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Droit international public

*Le droit international public, appelé aussi le droit des gens, est le droit applicable à la société
internationale, Il est constitué par l'ensemble des normes juridiques qui régissent les relations
internationales. Il se compose de l'ensemble des règles de droit qui s'appliquent aux sujets de la
société internationale au premier rang on trouve les États.

Aujourd'hui, le droit international public, qui tend à devenir un droit de plus en plus jurisprudentiel,
s'adresse aux organisations internationales créées par les États, lesquelles organisations constituent
des sujets dérivés du droit international. Il a également vocation à s'appliquer aux individus.

*le droit international privé est l'ensemble des règles juridiques ayant pour objet de régler les
relations internationales entres personnes privées.

Les sources du Droit international public :

Selon l'article 38 du statut de la Cour internationale de justice (hérité du statut de la CPJI), qui
propose une typologie des normes du droit international public, « la Cour, dont la mission est de
régler conformément au droit international, les différends qui lui sont soumis, applique :

a) les conventions internationales, (…) ;

b) la coutume internationale (…) ;

c) les principes généraux de droit (…) ;

d) (…), les décisions judiciaires et la doctrine (…), comme moyen auxiliaire de détermination de la
règle de droit [...] ».

Les conventions internationales :

Les conventions internationales représentent l’instrument privilégié des relations internationales.


Elles constituent le procédé le plus ancien de création des obligations juridiques entre Etats.

Commencée au début des années 1950, la tâche de codifier le droit des traités aboutit avec
l'adoption le 22 mai 1969, de la Convention devienne sur le droit des traités conclus entre États.

Selon la Convention, « l'expression "traité" s'entend d'un accord international conclu par écrit entre
États et régi par le Droit international, qu'il soit consigné dans un instrument unique ou dans un ou
plusieurs instruments connexes, et quelle que soit sa dénomination particulière»

Le traité peut avoir différentes dénominations, telles que traité, convention, accord, acte final,
protocole, charte, pacte... toutes sont équivalentes. Si cette définition reste peu précise, on doit
cependant souligner qu'un traité prend obligatoirement une forme écrite et qu'il doit absolument
produire des effets de droit… .

Section 1 : La conclusion des traités

La conclusion d'un traité se déroule en une série d'étapes successives, comprenant la négociation,
l'adoption et l'expression par l'État de son consentement à être lié.
Paragraphe 1 : L'élaboration du texte conventionnel

A) La négociation

Cette phase vise à définir les obligations de chacune des parties. Elle est le fait des représentants des
États, dûment mandatés- les plénipotentiaires ‫ المفوضين‬-.(L’Art. 55 de la constitution marocaine: le Roi
signe et ratifie les traités …).

Du fait de l'élargissement de la société internationale, la négociation des traités multilatéraux se


déroule aujourd'hui le plus souvent à l'initiative puis au sein d'une conférence internationale placée
sous les auspices d'une organisation internationale. Principalement l'ONU, ou des institutions
spécialisées.

Lorsque les parties à la négociation arrivent à un accord, le texte est adopté.

B/l’adoption

Elle se manifeste par l'arrêt définitif du texte qui, pour les traités multilatéraux peut se faire par un
vote de la conférence, et dans tous les cas par son authentification fait par la signature.

La signature du traité par les États peut être soit définitive et il s'agit d'accords en forme simplifiée,
soit par référendum, dans ce cas il faudra attendre qu'elle soit confirmée par les autorités étatiques
compétentes.

Paragraphe 2 : L’expression par l’État de son consentement à être lié :

L’expression par l’État de sa volonté de se lier doit se manifester par la ratification

A/ la ratification :

C'est l'acte par lequel l'autorité étatique constitutionnellement compétente pour conclure les traités
confirme la volonté de l'État de se lier par le traité, et s'engage à l'exécuter.

La ratification reste cependant un acte discrétionnaire que l'État n'est pas tenu d'exécuter. C'est ainsi
que les États-Unis ont pu signer le protocole de Kyoto sur les émissions de gaz à effet de serre en
1998 et refuser par la suite de le ratifier.

Le dépôt par les États de leur instrument de ratification auprès du dépositaire du traité (ou l'échange
des instruments dans les cas de traités bilatéraux) conditionne l'entrée en vigueur du traité.

B/ L’adhésion

L'« adhésion » est l'acte par lequel un État accepte l'offre ou la possibilité de devenir partie à un
traité déjà négocié et signé par d'autres États. Elle a le même effet juridique que la ratification.
L'adhésion se produit en général lorsque le traité est déjà entré en vigueur. L’adhésion n'est possible
que si les États ayant participé à la négociation étaient convenus ultérieurement d'accepter
l'adhésion de l'État en question.

- Les réserves Un État peut estimer au cours du processus de conclusion d'un traité, que
certaines dispositions du texte ne lui conviennent pas, bien qu'il approuve la plupart du dispositif de
l'accord. Il peut alors, soit ne pas devenir partie au traité dans son ensemble, soit faire une
déclaration unilatérale en vue d'exclure de son engagement ces dispositions.

La Convention devienne définit la réserve comme une «déclaration unilatérale, quel que soit son
libellé ou sa désignation, faite par un État quand il signe, ratifie, accepte ou approuve un traité ou y
adhère, par laquelle il vise à exclure ou à modifier l'effet juridique de certaines dispositions du traité
dans leur application à cet État»

Effets des réserves

* permet d'étendre la portée d'un traité multilatéral aux Etats réticents;

* mais elle risque aussi de porter atteinte à l'intégrité du texte.

Aussi, l'article 19 de la Convention devienne dispose que les parties contractantes peuvent interdire
ou limiter les réserves.

En cas de silence du traité,( CIJ - avis consultatif relatif aux réserves à la convention sur la prévention
et la répression du crime de génocide -1951) les réserves doivent être compatibilité avec l'objet et le
but du traité

Paragraphe 3 : L’entrée en vigueur

L’entrée en vigueur des traités dépend de la volonté des États contractants, Souvent, l’entrée en
vigueur ne se réalisera que lorsqu’un nombre suffisamment représentatif d’États aura ratifié le traité
(le nombre fixé par le traité lui même).

Section 2 : La validité des traités

un traité doit satisfaire à un certain nombre de conditions qui visent à assurer la régularité du
consentement des contractants et la licéité de l’objet du traité.

À défaut, les dispositions du traité sont frappées de nullité.

Paragraphe 1 : Les vices du consentement

Afin d’éviter qu’un Etat ne soit engager par un consentement vicié, la convention de Vienne distingue
plusieurs cas d’irrégularité

A) L’erreur

B) Le dol

C) La corruption du représentant de l’Etat

D) La contrainte exercée sur un Etat par la menace

Paragraphe 2 la licéité de l'objet du traité.

L'article 53 de la Convention de Vienne dispose : " est nul tout

trait’ qui, au moment de ’a conclusion, est en conflit avec une


norme i pé« ative de Droit international général "

Paragraphe 3 : Effets de la nullité des traités

«Les dispositions d'un traité nul n'ont« pas de force juridique»

(article 69 de la Convention de Vienne).

section 3 les effet’ des traités

Paragraphe 1: Effets des traités à l'égard des parties

A) Principe

la Convention de vienne dans son  article 26, qui dispose ’ue «tout traité en vigueur lie les parties et
doit être exécuté par elles de bonne foi ».

B) Exceptions

Les articles 35 et 36 de la Convention de Vienne prévoient les cas où une obligation ou un droit
peuvent naître pour un tiers avec son consentement.

En l'absence de tout consentement des tiers, certains traités « objectifs » peuvent s'impose’ aux
tiers.

Comme les traités qui établissant des statuts territoriaux (délimitation d'une frontière), ou une
nouvelle entité internationale (comme la création d'une organisation internationale)
Chapitre 2: la coutume

Section 1 : Les éléments constitutifs de la coutume

Pour l'existence d'une coutume soit consacrée, elle doit réunir deux éléments, l'un matériel, l’autre
psychologique.

Paragraphe 1 : L'élément matériel

Cet élément se matérialise par l'existence d'une pratique générale, c'est-à-dire la répétition dans le temps
d'actes, de faits, de déclarations ou d'agissements, positifs ou négatifs émanant de sujets de droit
international.

A) Les « précédents »

Pour permettre de fonder une coutume ils doivent constituer une pratique à la fois constante et
uniforme. Ils doivent se répéter dans le temps, mais c'est aussi bien la durée durant laquelle ils se
répètent que leur fréquence qui va importer.

L'adoption de plusieurs résolutions sur une même question dans un temps limité peut ainsi constituer un
précédent susceptible de donner naissance à un processus coutumier (CIJ - Avis conséquences juridiques
pour les États de la présence continue de l'Afrique du Sud en Namibie, 1971).

B) La répétition des précédents dans l'espace

Pour devenir une coutume universelle, une règle doit être reconnue par la majorité représentative des
États.

(CIJ - Affaire du Plateau continental de la mer du Nord, 1969).

Paragraphe 1 : L'élément psychologique

Il ne suffit pas, pour que le droit reconnaisse une coutume, de prouver qu'il existe une pratique
constante et uniforme : encore faut-il apporter la preuve qu'en agissant comme ils l'ont fait, les sujets
de Droit international avaient la « conviction que cette pratique est rendue obligatoire par l'existence
d'une règle de droit» (CIJ - Affaire du Plateau continental de la mer du Nord, 1969, CPJI - Affaires du
Lotus, 1927).

C'est cette conviction que traduit la formule opinio juris sive necessitatis.

Section 2 : L'opposabilité des normes coutumières

Lorsqu'une norme est consacrée en tant que règle coutumière, elle se voit reconnaître une portée
juridique très étendue. Une coutume est en effet plus contraignante qu'un traité dont les effets se
limitent aux parties contractantes et qui est susceptible de faire l'objet de réserves.

Paragraphe 1 : Portée de la coutume

Pour être lié par une coutume, il n'est pas nécessaire que l'État ait directement participé à sa formation
ou l'ait acceptée expressément. La régie coutumière, quand la preuve de l'existence de ses éléments
matériel et psychologique a été apportée bénéficie en effet d'une présomption d'acceptation unanime.
Paragraphe 2 : Rejet d'une coutume ‫رفض العرف‬

Un État peut rejeter expressément une coutume alors qu'elle n'est qu'en phase de construction; il n'est
alors pas lié par les règles qu'elle établit.

Devant les difficultés que représente la mise en œuvre de ce droit non écrit, le souci de sécurité juridique
pousse la communauté internationale à codifier ces règles coutumières. ‫تقنين هذه القواعد العرفية‬

Chapitre 3: les principes généraux du droit

De contenu variable selon qu'on les qualifie de principes de droit ou de principes du Droit international,
les principes généraux constituent une source de droit fréquemment invoquée par le juge international.

Les principes généraux «de» droit, tels qu'ils sont visés à l'article38 du statut de la CIJ, ne correspondent
pas à ce que la doctrine considère comme les principes généraux « du » Droit international.

Les Principes généraux du droit français (PGD) sont des règles non-écrites de portée générale qui ne sont
formulées dans aucun texte mais que le juge considère comme s'imposant à l'administration et à l'Etat
et dont la violation est considérée comme une violation de la règle de droit. Ils répondent à trois critères
:

ils s'appliquent même en l'absence de texte ;

ils sont dégagés par la jurisprudence ;

ils sont "découverts" par le juge à partir de l'état du droit et de la société à un instant donné, comme
étant sous-jacents dans un état du droit existant.

Section 1 : Les principes généraux de droit visés par l'article 38 du statut de la CIJ

Le juge international pouvait se voir confronter à une situation dans laquelle, saisi par des États pour
trancher leur différend, il devait se déclarer incapable de juger au motif qu'il n'existait pas de règle de
Droit international applicable au cas espèce (situation de «non liquet»).

Pour éviter que cela ne se produise, les rédacteurs du statut de la Cour ont prévu qu'ils pourraient avoir
recours aux «principes généraux de droit reconnus par les nations civilisées ». Ces principes, le juge doit
les chercher dans les règles communes aux droits internes des principaux systèmes ,juridiques mondiaux

Exemple, le principe selon lequel nul ne peut être juge et partie, ou bien celui de l'autorité de la chose
jugée, le principe de bonne foi

Section 2 : Les principes généraux du Droit international

Bien que le juge international y ait fréquemment recours pour trancher des différends, la définition de ces
principes est délicate.

Ces principes apparaissent comme des axiomes fondamentaux du Droit international. Il en est ainsi
notamment du « concept juridique fondamental de la souveraineté des États », des « principes
généraux de base du droit humanitaire » (CIJ - Affaire des activités militaires et paramilitaires au
Nicaragua, 1986) ou du principe « Pacta sunt servanda ». Certains de ces principes pourraient être
qualifiés de normes de jus Cogens.
Principes du Droit international touchant les relations amicales et la coopération entre Etats.

chapitre 4 les actes unilatéraux

Adoptés par un seul sujet de droit (ou parfois par plusieurs, par exemple à l'issue d'une conférence de
chefs d'État), et imputables à leur seul auteur, ces actes, qu'ils émanent des États ou des organisations
internationales créent des droits et des obligations au plan international.

