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Philo morale

1. Définitions :

Eudémonisme :
Signifie étymologiquement bon démon, bon dieu ou bon esprit. Mai on le traduit le plus
svt par le concept de bonheur, voir de prospérité. Ca signifie qu’il y a en tout homme une
aspiration à vivre heureux et que c’est cette aspiration qui constitue le fondement
nécessaire et suffisant à tout éthique.
Pour Aristote, le bien suprême n’est rien d’autre que le fait de bien vivre, d’accomplir sa
vie : l’eudemonia.

Intellectualisme moral : Thèse forte de Platon selon laquelle pour bien agir et bien vivre,
il faut et suffit de connaitre le bien.

Bonheur : finalité première et dernière du discours du discours et de la pratique éthique


pour les Anciens.

 Pour Aristote, c’est l’accomplissement de sa vie, le fait de réaliser ou d’actualiser


pleinement toutes les potentialités de son existence.
La fin des fins est toujours le bonheur. Pour Aristote le bonheur n’a rien de privé
car si il est souhaitable pour un seul homme il est plus beau et plus divin pour les
hommes rassemblés.
 Kant dit que le bonheur est un élément constitutif du souverain bien mais le
bonheur n’est pas inconditionnellement bon, il ne l’est qu’à la condition d’être
moralement mérité.

Vertu :
 Pour Aristote, la vertu est une disposition de l’â me qui rend le bonheur possible,
elle est essentielle pour accéder au bonheur mais ne s’identifie pas strictement au
bonheur. Selon lui il existe les vertus intellectuelles (fruits de l’enseignement) et
les vertus morales (qui viennent des habitudes personnelles).
 Pour St Thomas, la vertu est l’harmonie entre la nature rationnelle de l’homme et
la nature plus sensitive qu’il partage avec les animaux. La vertu consiste à agir
selon la raison cà d selon la nature cà d conformément à la volonté de Dieu
puisque c’est lui qui a crée les lois de la nature

Justice:
Selon Platon, la justice réalise l’ordre et l’harmonie interne ds l’â me  et ds la cité.
C’est la vertu suprême de l’â me, la première des vertus morales.
Il est toujours meilleur d’être juste que d’être injuste. Toujours meilleurs de subir une
injustice que d’en commettre une car l’injustice provoque un désordre dans l’â me.

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Plaisir :
 Selon Platon, il existe des bons et des mauvais plaisirs. Or si le plaisir peut être
bon ou mauvais, il ne peut pas s’identifier à ce qui absolument bon cà d au Bien.
 Pour Aristote, le plaisir n’est ni bon ni mauvais en soi »le plaisir peut participer
au bonheur mais n’est pas identique au bonheur. Il existe les plaisirs des sens et
des plaisirs intellectuelles. Le plaisir manifeste un accomplissement de l’action,
c’est une sorte de totalité achevée.
 Pour Hobbes (16-17s), le plaisir exprime le contentement qu’un sujet éprouve à
être aidé par un objet dans son bon fonctionnement physiologique et psychique.
Le plaisir peut être nommé différemment selon qu’on prend en considération tel
ou tel de ses aspects. Si on prend en considération qu’il nous unit à un objet il est
qualifié d’amour. Si on le considère sous son aspect dynamique (ce qui nous
pousse à nous unir), il sera qualifié de désir. Or le désir est insassiable, on veut
tjrs plus et c’est essentiellement pour conserver ce que l’on a.

Prudence :
 Pour Aristote, c’est une vertu intellectuelle qui permet d’assurer la justesse des
moyens. Vertu qui porte directement sur les moyens pratiques et seulement
indirectement sur les fins éthiques.
 Pour St Thomas, la prudence, comme vertu intellectuelle, peut ordonner les
autres vertus morales selon la raison et dc peut les guider ds leur recherche du
bien.

Responsabilité  :

Consentement :
 Pour Aristote, une action est consentie quand elle est accomplit par une
personne de son propre chef ou de son plein gré. Est consentie ou de plein gré ce
qui n’est pas contraint par la violence ou l’ignorance. L’acteur est le point de
départ de l’action et est donc consentant.

For intérieur : Pour St Augustin, c’est le lieu de dialogue de l’â me avec elle même, devant
dieu pour seul témoin

Règle d’or :
Exemple de principe éthico moral universel. Cette règle stipule généralement  « ne fais
pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse ou fais à autrui ce que tu veux qu’il te
fasse ». C’est un principe de réciprocité.

