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Comprendre certains aspects du comportement des solides

(propriétés électriques, optiques, diélectriques, thermiques,…)


à l'échelle macroscopique à partir de modèles microscopiques

comprendre les propriétés physiques des matériaux


qui sont à la base de dispositifs, composants et systèmes
que tout le monde manipule aujourd'hui

Maille du diamant Maille du graphite


Chapitre 1 Structure atomique de la matière

La matière est constituée d’atomes (élément indivisible gardant les même les propriétés
physico-chimiques). L’atome, à son tour est constitué de particules élémentaires appelées :
l’électron et le noyau. L’électron a une charge qe=-e=- 1,6 10-19 C, et une masse me=9,1 10-31
kg. Le noyau est composé de protons et de neutrons, Le proton a une charge qp=+e= 1,6 10-19
C et une masse mp=1,679 10-27 kg. Le neutron est électriquement neutre et a une masse
mn=1,675 10-27 kg. La masse molaire M d’un élément est la masse d’un nombre d’Avogadro
(N=6,02 10+23 ) d’atomes M =masse atomiqueN.
I.1 Aspect ondulatoire de la matière :

a) Quantification des niveaux énergétiques :

Cette théorie repose sur l’idée qu’a tout corpuscule peut être associé à une onde. Les
électrons se déplacent autour du noyau dans un espace délimité par une orbital délocalisée.
Ils occupent des niveaux d’énergies discrets.

b) Relation de De Broglie (1922)

A chaque particule de masse m et de vitesse v on associe une onde de longueur d’onde (dite
longueur d’onde de Broglie). 𝒉 𝒉
𝝀= = avec h=6,62 10-34 J s : constante de Planck
𝒑 𝒎𝒗

Ainsi on peut remarquer que la longueur d’onde est plus grande quand la masse est plus
petite.
I.2 Equations régissant les déplacements des électrons :

a) Equation de Schrödinger ou Equation aux valeurs propres de l’énergie :

ℏ𝟐
− . ∆𝚿 + 𝑽. 𝚿 = 𝑬. 𝚿 avec ℏ = 𝐡Τ𝟐 𝛑
𝟐𝒎

 est la fonction d’onde, E es l’énergie, V le potentiel de l’électron.

La probabilité P de présence de l’électron dans un élément de volume dv est donnée par

dP= 2 dv, avec 𝑷=‫׬‬ 𝟐 𝒅𝒗 = 𝟏


Exemple : Ordre de grandeur de la longueur d’onde de De-Broglie associée à un électron :

on donne: 𝑚𝑒 = 9,1 × 10−31 𝐾𝑔


𝑉𝑒 = 6 × 105 𝑚/𝑠 Calculons 𝜆?
ℎ = 6,62 × 10−34 𝑗. 𝑠

𝒉 6,62 × 10−34 −8 𝑚 = 12 Å
AN: 𝝀 = = = 0,12 × 10
𝒎 × 𝑽 9,1 × 10−31 × 6 × 105
b) application : structure unidimensionnelle.
On considère le cas où le potentiel V es nul entre x=0 et x=L et infini partout ailleurs.
On peut écrire pour V=0,
ℏ𝟐
− . ∆𝚿 = 𝑬. 𝚿 et pour V infini =0.
𝟐𝒎

Condition aux limites (x=0, x=L) (0)=0 et (L)=0


𝟐𝒎𝑬
∆𝜳 + 𝟐 .𝚿 =𝟎 ∆𝜳 + 𝒌𝟐 𝚿 = 𝟎

(x) = A sin(kx) + B cos(kx), (0)=0 donne B=0 et (L)=0 donne k=n/L,


n étant un nombre naturel (n=1,2,3…)

ℏ𝟐 𝒌𝟐 ℏ𝟐 𝒏𝟐 𝝅𝟐
𝑬𝒏 = =( )( 𝟐 ) ℏ = 𝐡Τ𝟐 𝛑
𝟐𝒎 𝟐𝒎 𝑳
𝒉𝟐 𝒉𝟐 𝒉𝟐
𝑬= 𝒏𝟐 = 𝒏𝟐 = 𝒏𝟐 𝑬𝟏 L’énergie est ainsi quantifiée; avec 𝑬𝟏 =
𝟖 𝒎 𝑳𝟐 𝟖 𝒎 𝑳𝟐 𝟖 𝒎 𝑳𝟐

et pour la même énergie, on a l’état dégénéré


𝒉𝟐 𝒉𝟐
𝑬= 𝒏𝟐 = 𝒏𝟐𝒙 + 𝒏𝟐𝒚 + 𝒏𝟐𝒛 suivant :
𝟖 𝒎 𝑳𝟐 𝟖 𝒎 𝑳𝟐
• nx=2, ny=1, nz=1
* nx=1, ny=1, nz=1 On a une seule énergie nx=1, ny=2, nz=1 3 fois dégénéré
nx=1, ny=1, nz=2
(, , ) = P() () ()
d’où le triplet de nombres quantiques n, l et m qui correspond à une fonction d’onde particulière
appelée orbitale atomique.
n correspond à la couche. (n: nombre quantique principale)
l=0 orbital s , l=1 orbital p, l=2 orbital d, l=3 orbital f.
(l: nombre quantique secondaire ou azimutal; 0 l  n-1); (m: nombre quantique magnétique; -l m +l)
On a un nombre de sous couches égale à n2.
ms correspond au nombre quantique de spin d’origine purement relativiste.
L’électron de l’atome est caractérisé par n, l, m, et ms.

