trésorerie, et des investissements futurs. Elle désigne la
capacité qu’une banque à posséder assez de liquidité pour répondre aux besoins des déposants
et des emprunteurs.
En outre, il est important à ce qu’une banque puisse maintenir un certain niveau correct de
liquidité. Néanmoins, cela peut influencer négativement sur ces bénéfices. D’où la nécessité
pour les institutions financière à trouver un certain équilibre entre le niveau de liquidité et des
bénéfices.

LIQUIDITY
BANQUES Créances total/total actifs liquides/total CLASSEME
des dépôts actif NT
GENERAL
Moyen CLASSEME Moyen CLASSEME MOYENNE classem
ne NT ne NT ent
TMB 0,3775 3 0,094 1 2 2
65
RAWBANK 0,3653 2 0,183 3 2,5 3
21
BCDC 0,6015 4 0,469 4 4 4
56
SOFIBANQ 0,2733 1 0,097 2 1,5 1
UE 25
Nous constatons que sous le premier ratio, la SOFIBANQUE occupe la première place suivi
respectivement de la RAWBANK, de TMBA et de la BCDC. Quant au deuxième ratio, la TMB
occupe le premier rang, suivi respectivement de la SOFIBANQUE, de la RAWBANK et de la
BCDC.
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Liquidity
5
4
moyenne

3
2
Série1
1
0
tmb rawbank bcdc sofibanque
Titre de l'axe

Les résultats obtenues (figure n°5), nous indique que le classement sous la somme des deux
ratios, le SOFIBANQUE occupe la première place, suivi de la TMB, RAWBANK et la BCDC.
3.1.6. LA SENSIBILTE AUX RISQUES DU MARCHE
La sensibilité au risque du marché a pour objectif de déterminer les effets indésirables
engendrés par les fluctuations des taux d’intérêts, des taux de changes, le capital-risque, sur la
capitalisation et la rentabilité des banques et des institutions financières. De plus, les
mouvements des prix en faveur de leurs portefeuilles peuvent stimuler favorablement leurs
résultats alors qu’au contraire, des fluctuations défavorables peuvent leurs enclencher des
graves difficultés.

SENSITIVITY MARKET
BANQ
UES

TOTAL DES TITRES/TOTAL ACTIFS


Moyenne CLASSEMENT
TMB 0,062838 2
RAWBANK 0,067877 3
BCDC 0,001921 1
SOFIBANQUE 0,097451 4
Source : nos analyses sous EXCEL

Nous démontre que le BCDC occupe la première place, suivi respectivement de la TMB,
RAWBANK et la SOFIBANQUE.
De manière graphique, ce classement se présente comme suit :
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SENSITIVITY TO MARKET
RISK tmb
sofibanq 2ème
ue
4ème

bcdc rawbank
1er 3ème

3.1.6. CLASSEMENT GENERAL DES RATIOS CAMELS DES BANQUES


CONGOLAISES
Nous rappelons que le système de notation CAMELS se base sur des données financières sous
forme de ratios permettant de mesurer la performance financière des banques. Leurs calcules
permet d’effectuer un classement en fonction de leurs performances financières.

BANQUES C A M E L S Moyenn Classeme


e nt final
TMB 2,6667 1 2,666 2 2
0,097451 2,06668 1
7 1
RAWBANK 2,3333 3,5 3 3,333 2,5 0,067876 2,93332 3
3 6
BCDC 2 2,5 2,333 1,666 4 0,001920 2,5 2
3 7 7
SOFIBANQU 3 3 2 3 1,5 0,097451 2,5 2
E 1
En sélectionnant l’ensemble des composantes CAMELS (Tableau n°8), les résultats
obtenue nous permettent de conclure que la TMB est classée première, suivi respectivement
de la BCDC, SOFIBANQUE en deuxième position à ex aequo et au final de la RAWBANK.

CLASSEMENT CAMEL GENERAL

TMB
SOFIBANQUE
1er
2ème

RAWBANK
BCDC 3ème
2ème

TMB RAWBANK BCDC SOFIBANQUE


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3.2.LA PERFORMANCE ET LES COMPOSANTES CAMEL : LA REGRESSION


MULTIPLES

Pour mieux discerner l’effet de chacune des ratios sur la performance financière,
économique des banques congolaises.

