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Yves Gourinat

Exercices et
Problèmes
de mécanique
des solides
et des structures
© Dunod, Paris, 2011
ISBN 978-2-10-05-
TABLE DES MATIÈRES

Avant-propos V

Chapitre 1 - Structures - Poutres 1

1.1 Treillis porteur isostatique 1


1.2 Travée Symétrique Hyperstatique 1
1.3 Modes Plans d’une Poutre Coudée 2
1.4 Treillis Plan Triangulé 4
1.5 Anneau Doublement Hyperstatique 5
1.6 Travée en Flexion Symétrique et Antisymétrique 6
1.7 Maille Hexaédrale en Traction Diagonale 8
1.8 Flexion Dynamique sur Deux Segments 9
1.9 Poutre Hyperstatique Plane 11
1.10 Antirésonance par Masse Accordée 13
1.11 Contraintes d’Assemblage 16
1.12 Équivalence d’Absi Treillis / Poutre 2D 19
1.13 Masses Modales Effectives d’Interface en Effort Normal 21
1.14 Vibrations en Translations d’un Élément Prismatique 2D Complet 25
1.15 Thermique d’un Volet Composite à Longeron Métallique 27
1.16 Transmissibilité Fréquentielle 2D d’un Élément de Poutre Droite 28

Chapitre 2 - Structures - Coques 31


© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

2.1 Dynamique d’un Disque en Cisaillement de Révolution 31


2.2 Membrane Hémisphérique Pesante Pressurisée 32
2.3 Divergent Parabolique Déployable 33
2.4 Bande de Roulement d’un Pneu Tubeless 35
2.5 Coque Tronconique sous son Propre Poids 36
2.6 Déformées d’une Plaque Rectangulaire 37
2.7 Peau Composite d’un Fuselage Pressurisé 39
2.8 Coque Hémisphérique sous Pression Non Uniforme 40
2.9 Plaque en Flexion avec Appui Élastique 42

III
Problèmes de mécanique des solides

2.10 Virole Libre de Réservoir sous Pression Hydrostatique 44


2.11 Coque en Rotation 45
2.12 Modes de Torsion-Flexion d’un Rectangle Appuyé 46
2.13 Modes Libres d’une Plaque en Torsion-Flexion 48
2.14 Plaque en Flexion sur Appuis Asymétriques 49
2.15 Réservoir Torique Pressurisé 51
2.16 Étude d’un Micro Actuateur en Flexion 52
2.17 Élément de Coque Lanceur sous Chargement Complet 54
2.18 Déformée Quadratique d’une Plaque Carrée en Flexion 55
2.19 Réservoir Cryotechnique Pressurisé 57
2.20 Mode Fondamental d’un Disque Encastré en Flexion 58
2.21 Interface Tronconique 59
2.22 Flambage de Panneaux de Voilure 61
2.23 Réservoir d’Helium Pressurisé 63

Chapitre 3 - Problèmes Combinés 64

3.1 Structure en Arc Mince sur Appui Ponctuel 64


3.2 Flexion Libre d’une Poutre et d’une Plaque 66
3.3 Interface Tronconique Raidie 67
3.4 Analyse Implicite de Rayleigh d’Éléments Minces 2D 71
3.5 Modes Dynamiques de Gauchissement d’une Plaque Libre 76
3.6 Tronçon Courant de Fuselage Bilobé 78

Chapitre 4 - Architecture des Lanceurs 81

4.1 Performances Comparées d’un Lanceur Aéroporté 81


4.2 Performance de Lanceur à Transfert de Propergol 83
4.3 Faisabilité d’un Lanceur Hybride Monoétage 85
4.4 Architecture d’un Nano-lanceur aéroporté 86
4.5 Lanceur Rallumable en Configuration Interplanétaire 86
4.6 Composite Supérieur pour Mission Planétaire 88
4.7 Comparaison d’Architectures de Nanolanceurs 89
4.8 Prédimensionnement d’un lanceur à poudre 91
4.9 Le lanceur H2A - Architecture et Incident en Vol 93

Chapitre 5 - Solutions 97

IV
AVANT-PROPOS

Cet ouvrage présente une série de problèmes originaux de statique et dynamique


des solides et structures, assortis des corrigés-types. Partant des éléments de poutres,
les problèmes sont ensuite élargis aux structures coques, dans leurs sollicitations
statiques, dynamiques et thermiques. Enfin, nous y avons joint des problèmes
d’architecture de lanceurs, également fondés sur les équations de la mécanique, dans
une application plus particulière.
La présentation selon cet ordre répond à plusieurs objectifs. Il s’agit tout d’abord
de favoriser une approche inductive - non strictement cartésienne ! - parfois délais-
sée dans les traités traditionnels. Il s’agit ensuite d’aborder des thématiques mixtes,
combinant statique, dynamique, thermique appliquées à des éléments discrets ou
continus. Il s’agit enfin de proposer un recueil fondamentalement différent des cours
de référence, et fondé sur des situations concrètes inspirées notamment du secteur
aérospatial, et bénéficiant d’années d’expérience en formation et recherche principa-
lement au sein des cursus d’Ingénieurs, notamment ceux de SUPAERO et de
l’ENSICA.
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V
STRUCTURES - POUTRES 1
1.1 TREILLIS PORTEUR ISOSTATIQUE
On considère le treillis plan ABCD ci-dessous, constitué de 2 mailles triangulaires (l’une
équilatérale, l’autre en triangle-rectangle), chargé en son extrémité A par une force - F y :

Les barres, prismatiques sont toutes réalisées en un matériau élastique linéaire de


module d’Young E, et ont toutes la même section droite d’aire S (et moment quadra-
tique en flexion Iz). Les barres BC, CD et BD ont pour longueur L, et la barre AC a
pour longueur 2L. Le poids propre des barres est négligé par rapport à F.
1 Vérifier que le problème est isostatique.
2 Calculer les efforts dans toutes les barres.
3 Calculer le déplacement vertical vA du nœud A.
4 Calculer le déplacement horizontal uC du nœud C.
5 Donner la valeur critique Fc de F qui entraîne le flambage d’une barre.
Corrigé page 97
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1.2 TRAVÉE SYMÉTRIQUE HYPERSTATIQUE


On considère une poutre mince continue horizontale OAB de longueur totale 2L,
prismatique et travaillant linéairement en flexion (rigidité linéique EI en flexion).
Elle est rigidifiée par une seconde poutre mince verticale AC de longueur L, réali-
sée dans le même matériau, et de rigidité linéique ESb en effort normal et EIb en
flexion ; on suppose a priori que EIb<<EI.
Cette poutre verticale est encastrée à sa base C et simplement appuyée sur la
poutre horizontale en A ; l’ensemble est chargé par une force centrale verticale vers
le bas de module F :

1
Chapitre 1 • Structures - Poutres

1 Définir l’ordre d’hyperstaticité du problème dans son domaine linéaire.


2 Calculer la flèche verticale en A obtenue dans ce problème.
3 Donner la valeur de F qui entraîne le flambage.
4 Que devient cette valeur si la poutre AC est encastrée en A sur la poutre OAB (au
lieu d’être simplement appuyée) ?
Corrigé page 100

1.3 MODES PLANS D’UNE POUTRE COUDÉE


On considère une poutre droite O1AO2 coudée à angle droit, entièrement réalisée en
un même matériau élastique homogène de module d’Young E et masse volumique ρ.
Le segment O1A est paramétré par X (0 ≤ X ≤ L1) et le segment O2A par Y
(0 ≤ Y ≤ L2). Les rigidités respectives des 2 segments en flexion autour de Z sont EI1
et EI2 respectivement, et leurs masses linéiques ρS1 et ρS2.
On précise que les 2 segments sont encastrés l’un sur l’autre en A (fixation
rigide), de sorte qu’ils forment une unique poutre coudée :

On considère, jusqu’à la question 7 incluse, que la flèche de flexion est très supé-
rieure aux déplacements dus aux efforts normaux et tranchants.
1 Montrer que le calcul des flèches dynamiques est équivalent au problème déve-
loppé suivant :

2
1.3 • Modes Plans d’une Poutre Coudée

2 La solution générique du problème équivalent considéré (ci-dessus) en flexion


dynamique est de la forme :
 V 1 ( X ;t ) = f 1 ( X )g ( t ) sur le segment O 1A ( 0 ≤ X ≤ L1 )

 V 2 ( Y ;t ) = f 2 ( Y )g ( t ) sur le segment O 2A ( 0 ≤ Y ≤ L2 )
Donner l’expression des fonctions f1(X), f2(Y) et g(t).

NB : On remarque que dans tout le problème, le segment O1A est orienté selon X
(de O1 vers A) et le segment O2A est orienté selon Y (de O2 vers A).

3 Écrire les Conditions Limites mécaniques qui permettent de calculer les


8 constantes apparaissant dans les fonctions f1 et f2.
4 Expliciter ces conditions limites et définir l’équation assurant l’existence de solu-
tions dynamiques non identiquement nulles (modes propres).
5 On suppose que l’on fixe en A un solide indéformable de masse M et moment
d’inertie dynamique jZ autour de AZ .

Récrire les conditions limites mécaniques du problème de poutre en flexion, en


considérant toujours le problème équivalent développé.

NB : On ne demande pas de re-expliciter ces conditions en fonction des


constantes.

6 On supprime le solide additionnel, mais on soumet la structure à une charge dyna-


mique (excitation) linéique sinusoïdale, appliquée au segment O1A.
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Récrire les conditions limites mécaniques permettant de calculer la flèche en


flexion dynamique, en faisant appel au principe d’équivalence.

3
Chapitre 1 • Structures - Poutres

NB : On ne demande pas l’explicitation des fonctions, mais l’écriture des condi-


tions mécaniques générant le système d’équations donnant la solution établie.

7 Si on souhaite traiter la dynamique continue en effort normal et en effort tran-


chant, justifier la pertinence d’une étude indépendante de l’étude précédente des
modes en flexion.
8 On suppose, pour cette dernière étude, que les flèches d’effort normal sont de la
forme :
 U 1 ( X ;t ) = f 3 ( X )g ( t ) sur le segment O 1A ( 0 ≤ X ≤ L1 )

 U 2 ( Y ;t ) = f 4 ( Y )g ( t ) sur le segment O 2A ( 0 ≤ Y ≤ L2 )
et celles d’effort tranchant :

 V T1 ( X ;t ) = f 5 ( X )g ( t ) sur le segment O 1A ( 0 ≤ X ≤ L1 )

 V T2 ( Y ;t ) = f 6 ( Y )g ( t ) sur le segment O 2A ( 0 ≤ Y ≤ L2 )
Donner la forme des fonctions f3, f4, f5, F6 génériques.
9 Dans la configuration sans masse additionnelle et sans excitation, écrire les condi-
tions mécaniques permettant de calculer la dynamique propre en effort normal et
en effort tranchant :

Corrigé page 103

1.4 TREILLIS PLAN TRIANGULÉ


On considère le problème plan de treillis ci-dessous, constitué de 4 mailles triangu-
laires équilatérales, chargé en son extrémité A1 par une force ponctuelle - F y dirigée
vers le bas :

4
1.5 • Anneau Doublement Hyperstatique

Les barres sont identiques entre elles : elles sont prismatiques de longueur L et
d’aire de section droite S, et réalisées en un matériau élastique linéaire de module
d’Young E. Le poids propre des barres est négligeable par rapport à F.
1 Vérifier que le problème est isostatique.
2 Calculer les efforts dans toutes les barres.
3 Calculer le déplacement vertical v1 du nœud A1.
4 Connaissant le moment quadratique I des barres en flexion, donner la valeur critique
de F à partir de laquelle un élément du treillis atteint sa limite de flambage.
Corrigé page 110

1.5 ANNEAU DOUBLEMENT HYPERSTATIQUE


On considère un anneau mince de rayon moyen R, supposé travailler dans son
domaine linéaire, constitué d’une poutre de section droite constante de rigidités
linéiques EIa en flexion, ESa en effort normal et GSTY en effort tranchant, soumis à
une charge F diamétrale. On admet le résultat simplement hyperstatique classique
donnant la rigidité équivalente en traction de l’anneau simple chargé diamétrale-
ment, obtenue par Menabrea ou Bresse (ou expérimentalement ou numériquement) :

kanneau

2 3  1
1 - = π R - πR
– 8 -------
-------------- + -------  -------- 1 -
----------------- - + ------------ 
k anneau 4π EI a 4  ES a GS T 
y

1 En déduire la rigidité équivalente en traction K de la structure


ci-dessous, doublement hyperstatique, obtenue à partir de
EI a

l’anneau rigidifié par l’ajout d’une barre prismatique diamé-


trale (de longueur 2R) montée dans l’axe de la charge et fixée ES b

à l’anneau. Cette barre, prismatique de section droite d’aire Sb,


est constituée du même matériau que l’anneau. On négligera,
dans l’anneau supposé mince, les déplacements dus aux efforts
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normaux et tranchants par rapport aux flèches de flexion.


2 On note Ib le moment quadratique de flexion (flambage) de la barre diamétrale.
En déduire la charge critique externe en compression qui provoquera le flambage de
la barre longitudinale, dans les deux configurations de liaisons courantes suivantes :

2.1 La barre longitudinale est simplement appuyée sur


l’anneau :
2.2 La barre longitudinale est encastrée sur l’anneau et sa
rigidité en flexion EIb est petite devant celle de la poutre
qui constitue l’anneau (EIa) :

5
Chapitre 1 • Structures - Poutres

Pour la suite de l’exercice, on admettra le résultat simplement hyperstatique de


l’anneau seul chargé diamétralement, selon lequel la rétraction diamétrale latérale
est donnée par :
2
R' – R 4–πR 1 1 1 
R -F R’ F --------------- = – -----------
- -------
- + ---  --------
- – ------------- F
R 4π EI a 4  ES a GS T 
y

On considère désormais la structure, toujours


EI a doublement hyperstatique, obtenue à nouveau à partir de
l’anneau seul par ajout d’une barre diamétrale montée
cette fois-ci perpendiculairement à la charge ; compte tenu
de la finesse de l’anneau, on considère une barre diamé-
trale infiniment rigide (car on ne prend en compte, pour
les déplacements, que les flèches de flexion) :
3 En appliquant le théorème de superposition, calculer l’effort de compression
induit dans la barre diamétrale et donner l’expression de la rigidité linéaire longi-
tudinale de cette nouvelle structure hyperstatique.
Corrigé page 113

1.6 TRAVÉE EN FLEXION SYMÉTRIQUE


ET ANTISYMÉTRIQUE
On considère une poutre droite de longueur 2L de section droite constante d’aire S et
moment quadratique IZ en flexion autour de Z réalisée dans un matériau élastique
homogène de module d’Young E et masse volumique ρ. Dans tout l’exercice elle
travaille uniquement en flexion linéaire autour de Z, de sorte que le champ de dépla-
cement à considérer est la flèche V selon Y.
La poutre est posée sur 2 appuis simples ; on recherche les pulsations des
4 premiers modes propres (2 symétriques et 2 antisymétriques) :

6
1.6 • Travée en Flexion Symétrique et Antisymétrique

1 Modes du modèle complet


Calculer les 4 premières pulsations modales du modèle de Bresse en flexion de la
poutre complète, en plaçant l’origine des X sur l’appui de gauche.
2 Demi-modèle Modal Symétrique
Vérifier que l’on retrouve les pulsations des modes 1 et 3 à partir du demi-modèle
côté droit ci-dessous (dans lequel l’origine des X est désormais au point central de la
poutre initiale) :

On précisera les raisons pour lesquelles les conditions limites proposées génèrent
effectivement les modes symétriques (modes de numéro impair).
3 Demi-modèle Modal Antisymétrique
Vérifier de même (et justifier) la représentativité du demi-modèle côté droit ci-
dessous pour les modes antisymétriques (de numéro pair) :

Compte tenu de ces équivalences, on utilisera dans la suite de l’exercice de vibra-


tion les demi-modèles côté droit pour chaque configuration traitée.
4 Chargement Dynamique Symétrique
On considère la sollicitation dynamique suivante, générée par deux moments sinu-
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soïdaux opposés appliqués aux deux extrémités.

