Vous êtes sur la page 1sur 34

Sommaire de la séquence 10

t Séance 1
« Lorsque naît la poésie » : entrer dans le monde poétique
Raymond Queneau, « Pour un art poétique », in Le chien à la mandoline

t Séance 2 
Quand les mots chantent : la musique des mots
Max Jacob, « Avenue du Maine »
in œuvres burlesques et mystiques de Frère Matorel

t Séance 3
La poésie, sensations et sentiments (1) : quand le poète exprime des sentiments opposés
Louise Labé, « Je vis je meurs », in Sonnets, VIII, 1555
Figures de style : métaphore, hyperbole, antithèse
Vocabulaire des sensations et sentiments

t Séance 4
La poésie, sensations et sentiments (2) : la technique poétique au service de l’expression de soi
Louise Labé, « Je vis je meurs », in Sonnets, VIII, 1555
Première approche d’une forme fixe, le sonnet
Éléments de versification : strophes, syllabes, mètres

t Séance 5
Le pouvoir des images
Victor Hugo, « Mes vers fuiraient, doux et frêles », in Les Contemplations, livre II, 1856
Comparaisons et métaphores

t Séance 6
Des sons pour des émotions
Paul Verlaine, « Il pleure dans mon cœur », in Romances sans paroles, 1874
Versification, sonorités, jeux de langage…

t Séance 7
Atelier poétique : jouons avec les lettres, les sons, la disposition des vers

t Séance 8
Je m’évalue

Ce cours est la propriété du Cned. Les images et textes intégrés à ce cours sont la propriété de leurs auteurs et/ou ayants droit
respectifs. Tous ces éléments font l’objet d’une protection par les dispositions du code français de la propriété intellectuelle ainsi que
par les conventions internationales en vigueur. Ces contenus ne peuvent être utilisés qu’à des fins strictement personnelles. Toute
reproduction, utilisation collective à quelque titre que ce soit, tout usage commercial, ou toute mise à disposition de tiers d’un cours
ou d’une œuvre intégrée à ceux-ci sont strictement interdits.
©Cned-2009

© Cned – Académie en ligne


séance 1 — Séquence 10

Dans cette séquence, tu vas entrer dans un univers à la fois familier et inattendu : la poésie. Voici
que sous la plume des poètes, les mots de tous les jours, notre monde familier, ce qu’on voit, ce
qu’on ressent, tout cela prend un sens nouveau. Les mots s’attirent, se heurtent ou se répondent,
se mélangent, se marient ou s’affrontent, soulevant alors des images inédites, et ainsi une nouvelle
façon de voir et de ressentir le monde et les êtres.
Es-tu prêt/e à entrer dans cette ronde des mots, qui mêle la fantaisie et la profondeur, la technique
et la liberté ?

Séance 1
« Lorsque naît la poésie » : entrer dans le monde poétique
Prends ton cahier de français. Sur une nouvelle page, écris en rouge : Séquence 10, et souligne-
le ; en dessous, écris le titre de cette séquence : La poésie, jeux de langage et émotions, et
souligne-le. Puis écris en rouge le numéro et le titre de cette séance 1.

A Première lecture du poème

Lis attentivement le texte suivant.

10

Raymond Queneau, « Pour un art poétique », recueilli in


L’instant fatal, ou Le chien à la mandoline © Gallimard, 1966

« Tous les droits d’auteur de ce texte sont réservés. Toute utilisation de celui-ci autre que la
consultation individuelle et privée, sauf autorisation, est interdite. » www.gallimard.fr

© Cned, Français 6e, — 155

© Cned – Académie en ligne


Séquence 10 — séance 1

1- Quelle est ta première impression à la lecture de ce poème ?


Coche deux réponses au minimum.
® Je suis sensible à l’effet de surprise
® Je suis sensible à une certaine douceur
® Je ne suis pas sensible au poème
® Je trouve intéressant cette « méthode » pour la poésie
® Je suis sensible à l’humour du poème
® Je trouve le poème simple
® Je trouve le poème compliqué
2- Quel est le sujet (le thème) principal du poème ?
Entoure la bonne réponse.

lire la poésie écrire la poésie comprendre la poésie


3- À quels indices vois-tu qu’il s’agit d’un poème ? Donne au moins deux indices, en
rédigeant une phrase complète sur ton cahier.

Vérifie tes réponses dans le corrigé.

B L’art poétique de Queneau


1- Le choix des mots
a) Surligne , dans le poème, ce qui semble être deux « fautes » de français, puis complète
l’encadré suivant :

Raymond Queneau aime jouer avec les mots, les déformer. Ainsi, il utilise
l’expression « ………………………….………….. » au lieu de l’expression correcte
« …………………………………………. ».
On peut également relever le mot « ……………………………………….. » au lieu du
groupe de mots correct « ……………… ……………… ».

b) À ton avis, pour quelles raisons le poète a-t-il introduit ces erreurs dans le poème ?
Pour répondre, lis les propositions de la première colonne et place une croix dans la
colonne « vrai » ou « faux ».

Propositions vrai faux


Le poète a plaisir à surprendre son lecteur.
Le poète ne maîtrise pas bien l’orthographe.
Les expressions rappellent un peu l’enfance.
Le poète doit couper certains mots pour créer des rimes.
Le lecteur sourit et se sent proche du poète.

c) « Faut ensuite rechercher le thème / pour intituler le poème » (vers 6-7) :


Ë Retrouve la formation du verbe « intituler », en le décomposant selon son radical, son
préfixe et son suffixe.

156 — © Cned, Français 6e,

© Cned – Académie en ligne


séance 1 — Séquence 10

Ë Déduis-en le sens du verbe et propose une définition. Puis tu confronteras ta réponse à la


définition du dictionnaire.

Tu as trouvé, n’est-ce pas ? Vérifie tout de même tes réponses dans le corrigé.

2- Sons et sens

a) Observe bien la fin de chaque ligne et place ci-dessous, entre guillemets (comme dans
l’exemple donné), les mots qui ont les mêmes sonorités : ce sont les rimes.

« choisis » / « poésie »

…………………………………/…………………………………………

…………………………………/…………………………………………

…………………………………/…………………………………………

…………………………………/…………………………………………

…………………………………/…………………………………………

b) Observe ces « couples » de mots et surligne ceux qui sont répétés. Que constates-tu ?
Pour répondre, complète la phrase suivante.

Chaque couple de mots associe le mot « ………………… » ou « …………………… »

à une c…………………………………………………………………………………………

c) À partir des expressions associées au poème ou à la poésie, tu es désormais capable


de déduire la définition de la poésie, selon Queneau. Complète le texte ci-dessous :

Ë en trouvant les deux mots à trous.

Ë en plaçant au bon endroit les citations du poème de Queneau : « dire », « thèmes »,


« on pleure, on rit », « extrême ».

Comme le suggère le mot « aimer », la poésie est une façon d’exprimer des
S_ _ T_ M _ _ _ _, mais aussi des émotions variées (« …………………………… »).
Pour développer ces sentiments et émotions, le poète explore en profondeur
(« …………..……….. ») des sujets variés (« ………………….. ») : la nature, l’amour, la
femme, le voyage, l’enfance, etc.
Si la poésie est une façon de ressentir le monde, elle peut également être un J _ _ avec
les mots (« rire »), qui met en valeur les sonorités, la dimension orale de la parole
(« ……………. »)

Vérifie tes réponses dans le corrigé. Puis lis et mémorise le « Je retiens » suivant.