Libre arbitre :
 Pour St Augustin, l’homme peut résister ou consentir. La contingence du libre
arbitre est exprimée par cette hésitation de la volonté entre plusieurs possibilités
alternatives qui a pour conséquence que la volonté peut consentir au désir de
bien agir ou bien s’en détourner.
 Pour Spinoza, le libre arbitre est une puissance occulte que l’homme invente et
qui est censée être la cause de tout ce que il fait, qui vient expliquer ce qu’il se
passe en lui, comment il agit. Dans l’ignorance des causes qui le font agir, il

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s’attribue à lui même la cause de ses actions. C’est un pur produit de l’imagination
humaine.

Cité divine :
Saint Augustin. Cité qui repose sur le principe de l’amour de Dieu et de
l’accomplissement d’une vie purement spirituelle, jusqu’au mépris de soi et de tout bien
matériel. Donc c’est l’inverse de la cité terrestre.
La cité divine éclair, par la lumière spirituelle, la cité terrestre .

Souverain Bien :
Pour St Thomas (13 eme siècle), le souverain Bien est Dieu lui même. Dieu met en
mouvement le cosmos et tous les êtres. Et c’est par l’amour que Dieu met en mouvement
l’ensemble de sa création.
Dieu est le bien universel dont l’homme n’est qu’une partie. L’homme aime Dieu plus
que tout et dc plus qu’il ne s’aime lui même.

Pessimisme anthropologique : Notion de Machiavel selon laquelle les hommes sont


naturellement mauvais ou du moins dangereux les uns pour les autres.

Virtu Fortuna
Couple conceptuel central ds le Prince qui illustre la philo machiavélienne de la vie et de
l’action. La fortune désigne le cours du temps et des évènements ds leur hasard, la
fortune est capricieuse. Il y a plusieurs façons de résister à la fortune, la manière douce
ou la manière forte. La manière forte étant plus efficace et porteuses d’effets durables
Pour Machiavel, c’est la force, la vigueur qui permet à l’home d’action d’intervenir dans
le cours du temps.

Déterminisme
Pour Spinoza, Dieu est cause de toute chose et de tout être. Tout dans le monde est
déterminé nécessairement à être et à être tel qu’il est, depuis le commencement du
monde.

Souveraineté
Pour Hobbes, le souverain est une personne ou une entité qui est dépositaire de la
puissance souveraine.
La puissance souveraine étatique peut être générée soit par la force soit fondée sur la
base d’un accord libre entre sociétaires pour se soumettre à un souverain chargé de les
protéger et de les défendre.
Nul n’a le droit de contester la puissance souveraine car la convention a été passée par
les sociétaires eux même. La souveraineté est inconditionnelle et indivisible.

Sympathie
 Pour Hume, la sympathie est un sentiment spécial qui nous pousse à nous
associer aux impressions d’autrui et nous fait éprouver vraiment la souffrance ou
le sentiment que l’on observe chez l’autre. C’est une de ces passions
fondamentales qui nous poussent à agir et nous fait éprouver vraiment la
souffrance ou le sentiment que nous observons chez l’autre.
La sympathie est inscrite dans la nature humaine.

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 Pour Smith, c’est l’imagination qui constitue le ressort principal de la sympathie.
Cette imagination nous projette à la place d’autrui, par un mouvement immédiat
d’empathie, comme si nous sentions ce qu’il sent, alors que nous n’avons aucun
accès direct et réel à ce sentiment. Parfois, ce qu’on éprouve à propos du
sentiment de l’autre n’a qu’un lien très faible, voire complètement fantasmé avec
ce que cette autre personne éprouve vraiment.
La sympathie pour lui n’est en rien strictement naturelle dans ses manifestations et
mécanismes. Elle repose sur un travail de l’imagination et des représentations sociales.

Spectateur impartial
Notion D’Adam Smith (18eme s) considéré comme le père de l’économie politique.
Le spectateur impartial est ce regard impersonnel que nous sentons peser sur nous qd
nous agissons et que nous intériorisons dans notre conscience pour orienter notre
action dans le sens qui conviendrait le mieux au jugement désintéressé d’un témoin
moral de notre action.
Le spectateur impartial permet à chacun d’anticiper le jugement social et d’intégrer les
contraintes des conventions sociales d’une société donnée.
Ce spectateur permet à l’individu de s’approuver ou de se désapprouver, de se sentir
digne d’éloge ou pas.

