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MINISTERE DE LA FORMATION DADA PROFESSIONAL SCHOOL

PROFESSIONNELLE

ELEMENT DE CIRCUIT ELECTRIQUE ET LOGIQUE


Ce cours est destiné aux étudiants en cours de formation en électricité du bâtiment. L’objectif de ce cours est
de permettre aux étudiants de se familiariser à quelques notions et bases de l’électricité.
Programme
1.Notion de courant, tension, puissance et Energie électrique
2.Loi de Kirchhoff
3.Types de matériaux conducteurs
4.Groupement des résistances
5.Théorème de superposition, Thevenin, Norton
6.Circuits RC, RLC, RL et résonnance
7.Les signaux alternatifs et algèbre vectorielle
8.Notion de puissance active, réactive, apparentes et facteur de puissance
9.Compensation du facteur de puissance
10.Logique combinatoire et grafcet

1.Notion de Courant, Tension, Puissance et Energie électrique

L’électricité est une forme d’énergie produite par la circulation de charges électriques dans un corps
conducteur ou semi-conducteur. Certains corps, en particulier les métaux (aluminium, cuivre...) sont de très
bons conducteurs parce qu’ils possèdent des électrons qui peuvent se libérer de l’attraction du noyau de
l’atome pour participer à la conduction électrique. Le mot électricité vient du mot grec ambre jaune qui
signifie*électron. Ce domaine dit électricité comme tous autre domaine à des caractéristiques ou des
grandeurs qui régissent son fonctionnement.

1.1 Courant électrique(I)

Trois grandeurs caractérisent l’électricité en générale. Le courant en fait partie on parle encore d’intensité de
courant .il caractérise en fait une circulation de charge dans un matériau conducteur. C’est le nombre
d’électrons qui circulent à un instant donné à travers ce matériau qui fait augmenter ou diminuer sa valeur.
L’analogie la plus simple à comprendre est une chute d’eau circulant dans une rivière. Plus la chute d’eau est
importante plus le débit d’eau est important et de ce fait le courant est important. Comme tout autre mesure
son unité est l’ampère et noté A.

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1.2 Tension électrique(U)

IL caractérise la force nécessaire pour faire circulée les électrons dans un matériau conducteur. Reprenons
l’analogie de l’eau dans une rivière, l’eau coule du point haut vers le point bas. C’est la tension qui fait circuler
le courant. On dit aussi de la tension qu’il est une différence de potentiel. Son unité est le volt noté v.

1.3 Résistance (R)

En fait tous matériaux conducteurs possède une résistance aussi faible soit-elle. Ainsi lors du déplacement des
électrons cette résistance freine leurs déplacements. D’où la nécessité d’une force (tension) pour pousser les
électrons dans le matériau. La résistance d’un matériau caractérise sa capacité à s’opposer déplacement des
électrons. Son unité est le ohm et noté Ώ.

La figure ci-dessous illustre toutes les deux situations.

Figure

1.4 Puissance et Energie électrique


La puissance électrique caractérise l’énergie générée ou transférée par unité de temps. On pourrait dire que
l'énergie c'est le potentiel qui peut produire un travail. L’unité de la puissance est le watt(W) et celle de
l’énergie le joule(J). Il faut tout fois faire attention quand-t-il vient qu’on aborde la notion de puissance
électrique. En électricité, on distingue une puissance moyenne et une puissance instantanée selon le régime
(alternatif ou continue). En pratique on prendra en considération les formules suivantes :

U=R*I, P=UI, W=UIT, P=W/T.


2. Matériaux conducteurs
Nous savons que le courant électrique résulte du déplacement de particules chargées (par exemple, les
électrons) porteurs de charge. Il existe des particules de charge positive et des particules de charge négative.
Le sens conventionnel du courant est celui des porteurs de charges positives. Les conducteurs solides sont les
plus usuels. Nous distinguerons les métaux et les semi-conducteurs….

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3.Loi de Kirchhoff
Les lois de Kirchhoff permettent d’écrire les équations permettant de calculer les courants dans les branches
d’un circuit. On en distingue deux :

3.1Loi de Kirchhoff des nœuds

La somme algébrique des intensités des courants arrivant à un nœud est nulle. Ceci est vrai si nous prenons la
convention selon laquelle tout courant entrant au nœud est positif et tout courant sortant est négatif ou bien la
convention inverse.

i3
i2

i4
i1 i1 + i5 = i2 + i3 + i4 + i6

i6 i5

3.2 Loi de Kirchhoff des mailles


La deuxième loi de Kirchhoff stipule : La somme algébrique des différences de potentiel (ou tension) le long
d’une maille comptabilisées dans un sens donné est nulle. Parmi ces tensions, certaines sont produites par des
sources, d’autres sont produites par le passage d’un courant dans des dipôles passifs. Dans ce dernier cas, nous
parlons de chutes de tensions.