À l’aide du demi-modèle symétrique, donner la réponse du système autour des


fréquences des modes symétriques 1 et 3.

7
Chapitre 1 • Structures - Poutres

5 Chargement Dynamique Asymétrique


Le calcul précédent (question 4) peut-il être exploité au voisinage immédiat des
fréquences de résonances symétriques dans le cas du chargement suivant ?
Commentez votre réponse.

6 Chargement Dynamique Antisymétrique


Traiter à nouveau les questions 4 et 5, mais autour des résonance antisymétriques
(modes 2 et 4) induites par le chargement antisymétrique ci-dessous :

Corrigé page 115

1.7 MAILLE HEXAÉDRALE EN TRACTION DIAGONALE


On considère un treillis OABCD constitué de 2 tétraèdres réguliers, réalisé à l’aide
de 9 barres identiques rotulées, chacune de longueur L et d’aire de section droite S
constante, réalisées en un matériau élastique linéaire homogène de module
d’Young E.
Coordonnées des noeuds dans le repère global structure :
 0   0 
 0  0   
    0
O O: 0 ; D:L soit L  
    –2 
 0  – 2 ------2- --
 3- 2 3
 3 
C

A 1 -
 – ---------  3   3 
B  2 3  – ------6
-   ------3-   – ------6
- 
     3   
 1   1     1 
A : L  ---  soit L  – ---  ; B : L  0  ; C : L  --- 
 2  2   2 
D
  
     2 3   
F  – ------2-  2 3
 – -------------
-  – -------------
3
- 2 3
 – -------------
-
 3  3   3 

8
1.8 • Flexion Dynamique sur Deux Segments

Le treillis est suspendu en O au bâti Galiléen, et chargé par une force verticale de
module F appliquée en D.
1 Montrer que le problème est isostatique.
2 Montrer que les symétries du problème et ses invariances en rotation permettent
de ne considérer que deux efforts normaux indépendants.
3 Calculer les efforts normaux dans les barres.
4 Calculer le déplacement induit en D dans cette configuration isostatique.
5 À partir des déformations des barres horizontales (AB, BC, AC), donner le coeffi-
cient de Poisson équivalent de cette maille en traction selon OD, exprimant la
rétraction relative latérale du triangle horizontal en fonction de l’allongement
relatif vertical (ratio de la déformation latérale par rapport à la déformation longi-
tudinales, au signe près).

2
On ajoute maintenant une 10ème barre de longueur 2L ------- ,
3
reliant directement O et D, de mêmes caractéristiques (E,S) que
les 9 autres barres, et assemblée sans contrainte à la température
T0 avant l’application de F.
D

6 Calculer le déplacement de D lorsqu’on applique F à T0, ainsi que l’effort induit


dans la barre OD, dans cette nouvelle configuration hyperstatique.
7 Calculer l’incrément de charge et de déplacement de D lorsqu’on porte, par effet
Joule, la barre OD (et elle seule) à la température T.
8 Décrire la méthode permettant d’écrire le système matriciel d’équations dyna-
miques linéaires du treillis hyperstatique, en considérant que chaque nœud est
affecté d’une masse m, et en négligeant la masse propre des barres par rapport à
m. On pourra prendre comme paramètres de Lagrange les déplacements (u,v,w)
de chaque nœud exprimés dans la base globale (x,y,z) de la structure.
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Corrigé page 121

1.8 FLEXION DYNAMIQUE SUR DEUX SEGMENTS


On considère une poutre droite OAB de longueur 2L constituée de 2 segments pris-
matiques de même longueur L selon X. Cette poutre est entièrement réalisée dans un
matériau élastique homogène de module d’Young E et masse volumique ρ .
L’aire de la section droite est S1 pour le segment OA (0 ≤ X ≤ L) et S2 pour le
segment AB (L ≤ X ≤ 2L). De même, les moments quadratiques en flexion autour de
Z sont respectivement I1 et I2 pour ces deux segments.

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Chapitre 1 • Structures - Poutres

La poutre travaille uniquement en flexion linéaire autour de Z, de sorte que le champ


de déplacement à considérer est la flèche V selon Y. Elle est encastrée en O (X=0),
simplement appuyée en A (X=L) de manière bilatérale (la translation selon Y seule
est bloquée en A, mais aussi bien vers le haut que vers le bas), et libre en B (X=2L).

Modes Dynamiques Libres


On suppose dans cette partie que la poutre n’est soumise à aucune charge. On
cherche donc ses modes propres en vibration.
1 Donner l’expression de la solution générique V(X;t) de la flèche tout le long de la
poutre, faisant apparaître des constantes.

Rappel : Les constantes de la solution générique donnée en cours sont valables


sur un segment continu sans effort concentré.

2 Écrire les Conditions Limites en flèche en O, A et B.


3 Expliciter ces conditions et donner la méthode permettant de calculer les pulsa-
tions propres ωi (i∈ N*).

NB : On ne demande pas de calculer les pulsations propres elles-mêmes, mais


seulement d’écrire le système qui permet de les obtenir, et de mentionner l’exis-
tence et la nature des racines.

Réponse Harmonique
On suppose dans cette partie que la poutre est soumise à une charge (excitation)
harmonique. Un moment extérieur M = cos ω e t est appliqué à la poutre en A,
dirigé selon A Z (autour de Z) :

10
1.9 • Poutre Hyperstatique Plane

4 Donner l’expression générique Ve(X;t) de la solution en régime harmonique


permanent établi tout le long de la poutre, faisant apparaître des constantes.
5 Écrire les Conditions Limites en flèche en O, A et B.
6 Expliciter ces conditions et donner la méthode permettant de calculer les
constantes de la solution harmonique permanente.

NB : On ne demande pas de calculer les constantes elles-mêmes, mais seulement


d’écrire le système qui permet de les obtenir, et de discuter l’existence et la nature
de la solution.

7 Donner une méthode pour calculer l’amplitude RAY de la réaction exercée par le
bâti sur la poutre en A ?

Application Particulière
On suppose désormais que la poutre est constituée de 2 segments parallélépipé-
diques plats ; les sections droites sont donc des rectangles de largeur b selon Z
(b<<L). La hauteur (selon Y) des sections droites est h1=h (h<<b) pour le segment
OA, et h2= η h (0 < η ≤ 1) pour le segment AB.
On suppose de plus que le coefficient de Poisson ν du matériau qui constitue la
1
poutre, vaut --- .
3
8 Simplifier, sous ces hypothèses, les conditions limites de la question 3).
9 Sans expliciter le calcul de la réponse forcée permanente, donner une condition
sur η qui entraîne en A une antirésonance du mode fondamental vis-à-vis de la
sollicitation harmonique considérée question 6).
Corrigé page 127

1.9 POUTRE HYPERSTATIQUE PLANE


On considère une poutre longue OAB parallélépipédique de longueur 2A selon son
axe X. L’aire de sa section droite est S, et son moment quadratique en flexion autour
de l’axe Z est I.
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11

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Chapitre 1 • Structures - Poutres

La poutre est réalisée dans un matériau élastique linéaire homogène de module


d’Young E,lmasse volumique ρ, et coefficient de dilatation thermique linéaire α.
Encastrée en O (X=0) dans le bâti Galiléen, appuyée en A (X=A), elle est équipée
d’une masse concentrée m montée en B (X=2A). La poutre étant longue, le champ de
déplacements considéré se limite à la flexion linéaire autour de Z. l

Charge Statique
Dans cette partie statique, la poutre est placée dans le champ de gravité g = – gY .
Le chargement statique considéré est uniquement le poids de la masse m concentrée.
On suppose en effet que R, composante selon Y de la réaction hyperstatique du bâti
sur la poutre en A, est nulle au montage de la poutre avant fixation de la masse m.
Cela revient à négliger le poids propre de la poutre par rapport à mg dans le calcul
statique qui nous intéresse dans cette partie statique.
1 Calculer la réaction R après mise en place de la masse m.
2 Calculer la flèche au point B (X=2A).

Modes Dynamiques Libres


On suppose dans cette partie que la poutre n’est soumise à aucune charge (ni de gravité,
ni d’assemblage, ni d’excitation). On cherche ses modes propres en vibration (et natu-
rellement, on ne néglige pas l’inertie propre de la poutre par rapport à m).
3 Donner l’expression de la solution générique V(X;t) de la flèche tout le long de la
poutre.
Rappel : Les constantes de la solution générique donnée en cours sont valables
sur un segment continu sans effort concentré.

4 Écrire les conditions limites en flèche en O, A et B.


5 Expliciter ces conditions et donner la méthode permettant de calculer les pulsa-
tions propres ωi (i ∈ N*).

NB : On ne demande pas de calculer les pulsations propres elles-mêmes, mais


seulement d’écrire le système qui permet de les obtenir, et de mentionner l’exis-
tence et la nature des racines.

Thermique sous Gradient de Température


Dans cette question, on ne considère aucun chargement mécanique, mais le charge-
ment par gradient de température suivant :

T a + TS T a + TS

T a + Ti T a + Ti

12
1.10 • Antirésonance par Masse Accordée

Les faces inférieures et supérieures des deux segments sont portées aux tempéra-
tures uniformes Ta+Ti et Ta+Ts respectivement, où Ta désigne la température
ambiante à laquelle la structure a été assemblée sans contrainte.
6 Calculer la réaction en A.

Appui Élastique
7 Comment faudrait-il modifier les réponses aux questions 1) (statique), 6) (ther-
mique) et 4) (dynamique) si l’on suppose que l’appui central est remplacé par un
ressort de raideur k (ou deux ressorts symétriques en parallèle de raideur k/2) ?

k
2

k
2

Corrigé page 132

1.10 ANTIRÉSONANCE PAR MASSE ACCORDÉE


Dans ce problème, on considère un système simple sollicité dynamiquement autour
de sa première résonance, par un effort concentré. Le but de l’exercice est d’analyser
les conditions dans lesquelles, par des moyens dynamiques simples sans amortisse-
ment (concrètement des systèmes masses-ressorts), il est possible d’annuler, précisé-
ment dans la bande de résonance, l’amplitude du déplacement précisément du point
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d’application de l’excitation dynamique.


Question Préliminaire
1 Justifier, dans le cadre de la Dynamique Classique des Structures, les hypothèses
de calcul que nous adopterons, à savoir : systèmes non-amortis et sollicitation
dynamique harmonique de pulsation ωe et d’amplitude unitaire.
Modèle Accordé Discret (à 2 DDL)
On considère deux systèmes masse-ressort placés en série. Les paramètres de
Lagrange du mouvement sont x1 et x2, position des masses m1 et m2 respectivement,
prises par rapport à la configuration d’équilibre de référence.

13

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Chapitre 1 • Structures - Poutres

x1 x2

m1 m2

k1 k2

Les rigidités k1 et k2 sont choisies de telle sort que les pulsations propres des deux
oscillateurs placés en série soient égales (de même valeur ω0). Le système étudié
dans cette partie est donc :

2 Montrer que la matrice d’impédance du système, relative aux paramètres


 x 1
( q ) ≡   , s’écrit :
 x 2

2 2 2 2
( ω 0 – ω )m 1 + ω 0 m 2 –ω0 m2
[Z(ω ) ] =
2 2 2
–ω0 m2 ( ω 0 – ω )m 2

Ce système est maintenant soumis à une force sinusoïdale d’amplitude unitaire de


pulsation ωe, appliquée sur la masse m1 :

La réponse permanente à cette charge dynamique est notée :

 x 1  β 1 2 +
  ≡   cos ω e t ; ( β 1, β 2 ) ∈ R , ω e ∈ R
 x 2 perm  β 2

3 Montrer que pour ωe = ω0, on a β1 = 0 (antirésonance).


4 Toujours à la même pulsation ωe = ω0, calculer β2.
5 On observe qu’on a antirésonance dès que l’oscillateur ajouté en série a même
pulsation propre ω0 que l’oscillateur initial. On pourrait donc générer l’antiréso-
nance avec une masse m2 arbitraire, en ajustant la rigidité k2. Discuter les avantages
et inconvénients respectifs que l’on rencontre à prendre une masse m2 du même
ordre de grandeur que m2 ou au contraire une masse m2 très petite devant m1.

14
1.10 • Antirésonance par Masse Accordée

Modèle de Guyan d’une Poutre en Flexion Dynamique Simple


Dans cette partie, on cherche à établir un modèle masse-ressort simple d’une poutre
encastrée-libre sollicitée en flexion simple dynamique par une charge sinusoïdale
unitaire appliquée en son extrémité P.
On considère donc une poutre prismatique élastique constituée d’un matériau
élastostatique de module d’Young E et masse volumique ρ, de longueur L, aire de
section droite S et moment quadratique en flexion I selon Z (normale au plan du
schéma), travaillant en flexion (flèche V selon Y). On cherche, “vu du point P
d’application de F”, le système masse ressort auquel F s’applique et qui ait, autour
de la première pulsation ω1 de résonance de la poutre, un comportement équivalent
à celui de la poutre en termes de rapport entre la charge dynamique et l’amplitude du
déplacement en P :

Ce système masse-ressort doit évidemment admettre ω1 pour pulsation propre, ce


qui définit la relation biunivoque entre χ1 et µ1 reportée sur le schéma, et que l’on
considère comme acquise.
6 Rappeler la valeur de ω1 de la poutre encastrée-libre en fonction de E, I, ρ, S et L.
7 Selon l’hypothèse de Guyan, on supposera que la rigidité χ1 est donnée par la
déformée statique en flexion simple (sous l’effet d’une charge concentrée F en P).
Calculer cette rigidité par un calcul statique.
8 En déduire la masse µ1 (en écrivant la condition de pulsation propre égale à ω1).

Application à l’Antirésonance d’une Poutre


9 Déduire des questions précédentes un modèle simple équivalent à 2 masses et
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

2 ressorts représentant l’antirésonance de la poutre dans la configuration suivante,


sur son mode fondamental :

Corrigé page 137

15

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Chapitre 1 • Structures - Poutres

1.11 CONTRAINTES D’ASSEMBLAGE


Première Partie : Maille Hyperstatique
de Treillis Précontraint
On considère un treillis plan constitué de barres arti-
culées réalisées dans un même matériau (de module
d’Young E) supposées (pour le calcul) prismatiques
et d’aire de section droite S (identique pour toutes
les barres).
Elles sont assemblées initialement sans
contrainte, en une maille carrée ABCD (de côté L)
représentée ci-contre :

1.1 Ce treillis, libre de tout appui, est chargé statiquement par deux forces
antagonistes d’intensité F appliquées sur l’un des côtés AB. À partir de
l’expression des déplacements des nœuds A et B (ou de l’énergie de
déformation du treillis), on demande de donner l’expression de la rigidité
équivalente khyperstatique du treillis complet dans cette configuration
hyperstatique, entre les nœuds A et B, c’est à dire la raideur du ressort AB
équivalent au treillis complet en traction “vu entre les points A et B” :

1.2 En déduire la rigidité équivalente kisosta-


tique du même treillis rendu intérieurement
isostatique par suppression de la barre AB
(configuration ci-contre).

16
1.11 • Contraintes d’Assemblage

1.3 En déduire l’effort de compression NAB


piégé que l’on obtiendrait en complétant
le treillis précédent par l’assemblage en
force d’une barre AB de longueur de
fabrication L+δ, lègèrement supérieure à
L (sans chargement mécanique F exté-
rieur).

1.4 Si α est le coefficient de dilatation ther-


mique linéaire du matériau constituant les
barres, que devient l’effort normal NAB si
l’on chauffe la barre AB à la température
δT1 (prise par rapport à la témpérature
d’assemblage), et le reste du treillis à la
température δT2 (toujours en l’absence de
charge F extérieure) ?
Commenter.