Loi morale :
Pour Kant (18-19eme s), ce qui compte ce n’est pas le contenu de la volonté mais sa
forme, la façon dont nous voulons ce que nous voulons.  La forme de la volonté c’est la loi
morale, l’obligation ou le devoir. Une intention droite ou une volonté bonne est
déterminée uniquement par le devoir et par rien d’autre en dehors. La volonté est bonne
dans la mesure où elle est pure.
La loi morale est une forme de volonté bonne. C’est la non contradiction ou l’accord de
volonté avec elle même, indépendamment du contenu de la volonté

Impératif catégorique
Test inventé par Kant qui consiste à mettre nos maximes d’action au crible d’une
formule qu’il appelle L’impératif catégorique, cà d un impératif qui n’est pas conditionné
par autre chose amis qui est valablement inconditionnel en toutes circonstances, quelles
que soient nos préférences ou nos opinions de départ. « Agit selon la maxime qui peut en
même tps s’ériger en loi universelle.
Test qui permet de voir si la volonté est bonne. La non contradiction du test montre que
la volonté est en accord avec elle même.

Autonomie de la volonté
La volonté est en fait déterminée par elle même puisque la loi n’est rien d’autre que sa
propre forme. La volonté est automne. La morale kantienne fonde ainsi pratiquement la
liberté comme l’autonomie et en même tps l’autonomie de la moral puisque la morale ne
dépend d’aucunes des normes qui sont extérieures à elle, quelles soient des normes
religieuses, sociales ou politique.

Respect
Kant reconnait une fonction et une valeur morale au sentiment de respect. Ce n’est pas
un sentiment pathologique mais il est spontanément produit par le concept de raison.

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Le respect est d’une part la conscience de la majesté de la loi morale et d’autre part il est
la conscience de ma propre dignité d’humain en tant qu’être raisonnable capable
d’autonomie, capable de se déterminer par la loi morale qui est en lui.
Le respect c’est le sentiment de l’autonomie de la volonté. Et quand il porte sur
l’humanité, qd on respect un homme, ce qu’on respect en vérité c’est la loi morale qui est
en lui.

2. Questions types

Peut être moral ou vertueux sans le savoir?

Platon  (427-347 AV JC):


Non, car c’est que quand on a une idée claire du principe de ce qu’on a à faire que l’on
peut bien agir. Cette lucidité intellectuelle qui devient moral est rendue possible par la
dialectique.
Platon identifie la pensée ou la connaissance droite comme le fondement de ce qui nous
fait accéder au bien cà d au principe de toute morale
Pour bien agir et bien vivre, il faut et suffit de connaitre le bien. Il faut saisir le bien
comme principe premier qui ne découle de rien d’autre que de lui même.
Inversement c’est dans l’ignorance ou dans l’erreur que réside la cause du mal que
l’homme peut commettre vis à vis de lui ou des autres.

Aristote :
L’homme doit être considéré comme le point de départ de ses actions à moins d’être en
situation de violence ou d’ignorance inévitable. En décidant d’accomplir tel acte ou tel
acte, on doit tjrs être toujours tenu responsable de ce qu’on a fait, puisque les actes
décidés correspondent aux moyens qu’on a choisi après délibération et que la
délibération porte sur des actes qui dépendent de nous.
Toute décision implique une certaine délibération qui porte sur une action que est en
notre pouvoir
Il n’y a pas de vertu sans compréhension rationnelle de la vertu mais Aristote ne va pas
jusqu’à dire que la vertu se ramène à la connaissance du bien.

Faut il dépasser ses passions pour agir moralement?

Platon :
Lors d’un dialogue entre Socrate et Calliclès, deux points de vue s’opposent :
Calliclès dit que ce qui faut pour être juste c’est de laisser libre cours aux passions. Telle
serait, selon lui, la vertu au sens naturelle du terme.
Socrate montre que dans les désirs et passions dont parle Calliclès, certains sont
générateurs de désordre. Or pour lui l’ordre et l’harmonie est ce qu’il y a de plus
excellent et c’est ce qui rend excellent toute chose.
Pour Platon, ce qui créer une dysharmonie et le désordre de l’â me est l’injustice. Cette
dissonance l’empêche d’agir moralement.

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Donc pour Platon, il est nécessaire de dépasser ses passions afin de ne pas créer un
désordre de l’â me car l’ordre et l’harmonie est ce qu’il y a de plus excellent et
permettent d’agir moralement.

