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Utilisation de l'énergie dans les bâtiments


Climatisation: Réponses aux questions : Site Énergie +

A1: Utiliser un appareil de petite capacité et autonome pour assurer le


refroidissement de la pièce. Le principe est opposé à une prise en charge de
plusieurs pièces par un système de climatisation plus gros.

A2: Si de l'air de la pièce est utilisée pour rejeter la chaleur à l'extérieur, il est
paradoxal de rejeter à l'extérieur de l'air déjà climatisée qui vous a coûté de
l'énergie de refroidissement. En soutirant de l'air extérieur et en rejetant votre
chaleur dans cet air extérieur, vous n'affectez pas le bilan énergétique.

A3: Les climatiseurs individuels de type ''Window unit'' sont en général moins
efficaces que des unités plus grosses. De plus, le coût unitaire ($/tonne de
climatisation) est plus élevé pour les unités individuelles que pour les plus gros
systèmes. Finalement, je crois que les Européens sont plus sensibles sur la
qualité visuelle de leurs bâtiments et franchement, un ''window unit'' vient
défigurer l'apparence de la bâtisse.

A4: Le principal avantage est que le compresseur et le condenseur sont situés à


l'extérieur. Le module intérieur est composé d'un serpentin de refroidissement et
d'un ventilateur qui pousse l'air au travers le serpentin et qui projette ce jet d'air
refroidi dans la pièce. L'opération de cet appareil est très silencieuse. De plus,
la position du module intérieur peut être choisie pour accommoder les requis
architecturaux ou de décoration. Enfin, la puissance de refroidissement de ces
unités excède celle des ''Window units''.

A5: Selon moi il est intéressant puisque ce ne sont virtuellement que de la


tuyauterie de fréon qui doit passer dans le bâtiment. Ces tuyaux sont
généralement petits et nécessitent moins d'investissement et d'effort pour les
rétro-installer dans les bâtiments. Cette solution est particulièrement bien
adaptée pour des bâtiments historiques dont la construction est souvent
massive (murs épais et en pierre).

A6:L'appellation ''Rooftop'' au Québec est plus reliée à une centrale de


traitement de l'air complète avec retour d'air, mélange et traitement de l'air
pulsée. Dans le cas précis illustré ici, cette configuration s'apparente plus à un
''air make up'' , c'est-à-dire une unité de compensation d'air dans la bâtisse.

A7: Au Québec, nous avons 2 entre saisons durant lesquelles les températures
extérieures descendent régulièrement sous le point neutre du bâtiment. Ce qui
est intéressant avec une unité réversible ''thermopompe'', c'est que vous pouvez
compenser en chaleur les déperditions thermiques dans les entre-saisons avec
un COP de au moins 3. Sinon, au Québec, vous devez compenser avec des
plinthes chauffantes électriques avec un COP de 1.

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B1: C'est possible de s'en servir, mais il faut assurer le renouvellement de l'air
par un autre moyen. Ces unités sont populaires dans les petits commerces. Par
contre, très souvent la ventilation mécanique n'assure malheureusement pas le
renouvellement de l'air, surtout lorsque l'installation n'est pas couverte par une
responsabilité professionnelle d'un technologue ou d'un ingénieur.

B2: Une très bonne application de ces unités: les salles de serveurs
informatiques. Il y a très peu de renouvellement d'air à assurer pour ces salles
puisque essentiellement, elles sont remplies d'équipements dissipateurs de
chaleur. L'armoire évacue cette chaleur sensible. Les techniciens travaillent peu
ou pas du tout dans ces salles.

C1: Ces systèmes peuvent climatiser et réchauffer des zones différentes


simultanément. Ils exigent un contrôle serré des pressions du fréon, contrôle qui
n'était pas économiquement possible il y a 20 ans. Aujourd'hui, ces systèmes
offrent un COP exceptionnel soit en chauffage ou en climatisation, et ce
systématiquement en toute saison. Pour très peu d'encombrement
d'équipement, vous disposez d'un système très versatile et performant
énergétiquement. Il peut donc être en ''rétrofit'' dans des bâtiments existants.
Par contre, ces systèmes nécessitent d'être installés par des entrepreneurs
spécialisés qui doivent être accrédités par le manufacturier. La programmation
de ces systèmes doit être faite par le manufacturier ce qui crée une dépendance
vis-à-vis des techniciens sur-spécialisés.

C2: Ces systèmes sont appropriés lorsqu'il y a très peu de place pour passer les
gaines de ventilation. Par contre, il faut assurer le renouvellement de l'air
intérieur et beaucoup des modules terminaux de ces systèmes ne peuvent le
faire.

D1: Le principe de la réchauffe terminale introduit un concept très simple: pour


une partie de l'air circulé, il faut réchauffer ce que nous venons de refroidir. Dans
ce sens, ce type d'unité n'est pas très efficace énergétiquement. Certaines
centrales de traitement de l'air peuvent éviter cette contradiction énergétique.

D2:Il est reconnu que les économies d'énergie liées aux débits d'air variables
sont dues au fait que le système fonctionne à régime partiel puisque le taux
d'occupation varie beaucoup durant la journée. Or, si le taux d'occupation est
maximal sur toute la durée de la période d'occupation, le ventilateur fonctionnera
au maximum en tout temps et le système sera énergivore comme un système à
débit d'air constant.