Seconde Partie : Montage d’un Arc en Post-Flambage


“Comme un chanteur, qui sait manier la cithare, tend aisément la corde neuve sur la
clef et fixe à chaque bout le boyau bien tordu, ainsi Ulysse sans effort tendit le grand
arc. Puis sa main droite prit et fit vibrer la corde, qui chanta bel et clair, comme un
cri d’hirondelle. Cette note plongea les prétendants dans une grande angoisse.”
Homère, L’Odyssée (chant XXI, versets 408-413)

On considère dans cet exercice un arc constitué d’une poutre prismatique de


section droite rectangulaire (de plus petit moment quadratique I en flexion), de
longueur L, constitué d’un matériau élastique linéaire homogène de module
d’Young E. Pour le monter, on tend une corde inextensible de longueur A < L entre
les deux extrémités de la poutre :
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

On suppose que la poutre est très rigide en compression et souple en flexion, de


sorte que sa longueur développée restera égale à L, dans toutes les configurations.
On négligera également la flèche propre à l’effort tranchant devant celle de la
flexion. On propose donc une première approche du post-flambage.

17

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Chapitre 1 • Structures - Poutres

2.1 Quelle est l’expression de l’effort critique initial de compression qu’il faut
fournir pour amorcer le flambage de l’arc (c’est à dire pour obtenir la
bifurcation initiale de la compression de la poutre droite pour amorcer la
courbure en flexion) ?
2.2 On considère maintenant le post-flambage (après amorçage de la flexion),
l’arc étant déformé selon la semi-sinusoïde fondamentale (du calcul de
bifurcation d’Euler) :

À partir de la dérivée seconde de la déformée (dans laquelle on ne suppose pas


nécessairement que d0<<L), calculer le moment de flexion induit par cette déformée
au sommet de l’arc. En l’identifiant à l’expression du moment appliqué par la corde
(en fonction de d et de la tension de la corde), montrer que la tension Nc0 de montage
de la corde admet une expression indépendante de d0. Commenter le résultat.
2.3 On rappelle que la pulsation dynamique fondamentale d’une corde tendue
est :

A longueur de la corde
N tension de montage de la corde
π N c0  c0
ω 1corde = --- ----------- où : 
A ρc Sc  ρc masse volumique de la corde

 Sc aire de la section de la corde

Considérant la forme de cette expression, commenter la frayeur des prétendants,


mentionnée dans les vers d’Homère cités en introduction.
2.4 Dans l’Odyssée, l’arc d’Ulysse était probablement un arc Grec en bois
d’olivier et de forme dite “réflexe”, c’est à dire un arc dont la courbure
initiale était inverse, et de longueur développée toujours égale à L :
Arc avant
montage

Arc monté

Supposant que la courbure initiale au centre de l’arc est 1/R0 (R0 donné, supposé
grand devant L), recalculer la tension Nc0 de la corde.
2.5 Comment pourrait-on prendre en compte l’effet d’un champ thermique
appliqué à l’arc (poutre seule) dans le calcul de Nc0 ?

NB : L’Odyssée mentionne effectivement la possibilité d’échauffer l’arc avant de le


monter.

18
1.12 • Équivalence d’Absi Treillis / Poutre 2D

2.6 Pour simplifier le calcul, on ne prend pas en


compte, dans cette question, les effets de
précourbure et de déformation thermique des
questions 2.4 et 2.5 (mais le raisonnement
resterait valable). Une fois l’arc monté, on
cherche ici à calculer la force F exercée sur la
corde pour lui donner une angulation β (cette
force sera la poussée initiale sur la flèche).
Calculer la tension Nc1 de la corde, et en
déduire l’intensité F de la force F .
2.7 Montrer que la conservation de la longueur de l’arc implique la relation
approchée ci-dessous :
4 ( L – A ) ≅ πd 0 ; 4 ( L – A 1 ) ≅ πd 1

Corrigé page 141

1.12 ÉQUIVALENCE D’ABSI TREILLIS / POUTRE 2D


On considère un treillis plan formé de mailles carrées hyperstatiques identiques :

Ce treillis constitue une poutre de struc-


ture spatiale, dont on cherche les caractéris-
tiques mécaniques. Pour simplifier, on se
limitera aux sollicitations planes, et on
considérera une maille symétrique (la struc-
ture étant répétitive). Selon le schéma ci-
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

contre, les barres articulées (travaillant en


effort normal seul) sont toutes prismatiques,
constituées d’un matériau identique de
module d’Young E, d’aire de section droite
S ou S/2 et de longueur L ou L 2 :

Chargement Normal d’une Maille


1 On considère le chargement suivant, modélisant l’effort normal dans la structure-
poutre :

19

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Chapitre 1 • Structures - Poutres

1.1 Établir, en fonction de F = F , les expressions des efforts normaux N longi ,


N transv et N obl induits respectivement dans les barres longitudinales, trans-
verses et obliques (on pourra appliquer le théorème de Menabrea).

NB : Compte tenu des répétitivités et symétries du problème, on pourra réduire


l’étude à une partie de la maille.

1.2 Représenter schématiquement les déplacements des nœuds selon un


dessin symétrique, en supposant que le point central (intersection des
poutres obliques) est fixe en translation et en rotation.
1.3 En déduire la rigidité (EpoutreSpoutre) en effort normal de la section droite
de poutre équivalente à la maille considérée.
1.4 Donner la valeur du coefficient de Poisson de la poutre équivalente.
1.5 Dans le cas de la compression, préciser qualitativement comment les
mécanismes de flambage peuvent être représentés, tant en ce qui concerne
le flambage global de la poutre-treillis modélisée, qu’en ce qui concerne
le flambage local.
2 Le chargement ci-dessous, modélise la flexion d’une section de la structure-poutre :

2.1 Représenter schématiquement les déplacements longitudinaux des nœuds.

NB : Il est recommandé d’étudier la maille entière, quitte à vérifier a posteriori les


invariances, symétries et répétitivités du problème.

2.2 En déduire la rigidité en flexion (EpoutreIpoutre) de la section de poutre


équivalente à la maille considérée.

Chargement Thermique d’une Maille


On considère que toutes les barres sont constituées du même matériau thermoélas-
tique linéaire de coefficient α de dilatation thermique. La structure est assemblée

20
1.13 • Masses Modales Effectives d’Interface en Effort Normal

sans contrainte ni déformation à la température de référence T0 uniforme. La maille


est supposée libre de se déformer, seul le point central est assujetti à rester fixe en
translation et en rotation (comme dans les questions précédentes).
3.1 Dans cette question, on suppose que la température de la maille est portée
uniformément à une valeur T (on pourra noter : T ≡ T – T 0 ). Calculer les
efforts et allongements obtenus dans les barres.
3.2 On suppose ici que la barre horizontale supérieure est portée à T0 +τ (soit
T = τ ), la barre inférieure à T0 – τ (soit T = – τ ), les barres obliques
restant à T0 (soit T = 0 ).
Calculer de même les efforts et allongements obtenus dans les barres. En
déduire le coefficient de dilatation αpoutre équivalent de la poutre en flexion.

Chargement Combiné de la Poutre entière


On suppose que le treillis est soumis au chargement suivant :

Le treillis peut être représenté à partir des problèmes partiels précédents ou par une
poutre équivalente (dont l’équivalence a été calculée dans les questions précédentes),
de sorte que le problème à étudier devient celui d’une poutre encastrée en flexion
soumise à une flexion uniforme et à un gradient transverse de température. On note
Λ =nL la longueur totale de la poutre, n étant le nombre de mailles (n=4 sur le schéma).
4.1 Calculer la flèche transverse (perpendiculaire à l’axe de la poutre que
constitue le treillis) obtenue à l’extrémité du treillis.
4.2 Pour quelle valeur de τ cette flèche s’annule-t-elle ?
Corrigé page 147

1.13 MASSES MODALES EFFECTIVES D’INTERFACE


© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

EN EFFORT NORMAL
Ce problème, qui constitue une application simple du cours, traite la modélisation
des efforts d’interface d’un système vibrant sur une direction inertielle, selon une
approche discrète ou continue.

Question Préliminaire
1 Pourquoi l’étude du système conservatif (sans amortissement) et non-excité,
étude dans laquelle n’interviennent que les énergies cinétiques et potentielles, est-
elle la plus fondamentale dans un modèle de dynamique des structures ?

21

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Système discret à 3 Degrés de Liberté


On considère un système dynamique linéaire constitué de 3 masses et 3 ressorts
identiques, les paramètres de Lagrange (x1, x2, x3) désignant les déplacements
respectifs de ces masses par rapport à la configuration d’équilibre :
x1 x2 x3

m m m

k k k

2 Établir l’expression du double l’énergie cinétique du système, et en déduire la


matrice [M] de masses généralisées associée au paramétrage (x1, x2, x3). Établir
de même l’expression du double de l’énergie potentielle élastique et en déduire la
matrice [K] de rigidité associée au même paramétrage.
3 À partir de la matrice [Z(ω)] caractéristique de la solution harmonique du
problème, écrire l’équation à laquelle les pulsations propres ωi doivent satisfaire
pour que le système ait une solution harmonique non identiquement nulle.
2 k
4 En posant ω i ≡ α i ---- , donner l’équation polynomiale en α qu’il faut résoudre
m
pour trouver les pulsations propres du système. Montrer que ces pulsations
propres vérifient :
2 k 2 k 2 k
ω 1 ≅ 0.1981 ---- ; ω 2 ≅ 1.555 ---- ; ω 3 ≅ 3.247 ----
m m m

NB : Voir l’annexe de l’énoncé pour la résolution de l’équation du 3ème degré.

5 Montrer que les 3 vecteurs propres d’amplitudes associés aux trois modes propres
sont :
 .328  .737   – .591

( p ) 1 ≅ .591  ; 
( p ) 2 ≅ .328  ; ( p ) 3 ≅  .737 
     
 .737  – .591  – .328
6 On suppose que le mouvement, approprié au fondamental, a lieu suivant le mode
1 exclusivement (donc à la pulsation ω1) :

 x 1  .328
 
 2 ≅ β  .591 cos ω 1 t
x
   .737
 x 3

22
1.13 • Masses Modales Effectives d’Interface en Effort Normal

Calculer, en fonction de m et ω1, le paramètre de normalisation β = βunitaire qui


rend unitaire (égale à 1) l’énergie mécanique du mouvement.
Rappels : Un oscillateur simple masse-ressort de masse µ et pulsation propre ω
(χ-ω2µ ≡ 0) admet comme mouvement propre x = αcosωt.
L’énergie mécanique de ce mouvement approprié vérifie : 2Eméca(µ,ω)=µω2α2
En conséquence, pour une énergie (normative) unitaire, l’amplitude en déplace-

ment d’un oscillateur (µ,ω) à 1DDL est : α = 2-


----------
2
µω

7 Toujours dans le cadre du mouvement approprié selon le mode 1 et d’énergie


unitaire, donner l’expression de l’amplitude R de la réaction exercée par le bâti
sur le système.
8 En identifiant cette expression avec son homologue pour le système (µ,ω) à
1DDL, montrer que la masse modale effective d’interface µ1 du système dans son
premier mode (fondamental) vaut :
µ1 ≅ 2.742m

Rappel : La masse effective µ1, est celle du système masse-ressort (µ1,ω1) stricte-
ment équivalent à ω1 au système complet, “vu” de l’interface bâti en termes
d’efforts de liaison. C’est donc la masse du système à 1DDL qui donne, pour une
énergie unitaire, la même amplitude R, à la même pulsation propre ω=ω1.
Pour un système (µ,ω) à 1DDL, cette amplitude R vaut évidemment :
2 2 - = ω 2µ
R = χα = ω µ ----------
2
µω

9 Considérant de même le mouvement suivant le mode 2 :


 x 1  .737 
 
 x 2 ≅ γ unitaire  .328  cos ω 2 t , selon une démarche homologue à celle des
   – .591
 x 3 2
questions 6 à 8, montrer que : µ2 ≅ 0.2246m
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

10 En déduire la masse µ3.

Système Continu à Déplacements Longitudinaux


On considère à présent, conformément aux notations du cours, une poutre droite de
longueur L, de section droite constante (d’aire S), constituée d’un matériau élastique
linéaire homogène de module d’Young E et masse volumique ρ. On note U(X)
(0 ≤ X ≤ L) le déplacement longitudinal du point d’abscisse X, par rapport à la confi-
guration d’équilibre. On ne s’intéresse qu’à ces déplacements longitudinaux (poutre
en effort normal). Cette barre est encastrée à une extrémité (X=0) et libre à l’autre
(X=L).

23

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Chapitre 1 • Structures - Poutres

U(X)

X
L

11 Rappeler les expressions des 3 premières pulsations propres ω1 ω2 ω3, et montrer


ωi X
que les mouvements propres sont de la forme : U i ( X ;t ) = D sin  ---------- cos ( ω i t )
 c 
12 On ne s’intéresse qu’au mouvement selon le premier mode, que l’on demande
d’expliciter. Déterminer l’amplitude D du mouvement modal qui donne une
énergie mécanique unitaire.
13 Pour cette valeur de l’amplitude modale, calculer l’amplitude R de l’effort exercé
par le bâti, et en déduire la masse modale effective du premier mode dans le
modèle continu.
14 Pour comparer avec l’approche discrète des questions précédentes, on propose
d’écrire la condition reliant (ρSL ; ES/L) du modèle continu d’une part et (m,k)
du modèle discret d’autre part, pour avoir dans les deux modèles à la fois même
masse totale du système et même pulsation du premier mode (fondamental).
Commenter et conclure.

ANNEXE (rappel) :

3 2
Les racines réelles de l’équation cubique x + a 2 x + a 1 x + a 0 = 0 sont :
θ + 2ηπ
x a, b, c = A + B cos  -------------------- ( η = 0, 1 ou 2 )
 3 
2
a 3a 1 – a 2  R 
Avec : A ≡ – ----0- ; B ≡ –Q ; Q ≡ -------------------- ; θ ≡ arc cos  -------------- ;
3 9  – Q 3
3
9a 2 a 1 – 27a 0 – 2a 2
R ≡ ----------------------------------------------
54
3 2
En conséquence, les racines de l’équation cubique x – 5x + 6x – 1 = 0 sont :
x a ≅ 3.247 ; x b ≅ 0.1981 ; x c ≅ 1.555

On pourra approximer :
x a ≈ 3.2 ; x b ≈ 0.20 ; x c ≈ 1.6 ; x a ≈ 1.8 ; x b ≈ 0.45 ; x c ≈ 1.2

Corrigé page 153

24
1.14 • Vibrations en Translations d’un Élément Prismatique 2D Complet

1.14 VIBRATIONS EN TRANSLATIONS D’UN ÉLÉMENT


PRISMATIQUE 2D COMPLET
On considère une poutre droite longue constituée d’un matériau élastique linéaire
homogène de module d’Young E, module de glissement G et masse volumique ρ.
Les propriétés mécaniques ES, EIZ et GST (surface efficace de section droite en
effort tranchant, ST ≤ S) sont considérées constantes le long de la poutre OAB orien-
tée (0 ≤ X ≤ L). L’origine étant prise en O, l’abscisse X vaut 0, L/2 et L respective-
ment en O, A et B. On considère uniquement les petits déplacements dynamiques en
vibrations planes, selon les notations usuelles du cours : un point courant P de la
ligne moyenne subit une translation U selon X et V selon Y, avec U<<L et V<<L, et
une petite rotation U’ autour de Z. Les notations sont celles de la théorie dynamique
vibratoire des poutres longues.
Y

O A B
X

L
Z

L’objectif de cet exercice est d’étudier le comportement vibratoire général de cette


poutre dans ses translations planes complètes (incluant les flèches dues à la flexion,
à l’effort normal et à l’effort tranchant) dans le plan OXY supposé Galiléen, et d’obser-
ver en particulier les déplacements en O, A et B à partir d’une excitation en force appli-
quée en B. Pour simplifier notre approche sans restreindre la généralité de notre
propos, on considère (en dehors de l’excitation) la poutre libre de tout blocage en ses
extrémités. Enfin, on préconise une approche modale pour l’expression des équations,
dont on n’exige pas la résolution complète, la solution implicite étant essentielle. En
particulier, on ne demande pas nécessairement les simplifications des fonctions trigo-
nométriques et hyperboliques exprimées au point A (milieu).