Variables Modèle ROE Modèle ROA


Beta T Beta T
CONSTANTE Coefficient ,531 ,426 -0,809367 -,932
p-valeur ,688 0,393905

Solvabilité Coefficient -7,131 -2,154 5,704975 2,471596


p-valeur ,084 0,056420
Qualité actifs Coefficient -38,885 -6,885 30,757710 7,810699
p-valeur ,001 0,000551
Qualité de la Coefficient -9,828 -1,381 -0,000000 -0,556552
gestion p-valeur ,226 0,601823
Aptitude à Coefficient 2,711 0,291723 2,857085
réaliser un p-valeur 18,509 0,035528
bénéfice 0,000

Trésorerie Coefficient -2,775644 -1,150707


4,189 1,211
p-valeur 0,301894
0,280
Sensibilité au Coefficient -17,479113 -1,894399
risque du 24,373 1,842
marché p-valeur 0,116699
0,125
ANOVA (F ratio) 132,480349 21,851246
ANOVA (Probabilité) 0,000024 0,001932
2
R 0,93749 0,963
2
R ajusté 0,926248 0,919
Source : nos analyses dans SPSS 20.0

Les premiers résultats de notre modèle de régression révèlent que nous


disposons d’un bon modèle pour l’ensemble des équations, car leurs coefficients de
détermination (R2) sont supérieurs à 50%. Egalement, la probabilité jointe à la statistique de
Fisher associé à l’ensemble des banques démontre que nous sommes en présence de deux bons
modèles, car leurs P-valeur est inférieur à 5%.

Ce qui signifie que les variables CAMELS de l’ensemble de nos banques sous enquête
expliquent à 93,7% de leur performance financière et 96,3% de leur performance
économiques.
Quant aux résultats des effets des variables CAMELS sur la performance financière
démontrent que :
La variable solvabilité impact significativement et négativement sur la performance
financière de l’ensemble des banques étudiée. Ce qui signifie qu’une augmentation du ratio
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d’adéquation des fonds propre, fait diminuer de 7% leur Performance Financière;


La variable qualité de l’actif impact significativement et négativement la performance
financière des banques congolaises. Le fait pour une banque d’accroitre par La qualité de son
actif par exemple augmentation de ses créances douteuses d’1% entraine la diminution de la
performance financière de 38% ;

La variable qualité du management influe négativement sur la performance financière des


banques congolaises ; Ce qui se traduit par une augmentation de la qualité du management de
d’une unité causé la diminution de la rentabilité financière des banques de 9,8%

La variable capacité à réaliser des bénéfices contribue significativement et positivement à


la performance financière des banques congolaises, ce qui signifie qu’une augmentation du
ratio de capacité à réaliser un bénéfice d’une unité va entrainer une augmentation de la
rentabilité de 2,71 unités

La variable liquidité impact positivement mais pas de manière significative (p≥0,05), si la


banque congolaise croit ses liquidités cela va entraine une augmentation de la rentabilité
financière de 4,8 unités.
La variable sensibilité au risque du marché influe non significativement mais de manière
positive à la constitution d’une rentabilité financière pour les banques congolaises. Cela
implique que l’accroissement des rendements des titres par exemples a un effet de 24 points
sur la rentabilité financière des banques congolaises.

Quant aux résultats des effets des variables CAMELS sur la performance économique
démontrent que :

La variable solvabilité influence significativement et positivement sur la rentabilité


économique des banques congolaises. En effet, l’augmentation d’une unité du ratio de la
solvabilité entraine une hausse de 5,7% de la rentabilité économique.