© Cned, Français 6e, — 157

© Cned – Académie en ligne


Séquence 10 — séance 1

j e retiens
Comment reconnaît-on un poème ?
• En général, on reconnaît un poème au premier coup d’œil, en raison de sa mise en espace
(sa disposition dans la page) :
Ë chaque vers est marqué par un passage à la ligne, et commence le plus souvent par une
majuscule.
Ë une strophe est un groupe de vers isolé par deux blancs ; une strophe de deux vers
s’appelle un distique, une strophe de trois vers un tercet, une strophe de quatre vers un
quatrain.
Ë il peut y avoir des rimes (sons qui se font écho en fin de vers).
• Le mot « poésie » vient du verbe grec « poieïn », qui signifie « fabriquer », « créer ». Le
nom poiêsis désigne, en grec, tout type de création : manuelle, intellectuelle ou artistique.
Le poète est celui qui assemble les mots de façon à évoquer des sentiments, à faire naître
des émotions.
• La poésie utilise les mots de tous les jours, mais le poète possède l’art de les disposer, de
jouer avec leurs sens et leurs sonorités pour créer un poème.
• Un « art poétique » est une œuvre ou un poème, en vers ou en prose, qui définit les
principes poétiques de l’auteur.

158 — © Cned, Français 6e,

© Cned – Académie en ligne


séance 2 — Séquence 10

Séance 2
Quand les mots chantent : la musique des mots

Prends ton cahier de français. Sur une nouvelle page, écris en rouge : Séance 2 ; en dessous, écris le
titre de cette séance.

Tu as abordé la poésie avec Raymond Queneau, sous l’angle de l’humour et de la fantaisie. Cette
dimension est en effet très importante chez les poètes du XXe siècle, qui ont considéré la poésie
comme un espace de jeu et d’expérimentation. Ce principe de fantaisie est porté à son comble dans
le texte ci-dessous, écrit par un autre très grand poète moderne, Max Jacob.

A Entrons dans la ronde

Lis attentivement le texte suivant.


Avenue du Maine

Les manèges déménagent.


Manège, ménageries1, où ?… et pour quels voyages ?
Moi qui suis en ménage
Depuis… ah ! il y a bel âge !
5 De vous goûter, manèges,
Je n’ai plus … que n’ai–je ?…
L’âge.
Les manèges déménagent.
Ménager manager
10 De l’avenue du Maine
Qui ton manège mène
Pour mener ton ménage !
Ménage ton ménage
Manège ton manège.
15 Ménage ton manège.
Manège ton ménage.
Mets des ménagements
Au déménagement.
Les manèges déménagent,
20 Ah ! vers quels mirages ?
Dites pour quels voyages
Les manèges déménagent.

Max Jacob, « Avenue du Maine », Œuvres burlesques et mystiques de Frère Matorel, Gallimard, 1912
« Tous les droits d’auteur de ce texte sont réservés. Toute utilisation de celui-ci autre que
la consultation individuelle et privée, sauf autorisation, est interdite. » www.gallimard.fr

1. Ménagerie : lieu où sont rassemblés des animaux rares, soit pour l’étude, soit pour la présentation au public. Le
mot désigne également ces animaux eux-mêmes.

© Cned, Français 6e, — 159

© Cned – Académie en ligne


Séquence 10 — séance 2

1- Selon toi, sur quel principe majeur ce poème repose-t-il ?


Coche la bonne réponse.
Ce poème repose principalement sur :
® les rimes
® les émotions
® les répétitions
2- À quels adjectifs associerais-tu ce poème ?
Barre les adjectifs qui ne conviennent pas.

Vérifie tes réponses dans le corrigé.


3- Quels éléments du poème te permettent de justifier ta réponse précédente ?
Pour répondre, complète le résumé suivant en :
a) complétant la première partie de chaque phrase, avec l’un des trois adjectifs que tu as
choisis ci-dessus.
b) sélectionnant, parmi les propositions ci-dessous, un ou plusieurs mots pour compléter
la seconde partie de chaque phrase. Attention, certains mots ne conviennent pas !
le vocabulaire – la ponctuation – les sentiments – les reprises sonores – les rimes – les
comparaisons – le rythme – le thème
c) proposant, pour chaque phrase, un exemple tiré du poème de Max Jacob.

Ë Le poème est ……………… et ………………… notamment en raison de la


………………………………………… et des …………………………………………. qui créent un
rythme tourbillonnant… comme dans un manège, justement !
Exemple de reprise sonore ou de ponctuation expressive : …………………………..…………...…
………………………………………...................................................................................…
Ë Le poème est ………………………………… également en raison du …………..............….
……………… utilisé : chaque mot semble en appeler un autre, par les sons et par le sens.
Exemple : …………………….................………………………………………….………………..……

Vérifie tes réponses dans le corrigé.

160 — © Cned, Français 6e,

© Cned – Académie en ligne


séance 2 — Séquence 10

B La musicalité du poème

Munis-toi de deux surligneurs et lis attentivement les extraits ci-après.

1- Surligne en jaune les voyelles qui sont répétées de façon significative.

2- Surligne en bleu les consonnes qui sont répétées de façon significative.


Les manèges déménagent.
Manège, ménageries,
(…)
De vous goûter, manèges,
Je n’ai plus … que n’ai-je ?…
L’âge.
(…)
Mets des ménagements
Au déménagement.
Vérifie tes réponses dans le corrigé.

3- Maintenant, complète les phrases ci-dessous. Comme tu le vois, les sons s’écrivent entre
crochets.

- Les répétitions sonores de voyelles concernent essentiellement les sons [….] et [….]. La
répétition d’un son voyelle s’appelle une assonance.

- Les répétitions sonores de consonnes concernent essentiellement les sons [….] et [….]. La
répétition d’un son consonne s’appelle une allitération.

4- Dans la conclusion ci-dessous, barre la mauvaise réponse :

L’effet tourbillonnant est créé par le fait que ces sons sont répétés toujours dans le même
ordre / dans le désordre.

Vérifie tes réponses dans le corrigé.

5- La fin des vers

a) Observe les sons que tu as surlignés puis relis ton poème en entier. Place une croix
dans le tableau, selon que les propositions sont vraies ou fausses.

Propositions vrai faux


Ces sons se trouvent seulement en fin de vers.
Ils sont seulement au milieu du vers.
Ils sont à la fois en milieu et en fin de vers.
Certains vers n’ont pas de répétitions sonores.
Tous les vers sans exception jouent avec les sons.

Vérifie tes réponses dans le corrigé.

© Cned, Français 6e, — 161

© Cned – Académie en ligne


Séquence 10 — séance 2

b) La répétition d’un son identique en fin de vers s’appelle une rime. La rime est plus ou
moins riche, selon le nombre de sons communs. Relève sur ton cahier :
1/ un exemple de rime avec un seul son commun.
2/ un exemple de rime avec deux sons communs.
3/ un exemple de rime avec un trois sons communs.
4/ un exemple de rime avec plus de trois sons communs.

Vérifie tes réponses dans le corrigé.


c) Lis le poème à haute voix, en essayant de mettre en valeur les rimes. Ont-elles le plus
souvent :
® un son commun ?
® deux sons communs ?
® trois sons communs ?
® plus de trois sons communs ?
d) Cherche l’intrus !
Relis attentivement les fins de vers. Puis réponds aux questions, en rédigeant, sur ton
cahier, des phrases complètes et en citant, si besoin, le texte entre guillemets.
Ë Un vers ne rime avec aucun autre : lequel ?
Ë Peut-on dire cependant que ce vers ne contient pas d’effet sonore ?

Vérifie tes réponses dans le corrigé.

C Vocabulaire
1- Souligne les quatre verbes qui ont un radical commun.
2- Emploie ces verbes dans quatre phrases, pour faire comprendre leurs sens différents.

Vérifie tes réponses dans le corrigé.


3- Tu as observé combien les sonorités jouaient un rôle important dans le vertige suscité par
le poème. Selon toi, s’agit-il d’une poésie qui se veut essentiellement « sonore » ou les
vers ont-ils aussi un sens ? Pour répondre :
Ë relis le poème et plus particulièrement les vers 1 à 7.
Ë puis surligne les deux bonnes réponses dans les propositions suivantes :
- Le départ des manèges rend le poète heureux car il peut les suivre.
- Le départ des manèges rend le poète nostalgique de son enfance.
- Les manèges sont remplacés par une ménagerie.
- Le poète essaie d’oublier sa mélancolie par la fantaisie.
- Le poète est en âge de partir en voyage.