1 Questions Préliminaires
1.1 Expliquer brièvement pourquoi il est licite d’étudier les vibrations dyna-
miques indépendamment d’un éventuel chargement statique.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

1.2 Expliquer de même pourquoi les mouvements U(X;t) et les mouvements


V(X;t) peuvent être étudiés séparément, et aussi pourquoi dans l’étude de
la flèche V(X;t) on peut dissocier VM(X;t) et VT(X;t), flèches transverses
dues respectivement aux moments de flexion et aux efforts tranchants (la
flèche totale étant bien évidemment V = VM + VT ).
1.3 Compte tenu des développements réalisés en cours sur les équations diffé-
rentielles régissant les vibrations le long de la poutre, et considérant selon
nos conventions des fréquences propres croissantes (“du statique vers le
dynamique”), préciser dans quel ordre les modes en U, VM et VT doivent
apparaître.

25

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Chapitre 1 • Structures - Poutres

2 Étude des Déplacements axiaux dus à la Dynamique


en Effort Normal
Dans cette partie, la poutre travaille uniquement selon son axe X.
2.1 Rappeler l’équation différentielle dynamique qui régit le mouvement le
long de la poutre en effort normal ainsi que sa solution générique.
2.2 Poutre libre-libre : écrire les conditions limites en O et B lorsque la poutre
n’est soumise à aucune interaction extérieure (poutre en suspension
parfaite), et expliciter la solution générale U(X;t) en calculant les pulsa-
tions propres.
2.3 Poutre excitée : récrire les conditions limites dans le cas où s’exerce à
l’extrémité droite B (X=L) une force d’excitation canonique longitudinale :
FX = cosωet. Expliciter la solution particulière en régime établi. Exprimer
les amplitude de déplacement aux 3 points d’observation.

3 Étude des Déplacements transverses dus à la Dynamique


en Flexion
Dans cette partie, la poutre travaille uniquement en flexion MZ. Les déplacements
considérés, selon Y, sont donc uniquement issus des déformations dues aux
moments de flexion.
3.1 Rappeler l’équation différentielle dynamique qui régit le mouvement
transverse VM(X;t) de flexion le long de la poutre ainsi que sa solution
générique.
3.2 Poutre libre-libre : à partir des conditions limites, expliciter de même la
solution générale VM(X;t) et écrire l’expression donnant les pulsations
propres.
3.3 Poutre excitée : récrire les conditions limites et recalculer de même la
solution établie dans le cas où s’exerce à l’extrémité droite B une force
d’excitation canonique transverse : FY = cosωet.

4 Étude des Déplacements dus à la Flèche


transverse d’effort Tranchant
Cette partie considère la partie VT(X;t) de la flèche transverse spécifiquement due à
TY.
4.1 Pourquoi peut-il être nécessaire de prendre en compte cette contribution à
la flèche transverse ?
4.2 Écrire l’équation différentielle dynamique qui régit la composante
VT(X;t), et sa solution générique.
4.3 Donner de même la solution en poutre libre (éventuellement formellement
similaire à la solution de la question 2.2).
4.4 Donner de même la solution établie sous la force d’excitation canonique
transverse FY = cosωet.

26
1.15 • Thermique d’un Volet Composite à Longeron Métallique

5 Synthèse
5.1 Si l’excitation en B est une force quelconque (bruit blanc selon X et Y),
préciser l’ordre des pics de résonance des réponses en O, A et B.
Commenter.
5.2 Proposer un modèle discret rendant compte (avec une certaine approxima-
tion) des raideurs dynamiques en O, A et B.
Corrigé page 159

1.15 THERMIQUE D’UN VOLET COMPOSITE


À LONGERON MÉTALLIQUE
Dans cet exercice, on considère un volet hypersustentateur réalisé par assemblage d’un
revêtement et d’un longeron, constitués de deux matériaux structuraux différents :
Fixations

Revêtement
Composite

L Longeron
Métallique

Composite

Métal

On modélisera cet assemblage par deux barres prismatiques en effort normal de


© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

même longueur L et d’extrémités confondues, la première représentant le composite


(indice c), la seconde le métal (indice m). Les aires des sections droites des barres
sont respectivement Sc et Sm. Elles sont assujetties à avoir les mêmes déplacements
extrêmes. Chacune est constituée d’un matériau thermoélastique linéaire (loi de
Hooke-Duhamel, modules E et α). Enfin, on suppose que le volet est monté avec jeu
longitudinal, ce qui revient à modéliser l’ensemble par le treillis élémentaire suivant :

27

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Chapitre 1 • Structures - Poutres

La structure a été assemblée sans charge et sans contrainte à la température de


référence T0.
Elle est portée à la température T (uniforme) en service. Cette température T est la
charge qui induit les contraintes et déformations thermiques.
1 À partir de l’équilibre d’un nœud et des équations de Bresse-Duhamel appliquées
à la compatibilité des déplacements d’extrémité, donner l’expression des efforts
normaux Nc et Nm sous chargement thermique. En déduire les contraintes σc et
σm dans le composite et le métal respectivement.
2 Donner l’expression de la déformation longitudinale εXX et de l’allongement total
δL du volet.
3 Application à un volet en carbone-epoxy avec longeron en alliage léger :
Revêtement Composite : Ec = 80 GPa Sc = 2000 mm2 δc = 5.10-6 K-1
Longeron Métallique : Em = 72 GPa Sm = 800 mm2 δm = 23.10-6 K-1
T0 = 15 °C ; T = 110 °C ; L = 3000 mm.
Calculer numériquement Nc, σm, εXX et δL.
4 Commenter les valeurs précédentes ainsi que les approximations prises en compte
dans la méthode proposée.
Corrigé page 162

1.16 TRANSMISSIBILITÉ FRÉQUENTIELLE 2D


D’UN ÉLÉMENT DE POUTRE DROITE
On considère une poutre droite prismatique longue (dans laquelle on négligera la
flèche propre d’effort tranchant), travaillant dans le plan OXY en effort normal et
flexion induisant de petits déplacements (par rapport à la longueur de la poutre). L’aire
(constante) de la section droite est S, et son moment quadratique (lui aussi constant)
en flexion autour de Z est I. La poutre est constituée d’un matériau élastique linéaire
homogène de module d’Young E et de masse volumique ρ. Les déplacements du point
courant sont notés, comme à l’accoutumée : U (translation selon X), V (translation
selon Y) et θ (rotation autour de Z, axe principal de la section droite).
L’objectif de cet exercice est d’évaluer la transmissibilité dynamique en déplace-
ment en régime établi (on ne s’intéresse donc qu’à la solution particulière en
régime permanent excité), dans le domaine fréquentiel. Concrètement, on considé-
rera que l’extrémité A est soumise à une excitation de type déplacement harmo-
nique imposé, et on s’intéressera aux effets dynamiques de ce déplacement à l’autre
extrémité B. On mettra pour cela en œuvre les méthodes modales mises en place dans
le cours (mais appliquées à des déplacements imposés, et non à des forces données).

NB : On pourra éviter d’expliciter toutes les constantes.

28
1.16 • Transmissibilité Fréquentielle 2D d’un Élément de Poutre Droite

1 Transmissibilité en Effort Normal


1.1 La poutre étant droite (de longueur L), on traite séparément l’effort
normal, qui entraîne exclusivement des déplacements axiaux.
Donner la forme générique du déplacement axial (selon X) : U(X)
(0 ≤ X ≤ L), solution de l’équation dynamique en déplacement axial de
traction-compression.
1.2 L’extrémité A est soumise, dans un repère Galiléen, à un mouvement
imposé canonique de translation selon X (axe de la poutre) :

Écrire et expliciter les Conditions Limites en déplacements en A et B.


1.3 En déduire la solution en déplacement en régime établi le long de la
poutre en général, et à son extrémité B en particulier.

2 Transmissibilité Complémentaire en Mouvement Plan


2.1 Donner la forme générique du déplacement ortho-axial (selon Y) : V(X)
(0 ≤ X ≤ L) en flexion (la flèche d’effort tranchant étant négligée).
2.2 L’extrémité A est à présent soumise, dans un repère Galiléen, à un mouve-
ment imposé canonique de translation pure selon Y, axe perpendiculaire à
la ligne moyenne de la poutre, et contenu dans le plan (Galiléen) du
problème.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Écrire et expliciter les Conditions Limites en A et B. En déduire la solu-


tion en déplacement (V et θ ≅ V' ) en régime établi le long de la poutre en
général, et à son extrémité B en particulier.
2.3 L’extrémité A est enfin soumise à un mouvement imposé canonique de
rotation pure autour de AZ :

29

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Chapitre 1 • Structures - Poutres

Écrire et expliciter les Conditions Limites en A et B. En déduire la solution en


déplacement (V et V’) en régime établi le long de la poutre en général, et à son extré-
mité B en particulier.

3 Transmissibilité Dynamique Plane


3.1 Présenter les résultats précédents sous forme d’une matrice fonctionnelle
de transmissibilité harmonique de A vers B en amplitude de déplacements
U,V,θ.
3.2 Proposer une méthodologie simple pour prendre en compte l’amortisse-
ment dans ce problème.
Corrigé page 163

30
STRUCTURES - COQUES 2
2.1 DYNAMIQUE D’UN DISQUE EN CISAILLEMENT
DE RÉVOLUTION
On considère un disque mince d’épaisseur uniforme h, simplement appuyé sur son
pourtour de rayon R, et constitué d’un matériau élastique homogène et isotrope de
module d’Young E, module de glissement G et masse volumique ρ, pour lequel on
ne s’intéresse qu’aux déplacements transverses (selon z) et axisymétriques dans le
cadre linéaire ; on cherche, dans ce problème, à étudier uniquement la flèche trans-
verse w ≅ W T due à l’effort tranchant transverse seul.

1 Justifier la pertinence de cette étude de la flèche propre d’effort tranchant trans-


© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

verse menée de manière indépendante de la flèche W de Lagrange en flexion


(flèche de flexion que l’on ne demande pas d’aborder dans ce problème).
2 Donner l’équation différentielle dynamique que doit vérifier la flèche w.
3 Montrer que la solution générale en r de cette équation est de la forme :
CT
ωr ωr
f ( r ) = --------Z- AJ 1  --------- + BJ –1  ---------
ωr C  C 
TZ TZ
où on demande d’expliciter la signification de C T et des fonctions J.
Z
4 Écrire les Conditions Limites au bord du disque (r=R) et justifier le fait qu’elles
sont suffisantes pour définir le problème dynamique aux valeurs propres.

31

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Chapitre 2 • Structures - Coques

5 Expliciter ces Conditions Limites et en déduire l’équation dont la résolution


permet de calculer les pulsations propres.
On ne demande pas de calculer les pulsations propres, mais seulement d’explici-
ter l’équation dont la résolution permet de trouver ces pulsations propres, et de
commenter le calcul.
Corrigé page 167

2.2 MEMBRANE HÉMISPHÉRIQUE PESANTE PRESSURISÉE


On considère une coque hémisphérique très mince d’épaisseur uniforme h et de
rayon a, pesante (constituée d’un matériau homogène de masse volumique ρ)
simplement posée sur un bâti horizontal et soumise au champ de gravité g uniforme :

On suppose que la coque travaille en membrane.


1 Vérifier que les expressions suivantes des éléments du visseur induit par le char-
gement de la coque sous son propre poids sont compatibles avec les équations
π
d’équilibre  0 ≤ θ ≤ --- :
 2
 1
 N XX ( θ ) =  -------------------
- – sin θ ρgha
  1 + sin θ 

ρgha
 N ( θ ) = – -------------------
 YY -
1 + sin θ

2 Ce chargement entraînant une compression dans une certaine partie de la coque,
on propose de la pressuriser (surpression interne p>0).
Calculer la valeur δp de p qui permet de supprimer la compression en tout point
de la coque.
3 La coque étant désormais pressurisée, le chargement que l’on considère mainte-
nant résulte de la superposition du poids propre et de la surpression δp calculée
précédemment.
Justifier la pertinence de ce chargement vis-à-vis de la stabilité du problème
linéaire de membrane.

32
2.3 • Divergent Parabolique Déployable

4 Dans ce chargement combiné, on considère à présent que la coque est constituée


d’un composite stratifié d’épaisseur constante.
On demande de proposer un drapage adapté à la charge (proportion des fibres
selon X, Y et les diagonales).
Corrigé page 171

2.3 DIVERGENT PARABOLIQUE DÉPLOYABLE


Dans ce problème, on considère la partie terminale d’un divergent de propulseur
fusée, assimilée à une coque axisymétrique travaillant en membrane, dont le méri-
dien est parabolique.
Les éléments géométriques définissant la surface moyenne de la coque sont préci-
sés ci-dessous :
Équation de la surface dans le plan méridien :
2az + r2 = 0
Abscisse curviligne le long du méridien :
2 2
a r r - + ln  -r- + 1 + ----
S Y = --- -- 1 + ---- r -
 
2 a 2 a 2
a a 
2
r
⇒ dS Y ≡ – R Y dθ = – 1 + ----- dr
2
a
 2 3⁄2
R r -
Courbure normale en P : ------Y- +  1 + ----  = 0
a  a 
2

 2
 r - cos θ – -r- = 0
 1 + ----
Conicité (locale) en P :  a
2 a
:
θ ≡ ( Z;Y ) compté >0 autour de – X
 2
r - sin θ – 1 = 0
 1 + ----
 a
2

© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Étude Élastodynamique
La coque est soumise à une pression normale interne δp, constante dans le temps
mais variable selon z (ou r) ; cette pression constitue le chargement statique étudié
dans les questions 1 à 6. On résout ce problème par la méthode de Beltrami appli-
quée aux membranes axisymétriques sous chargement méridien, en calculant les
flux de membrane ( N XX ( r );N YY ( r ) ) .
1 Écrire les équations d’équilibre des coques appliquées à ce problème, en tout
point P (0<r ≤ R).

33

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Chapitre 2 • Structures - Coques

2 On suppose désormais (pour cette question et les suivantes) qu’on se place dans le
divergent pour lequel r>>a. Donner les équations d’équilibre simplifiées, qui
serviront de référence pour le reste du problème.
3 Donner les expressions des éléments du visseur pour une pression uniforme
δp 1 ≡ α .

NB : La constante d’intégration éventuelle sera calculée en écrivant la condition de


bord libre pour r=R.

4 Donner les expressions des éléments du visseur pour une pression linéaire
δp 2 ≡ βz .
5 La pression réelle étant de la forme δp = α + βz ( α ∈ R + *, β ∈ R ) , donner la
relation que doivent vérifier α et β pour que la condition d’adadaptation de la
tuyère au fonctionnement dans le vide soit respectée.

NB : Cette condition - essentielle pour un divergent déployable d’étage supérieur


de lanceur - consiste à faire décroître la pression interne à la coque lorsqu’on
parcourt le méridien, pour atteindre une pression égale à la pression extérieure
sur la lisière (bord libre) du divergent.

6 Donner le sens de variation de l’épaisseur optimale de peau le long du méridien,


ainsi que du drapage (pour une peau en composite).
7 On cherche à présent à calculer, par la méthode de Rayleigh, le premier mode
dynamique d’ovalisation de la coque. Le point courant P de la coque étant désor-
mais repéré par ( r, ψ ; t ) ( 0 ≤ ψ ≤ 2π ) , on propose, pour ce mode, la déformée
suivante (déplacement normal du point P courant) :
W = b ( t )r cos ( 2ψ ) ( avec 0 ≤ ψ < 2π )
Justifier la pertinence de cette déformée ; montrer en particulier pourquoi, bien
que non-axisymétrique, elle une bonne “candidate” pour représenter le mode
fondamental dynamique de la coque.
8 Donner la méthodologie du calcul de la pulsation propre ω 0 du mode fondamen-
tal proposé à la question précédente. On ne demande pas d’expliciter tous les
termes, mais de présenter le processus de calcul.

