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4 éme année op

Ministère de l'enseignement supérieure et de la recherche scientifique

Université saad dahleb 01 blida

Faculté de médecine

Département de chirurgie dentaire

Introduction à
l’odontologie pédiatrique

Présenté par : DR. ZAIDI et DR. S. BOUAKKAZ


Année universitaire 2021-2022

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Le plan :

1. Introduction

2. Atteintes de la muqueuse buccale et du parodonte

2.1 Atteintes de la muqueuse buccal

2.2 Atteintes du parodonte

3. Les traitements prothétiques

4. L’odontologie conservatrice

5. L’endodontie pédiatrique

6. L’odontologie restauratrice

7. Orthopédie préventive et intérceptive

8. La Prévention

8.1 La prévention primaire

8.1.1 Hygiène

8.1.2 L’alimentation

8.1.3 Fluor

8.2 La prévention secondaire

8.3 Le Dépistage

8.4 Les Contrôles semestriels et prophylaxie

9.Conclusion

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1. Introduction
L’Odontologie Pédiatrique est " l’ensemble de l’Odontologie appliquée à l’enfant "
Elle est donc pluridisciplinaire et de ce fait, doit faire partie de l’activité de tout praticien quel
que soit son type d’exercice hospitalier ou libéral. Elle peut être considérée par certains
comme une " spécialité " quand elle requiert certaines connaissances particulières et la
réalisation de thérapeutiques spécifiques, mais ne doit en aucun cas être destinée à la prise en
charge uniquement des enfants difficiles. Elle débute avec l’éruption des 1ères dents
temporaires et se termine vers l’âge de 15 ans quand les apex des 2èmes molaires
permanentes sont fermés. Trois grandes périodes se dessinent avec leurs spécificités cliniques
et pathologiques :
a/ La denture temporaire, enfant de 0 à 6 ans :
 Les caries précoces du jeune enfant
 Les syndromes du biberon
 Les traumatismes
 Les anomalies de structure
b/ La denture mixte, enfant de 6 à 12 ans :
 La 1ère molaire permanente
 La traumatologie
 Les anomalies de nombre et de structure
c/ la denture adolescente, adolescent de 12 à 15 ans :
L’Odontologie Pédiatrique s’attache à traiter les différentes pathologies bucco-dentaires de
l’enfant en prenant en compte les phénomènes de croissance en général et de dentition en
particulier et la prévention y prend également toute sa valeur. L’Odontologie Pédiatrique prépare
l’avenir bucco-dentaire de nos futurs patients…
2. Atteintes de la muqueuse buccale et du parodonte
2.1 Atteintes de la muqueuse buccale
Les atteintes de la muqueuse buccale et du parodonte chez l’enfant constituent un ensemble de
pathologies variées dont le tableau clinique et la prise en charge présentent certaines spécificités
par rapport à l’adulte
Les données épidémiologiques concernant les lésions de la muqueuse buccale chez l’enfant sont
rares et peu concordantes, les lésions de la muqueuse buccale le plus fréquemment rencontrées
étaient les morsures suivies des stomatites aphteuses, des infections herpétiques et de la langue
géographique ; les enfants souffrant de maladies systémiques étaient plus fréquemment atteints.