162 — © Cned, Français 6e,

© Cned – Académie en ligne


séance 2 — Séquence 10

Après avoir vérifié tes réponses dans le corrigé, lis et mémorise le « Je retiens » suivant.

j e retiens
La musicalité du poème
La musicalité d’un poème s’appuie sur le rythme et les sonorités.
• Le rythme est indiqué par la ponctuation et par les syllabes prononcées.

une syllabe est un son ou un groupe
de sons qu’on prononce par une seule émission de voix.
Ex : dé-mé-na-ge-ment : 5 syllabes
• Les sonorités, à l’intérieur du poème peuvent se répondre :
Ë à l’intérieur d’un texte, la répétition d’un son voyelle s’appelle une assonance.
Ë la répétition d’un son consonne s’appelle une allitération.
Ë les rimes sont des sonorités qui se font écho à la fin des vers.
Le poète peut porter un regard amusé sur le monde, en jouant avec le langage : jeux sur
les mots, création de mots, énumération, jeu sur les sonorités. Le langage devient alors
un espace de jeu, d’humour et de fantaisie.

© Cned, Français 6e, — 163

© Cned – Académie en ligne


Séquence 10 — séance 3

Séance 3
La poésie, sensations et sentiments (1) :
quand le poète exprime des sentiments opposés
Prends ton cahier de français. Sur une nouvelle page, écris en rouge : Séance 3 ; en dessous, écris le
titre de cette séance.

Dans cette séance, tu vas remonter le temps et découvrir une poésie complètement différente
de celle des deux poètes modernes que tu as étudiés jusque là. Tu vas rencontrer Louise Labé,
l’une des poétesses françaises les plus célèbres. Elle a vécu au XVIe siècle, appelé le siècle de la
Renaissance, qui est une époque très faste pour la poésie. Pour Louise Labé, la poésie est un moyen
privilégié d’exprimer ses sentiments, ses tourments, ses espoirs.

A Sentiments et tourments
Lis attentivement le texte suivant. Tu peux en écouter la lecture à la piste n° 11 de ton CD.
1 Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J’ai chaud extrême en endurant froidure1 :
La vie2 m’est et trop molle et trop dure.
J’ai grands ennuis entremêlés de joie.

5 Tout à un coup je ris et je larmoie,


Et en plaisir maint grief3 tourment j’endure ;
Mon bien4 s’en va, et à jamais il dure ;
Tout en un coup je sèche et je verdoie.

Ainsi Amour inconstamment me mène ;


10 Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.

Puis, quand je crois ma joie être certaine,


Et être au haut de mon désiré heur5,
Il me remet en mon premier malheur.
Louise Labé, Sonnets, VIII, 1555

1. froidure : un grand froid


2. vie : prononcer « vi-e », en deux syllabes
3. grief tourment : un grave tourment ; prononcer « gref », en une seule syllabe
4. bien : bonheur, bien-être
5. heur : bonheur

1- a) Quel sentiment est exprimé dans ce poème ?


b) Encadre le mot qui justifie ta réponse.

164 — © Cned, Français 6e,

© Cned – Académie en ligne


séance 3 — Séquence 10

c) Comment expliques-tu la présence d’une majuscule au vers 9 ? Saurais-tu reconnaître


cette figure de style ?

Coup de pouce : tu l’as déjà croisée souvent dans les séquences, et plus récemment dans les Fables
de la Fontaine.

Vérifie tes réponses dans le corrigé.


2- a) Relis la première strophe et surligne quatre expressions qui évoquent des sensations,
liées au corps.
b) Complète la proposition suivante :
Sachant que les sensations peuvent être notamment visuelles (perçues par
la ……………), auditives (perçues par l’……..………) ou encore tactiles (perçues par
le ………...……), celles évoquées dans le poème de Louise Labé sont ………………….

Vérifie tes réponses dans le corrigé.


3- a) Relis cette fois le poème en entier et relève au moins quatre citations exprimant des
sentiments contraires.
b) En français actuel, quels déterminants mettrait-on devant « grands ennuis » (v. 4) et
« Amour » (v. 9) ?

Vérifie tes réponses dans le corrigé, puis lis et mémorise le « Je retiens » suivant.

j e retiens Sensations et sentiments


• Les sensations sont perçues par le corps :
Ë celles perçues par la vue sont dites visuelles
Ë les sensations perçues par l’ouïe sont dites auditives
Ë celles qui sont produites par le toucher s’appellent tactiles
• Les sentiments sont des émotions ressenties intérieurement. Dans un poème, les
sensations et les sentiments souvent se mélangent et se répondent.

4- Toutes les classes de mots sont concernées, dans le poème, par ce jeu des contraires !
Relis attentivement le poème et place, dans le tableau, les mots qui s’opposent.
a) Quand ces mots sont des verbes, inscris-les dans la première colonne.
b) Quand ces mots sont des noms, inscris-les dans la colonne centrale.
c) Quand ces mots sont des adjectifs, inscris-les dans la dernière colonne.

Pour t’aider, certains mots figurent déjà dans le tableau.

verbes de sens noms de sens contraire adjectifs de sens contraire


contraire
vis / meurs ..................../.................... ..................../....................
................./................. ..................../....................
................./................. ..................../....................
................./................. heur / malheur
................./.................

© Cned, Français 6e, — 165

© Cned – Académie en ligne


Séquence 10 — séance 3

Vérifie tes réponses dans le corrigé.

5- a) Observe bien le tableau de la question précédente et surligne :

Ë en vert, les mots qui évoquent les saisons.

Ë en jaune, les mots qui évoquent certains des quatre éléments (eau, air, feu, terre).

b) Dans la phrase suivante, barre les mauvaises réponses parmi les propositions en
italique.

Louise Labé utilise dans son poème des comparaisons / métaphores pour nous faire
partager ses sentiments. Ces images créent un effet d’hyperbole / de personnification.
Ainsi, en passant du particulier au général, la poétesse transpose une expérience
personnelle en expérience universelle / professionnelle, que tout lecteur peut ressentir.

Vérifie tes réponses dans le corrigé.

6- a) Sais-tu comment s’appelle cette figure de style (ou procédé littéraire) qui joue sur les
contraires ? Observe bien les préfixes des mots ci-dessous et souligne le nom de la
figure de style parmi les quatre propositions.

La figure de style qui joue sur le sens contraire des mots s’appelle :

une comparaison / une hyperbole / une antithèse / un superlatif

Vérifie ta réponse dans le corrigé.

b) Trouve au moins deux adjectifs et deux noms qui sont formés avec le même préfixe
que le nom de cette figure de style. Tu peux, bien sûr, t’aider du dictionnaire.

Vérifie tes réponses dans le corrigé, puis lis et mémorise le « Je retiens » suivant.

j e retiens
L’antithèse
L’antithèse est une figure de style, un procédé littéraire, qui consiste à opposer deux
expressions, deux pensées, que l’on rapproche pour en faire mieux ressortir le contraste.
Toutes les classes grammaticales sont concernées par l’antithèse :
les verbes Ë ex : je vis, je meurs les noms Ë ex : joie / tristesse
les adjectifs Ë ex : molle / dure les adverbes Ë ex : loin / près

166 — © Cned, Français 6e,

© Cned – Académie en ligne


séance 3 — Séquence 10

B Vocabulaire : exprimer la joie et la tristesse


1- Classe les mots suivants dans le tableau, selon qu’ils expriment une émotion positive ou
négative. Bien sûr, quand tu ne connais pas le sens d’un mot, n’hésite pas à consulter le
dictionnaire.
enthousiasme tristesse liesse
mélancolie joie crainte
bonheur désespoir satisfaction
désarroi exaltation abattement
émotion positive émotion négative

Vérifie tes réponses dans le corrigé.