Section 1: Les actes unilatéraux étatiques

Il s'agit des actes par lesquels l'État exprime unilatéralement sa volonté ou manifeste son opinion.
Certains de ces actes peuvent avoir une portée juridique sur la scène internationale, qu'ils lient les États
qui les adoptent ou qu'ils soient opposables à des tiers. On distingue traditionnellement les actes que les
États adoptent de façon autonome (reconnaissance d'États nouveaux) de ceux dont l'adoption est
conditionnée par des engagements conventionnels (l'affaire des essais nucléaires opposant la France à
l'Australie en 1974) ou des normes coutumières.

Ils regroupent par exemple l'adhésion à un traité, le retrait, mais aussi tous les actes qui sont pris en vue
de mettre en œuvre une règle internationale. Il en est ainsi de l’octroi de la nationalité.

Section 1: Les actes unilatéraux des organisations internationales

Les actes émanant des organes collégiaux des organisations internationales font l'objet d'une
terminologie très variée : on parle de résolutions, de recommandations, de décisions, de directives, de
règlements...

Or, il règne en ce domaine une grande confusion dans l'utilisation des mots, un même terme pouvant
désigner des actes de nature très différente d'une organisation à l'autre.

La doctrine qualifie de manière générale l'ensemble des actes unilatéraux des organisations
internationales de résolutions, ce terme générique regroupant des décisions, à portée obligatoire, et des
recommandations, non obligatoires.

chapitre 5 les moyens auxiliaires de détermination des règles de droit

Si elles ne constituent pas en elles-mêmes des sources du Droit international, la jurisprudence, la doctrine
et l'équité Influencent sa formation

Section 1 : La jurisprudence

la jurisprudence internationale recouvre l'ensemble des décisions juridictionnelles ( CPJI,CIJ…) ou


arbitrales. Considérés isolément, un arrêt ou un avis d’une juridiction internationale constitue un
précédent ou un moyen de détermination du droit, non la jurisprudence.

Section 2 : La doctrine

Par doctrine, on entend, les positions des auteurs, des sociétés savantes ou des organes appelés à
formuler des opinions juridiques sans engager les sujets de droit (Etat , organisation internationale) dont
ils relèvent

Section 3 : L'équité ‫حقوق الملكية‬


L'équité correspond à l'idée de justice inhérente à toute règle de droit, qui doit animer le juge
international et le guider pour appliquer le droit.

la deuxième partie les acteurs de la société internationale


Chapitre I : les acteurs étatiques

La société internationale est aujourd’hui composée de deux principaux acteurs. D’une part, les États,
sujets originaires qui détiennent une compétence générale et les organisations internationales, sujets
dérivés à la compétence spécialisée, d’autre part.

Section 1 : L’État

L’État est considéré comme un acteur originaire, traditionnel et dominant du système international.

La prolifération des États, notamment après la seconde guerre mondiale et la fin de la guerre froide, a
dévoilé leur réalité multiforme et complexe.

Paragraphe 1 : Les conditions d’existence de l’État

La constitution de l’État dépend de la réunion de trois éléments : le territoire, la population et le pouvoir


politique suprême ou gouvernement.

Paragraphe 2 la reconnaissance, conditions d'exercice des compétences internationales de l'État

La reconnaissance est exercée selon deux formes : d’État et de gouvernement.

La reconnaissance d’État est l’acte par lequel un sujet international, et en particulier un État, vient
constater officiellement l’existence d’un nouvel Etat sur la scène internationale.

Cet acte discrétionnaire peut être effectué selon diverses modalités : explicite ou implicite ; individuelle
ou collective; de jure ou de facto. Comme Il revêt une grande importance en apparaissant comme
l’invitation d’un État à développer des relations diplomatiques avec le nouvel État.

A titre d'exemple la reconnaissance par la Russie, le 26 août 2008, de l'indépendance de l'Ossétie du


Sud et de l'Abkhazie

Quant à la reconnaissance de gouvernement, elle intervient lors du changement de gouvernement d’un


Etat ancien, en dehors des règles constitutionnelles prévues (coup d’État, une révolution, ou tout autre
événement).

Par ailleurs, la communauté internationale s’accorde sur le principe de ne pas reconnaître une situation
issue d’une action de force illicite. Cette obligation de non reconnaissance est imposée par l’ONU en cas
de violation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Paragraphe 3 les formes d'organisation de l'État

On distingue deux grandes formes d’organisation de l’État : l’État unitaire d’un côté et les États composés
de l’autre côté avec leurs trois formules : les unions d’États, la confédération et le fédéralisme.
Cependant, à l’heure actuelle, en raison de l’inexistence de la première formule et de la rareté de la
deuxième formule, nous nous contenterons de l’étude du fédéralisme.

A) L’État unitaire

L’État unitaire correspond à la forme d’État, qui ne connaît qu’une seule autorité juridique et politique,
détenant l’ensemble de ses compétences sur son territoire, régie par un seul et même droit.

B/l'État fédéral

L’État fédéral est une association d’États fédérés (États fédérés aux États-Unis, Lander en Allemagne,
Cantons en Suisse, ou provinces au Canada), qui ont décidé volontairement d’abandonner une partie de
leurs compétences au profit du regroupement qu’elles ont constitué. L’union fédérale résulte le plus
souvent d’une constitution adoptée par une assemblée constituante, et ratifiée par les entités fédérées.
Cela donne lieu à la création d’une nouvelle collectivité étatique, superposée aux États fédérés, portant le
nom de l’État fédéral.

Section 2 : les organisations internationales intergouvernementales

Michel Virally a proposé de définir l’organisation internationale comme « Une association d’États, établie
par accord entre ses membres, et dotée d’un appareil permanent d’organes assurant leur coopération
dans la poursuite des objectifs d’intérêts communs ».

L’OIG « a cinq caractéristiques qui sont une base interétatique, une base volontaire, une autonomie, des
organes permanents ainsi qu’une fonction de coopération ».

Ces différents organes permettent le fonctionnement des deux catégories d’organisations que nous
examinerons ci-après, à savoir : les organisations internationales à vocation universelle réunies dans le
cadre du système onusien (Section I) et celles à vocation continentale ou régionale (Section II).

paragraphe 1 les organisations internationales à vocation universelle le système onusien

La coopération universelle est réalisée au sein du système onusien qui englobe l’ONU avec ses organes
principaux et subsidiaires, ainsi que les institutions spécialisées qui lui sont rattachées.

L’ONU a été instituée avec l’adoption de la Charte de San Francisco, le 26 juin 1945, après l’échec de la
SDN dans sa mission de maintien de la paix et de la sécurité internationale.

On exposera tout d’abord les institutions mises en place par l’ONU (A) afin de réaliser les principes
juridico-politiques qui régissent la société internationale (B).

A) Structure de L’ONU

L’ONU est constituée de six organes principaux, institués par la Charte elle-même, et d’un nombre
indéterminé d’organes subsidiaires, créés par les organes principaux et soumis à leur contrôle (article 7).
Les institutions spécialisées gardent une certaine indépendance vis-à-vis de l’ONU, mais elles lui sont
rattachées par accords. D’autres organisations autonomes, comme l’OMC et l’AIEA sont liées à l’ONU,
sans avoir la qualité d’institutions internationales.

1) Les organes principaux


Les organes principaux de l’ONU sont l’Assemblée Générale, le Conseil de Sécurité, le Conseil économique
et social, le Conseil de tutelle, la Cour internationale de justice et le Secrétariat.

2) Les organes subsidiaires

Les organes subsidiaires sont créés par les organes principaux de l’ONU, auxquels ils sont soumis
hiérarchiquement. L’article 7§2 de la Charte prévoit cette possibilité qui incombe expressément à
l’Assemblée générale (art. 22) ou au Conseil de sécurité (art. 29), ainsi qu’à tout autre organe principal
(art. 68) comme le Secrétariat général et le Conseil économique et social.

La création des organes subsidiaires, répond au souci de mieux adapter la structure de l’organisation, aux
exigences requises pour l’accomplissement de sa mission. A cet effet, de nombreux organes subsidiaires
ont été institués dans des domaines variés

3) Les institutions spécialisées

En dépit de leur appartenance à « la famille » des Nations unies, les institutions spécialisées sont des
organisations internationales intergouvernementales autonomes.

* Caractéristiques générales

Les caractéristiques générales des institutions spécialisées sont précisées à l’article 57§1 de la Charte qui
stipule que: « les diverses institutions spécialisées créées par accords intergouvernementaux, et
pourvues aux termes de leurs statuts d’attributions internationales étendues, dans les domaines
économique, social, de la culture intellectuelle et de l’éducation, de la santé publique et autres
domaines connexes, sont reliées à l’Organisation conformément aux dispositions de l’article 63 ».
Classification et le rôle des institutions spécialisées

Il existe actuellement 17 institutions spécialisées, qu’on peut classer en quatre domaines de


compétences.

* Les institutions spécialisées exerçant une activité en matière de communication internationale;

L’Union postale universelle (UPU) créée en 1874 ; l’Union internationale des télécommunications (UIT)
établie en 1932 ; l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) instituée en 1944 ;
l’Organisation météorologique mondiale (OMM) créée en 1878 ; l’organisation maritime internationale
(OMI), dénomination nouvelle, en 1975, de l’organisation intergouvernementale consultative de la
navigation maritime, créée en 1958.

*Les institutions spécialisées exerçant une action sociale;

L’Organisation internationale de travail (OIT), créée par le traité de Versailles en 1919 ; l’Organisation
mondiale de la santé (OMS), instituée en 1946.

*Les institutions spécialisées exerçant une activité économique et financière;

L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (sigle anglais FAO) instaurée en 1945 ; le Fonds
monétaire international (FMI) créé à Bretton Woods en 1944 ; la Banque international pour la
reconstruction et le développement (BIRD), établie aussi en 1944 ; la Société financière internationale
(SFI) instituée en 1956 et rattachée à la BIRD ; l’Association internationale de développement (AID)
créée en 1960, elle aussi, filiale de la BIRD ; le Fonds international de développement agricole (FIDA)
établie en 1976 ; l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) instituée
en 1966 par l’Assemblée générale en tant qu’organe subsidiaire autonome et a été transformé en 1979
en institution spécialisée.

*Les institutions spécialisées exerçant une activité culturelle et scientifique;

L’organisation des Nations-Unies pour l’éducation, les sciences et la culture (sigle anglais UNESCO) créée
en 1945 ; l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) résulte de la transformation en 1970, en
institution internationale d’une organisation non gouvernementale, l’Union internationale des
organisations officielles du tourisme; l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI)
instituée en 1967

4) Les organisations autonomes

D’autres organisations internationales comme l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) créée
en 1956, l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) institué en 1949, ou
l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui lui a succédé en 1995, sont considérées comme des
organisations autonomes. En dépit de leur appartenance au système onusien, ces organisations
internationales ne sont pas des institutions spécialisées de l’ONU au sens de l’article 57 de la Charte.

B/ les principes politico- juridique de l'ONU

Les relations internationales sont régies par des règles générales de caractère politique et juridique, qui
constituent aujourd’hui « les principes de base de la Société internationale ».
Ces principes forment des « strates » constituées de principes existants avant 1945, principes issus de la
Charte des Nations unies et principes en devenir.

1) les principes d’origine ancienne ;

Considérés parmi les moins contestés, ces principes issus des relations interétatiques modelées par la paix
de Westphalie (1684) sont : le principe de l’égalité des États, le principe de non-intervention, le principe
de bonne foi.

2) Les principes issus de la Charte des Nations unies ;

Parmi ces principes proclamés dans le chapitre premier de la Charte de San Francisco, ont peut citer : le
principe de la coopération internationale, le principe de l’interdiction du recours à la force, et le principe
du règlement pacifique des différends.

3) Les principes en devenir ;

L’évolution contemporaine des relations internationales a contribué à l’apparition d’autres principes


encore en gestation.

Ils constituent en fait des prémisses de principes de droit international, dictés par l’actualité et par
l’urgence pour répondre à des difficiles questions qui n’ont pas encore été résolus au plan international.

Il s’agit de deux « principes » : l’ingérence humanitaire et la responsabilité pénale internationale.

Paragraphe 2 les organisations à caractère continental ou régional

Les organisations régionales peuvent être définies comme des organisations internationales qui ne sont
ouvertes qu’à des États liés par une solidarité déterminée. Cette solidarité peut être géographique (OEA,
UA, UMA), linguistique et ethnique (ligue des États arabes) religieuse (Organisation de la Conférence
Islamique), politique et militaire (OTAN, UEO), économique (UE, AELE, NAFTA).

On abordera en premier lieu l’étude des organisations européennes de coopération économique (A)
avant d’examiner plus succinctement, en second lieu, les organisations des autres continents (B).

A/les organisations européens d'intégration économique

Les organisations européennes ont proliféré en fonction de l’évolution des solidarités ou des tensions
entre États européens. Nous examinerons deux principales organisations européennes. En premier lieu
l’Union européenne (UE) qui a succédé aux communautés européennes. Ensuite, l’Association
européenne de libre-échange (AELE), qui, depuis 1992, forme avec l’UE, l’Espace Économique Européen.

