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Soudage des alliages d’acier  

:
1-. Évolution des aciers en fonction des exigences relatives à la
soudabilité :
La problématique est que dans la construction soudée la phrase suivante « le carbone est
l'ennemi du soudeur » apparaît dans la littérature technique comme un adage, en effet, la
fragilisation due à la surchauffe ou l'hydrogène motive la fissuration à froid sont les
problèmes de soudabilité, ces derniers s'amplifient lorsque la teneur en carbone de l'acier
augmente c'est-à-dire, lorsque la limite d'élasticité et la résistance du produit concerné
s'élèvent, le rapport résistance / teneur en carbone / soudabilité est inéluctable.

Et si on se fie à ce qu'indique le diagramme fer-carbone pour un même état, qui est


généralement l'état recuit, une augmentation de la résistance est obtenu au prix d'une
élévation de la teneur en carbone donc d'une aggravation des problèmes de soudabilité .

Vu le développement de la construction soudée cela impliqué des spécifications de plus en


plus exigeantes concernant la résistance et la ductilité, il a fallu rechercher des solutions
compatibles avec les spécifications et les caractéristiques de soudabilité. D'où une évolution
concernant d'une part la composition chimique et d'autre part l'état de livraison des
produits les solutions proposées s'inspirant de l'une de ces voies ou des deux.

2-1 Les procédés :


Qu'il s'agisse de souder de l'aluminum , cuivre,
acier, inox, zinc, or, fonte ou plastique, chaque métal nécessite un mode de
soudure selon sa structure et selon l'épaisseur des pièces à souder.

3-1 Comment souder l'acier ?


2-le pré chauffage :
En soudage, le préchauffage consiste à chauffer le métal de base entourant le joint de
soudure, à une température souhaitée spécifique, appelée température de préchauffage,
avant le soudage. Le chauffage peut être poursuivi pendant le processus de soudage, mais
fréquemment la chaleur du soudage est suffisante pour maintenir la température souhaitée
sans que la source de chaleur externe ne se prolonge. Normalement, un entretien de
préchauffage, c’est-à-dire un préchauffage tout au long du soudage, est nécessaire pour les
matériaux plus exotiques tels que les aciers Cr-Mo, les aciers HSLA, etc.

2-1 Pourquoi préchauffer :


1. il abaisse la vitesse de refroidissement dans le métal fondu et le métal de base,
produisant une structure métallurgique plus ductile avec une plus grande résistance
à la fissuration

2. la vitesse de refroidissement plus lente permet à tout hydrogène éventuellement


présent de se diffuser de manière inoffensive sans provoquer de fissuration

3. il réduit les contraintes de retrait dans la soudure et le métal de base adjacent, ce


qui est particulièrement important dans les joints fortement contraints et

4. il élève certains aciers au-dessus de la température à laquelle une rupture fragile se


produirait dans la fabrication. De plus, le préchauffage peut être utilisé pour garantir
des propriétés mécaniques spécifiques, telles que la résistance à l’entaille.

2-2 La température de préchauffage :


Dépend de plusieurs paramètres dont:
la présence de certains éléments d'alliages en plus du carbone

 l'épaisseur des pièces à souder

 le type d'acier - le procédé de soudage

 le traitement thermique éventuel

 le produit d'apport
Méthode Séférian :
Il existe plusieurs méthodes pour évaluer les températures de préchauffage avant soudage.
Ceci dépend notamment des nuances d'aciers et des procédés à mettre en œuvre. On peut
utiliser une méthode qui permet d'estimer la nécessité du préchauffage et sa température,
le cas échéant. Cette méthode s'appelle la méthode de Séférian.

Cette méthode s'effectue en 3 étapes:

Calcul du carbone équivalent (Ceq)

 Calcul du carbone équivalent compensé (Ceq.C)

 Calcul de la température de préchauffage.

Pour calculer le Carbone Equivalent, on peut utiliser cette formule qui fait intervenir le
carbone, le manganèse, le silicium, le chrome, le molybdène, le vanadium, le nickel et le
cuivre. On trouve parfois aussi le phosphore dans certaines formules. Dans notre cas, la
formule est celle établie par l'IIS (Institut International de soudure).

Si Ceq ≤ 0.40 : l'acier est parfaitement soudable à température ambiante.

 Si 0,45 ≤ Ceq ≤ 0.60 : l'acier est moyennement soudable, un préchauffage de 100 à 400 °C
sera nécessaire.

Si Ceq> 0,6 : l'acier est difficilement soudable ; préchauffage, électrodes spéciales,
traitements thermiques.

 Si Ceq > 0,7 acier non soudable .

Ensuite, on calcule le carbone équivalent compensé qui prend en compte les épaisseurs des
pièces à souder.

Puis pour terminer, on évalue la température de préchauffage.

Le diagramme de Séférian permet aussi de déterminer par lecture les températures de


préchauffage:
Méthode de BWRA :
On peut aussi calculer la température de préchauffage avec la méthode BWRA (British
Welding Research Association). Cette méthode est adaptée au soudage à l’électrode
enrobée.
Cette méthode permet de calculer aussi la température de préchauffage, précise, elle prend
en compte:

 l’indice de sévérité thermique

 l’indice de soudabilité

 le diamètre des éléctrodes.

Il faut commencer par déterminer TSN (Thermic Severity Number) qui prend en compte la
géométrie et l’épaisseur de l’assemblage. Il faut diviser par 6 la somme des épaisseurs qui
dépend des chemins de dispersion de la chaleur. Par exemple dans le cas d’un assemblage
en T, il y’aura 3 chemins de dispersions, donc on aura l’équivalent de 3 épaisseurs.
Donc, si on soude une tôle de 4 mm sur une tôle de 6 mm, on aura (6+6+4)/6 = 2,67
Le tableau suivant donne quelques exemples :

Ensuite, on doit déterminer l‘indice de soudabilité, qui est fonction du pourcentage


en Ceq de l’acier à souder et du type d’électrodes choisies. Le pourcentage du Céq
de l’acier est calculé grâce à la formule:

En fonction du résultat trouvé, on pourra dire quel est l’indice de soudabilité.


Puis grâce à un nouveau tableau, on utilise l’indice de sévérité thermique, puis l’indice de
soudabilité et le diamètre de l’électrode qui sera utilisé, pour déterminer la température
minimale à laquelle on devra souder
Conclusion :

1-la meilleure méthode pour calculer le prechauffage dans le


soudage :
La méthode séférien permet d’estimer la nécessité du préchauffage  , la méthode BWRA
Cette méthode permet de calculer aussi la température de préchauffage, précise .

danc la méthode de BWRA est la plus précise

2-comparaison entre les alliages d’acier au autre alliage dans la


soudure :
Les aciers non alliés à faible teneur en carbone, type S ou E, ont une bonne soudabilité.
Même remarque pour les aciers inoxydables à condition que le pourcentage de carbone
(% C) reste inférieur à 0,05 %.

Les alliages sans durcissement structural (aluminium pur, Al + Mg, Al + Mn, Al + Si) ont une
bonne soudabilité (TIG, MIG, plasma) avec un métal d'apport compatible.

Les alliages à durcissement structural (Al + Mg + Si, Al + Cu, Al + Zn + Mg) sont un peu plus
difficiles à souder (MIG) et nécessitent plus de précautions.

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