2- Dans la liste ci-dessus, choisis les deux mots que tu utilises le moins souvent et, après
avoir vérifié leur sens dans le dictionnaire, emploie-les chacun dans une phrase de ton
choix.
Attention à l’orthographe de certains mots !
3- Les expressions imagées
Le froid et le chaud servent souvent à exprimer des réactions liées à des émotions. Afin
d’enrichir encore ton vocabulaire, ce qui t’aidera en lecture et en rédaction, associe
chacune des expressions de la liste A, à sa définition en liste B.

Liste A : expressions Liste B : définitions


1. Conserver la tête froide a. Laisser indifférent.
2. Donner des sueurs froides. b. Garder son calme.
3. Rester froid. c. Avoir un tempérament coléreux.
4. Avoir le sang chaud. d. Angoisser, inquiéter fortement.
5. Ne faire ni chaud ni froid. e. Rester insensible.
Facile, n’est-ce pas ? Confronte tout de même tes réponses à celles du corrigé.

C Réécriture
Réécris, sur ton cahier, la strophe suivante, en la transposant à l’imparfait, ainsi qu’en
remplaçant « la vie » par « mon destin » et « ennuis » par « peines ». Tu feras toutes les
modifications nécessaires.
« Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J’ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m’est et trop molle et trop dure.
J’ai grands ennuis entremêlés de joie. »

Vérifie tes réponses dans le corrigé.

© Cned, Français 6e, — 167

© Cned – Académie en ligne


Séquence 10 — séance 4

Séance 4
La poésie, sensations et sentiments (2) :
La technique poétique au service de l’expression de soi

Prends ton cahier de français. Sur une nouvelle page, écris en rouge le numéro et le titre de cette
séance 4.

Cette séance constitue le second volet de l’étude du poème de Louise Labé, qui est particulièrement
riche. Dans un premier temps, tu as pu observer comment les tourments de la jeune femme
amoureuse étaient exprimés par la poétesse. L’antithèse constitue le principe général, le fil rouge
du poème : elle permet à la fois de montrer les tourments de l’amour et de mettre en valeur les
contrastes de ce sentiment à la fois personnel et universel. Mais as-tu également été sensible au
rythme du poème, au nombre de strophes, à la régularité des vers ? Tu vas maintenant découvrir
combien, dans un poème, la maîtrise technique peut être au service de l’expression des sentiments.

Réécoute attentivement le poème de Louise Labé de la séance précédente, à la piste n° 11 de ton


CD. Suis le poème des yeux en même temps.

A La construction du poème
1- De combien de strophes (groupe de vers séparés par des blancs) le poème est-il
composé ?

2- Ces strophes ont-elles toutes le même nombre de vers ? Justifie ta réponse en rédigeant
une phrase complète.

3- Sachant qu’une strophe de quatre vers s’appelle un quatrain, comment appelle-t-on une
strophe de trois vers ? Est-ce un… :
Appuie-toi sur l’étymologie et entoure la bonne réponse !
tiercé / tercet / tiers / triplé

Vérifie tes réponses dans le corrigé.


4- Quel est l’ordre des idées listées ci-après dans le poème ? Pour répondre, relie par une
flèche chaque strophe (colonne de gauche) au thème principal qui la constitue (colonne
de droite).

1re strophe • • les erreurs de l’amour quand on « pense »

2e strophe • • l’état psychologique

3e strophe • • les erreurs de l’amour quand on « croit »

4e strophe • • l’état physique

Vérifie tes réponses dans le corrigé.

168 — © Cned, Français 6e,

© Cned – Académie en ligne


séance 4 — Séquence 10

5- a) Quel est le vers qui constitue la charnière, l’articulation, entre d’une part les
sensations, de l’autre les sentiments ? Recopie-le entre guillemets sur ton cahier.
b) Où est-il situé dans l’ensemble du poème ? Pourquoi ?

Vérifie tes réponses dans le corrigé.

B Le rythme des vers


Souviens-toi, tu as appris, en séance 2, qu’une syllabe était un son ou un groupe de sons que l’on
prononce par une seule émission de voix. Après avoir bien réécouté la lecture du poème à la piste
n° 11 de ton CD, essaie de le lire toi-même, en détachant bien les syllabes. Tu constates que pour
certains vers, tu hésites à prononcer le -e situé à la fin de mots. En fait, il existe une règle très
simple ! Mais procédons par étapes !
1- Découpe les vers ci-dessous en mettant en valeur leurs syllabes, comme dans le modèle.
J’ai / grands / en / nuis / en / tre / mê / lés / de / joie.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

À ton tour !
Tout à un coup je ris et je larmoie
………………………………………
Mon bien s’en va, et à jamais il dure
……………………………………..…
Ainsi Amour inconstamment me mène
…………………………………………
Il me remet en mon premier malheur.
…………………………………………
Tu as réussi, n’est-ce pas ? Vérifie tout de même tes réponses dans le corrigé.
2- a) Que constates-tu concernant le nombre de syllabes ? Réponds en rédigeant une
phrase complète.
b) Sais-tu comment s’appelle ce type de vers ?
entoure la bonne réponse.
Coup de pouce : Appuie-toi sur l’étymologie pour répondre. Par exemple, un vers de huit syllabes
s’appelle un octosyllabe (octo=huit).
Un vers composé de dix syllabes s’appelle un hexasyllabe / décasyllabe / distique /
alexandrin.
Vérifie tes réponses dans le corrigé.
3- Passons maintenant à certains vers plus difficiles à découper. Tu sais, comme le suggère
la question précédente, que tous les vers doivent compter dix syllabes. Il va falloir que tu
dises si les -e en fin de mot comptent, ou non, pour une syllabe. Allons-y !
a) Observe bien le découpage du premier vers. Tous les -e de fin de mots sont surlignés .
(sauf pour « noie » que l’on n’entend pas).
Je/ vis/, je/ meurs/ ; je/ me /brû/le et /me /noie
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

© Cned, Français 6e, — 169

© Cned – Académie en ligne


Séquence 10 — séance 4

b) Dans quel mot le -e final n’est-il pas prononcé ?

Vérifie ta réponse dans le corrigé.

c) Pour chaque cas surligné, regarde la lettre qui suit le mot et encadre -la.

d) Ça y est, tu es prêt/e à déduire de ces manipulations la règle du -e final des mots !

Complète la phrase suivante :

Le -e est « muet » (il ne se prononce pas et ne compte pas comme s…………………..)


à la fin des vers ou quand il est suivi d’une autre ………………………….. (ou d’un -h
muet).

Vérifie tes réponses dans le corrigé.

4- Maintenant, entraîne-toi sur d’autres vers du poème.

a) Tout d’abord, identifie le -e muet dans chaque vers ci-dessous en le plaçant entre
parenthèses.

b) Puis procède au découpage du vers.

Coup de pouce : procède comme dans l’exemple suivant :


« J’ai chaud extrême en endurant froidure » :
« J’ai / chaud / ex / trê / m(e) en / en / du / rant / froi / dure »
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
« Tout en un coup je sèche et je verdoie
(…)
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine. »
Tu as réussi ? Bravo ! Vérifie tout de même tes réponses dans le corrigé.

5- Le rythme des décasyllabes

Le fait de savoir identifier le type de vers, le nombre de syllabes, te permet d’être plus sensible
au rythme du poème, à des effets de balancements, d’équilibre, de ruptures, d’échos, etc. Ainsi
l’alexandrin, vers de douze syllabes, est traditionnellement coupé en deux parties (que l’on appelle
des hémistiches) sur le modèle 6/6 : un modèle d’équilibre ! Mais la pratique a évolué au cours
des siècles et on trouve également des alexandrins rythmés en 4/4/4 et même en 3/3/3/3 !
L’effet produit n’est plus du tout le même, car le rythme s’en trouve très accéléré et l’harmonie est
brisée. Le plus souvent, les poètes accordent le rythme des vers aux sentiments qu’ils expriment. Ce
n’est pas la même chose de célébrer l’harmonie et les beautés de la nature ou bien de parler des
désordres de la passion amoureuse !