1) Des Communautés européennes à l’Union européenne

La naissance des Communautés européennes, constituées par la Communauté européenne du charbon et


de l’acier (CECA), la Communauté économique européenne (CEE), et la Communauté européenne de
l’énergie atomique (CEEA ou Euratom), repose sur un objectif idéal européen consistant en la réalisation
de l’unification européenne.
Depuis l’entrée en vigueur du traité de Maastricht le 1er novembre 1993, les trois communautés ont été
englobées dans l’Union européenne et l’approfondissement de la construction européenne (Union
économique et monétaire) s’est accompagné de l’élargissement de l’UE.

*Le système institutionnel de l’UE

Le système institutionnel communautaire compte un nombre important d’organes communs, Cinq


seulement sont qualifiés d’institutions par les traités (précités) : la Commission européenne, le Conseil de
l’UE, le Parlement européen, la Cour de justice des communautés européennes et depuis le traité de
Maastricht, la Cour des comptes européenne. Les autres organes, comme le Conseil européen, le
COREPER, le comité économique et social, et le comité des régions occupent une place considérable dans
la structure du pouvoir de l’UE.

2/l'association européenne de libre-échange

L’AELE a été créée suite au désaccord entre les points de vue français et britannique quant à l’action à
entreprendre pour la relance économique européenne.

Instituée en 1960, entre les États opposés à la participation à la construction communautaire, l’AELE
regroupait, la Grande-Bretagne, l’Autriche, le Danemark, la Norvège, le Portugal, la Suède et la Suisse.

D’autres pays européens ont rejoint l’AELE, il s’agit de la Finlande qui est devenue membre associé en
1961, de l’Islande qui y a adhéré en 1971, avant d’être suivie par le Liechtenstein en 1991.

La zone de libre échange mise en place, entre les membres de l’AELE, le 1er janvier 1967, diffère du
marché commun ou marché unique réalisé dans le cadre de la construction communautaire.

Le traité sur l’Espace économique européen (EEE) signé le 2 mai 1992, entre l’UE et l’AELE, a certes
renforcé les liens économiques entre ces deux organisations, mais il a, également, consacré la
disparition progressive de l’AELE.

Avec l’adhésion de la plupart de ces membres à l’Union Européenne, l’AELE ne compte plus aujourd’hui
que 4 membres : l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse.

B) Les organisations des autres continents

A l’instar des organisations économiques européennes, d’autres organisations internationales jouent un


rôle prépondérant dans la relance économique et sociale d’autres aires géographiques. A l’instar des
organisations économiques européennes, d’autres organisations internationales jouent un rôle
prépondérant dans la relance économique et sociale d’autres aires géographiques.

On abordera tout d’abord, les organisations internationales créées au niveau du continent américain . On
exposera ensuite le rôle joué par certaines organisations arabes pour la mise en œuvre de la solidarité
économique et financière sur le plan arabe et islamique. Puis on fera une place à l’étude des
organisations africaines. L’étude consacrée aux organisations régionales ne serait complète sans
l’exposition des organisations de coopération économique en Asie et dans le Pacifique.

1/les organisations du continent américain


On présentera les organisations internationales existant sur le continent américain en distinguant
l’organisation des États américains, qui a une vocation véritablement continentale, des autres
organisations considérées subrégionales.

a ) L’Organisation des États américains

L’organisation des États américains (OEA) est l’héritière de l’Union panaméricaine, qui a réuni dès 1889 la
première conférence internationale des Républiques américaines, en vue de développer leurs échanges
commerciaux.

L’Union panaméricaine s’est transformée en une organisation des États américains avec l’adoption de la
Charte de Bogota en 1948. Par la suite, le statut de l’OEA a été modifié substantiellement par les
protocoles de Buenos Aires en 1967, et de Carthagène de India en 1985, de Washington en 1992, et de
Managua en1993.

Les réformes opérées ont provoqué une réforme profonde, visant à renforcer la capacité d’action d’une
OEA composée des États- unis, du Canada et de tous les États latino-américains sauf Cuba

b) Les autres organisations interaméricaines sous-régionales

Plusieurs organisations sous-régionales à vocation essentiellement économique (constitution de zones de


libre échange ou de marchés communs), ont fait leur apparition en Amérique latine, Amérique centrale
ou dans la région des Caraïbes. C’est le cas : de l’Accord de libre échange Nord-américain, du Pacte
Andin, et du Mercosur.

2) Les organisations régionales arabes

L’apparition des premières organisations internationales arabes est relativement récente, elle date de la
fin de la seconde guerre mondiale.

La richesse des revenus pétroliers et la solidarité politico religieuse des années 1970, ont donné
naissance à d’autres organisations régionales plus spécialisées (Le Fonds arabe de développement
économique et social ; Le Fonds arabe pour l’octroi des prêts aux pays d’Afrique ; Le Fonds monétaire
arabe ; Le Fonds spécial de l’OPAEP). On exposera successivement la ligue des États arabes (a), et
d’autres organisations subrégionales instituées entre les pays arabes(b)

a) La ligue des États arabes ‫جامعة الدول العربية‬

La ligue arabe a été instituée le 22 mars 1945 au Caire, à l’initiative de l’Égypte. Cette organisation ouverte
à tous les États arabes a vue ses membres passer de 7 en 1945 à 22 en 1993.

En 1979, suite à la signature d’un traité de paix avec Israël (Accords de Camp David), l’Égypte a été
suspendue de l’organisation panarabe, dont le siège a été transféré du Caire à Tunis. Mais, en 1990, avec
la réadmission de l’Égypte, le siège de la ligue regagne la capitale Égyptienne.

b) Les organisations sub-régionales arabes ‫المنظمات العربية شبه اإلقليمية‬

Nous examinerons successivement, L’organisation des pays arabes exportateurs de pétrole, L’organisation
de la conférence islamique, et le conseil de coopération des États arabes du Golfe.
3) Les organisations régionales africaines

Les indépendances africaines des années soixante, ont engendré un foisonnement d’organisations
internationales politiques, économiques, linguistiques et idéologiques.

Un nombre important de ces organisations a disparu avec l’avènement de l’organisation de l’Unité


africaine (OUA). Ils ont été remplacés par d’autres organisations à vocation notamment économique (b).
Cette transformation a atteint l’OUA à laquelle s’est substituée l’Union africaine (UA) (a).

a)L’Union africaine

L’Union africaine a succédé à l’OUA, le 26 mai 2001. Elle a été unanimement proclamée au Sommet de
Lusaka (Zambie), en juillet 2001, qui a en même temps adopté le Nouveau partenariat pour le
développement de l’Afrique (NEPAD). La nouvelle organisation africaine a été conçue de façon à pallier les
insuffisances de l’OUA.

A cet effet, l’UA a été dotée d’une nouvelle structure, qui rappelle celle de l’Union européenne. Elle est
constituée de 17 organes dont la Banque Centrale africaine ; le Conseil économique, social et culturel ; le
Parlement africain ; la Conférence de l’Union ; le Conseil exécutif ; le Comité des représentants
permanents (COREP) ; et la Commission.

b) Les regroupements économiques sous-régionaux

Les organisations économiques africaines sous-régionales sont nombreuses. Des unions économiques ont
été instituées en Afrique du Nord (UMA), en Afrique occidentale (CEDEAO, UEMOA), ainsi qu’en Afrique
centrale et australe (CEEAC, COMESA, SADC), cependant leur multiplicité ne témoigne guère en faveur de
leur efficacité.

On s’arrêtera à l’étude succincte de l’UMA, de l’UEMOA, et de la CEDEAO

4 ) Les organisations de l’Asie et du Pacifique

A l’inverse des organisations sous-régionales africaines, les organisations de l’Asie et du Pacifique sont
caractérisées par leur nombre limité.

On consacrera notre étude aux regroupements suivants : l’ASEAN, la Commission du pacifique sud, et
l’APEC.
L’organisation administrative

Droit administrative
C’est une branche du droit public interne qui comprend l’organisation et l’activité de ce qu’on
appelle communément l’administration. Il traite des droits et des obligations de l’administration
et ses relations avec les administrés.

Qu’est ce que l’administration?


Selon Laubadère donne une définition générale l’administration selon laquelle« c’est l'ensemble
des autorités, agents et organismes, chargés sous l'impulsion du pouvoir politique d'assurer les
multiples interventions de l'Etat moderne. » 
la déconcentration administrative

Quel que soit le système constitutionnel, le pouvoir central ne peut pas matériellement prendre lui-
même toutes les décisions administratives.

Deux techniques d'aménagement du pouvoir administratif sont alors envisageables :


Ø La première consiste à permettre au gouvernement de déléguer son pouvoir de décision à ses
subordonnés ;

Ø La seconde consiste à faire attribuer certaines compétences à ses subordonnés par des textes
législatifs ou réglementaires.

La décentralisation administrative

C’est le système dans lequel des tâches administratives, des pouvoirs de décision sont remis sur
l’ensemble du territoire à des organes qui ne sont pas des agents du pouvoir central mais qui sont les
représentants des citoyens (ex. la commune).

Mais il ne s’agit pas d’une autonomie absolue, parce qu’il y a des techniques juridiques permettre au
pouvoir central d’exercer un contrôle sur les C.T, c’est ce qu’on appelle la tutelle ou le contrôle
administratif qui constitue une limite à l’autonomie locale, et à la décentralisation elle-même.

Dans le cadre de la décentralisation les collectivités locales disposent d’une existence juridique des
organes propres pour la gestion de leurs affaires. Ces organes sont élus par les membres de la
collectivité elle-même.

1La décentralisation évoque trois principes fondamentaux:

A/La démocratie locale

B/L’autonomie locale

C/Le contrôle de tutelle

- Principe de la démocratie locale

Ce principe est se caractérisé par

*La gestion par les citoyens des affaires qui les concernent plus directement

* L’élection est la technique qui assure l’autonomie des organes chargés de la gestion locale : La
légitimité démocratique des autorités décentralisées

* Elle permet aux les citoyens à la prise des décisions et d’assurer une meilleure organisation du
travail au sein de l’Etat

* elle permet de créer un cadre commode d’apprentissage et d’éducation politique pour les citoyens

2: principe de L’autonomie locale

Les formes de la décentralisation.

* D’abord de la décentralisation technique, également appelée décentralisation


fonctionnelle ou encore décentralisation par services, qui consiste à transférer des
compétences de l’Etat vers une personne morale de droit public spécialisée, c’est pour
individualiser la gestion de certaines activités d’intérêt général comme les établissements
publics.
*Il s’agit ensuite de la décentralisation territoriale qui consiste en un transfert des
compétences de l’Etat vers des collectivités territoriales.

Chapitre deuxième : L’administration centrale ou de l’Etat

L’administration d’État se compose d’une administration centrale et d’une administration locale qui
n’est que son prolongement territorial. Cette administration locale se compose par des agents
d’autorité et des services déconcentrés.

L’administration centrale

se compose des organes centraux qui constituent ce qu’on appelle le « pouvoir exécutif » et qui sont
le Roi et le gouvernement. Leurs compétences sont fixées principalement par la constitution.

 Le chef de l’Etat: le Roi : Le roi occupe une place spécifique dans la structure et le
fonctionnement du pouvoir central; il est placé au-dessus des institutions des l’Etat (article 42
de la constitution),

Le roi dispose d’attributions en temps normal et d’attributions en temps exceptionnel

en temps normal

 Le Roi exerce le pouvoir de nomination. En effet, il nomme le chef de gouvernement, les


ministres, les ambassadeurs, gouverneurs, magistrats, et le Roi peut prendre les mesures
réglementaires nécessaires au fonctionnement des forces armées royales en sa qualité de chef
suprême des FAR, De façon générale le roi nomme les fonctionnaires appelés à occuper des
postes supérieurs dans l’Etat. Le roi peut déléguer ce droit soit au Premier ministre, aux
ministres, chefs d’administration pour nommer aux emplois relevant de leurs autorités

 Le roi préside le conseil des ministres en tant que chef de l’Etat

 Le roi préside également le conseil supérieur de la magistrature

 il peut à son initiative et après consultation du chef de gouvernement mettre fin aux fonctions
de certains ministres.

Les décisions royales sont prises sous forme de dahir, le dahir constitue une particularité de la
législation marocaine.

En temps exceptionnelle

Lorsque l'intégrité du territoire national est menacée ou que se produisent des événements qui
entravent le fonctionnement régulier des institutions constitutionnelles, le Roi peut, après avoir
consulté le Chef du Gouvernement, le président de la Chambre des Représentant, le président de la
Chambre des Conseillers, ainsi que le Président de la Cour Constitutionnelle, adressé un message à la
nation, proclamer par dahir l'état d'exception. Dans ce cas, le Roi devient l’autorité administrative
unique ; il concentre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif, il devient ainsi le chef de
l’administration, le Roi est peut prendre les mesures qu'imposent la défense de l'intégrité territoriale et
le retour, dans un moindre délai, au fonctionnement normal des insti tutions constitutionnelles.