La variable qualité de l’actif impact significativement et positivement sur la performance


économique des banques congolaises. Le fait pour une banque d’accroitre par La qualité de
son actif par exemple augmentation de ses créances douteuses d’1% entraine l’augmentation
de la performance économique de 30,75% ;

La variable qualité du management n’a aucun effet et aucune significativité sur la


performance économique, des banques congolaises ; La variable capacité à réaliser des
bénéfices contribue significativement et positivement à la performance économique des
banques congolaises, ce qui signifie qu’une augmentation du ratio de capacité à réaliser un
bénéfice d’une unité va entrainer une augmentation de la rentabilité de 0,29 unités

LA VARIABLE Liquidité contribue de manière non significative et négativement à la


performance économique des banques congolaises. C’est-à-dire toute augmentation de la
liquidité d’une unité entraine la baisse de la rentabilité économique de 2,77 unités
La variable sensibilité au risque du marché nous montre une variation négative et non
significative avec la variation de la rentabilité/performance économique. Toute hausse de la
sensibilité au risque du marché va entrainer une baisse de la rentabilité économique de
17,47%
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3.3.DISCUSSION DES RESULTATS


L’objet de cette étude était d’établir un classement entre les 04 banques dites d’origines
congolaises sur la base de leurs performances financière et en adoptant l’approche CAMELS
et de déterminer l’impact des ratios CAMELS sur leurs performances financière par la
méthode des moindres carrés ordinaires.
Dans cette étude, nous sommes parvenus à conclure que parmi les 04 banques congolaises que
la TMB est classée première, suivi respectivement de la BCDC, SOFIBANQUE et
RAWBANK au final.

Quant à l’étude de l’effet des variables CAMELS sur la performance financière (ROE) a
démontré que la solvabilité impact significativement et négativement sur la performance
financière des banques commerciales congolaises, ce qui est conforme aux résultats de
Getahum (2015), qualité de l’actif impact significativement et négativement la performance
financière des banques congolaises., ce qui est contraire aux résultats de Getahun Mulualem
(2015) et Jha et Hui (2012), , la capacité à réaliser des bénéfices contribue significativement
et positivement à la performance financière des banques congolaises et est contraire aux
résultats de Jie Liu, Witsaroot Pariyaprasert (2014), la liquidité impact significativement et
négativement la performance financière des banques congolaises, ce qui contraire aux travaux
de Getahun Mulualem (2015) et Jie Liu, Witsaroot Pariyaprasert (2014) et la sensibilité au
risque du marché impact significativement et respectivement positivement.
Quant à l’effet de des variables CAMELS sur la rentabilité économique de banques

En termes de la variable solvabilité influence significativement et positivement sur la


rentabilité économique des banques congolaises.

La variable qualité de l’actif impact significativement et positivement sur la performance


économique des banques congolaises.

La variable qualité du management n’a aucun effet et aucune significativité sur la


performance économique, des banques congolaises ;

La variable capacité à réaliser des bénéfices contribue significativement et positivement à


la performance économique des banques congolaises,
LA VARIABLE Liquidité contribue de manière non significative et négativement à la
performance économique des banques congolaises.

La variable sensibilité au risque du marché nous montre une variation négative et non
significative avec la variation de la rentabilité/performance économique.

Quant aux conclusions de Getahun Mulualem (2015), il a trouvé que :


Pour le ROA, la qualité des actifs et la qualité du management ont un effet significativement
négatif sur le ROA, alors que la capacité à réaliser des bénéfices et la liquidité ont un effet
significativement positif cependant, l’adéquation du capital n’a aucun effet.
Quant au ROE, l’adéquation du capital et la qualité du management ont un effet
significativement négatif et la capacité à générer des bénéfices et la liquidité ont un effet
positif et que la qualité des actifs n’a aucun effet.
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Pour Jha et Hui (2012), L’adéquation du capital, la qualité du management ont un impact
négatif sur le ROA. Tandis que la capacité à réaliser des bénéfices et
la liquidité n’ont pas eu un impact significatif sur le ROA.
Quant au ROE, l’adéquation du capital a eu un impact positif, alors que la qualité des actifs, la
liquidité et la qualité du management
n’ont pas eu un impact significatif.

Pour ce qui est de Jie Liu, Witsaroot Pariyaprasert (2014) ; L’adéquation du capital a un effet
positif sur le ROA et non significatif sur le ROE. La qualité des actifs a un impact négatif sur
le ROA et non significatif sur le ROE. La qualité du management a un impact positif sur le
ROA et le ROE. La capacité à réaliser des bénéfices a un effet non significatif sur le ROA et
le ROE. La liquidité a un impact positif sur le ROA et le ROE.
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3.4.Conclusion
Dans cette étude, nous avons tenté d’établir un classement entre 4 banques congolaises se
fondant sur leur performance et en appliquant l’approche CAMELS et de déterminer l’impact
des ratios CAMELS sur la performance financière, économique par
le modèle des moindres carrés ordinaires.
Par l’analyse CAMELS, nous ont classé les banques par ordre de performance comme suit : la
TMB en première position, la BCDC en deuxième position, La SOFIBANQUE ainsi que la
RAWBANK.