Étudions ce qui se passe dans le poème de Louise Labé, qui exprime les troubles de l’amour…

170 — © Cned, Français 6e,

© Cned – Académie en ligne


séance 4 — Séquence 10

a) Observe bien le premier vers : « Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ». En t’aidant


de la ponctuation et du sens de la phrase, essaie de déterminer où placer la coupe
rythmique, c’est-à-dire la pause de la voix, quand elle lit ce vers entier.
Raye les trois propositions fausses.
• « Je vis, je meurs ; je me brûle / et me noie ; »
• « Je vis, je meurs / ; je me brûle et me noie ; »
• « Je vis, / je meurs ; je me brûle et me noie ; »
• « Je vis, je meurs ; je / me brûle et me noie
b) Dans le premier vers du poème de Louise Labé, le rythme est donc :
Entoure la bonne réponse.
6 / 4 4 / 6 5 / 5 3/7

Vérifie tes réponses dans le corrigé.


c) Afin de déterminer si ce rythme est dominant dans le poème, essaie de trouver au
moins deux autres exemples de ce rythme.

Vérifie tes réponses dans le corrigé, puis lis et mémorise le « Je retiens » suivant.

j e retiens Forme fixe et vers régulier


• La forme d’un poème peut être « fixe », c’est-à-dire établie par la tradition, ou bien
« libre », c’est-à-dire inventée par le poète. Le sonnet est une forme fixe.
• Le sonnet a été inventé par les troubadours (les poètes itinérants, au Moyen Âge) ; son
nom signifiait « petite chanson ». Il se compose de 14 vers, répartis en deux quatrains
(strophe de quatre vers), et un groupe de six vers (sizain) présenté en deux tercets
(strophe de trois vers).
• Les vers sont généralement de dix syllabes (décasyllabes) ou de 12 syllabes
(alexandrins).
• Dans un vers régulier, le « e » se prononce devant une consonne ; il ne se prononce pas
devant une voyelle ni à la fin du vers.

C Les rimes
En plus de la longueur des vers, de leur coupe rythmique, une autre forme de virtuosité technique
permet de créer des effets d’harmonie ou de rupture : les rimes.

Lors des séances précédentes, tu as déjà observé et compris l’importance des sons dans un poème,
qui créent une musique et mettent en valeur le sens. Un sonnet contient des rimes, cela fait partie
des contraintes de cette forme fixe. Les effets produits par les rimes tiennent à deux principes :

Ë La richesse des rimes : pauvre, suffisante, ou riche (tu as abordé cette notion en séance 2).

Ë La disposition des rimes : ce sera l’objet de cette leçon.

© Cned, Français 6e, — 171

© Cned – Académie en ligne


Séquence 10 — séance 4

1- Observe les rimes des deux quatrains.

a) Note dans le tableau ci-dessous les mots qui riment ensemble.

Premier quatrain Deuxième quatrain


.............................................. ..............................................
.............................................. ..............................................
.............................................. ..............................................
.............................................. ..............................................

b) Combien de rimes identifies-tu dans chaque quatrain ?

Complète la phrase suivante.

Les deux quatrains sont construits de la même façon autour de …………… rimes : une
rime en « -………. » et une rime en « -………. ».

c) Ces rimes sont-elles pauvres, suffisantes, riches ? Quel est l’effet sur le lecteur ?

Pour répondre, complète la phrase suivante.

Dans les quatrains, la rime en « -……… » est une rime ………………., car il y a …………..
son(s) commun(s), et la rime en « -………….. » est une rime ………………, car il y a
……………… son(s) commun(s).
Or, on peut constater un effet d’A _ T _ _ H _ S _ entre rimes p…………………… et rimes
r…………………………..
Ainsi, les quatrains reposent sur des antithèses, à la fois au niveau sémantique (le sens)
et sonore (les sons). Le travail de l’écriture poétique est précisément d’embrasser sons
et sens, de les mêler dans les vers.

d) Observe ton tableau de la question a). Comment ces rimes sont-elles disposées ?

Surligne la bonne réponse.

Les rimes sont disposées Les rimes sont disposées Les rimes sont disposées
selon un schéma : selon un schéma : selon un schéma :
A A A
A B B
B A B
B B A

Vérifie tes réponses dans le corrigé.

2- Sachant qu’il existe, selon leur disposition, des rimes « suivies », « croisées » et
« embrassées », laquelle de ces dénominations te paraît convenir le mieux au thème du
poème, l’amour ? Réponds sur ton cahier, en rédigeant une phrase complète.

Vérifie ta réponse dans le corrigé.

172 — © Cned, Français 6e,

© Cned – Académie en ligne


séance 4 — Séquence 10

3- Observe à nouveau ton tableau de la question 1- d) (qui présente les trois schémas de
rimes) et trouve quelle disposition s’appelle « rimes croisées » et laquelle s’appelle « rimes
suivies ».

Coup de pouce : appuie-toi sur les mots « suivies » et « croisées » pour trouver le bon schéma !

Vérifie tes réponses dans le corrigé.


4- a) Surligne sur ton poème :
Ë En rose, un exemple de rimes croisées.
Ë En orange, un exemple de rimes suivies.
b) Que constates-tu sur la place de ces rimes, dans le poème ?
c) Que déduis-tu de la richesse sonore du poème ?

Vérifie tes réponses dans le corrigé.


d) Les 14 vers du poème utilisent seulement quatre rimes différentes. Quel effet la
poétesse cherche-t-elle à produire sur le lecteur ?
Coche la bonne réponse.
Le retour des mêmes rimes exprime…
® l’originalité de la poétesse.
® le tourbillon du bonheur.
® l’obsession, l’emprisonnement dans la passion.
® la faiblesse de la poétesse.

Vérifie tes réponses dans le corrigé, puis lis et mémorise le « Je retiens » suivant.

j e retiens Les rimes : richesse et disposition


• La rime est la répétition d’un son commun sur deux ou plusieurs vers.
• Étudier les rimes dans un poème, c’est étudier :
Ë La richesse des sons communs.
Rappelle-toi :
- une rime avec un seul son commun est une rime pauvre
- une rime avec deux sons communs est une rime suffisante
- une rime avec trois sons communs, ou plus, est une rime riche
Ë La disposition des rimes dans les strophes. Ainsi, on distingue :
- les rimes suivies (ou plates), disposées selon un schéma AABB
- les rimes croisées (ou alternées), disposées selon un schéma ABAB
- les rimes embrassées, disposées selon un schéma ABBA
• Richesse et disposition des rimes sont des éléments de technique poétique au service
du sens du poème. Elles permettent de mettre en valeur le thème, les sentiments, la
composition, la virtuosité du poète, les jeux de langage, etc.

© Cned, Français 6e, — 173

© Cned – Académie en ligne


Séquence 10 — séance 5

Séance 5
Le pouvoir des images :
comparaisons, métaphores
Prends ton cahier de français. Écris en rouge le numéro et le titre de cette séance 5.

L’étude des poèmes précédents t’a montré toute l’importance du travail poétique, afin de faire
partager au lecteur des émotions, de la fantaisie, une réflexion sur la poésie. Tu as également
compris, durant toute cette année, quel rôle majeur de mise en valeur jouent les images dans
tout texte littéraire. Voici un très beau poème de Victor Hugo, le plus connu des poètes français,
qui te permettra d’approfondir ta maîtrise de la comparaison et de la métaphore, et de mieux
comprendre encore le pouvoir des images.