Le gouvernement

Se compose du chef de gouvernement et des ministres et peut se composer aussi des secrétaires
d’Etat» Le gouvernement Prépare les projets de lois et assure leur exécution et dispose de
l’administration. Il est aussi chargé de superviser l’action des entreprises et établissements publics

Le chef de gouvernement

Il est le premier ministre et également le chef de l’Administration. Sa première mission est


l’exécution des lois en collaboration avec les autres ministres et sous sa responsabilité.

L’une des missions essentielles du chef du gouvernement concerne son pouvoir de coordination des
activités ministérielles pour assurer l’unité d’action

Il préside un certain nombre d’organismes comme la présidence des conseils d’administration des
établissements publics nationaux ou régionaux à l’exclusion des établissements publics communaux
et les universités

Le Roi avait délégué au chef du gouvernement ses attributions en matière d’administration de la


défense nationale depuis la suppression du ministère de la défense nationale en 1972.

Les ministres

Généralement, le ministre est un Membre du gouvernement d'un État à la tête d'un département
ministériel, il associé au gouvernement en raison soit de sa compétence ou d’une longue expérience
acquise dans un domaine déterminé, le ministre a une fonction politique et administrative:

La fonction politique : participe au travail du gouvernement et exerce les compétences attribuées par
la constitution.

La fonction administrative :

 La direction de son département ministériel,


 L’exercice du pouvoir hiérarchique sur les agents de son département comme les
nominations dans les services, la promotion, les mutations et le pouvoir disciplinaire,
 La gestion des crédits de son département

Chaque ministre est assisté par un cabinet ministériel qui regroupe des collaborateurs que le ministre
choisit personnellement en raison de leurs compétences ou de la confiance qu’il leur accorde.

leur nombre est fixé à six (un chef de cabinet et cinq conseillers).
Le cabinet a pour rôle de faciliter les relations entre le ministre et les différents services du
ministère, il a une fonction d’étude et de conseil.
Les ministres délégués : chargé d'exercer pour le compte du Premier ministre certaines des missions
de ce dernier.

Les secrétaires d’Etat : La création d’un secrétariat d’Etat permet techniquement de rassembler sous
une même autorité certains services dont l’importance ne justifie pas la création d’un département
ministériel

Les organes locaux de l’administration d’Etat

Ils ont pour mission de poursuivre l’action de l’administration sur le plan local, et d’assurer sur
l’ensemble du territoire national l’exécution des décisions arrêtées au niveau central, Ils sont
constitués par les services extérieurs et les agents d’autorités

Les services extérieurs

Ce sont les différentes délégations régionales qui sont chargées dans la limite de leur compétence
territoriale de représenter le ministère sur le plan local, et ils sont chargés de la mise en œuvre de la
politique des administrations centrales sur le plan local.

Les agents d’autorités

Les agents d’autorité sont des représentants du pouvoir central investis de compétence générale à
l’intérieur de leurs circonscriptions. Ils sont constitués des walis, des gouverneurs, et des autres
agents d’autorité, Ils bénéficient de la protection de l'Etat conformément aux dispositions du code
pénal et des lois spéciales en vigueur contre les menaces, attaques ..., en plus L'Etat leur assure la
réparation des préjudices subir à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions

Les nominations dans les cadres de gouverneurs, de pachas et de caïds sont prononcées par dahir.
Les propositions sont soumises à la Haute appréciation de Notre Majesté par le ministre de
l'intérieur. La nomination aux grades de khalifas de caïds est déléguée au ministre de l'intérieur

Le gouverneur est la plus haute autorité administrative dans la province, la préfecture ou la région ; il
veille à l’application des lois et des règlements, il joue un rôle important dans l’exercice de la tutelle
sur les communes rurales. Il est responsable du maintien de l’ordre, il dispose des forces auxiliaires et
peut mettre en œuvre la force publique (police, gendarmerie royale, FAR).

Les walis sont recrutés parmi les cadres des gouverneurs, des pachas ou le cadre des caïds, toutefois,
d’autres personnalités connues par leurs expériences et leurs qualités peuvent occuper le poste du
wali

- La mission principale est liée, intrinsèquement, au développement économique et social.

- Ils exercent le contrôle de légalité sur les actes et les personnes des régions

Les autres agents d’autorités


Le chef du cercle anime et contrôle, sous l’autorité du gouverneur, les activités des chefs de
circonscription rurale dans les limites territoriales du cercle. Il est chargé de la liaison entre les
différents services administratifs et techniques.

Les pachas, caïds et super caïds ont pour principale fonction le maintien de l’ordre et de la sécurité
des citoyens ; ils sont également responsables de l’application de la réglementation relative aux
associations, aux rassemblements publics, à la presse, professionnels, à la police de la chasse, au
contrôle des prix.

Les chioukhs et moqqadmines sont des agents de liaison entre les agents d’autorités et les
populations

Définition de la notion de collectivité locale

L’administration décentralisée au Maroc fait intervenir les collectivités territoriales qui sont les
régions, les préfectures, les provinces et les communes. Elles constituent des personnes morales de
droit public, qui gèrent démocratiquement leurs affaires.

Les principes constitutionnels de l’organisation territoriale

• Le principe de la libre administration

• Le principe de la gestion démocratique des affaires locales

• principe de subsidiarité

• Principe de coopération et de solidarité

-Le principe de libre administration : principe garanti par la constitution, permet à la collectivité une
gestion autonome de ses affaires où aucune collectivité ne peut exercer de tutelle sur une autre, les
collectivités territoriales disposent d’un espace de liberté dans lequel elles peuvent agir avec des
organes propres élus et des moyens financiers adéquats pour que la gestion soit effective.

Le principe de coopération et de solidarité :

L’article 136 de la constitution stipule que « l’organisation territoriale du Royaume repose sur les
principes de libre administration, de coopération et de solidarité.. ».

Le principe de subsidiarité  : Ce principe conduit naturellement à la précision des compétences de


chaque collectivité pour éviter au maximum les empiètements de pouvoir d’une collectivité sur une
autre.

Et en plus on a Le principe de la gestion démocratique des affaires locales

L’organisation communale

La commune est une collectivité territoriale du droit public, caractérisé par la personnalité morale et
l’autonomie financière. Les communes sont divisées en communes urbaines et d’autres rurales.
La commune comme les autres collectivités territoriales gère ses propres affaires par l’intermédiaire
d’un organe délibérant (conseil communal) et d’un organe exécutif (le président du conseil) sous le
contrôle administratif du ministère de l’intérieur.

Le conseil communal.

L'étude du conseil communal nécessite à examine son organisation, son fonctionnement, ses
compétences et ses attributions.

L’organisation du conseil communal

Les affaires de la commune sont gérées par un conseil communal dont les membres sont élus au
suffrage universel direct pour une durée de six ans.

Le conseil communal, élu pour six ans, est constitué du bureau, de commissions permanentes, d’un
secrétaire du conseil et d’un secrétaire adjoint. Ainsi que les groupes pour les conseils à régime
d’arrondissement.

Le fonctionnement du conseil communal.

Le conseil communal se réunit obligatoirement trois fois par an, en session ordinaire durant les mois
de février, mai et octobre. Sur convocation de son président comportant l’ordre du jour et envoyée
au moins 7 jours avant la session. La durée de chaque session ne peut excéder 15 jours consécutifs.
Cette durée peut toutefois être prorogée une seule fois par arrêté du président du conseil sans que
cette prorogation ne dépasse 7jours ouvrable consécutifs.

Des sessions extraordinaires du conseil communal peuvent avoir lieu, lorsque les circonstances
l’exigent, sur convocation de son président, soit à son initiative, ou à la demande du tiers au moins
des membres du conseil. Cette demande doit être accompagnée des questions à soumettre au
conseil pour délibération.

Les compétences de la commune

la commune a des compétences propres, des compétences partagées avec l’Etat et les compétences
qui lui sont transférées par ce dernier.

Les compétences propres

1/L’élaboration du plan d'action de la commune

*Il décrit les projets de développement que la commune compte réaliser pour six années selon une
approche participative et en coordination avec le gouverneur en sa qualité de coordonateur des
services déconcentrés de l’Etat.

*Il doit comporter un diagnostic mettant en évidence le potentiel de la commune, les besoins
prioritaires identifiés en concertation avec la population

2/L’urbanisme et d’aménagement du territoire

*le conseil communal veille à  l’exécution du schéma d’aménagement et du programme de


développement rural concernant l’ouverture de nouvelles zones d’aménagement urbain
*La mise en place d’un système d’adressage

3/les services publics communaux

* distribution d’eau potable ;

*distribution d’énergie électrique ;

*transport public urbain ;

*stationnement des véhicules ;

*transport des malades et des blessés ;

*Les marchés communaux;

*Les aires de repos ;

4/Dans le domaine de la coopération

Un système d’intercommunalité selon deux modalités:

1Coopération conventionnelle

La commune est tenu d’engager toutes actions de coopération, ou d'association pour favoriser son
développement avec les autres acteurs économiques et sociaux privés et avec toute autre
collectivité ou organisation étrangère dans le cadre de la coopération internationale décentralisée
après accord des autorités publiques selon les procédures en vigueur.

2 Coopération institutionnelle

*la création des établissements de coopération intercommunale

Les compétences partagées avec l’Etat

La commune assure des compétences partagées entre elle et l’Etat dans les domaines suivants :

*développement de l’économie locale et promotion de l’emploi ;

*la préservation des spécificités du patrimoine culturel local et son développement ;

* encouragement des investissements et réalisation de l’infrastructure et amélioration des conditions


de travail des entreprises  etc.

Les compétences transférées

Selon le principe de subsidiarité, l’Etat peut transférer aux communes

Des attributions dans les domaines suivants :

*protection et restauration des monuments historiques et du patrimoine culturel et la préservation


des sites naturels ;
*création et entretien des équipements hydrauliques.

Le transfert des compétences de l’Etat aux communes doit se faire selon le principe de progressivité
et de différenciation entre les communes.
Le droit pénal

Définition du droit pénal

Le droit pénal est la branche du droit qui détermine les actes ou les comportements contraires à la
loi pénale et qui sont sanctionnés par des peines, ce droit il se compose par le droit pénal général et
droit pénal spécial.

Le contenu

Le droit pénal et les autres disciplines

-Droit pénal et procédure pénale

La procédure pénale est l’ensemble des règles qui organisent le procès pénal. Elle fait le lien entre
l’infraction et la peine, par le biais de phases intermédiaires

-Droit pénal et criminologie

La criminologie qui est l'étude du phénomène criminel dans sa réalité sociale et individuelle (étude
des causes et des conséquences de la criminalité)

- Droit pénal et criminalistique

La criminalistique est l’ensemble des procédés scientifiques de recherche des infractions et de leurs
auteurs (médecine légale, toxicologie et police scientifique).

- Droit pénal et pénologie

Pénologie est l’étude des peines, de leur nature et de leurs modes d’exécution.

-Le droit de l’exécution des peines

Englobe le droit de la mise à exécution des sentences pénales.

Les sources du droit pénal

Aux termes de l’article 1 du code pénal marocain « la loi pénale détermine et constitue en infractions
les faits de l’homme qui en raison du trouble social qu’ils provoquent justifient l’application à leur
auteur de peines ou de mesures de sûretés ».

Ainsi, de la lecture de cet article, il ressort clairement que la loi est la seule compétente pour la
détermination des infractions et leurs peines

Les principes fondamentaux du droit pénal :


1- le principe de la légalité des délits et des peines ( ( ‫مبدأ شرعیة أو قانونیة التجریم و‬
‫العقاب‬

Le principe de légalité « pas d’infraction, pas de sanction sans un


texte de loi »,ce principe Elle dispose qu’on ne peut être condamné
pénalement qu’en vertu d’un texte pénal précis et clair c'est -à-
dire que Nul ne peut être arrêté, détenu ou puni que dans les cas et
les formes prévues par la loi, L’article 03 du code pénal : « Nul ne
peut être condamné pour un fait qui n’est pas expressément prévu
comme une infraction par la loi ni puni de peine que la loi n’a pas
édicté »

Deux conséquences du principe légaliste constituent des interdits


pour le juge :

1 La première conséquence = l’interprétation restrictive de texte


- : Le juge doit appliquer le texte littéralement, l’interprétation
doit se faire selon des règles précises. Si la loi est claire, le
juge n’a pas à l’interpréter, il doit appliquer telle quelle

2 La deuxième conséquence= la non-rétroactivité de la loi pénale la


loi s’applique au présent et au futur ; elle ne s’applique pas au
passé.

2 le principe d’égalité devant la loi pénale

● Tous les citoyens sont traités de la même manière.

● Tous les marocains sont égaux deva²sent la loi.

3 Le principe de la personnalité de la responsabilité et de la sanction

* La personnalité de la responsabilité : Il s’agit d’une responsabilité personnelle, individuelle, non


couverte par un tiers.

* La personnalité de la sanction : La sanction touche la personne et le droit de la personne et la


liberté de la personne.

4 les droits de défense

●L’auteur ou l’agent qui commettre l’infraction a le droit de choisir librement son avocat.