Étude Élastothermique
On supposera, pour simplifier dans toute la suite du problème, que le matériau élas-
tique qui constitue le divergent est homogène et isotrope, de module d’Young E,
module de glissement G, masse volumique ρ et coefficient de dilatation thermique
linéaire αth. On suppose aussi que la coque est d’épaisseur h constante.
Par ailleurs, grâce à la linéarité des problèmes considérés, on ne prendra plus en
compte la sollicitation statique précédente, supposée déjà étudiée ; on étudiera donc
séparément et indépendamment, dans les questions suivantes, les différentes sollici-
tations thermiques.

34
2.3 • Bande de Roulement d’un Pneu Tubeless

Comme il s’agit d’un divergent déployable ajouté, on considère ici que la coque
est simplement posée sur le propulseur, et libre de se dilater.
9 Donner la forme de la déformée obtenue à partir de la surface de référence
lorsqu’on considère que la tuyère est portée à une température uniforme T1 diffé-
rente de la température de référence T0.
10 Définir le visseur induit dans le divergent si la coque est soumise à un gradient
uniforme Cth de température selon Z (normale à la coque, dirigée vers l’extérieur).

Synthèse
11 Donner une interprétation physique des charges ou configurations considérées
aux questions 5 (statique), 7-8 (dynamique linéaire) et 9-10 (thermique).
Corrigé page 173

2.4 BANDE DE ROULEMENT D’UN PNEU TUBELESS


On considère la coque d’un pneu de rayon total R, modélisée comme une membrane
torique de révolution autour de l’axe z (axe de la roue), s’appuyant sur la jante
supposée indéformable :

Plus précisément, la section du tore constituant le pneu Tubeless (sans chambre à


air) est représentée comme un ovale, constitué de deux-demi tores de section circu-
laire de petit rayon a (bandes latérales) assemblés à une partie cylindrique de
largeur c (bande de roulement), selon le schéma ci-dessous :
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35

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Chapitre 2 • Structures - Coques

Les axes ( X, Y, Z ) constituent le repère local au point courant de la surface cylin-


drique, selon les conventions et notations usuelles des coques de révolution.
Dans cet exercice, le chargement considéré
est la pressurisation interne δp de la coque, qui
s’exerce normalement et statiquement sur toute p
sa surface interne.
Le pneu est représenté par une coque mince
travaillant exclusivement en membrane.

1 Vérifier que, dans la partie cylindrique consi-


dérée (bande de roulement), le visseur de
membrane s’exprime :

 N   R 0 
( ϑ ) ≡  XX XY
T  = δp  

a
 T XY N YY

  0 a  1 – ------- 
 2R 
2 Le pneu peut être considéré comme un composite, dont les armatures métalliques
constituent les fibres, et le caoutchouc la matrice. Dans les deux cas suivants, propo-
ser un drapage adapté en résistance au gonflement pour la bande de roulement :
a) Pneu voiture : R = 280 mm, a = 40 mm (δplim = 3.6 105 Pa ; c = 120 mm)
b) Pneu avion : R = 650 mm, a = 150 mm (δplim = 17 105 Pa ; c = 200 mm)
3 On considère à présent un pneu à structure diagonale, pour lequel la membrane
peut être considérée comme quasi-isotrope (en première approximation), de
module d’Young E XX ≅ E YY ≡ E et coefficient de Poisson ν ≡ 0.3 .
Donner l’expression de la variation de diamètre due au gonflage.
Corrigé page 181

2.5 COQUE TRONCONIQUE SOUS SON PROPRE POIDS


On considère une coque tronconique, dont on note θ l’angle de conicité :

36
2.6 • Déformées d’une Plaque Rectangulaire

Les hypothèses de calcul sont les suivantes :


- le point courant C est repéré par le rayon r : a ≤ r ≤ b avec a<b, 0<θ<π/2 ;
- l’épaisseur h de la coque est uniforme, et le matériau qui la constitue est
homogène, de masse volumique ρ ;
- h étant très petite devant a, la coque travaille exclusivement en membrane ;
- le chargement considéré se réduit au poids propre de la coque selon l’axe z
vertical de révolution, la gravité g étant uniforme : g = – gz

NB : g est évidemment dirigée selon l’axe de révolution z, et non selon la


normale Z.
- la coque est simplement posée sur un bâti, en contact avec la base du tronc de
cone, le bord supérieur étant libre (schéma ci-dessous) :

1 Écrire les équations d’équilibre local des membranes en C.


2 En tirer l’expression du flux NXX(r), puis l’expression générale du flux NYY(r).
3 Achever la détermination du visseur en écrivant les conditions limites pour r=a.
4 En supposant que θ vaut π/4, proposer des évolutions de pourcentages de fibres
adaptés au visseur, selon les orientations classiques, si la coque est réalisée en
matériau composite.
5 Discuter la validité des hypothèses de calcul (en particulier l’hypothèse de
membrane) lorsque θ tend vers 0 ou π/2.
Corrigé page 183

2.6 DÉFORMÉES D’UNE PLAQUE RECTANGULAIRE


© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

On considère une plaque mince rectangulaire de longueur 2L, largeur 2A, et d’épaisseur
h uniforme. On suppose que X est la direction correspondant à la longueur, et donc L ≥ A.

37

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Chapitre 2 • Structures - Coques

La plaque est constituée d’un matériau élastique linéaire homogène isotrope


(module d’Young E, coefficient de Poisson ν, masse volumique ρ), et travaille exclu-
sivement en flexion (flèche de flexion W(X,Y), la flèche propre à l’effort tranchant
étant négligée). Elle est fixée à un bâti sur ses quatre bords, de sorte que la flèche W
est nulle sur les 4 côtés, avec un moment de flexion résiduel résultant des fixations.
On se propose, selon une approche Lagrange-Rayleigh, de calculer un mode propre
dynamique linéaire à partir d’une déformée simple.

Étude Statique
On suppose que la plaque est soumise à moments linéiques uniformes sur chacune
de ses frontières :

On suppose que ces moments sont de la forme :


B B
µ X ≡ – ----- ; µ Y ≡ + ------ (B : constante positive donnée)
2 2
A L
On admettra que le visseur induit dans la plaque est uniforme, et défini par :
B- ; M B-
-----
M XX ≡ – ---- YY ≡ + 2 ; U XY ≡ 0
2
A L
La flèche induite en O par ce visseur vaut donc :
2 2 3
B L A h 
 avec I ≡ -----
W ( 0, 0 ) ≡ A = --------- ------ + ------ – 2ν -
2EI 2 2  12
A L
1 Montrer que le double de l’énergie de déformation élastique s’exprime :
2 2 2
4B L A
2E élast = ------------ ------ + ------ – 2ν
EILA 2 L 2
A
1
2 Simplifier cette expression lorsque A ≡ L (plaque carrée) et ν ≡ --- (matériau
usuel). 3
3 Selon les mêmes hypothèses, exprimer 2E élast en fonction de A. Commenter
cette expression.

38
2.7 • Peau Composite d’un Fuselage Pressurisé

Étude Dynamique
On propose la déformée dynamique suivante :

πX πY
W sin ( X, Y ;t ) = A ( t )  cos -------  cos -------
 2L   2A 

4 Montrer que cette déformée vérifie les conditions limites en flèche et qu’elle
correspond au mode fondamental en vibration. Commenter la valeur des moments
de flexion induits sur les bords.
+L +A
. .2
5 À partir de la définition : 2E cin ( W ) = ∫ ∫ ρhW , exprimer 2E cin en fonc-
–L –A
.
tion de A . Commenter cette expression.

Synthèse
6 En admettant que l’on peut associer à cette énergie cinétique dynamique l’énergie poten-
tielle calculée dans la partie statique (on approxime la déformée dynamique par la déformée
statique), et en remarquant que 2E pot est une forme quadratique en A et 2E cin une forme
.
quadratique en A , déduire de la conservation de l’énergie mécanique la pulsation propre
ω1 du mode représenté, pour une plaque carrée de coefficient de Poisson égale à 1/3.
7 Commenter les hypothèses proposées pour ce calcul.
8 Proposer des expressions de W permettant de calculer des modes harmoniques.

+π ⁄ 2
2 π
NB : On rappelle que : ∫ cos u du = ---
2
–π ⁄ 2

Corrigé page 186

2.7 PEAU COMPOSITE D’UN FUSELAGE PRESSURISÉ


© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

On considère le cas de charge de pressurisation à Charge Limite appliqué à la peau


d’un fuselage fermé pressurisé en matériau composite, représenté par une membrane
cylindrique mince de rayon a et d’épaisseur h, soumise à une surpression interne δp.
Conformément aux notations classiques des membranes axi-invariantes, X et Y sont
les axes locaux d’orthotropie de la peau (Y est l’axe longitudinal fuselage).
1 Rappeler l’expression des contraintes principales σXX et σYY induites pas la
charge de pressurisation dans une membrane cylindrique homogène d’épaisseur
uniforme. Donner un drapage typique (% de fibres par orientations) adapté à cette
sollicitation.

39

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Chapitre 2 • Structures - Coques

2 L’avion volant en croisière au niveau 350 (35000 ft ou 11000 m), δp vaut 0.8 bars
à Charge Limite (1bar ≈ 105 Pa). Sachant que a = 2200 mm et h = 5 mm donner
les valeurs numériques des contraintes σXX et σYY à Charge Limite.
3 On donne les éléments suivants :
- les modules élastiques de la peau sont : EXX = 60 GPa ; EYY = 40 GPa ;
νXY = 0.3
- le critère de Tolérance aux Dommages impose, à charge limite, que la plus
grande déformation principale en traction ne dépasse pas 0.2% (et en
compression -0.1%, soit 0.1% en valeur absolue).
On demande de calculer la marge structurale dont on dispose dans la peau à
charge limite. Commenter le résultat.
On s’intéresse à présent aux contraintes
autour d’un accident de forme, représenté
par une ouverture circulaire de rayon r
(<<a) pratiquée dans la peau.
On rappelle qu’autour d’un trou circulaire
percé dans une plaque d’épaisseur
constante en traction simple (contrainte
courante σ ∞ ), les contraintes locales en
bord de trou atteignent les valeurs maximales shématisées ci-contre :
4 Donner l’expression des
contraintes induites par la
pressurisation aux points A
et B en bord de trou (sché-
mas ci-contre).
5 En déduire l’expression des
déformations en A et B.
Calculer leurs valeurs numé-
riques et commenter.
Corrigé page 189

2.8 COQUE HÉMISPHÉRIQUE SOUS PRESSION


NON UNIFORME
On considère une coque hémisphérique de rayon
moyen a, réalisée en matériau élastique linéaire
(module d’Young E, nombre de Poisson ν, masse
volumique ρ). Son épaisseur h (uniforme) est suffi-
samment petite pour qu’on suppose qu’elle travaille
exclusivement en membrane.
Dans tous les cas de charge considérés, on aura à
traiter un problème axi-invariant de membrane. L’axe

40
2.8 • Coque Hémisphérique sous Pression Non Uniforme

autour duquel s’opère cette invariance est Oz, axe de référence inertiel, considéré
comme la verticale ascendante locale, O étant le centre du grand cercle de référence.
On propose une approche de Beltrami pour la partie statique, et de Navier-Lagrange
pour la partie dynamique.

Étude sous Charge Hydrostatique


La coque est supposée remplie à ras bord d’un fluide incompressible de masse volu-
mique ρf, et placée dans le champ de pesanteur g. On néglige le poids propre de la
coque par rapport à celui du fluide qu’elle contient.
1 L’hémisphère est en réalité le fond qui
referme un réservoir (lui aussi membra-
naire). Il est “suspendu” par sa lisière
supérieure, qui subit un flux linéique N de
membrane, uniforme et dirigé selon z.
En écrivant l’équilibre global de la demi-
sphère selon z, donner l’expression du
flux N sur la lisière.
2 On considère à présent un point P de la
coque, repéré par α 0 ≤ α ≤ π
---
 2
En P, la pression hydrostatique dans le
fluide vaut : p = ρf ga cosα
On considère le repère local PXYZ clas-
sique de la théorie des coques (voir schéma
ci-contre).

En écrivant l’équilibre selon z de la calotte


sphérique de demi-angle au sommet α montrer
que le flux de membrane NYY(α) s’exprime :
2
ρ f ga 1 – cos 3 α
N YY ( α ) = -------------- -----------------------
3 1 – cos 2 α
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Vérifier que cette expression est compatible avec la condition limite sur la lisière
calculée en 1.
3 Montrer que l’équation d’équilibre local selon la normale Z en P, au sens des
membranes, se réduit à :
2
ρ f ga cos α – ( N XX + N YY ) = 0

4 En déduire l’expression du flux NXX(α).

41

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Chapitre 2 • Structures - Coques

Étude Dynamique du Premier Mode Longitudinal


Dans cette partie dynamique, la coque est maintenant vide. On suppose que le cadre
fort sur lequel elle s’appuie bloque les déplacements des points de la lisière supé-
rieure. On souhaite calculer, avec une bonne approximation, la pulsation du premier
mode de membrane en translation longitudinale (selon z, axe global longitudinal)
axi-invariante. On propose donc le champ de déplacement suivant, exprimé dans les
axes locaux PXYZ en P (mêmes notations qu’en statique) :

U = V = 0

 W = δt cos α ( avec δt<<a )

Suivant l’approche de Rayleigh-Ritz, on cherche à calculer la pulsation ω1 de ce


mode selon cette déformée de la coque.
5 Commenter la nature de la déformée choisie, notamment vis-à-vis des conditions
limites sur la lisière supérieure.
6 Montrer que le double de l’énergie cinétique de la coque dans cette déformée s’exprime :
2π 2 .2
2E cin = ------ ρha δ
3
7 Pour calculer l’énergie potentielle élastique induite par la déformée, il faut calcu-
ler le visseur (selon les étapes de Reissner).
Montrer que, dans le cas considéré, les déformations s’expriment (dans la base locale) :
ε XX = ε YY = W -----
a
8 Pour simplifier les calculs tout en restant précis, on considèrera que ν=1/3.
Montrer que les éléments non-nuls du visseur de membrane induit par la défor-
mée considérée s’expriment :
3 Eh
N XX = N YY = --- ------- W
2 a
9 Donner l’expression du double de l’énergie de déformation surfacique de
membrane, en fonction de W, puis en fonction de δ.
10 En déduire, par intégration, l’expression du double de l’énergie potentielle élas-
tique.
11 En déduire la pulsation propre ω1 cherchée. Commenter le résultat.
Corrigé page 191

2.9 PLAQUE EN FLEXION AVEC APPUI ÉLASTIQUE


On considère une plaque mince rectangulaire d’épaisseur h uniforme, constituée d’un
matériau élastique linéaire homogène isotrope (module d’Young E, coefficient de

42
2.9 • Plaque en Flexion avec Appui Élastique

Poisson ν, masse volumique ρ), encastrée en son extrémité X ≡0. Cette plaque
travaillant uniquement en flexion (flèche W) constitue le domaine élastique étudié.
Elle est assemblée en son autre extrémité X ≡ L à une membrane très mince ne
transmettant aucun moment de flexion, et ne travaillant, dans notre cas, qu’en effort
normal de traction-compression. Cette membrane d’appui, de longueur a, d’épais-
seur e petite devant h, est constituée du même matériau que la plaque en flexion.

Par unité de largeur selon Y, la membrane d’appui est donc équivalente, pour la
plaque en flexion étudiée, à un simple ressort selon z, sans masse (car a<<h) et de
Ee
raideur χ = ------ .
a
Dans les cas de charge considérés, en statique comme en dynamique, on supposera
qu’aucun phénomène de flambage n’apparaît, de sorte que la membrane se comporte
effectivement comme une rigidité χ constante, aussi bien en traction qu’en compression.

Résolution Statique
On considère le chargement statique ci-dessous
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

43

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Chapitre 2 • Structures - Coques

1 Calculer la flèche W(L) en extrémité de plaque en flexion. Préciser les hypothèses.


2 Exprimer les éléments du visseur en tout point de la plaque en flexion.

Équations Dynamiques
On considère le chargement dynamique ci-dessous

3 Rappeler la forme générique de la solution modale Y-invariante.


4 Exprimer les conditions limites en X=0 et X=L appliquées à cette solution.
5 En considérant la structure sans charge, récrire les conditions limites (sans excita-
tion) et en déduire les équations définissant les pulsations propres de la structure.