n :fixe la taille de l’orbitale


l : définit la forme et la symétrie des orbites 0 l  n-1
m : il détermine l’orientation des orbitales dans l’espace. -l m +l
ms : nombre quantique lié au spin de l’électron
On a un nombre de sous couches égale à n2.
Exemple : pour n=3 (couche M), on a neuf (9) sous couches
l=0, m=0 correspond à 3s
l=1, m=1 (3px), m=0 (3py), m= -1 (3pz)

l=2, m=2 𝟑𝒅𝒙𝟐 𝒚𝟐 , m=1 (3dxy), m=0 𝟑𝒅𝒛𝟐 , m= -1 (3dyz), m= -2 (3dxz)


b) Principe d'exclusion de Pauli :

Dans un atome, deux électrons ne peuvent avoir des nombres quantiques identiques.
Pour n, l, m donné, on peut avoir au maximum deux électrons de spins différents
(+1/2, -1/2).
I.3 Remplissage des couches :

a) règle de base :

Les niveaux d’énergie électronique d’une structure atomique sont peuplés par les électrons
par ordre d’énergie croissante.
I.4 Classification périodique des éléments :

Mendeleïev, en 1869, a proposé une classification des éléments à partir de leur masse
atomique. Cette classification a une propriété de périodicité de valence. Les éléments
classés dans la même colonne ont la même configuration électronique externe.
Exemple :
• Le potassium K : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s1 (19 électrons)
• Le Sodium Na: 1s2 2s2 2p6 3s1 (11 électrons)
Le tableau comporte 18 colonnes ou groups (les alcalins, les alcalinoterreux ,…, les
halogènes et les gaz inertes) et lignes ou Périodes.
I.5 Liaison chimique :
Les cristaux sont classés selon la nature des liaisons établies entre les différents atomes ou
molécules. Il existe quatre types de liaisons différentes:
a. Les liaisons de Van der Waals : Ces liaisons sont responsables de la formation des cristaux
moléculaires. Dans ce type de cristaux, les forces d’interaction sont importantes à l’intérieur
de la molécule mais très faibles entre elles (force de type Van der Waals). En conséquence, ces
cristaux sont peu résistants et leurs températures de fusion et d’ébullition sont très basses.

« Interaction très faible du type dipole-dipole »


b. Les liaisons covalentes : Ces liaisons s’établissent entre les éléments de la colonne IV de la
classification périodique (C, Si, Ge, Sn…) et forment ainsi des cristaux covalents. Les éléments
de la colonne IV possèdent quatre électrons périphériques appelés électrons de valence. Ces
électrons de valence forment quatre liaisons avec quatre autres atomes voisins.

« C’est liaison chimique (mise en commun d'électrons »


L’énergie de liaison dans le cas du carbone de forme allotropique diamant (isolant) est très
importante que celle dans l'étain (conducteur et l’énergie de liaison nulle). Dans le cas du
silicium et du germanium, l’énergie liaison est intermédiaire, c’est le cas des semi-conducteurs.

les cristaux formés ont une grande dureté résultant de fortes liaisons covalentes et conductibilités
électrique et ionique faibles.
c. Les liaisons ioniques : Elles sont responsables de la formation des cristaux ioniques.
L’association de l’un des éléments alcalins de la colonne I de la classification périodique
(élément fortement électropositif ; Li, Na, K, Rb, Cs) avec l’un des éléments halogènes de la
colonne VII de la classification périodique (élément fortement électronégatif ; F, Cl, Br, I)
permet la formation par attraction coulombienne de cristaux ioniques tels que LiF, NaCl et KBr.
La propriété physique la plus importante de ce type de cristaux résulte de l’importante énergie de
liaisons entre atomes, elle forme des cristaux durs. « D'origine électrostatique »
d. Les liaisons métalliques : Ces liaisons forment les métaux, elles sont formées par des
éléments électropositifs ayant un seul électron périphérique. Dans ce type de métaux
conducteur, l’électron périphérique, électron libre, est responsable de la conduction électrique.
Parmi les métaux, le cuivre (Cu), l’argent (Ag) et l’or (Au) sont des meilleurs conducteurs de
courant. En générale, les métaux sont moins durs et fondent à basse température.

Le réseau cristallin métallique est formé d’un empilement compacte d’ions métalliques fixes
qui baignent dans une mer d’électrons délocalisés très peu liées aux ions (un électron par
atome pour l’argent Ag ou le potassium K). Les niveaux électroniques des atomes sont
remplacés par des bandes d’énergies qui gèrent l’ensemble des électrons du réseau cristallin.
Certaines bandes permises peuvent se chevaucher.
« La cohésion est liée a la délocalisation des électrons »

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