● Toute personne accusée d’une infraction est reste innocente jusqu’à ce que sa culpabilité soit
légalement établie.

● Le doute profite à l’accusé

 L’INFRACTION PENALE

Les éléments de base de l’infraction pénale


L'infraction en général repose sur la réunion de trois éléments constitutifs : l’élément légal, l’élément
matériel et l’élément moral.

L’élément légal

L’étude de l’élément légal conduit à examiner la nécessité de la loi pénale et la sphère


d’application de la loi pénale.

la nécessité de la loi pénale pour qu’une action ou une abstention soit punissable, elle doit être
prévue et réprimée, C’est le principe de « la légalité des délits et des peines » édicté dans l’article 3
du CP « Nul ne peut être condamné pour un fait qui n’est pas expressément prévu comme infraction
par la loi, ni puni de peines que la loi n’a pas édictée ».

La sphère d’application de la loi pénale On distinguera l’application de la loi pénale dans le temps et
son application dans l’espace

L’application de la loi pénale dans le temps  :

Le principe de non rétroactivité de la loi pénale

Une loi pénale régulièrement adoptée, s’applique, depuis son entrée en vigueur jusqu’à son
abrogation, à tous les actes commis après son entrée en vigueur. Elle ne s’applique pas aux actes
commis avant son entrée en vigueur. Il s’agit d’un principe fondamental de sauvegarde des libertés
individuelles « non rétroactivité de la loi pénale ».Toutefois, il existe des exceptions à ce principe de
« non rétroactivité de la loi pénale » dans la mesure où une nouvelle loi s’appliquer à des situations
passées. Il s’agit des :

-lois déclarées expressément rétroactives par le législateur : le juge est donc doit les appliquer
même à des faits commis avant l'entre en vigueur de la loi

-lois interprétatives : Elles sont destinées à préciser le sens d’une loi antérieure.

-lois plus douces : les lois pénales prévoyant des peines plus douces.

Le principe de l’effet immédiat des lois nouvelles

L’application de la loi nouvelle doit commencer à partir de sa naissance, mais il y a aussi une
exception de cette principes qui se présente quand le législateur retarder l'application de la loi
nouvelle

L’application de la loi pénale dans l’espace  :

Il y’a deux principe

Le principe de la territorialité de la loi pénale

l’article 10 du CP en ces termes « Sont soumis à la loi pénale marocaine, tous ceux qui, nationaux,
étrangers ou apatrides, se trouvent sur le territoire du Royaume, sauf les exceptions établies par le
droit public interne ou le droit international

L’élément matériel
L'élément matériel : Une infraction pour êtr²e punissable, doit comprendre un élément matériel

Et en générale de l'infraction peut varier d'a1près le contenu, le temps ou le résultat de l’infraction.

Le contenu de l’infraction

/ Les infractions de commission et les infractions d’omission

L’infraction peut être consommée par la commission d’un acte contraire à la loi. On parle alors
d’infraction de commission. Exemples : un meurtre, un viol…

L’infraction peut également être consommée par l’omission de faire un acte imposé par la loi. On
parle ici d’infraction d’omission.

/Les infractions simples, les infractions complexes et les infractions d’habitude

L’infraction simple: c'est l'infraction résulté de la commission d’un seul acte

L’infraction complexe : c'est l'infraction résulté de la commission de plusieurs actes

Les infractions d’habitude : sont celles qui sont constituées par la répétition de plusieurs actes de
même nature

Le temps de l'infraction

Les infractions instantanées : sont celles qui se réalisent en un trait de temps.

Les infractions continues : sont celles dont l’exécution se prolonge dans le temps.

Résultat de l'infraction

Généralement, l’élément matériel de l’infraction est constitué si le comportement a produit le


résultat visé. On parle d’infraction consommée.

Mais parfois, l’élément matériel de l’infraction est constitué même si que le comportement n’a pas
produit le résultat visé. On parle d’infraction tentée.

L’infraction consommée

Généralement, l’élément matériel de l’infraction suppose une atteinte à une valeur (exemples : la
vie, l’intégrité physique…) on distingue entre les infractions matérielles et les infractions formelles.

*Une infraction matérielle est une infraction dont la réalisation suppose un dommage. C'est
pourquoi on l'appelle aussi « infraction de résultat ». La plupart des infractions sont des infractions
matérielles.

*À l'inverse, une infraction formelle est une infraction consommée par le seul accomplissement de
l'acte incriminé, même s'il n'a commis aucun dommage. On parle aussi d'« infraction de moyen ».

L’infraction tentée
La tentative est l’activité tendant à la commission d’une infraction mais qui ne mène pas au résultat
incriminé par la loi. La tentative se caractérise par la réunion de deux éléments :

Tout d’abord un commencement d’exécution : Il s’agit le projet des actes d’exécution ayant une
relation directe avec l’infraction projetée. En effet, la simple intention ne peut constituer la tentative.
Il faut obligatoirement des agissements extérieurs d’exécution et non de simples actes préparatoires.

La deuxième condition pour que la tentative soit punissable est l’absence de désistement volontaire :
même en cas de commencement d’exécution, la tentative ne sera pas punissable si l’agent décide de
renoncer à commettre l’infraction. Pour que la tentative soit punissable, il faut donc que la
défaillance du résultat de circonstances indépendantes de la volonté de l’agent. Exemple : en cas
d’arrestation par la police.

La tentative sera réprimée de manière différente selon le type d’infraction tentée :

- toujours punissable si l’infraction tentée est un crime.

- punissable si l’infraction tentée est un délit seulement si le texte le prévoit expressément.

-jamais punissable si l’infraction tentée est une contravention.

L’élément moral

Pour qu’une action ou une abstention soit punissable, il faut que l’auteur commis une faute et que
cette faute lui soit imputable, la loi pénale ne sanctionnée pas les intentions de l’auteur à condition
de ne pas faire un trouble social L’élément moral de l’infraction comprend :

L’imputabilité : l’agent doit avoir eu conscience de ce qu’il faisait.

La culpabilité : l’agent doit avoir commis une faute.

L’imputabilité

Pour engager la responsabilité pénale, l’auteur du comportement puni par la loi doit avoir agi selon
sa propre volonté et il doit être capable de comprendre les conséquences de ses actes. Ne seront
donc pas pénalement responsables :

 les personnes atteintes de troubles mentaux


 les mineurs
 les personnes qui ont agi par contrainte

Les troubles mentaux

N’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble
psychique ou neuropsychique Il faut donc 2 conditions pour que le trouble mental entraîne
l’irresponsabilité pénale :

Le trouble mental doit avoir existé au moment des faits ;

Il n’a pas nécessairement à être permanent (exemple : la schizophrénie). Il peut tout à fait être
temporaire (exemples : une crise de paranoïa, de somnambulisme).
L’ivresse est toutefois un cas particulier. Si l’agent s’est volontairement enivré afin de commettre
une infraction, il sera pénalement responsable. A l’inverse, s’il s’est enivré sans en avoir en
conscience, il ne sera pas pénalement responsable.

Le discernement doit avoir été totalement aboli ; il faut que le trouble ait supprimé la conscience ou
le contrôle des actes.

La minorité

La personne de moins de 18 ans au moment des faits, et qui est incapable de discernement, n’est pas
pénalement responsable.

La contrainte

N'est pas pénalement responsable la personne qui a agi sous le fait d’une force ou d’une contrainte,
La contrainte peut être :

Une contrainte physique : Il s’agit d’une force physique qui agit sur le corps de l’agent et restreint sa
liberté de mouvement.

Une contrainte morale : Il s’agit de pressions psychologiques qui vont annihiler la volonté propre de
l’agent.

La culpabilité

La culpabilité est la seconde composante de l’élément moral de l’infraction.

Pour les crimes et les délits (ainsi que certaines contraventions), la faute doit être intentionnelle

Pour les contraventions (ainsi que certains délits), la faute peut être non intentionnelle.

1- La faute intentionnelle (intentionnelle volontaire) :l’intention est la volonté tondue vers la


réalisation d’un but Déterminé, c’est le fait d’agir volontairement et avec la conscience d’accomplir
un acte illicite.
✔ Deux composantes constituent l’intention :
􀀀 La volonté de commettre l’acte : cette volonté concerne l’acte et le résultat, la prévisibilité du
résultat est
Une condition nécessaire à l’existence de cette volonté.
􀀀 La connaissance du caractère illégal de l’acte : cette condition soulève le problème de l’erreur …
2- La faute non intentionnelle (intentionnelle involontaire) : s’identifie n droit marocain avec le quasi-
délit, ainsi ; les actes commis par imprudence sont exceptionnellement punis par la loi.
Les faits justificatifs d’une infraction pénale

❖L’ordre de la loi et le commandement de l’autorité légitime lorsqu’une autorisation est donnée par
une autorité légitime

❖L'état de nécessité et la contrainte : où L'état de nécessité désigne la situation dans laquelle une
personne commet volontairement une infraction afin de sauvegarder un intérêt supérieur, la
contrainte est la fait physique extérieur sur la personne pour commet une infraction, ce fait peut
constituer une cause de justification de l’infraction
❖ Légitime défense: Toutes les législations considérer la personne qui commet une infraction parce
qu’il n’a pas d’autre moyen de se défendre ou de défendre autrui, ne constitue pas un danger pour la
société. Toutefois, toute légitime défense ne constitue pas systématiquement une cause
d’irresponsabilité pénale car il doit proportionnée à la gravité de l’agression.

❖Le CAS du consentement de la victime

Il s’agit de l’hypothèse où une infraction a été commise avec le consentement de la victime. Cette
hypothèse se produit aussi pour des infractions contre la personne qui consent à des jeux érotiques
très violents.

Cette l’hypothèse du consentement de la victime ne constitue pas un fait justificatif l’infraction


commise mais faute de texte applicable, il n’y a pas d’infraction pénale.

L’auteur et le co-auteur :

1- L’auteur matériel : c’est celui qui a un lien de causalité doit s’établir entre sa personne et
le trouble social.

2- L’auteur intellectuel ou moral : c’est celui qui ne commet pas personnellement le crime,
mais en est l’instigateur et le cerveau pour l’exécution matérielle de son projet criminel et
qui fait l'obligation par la force ou le chantage à un ou plusieurs co-auteurs pour commettre
l’infraction à sa place.

3- L’auteur indirecte : l’imprudence ; la négligence et l’inobservation du règlement commise


par une personne mise sous la responsabilité un autre personne, Ce dernier est celui qui
porte la peine pour ces actions par exemple, le père de famille, il est responsable de l’acte
délicieux commis par son enfant

Le co-auteur : est la personne concourent à la réalisation d’une infraction, il s’agit de


participation criminelle.

Droit commercial
le droit commercial est une partie de droit privé, régissant l'exercice de la profession de
commercent et définissant le régime juridique applicable aux actes de commerce, pour
objet d'assurer la sécurité et l'honnêteté entre les professionnels du commerce. ce droit
s'applique au commerce, à l'industrie et dans une partie important des services ce qui
concerne la finance et aussi il régi la majeure partie de l'activité économique.
la commerce : est la distribution et circulation des biens par les opérations d'achat, du vente
et du louage.

L’industrie : est l'ensemble des opérations de la production des biens.

La finance : est l'ensemble des opérations de la banque, de crédit, d’assurance et de


transactions financières

Historique

Le droit commercial est développé en les trois périodes suivant :

L'antiquité : babyloniens, phéniciens, grecs sont les principales civilisations ayant participé à
la construction et l'évolution du droit commercial

1 babyloniens : Le code de Hammourabi nous renseigne sur la pratique du prêt à intérêt et la


commission

2 phéniciens : ils ajouté plusieurs techniques qui sont la base de droit maritime

3 grecs : ils ajouté plusieurs règles relatives aux les opérations financières et les opérations
de prêts.

Moyen-âge :

Cette période se caractérisé par la rédaction des statuts qui devenu de véritable code de
commerce.

-un droit complexe : il s'intéresse à des matières variées

-un droit en perpétuel construction avec un formalisme assoupli : le droit commercial est
toujours en mouvement car il doit suivre l'évolution de la société et de ses besoins pour
l'organisation des activités économique, pour cela le droit commercial doit être basé sur un
formalisme adapté aux besoins du commerce.

-le droit commercial a un caractère international : car les transactions internationales sont
plus en plus nombreuses.
-importance du crédit en droit commercial : à la différence du non commerçant qui recourt
au crédit pour consommer, le commerçant recours au crédit pour investir.

-le droit commercial évolue autour de trois tendances : contractuelle, statutaire et


institutionnelle

*contractuelle : elle se reflète au niveau des opérations commerciales effectuées par accord
des volontés, c’est le domaine des contrats.

*statutaire : elle constitue le cadre juridique du droit public dans lequel doivent se dérouler
les opérations commerciales.

* institutionnelle : elle se manifeste par l'existence de certains mécanismes juridiques nés de


la pratique des affaires et qui important pour exercer l'activité commercial.