NB : Dans les questions 4 et 5, on ne demande pas d’expliciter la solution,


mais uniquement les équations de conditions limites permettant de
trouver les constantes de cette solution.

Corrigé page 195

2.10 VIROLE LIBRE DE RÉSERVOIR SOUS PRESSION


HYDROSTATIQUE
On considère une coque cylindrique de rayon a et longueur L, travaillant en
membrane. Cette coque est repérée selon les convention usuelles du cours : z étant
l’axe général de révolution, XYZ est le repère local au point courant P qui nous inté-
resse. P est reperé par sa position z (0 ≤ z ≤ L).
On ne considère que la paroi latérale (sans les fonds), libre de tout effort et de tout
contact sur ses deux lisières extrêmes (z=0 et z=L). On suppose qu’elle est soumise
à une pressurisation interne δp=αz (variant linéairement selon z), qui constitue le
chargement étudié. On se propose d’appliquer la méthode de Beltrami.

44
2.11 • Coque en Rotation

1 Compte tenu des symétries et invariances du problème, rappeler quels sont les
termes non-nuls du visseur de membrane en P.
2 Écrire les équations d’équilibre local des membranes en P, en tenant compte des
symétries et invariances du problème.
3 Vérifier que la solution NYY ≡ 0 ( ∀z ) est compatible avec les équations d’équi-
libre et les conditions limites aux deux extrémités de la coque.
4 En déduire la solution en termes de flux de membranes, en calculant explicitement
NXX(z).
5 Si on suppose que la coque est constituée d’un matériau métallique homogène,
donner la nature de la loi d’évolution de l’épaisseur h(z) optimisée pour ce char-
gement.
6 Préciser de même quels sont le types de drapages adaptés à ce chargement, si la
coque est réalisée en composite stratifié.
7 Dans le cas d’un matériau homogène et isotrope (module d’Young E, coefficient de
Poisson ν), calculer les déformations εXX et εYY en P.
En déduire en particulier la flèche W(z) en P.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Corrigé page 200

2.11 COQUE EN ROTATION


On considère un réflecteur léger et souple d’antenne en impesanteur, constitué d’une
membrane de révolution, que nous assimilerons pour simplifier à une calotte sphé-
rique de rayon a. Ce réflecteur est tendu par rotation (vitesse angulaire ω constante)
autour de son axe de révolution Oz (voir ci-dessous, schéma de gauche). On rappelle
également les données métriques des lignes de courbures principales de la surface
sphérique (voir ci-dessous, schéma de droite), dont la calotte constituant l’antenne a

45

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Chapitre 2 • Structures - Coques

été extraite (découpé autour du pôle correspond à θ=-π/2, point O d’intersection du


réflecteur avec l’axe de rotation .

 R X = r = acos θ

R r - = –a
= – -----------  R Y = R nY = – a
 nX cos θ 
  ds Y = adθ
R r cos θ
----------- ------------
 gX = + sin θ = a sin θ

La coque est constituée d’un matériau élastique isotrope homogène d’épaisseur h


uniforme et de masse volumique ρ. On se propose de résoudre le problème par la
méthode de Beltrami.
1 Écrire les équations d’équilibre local des membranes axi-invariantes sous charge-
ment méridien.
2 Donner l’expression des charges surfaciques dues à la force centrifuge, dans la
base locale Y, Z du point courant de la coque.
3 Expliciter les équations d’équilibre local en fonction des seuls termes non-nuls.
4 Montrer que la solution NYY ≡ 0 est compatible avec ces équations.
Expliciter alors NXX(θ).
5 Commenter cette solution, notamment en ce qui concerne les conditions limites
du problème et la stabilité mécanique de la structure.
Corrigé page 202

2.12 MODES DE TORSION-FLEXION D’UN RECTANGLE


APPUYÉ
On considère une plaque rectangulaire de longueur L, largeur b et épaisseur h,
constituée d’un matériau élastique homogène (module d’Young E, coefficient de

46
2.12 • Modes de Torsion-Flexion d’un Rectangle Appuyé

Poisson ν, masse volumique ρ) appuyée sur deux appuis en couteau (appuis simples
linéiques sur bâti Galiléen) en X=0 et X=L.

Ces appuis seront conservés dans toutes les questions de cet exercice. Par ailleurs,
on définit les approximations suivantes, que l’on adoptera pour simplifier les expres-
sions dans les calculs, et qui restent compatibles avec une précision de l’ordre du % :

2 5 G 3
π ≅ 10 ; ( 1 – ν ) ≅ --- ; module de glissement G tel que ---- ≅ ---
6 E 5
On s’intéresse dans un premier temps à la pulsation ω1torsion du premier mode de
la plaque en torsion. On adoptera pour cela une première approche de type poutre, ce
qui suppose que les sections droites se déforment peu. Si on ne les raidit pas, cela
revient à supposer que la plaque est relativement longue. En pratique, cette condition
est vérifiée dès que L>2b, hypothèse que nous adopterons a priori.
1 Rappeler l’équation différentielle qui régit la dynamique de torsion de la poutre
(équation en rotation θX, X étant l’axe de la poutre). Expliciter en particulier la
vitesse de propagation ctorsion des vibrations de torsion en fonction des données
du problème et des hypothèses simplificatrices. On pourra l’exprimer en fonction
de G, puis de E.
2 Expliciter la solution générique de cette équation. À l’aide des conditions limites
aux deux extrémités de la plaque-poutre, donner l’expression de la pulsation
propre ω1torsion du premier mode de torsion.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

On s’intéresse ensuite à la pulsation du n-ième mode de flexion Y-invariante


(toujours dans la configuration appuyée-appuyée), que l’on pourra assimiler au n-
ième mode d’une poutre équivalente en flexion, en n’oubliant pas que la rigidité I en
flexion à considérer devra prendre en compte le fait que la largeur est importante, par
le coefficient 1/(1-ν2).
3 Rappeler l’équation différentielle qui régit la dynamique de flexion de la poutre
(équation en flèche V due à la flexion).
4 Expliciter la solution générique de cette équation. À l’aide des conditions limites
aux deux extrémités de la plaque-poutre, donner l’expression de la pulsation
propre ωnflex du n-ième mode de flexion.

47

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Chapitre 2 • Structures - Coques

5 Donner l’expression du rapport L/b tel que ωnflex coïncide avec ω1torsion

NB : En réalité, ωnflex ≅ ω1torsion compte tenu des approximations appliquées.

Pour quelle(s) valeurs de n cette solution est-elle compatible avec l’hypothèse de


calcul poutre (L>2b) ? Commenter.
6 On suppose que la plaque adopte un allongement défini par la condition précé-
dente, et qu’elle est soumise à une charge sinusoïdale de pulsation voisine de
ω1torsion (≅ ωnflex dans ce cas). Quelle est alors la nature du mouvement observé ?
Corrigé page 204

2.13 MODES LIBRES D’UNE PLAQUE


EN TORSION-FLEXION
Dans ce problème, on considère une plaque rectangulaire mince de longueur L selon
son axe X, de largeur b selon son axe Y, d’épaisseur h uniforme selon Z. Cette
plaque est constituée d’un matériau élastique classique (homogène, isotrope,
linéaire) de module d’Young E, coefficient de Poisson ν et masse volumique ρ. Elle
est considérée libre de tout appui et de toute charge extérieure, et sans amortisse-
ment, modélisant donc un panneau placé en orbite (sous vide et en impesanteur).

On se limitera, dans ce problème, à l’étude du premier mode en gauchissement et


du premier mode en flexion Y-invariante. On considérera en outre que la plaque est
relativement allongée (L>1.8b), ce qui autorise une première approche des modes
envisagés à partir de modèles de poutre : torsion autour de X pour le gauchissement
plaque, flexion autour de Y pour la flexion plaque.

Question Préliminaire
1 Préciser géométriquement les conditions selon lesquelles il est licite de ramener le
calcul des modes de plaque à un calcul de poutre.

48
2.14 • Plaque en Flexion sur Appuis Asymétriques

Mode Fondamental en Torsion Libre


2 Après avoir rappelé l’équation différentielle régissant les mouvements de torsion
le long d’une poutre, expliciter cette équation dans le cas de la section droite
rectangulaire bh de la plaque considérée.
3 Après avoir rappelé la solution générique modale en torsion, expliciter les condi-
tions limites aux deux extrémités de la plaque (X=0 et X=L). En déduire l’expres-
sion générale des pulsations propres ωt en torsion.
4 Dans le cas du mode fondamental en torsion, dont on explicitera la pulsation ωtI,
quelle est la nature de la déformée modale ?

Mode Fondamental en Flexion Plane Libre


5 Après avoir rappelé l’équation différentielle régissant les mouvements de flexion
Y-invariante (déplacement W selon Z indépendants de Y dans la plaque) le long
d’une poutre, expliciter cette équation dans le cas de la section droite rectangu-
laire bh de la plaque considérée.
6 Après avoir rappelé la solution générique modale en flexion, expliciter les condi-
tions limites aux deux extrémités de la plaque (X=0 et X=L). En déduire le
système d’équations auxquelles doivent satisfaire les constantes de la solution
générique, en l’exprimant en fonction des deux premières d’entre elles.
7 En déduire l’équation définissant les pulsations propres en flexion.
8 Sachant que la plus petite racine strictement positive de l’équation 1-
ch(γ)cos(γ)=0 est, numériquement γ l ≅ 4.730 , écrire l’expression de la pulsation
fondamentale en flexion.

Mode Couplé Flexion-Torsion


9 Donner l’expression du rapport L/b tel que la pulsation fondamentale en flexion
soit égale à la pulsation fondamentale en torsion. Commenter ce résultat.

Questions Supplémentaires
On suppose désormais que la plaque vérifie la condition géométrique définie question 9.
10 On suppose que l’on applique en un point quelconque une force sinusoïdale de
pulsation égale à cette pulsation propre commune. Donner les caractéristiques
qualitatives du mouvement obtenu (sans faire de calcul).
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

11 Si on souhaite identifier le mode fondamental sur un bâti (essai au sol, et non en


impesanteur), indiquer (qualitativement) sur quel(s) point(s) on doit appuyer la
plaque.
Corrigé page 206

2.14 PLAQUE EN FLEXION SUR APPUIS ASYMÉTRIQUES


L’objectif de ce problème - qui constitue une application directe des calculs réalisés
en cours - est d’évaluer, sur un exemple simple, l’influence des asymétries induites
par les encastrements.

49

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Chapitre 2 • Structures - Coques

On considère une plaque mince rectangulaire d’épaisseur h uniforme, constituée


d’un matériau élastique homogène isotrope (de module d’Young E, coefficient de
Poisson ν et masse volumique ρ), chargée en flexion statique par son propre poids
(gravité g), en configuration appuyée-encastrée, selon le schéma classique suivant :

Problème Asymétrique Encastré-Appuyé


Les parties grisées représentent le bâti Galiléen indéformable de référence.

Approche Statique
1 Donner l’expression de la réaction hyperstatique linéique QXZ(L) exercée par
l’appui sur la plaque, en justifiant les hypothèses de calcul considérées.
2 Donner l’expression des éléments non-nuls du visseur de plaque en tout point.
3 Calculer l’abscisse Xm de la ligne de points de flèche maximale (en valeur abso-
lue), ainsi que la valeur de la flèche en ces points.
On négligera la flèche provenant des efforts tranchants transverses.
4 Comparer les 3 résultats précé-
dents avec leurs homologues
dans le problème symétrique
appuyé-appuyé (ci-contre).
Commenter.

Approche Dynamique
5 Calculer les 5 premières pulsations propres de flexion Y-invariante de la plaque en
configuration encastrée-appuyée (asymétrique).
Préciser la valeur des hypothèses considérées.
6 Comparer ces pulsations à celles que l’on trouve en configuration symétrique
appuyée-appuyée, et commenter.

50
2.15 • Réservoir Torique Pressurisé

7 Définir une méthodologie permettant d’étendre le calcul de ces pulsations à une


plaque sur laquelle on ajouterait une masse ponctuelle ou linéique, située par
exemple à X=L/2.
Corrigé page 210

2.15 RÉSERVOIR TORIQUE PRESSURISÉ


On considère une membrane torique (“chambre à air”) mince de révolution autour
de l’axe Oz, selon le schéma ci-dessous (représenté selon une coupe dans un demi-
plan méridien) :

On suppose que le rayon a de la partie fermée est inférieur au rayon moyen b


(a<b). L’épaisseur de la membrane est constante et notée h (<<a). Le chargement
considéré est une surpression δp interne (>0). Le point P courant est repéré par sa
distance r (=b+asinγ) à l’axe de révolution, comprise entre b-a et b+a.
1 Expliciter les équations d’équilibre local des membranes de révolution sous char-
gement méridien dans ce cas particulier faisant intervenir les flux de membrane
N1 = NXX et N2 = NYY.
2 Montrer que le champ ci-dessous vérifie ces équations, et constitue donc la solu-
tion du problème de Beltrami de membrane :

δpa δpa b
N XX ( r ) = --------- ; N YY ( r ) = ---------  1 + ---
2 2  r
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

b
3) Pour simplifier, on suppose désormais que a = --- . Expliciter les contraintes prin-
cipales en P. 2
4) On suppose que c’est la plus grande des contraintes principales (ici : NYY) qui
définit le critère de résistance.
En quel(s) points Pc cette contrainte est-elle maximale (points critiques) ?
En quel(s) points Pnc cette contrainte est-elle minimale (points non-critiques) ?
5) Si le réservoir torique est réalisé en composite stratifié, proposer un drapage (Dc)
adapté aux points Pc, et un drapage (Dnc) adapté aux points Pnc.
Corrigé page 213

51

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Chapitre 2 • Structures - Coques

2.16 ÉTUDE D’UN MICRO ACTUATEUR EN FLEXION


Les micro- et nano-technologies mettent en œuvre des actuateurs piézo-électriques
qui fournissent des efforts importants sur des courses très limitées. Ce problème
propose d’appliquer les propriétés des plaques en flexion à une configuration
permettant précisément une amplification des débattements. On traitera le problème
en statique puis selon les deux premiers modes dynamiques.
On considère un disque circulaire de centre O, de rayon a et d’épaisseur uniforme
h<<a, constitué d’un matériau homogène, isotrope, élastique, linéaire, de module
d’Young E, coefficient de Poisson ν et masse volumique ρ. Ce disque est étudié dans
le cadre des hypothèses classiques des plaques minces en flexion en petits déplacements,
sans prise en compte des déplacements dus aux efforts tranchants transverses. On utili-
sera les coordonnées polaires r, ψ, z, et comme le problème sera considéré axi-invariant
(“axisymétrique”) autour de Oz, on travaillera dans un plan méridien O, ur, z :

NB : Compte tenu de l’échelle (rayon de quelques millimètre, épaisseur de


quelques dixièmes de millimètre), on négligera le poids propre de la plaque en
statique. La masse volumique ρ, en revanche, sera bien évidemment prise en
compte inertiellement pour l’étude dynamique.

Étude Statique
On considère que la plaque est simplement appuyée sur son pourtour (r=a), et que le
système piézoélectrique soumet cette lisière à un moment linéique donné µ
(uniforme, et constant dans le temps) autour de uψ (induisant donc un moment Mrr
dans la plaque), comme indiqué sur les figures qui suivent.

52
2.16 • Étude d’un Micro Actuateur en Flexion

1 Suivant la méthode hybride Beltrami-Reissner, étant donné que le chargement induit


un effort tranchant transverse Qrz identiquement nul dans toute la plaque, écrire
l’équation différentielle de base régissant les variations de W(r) pour 0 ≤ r ≤ a.
2 En déduire la forme de la solution W(r) (0 ≤ r ≤ a), flèche selon Z.
3 Considérant, en r=a, la condition d’appui simple et le moment linéique µ appliqué,
écrire les conditions limites en r=a et en déduire l’expression exacte de la
flèche W(r).
Donner en particulier son expression en O (r=0).
4 Déduire de l’expression de W(r) les expressions des éléments du visseur dans la
plaque. Commenter.