A B

U AB U BC UAB + UBC + UCD + UDE + UEA = UAA = 0


U EA C

U DE U CD

E D

4.ASSOCIATIONS DE DIPÔLES

Deux dipôles sont en série s’ils sont parcourus par le même courant électrique (même intensité). Ils sont en
parallèle s’ils ont une même différence de potentiel à leurs bornes. Ces définitions simples s’étendent à n
dipôles ou éléments.

4.1Association de résistances en série

Considérons les deux dipôles de la figure, constitués par la mise en série de deux résistances. Calculons
maintenant la résistance équivalente Réq pour que le dipôle résultant soit équivalent aux deux précédents.

U1 = R1.I et U2 = R2.I d’où U = R1.I + R2.I = (R1 + R2)I , La loi d’Ohm donne :U = Réq.I
Réq = R1 + R2 et en général : Réq = R1 + R2 + R3 + ··· Rn.

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R1 R2 Req

U1 U2

U U

4.2 Association de résistances en parallèle


Considérons maintenant les deux dipôles de la figure suivants :
Généralisation : La résistance équivalente à n résistances en
I I parallèle est une résistance R qui a une conductance G égale à la
I1 I2
somme des conductances.
U R1 R2 U Réq U

Géq = G1 + G2 en général : Géq = G1 + G2 + G3 + ··· + Gn


(a) (b)

4.3 Pont diviseur de tension


La tension aux bornes d’une résistance est égale au produit de sa valeur par l’intensité du courant qui la
traverse. Par exemple la tension aux bornes de la résistance R2 vaut :

R2
U=E
R1 + R2
La tension ainsi obtenue est inférieure à E, d’où le nom donné à ce montage. Remarquons au passage, que
d’une façon générale, la tension aux bornes d’une résistance placée dans un circuit série comportant n
résistances, alimenté par une source de tension E est : I R1 A

Ri U
E R2
Ui = E
R1 + R2 + ··· + Rn
B

4.4Pont diviseur de courant


D’une façon plus générale, le courant traversant une résistance Ri placée dans un circuit parallèle comportant
n résistances, alimenté par une source idéale de courant I, est :

Gi ……………………………………………
I Ii = I
I1 I2 G1 + G2 + G3 + ··· + Gn ………………………………………………………………..

R1 R2

5.Théorème de superposition, Thevenin, Norton

5.1 Théorème de superposition


L’intensité du courant électrique dans une branche quelconque d’un réseau comportant des sources (de
tension ou de courant, indépendantes ou liées) est la somme des courants dus à chacune des sources

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indépendantes, agissant séparément. En pratique, on « éteint » toutes les sources sauf une, on effectue le
calcul de la d.d.p. ou de l’intensité et on recommence jusqu’à avoir obtenu la contribution de chacune des
sources. Il ne reste plus, ensuite, qu’à en effectuer la somme algébrique. Attention : les sources liées ne
s’éteignent pas. Eteindre une source consiste à la remplacer par sa résistance interne. Ainsi, une source
idéale de tension, de résistance interne nulle, est remplacée par un fil.

Une source idéale de courant, de résistance interne infinie, sera remplacée par un interrupteur ouvert. Un
moyen mnémotechnique simple consiste à enlever le rond des symboles afin de trouver par quoi remplacer la
source éteinte. Prenons par exemple le montage de la figure suivant, dans lequel nous calculons la tension
UBM.

A R1 B R2 C ………………………………………………………………….

……………………………………………………………….
E1 E2
UBM

…………………………………………………………………………………………………………………
M

……………………………………………………………………………………………………..

5.2 Théorème de Thévenin


5.2.1Enoncé
Tout réseau linéaire actif présentant deux bornes de connexions A et B peut être remplacée par une source de
tension idéale unique Eth en série avec une résistance Rth (éventuellement une impédance Zth).

A A
Réseau Rth
actif
linéaire Eth

B B

Figure: modélisation de Thévenin


a) Principe

Le théorème de Thevenin permet de transformer un circuit complexe en un générateur de Thevenin dont :

❖ La valeur de la source de Thevenin ETh (UAB) est donnée par la mesure ou le calcul de la tension de
sortie à vide (la charge étant débranchée),
❖ La valeur de la résistance interne RTh est mesurée ou calculée vues des bornes de sorties A et B, avec
les conditions suivantes :
• La résistance de la charge est débranchée,
• Court-circuiter les générateurs de tension, en gardant les résistances internes,

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• Débrancher les sources de courants.