Hume (18s)
Pour Hume, dans l’esprit humain il y a deux types de perceptions, les premières
viennent de nos impressions sensibles et les secondes, qui sont les idées de la raison, ne
sont que des copies de nos impressions sensibles.
Pour Hume, la raison ne peut pas être le moteur d’une action morale.
Selon Hume, ce qui fonde nos actions morales ce sont des passions, des désirs et des
sentiments qui en soit sont ni vrais ni faux. Ce sont nos passions qui nous amènent à
prendre telle ou telle décision, à poser tel ou tel acte.
Les sources de la vertu moral sont à chercher dans les passions
Pour Hume, il y a tjrs, outre la notion de vertu, une passion opérant comme un motif
plus puissant qui nous pousse à agir.

Kant
Il a une pensée éthique déterminée par le devoir. C’est le devoir, la loi moral qui permet
d’agir moralement.
Les passions n’ont qu’un rô le pathologiques et lorsqu’on est sous l’emprise des passions
nous ne pouvons pas conquérir l’autonomie de la volonté.
Chaque fois qu’on agit de manière à asservir des passions, on se traite soit même
comme un pur moyen de fin et cela nous rend indigne de la loi morale qui est en nous. Or
agir moralement c’est agir selon la loi morale
Il y a cependant un sentiment qui peut jouer un rô le moral c’est le respect

Une vie heureuse est elle une vie de plaisir?

Platon :
Selon Platon, il existe des bons et des mauvais plaisirs. Or si le plaisir peut être bon ou
mauvais, c’est qu'il ne peut pas s’identifier à ce qui absolument bon cà d au Bien.
Or le Bien constitue le principe d’une vie bonne pour l’homme, d’une vie heureuse.
Ainsi une vie bonne, une vie heureuse n’est pas une vie de plaisir.
En revanche les bons plaisirs participent à l’idée du bien et contribuent à une vie
heureuse.
Une vie heureuse sera l’empreinte du bien dans l’â me humaine parce qu’elle sera une vie
qui mélange les bons plaisirs avec une connaissance droite.

Aristote (384-322 av JC) :


Le plaisir n’et pas identique au bonheur, il n’est ni bon ni mauvais en soit, il ne suffit pas
à atteindre le bonheur. Le plaisir joue un rô le incitatif et encourage l’exo de la vertu en
vue du bonheur, de la vie heureuse.
Ce que cherche l’homme quand il poursuit ce qui lui semble agréable ce n’est pas tant le
plaisir que l’activité. Or ce que recherche un être vivant c’est l’accomplissement de ses
potentialités vitales, de ses capacités d’action.
Le plaisir n’est pas la fin de l’acte mais la marque de l’achèvement de l’acte.
Pour Aristote, seule une vie vertueuse amène une vie heureuse.
Le bonheur de l’homme est de réaliser parfaitement son office, sa fonction propre.

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Une vie heureuse pour l’homme sera de réaliser vertueusement son office propre,
d’accomplir les actes de l’â me qui traduisent la vertu.

L’homme politique peut il être injuste ou violent pour maintenir l’ordre public?
Platon :
L’éthique est le fondement de la politique, les deux sont mêmes indissociables. Un bon
gouvernement pour Platon est un gouvernement sage et vertueux qui ne s’impose pas
tyranniquement par son pouvoir par de lois abstraites mais ce soumet lui même à la loi
supérieur de la justice.
Pour Platon, l’état doit pouvoir assurer le bonheur des citoyens et seul l’état qui est
fondé sur une constitution juste peut être garant de ce bonheur.

Machiavel (14-15siecle)
Machiavel est l’un des premiers à avoir démoralisé la politique. Il prô ne une éthique de
l’action et de la vitalité
Le premier devoir du Prince est de garantir le salut public, la sécurité du peuple et la
paix intérieurs.
Pour Machiavel, dans le domaine politique, ce n’est pas la vertu morale qui doit primer
sur les nécessitées imposées par les circonstances, au contraire il faut tjrs faire de
nécessité vertu.
Le premier axiome est que les hommes sont mauvais ou du moins dangereux les uns
pour les autres. L’homme politique doit nécessairement le supposer.
Si l’homme politique veut se maintenir et conserver sa cité, il lui est nécessaire de
pouvoir ne pas être bon.