Étude Dynamique
5 Vibrations libres : dans cette question, la plaque est simplement appuyée sur sa
lisière, sans excitation (µ ≡ 0).
Dans la formulation modale classique “axi-invariante” W(r;t)=f(r)g(t), rappeler la
solution générique f(r), et donner l’expression en f des conditions limites.
Indiquer ensuite la méthode de résolution permettant de trouver les modes
propres. On ne demande pas d’expliciter les équations (qui ne seront de toutes
manières résolubles que numériquement) mais seulement de décrire la méthode.
Préciser la nature des formes modales correspondantes et rappeler les limitations
théoriques de cette modélisation.
6 Vibrations forcées : donner la méthode de calcul de la solution en régime perma-
nent lorsqu’on considère, de manière canonique, que le moment appliqué dynami-
quement (toujours autour de uψ) est : µ ≡ cos(ωet).
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Synthèse
7 On cherche à calculer le facteur d’amplification statique en déplacement, sachant que
l’actuateur piézoélectrique applique en r=a le moment µ comme indiqué ci-dessous :

La plaque est appuyée sur sa lisière, et le


système piézoélectrique (couronne) applique
un effort selon z sur un rayon a-h (h étant
toujours l’épaisseur de la plaque), qui

53

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Chapitre 2 • Structures - Coques

détermine une flèche locale δ (<<h). L’amplification peut donc être définie comme
le rapport entre δ et la flèche en O :
W( 0)
η s = ------------- en statique
δ
Considérant le résultat statique de la question 3, et en identifiant la pente en r=a au
rapport δ/h, donner l’expression du facteur ηs d’amplification statique. Ce rapport
représente effectivement le ratio entre la course de l’élément piézoélectrique et le
déplacement maximal obtenu.
8 Dans certaines bandes de fréquence particulières, que l’on précisera, donner
l’expression du facteur d’amplification ηd dynamique/statique en fonction de
l’amortissement adimensionnel équivalent ζ du système (matériau de la plaque et
amortissement linéique des appuis). L’amplification géométrique totale pour ces
fréquences est naturellement η ≡ ηsηd.

Questions subsidiaires
9 Si on ajoute une masse m ponctuelle, fixée sur la plaque en O, proposer une
méthode (sans mener le calcul) pour trouver les fréquences propres.
10 Proposer une autre configuration - éventuellement non-linéaire - permettant
d’obtenir une amplification plus importante. Commenter.
Corrigé page 214

2.17 ÉLÉMENT DE COQUE LANCEUR SOUS


CHARGEMENT COMPLET
On considère la partie cylindrique d’un réservoir de lanceur, dans son chargement
complet en statique équivalent. Celui-ci résulte de 3 charges qui se superposent :
- pressurisation interne : surpression interne ∆p
- efforts longitudinaux lanceur : force F appliquée par les étages supérieurs,
selon l’axe z lanceur
- moment de roulis : moment Γ transmis par les étages supérieurs, autour de
l’axe z lanceur.
z (axe de révolution)
Charge A Charge B Charge C

a Moment
Pressurisation Résultante F
résultant
X 2= z
p
X1
P
Z=K

54
2.18 • Déformée Quadratique d’une Plaque Carrée en Flexion

La coque est une membrane cylindrique de rayon a, dont les lignes coordonnées L1
et L2 sont les parallèles et méridiens (repère local X1, X2, K défini selon schéma ci-
dessus), constituée d’un matériau élastique linéaire homogène d’épaisseur h uniforme.
1 Donner les expressions des flux de membrane dus à la charge A (indice A) : N11A,
N22A, TA en un point P de la partie cylindrique.
2 Donner les expressions des flux de membrane dus à la charge B (indice B) : N11B,
N22B, TB.
3 Donner les expressions des flux de membrane dus à la charge C (indice C) : N11C,
N22C, TC.
4 Calculer numériquement les valeurs des grandeurs ci-dessus, ainsi que les flux
totaux (charge totale A+B+C) avec les données suivantes : a = 2m ; ∆P=5.105 Pa ;
F = 6.106 N ; Γ = 2.106 Nm.
5 Considérant les flux numériques totaux calculés, proposer des proportions de plis
(sur les orientations classiques 0°, 90°, +45°, -45°) adaptées à la charge totale
(A+B+C), si on suppose que la coque est constituée d’un drapage composite.
Corrigé page 218

2.18 DÉFORMÉE QUADRATIQUE D’UNE PLAQUE CARRÉE


EN FLEXION
L’objectif de cette étude est d’appliquer les méthodes de petits déplacements en
flexion à une plaque carrée de côté 2L, d’épaisseur constante h, constituée d’un
matériau élastique linéaire isotrope homogène de module d’Young E, coefficient de
Poisson ν et masse volumique ρ. Pour simplifier les calculs, sans nuire à la généra-
lité du propos, on considère que l’origine O des axes cartésiens XY est située au
centre de la plaque :
Z

Y
h
O
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

X
L

L L

Cette plaque est supposée posée uniformément sur ses 4 bords (X,Y=±L). On
propose une approximation simple mais utile du problème classique de la plaque en
flexion. L’épaisseur étant supposée petite devant la largeur (h<<L), la flèche due aux
cisaillements transverses d’efforts tranchants est négligée devant la flèche de
flexion. Le seul déplacement pris en compte est donc la translation W selon Z.

55

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Chapitre 2 • Structures - Coques

Étude Statique
On suppose que la plaque est soumise à une pression surfacique p dirigée selon Z et
répartie uniformément sur la surface de la plaque. La solution exacte de ce problème
donne lieu à des sommes infinies, mais on propose ici d’étudier une déformée
quadratique simple du plan moyen, qui donne effectivement un déplacement nul sur
les quatre bords :

 2 2
X  Y 
W ( X, Y ) = α  1 – -------  1 – -------
 2 2
L  L 
1 Montrer que ce champ de déplacement selon Z vérifie bien l’équation de
Lagrange biharmonique statique des plaques en flexion, et donner la valeur de la
constante α (en fonction de p) qui permet de valider cette équation et tout point de
la plaque.
2 Compte tenu des symétries et invariances du problème, préciser quelle fraction de
la plaque il est nécessaire et suffisant de considérer.
3 Donner l’expression des éléments du visseur dans la plaque en fonction de α.
4 À partir de l’expression du moment de flexion linéique le long d’un côté du carré,
donner le type de condition limite (appui, encastrement ou fixation élastique) que
peut représenter la solution proposée. Commentez.

Étude Dynamique
On se propose de calculer la première pulsation propre dynamique (premier mode ou
mode fondamental) de la plaque dans des conditions d’appui identiques à celles de la
partie statique. On supprime donc le chargement statique p, et on considère selon la
méthode de Rayleigh un champ de déplacement dynamique :

 2 2
X  Y 
W ( X, Y ;t ) = α ( t )  1 – -------  1 – -------
 2 2
L  L 
La fonction spatiale (forme) dans le premier mode est donc la déformée statique
précédente.
5 Donner, sous forme quadratique en α., l’expression du double 2Ecin de l’énergie
cinétique de la plaque entière dans ce mouvement, en intégrant l’énergie cinétique
surfacique résultant de la translation selon Z proposée. Préciser pourquoi il est
licite de négliger les énergies de rotation.
6 Pour calculer l’énergie potentielle, on propose ici une approche directe par l’éner-
gie de déformation élastique. Toutefois, ce calcul en contraintes étant très compli-
qué, on n’en demande que les équations algébriques, admettant que le résultat
sera quadratique en α.
Donner les équations définissant la densité surfacique d’énergie élastique statique
de déformation, en fonction de α, au sens des plaques en flexion-torsion. On

56
2.19 • Réservoir Cryotechnique Pressurisé

négligera l’énergie du cisaillement transverse (plaque mince isotrope homogène


en flexion-torsion).
On admettra donc que l’intégration sur la surface de la plaque donne : 2Epot = Γα2
7 Par la conservation de l’énergie mécanique, ou par toute autre méthode de votre
choix, donner l’expression de la pulsation propre ω1 de ce mode, en fonction de Γ
et des autres données du problème, en considérant un mouvement modal harmo-
nique (soit α(t)=βcos(ω1t)). Commentez.

Questions complémentaires
8 Suggérer une déformée (fonction de forme) différente de la forme quadratique
proposée, mais compatible avec la méthode de Reissner-Ritz.
9 Pourrait-on calculer l’énergie potentielle plus simplement qu’en intégrant l’éner-
gie surfacique calculée à partir du visseur ?
Corrigé page 219

2.19 RÉSERVOIR CRYOTECHNIQUE PRESSURISÉ


Dans cet exercice, on considère un réservoir cryotechnique de lanceur. On s’inté-
resse au chargement de pressurisation interne (destinée à éviter le flambage), qui est
effectivement une charge majeure, compte tenu des diamètres et pressions en jeu. La
surpression interne, qui seule nous intéresse, est notée ∆p. On suppose que le réser-
voir est une membrane linéaire mince de révolution (selon les hypothèses du cours),
consitutée d’une partie cylindrique de rayon a, de longueur b et d’épaisseur hc,
terminée par deux extrémités hémisphériques de même rayon a et d’épaisseur hs ; les
lignes coordonnées L1 et L2 sur cette surface sont les parallèles et méridiens, de
sorte que dans la partie cylindrique comme dans la partie sphérique, le repère local
(X1, X2, K) est défini conformément au schéma ci-dessous :
hs
X2
K

X1
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

hc

a
b X2

K
X1

Coupe méridienne
(quart de réservoir)

57

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Chapitre 2 • Structures - Coques

1 Rappeler les expressions des flux de membrane dans la partie cylindrique


(indice c) et la partie sphérique (indice s) en fonction de a et ∆p. En déduire
immédiatement, en fonction de hc et hs, les expressions des contraintes principales
de membrane dans ces deux parties.
2 En supposant à présent que le matériau soit du type métallique ductile dimen-
sionné en statique, exprimer le critère de von Misès dans la partie cylindrique et
dans la partie sphérique, en fonction de σadm (contrainte en traction admissible
dans le matériau).

Rappel : Critère de résistance de von Misès :


2 2 2
( σ I – σ II ) + ( σ II – σ III ) + ( σ III – σ I )
------------------------------------------------------------------------------------------------ ≤ σ adm
2
(où σI, σII, σIII sont les trois contraintes principales sous charge au point consi-
déré).

3 Déduire de la question précédente les épaisseurs optimales hc et hs telles que l’on


atteigne la contrainte admissible dans la partie cylindrique et dans la partie sphé-
rique. Commenter.
4 On donne, numériquement : a = 2700 mm ; ∆p = 0.25 MPa (=2.5 bars) ; b =2a=
5400 mm
Calculer hc et hs et la masse totale de la membrane du réservoir (cylindre +
2 hémisphères) dans les deux cas suivants :
5) a)Membrane en alliage léger : σadm alu = 310 MPa ; ρ alu = 2750 kg/m3
5) b)Membrane en acier : σadm acier = 910 MPa ; ρ acier = 7850 kg/m3
5 Dans le cas d’une membrane en composite, proposer deux séries de pourcentages
de drapages cohérents avec les flux, le premier adapté à la partie cylindrique, et le
second à la partie sphérique.
Corrigé page 223

2.20 MODE FONDAMENTAL D’UN DISQUE ENCASTRÉ


EN FLEXION
Cet exercice considère le calcul, par la méthode de Rayleigh, de la pulsation propre
du premier mode dynamique d’un disque de rayon a, encastré sur son pourtour, en
vibration libre. Les hypothèses adoptées sont celles des plaques minces en flexion,
constituées d’un matériau élastique linéaire de module d’Young E et coefficient de
Poisson ν.
1
Pour simplifier les calculs on suppose en outre que ν = --- (et donc
3
3 3
Eh - = ------------
D = ------------------------- 3Eh - )
12 ( 1 – ν )
2 32

58
2.21 • Interface Tronconique

Nous utiliserons comme fonction de forme de référence la déformée statique


suivante (sous poids surfacique q), induisant la flèche :
q 2 2 2
W ( r ) = ---------- ( r – a )
64D
et les éléments non-nuls du visseur :
q q 2 2
Q rZ = --- r ; M rr = ------ [ a ( 1 + ν ) – r ( 3 + ν ) ] ; M θθ = – M rr
2 16
4
a
1 En substituant w 0 = ------------- q , réexprimer w(r) et M rr en fonction de E, h et de la
3
6Eh
seule flèche au centre w0,
2 En supposant, dans l’approximation de Rayleigh, que l’on passe en dynamique
par homothétie de la déformée statique, exprimer l’énergie cinétique de la plaque
.
en fonction de la vitesse w 0
3 Calculer de même l’énergie potentielle de déformation élastique de la plaque en
fonction de w0, en intégrant l’expression de l’énergie surfacique de déformation
des plaques en flexion, en négligeant l’énergie d’effort tranchant transverse
(hypothèse de plaque mince en flexion).
4 En écrivant la conservation de l’énergie mécanique, en déduire l’expression de la
pulsation propre ω du premier mode généré par la déformée proposée. Commenter.
Corrigé page 225

2.21 INTERFACE TRONCONIQUE


On considère une interface lanceur constituée d’une coque tronconique d’épaisseur
h uniforme, de rayons respectifs a et b au sommet et à la base, et de hauteur L :

a
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

59

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Chapitre 2 • Structures - Coques

b–a
On pourra noter α l’angle du cône tel que tgα = ----------- .
L
On suppose que 0 ≤ a ≤ b.
L’étage supérieur exerce sur la frontière supérieure des charges vibratoires expri-
mées en quasi-statique par un effort longitudinal (selon z) ±F et un moment de
torsion (autour de z) ±Γ.
Pour nos calculs, nous considèrerons +F et +Γ, la frontière inférieure étant
bloquée en déplacement :

1 Donner l’expression des éléments du visseur de membrane en tout point P de la


coque situé à la distance r (a ≤ r ≤ b) de l’axe longitudinal z, exprimé dans le
repère local classique (P, XYZ) des coques axisymétriques.
2 En quel(s) point(s) ce visseur est-il critique (flux normal maximal et flux de
cisaillement maximal) ?
3 Calculer numériquement les éléments non-nuls du visseur aux points critiques
pour les valeurs suivantes : a = 2 m ; b = 2.5 m ; L = 4 m ; F = 690000 N, Γ =
570000 Nm.
4 En supposant que la coque est constituée d’un matériau composite obtenu par
empilement de plis unidirectionnels, proposer des proportions simples d’orienta-
tions classiques de fibres adaptées au chargement précédent.
5 On donne les caractéristiques suivantes du multicouche carbone/epoxy drapé avec
10% de plis selon X et 50% selon Y (et 20% selon la 1ère diagonale, 20% selon la
2nde diagonale) :

E YY ≅ 81.9 GPa ; G XY ≅ 17.2 GPa

On suppose que le drapage précédent est adopté dans toute la surface du cône. Ce
choix est-il optimal ? Commenter.
6 Calculer alors l’allongement total ∆L et la rotation θz dus aux charges, en suppo-
sant que l’épaisseur de la coque est h=2mm.
Corrigé page 227

60
2.22 • Flambage de Panneaux de Voilure

2.22 FLAMBAGE DE PANNEAUX DE VOILURE


L’objectif de cet exercice est d’obtenir un ordre de grandeur réaliste du dimension-
nement en contrainte et en flambage de plaque membrane des panneaux reprenant la
flexion du caisson de voilure d’un avion gros-porteur, avec des méthodes simples,
relativement approximatives mais robustes. On considérera d’emblée le cas dimen-
sionnant de la ressource ou rafale symétrique vers le haut, faisant travailler l’intrados
en traction et l’extrados en compression.