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2.2 Atteintes du parodonte
La prévalence des maladies parodontales chez l’enfant est bien connue : elle est relativement
élevée pour les gingivites et varie de 0.1 à 0.5% pour les parodontites agressives.
Le parodonte est une structure anatomique majeure de la cavité buccale de l’enfant. Au cours de
la croissance et de l’éruption dentaire, il subit de nombreuses modifications physiologiques. En
médecine dentaire, il est important de bien connaître la normalité de ce parodonte afin d’en
déceler les altérations. Ce domaine d’étude concernera l’identification des différents facteurs qui
modifient le parodonte, les avancées scientifiques concernant la flore bactérienne acquise par
l’enfant et l’adolescent. La physiopathologie de la gingivite et de la parodontite spécifiques de
l’enfant sont décrites et les différences avec l’adulte soulignées. Le parodonte peut être le reflet,
facilement observable, de la santé générale de l’enfant. En présence d’une maladie parodontale en
denture temporaire ou mixte, nous proposons une démarche diagnostique et thérapeutique.
2. Les traitements prothétiques :
Chez l’enfant, les traitements prothétiques comprennent, soit des restaurations prothétiques fixes
par couronnes préformées essentiellement (lésions carieuses importantes, hygiène buccodentaire
médiocre, anomalies de structure, anomalies de forme, agénésies, édentations partielles de faible
importance), soit des restaurations prothétiques amovibles (agénésies, édentations partielle ou
totale). Les objectifs principaux de ces restaurations sont le maintien des fonctions masticatoires,
esthétiques et phonétiques ainsi que le maintien de la longueur d’arcade et de la dimension
verticale d’occlusion. Les autres objectifs sont de prévenir un éventuel traumatisme psychologique
dû à la perte des dents ainsi que l’apparition d’habitudes néfastes.
Elles doivent cependant tenir compte de la croissance de l’enfant et permettre à ce dernier
d’atteindre l’âge adulte sans problèmes esthétiques, fonctionnels et parodontaux majeurs.
Elles sont donc évolutives selon le stade de croissance de l’enfant, nécessitent une surveillance
régulière et le maintien d’une hygiène bucco-dentaire rigoureuse.
3. L’odontologie conservatrice
La conservation des dents temporaires jusqu'à la date normale de leur chute est une nécessité.
Rappelons-en brièvement les fondements : nécessité physiologique d'abord, car elles constituent
une partie d'un ensemble dont l'intégrité globale permet l'harmonie des fonctions (mastication,
phonation, déglutition) et du développement des structures buccofaciales. Nécessités
psychologique et esthétique également chez un sujet en devenir qui est fragile.
Cependant cette conservation ne sera possible que dans la mesure où les thérapeutiques seront
réellement efficaces sans risque de complications infectieuses aiguës ou chroniques. L'efficacité

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des thérapeutiques dentinopulpaires des dents temporaires passe par une connaissance précise
des conditions spécifiques qui les régissent.
Ces traitements dentinopulpaires sont d'abord conditionnés par les caractéristiques
morphologiques, histologiques et physiologiques des dents temporaires qui ont pour
conséquences des différences importantes de leurs pathologies et thérapeutiques avec celles des
dents permanentes. Le diagnostic du stade d'évolution de la pathologie et particulièrement de
l'atteinte pulpaire est particulièrement délicat.
4. L’endodontie pédiatrique :
L’endodontie pédiatrique est un véritable défi, le diagnostic pulpaire chez le patient est incertain,
les symptômes cliniques ne sont pas toujours corrélés avec l’état du tissu pulpaire : de plus ; l’âge
et le comportement de l’enfant peuvent compromettre le pronostic des traitements.
Lorsqu’ils sont réalisables ; les traitements pulpaires des dents temporaires visent conserver la ou
les dents sur l’arcade jusqu’a leur chute, pour la dent permanente ils ont pour objectif, le maintien
du développement radiculaire et la conservation de la fonction.
5. L’odontologie restauratrice
L’odontologie restauratrice constitue le stade ultime lorsque les lésions cavitaires carieuses ont
dépassé le stade de reminéralisation. Elle se fait toujours au détriment des tissus dentaires, c’est
pourquoi il est essentiel de respecter les concepts de dentisterie à minima afin de les préserver au
maximum et de les restaurer à l’aide de matériaux biocompatibles voire bioactifs
La dentisterie restauratrice pédiatrique vise à reconstruire la dent temporaire dans son intégrité
anatomique pour qu’elle puisse assurer ses rôles :
 Fonctionnel (mastication, déglutition, phonation)
 De guide d’éruption
 De mainteneur d’espace
 De croissance (organisation des rapports interarcades
 Esthétique
6. Orthopédie préventive et intérceptive
L’orthopédie préventive et interceptive intéresse le jeune enfant. La prévention, qui est l’action de
devancer, ne pourrait réellement s’appliquer à l’orthodontie pour les anomalies congénitales et
héréditaires. En revanche, pour les anomalies acquises, il est possible d’agir vite en supprimant la
ou les causes responsables. Il serait donc plus judicieux d’utiliser le terme « d’interception ».
L’orthopédie interceptive traite, corrige ou simplement améliore les dysmorphies en évolution, les
causes fonctionnelles de ces dysmorphies, et empêche l’aggravation des anomalies squelettiques
et dentaires.