La relation entre droit commerciale et les autres disciplines

Le droit commercial et le droit civil sont différents selon deux niveaux :

Au niveau des solutions

Les solutions adoptées différent selon que l'acte est civil ou commercial ou selon que
l'auteur est commerçant ou non commerçant, deux règles peuvent donc s’appliquer, celle du
droit civil et celle du droit commercial. On peut donner comme exemple le régime des
incapacités

Le régime des incapacités: Le droit civil est basé sur le principe de la protection des
incapables, c'est-à-dire les mineurs et les majeures dont les facultés mentales sont
insuffisantes. Ces personnes sont protégées car ils ne peuvent mener seules leur vie
juridique. Elles sont représentées par des personnes capables.

En droit commercial, les incapables sont exclus de certaines opérations Ils ne peuvent les
accomplir même par l’intermédiaire de leur représentant légal. C'est le cas plus
particulièrement des effets de commerce. Un incapable ne peut émettre un chèque, tirer ou
accepter une lettre de change .Ces activités comportent trop de risques pour incapable

Au niveau des techniques ²

1. Faible importance de la personne du contractant en droit commercial: le droit commercial


n'attache que peu d'importance à la personne. C’est un droit pragmatique. C'est le droit des
marchands réputés ou présumés expérimentés.

2. Importance des apparences : la rapidité des opérations commerciales oblige les


commerçants à se fier aux apparences.

3. Importance du formalisme adapté et du crédit dans la matière commerciale.


ces différents particularités procurent au droit commercial une marge d'autonomie, ceci ne
se traduit tout toutefois nullement en une rupture avec le droit civil, car elle existe une
relation entre les deux matières en particulières et entre les différents matière de droit privé
en général , pour preuve cette relation les règles concernant la formation ,l'interprétation,
l'exécution et l'annulation ou la résolution des contrat s'applique également au contrat
commercial ,il en est de même des règles sur la responsabilité civile.

Droit commercial et procédure civile

Les règles de procédure édictent les règles à suivre par les commerçants pour assurer leur
droit.

Droit commercial et Le droit international privé

Le droit international privé organise les relations privé entre personnes appartient à des
états différents, le rapport entre les deux branches peut se manifeste à l'occasion d'une
relation commerciale internationale.

Droit commercial et droit constitutionnel

La Constitution assure la liberté pour chacun d'exercer une activité commerciale

Droit commercial et droit pénal

La répression des infractions commises par les commerçants dans le cadre de leur activité
est à l'origine des rapports entre les deux branches. On parle même aujourd'hui du droit
pénal des affaires

Droit commercial et droit fiscal

Le rapport se dégage plus particulièrement de l'imposition de certains impôts liés a l'exercice


d'une activité commerciale

Les sources du droit commercial

1 La loi :

Est la source principale. En générale la loi rassemble les textes votés par le parlement et
dispositions réglementaires prises par le premier ministre.

2 Règles de la charia :

Le code de 1996 a essayé d'intégrer certaines règles de la charia.

3 Les usages commerciaux :


Il s'agit des pratiques commerciales couramment suivies et considérées comme normales
dans un milieu détermine, Ces pratiques naissent de la répétition fréquente des même actes
et des même opérations.

4 Les conventions internationales :

La convention d'établissement (traités de commerce) ou d'une convention d'unification. Les


conventions d'établissement confèrent aux ressortissants des Etats signataires le droit de
s'établir sur le territoire d'un autre Etat et d'exercer le commerce.

5 Les Sources institutionnelles :

Institutions étatiques: il s'agit en particulier de l'intervention du Roi par dahirs, celle du


parlement et du gouvernement, plus particulièrement le premier ministre.

Institutions professionnelles il s'agit en particulier des chambres et des groupements


professionnels

 Domine de droit commercial

Le droit commercial peut avoir une compétence assez large se rapportant aux actes de
commerce, aux commerçants et aux sociétés commerciales" Il peut s'étendre à différents
domaines. La délimitation du domaine du droit commercial n'a pas été formulée de manière
précise. En ce sens, on peut se placer à un double point de vue:

Point de vue objective consiste à dire que le droit commercial est le droit des actes de
commerce.

Point de vue subjective consiste à dire que le droit commercial est le droit des commerçants.

Les actes de commerce

Définition

Critères de distinction entre acte de commerce et acte civil

A. Critères reposant sur des considérations économiques

1/ Théorie de la spéculation La distinction repose sur la spéculation qui permet de dégager


des bénéfices. L'activité est commerciale si son objectif est la réalisation d'un profit. C’est
l'intention de la personne qui compte.

2/Théorie de la circulation

C’est la circulation des biens el des richesses qui confère à l'activité son caractère
commercial. La circulation concerne le parcours du bien depuis le producteur jusqu'au
consommateur
3/Théorie de l'entremise

C'est l'intervention d'un intermédiaire entre le producteur et le consommateur qui confère


a l’activité son caractère commercial. Pour renforcer la théorie, l'entremise a été liée à la
spéculation ayant pour objectif la réalisation d'un profit.

B:Critères reposant sur des considérations juridiques

1. Motif déterminant de l'obligation Ce critère se réfère à l'objectif ou le but recherché de


l'acte. Si l'objectif est la réalisation d'un profit, l'activité est considérée comme commerciale.

2. THEORIE DE L'ENTREPRISE

L'activité doit se faire dans le cadre d'une entreprise. Ce qui exclut l'activité exercée par une
personne de manière isolée même s'il y a spéculation ou entremise.

Chapitre TII. Intérêt de la distinction entre acte de commerce et acte civil

Le régime juridique des actes de commerce se réfère à un ensemble de règles qui lui sont
particulières. Ces règles sont différentes de celles applicables aux actes civils. L'on relève ces
différences particulièrement au niveau des règles de compétence et des règles de fond.

A. Sur le plan de la juridictions commerciales

En droit commercial, les commerçants ont le choix de recourir à deux sortes de justices commerciales
D’un côté la justice des tribunaux de commerce
De l’autre côté, la justice arbitrale

Les tribunaux de commerce


On distingue la compétence d’attribution et la compétence territoriale du tribunal de commerce
1- Compétence d’attribution

La compétence d'attribution est celui qui détermine la nature et le degré de la de la juridiction à


saisir, en matière commercial la compétence revient aux tribunaux de commerce qui sont
habilités pour traités les litiges commerciaux, et particulièrement les actions suivantes

-Actions entre commerçants à l’occasion de leurs activités commerciales


-actions relatives aux effets de commerce
-actions entre associés d’une société commerciale
-actions relatifs au fonds de commerce
-actions relatives aux contrats commerciaux
2- Compétence territorial

Est celui qui détermine la juridiction devant être saisie d'une affaire commercial en
fonction de critères de localisation géographique.

Sur le plan des règles de fond


A ce niveau, on distingue entre les actes de commerce conclu entre commerçants pour les
besoins ou à l'occasion de leur activité commerciale, et les actes mixtes, c'est-à-dire les actes
de commerce conclu entre commerçants et les non commerçants. Le régime juridique
particulier aux actes de commerce il joue pleinement que pour les premiers. Pour les
seconds, il joue de manière partielle.

Régime des actes de commerce entre commerçants

On peut dégager la particularité de ce régime par l'application des règles suivant :

la preuve: en matière commerciale la preuve est libre c'est à dire que le droit commercial
admet la preuve par tous moyens au contraire de droit civil qui exige la preuve écrite pour
les actes juridiques.

La solidarité : En droit commercial, lorsque deux commerçants sont tenus au paiement d'une
dette, le créancier peut à son choix poursuivre l'un des deux pour l'intégralité de la somme
due. Il n'a pas à supporter le risque d'insolvabilité de l'un d'entre eux.

La prescription:

En matière commerciale, la prescription des obligations est courte par rapport au


Droit civil. La prescription est un mode d’extinction des obligations contre le débiteur.

le délai de prescription : délai de 15 ans en matière civile et de 5 ans en matière commerciale

Le mandat : en matière civile, lorsque plusieurs personnes sont nommées mandataires, elles
doivent agir ensemble, En matière commerciale, en cas de pluralité de mandataires, chacun
peut agir séparément.

Le délai de grâce: en matière civile, le juge peut accorder au débiteur un délai de grâce mais
En matière commerciale, aucun jour de grâce ni légal, ni judiciaire pour le paiement d'une
lettre de change.

Régime des actes mixtes

L'acte mixte est un acte conclu entre un commerçant et un non-commerçant. Il a une double
nature : pour le commerçant, il s'agit d'un acte commercial, pour le non-commerçant, il
s'agit d'un acte civil. Le régime des actes mixte repose sur le principe de dualiste

C’est-à-dire que les règles de droit commercial s’appliquent au commerçant et les règles de
droit civil s'appliquent au non commerçant

En matière de preuve par exemple, le non-commerçant peut prouver par tout moyen
l'obligation commercial de son cocontractant (car en matière commerciale la preuve est
libre). Mais le commerçant qui voudra prouver l'obligation du particulier non-commerçant
doit respecter les règles de preuve du Code civil (notamment la production d’une preuve
écrit)
Mais il n'est pas toujours possible d'appliquer des règles différentes à un même acte :
parfois, le droit civil s'applique à l'intégralité de l'acte, parfois le droit commercial s'applique
à l'intégralité de l'acte,

Exceptions : unité des règles

La prescription quinquennale s'applique de la même manière aussi bien pour les obligations
nées entre commerçants à l'occasion de leur commerce, que pour celles nées entre
commerçants et non commerçants, c'est à dire les actes mixtes.

Chapitre IV. Limitations à l'exercice d'une activité commerciale L'exercice d'une activité
commerciale est basé sur le principe de la liberté. C'est un principe assuré par la constitution

La loi a toutefois prévu quelques restrictions au principe. Ce sont des mesure a un objet de
protéger, d'une part, la personne intéressée par l'activité commerciale, d'autre part, les tiers
a une relation avec l'activité commercial. Il existe deux types de restrictions, les restrictions
légales et les restrictions conventionnelles.

Les restrictions légales

l'âge de la majorité commercial

la loi détermine l'exercice de l'activité commercial dans une âge particulière, tout marocain
qui a atteint l'âge de 18 ans elle est capable en matière commerciale d'exercer une activité
commerciale, on peut conclure alors que l'âge de la majorité commercial marocain est égale
18 ans.

Mais toutefois, il existe des exceptions dans lequel une mineur peut exercer une activité
commerciale, on peut donc répartir ces exceptions en trois étapes pour le code commerciale
marocain :

Avant douze ans : incapable totale, puisque le mineur est considéré comme complètement
dépourvu de discernement

Entre 12 et 16 ans : personne non majeur, mais il a la possibilité d'accomplir certains actes
commerciaux qui soumises à la validité est subordonnée à l'accord du tuteur.

Entre 16 et 18 ans : le mineur il peut faire objet de déclaration d'anticipation de majorité. Il


passe de la minorité à la pleine capacité

les majeurs incapables

Mais parfois on peut voir des incapables majeurs, se sont les personnes majeures dont les
facultés mentales sont insuffisantes comme le prodigue et le dément.
Parfois, on peut remplir toutes les conditions exigées par la loi pour acquérir la qualité d'un
commerçant et avoir la capacité commerciale mais, la loi prévoit quelques situations dans
laquelle on ne peut d’être commerçant comme :

Les interdictions : elle englobe des interdictions pour des raisons objectives, et d’autres
imposées par la loi. Pour des raisons liées à la nature de l’activité

➢ Le monopole d’Etat: l’Etat est réservé le monopole dans certains domaines (électricité,
eau, postes …).

➢ Considérations de moralité: interdiction de faire du commerce portant sur certains


produits (stupéfiants par exemple)

Les incompatibilités : la loi exclue quelques personnes qui ne peuvent pas exercer le
commerce comme les fonctionnaires, les gens qui ont eu leur retraite, ou qui sont
démissionné au secteur public, donc ils ne peuvent jamais travailler a ce secteur

Les déchéances : la déchéance c'est une sanction dans une période limitée, suite la non
respect de la loi par une personne qui a déjà exercée le commerce

des restrictions conventionnelles.

Il y a quelques situations, dans lesquelles on ne peut pas exercer une activité commerciale,
elles ne sont pas prévues par la loi mais par le contrat, se sont des restrictions
conventionnelles.

Les restrictions conventionnelles, sont les résultats d'une relation contractuelle. Une des
parties peut s'engager, à traverse d'une clause insérée dans le contrat à ne pas concurrencer
l'autre partie en exerçant une activité déterminée. Et donc trois clauses peuvent être à
l'origine de ces interdictions :

La clause de la non-rétablissement : cette clause est insérée dans le contrat de vente d'un
fonds de commerce pour interdire au cédant de créer directement ou indirectement, à
quelque titre que ce soit, un fonds de commerce, similaire en tout ou partie à celui cédé.

La clause de la non-concurrence : la clause est liée au contrat de travail entre le salarié et


son employeur. Elle vise à interdire au salarié d'exercer une activité commerciale
concurrente à celle de son ancien employeur en cas de rupture de contrat, elle a également
pour but d'interdire le salarié d'intégrer une entreprise concurrente

La clause d'exclusivité : elle impose au commerçant de ne pas vendre que certains produits
et de ne se fournir que à travers d'un fournisseur déterminé.