A Une certaine vision de la poésie


Lis attentivement le texte suivant.
1 Mes vers fuiraient, doux et frêles,
Vers votre jardin si beau,
Si mes vers avaient des ailes,
Des ailes comme l’oiseau.

5 Ils voleraient, étincelles,


Vers votre foyer qui rit,
Si mes vers avaient des ailes,
Des ailes comme l’esprit.

Près de vous, purs et fidèles,


10 Ils accourraient nuit et jour,
Si mes vers avaient des ailes,
Des ailes comme l’amour.
Victor Hugo, Les Contemplations, livre II, 1856

1- Combien de fois le mot « ailes » est-il employé dans le poème ?


2- Encadre les trois autres mots où l’on entend le son « aile » (que l’on note [el]).

Vérifie tes réponses dans le corrigé.


3- Quels aspects de la poésie ces trois mots relevés nous révèlent-ils ?
Coche la bonne réponse.
® La poésie est une flamme qui rend les hommes fragiles.
® La poésie est fragile, mais elle éclaire et aide à vivre.
® Le poète est un homme fidèle, capable de faire des étincelles.

174 — © Cned, Français 6e,

© Cned – Académie en ligne


séance 5 — Séquence 10

4- a) Quels vers constituent une sorte de refrain ? Surligne -les en bleu.

b) Dans quel vers le mot « ailes » est-il employé au sens propre ? Dans quels vers est-il
employé au sens figuré ? Réponds sur ton cahier en rédigeant deux phrases.

5- a) Quel mot associé à « ailes » se trouve répété dans le dernier vers de chaque strophe ?
Souligne-le en vert.

b) Quelle figure de style ce mot introduit-il ?

Vérifie tes réponses dans le corrigé.

B Les sentiments du poète

1- a) À qui s’adresse, selon toi, le poète ? Justifie ta réponse en surlignant en jaune deux
mots du poème.

b) Quel sentiment le poète exprime-t-il envers la personne à qui il s’adresse ?

c) À quel vers précisément le vois-tu ? Surligne -le en rose.

2- a) Par quelle autre image ce sentiment est-il suggéré dans la deuxième strophe ?

b) Comment s’appelle cette figure de style ?

3- a) Dans la dernière strophe, relève entre guillemets une image évoquant l’amour
infaillible du poète.

b) Comment s’appelle cette figure de style qui permet de rendre humain un objet, un
animal ou une idée abstraite ? Amuse-toi à la retrouver dans le pêle-mêle ci-dessous.

Coup de pouce : le mot recherché commence par une P !

S R U I P F V S U T V N Q A M O D R C S
E J I D U E Q A I O A A U M U S W P I U
E C P E R S O N N I F I C A T I O N M D
K D V T A S P I T S F H I T A C N I E O
A B U E S A O M I E E T A E N E S O N K
N O Q R V G N A N R S E C R T S E N T U

Vérifie tes réponses dans le corrigé, puis lis et mémorise le « Je retiens » suivant.

© Cned, Français 6e, — 175

© Cned – Académie en ligne


Séquence 10 — séance 5

j e retiens
Comparaison ou métaphore ?
• La comparaison met en relation deux éléments, le comparé (élément que l’on compare)
et le comparant (élément auquel on compare), à l’aide d’un outil de comparaison
clairement exprimé (« comme, tel que, ressembler à, pareil à »). La comparaison est
établie à partir d’un point commun entre ces deux éléments.
Ex : « Si mes vers avaient des ailes / Des ailes comme l’oiseau »
Ë point commun : pouvoir de voler
Ex : La mer est comme un miroir, la mer ressemble à un miroir
Ë point commun : pouvoir de refléter
• La métaphore met en relation deux éléments, le comparé et le comparant, mais sans
outil de comparaison. La métaphore est, elle aussi, établie à partir d’un point commun
entre les deux éléments.
Ex : « [Mes vers] voleraient, étincelles / Vers votre foyer… »
Ë point commun : ardeur, flammes de l’amour
Ex : « la rosée offrait ses perles » (Victor Hugo)
Ë point commun : rondeur, taille et aspect nacré
La métaphore est construite …
- soit avec le verbe être. Ex : la mer est un miroir
- soit avec un complément du nom. Ex : le miroir de la mer
- soit avec un nom ou groupe nominal. Ex : la mer, miroir infini

C Jouons avec les images


1- Relis attentivement la leçon ci-dessus et invente des images à partir de la structure de
phrase proposée. Pour répondre :
a) Complète les expressions de la colonne de gauche.
b) Dans la colonne de droite, précise s’il s’agit d’une comparaison (C) ou d’une métaphore
(M).

tes yeux sont comme .......................................................................... ……………


tes yeux sont des ................................................................................ ……………
tes yeux de ......................................................................................... ……………
tes yeux ressemblent à ........................................................................ ……………
2- Lis attentivement l’extrait ci-dessous.
1 Dans l’interminable
Ennui de la plaine,
La neige incertaine
Luit comme du sable.

5 Le ciel est de cuivre


Sans lueur aucune,
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.

176 — © Cned, Français 6e,

© Cned – Académie en ligne


séance 5 — Séquence 10

Comme des nuées


10 Flottent gris les chênes
Des forêts prochaines
Parmi les buées. (…)
Paul Verlaine, Romances sans paroles, 1872

Afin d’analyser les comparaisons et les métaphores, complète le tableau suivant en :


a) relevant, dans la première colonne, les quatre images contenues dans ce poème.
b) précisant, dans la deuxième colonne, quel est le comparé.
c) indiquant, dans la troisième colonne, quel est le comparant.
d) notant, dans la quatrième colonne, le point commun entre comparé et comparant.
e) écrivant, dans l’avant-dernière colonne, l’éventuel mot-outil (pour les comparaisons
seulement, bien sûr). Mets une crois s’il n’y en a pas.

f) identifiant, dans la dernière colonne, s’il s’agit d’une comparaison ou d’une


métaphore, compte-tenu de tous les éléments que tu auras repérés. ( Surligne la
réponse juste)
Pour t’aider, deux mots figurent déjà dans le tableau.

a) b) c) d) e) f)
Relevé des Élément Élément Point commun Mot-outil Il s’agit donc
quatre comparé comparant (éventuellement) d’une …
images
« plaine » Comparaison
Métaphore
Comparaison
Métaphore
couleur Comparaison
rougeâtre Métaphore
Comparaison
Métaphore
3- Saurais-tu transformer des métaphores en comparaisons ?
a) Lis attentivement les trois métaphores encadrées :
Ë « l’or du soir » (Victor Hugo)
Ë « Ta lèvre est de corail » (Leconte de Lisle)
Ë « L’étang reflète,
profond miroir,
la silhouette
du saule noir. » (Paul Verlaine)
b) Réécris-les sur ton cahier, en les transformant en comparaisons que tu emploieras
dans une phrase complète ; varie les outils de comparaison (« comme, tel, ressembler
à, pareil à »…).

Tu as réussi ? Bravo ! Vérifie tout de même tes réponses dans le corrigé.

© Cned, Français 6e, — 177

© Cned – Académie en ligne


Séquence 10 — séance 6

Séance 6
Des sons pour des émotions
Prends ton cahier de français. Sur une nouvelle page, écris en rouge le numéro et le titre de cette
séance 6.

Les séances précédentes t’ont rendu/e sensible à la musicalité d’un poème, aux effets sonores, au
lien entre les sons et le sens. Ces effets ne sont pas le fruit du hasard ! Ils résultent d’un ensemble
de règles et de techniques, qu’il te faut connaître pour mieux comprendre certains poèmes, mais
aussi pour créer des effets inédits, dans les vers que tu écriras. Pour commencer, retrouve un poète
que tu as déjà rencontré, Paul Verlaine, qui nous touche en nous faisant partager sa mélancolie...

A La pluie et la plainte
Lis attentivement le texte suivant et écoute-le à la piste n° 12 de ton CD.
1 Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur*
Qui pénètre mon cœur ?

