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Cours Instrumentation et capteur

Préparé par: Dr Ilhem ZAZ née GHODBANE


Programme
 Chapitre I : Introduction sur la métrologie
 Chapitre II : Mesure de pression
 Chapitre III : Mesure de débit
 Chapitre IV : Mesure de température
 Chapitre V : Capteur
Chapitre I : Introduction à la
métrologie

 Mesure ce qui est mesurable


et rend mesurable ce qui ne
peut être mesuré" (Galilée)
Quelques définitions
 La métrologie : C’est la science de la mesure.
 La mesurande (X) : c’est la grandeur physique
à mesurer ; paramètre qui doit être contrôlé
lors de son transfert. Exemple : pression,
température, niveau …etc.
 Le mesurage : c’est l’ensemble des
opérations ayants pour buts de déterminer la
valeur d’une grandeur physique (x).
 La mesure (x) : Valeur représentant au mieux
la mesurande (X).
Pourquoi mesurer ?
 La mesure est l’une des bases
importantes sur lesquelles repose la
recherche expérimentale. Une recherche
de qualité ne peut se réaliser sans un
programme expérimental reposant sur un
dispositif de mesure adapté. Il est
important d’y apporter l’attention et le
soin nécessaires, en utilisant la chaîne
d’acquisition adéquate.
Le mesurage de la mesurande
 Mesurer une grandeur c'est
chercher combien de fois elle
contient une grandeur de même
espèce choisie comme unité,
exemple: soit à mesurer une
longueur de fil AB, le mètre étant
l'unité de longueur si le résultat
est de 5 alors la longueur AB=5m
Peut 'on faire des mesures
exactes en science ?
La valeur exacte et la valeur approchée d'une
grandeur
 Si on mesure une certaine grandeur A (une longueur par
exemple), à plusieurs reprise et avec le même soin. On
trouvera donc jamais le même nombre mais des nombres
légèrement différents. On a aucune raison d'affirmer que
c'est l'un plutôt l'autre qui est la valeur exacte de A. C'est-à-
dire que le nombre « a » résultat de la mesure d'une grandeur
« A » n'est qu'une valeur approchée de A.
 Exemple :
 3,14 n’est qu’une valeur approchée de nombre π.
 300 000 Km/s est une valeur approchée de la vitesse de la
lumière.
Source d’erreur
 Appareil
 Etalonnage de l’appareil
 Précision de l’appareil
 Graduation des verreries
 Opérateur
 La lecture
 La qualité des manipulations
 Protocole expérimental
 Nature des produits utilisés (liquide visqueux)
 Nature de l’instrumentation utilisée (conduite rugueuse )
Type d’erreur
 Les erreurs aléatoire : provient des variations non prévisibles
de grandeurs d’influence. L’erreur aléatoire est liée aux conditions
opératoires. On peut la réduire en répétant un plus grand
nombre de fois la mesure.

 Les erreurs systématiques : revient d’un effet parfaitement


identifié et quantifiable d’une grandeur d’influence. On ne peut
pas la réduire en répétant la mesure. L’influence de cette erreur
peut être corrigée par identification de l’erreur associée.
Calcul des incertitudes
 L’incertitude absolue (e ou Δ ) : c’est l’écart qui sépare la
valeur expérimentale de la valeur que l’on a de bonne raison
de considérer comme vraie.
 Exemple : la vitesse de la lumière dans le vide est de
299792 Km/s, Si un expérimentateur trouve, lors d’une
mesure une valeur de 305000 Km/s. on dit que l’erreur
absolue de son résultat est :
E(ou Δv)= 305000 – 299792= 5208 Km/s
 L’incertitude relative : C’est le rapport de l’erreur absolue au
résultat du mesurage ( x théorique) . Elle s’exprime en
pourcentage de la grandeur mesurée.
Δv/v = 100 *5208/299792 = 2 %
 La mesure est bonne si seulement l’incertitude relative est
inferieure à 5%.
Calcul d’incertitude
Addition et soustraction :
Supposons que la grandeur cherchée R soit la somme de 2 mesures A et B :

Dans ce cas l’incertitude sur le résultat est :


 l’incertitude absolue sur une somme ou une différence est la somme des
incertitudes absolues de chaque terme. , donc pour