L’effet des variables CAMELS sur la performance financière (ROE) a démontré que la
solvabilité impact significativement et négativement sur la performance financière des
banques commerciales congolaises
Il est à noter que la majorité des études existantes sur la relation entre les variables CAMELS,
et la performance au niveau international se révèle être rare.
L’étude présente certaines limites notamment le nombre réduit de notre échantillon négligeant
le reste des banques composant le secteur bancaire de la République démocratique du Congo.
Il serait alors intéressant d’étaler l’étude des recherches futures sur les autres banques,
puisque notre échantillon ne représente que 26,7% des banques opérant en RDC rendant alors
difficile de généraliser l’étude sur l’ensemble du secteur.

3.5.RECOMMANDATIONS
En termes de recommandations :

 Aux 4 banques choisies :


 De bien vouloir axer leurs politiques de gestion sur base de l’évaluation par la
méthode CAMELS
 A la banque centrale :
 De mettre en place des ratios qui auront le consensus de tous les acteurs sur le marché
bancaire de la RDC
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3.6.BIBLIOGRAPHIE
Athanasoglou, P.P., Sophocles, N.B., &Matthaios, D.D., (2005). « Bank-specific,
industry specific and macroeconomic determinants of bank profitability » Working
paper, Bank of Greece, 1(1), 3-4.

Christopoulos, A.G., Mylonakis, J., & Diktapanidis, P. (2011). « Could Lehman


Brothers’ collapse be anticipated? An examination using CAMELS rating system ».
International Business Research, 4(2), 11-19.

E. I. Altman [1968]: Financial Ratios,DiscriminantAnalysis and the Prediction


of Corporate Bankruptcy, Journal of Finance, 23, pp. 589-609.

Gupta & Kaur 2008, « A CAMEL Model Analysis of Private Sector Banks in India »,
Journal of Gyan Management, vol. 2, no. 1, pp. 3-8.

Jha, S., & Hui, X. (2012). « A comparison of financial performance of commercial


banks: A case study of Nepal ». African Journal of Business Management, 6(25), 7601-
7611.

Jie Liu, Witsaroot Pariyaprasert, (2014), « Determinants of Bank Performance: The


Application of the CAMEL Model to Banks Listed in China’s Stock Exchanges from
2008 to 2011 », AU-GSB e-JOURNAL, Vol 7, No 2.
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Table des matières


0. INTRODUCTION GENERALE .................................................................................................. 1
0.1. OBJECTIFS DU TRAVAIL..................................................................................................... 2
1. PRESENTATION DU SECTEUR BANCAIRE DE LA RDC .................................................. 2
1.1. GENERALITES ........................................................................................................................ 2
2. PRESENTATION DU MODELE CAMEL ................................................................................ 4
2.1. DEFINITION ET NOTATIONS DE TERMES ..................................................................... 4
2.2. PRESENTATION DU MODELE DE REGRESSION LINEAIRE MULTIPLE ............... 8
3.1.2. CLASSEMENT DES BANQUES SELON LE CRITERE QUALITE DES ACTIFS ... 10
3.1.3. LE CRITERE DE LA QUALITE DE GESTION DES BANQUES ............................... 11
3.1.4. LA CAPACITES A REALISER DES BENEFICES DE BANQUES ............................. 12
3.1.5. LA TRESORERIE .............................................................................................................. 13
3.1.6. CLASSEMENT GENERAL DES RATIOS CAMELS DES BANQUES
CONGOLAISES.................................................................................................................................. 15
3.2. LA PERFORMANCE ET LES COMPOSANTES CAMEL : LA REGRESSION
MULTIPLES ....................................................................................................................................... 16
3.3. DISCUSSION DES RESULTATS ......................................................................................... 18
3.4. Conclusion ................................................................................................................................ 20
3.6. BIBLIOGRAPHIE .................................................................................................................. 21

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