Kant
Pour lui, l’humanité est porteuse de la loi morale, elle doit être inconditionnellement et
universellement respectée.
L’homme ne peut jamais être utilisé comme un objet dune autre fin (ex; une fin qui est le
maintien de l’ordre public), L’homme en tant que sujet moral porteur de la loi est une fin
en soi et doit être respecter comme tel.
En utilisant la violence, l’homme politique utilise l’autre comme un moyen et cela va à
l’encontre de la loi morale

Le philosophe a t il le devoir de participer au pouvoir politique?


NB : L’homme n’a pas de sens en tant qu’individu indépendant, il tire sa valeur morale et
sa liberté dans son appartenance à une communauté politique et de la place qu’il occupe
dans l’ordre social.
La communauté est la finalité de l’individu

Platon :
Le philo se distingue par sa sagesse (cà d par leur connaissance de l’idée du bien et de la
justice) et devrait donc assumer les fonctions de dirigeants et de magistrats de la cité qui
édictent les lois et instituent la bonne éducation civique et morale.
Dans un cité idéalement organisée selon la justice, ce sont les philosophes qui doivent
devenir rois ou que les rois deviennent philosophes, pour que la sagesse soit au sommet
et gouverne la cité.

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Aristote
La cité prime sur l’individu.
L’art politique doit faire naitre dans le cœur et les habitudes des citoyens, les vertus
civiques qui assureront la concordance au sein de la cité. Pour cela la politique doit
recourir à l’art pédagogique, à l’éducation, pour former dès l’enfance, les bonnes
dispositions et les bonnes habitudes qui portent les jeunes à reconnaitre le plaisir qu’il y
a exercer ses vertus, à agir bien et à faire de belles choses.
La paideia est à la fois un art éthique et un art politique.
Mais pour Aristote il y a une tension dans les rapports entre éthique et politique, entre
vie active sociale et vie contemplative philosophique. Pour lui l’intellect est ce qu’il y a de
plus divin en l’homme et qu’il doit le cultiver par la philo et la vie contemplative. Donc
cela exige une certaine retenu par rapport à l’engagement dans une cité.
L’activité méditative est la plus proche du caractère autosuffisant qui est la marque du
bonheur.
La vie contemplative est considérée comme une vie supérieure à la vie politique et plus
l’homme cultive son intellect plus devient sage, il atteindra plus facilement le bien
suprême et mènera une vie bonne
--- Le philo n’a pas pour devoir moral de s’engager directement dans les affaires de
l’É tat. Le philo ne peut être la cause efficiente de la bonne cité mais seulement sa cause
finale.
La vie contemplative est la forme de vie la plus élevée mais d’autre part la vie dans la
cité est la finalité de l’individu.

L’homme est il libre de choisir le mal?

Saint Augustin (354-430)


L’homme a le choix de déterminer la finalité de ses actions, il peut vouloir soit le mal
soit le bien. La volonté de l’homme ne porte pas nécessairement vers le bien (Adam a
péché), l’homme peut choisir le mal pour lui même.
Il nomme libre arbitre ce qui permet de résister ou de consentir.
La contingence du libre arbitre est exprimée par cette hésitation de la volonté entre
plusieurs possibilités alternatives qui a pour conséquence que la volonté peut consentir
au désir de bien agir ou bien s’en détourner.
Cette hésitation du libre arbitre procède la faiblesse de la volonté humaine qui est la
marque du péché.
L’homme a un libre arbitre, or le libre arbitre rend possible une volonté mauvaise, une
volonté qui se porte sur le mal.

Spinoza (17 eme siècle)


Pour Spinoza, Dieu est l’unique substance, l’unique réalité. Rien ne lui est extérieur et il
n’est extérieur à rien car toute chose est une partie de Dieu, un mode d’existence de
Dieu.
Dieu est immanent à toute chose qu’il produit. Dieu est un Dieu nature, il est l’univers
tout entier, la nature au sens le plus large et le plus éminent. Il engendre tout.
Tout ce qui est ds l’univers est une partie de cette substance infinie : Dieu. Donc l’homme
aussi. L’homme est une partie finie de la substance divine infinie.
Seul dieu en tant que cause de soi est libre, toutes les autres choses individuelles sont
causées nécessairement pas Dieu. Le libre arbitre de l’homme n’existe pas.

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Pour Spinoza, l’homme n’est pas libre de choisir le mal ou le bien, tout est déterminé à
être et à être tel qu’il est.
Pour Spinoza, la liberté consiste à se libérer des illusions, être libre c’est être libre à
l’image de Dieu.

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