Les conséquences de la qualité de commerçant

Dans l'exercice de son activité, le commerçant est soumis à certaines obligations qui lui sont
particulières. Parmi eux on a La publicité commerciale et
A. La publicité commerciale

La première obligation de commerçant est l'immatriculation au registre du commerce. Elle


se situe au point de départ de l'activité commerciale.

1. Organisation du registre du commerce

Tout d'abord il y a deux type de registre de commerce.

Le registre local ;

est tenu par le tribunal de commerce, si non par le tribunal de la première instance, il
comporte des informations concernant les commerçants. Le registre local comprend un
registre chronologique et un registre analytique.

- Le registre chronologique

Il rassemble toutes les demandes et déclarations d’inscriptions faites par les responsables
des entreprises commerciales et industrielles.

- le registre analytique

Il est utilisé pendant la durée de l’exploitation pour enregistrer les modifications survenues
ou complémentaires

le registre central

est tenu par l'administration et plus particulièrement par le ministre de la propriété


industrielle et commerciale ce registre a les intérêts suivant

- centraliser l’information dans les divers registres locaux,

- délivrer des certificats relatifs aux inscriptions des noms de commerçants, dénominations
commerciales et enseignes

- publier au début de chaque année un recueil donnant tous les renseignements sur les
noms de commerçants, les dénominations commerciales et les enseignes qui lui sont
transmis.

2. Fonctionnement du registre du commerce

Les inscriptions au registre du commerce ont pour but de donner une idée précise sur la
situation des assujetties. Elles comprennent les immatriculations,,

D’immatriculation : ce sont les inscriptions et les déclarations d'ouverture du commerce, La


loi ne fait pas de distinction selon la taille du commerce. L'exercice de l'activité commerciale
sur le territoire du Royaume suffit pour requérir l'immatriculation.les assujettis doivent
requérir leur immatriculation dans les trois mois de l'ouverture de l'établissement
commercial.

*Les personnes assujetties

-la matriculassions est obligé pour toute personne physique ou morale, marocain ou
étranger exerçant une activité commerciale sur le territoire du royaume.

- tout agence d’entreprise marocaine ou étrangère

-toute représentation commerciale ou agence commerciale des états, des collectivités ou


établissements publics étranger

-les établissements publics marocains à une caractère industriel ou commercial

-tout groupement d'intérêt économique

*Modalités d'immatriculation

Les inscriptions se faites par une déclaration volontaire des assujettis à l'immatriculation.
Certaines mentions doivent figurer dans la déclaration d'immatriculation Elle contient des
informations sur le commerçant et l'activité commerciale.

** Contrôle du tribunal

Le président du tribunal, ou le juge qu'il désigne à cet effet, est chargé de la surveillance de
la tenue du registre du commerce. A la fin de chaque mois, il vérifie les registres
chronologique et analytique. Il peut dénoncer au ministère public les indications qui seraient
données de mauvaise foi.

Les inscriptions modificatifs :

Ce sont les inscriptions qu'ils peuvent modifier l'immatriculation des commerçant, ces
inscriptions modificatives Quand ça arrive des changements au niveau des inscriptions
initiales (telle que : les décisions prononçant l'interdiction du commerçant ; nantissement du
fonds de commerce, les brevets d'invention etc.)

Les inscriptions de radiation :

se font pour déclarer la fin de l'exercice d'un fond de commerce, soit a l'initiative du
personne lui-même (vendre le fond), soit la radiation se fait automatiquement (décès, un
jugement qui interdit la personne de ne pas exercer le commerce)

les sanctions liée aux inscriptions

les sanctions liée aux défaut d'immatriculation


Le défaut d'immatriculation dans les délais prévus par la loi implique des sanctions, Une
amende de 1.000 à 5.000DH est encourue par tout commerçant, dirigeant de société ou
directeur de succursale, La même peine peut se prononcer en cas d'inscription sous
plusieurs numéros au même registre.

si la faut d'immatriculation est en relation avec l'ouverture d'une agence en dehors du


Maroc le tribunal pour ordonner la fermeture de cette agence jusqu'à l'accomplissement de
la formalité

Sanctions liées à une déclaration frauduleuse

Toute indication inexacte donnée de mauvaise foi en vue de l’immatriculation ou de


l'inscription au registre du commerce est puni d'un emprisonnement d'un mois à un an et
d'une amende de 1000 à 5000 dirhams, ou de l'une de ces deux peines seulement

Les effets de l'immatriculation au registre du commerce sur la qualité de commerçant

Présomption simple de commercialité

Qui désigne que toute personne physique ou morale inscrite au registre de commerce est
considérée comme étant commerçant et, par conséquent, voit ses actes qualifiés d'actes de
commerce.

La responsabilité solidaire

Après la vente ou la location d'un fonds de commerce, le vendeur ne se fait pas radier du
Registre qu'après l'expiration d'un certain délai. Durant cette période, un lien de solidarité
lie à son successeur ou locataire.

L'opposabilité des inscriptions

En règle générale, l'immatriculation permet d'opposer au tiers les faits et les actes
mentionnés au registre de commerce effectues par le commerçant a l'occasion de son
commerce.

la deuxième obligation de commerçant est relative à la comptabilité commercial, La


comptabilité commerciale constitue cette partie des sciences économiques qui consiste à
enregistrer les mouvements qui affectent sur les patrimoines de l'entreprise, ainsi que la
détermination des résultats globaux de son exploitation au cours d'une période déterminée.

la comptabilité présente un intérêt pour l'Etat, pour l'entreprise et pour les tiers

Pour l'Etat : elle permet de déterminer l'assiette des impôts calculés sur le chiffre d'affaires.

Pour l'entreprise : elle permet de contrôler la situation de la caisse,


Pour les tiers : elle donne l'information à toutes les personnes en relation avec l'entreprise
(contractants, associés, salariés, fournisseurs. ".

1. Organisation de la comptabilité commerciale

Les commerçants sont tenus d'enregistrer les mouvements affectant les actifs et les passifs
de l'exploitation. Ces mouvements sont enregistrés chronologiquement, opération par
opération et jour par jour. Les enregistrements comptables sont portés sur les livres de la
comptabilité.

Le livre journal

Le livre journal constitue un registre dans lequel l'entreprise inscrit de manière quotidienne
et chronologique les différentes opérations financières qu'elle effectue et qui évoluer son
actif. Ce document comptable doit être tenu par les commerçants qui dépendent du régime
d'imposition réel, par les professions libérales, par les artisans...

Le grand livre

De son côté, le grand livre reprend les différentes opérations mentionnées dans le livre
journal, mais en correspondance avec le plan comptable général de l'entreprise.

Le livre d'inventaire

Le livre d'inventaire doit être tenu par les sociétés dépendantes du régime d'imposition réel.
Ce registre obligatoire mentionne les éléments passifs et actifs immobilisés du bilan. Cela
comprend le matériel, le stock mais aussi les dettes et les créances...

Les états de synthèse annuels

A la fin de chaque exercice comptable, le commerçant procède à rélaboration des états de


synthèse annuels sur la base de ce qui est contenu dans les livres.

Les états de synthèse comportent le bilan, le compte de produits et charges, l'état des soldes
de gestion, le tableau de financement et l'état des informations complémentaires. Ces
informations ont pour but d'expliquer et de préciser le contenu des états de synthèse
annuels.
Les fonds de commerce

On appelle fonds de commerce l’ensemble des biens meubles qu’un commerçant organise et
assemble pour conquérir une clientèle matériel, nom commercial, droit au bail, et droits de
propriété industrielle constituent le fonds de commerce et contribuent à fixer sa valeur.

/les éléments composants le fonds

On distingue deux catégories d’éléments : les corporels et les incorporels

A-les éléments corporels

-Le matériel : c'est l'ensemble d'objets mobiliers comme les machines, l’équipement, les
outils pour l'exploitation du fonds de commerces ;

-Les marchandises : ce sont les stocks de matières premières et de produits finis.

B-les éléments incorporels

La clientèle : on distingue la clientèle et l’achalandage,

-La clientèle un ensemble de personnes qui se rendent le commerçant d'une manière fidèle
et habituelle pour ses capacités personnelles ou professionnelles.

-L'achalandage c'est l'ensemble de personnes qui sont de passage et qui sont attirées par
l'emplacement du fonds.

Le nom commercial

C’est le nom sous lequel l’entreprise exerce son activité. Il peut être un nom patronymique
ou bien un pseudonyme, un nom composé ou une dénomination de fantaisie.

L’enseigne commerciale

C’est un signe extérieur qui permet d’individualiser l’établissement, elle peut être constituée
par une dénomination de fantaisie, un emblème.

Le droit au bail est un des éléments les plus importants du fonds. Son importance se situe à
deux niMeaux:

-La possibilité de continuer à occuper le local : prolonger le contrat de bail et donc pouvoir
maintenir la clientele,

-La possibilite de céder son bail à l'acquéreur de son fonds de commerce, ou dans le cas ou
le propriétaire utilise son fonds pour une autre transaction (ex: utilisation du fonds comme
apport dans une société).
Droit constitutionnel

le droit constitutionnel est une branche du droit public qui rassemble les règles juridiques
relatives à la forme de l'État, à la constitution du gouvernement et des pouvoirs publics et à
la participation des citoyens à l'exercice de ces pouvoirs.

Le droit constitutionnel comporte un triple objet :

- tout d'abord, il a un objet d'étude du dogme constitutionnel. En général, il s'agit des règles
relatives à l'aménagement et à la transmission du pouvoir d'État, des règles qui déterminent
les rôles des institutions constitutionnelles... C'est le droit constitutionnel normatif.

- en second lieu, le droit constitutionnel a pour objet de retracer les organes d’État (les
institutions politiques), d'analyser les articulations juridiques, politiques, économiques et
sociologiques qui les déterminent, de décrire les fondements constitutionnels des
institutions administratives et juridictionnelles... C'est le droit constitutionnel institutionnel.

- d’autre part, un troisième objet qui n'est pas moins important que les deux premiers, mais
qui demeure assez en retrait dans la plupart des régimes constitutionnels des pays en voie
de développement. Il s'agit de l'étude des droits fondamentaux de la personne humaine et
du domaine de ses libertés. C'est le droit constitutionnel relationnel ou substantiel

La relation entre le droit constitutionnel et les autres disciplines du droit public

*Le droit constitutionnel définit les principes fondamentaux du droit public et le droit
administratif s'occupe de la mise en œuvre de ces principes.

* le Droit constitutionnel et le droit financier : la constitution est la principale source du droit


financier

* Il existe une relation intégrale entre la science politique et le droit constitutionnel car la
science politique s'intéresse à l'étude de divers phénomènes politiques tels que le
gouvernement et les partis politiques dont les lois sont définies par la constitution.

La relation entre le droit constitutionnel et les autres disciplines du droit

Le droit constitutionnel a une relation avec diverses autres branches du droit, comme le
droit pénal, car le droit constitutionnel définit les fondements de l'ordre au sein de la société
et le droit pénal est celui qui protège ces fondations

Les sources du droit constitutionnel

*La législation : est l'ensemble des règles écrites édictées par les autorités compétentes

*la coutume : est l’ensembles des règles nés de la répétition de certaines activités

* Jurisprudence :

*la doctrine
La constitution

La constitution est la charte ou loi fondamentale de l'Etat qui détermine la forme de gouvernement
et qui règle les droits politiques des citoyens, c'est l'ensemble des textes constitutionnel qui
permettent la stabilité institutionnelle.
Définition formelle: c'est un document écrit contient des règles de droit dont leur valeur juridique
est supérieur à toutes les autres règles de droits, La constitution est le principe suprême de droit d'un
Etat et que son respect est obligatoire, nécessaire et assuré par un conseil constitutionnel.
Définition matérielle: c'est l'ensemble des règles les plus importants de l'Etat qui
déterminent le statut de l'Etat ; fixent le mode de désignation des gouvernants ainsi que leur
compétence, elle fixe aussi les libertés publiques.

Les formes de la constitution selon la source :

1) La Constitution Coutumière: c'est l'ensemble des traditions usages et pratiques non


écrites qui ne reposent sur aucun texte ou seulement sur quelque documents épars,
c'est le fruit d'une certaine évolution historique.
2) la Constitution écrite est formalisée dans un texte unique ou un ensemble de lois
constitutionnelles. Elles représentent la grande majorité des constitutions modernes.

Les formes solennelles de la constitution

Constitution souple : Une Constitution est dite souple quand la procédure de révision est la
même que la procédure d'adoption des lois.

Constitution rigide : Une Constitution est dite rigide quand sa révision requiert une procédure
différente de l'adoption des lois ordinaires

1 : élaborations de la constitution

Généralement il existe trois modes d'élaboration des constitutions : les modes autoritaires,
les modes semi démocratiques, et les modes démocratiques.

1 les modes autoritaires : Dans les modes autoritaires le peuple ne participe pas à
l'élaboration de la constitution, dans ce mode la constitution est souvent le fait d'un seule
homme.

2 les modes démocratiques : c'est le peuple qui rédige seul sa constitution.il élabore et
adopte cette dernière directement ou indirectement par l'intermédiaire des représentants
élus

3 les modes semi-démocratiques : dans ce mode l’élaboration de la constitution se fait par


un compromis entre une seule personne et une ou plusieurs assemblées représentatives.