5 Ô bruit doux de la pluie


Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison


10 Dans ce cœur qui s’écœure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C’est bien la pire peine


De ne savoir pourquoi
15 Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine !
Paul Verlaine, « Ariettes oubliées », III, Romances sans paroles, 1874

* Langueur : abattement moral qui se traduit par une perte de forces.

1- Surligne en bleu au moins quatre mots qui expriment un sentiment de profonde


tristesse.
2- Relis les deux dernières strophes. Quelle est la pire peine pour le poète ?
3- Quelles figures de style peux-tu identifier dans les deux premiers vers ?
4- Quel sentiment le poète exprime-t-il dans « ce cœur qui s’écœure » (v.10) ?

Vérifie tes réponses dans le corrigé.

178 — © Cned, Français 6e,

© Cned – Académie en ligne


séance 6 — Séquence 10

B Un poème régulier
1- De combien de syllabes se compose chaque vers ?
2- Révisons un peu !
Comme l’exemple suivant :
Il /pleu/re/ dans/ mon /cœur
Co/mm(e) il/ pleut/ sur/ la /ville ;
a) Découpe les vers 1 à 6 puis 9 à 12 en syllabes, en marquant les coupes.
b) Place entre parenthèses les -e muets, qui ne sont pas comptés comme syllabes.
c) Surligne en jaune les -e qui sont prononcés.

Coup de pouce : petit rappel ! Les -e en fin de mots ne sont pas prononcés en fin de vers ni quand
ils sont suivis d’une voyelle !

Vérifie tes réponses dans le corrigé.


3- Dans l’ensemble du poème, observe bien les mots à la rime.
a) Tous les quatrains sont-ils construits de la même façon ?
b) Quelle est la disposition des rimes dans le poème ?
Entoure la bonne réponse.
A A A A
B B B A
B A A B
A A B B
c) Reconnais-tu un schéma de rimes traditionnel, parmi ceux que tu as appris (rimes
suivies, croisées, embrassées) ?
d) Comment peux-tu interpréter cette disposition ?
Essaie de proposer ton interprétation personnelle, selon ta sensibilité, même si ça te paraît
difficile. Pense à rédiger une phrase complète.
Vérifie tes réponses dans le corrigé, puis lis attentivement et mémorise le « Je retiens » suivant.

j e retiens La poésie « lyrique »

Certains poèmes expriment les sentiments du poète (joie,


tristesse, amour…). Ils sont appelés « lyriques », car à l’origine
ils étaient chantés et accompagnés d’une « lyre ».

© Cned, Français 6e, — 179

© Cned – Académie en ligne


Séquence 10 — séance 6

C Écriture
Sujet : Imagine que tu es Verlaine, travaillant sur ton brouillon de poème. Tu as fini ta
deuxième strophe. Essaye d’écrire une strophe qui se situerait juste avant la troisième
strophe de Verlaine.
Procédons par étapes !
Ë Bien sûr, il faut tenir compte :
• du thème (un cœur triste sous la pluie)
• du type de strophe : un quatrain
• de la disposition des vers : tu l’as vue, ABAA
• attention, en fin de vers, le même mot revient au premier et dernier vers de chaque
strophe
• en bonus, si tu le peux, du rythme des vers : l’hexasyllabe
• Maintenant, cherche des mots évoquant la tristesse.

Coup de pouce : tu peux t’aider des exercices de la séance 3.


Voici quelques mots du champ lexical de la tristesse. Tu peux en trouver d’autres.
Ex : mélancolie, désarroi, tristesse, malheur, faiblesse, désespoir, crainte, abattement, poids,
lourd, en vain, inutile, etc.
Dans ton quatrain, tu utiliseras au moins trois mots du champ lexical de la tristesse.
Ë Puis trouve des couples de mots qui riment tout en suggérant le même sens.
En voici quelques-uns pour t’aider à trouver l’inspiration !
Ex : tristesse / faiblesse
malheur / torpeur
désespoir / noir
abattement / isolement
désarroi / émoi
crainte / plainte
Ë Enfin, essaie de créer une ou des phrases avec ces mots.
Fais un brouillon et vérifie que tu as respecté les consignes à l’aide du tableau ci-dessous.

Je vérifie que … Fait À faire


j’ai écrit un quatrain.
j’ai bien respecté le thème du poème : la tristesse du poète.
J’ai utilisé au moins trois mots du champ lexical de la tristesse.
j’ai bien respecté la disposition des vers : ABAA.
j’ai bien créé une rime.
mes phrases sont courtes et bien ponctuées.
j’ai fait attention aux accords : l’accord du verbe avec le sujet, du
déterminant avec le nom, de l’adjectif avec le nom…
j’ai utilisé un dictionnaire pour soigner l’orthographe.
Puis recopie ton travail au propre.
Enfin, regarde dans le corrigé ce qu’il était possible d’imaginer.

180 — © Cned, Français 6e,

© Cned – Académie en ligne


séance 7 — Séquence 10

Séance 7
Atelier poétique

Prends ton cahier de français. Sur une nouvelle page, écris en rouge le numéro et le titre de cette
séance 2.

Au cours de cette séquence, tu as lu des poèmes variés, tantôt drôles, tantôt émouvants, les poètes
considérant la poésie comme un espace de jeu mais aussi comme un lieu privilégié d’expression
de soi. Tu as même écrit un quatrain à la manière de Verlaine ! Maintenant jouons un peu ! Tu
trouveras ci-dessous de quoi t’entraîner, te surprendre, t’amuser, tester tes connaissances. Es-tu
prêt/e ?

A Joue avec les lettres de l’alphabet


Certains mots comportent une lettre qui leur ressemble.

Ex : écHelle ballOn

1- Repère cette lettre dans les mots lézard, cruche, zig-zag, serpent, ou d’autres mots de ton
choix.

2- Réécris ces mots en dessinant la lettre repérée pour qu’elle représente le mot.

Vérifie tes réponses dans le corrigé.

B Joue avec les sons


1- Verlaine rapproche les mots « pleure / pleut », « cœur / écœure ». Cherche, pour chacun
des mots ci-dessous, au moins un mot qui lui ressemble (un ou deux sons différents
seulement). Si tu en trouves deux, tu es un/e champion/ne !

cabine/………………… chouette/………………… souris/…………………


cabine/………………… chouette/………………… souris/…………………
chapeau/………………… mentir/………………… passer/…………………
chapeau/………………… mentir/………………… passer/…………………
2- Les mots peuvent se ressembler par le début (bouton, bouture, bouteille…) ou par la fin
(bijou, caillou, hibou). À ton tour, trouve :

a) au moins cinq mots qui commencent par mou-

b) au moins cinq mots qui finissent par -ure

c) au moins cinq mots qui commencent par cha-

© Cned, Français 6e, — 181

© Cned – Académie en ligne


Séquence 10 — séance 7

3- Dans un calembour, l’oreille recompose d’autres mots à partir des mêmes sons. Souviens-
toi du poème de Max Jacob qui voulait « des ménagements » pour le « déménagement » !
Prononce oralement les mots suivants puis change leur sens, en écrivant autrement les
sons qui les composent.
ex : la vallée Ë l’avaler
délivre Ë des livres
mentir Ë m’en tire
a) la portée Ë …………………………………….
b) les cahiers Ë …………………………………….
c) déranger Ë …………………………………….
d) allaiter Ë …………………………………….
e) le son Ë …………………………………….
f) silence Ë …………………………………….
g) assurément Ë …………………………………….
h) les sens Ë …………………………………….
4- Dans la liste ci-dessous, regroupe les mots qui riment :
flâne, tambourine, satin, velours, savane, voile, brume,
retours, pousse, étoile, plume, marine, félin, mousse

Vérifie tes réponses dans le corrigé.