E1: La température d'alimentation de chaque zone desservie par une boîte de


mélange peut être ajustée pour cette zone. Il est possible de grouper en zone
les besoins de pièces dont l'orientation et la fenestration se ressemblent.

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E2: Le terme multi-zone au Québec signifie que les volets de mélange des
gaines chaudes et froides sont situées près des serpentins qui sont nommés ''hot
deck'' et ''cold deck''. Une seule gaine avec de l'air à température régulée est
acheminée vers la zone à desservir. La position des volets qui mélangent le
chaud et le froid est commandée par un thermostat de pièce. Le site classe
donc le multi-zone à débit d'air constant et monogaine, mais ils ne précisent pas
que la température dans chaque zone est ajustée au besoin de la zone.

E3:À cause du débit volumique constant du système, le coût de force motrice


pour déplacer l'air est maximal en tout temps. Contrairement aux systèmes à
débit variable qui ne circule que le volume d'air requis en fonction de
l'occupation.

F1: En effet, le débit d'air constant ne peut espérer une modulation qu'avec la
température de l'air circulé. De son côté, le débit d'air variable peut espérer
réguler la température en variant le débit volumique de l'air traité.

F2: Pas vraiment. Voir réponse D2

F3: Soit des radiateurs qui compensent les déperditions de l'enveloppe, soit des
serpentins de réchauffe terminale à chaque boîte VAV et qui vont réchauffer l'air
assez pour compenser la déperdition thermique de l'enveloppe.

F4: Lorsque l'information est disponible, il faut ajuster la température de l'air à la


sortie de la centrale de traitement de l'air pour que la zone la plus en demande
puisse être prise en charge par l'air provenant de la centrale et réchauffée dans
cette zone précise. Le reste des zones moins en demande ne feront pas
travailler les serpentins de réchauffe terminale autant que la zone la plus en
demande.

F5: Comme l'indique le texte, le VAV avec recirculation partielle de l'air de retour
peut atteindre le point de consigne de l'alimentation sans l'aide du serpentin de
refroidissement (free cooling).

G1: Chaque pièce doit en être muni. À long terme, chaque pièce aura un
appareil pour laquelle il faut entretenir un ventilateur, des filtres sans compter
l'étanchéité des serpentins.

G2: Un ventilo-convecteur, parce qu'il force l'air de la pièce au travers son


serpentin, est un excellent choix pour un vestibule. Au Québec, le serpentin est
généralement électrique ce qui élimine tout risque de gel du serpentin (associé
aux serpentins avec liquides caloporteurs).

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G3: Un ventilo-convecteur pourrait être un bon choix parce que typiquement, une
chambre d'hôtel est alimentée en air neuf par une bouche d'air pulsée et la
reprise d'air est située généralement dans la chambre de bain. Tout ce qu'il faut
pour le ventilo-convecteur, c'est d'assurer le confort thermique (été comme
hiver).

H1: le principe se nomme l'effet venturi. En effet, un jet d'air à bonne vitesse
aura tendance à entrainer une partie de l'air ambiant avec lui. Cet effet venturi a
été à la base de plusieurs applications techniques dans le passé. Si le jet est
réduit pour quelque raison que ce soit, le débit total de circulation dans la pièce
est réduit. Si le débit n'est pas approprié dans les serpentins de chauffage et de
refroidissement, l'effet thermique escompté n'aura peut-être pas lieu. De plus, ce
type de boîte a tendance à siffler lorsque la pression de l'air primaire est trop
élevée. Ceci constitue une cause d'inconfort auditif.

H2: L'éjecto-convecteur est utilisé en conjonction avec un système haute


pression de traitement de l'air. L'air haute pression est un peu comprimée et
possède l'énergie potentielle nécessaire pour atteindre de bonnes vitesses dans
les gaines. Ceci réduit la surface d'écoulement dans les gaines pour transporter
le même débit. Cette réduction de la surface d'écoulement est fortement
appréciée dans les bâtiments en hauteur où la trace de plancher doit être
minimisée (coûts de construction très élevés donc désir de rentabiliser chaque
mètre carré de surface locative).

Les plafonds froids:

H1: Lorsque vous êtes situé devait un objet plus froid que vous, vous émettez
sous forme d'infrarouge une chaleur vers cet objet froid. C'est l'échange
thermique par mode radiant. En positionnant des panneaux froids au plafond,
l'occupant dégage une partie de sa chaleur par radiation vers ces panneaux.

H2: Le principal danger est celui d'une température de panneau radiant en


dessous de celle du point de rosée de l'air ambiant. Dans un tel cas, de la
condensation apparaitrait en surface des panneaux froids et possiblement il y
aurait dégouttement sur les bureaux des employés.

I1: Selon le principe des pompes à chaleur, lorsque une zone est en demande de
chaleur, elle soutire cette chaleur du réseau d'eau mitigée et la rejette dans la
pièce. Au contraire, lorsqu'une zone est en demande de climatisation, la même
pompe à chaleur soutirera la chaleur de la pièce pour la rejeter dans la boucle
d'eau mitigée. L'idéal est d'avoir un équilibre de ces rejets sur notre boucle
commune de rejet de chaleur.

I2: Des pompes à chaleur situées partout dans les plafonds suspendus. Un
cauchemar d'entretient lorsque les équipements vieillissent.

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