La Révision de la constitution : Une fois la constitution établie, on peut la considérer comme


parfaite mais toutefois la constitution n'est pas faite pour l'éternité, c'est-à-dire qu'elle se
change au regard de l'évolution de la société. Réviser la constitution c'est la modifié par le
changement ou le suppriment de certains articles ou par l'ajoutant d'autres au texte original.
on distingue constitutions rigides et constitutions souples. Une constitution rigide met des
conditions difficiles à sa révision, et la constitution souple peut aller jusqu'à permettre de
modifier la constitution par une simple loi.

On doit signaler que les dispositions relatives à la religion musulmane ne peuvent être une
objet d'une révision constitutionnelle

Objectif : cette révision se fait notamment pour exclut les interdictions dans la Constitution

3. l'adoption définitive: Dans un régime autoritaire, c'est toujours le détenteur du pouvoir


qui adopte. En démocratie : • C'est l'assemblée rédactrice qui adopte.

Le contrôle de constitutionnalité

Le contrôle de constitutionnalité est un contrôle juridictionnel exercé afin d'assurer que les
normes de droit (lois, règlements, traités) d'un Etat, respectent la Constitution. Celle-ci est,
en effet, placée à la tète de la hiérarchie des normes.

Les organes de contrôle

On a deux formes des organes du contrôle

soit en faire le choix de l'efficacité ,à ce moment là on va choisir un organe contrôleur


juridictionnelle c'est-à-dire que l'organe contrôleur va être composé des experts, des
juristes, en générale des gens qui ont la connaissance de la loi ,soit en faire le choix d'un
organe contrôleur politique ici on va miser sur la légitimité c'est à dire que celui qui va
contrôler la constitutionnalité des loi est un organe légitime ,mais on doit signaler que les
deux organes ont des problèmes car le première choix a un manque de légitimité car il fait
par des juristes ,des avocats ,des professionnels ...,qui n'ont aucun légitimité en dehors de
leur lieu de travail, et le deuxième choix c'est vrai que il résoudre le problème de la légitimité
mais toutefois il pose le problème de l'efficacité, alors la solution dans ce cas est faire un
mélange entre les deux organes pour éviter les deux problèmes Le contrôle de
constitutionnalité peut avoir plusieurs modalités :

A priori ou a posteriori. Si la norme contrôlée par rapport à la Constitution est examinée


avant son entrée en vigueur, le contrôle est a priori. Sinon, il est a posteriori : le texte est
contrôlé une fois qu'il a commencé à produire des effets juridiques.

Abstrait ou concret. Le contrôle est abstrait quand l'examen auquel se livre le juge est
uniquement de norme à norme. Le contrôle est concret si cet examen utilise des notions de
fait, par exemple la situation du litige.
Concentré ou diffus. Le contrôle est concentré si une seule juridiction a le monopole du
contrôle de constitutionnalité. Il est diffus quand tous les juges de l'ordre juridique peuvent
contrôler la constitutionnalité.

Erga omnes ou en:inter partes. L'effet de la décision de constitutionnalité est erga omnes
quand sa solution vaut pour l'ensemble des litiges ultérieurs. Il est inter partes si l'effet ne
vaut que pour le litige en cause.

Par voie d'action ou par voie d'exception. Par voie d'action, une autorité ou un justiciable a
directement saisi le juge de la question de constitutionnalité. Par voie d'exception, le juge
s'intéresse à la question de constitutionnalité au cours de l'examen de la norme contestée,
mais ce n'est pas l'objet du litige.

L’état
Définition

L’État est un ensemble de personnes vivant sur un territoire déterminé et soumis à un


gouvernement donné

Les éléments constitutifs de l'Etat

On distingue trois éléments constitutifs de l'État en droit international :

 une population ;
 un territoire ;
 un gouvernement ou autorité politique.

le territoire

C’est l’espace ’intérieur dans lequel l’État s'exerce ses compétences :

Le territoire terrestre (sol, sous-sol, voies d’eau intérieures) ;

Le territoire maritime (eaux intérieures, mers territoriales jusqu'à 12 milles marins

Le territoire aérien (au-dessus des territoires terrestre et maritime).

Dans les limites territoriales, la compétence de l’État est pleine, exclusive et entière.

La population

La population est l’ensemble des individus qui sont rattachés à l’État par un lien juridique : la
nationalité.

La souveraineté
C’est le troisième élément constitutif. L'État doit réellement disposer du monopole du
pouvoir, et doit l'exercer pleinement. Ainsi, un État peut par le droit constitutionnel,
disposerait de tous les mécanismes nécessaires pour garder sa souveraineté, sa légitimité...

Mais qui est incapable d'assurer l'effectivité de ce pouvoir, ne peut pas être considéré
comme un État.

Les formes de l’état

L'État unitaire. Dans cette forme il n'y a qu'un système de droit, organisé par une
Constitution qui s'applique uniformément sur le territoire. Cet État peut être centralisé
(toutes les affaires sont gérées par le pouvoir central) ou décentralisé (les affaires sont
gérées par les autorités locales selon un principe de subsidiarité)

La fédération, ou l'État fédéral. Ici, c'est plus qu'une association d'États, l'État fédéral est bâti
sur une véritable Constitution. Il a la personnalité juridique, et est réellement un État sur le
plan international. Ses composantes sont également des États, auxquels ont été retirés des
parties importantes de la souveraineté. Ces États ont une grande autonomie sur certains
plans : justice, éducation, législation..., Enfin, les États fédérés participent à la politique
fédérale, en général par le vote à majorité qualifiée (et non à l'unanimité). C'est le cas des
États-Unis.

La confédération. C'est une association d'États. Elle repose sur un traité international de la
volonté pour plusieurs États d'instaurer des rapports privilégiés, notamment en matière de
maintien de la paix, et de gestion de certains intérêts communs.

L’ENCADREMENT JURIDIQUE DU POUVOIR POLITIQUE

Le pouvoir est le fondement de tout groupement social. Le fonctionnement de la collectivité


globalement considérée contient forcément une différenciation politique, génératrice d'une
hiérarchie sociale. Les rapports entre les individus prennent plusieurs formes : « ils vont de la
crainte élémentaire de la sanction à l'adhésion à la règle »1. D'autre part ces rapports
assurent une fonction d’organisation et de maintien d'un certain ordre social.

le pouvoir signifie l'autorité qui organise la vie sociale et celui qui en use, le ou les
gouvernants, un homme ou un groupe d'hommes, qui édicte les règles de l'organisation du
groupe.
Le pouvoir politique est un type de pouvoir qu'une personne ou un groupe de personnes
exerce dans une société. C'est la souveraineté, c'est le pouvoir de fixer les règles qui
s'appliquent à la population sur un territoire donné.
Théorie Générale des Obligations

Définition 

Est la branche du droit la plus importante. L'intérêt du droit des obligations est de faire
suivre la création d'obligations de conséquences juridiques, pour permettre la sécurité des
affaires.

L’obligation 

Généralement, l’obligation est obligée une personne de faire quelque chose même s’il ne veut pas ,
on distingue principalement entre L’obligation morale et L’obligation juridique :
L’obligation morale : est celle qui relève de la conscience individuelle et dont l’exécution forcée ne
peut être obtenue devant les tribunaux.
L’obligation juridique : L'obligation est un lien de droit unissant deux personnes et en vertu duquel
l'une (le créancier) est en droit d'exiger quelque chose de l'autre personne (le débiteur)

Débiteur : le sujet passif, celui qui subi, l’obligation est une dette : une diminution du son
patrimoine

Créancier : le sujet actif celui qui bénéficie l’obligation est une créance : un droit
patrimonial.

Caractères de l’obligation

D’abord, l’obligation est un droit personnel, et non un droit réel. Il s’agit d’un lien entre des
personnes, et non d’un rapport entre une personne et une chose.

Ensuite, l’obligation Elle a un caractère obligatoire. Le créancier peut saisir la justice pour
faire sanctionner l’inexécution de l’obligation par le débiteur

Enfin, l’obligation a un caractère patrimonial. Elle peut être transmise, entre vifs à cause de
mort.

Les droits extrapatrimoniaux

• Les droits extrapatrimoniaux sont les droits non soumis à une évaluation pécuniaire.

* Les droits politiques: droits de vote, éligibilité…

* Les droits liés à la personne: droit au respect,

Droit à l’image, honneur, …)

Classification des obligations

Classification selon leur nature


L’obligation morale est celle qui relève de la conscience individuelle et dont l’exécution forcée ne
peut être obtenue devant les tribunaux.

L'obligation civile est un lien de droit unissant deux personnes et en vertu duquel l'une (le créancier)
est en droit d'exiger quelque chose de l'autre personne (le débiteur).les obligations civiles sont
juridiquement contraignantes et sont soumis à un exécution forcée.

Classification selon la source de l’obligation

A- Classification légale

Il y a 5 sources aux obligations, une source conventionnelle : le contrat, les sources non
conventionnelles, le quasi contrat (un fait licite qui s’apparente au contrat mais qui s’impose
au débiteur en dehors de sa volonté), le délit (un fait intentionnel et illicite engageant la
responsabilité civile de son auteur) et le quasi délit (un fait illicite mais non intentionnel
comme imprudence ou négligence engageant la responsabilité de son auteur) et enfin la loi
qui fait naître des obligations en dehors de toute volonté privée comme l’obligation
alimentaire, l’obligation du tuteur.

B – Classification doctrinale : moderne

Selon la classification moderne, on distingue entre les actes et faits juridiques.

ACTE JURIDIQUE (Obligation volontaire)

Une manifestation de volonté Une manifestation de volonté destinées à produire des effets
de droit. Il peut être conventionnel (contrat) Ou Unilatéral (acte unilatéral)

FAIT JURIDIQUE (Obligation non-volontaire)

Les faits juridiques sont définis comme « des évènements qui produisent des effets de droit:
Quasi-contrat ; Délit ; Quasi-délit.

Classification selon l’objet de l’obligation

On distingue, les obligations de faire, ne pas faire ou donner (transférer un droit réel,
notamment la propriété d’une chose):

Les obligations de donner ont pour objet le transfert de propriété d'une chose ;

Les obligations de faire imposent au débiteur d'accomplir un acte positif .Autrement dit,
elles ont pour conséquence un engagement du débiteur à accomplir une prestation pour le
créancier.

Les obligations de ne pas faire imposent au débiteur de ne pas accomplir un acte négatif.
autrement dit le débiteur s’engage à s’abstenir de faire quelque chose, c'est le cas par
exemple des clauses de non-concurrence.

Classification selon l’effet escompté


A – L’obligation de résultat

Dans l’obligation de résultat le débiteur est tenu d'obtenir un résultat déterminé et le simple
fait que ce résultat n'ait pas été atteint montre que l'obligation n'a pas été exécutée.

B – L’obligation de moyen

Dans l’obligation de moyen, le débiteur n'est tenu que d'employer les meilleurs moyens
possibles, en vue d'obtenir tel résultat, mais sans pouvoir de le garantir

1 : Histoire et sources du droit des obligations

• A – Avant le protectorat

Dans cette période le droit des obligations été se base sur deux sources principales qui sont :
* Droit coutumier : coutumes et pratiques commerciales locales de chaque région ou tribus
*Droit musulman des contrats Fiqh Al Mouamalat ,Doctrine Malikite

B – La période coloniale

• Sur le plan politique : le traité du protectorat (1912).

Sur le plan juridique :

• mettre Des tribunaux modernes afin de remplacer notamment les tribunaux consulaire.

• Elaboration d’une série de codes applicables dans ces

Tribunaux, Parmi ces codes le Dahir du 12 Aout 1913

Formant code des obligations et contrats (D.O.C)

2. Caractéristiques du D.O.C

D.O.C se caractérise par Influence du droit français et d’autres législations européennes

• Droit français : la mise en œuvre des concepts, les catégories et les classifications du droit
français.

• Code Allemand : Code de 1896 ; engagement unilatéral, et l’interprétation du contrat

• Code suisse : 1911.

• La place du droit musulman

C– Le Maroc indépendant

Cette période se caractérise par :

• Une situation dualiste : tribunaux traditionnel/ tribunaux modernes


• Loi d’unification (1965) des tribunaux et du droit.

• Réforme en 2007 relative à l’échange électronique de données juridiques.

2 : Evolution et importance du droit des obligations

• A – Evolution sous l’influence des facteurs économiques et sociaux

• Economie du marché et droit de la concurrence

• Protection de la partie faible et Droit de la consommation

• B – Importance de la matière

• Importance théorique

• Le droit des obligations constitue « le domaine principal de la logique juridique ».

• Le droit des obligations est à la fois la branche du

Droit la plus abstraite et la plus importante.

• Au niveau technique

Le droit des obligations est considéré comme Les mathématiques juridiques : des modes de
raisonnement abstraits …

• Les obligations non volontaires: Fait juridique


• Les obligations volontaires: Acte juridique :
► Le contrat ► est la source principale des obligations volontaires

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