C Entraîne-toi avec Victor Hugo


1- Rétablir la mise en espace
Voici six vers extraits des Contemplations de Victor Hugo. Rétablis la disposition du poème
en vers.

Coup de pouce : pour t’aider au découpage en vers, tu dois bien sûr être attentif/ve aux rimes, et à
la régularité du nombre des syllabes.
« Le jardin était grand, profond, mystérieux, fermé par de hauts murs, aux regards
curieux, semé de fleurs s’ouvrant ainsi que des paupières, et d’insectes vermeils qui
couraient sur les pierres, plein de bourdonnements et de confuses voix ; au milieu,
presque un champ, dans le fond, presque un bois. »
Victor Hugo, Les Contemplations

2- Voici quelques vers extraits des Contemplations, de Victor Hugo. Certains mots ont été
effacés (notamment les mots à la rime) et figurent dans la liste suivante :
riait, chambre, enfantin, rayon, père, passe,
oiseau, lit, s’asseyait, plume, matin, espère

182 — © Cned, Français 6e,

© Cned – Académie en ligne


séance 7 — Séquence 10

Ë Replace-les dans le poème, sachant que les mètres sont des alexandrins et que les rimes
sont plates.

Coup de pouce : pour t’aider à retrouver les mots corrects, tu dois faire attention au sens du vers,
au nombre de syllabes manquantes ainsi qu’aux rimes !
Elle avait pris ce pli dans son âge ………..
De venir dans ma ……….. un peu chaque ……………;
Je l’attendais ainsi qu’un …………….. qu’on …………….;
Elle entrait, et disait : Bonjour, mon petit ……………. ;
Prenait ma ……………., ouvrait mes livres, …………………
Sur mon ……….., dérangeait mes papiers, et ………………….,
Puis soudain s’en allait comme un …………… qui ……………...
Vérifie tes réponses dans le corrigé.

D Connais les poètes et leurs œuvres


1- Chronologie : replace les poètes que tu as rencontrés au cours de cette séquence dans
leur siècle.

Les poètes leur siècle


Raymond Queneau • • XVIe siècle
Victor Hugo •
Louise Labé • • XIXe siècle
Paul Verlaine •
Max Jacob • • XXe siècle

Vérifie tes réponses dans le corrigé.


2- Parmi les poètes que tu as rencontrés, qui a écrit ce qui suit ?
a) « Les manèges déménagent » ......................................................................
b) « Je vis je meurs » ......................................................................
c) « Si mes vers avaient des ailes,
Des ailes comme l’amour. » ......................................................................
d) « Il pleure dans mon cœur » ......................................................................
e) Les Contemplations ......................................................................
f) Un célèbre art poétique au XX siècle ......................................................................
e

3- Associe chaque poète aux termes qui le caractérisent.


Entoure , pour chaque poète, trois bonnes réponses.
Louise Labé Ë sonnets/vers libres/décasyllabes/antithèse/rimes
Max Jacob Ë vers libres/alexandrin/humour/antithèse/rimes
Verlaine Ë sonnets/hexasyllabes/vers libres/antithèse/rimes
Raymond Queneau Ë jeux de mots/antithèse/alexandrin/humour/rimes
Victor Hugo Ë sonnets/comparaison/vers lyriques/antithèse/rimes

Vérifie tes réponses dans le corrigé, puis lis attentivement et mémorise le « Je retiens » suivant.

© Cned, Français 6e, — 183

© Cned – Académie en ligne


Séquence 10 — séance 7

j e retiens La poésie, un espace de liberté


• Le poète a toute liberté pour jouer avec l’espace de la page. Les vers hérités de
la tradition sont généralement de dix syllabes (décasyllabes) ou de 12 syllabes
(alexandrins). Mais le poète peut aussi créer des poèmes en vers libres.
• On appelle « vers libres » des vers dont le nombre de syllabes varie d’un vers à l’autre et
qui ne riment pas nécessairement. Ce type de vers est apparu à la fin du XIXe siècle.

Tu as aimé jouer avec les mots, écrire ? Retrouve, sur le site du Cned l’Atelier d’écriture, le CDI
virtuel et des jeux interactifs :

http://www.campus-electronique.fr/HomePage/index.aspx

184 — © Cned, Français 6e,

© Cned – Académie en ligne


séance 8 — Séquence 10

Séance 8
Je m’évalue

À la fin de chaque séquence, nous faisons ensemble le point sur ce que tu dois connaître et être
capable de faire pour le devoir. Complète maintenant le tableau de synthèse ci-dessous. Retrouve
notamment, quand il le faut, les exemples qui correspondent aux notions étudiées. Tu peux bien
sûr utiliser ton cours ! N’oublie pas ensuite de corriger tes erreurs en consultant le corrigé, car il est
important que ce tableau ne comporte pas d’erreurs.

Je connais Je suis capable de


• l’étymologie de deux mots importants : la • donner l’étymologie de « poésie » et
« poésie » et le « vers ». « vers ».

Surligne les bonnes réponses parmi les


propositions soulignées.
Ë Le mot « poésie » vient du verbe grec/
latin poieïn, qui signifie « pouvoir »/
« fabriquer ». Le nom poiêsis désigne
l’ensemble des poètes / tout type de
création. Le poète est celui qui assemble /
invente les mots de façon à évoquer des
sentiments, à faire naître des émotions.
• la définition d’au moins une forme fixe
traditionnelle. • nommer une des formes fixes les plus
importantes et la définir.

Ë La forme fixe la plus connue, héritée de la


tradition est le ........................................

Il consiste en …………...……………………...
………………….suivis de……………..…….…
…………………………………………..........…

• une figure de style destinée à mettre en • identifier la figure de style qui consiste
valeur la confusion des sentiments du à opposer deux expressions, deux
poète. pensées, que l’on rapproche pour en faire
mieux ressortir le contraste : il s’agit de
l’……………………………….
• la différence entre sensations et • distinguer les sensations et les sentiments.
sentiments.
Complète les phrases suivantes :
Ë Les sensations sont perçues par le
C____.

Ë Les sentiments sont des É _ _ T _ _ _ _


ressenties intérieurement.

© Cned, Français 6e, — 185

© Cned – Académie en ligne


Séquence 10 — séance 8

• les différents types de rimes. • relier par une flèche chaque type de rime à
la définition qui lui convient.

rimes pauvres • • AABB

rimes suffisantes • • 3 sons communs

rimes riches • • ABAB

rimes suivies • • 1 son commun

rimes croisées • • ABBA

rimes embrassées • • 2 sons communs


• la différence entre une comparaison et une • distinguer les comparaisons et les
métaphore. métaphores dans une série d’images.
Précise sous chaque exemple s’il s’agit d’une
comparaison (C) ou d’une métaphore (M).
« Le feu du soleil me brûle » . ........................
« Il est haut comme trois pommes » . ............
« Tel un tigre, le voleur s’est jeté sur moi »......
« Les yeux sont le miroir du cœur »................

186 — © Cned, Français 6e,

© Cned – Académie en ligne


séance 8 — Séquence 10

• la mise en page du poème. • rétablir dans l’extrait suivant la disposition


du poème.
D’UNE BOUTEILLE D’ENCRE

D’une bouteille d’encre on peut tout retirer :


le navire avec l’ancre, la chèvre avec le
pré, la tour avec la reine, la branche avec
l’oiseau, l’esclave avec la chaîne, l’ours avec
l’Esquimau. D’une bouteille d’encre on peut
tout retirer : si l’on n’est pas un cancre et
qu’on sait dessiner.
Maurice Carême.
À toi de jouer ! Recopie le poème ci-dessous
en respectant la mise en page du poème et en
rétablissant les majuscules.
...................................................................
...................................................................
...................................................................
...................................................................
...................................................................
...................................................................
...................................................................
...................................................................
...................................................................
...................................................................
...................................................................
...................................................................

© Cned, Français 6e, — 187

© Cned – Académie en ligne

Vous aimerez peut-être aussi