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Elle est mise en œuvre entre 8 et 11 ans et agit sur la fonction perturbée, sur la croissance maxillo-
faciale et sur le développement harmonieux des arcades dentaires. Ses objectifs sont limités, elle
ne prétend jamais établir une occlusion parfaite.
L’avantage de cette conception thérapeutique est de réduire la durée et le coût du traitement et
d’apporter un bénéfice d’une part individuel, et d’autre part pour la collectivité.
7. La chirurgie pédiatrique
Les avulsions dentaires chez l’enfant peuvent passer pour un acte simple. Toutefois, c’est souvent
pour le jeune patient l’acte le plus redouté
Les actes de chirurgie s’effectuent sous anesthésie locale ou locorégionales qui peut être associée
à des techniques de sédation.
L’avulsion est souvent motivée par la carie et ses complications infectieuses mais également par
les traumatismes ou les indications orthodontiques.
Les actes de chirurgie buccale ne présentent pas de différences notables avec ceux pratiqués chez
l’adulte, Le protocole opératoire doit obéir des principes précis et tenir compte de certains
facteurs, tels que la morphologie des dents temporaires et la position des germes successionels.
8. La Prévention :
La prévention de la carie dentaire est un des objectifs majeurs en dentisterie. Mise en œuvre
précocement, elle devient l’outil le plus efficace pour éviter et contrôler le développement des
lésions carieuses. En fonction du moment où elle intervient dans l’évolution de la maladie carieuse,
on distingue trois stades.
9.1. La prévention primaire
Elle vise à empêcher l’apparition de la maladie en supprimant les facteurs de risques.
9.1.1. Hygiène :
L’hygiène buccodentaire est le premier poste de contrôle de la carie. Son apprentissage dès le plus
jeune âge est indispensable. La visualisation de sa plaque dentaire à l’aide de marqueurs colorants
est un outil didactique essentiel pour l’enseignement de l’hygiène bucco-dentaire. Un programme
individuel de prise en charge est instauré, incluant un brossage biquotidien, l’utilisation éventuelle
de bain de bouche (contenant de la chlorhexidine), du fil dentaire et de produits fluorés si
nécessaire.
9.1.2. L’alimentation :
Elle joue un rôle lors de la formation des dents avant leur éruption. La malnutrition a une action
sur le développement des glandes salivaires, ayant pour conséquence un flux salivaire moins
important et de moindre qualité. Or, la salive a un rôle de nettoyage mécanique de par son flux, en
éliminant les hydrates de carbone et les acides de la plaque dentaire.

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9.1.3 .Fluor :
L’utilisation de fluor dans la prévention et le contrôle des caries a montré son efficacité depuis de
nombreuses années
9.2. La prévention secondaire : L’élimination des facteurs favorisant la rétention et la formation de
la plaque dentaire ;
Un examen clinique minutieux. Plus le diagnostic est précoce, plus les mesures thérapeutiques non
invasives de reminéralisation peuvent être mises en oeuvre. De nouvelles techniques ont été
développées pour compléter l’examen clinique visuel, comme des mesures de fluorescence
(quantitative light fluorescence), des mesures de conductance (electric conductance
measurement) ou le DIAGNOdent.
9.3. Le Dépistage :
Le dépistage est essentiel, il permet d’identifier les facteurs de risque pouvant favoriser la maladie
et la survenue de nouvelles lésions. L’interrogatoire, l’examen clinique, associés aux tests de
dépistage, vont conduire à choisir les alternatives thérapeutiques préventives et intérceptives
adéquates.
9.4 Les Contrôles semestriels et prophylaxie :
La plaque dentaire est le principal facteur étiologique des caries. Bien qu’il soit possible de
l’éliminer par un bossage biquotidien, la plupart des patients n’ont pas la motivation ou la
dextérité suffisante pour maintenir une hygiène correcte sur une longue période. Des contrôles et
un nettoyage prophylactique professionnel réguliers sont donc impératifs.
L’American Academy of Pediatric Dentistry recommande des contrôles réguliers incluant :
• Un enseignement des techniques d’hygiène buccodentaire ;
• Un détartrage suivi d’un polissage soigneux ;
10. Conclusion
L’odontologie pédiatrique est une discipline particulière des neufs disciplines officielles
d’enseignement, elle est la seule à ne pas être centrée sur un domaine de compétence
(comme la prothèse ou la parodontologie) mais sur un individu : l’enfant qui traverse des
étapes de croissance d’évolution de maturation.