Exemple 1 : déterminer les paramètres de Thévenin du circuit suivant : E=10v, R1=10Ώ=R2, R3=5 Ώ

❖ Suppression de la charge

I1 R2 I3=0
R2
N
N 𝑬
: I1=𝑹𝟏+𝑹𝟐
R1 R1 R2
R R
ETH 𝑹𝟐∗𝑬
2 ETH=
𝑹𝟏+𝑹𝟐
E E

M M ETH=5v

R2
❖ Suppression de la source
R2
N
N
R 𝑹𝟏∗𝑹𝟐
R2 RTH=𝑹𝟏+𝑹𝟐 + R3 R1
Rth
1 R2 R
Eth
RTH=10v d’ou:
E
M
M
Remarque : un générateur de tension est un dipôle qui génère la tension. Un générateur de tension parfaite à
une résistance interne nulle.

5.3 THEOREME DE NORTON

5.3.1 Enoncé
Tout réseau linéaire actif présentant deux bornes de connexions A, B peut être remplacée par une source de
courant idéale unique débitant l'intensité IN en parallèle avec une résistance RN (éventuellement une impédance
ZN).

A A
Réseau N N
actif
linéaire IN RN

B B
N N

Figure: modélisation de Norton


a) Principe

On peut remplacer tout circuit linéaire, qui alimente par les bornes A et B un dipôle, par un générateur de
courant idéal en parallèle avec une résistance RN.

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**L’intensité IN du générateur est égale au courant de court-circuit entre A et B quand le dipôle est
débranché. **La résistance RN est égale à la résistance mesurée entre A et B quand le dipôle est débranché
et que les générateurs sont remplacés par leurs résistances internes.
Exemple 2 : déterminer les paramètres de Norton du circuit suivant : E=10v, R1=10Ώ=R2, R3=5 Ώ
Le circuit est identique à celui de l’exemple 1 et la méthode de détermination de RN est la
Même que Rth d’où Rth=RN .

R2
❖ Suppression des générateurs, déconnexion de la
N
charge et calcule du courant de court-circuit IN.
R1 R2 R

I1 R2 I1 R23
N N N N
IN R23=R2*R3/R2+R3=10/
R1 R2 R1 R2
3
𝑬
= I1=𝑹𝟐𝟑+𝑹𝟏 = 3/4
E E
Et
M M 𝑹𝟐∗𝐈𝟏
IN=𝑹𝟏+𝑹𝟐 = 1.30 A

D’ou: R2
N 𝑬𝒕𝒉
IN=𝑹𝒕𝒉
R1 R N
R2 RN=Rth
IN RN RN= 10 Ώ
E M 𝑹𝟐∗𝐈𝟏
IN=𝑹𝟏+𝑹𝟐

M
Analogie entre Thévenin et Norton

Les modèles de Thévenin et Norton traduisent le comportement externe d’un circuit de dipôle actif, ils sont
donc équivalents.
A
A
Rth N
Eth
IN RN

B B
N
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Figure: analogie Thévenin et Norton
Exemple 3 chercher les transformations de Thévenin et Norton du circuit suivant, en déduire les différents
paramètres.

I1
A
R1 R2

E1 E2

B
Exercice d’application

Considérons le pont de Wheatstone ci-dessous, l’objectif de cet exercice est de trouver le courant dans R à
l’aide des paramètres de Thévenin et Norton aux bornes de la charge R de ce pont ; puis de comparer les deux
méthodes. R1=1 Ώ, R2= 2 Ώ, R3= 4 Ώ, R4= 3 Ώ , E = 20 v

I
R1 R2

R
E A B
IR

R3 R4

Contrôle continu 1
Considérons le montage suivant : Io=10A R1=5 Ώ R3=10 Ώ E1=10v

R3 R2

Io Ro R1 E1
B

1) Déterminer la résistance de Norton vue des bornes A, B.

2) Déterminer l’intensité de courant du générateur de Norton vu entre les bornes A, B.

3) Déterminer la tension du générateur de Thevenin vu entre les bornes A, B.

4) En déduire le model de Thévenin et Norton.

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EXERCICE
Soit le circuit suivant, on se propose de déterminer les intensités des courants dans les trois branches par la
méthode de superposition. On donne : R1=2 Ω, R2=5 Ω, R3=10 Ω, E1=20V, E2=70V

I1 I3
I2
R1 R2 R3

E1 E2

EXERCICE5 :
Utiliser le théorème de superposition pour calculer la tension aux bornes de R1. On donne R1=10Ω, R2=5KΩ,
R3=5KΩ, E=15V, I=1mA.
R2

I
R1 R3

EXERCICE5
Considérons le montage suivant : R1=R3=R5=2R6=20Ω, E1=10V, E2=90V, R2=18 Ω, R4=30 Ω, R6=10 Ω.

A B

R1 R2 R5 R7

E1 R3 E1
R4 R6

1) Déterminer la résistance de Norton vue des bornes A, B.

2) Déterminer l’intensité de courant du générateur de Norton vu entre les bornes A, B.

3) Déterminer la tension du générateur de Thevenin vu entre les bornes A, B.

4) En déduire le model de Thévenin et Norton.

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