 Exemple : Un récipient a une masse m = 50 ± 1 [g]. Rempli d’eau, sa masse vaut


: M = 200 ± 1 [g]. Calculer la masse d’eau nécessaire pour remplir ce récipient.
meau =150 ± 2 [g]
b) Multiplication et division
Supposons maintenant que la grandeur cherchée R soit le résultat du calcul
suivant: où A, B et C sont des grandeurs que l’on
mesure. Dans ce cas l’erreur relative sur le résultat est :

 l’incertitude relative sur un produit ou un quotient est la somme des


incertitudes relatives de chaque terme.
Le système d'unités internationales et ses symboles

Tableau 1 : Unités de base


Grandeurs Unité
Nom Symbole Nom Symbole

Longueur L Mètre m
Masse M Kilogramme Kg
Temps t Seconde s
Température T kelvin K
Courant électrique I Ampère A
Quantité de matière Mole mol
Intensité lumineuse I Candela cd
Tableau 2 : Unités dérivées
Grandeurs Unité
Nom Symbole Nom Symbole
Aire ou
S Mètre carré m2
superficie
Volume V Mètre cube m3
fréquence f Hertz Hz
Vitesse Newton mètre Nm m/s
Force F Joule Kg m2s-2
Viscosité
poiseuille Pi
dynamique
Tension U Volt V
Résistance
R Ohm Ω
électrique
Capacité C Farad F
Les multiples et les sous-multiples
1024 Yotta Y
1021 Zetta Z
1018 Exa E
1012 Tera T
106 Mega M
103 Kilo K
102 Hecto h
10 Deca Da
10-1 Déci D
10-6 Micro µ
10-9 Nano ʋ
10-12 pico p
10-15 femto f
Liens entre les unités SI et les unités
anglo-saxonnes
 Distance:
o pouce (inch) : 1 in = 2.54 cm
o pied (foot) : 1 ft = 12 in = 30.48 cm
o mile (miles) : 1 mile = 5280 ft = 1.609 Km
 Volume:
o pinte (pint) : 1 pint = 0.94 L
o gallon (US gallon) : 1 US gal = 4 pintes = 3.786 L
o baril (US barel) : 1bbi = 42 US gal = 159 L
 Masse:
o once (ounce) : 1 oz = 28.35 g
o livre (pound) : 1 lb = 0.454 kg
 Puissance :
o cheval vapeur (horsepower) : 1 hp = 0.736 KW
Classification des appareil de mesure
 On distingue deux catégories :
 Les appareils de mesure
analogiques: Appelés appareil à
aiguille ou à dérivation, ils indiquent
une valeur exactement
proportionnelle à la valeur de la
grandeur à mesurer
 Les appareils de mesure
numériques : Ils donnent
directement en chiffre un nombre
indiquant la valeur de la grandeur
qu'il mesure
Caractéristiques de choix des appareils
analogiques
 Le calibre: C'est la plus grande valeur mesurable par
l'appareil.
 L'échelle: C'est l'étendue de la graduation sur le cadran
 La classe: elle est donnée par le constructeur, on
distingue :
o Les appareils étalons. Classe de précision: 0,5; 0,1; 0,2
o Les appareils de contrôle. Classe de précision: 0,5 et 1
o Les appareils industriels. Classe de précision: 1,5 et 2,5
o Les appareils indicateurs. Classe de précision: 56
 La résistance interne : le voltmètre doit avoir une
résistance interne élevée pour ne pas perturbée le
passage de courant dans un circuit électrique
Résistance interne
Les appareils de mesure numériques
 Ces appareils sont basés sur un principe tout à fait différent de celui des

appareils analogiques.

 Leur constitution est purement électronique.

 Ils donnent directement en chiffre un nombre indiquant la valeur de la

grandeur qu'il mesure. Chacun des chiffres de l'afficheur s'appelle digit.

Le nombre de digit dépend du type d'appareil, il est généralement

supérieur ou égal à 3.

 La précision de la mesure des appareils numériques dépend

généralement du nombre de digit. Plus ce nombre est grand, meilleure

est la résolution.
Avantages des appareils numérique
Les principaux avantages des
appareils à affichage numérique
sont:
 La facilité d'utilisation
 La grande précision
 Leur facilité de lecture
Qualité d’un appareil de mesure
 Etendue de mesure: est la différence entre la valeur maximale et la valeur
minimale de la gamme de mesure.
 Sensibilité : est le rapport de la variation de la grandeur de sortie à la
variation de la grandeur d’entrée à mesurer
 La précision.
 Fidélité : capacité de fournir la même valeur, ou des valeurs très voisines, lors
de mesures individuelles successives de la même caractéristique, effectuées
sous les mêmes conditions.
 Justesse : C'est la qualité d'un appareil à traduire la vraie valeur qu'il mesure.
 La résolution: la plus faible variation du mesurande qui provoque une
variation de la grandeur de sortie du capteur considéré
 La répétabilité: est l’étroitesse de l’accord entre les résultats de mesure
d’une même grandeur effectuée selon la même procédure, avec le même
appareillage, par la même personne, en un même lieu et pendant une durée de
temps courte vis à vis de la durée de la mesure.
 La reproductibilité: l’étroitesse de l’accord entre les résultats de mesures
d’une même grandeur effectuées avec plusieurs appareils de mesure identiques
Merci de votre attention
TD1
 Exercice 1 : calibres
1. Parmi les calibres 10 A, 200 mA, 20 mA et 2 mA, quel calibre
faut-il utiliser en premier ?
2. On dispose des calibres 10 A, 200 mA, 20 mA et 2 mA. Une
première mesure donne 0,005 A. Quel est le meilleur calibre ?
3. On dispose des calibres 10 A, 200 mA, 20 mA et 2 mA. Une
première mesure donne 0,05 A. Quel est le meilleur calibre ?
4. Quel problème sur la mesure apparaît si on prend un calibre plus
grand que celui de la question précédente ?
5. On dispose des calibres 10 A, 200 mA, 20 mA et 2 mA. Une
première mesure donne 0,35 A. Quel est le meilleur calibre ?
6. Que se passe-t-il si on prend un autre calibre que celui de la
question précédente ? Qu’affiche alors le multimètre ?
TD1
 Exercice 2 : Le bon calibre
Un ampèremètre est inséré dans un circuit. Selon le calibre
utilisé, on obtient les indications suivantes (cas A, cas B et cas
C). Dans quel cas le calibre sélectionné est trop petit ?
Pourquoi ?
2. Quel est le calibre le mieux adapté à la mesure ? Justifie ta
réponse.
EXERCICE 3 : Mesure de concentration de diiode par une
analyse spectrophotométrique
On souhaite estimer la concentration en diiode d’une teinture
d’iode. On choisit une méthode spectrophotométrique et on
réalise un étalonnage. La solution mère utilisée est une
solution de diiode de concentration C0 = 1,25 g.L-1.
Pour réaliser les solutions filles, on dispose de fioles de 50 mL,
d’une burette et d’eau distillée.
1. Déterminer le volume de solution mère à prélever pour
obtenir une solution fille de concentration C = 0,050 g.L-1.
2. Compléter le tableau suivant :
Solution fille 2 3 4 5 6 7 8

concentration
0.025

0.050

0.075

0.125

0.150

0.175
solution fille g/L

0.1

0.2
Volume solution mère
Les meres d’absorbance des solutions filles ont été réalisées à
l’aide d’un spectrophotomètre (longueur d’onde d’absorption
λ = 470 nm).
concentration

0.072 0.025

0.226 0.050

0.396 0.075

0.125

0.986 0.150

1.211 0.175
solution fille g/L

0.589 0.1

1.398 0.2
A

0.78
•Tracer la courbe A=f(C) et modéliser le nuage de points par une
droite.
•En déduire la sensibilité du spectrophotomètre
•En déduire la relation entre A et C.
Une teinture diiode usagée a été diluée d’un facteur 400. La mesure
d’absorbance a été réalisée, elle vaut : A(I2)dilue = 0,71.
•Déterminer la concentration en diode de la teinture diode.
TD1
 Exercice 1 : calibres
1. On utilise le calibre 10 A pour la première mesure.
2. 0,005 A = 5 mA. On prend le calibre 20 mA.
3. 0,05 A = 50 mA. On prend le calibre 200 mA.
4. La mesure sera moins précise.
5. 0,35 A = 350 mA. On prend le calibre 10 A.
6. Le calibre peut-être plus petit que la mesure. Alors le
multimètre affiche un 1.
 Exercice 2
1. Dans le cas A, l’ampèremètre affiche 1. : le calibre est donc
trop petit
2. Le cas B donne une précision de 0,01 mA, alors que le cas C
donne une précision de 0,1 mA . Le calibre le mieux adapté
est celui du cas B.
 On remplace la valeur de l’absorbance mesurée pour obtenir
la concentration en diiode de la solution diluée : C(I2)dilué =
(0,71 + 0,1589)/7,699 = 0,11 g.L-1. Pour obtenir la
concentration en diiode de la solution mère de teinture
diiode, on multiplie le résultat précédent par le facteur de
dilution : C(I2) = 400 0,11 = 45 g.L-1.

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