Géométrie et flux
On considère la nervure zéro (emplanture de la demi-voilure), dont le caisson struc-
tural est assimilé à un rectangle. On se limite pour cette première approche à la
flexion voilure, qui fait travailler l’intrados et l’extrados en flux longitudinaux (le
long de l’envergure) que l’on supposera uniforme selon la corde. Cette approxima-
tion néglige le désaxage et la torsion (erreur de l’ordre de 15%). Elle permet néan-
moins d’obtenir un ordre de grandeur convenable des flux.
L’emplanture se présente comme suit :

1800 mm

4770 mm

On suppose que la compression dans l’extrados (ou la tension symétrique dans


l’intrados) représente une force totale F due au moment de la portance P (supposée,
pour le calcul de la flexion résultante, appliquée en un foyer) :
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F 7200 mm

M
P est calculée à partir du facteur de charge vertical ascendant nz : P = α ----- n z
2
M : Masse Maximale au Décollage (MTOW) : M = 270 t
α : Coefficient de décharge du à au kérosène dans la voilure : α = 0.74

61

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Chapitre 2 • Structures - Coques

nz : nz = 2.5G à Charge Limite (CL), avec 1G ≈ 10 ms-2


1 À charge limite, calculer P (daN), puis F (daN), puis le flux de compression de
membrane dans l’intrados et l’extrados (daN/mm).

Dimensionnement de l’Intrados en Contrainte


On dimensionne à limite élastique des matériaux sous Charge Limite et à rupture
sous Charge Extrême CE ≡ 1.5CL. Les deux conditions devant être remplies régle-
mentairement, on prendra la plus grande des épaisseurs trouvées selon ces deux
critères.
2 Calculer l’épaisseur de l’intrados en traction à l’emplanture, sachant que le maté-
riau utilisé pour l’ensemble de la voilure est un alliage léger 2024 dont les
contraintes admissibles (tenant compte des considérations statistiques réglemen-
taires) sont :
σlim élastique = 22 daNmm-2 ; σlim rupture = 42 daNmm-2
Nous avons calculé l’épaisseur de l’intrados, nous allons maintenant dimension-
ner la peau extrados, le pas b des raidisseurs et l’aire S de leur section droite.

Maille de Flambage du Panneau Extrados


On rigidifie le panneau extrados selon des mailles de cloquage définies par les
nervures et les lisses. Le but de cette question est de dimensionner ces mailles, et
donc de connaître le pas des raidisseurs. Le critère est ici de n’obtenir ce cloquage
qu’à partir de 0.7CL. On suppose qu’ensuite, lorsque la charge croît, les raidisseurs
reprennent le surcroît de charge.

Prédimensionnement de l’épaisseur de peau extrados


3 À partir des valeurs de P, F et du flux de membrane à 0.7CL, calculer l’épaisseur
de peau dimensionnée en limite élastique à 0.7CL. Cette épaisseur est dite “épais-
seur de fond de maille”, et on considérera que ce sera celle de la peau extrados.

Calcul du pas des raidisseurs (lisses)


On se place toujours à 0.7CL, et on suppose que la peau extrados reprend le flux de
compression à elle seule. Nous cherchons en effet la bifurcation à 0.7CL, mais à
cette charge, les raidisseurs ne servent qu’à définir une maille de flambage en
compression, et n’ont pas encore repris la charge.
4 Selon une approche légèrement conservative considérant un flambage périodique,
et donc à l’aide des abaques de plaques rectangulaires en flambage de compres-
sion avec appui continu sur les 4 côtés, considérées dans leur partie asymptotique
(plaque “longue” dans le sens de la compression), donner le pas des raidisseurs
optimal. On donne, pour le 2024 :
E = 7200 daNmm-2 ; 1-ν2 = 0.9

62
2.23 • Réservoir d’Helium Pressurisé

5 Sachant que les raidisseurs doivent s’appuyer autant que possible au droit des
cadres fuselage, lesquels sont régulièrement espacés de 530 mm exactement,
donner la largeur de maille réelle, qui doit être une partie entière du pas des
cadres.

Prédimensionnement de la section des raidisseurs


On considère qu’au delà de 0.7CL, les mailles flambant localement, les raidisseurs
contribuent à la structure.
6 En supposant (selon des résultats issus de calculs de Von Karman) que la peau
continue à travailler au droit de chaque raidisseur sur une largeur égale à trente
fois l’épaisseur de peau (quinze fois de chaque côté du raidisseur), calculer l’aire
des raidisseurs en égalant l’aire totale travaillant en compression à l’extrados
(raidisseurs + partie travaillante de la peau) à l’aire totale de section droite de
l’intrados (ce qui garantit les mêmes contraintes à CL et CE).

Stabilité des raidisseurs


7 Le flambage général des raidisseurs ne doit pas survenir avant la CE. Proposer une
méthodologie simple de prédimensionnement des semelles de raidisseurs.
Corrigé page 229

2.23 RÉSERVOIR D’HELIUM PRESSURISÉ


On considère un réservoir d’hélium (pour pressurisation d’étage cryotechnique),
assimilé à une coque mince sphérique de rayon a = 415 mm, travaillant en
membrane, soumise à une pression interne de 400 bars.
1) Calculer numériquement les flux du visseur de membrane auxquels cette coque
est soumise.
2) Sachant que le matériau constituant la coque est un composite carbone/epoxy
bobiné quasi-isotrope en membrane, de contrainte équivalente (critère de von
Misès) en rupture σrupt = 440 Mpa pour un matériau homogène isotrope, calculez
numériquement l’épaisseur de membrane nécessaire pour une résistance avec
coefficient de sécurité égal à 2.
3) Sachant que le module d’Young du matériau équivalent est E = 50 GPa et son
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coefficient de Poisson ν = 0.3, calculez numériquement les déformations de la


membrane, ainsi que la variation de volume de contenance du réservoir due à la
pressurisation.
Corrigé page 231

63

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3 PROBLÈMES COMBINÉS

3.1 STRUCTURE EN ARC MINCE SUR APPUI PONCTUEL


Modèle Poutre Statique
On considère un arc de poutre courbe de rayon moyen R, de section droite uniforme
d’aire S et moment quadratique en flexion IZ, constituée d’un matériau élastique
homogène de masse volumique ρ, module d’Young longitudinal EX et coefficient de
dilatation thermique linéaire αth.
Cet arc, d’ouverture 2α (0 ≤ α<π), est posé symétriquement sur le bâti Galiléen
placé dans le champ de pesanteur g .

1 Montrer qu’au point courant C, les 3 éléments du visseur plan de poutre induits
par ce chargement sont donnés par les expressions suivantes, dans lesquelles on
demande d’expliciter la constante β (en fonction de la masse volumique ρ, et à
partir des équations d’équilibre local) :
 N ( θ ) = β ( ( C 1 + θ ) sin θ – C 2 cos θ )

 T Y ( θ ) = β ( ( C 1 + θ ) cos θ + C 2 sin θ )

 M Z ( θ ) = – βR ( ( C 1 + θ ) sin θ + ( 1 – C 2 ) cos θ + C 3 )
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2 Calculer les constantes C1, C2, C3 à l’aide des conditions limites en θ=α.
Montrer que les éléments du visseur plan s’écrivent ainsi :
 N ( θ ) = ρgSR ( θ – α ) sin θ
 T ( θ ) = ρgSR ( θ – α ) cos θ
 Y
 2
 M Z ( θ ) = – ρgSR ( ( θ – α ) sin θ + cos θ – cos α )
3 En supposant que les déplacements dus aux efforts normaux et tranchants sont
négligeables par rapport à la flèche de flexion (hypothèse que l’on justifiera),
donner l’expression de la flèche transverse V(θ).

64
3.1 • Structure en Arc Mince sur Appui Ponctuel

2 2
On notera que les fonctions 1, cos θ , sin θ , θ cos θ , θ sin θ , θ cos θ , θ sin θ
constituent une base pertinente pour la recherche de la solution V(θ) de ce problème.

Modèle Poutre Thermique et Dynamique


L’arc plan travaille dans le plan du dessin, sans aucune charge mécanique statique, la
géométrie de référence de la poutre étant donnée à la température T0. On suppose
que la température appliquée en tout point de la poutre est T+AthY, où T est la
température des points de la ligne moyenne (T ≠ T0) et Ath le gradient thermique
selon l’épaisseur de la poutre (Ath ≠ 0).
4 Définir le visseur plan induit par le chargement thermique
5 Expliciter le champ de déplacements (U(T),V(T)) de la ligne moyenne dû à T
(élévation uniforme de température).
6 Expliciter de même le champ de déplacements (U(A),V(A)) dû à Ath (gradient
transverse).
Rappel : Un gradient transverse 2
d V V M
Ath induit un effet additionnel ----------- + ------- = -------Z- – α th A th
de flexion, régi par les formules ds
2
R
2 EI Z
avec : ds = Rdθ
de Bresse-Duhamel de la flexion dU V
thermoélastique des arc plans : -------- = ----
ds R

7 Donner les équations générales régissant la dynamique linéaire plane de la poutre


considérée comme un arc mince en flexion.

Coque Développable sous son propre poids


On considère à présent une gouttière (arc de cylindre de révolution de rayon R et
d’ouverture α) posée symétriquement sur une de ses génératrices, chargée par son
propre poids dans des conditions similaires à celles de la première partie.
Cette coque d’épaissseur h uniforme est réalisée dans un matériau élastique homo-
gène isotrope de masse volumique ρ, module d’Young E et coefficient de Poisson ν.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

8 À partir des résultats de la première partie, en se plaçant dans le cadre des hypo-
thèses de coques minces travaillant en flexion dans lesquelles les contraintes
varient linéairement selon Z, en négligeant les effets de bord, expliciter les

65

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Chapitre 3 • Problèmes Combinés

éléments du visseur (efforts normaux et flexions) ainsi que les expressions des
déplacements U,V,W du point courant de la surface moyenne exprimés dans les
axes locaux de coques. On justifiera les hypothèses simplificatrices.
9 Le problème pourrait-il être traité par la théorie linéaire de Reissner des coques
appliquée aux problèmes axisymétriques ?
10Les résultats obtenus en thermique aux questions 4 à 6 peuvent-ils être étendus à
cette configuration de coque ?

Coque Emplie d’un Fluide Pesant


La gouttière, toujours posée symétrique-
ment dans le champ de pesanteur, est
maintenant remplie à ras bord d’un fluide
pesant incompressible de poids volu-
mique ϖ :
NB : Dans ce nouveau chargement, on
néglige le poids propre de la coque par rapport à celui du fluide ; une combinaison
linéaire des 2 cas de charge permettrait naturellement de tenir compte des 2 poids
propres, mais on étudie ici les 2 cas séparément.

11Selon un raisonnement similaire à celui de la question précédente, donner


l’expression du visseur de coque (efforts normaux et flexion) ajouté par ce
nouveau chargement, en précisant la validité des hypothèses retenues.
12Donner la méthodologie permettant de calculer la variation relative de contenance de
la coque due à la flèche en flexion induite par ce nouveau chargement. On ne demande
pas le calcul explicite, mais les équations dont l’intégration aboutit à ce résultat.
Corrigé page 233

3.2 FLEXION LIBRE D’UNE POUTRE ET D’UNE PLAQUE


Pulsations Propres de Flexion d’un Javelot en Vol
On considère une poutre de longueur L, de section droite circulaire pleine uniforme
(d’aire S et moment quadratique en flexion I), constituée d’un matériau élastique
homogène de module d’Young E, coefficient de Poisson ν et masse volumique ρ.
En vol, la poutre n’est soumise à aucun appui ni force extérieure. On cherche à
connaître ses modes propres dans cette configuration. L’axe longitudinal de la poutre
est noté X ; cet axe moyen de la poutre en position non-déformée est considéré
comme Galiléen vis à vis des mouvements de vibrations de flexion que l’on étudie.
YZ sont les 2 vecteurs unitaires orthogonaux à X.
1 Rappeler la forme générale V(X;t) de la solution dynamique de la flèche en
flexion selon Y.
2 Écrire les conditions limites aux deux extrémités de la poutre (X=0 et X=L).
3 Expliciter ces conditions en fonction des constantes de la solution générale

66
3.3 • Interface Tronconique Raidie

4 Écrire la condition d’existence d’une solution modale non identiquement nulle.


5 Donner les 2 premières pulsations propres, connaissant les premières racines
strictement positives des équations suivantes (à 10-3 près) :

Équation Premières racines positives

1+cos(x)ch(x) 1.875 4.694 7.854


1-cos(x)ch(x) 4.730 7.853 10.996

Flexion Cylindrique Libre et Synthèse


La poutre est remplacée par une plaque mince de longueur L (selon X), largeur b
(selon Z) et épaisseur h (selon Y, h<<b), constituée du même matériau élastique
linéaire, homogène et isotrope, selon le schéma page suivante.
X

6 Déduire du résultat de la question 5 les expressions des pulsations des 2 premiers


modes de flexion Z-invariante (flexion cylindrique de plaque)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

7 Expliciter la déformée du mode fondamental.


8 Discuter la possibilité de génération de battements avec le mode fondamental :
- dans la configuration poutre de la première partie
- dans la configuration plaque de la seconde partie, en supposant que b<<L.
Corrigé page 242

3.3 INTERFACE TRONCONIQUE RAIDIE


On considère une structure tronconique de liaison entre étages de lanceurs, compo-
sée d’une peau (coque mince) stabilisée par n raidisseurs rectilignes (poutres

67

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Chapitre 3 • Problèmes Combinés

longues) régulièrement espacés, assemblés à la peau suivant les méridiens. En


conformité avec les conventions du cours, on note θ l’angle de conicité :

Pour simplifier les calculs, on pose les hypothèses suivantes :


-la coque est strictement conique : a<b, θ>0, a ≤ r ≤ b ; le point courant C est
repéré par le rayon r ;
-la peau et les raidisseurs sont réalisés dans un même matériau élastique
homogène et isotrope, de module d’Young E, coefficient de Poisson ν et
coefficient de dilatation thermique linéaire α ;
-chaque raidisseur est constitué de 2 profils minces plats de section rectangu-
laire constante, de même épaisseur h que la peau et de largeur l, l’un collé
sur la face interne de la peau, et l’autre sur la face externe ;

Cela signifie que la présence du raidisseur triple localement l’épaisseur de la


coque, sans modifier la géométrie de sa surface moyenne ;
- la largeur cumulée des n raidisseurs est donnée par :

nA = η2πa (η donné compris entre 0 et 1)


Ainsi, si η=1, alors l’épaisseur de la coque est triplée sur la lisière supérieure (les
raidisseurs sont jointifs sur cette lisière) ;
- h<<a ; la peau travaille en membrane, et le raidisseur travaille dans le plan
CXY (en effort normal N et en effort tranchant TY).

68
3.3 • Interface Tronconique Raidie

La dernière hypothèse est cohérente avec l’application des charges par des cadres
forts circulaires de rayons respectifs a et b sur les deux lisières de l’interface. Ces
cadres, qui assurent une répartition homogène des flux sur les lisières, ne seront pas
considérés explicitement dans la structure (hormis précisément l’hypothèse de flux
de révolution).

Charge Longitudinale
Dans cette partie, l’interface est chargée statiquement par une force dirigée selon
l’axe z du lanceur (axe de révolution du tronc de cône).
F

1 On considère la peau seule, chargée d’une force F


longitudinale :

Montrer que le visseur de membrane induit par cette charge s’exprime :

 N   0 0 
( ϑ ) ( F ) ≡  XX ( F ) T XY ( F )  =  
 F -
 0 -------------------- 
 T XY ( F ) N YY ( F )   2πr cos θ 

2 Montrer que la rigidité longitudinale de la peau tronconique s’exprime :


2
2πEhcos θ sin θ
k peau = ----------------------------------------
b
ln  ---
 a

NB : ln désigne le Logarithme Népérien ou Naturel.


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Indication : On pourra calculer l’énergie de déformation élastique.

3 On considère maintenant les n raidisseurs seuls,


chargés d’une force totale F longitudinale :

69

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Chapitre 3 • Problèmes Combinés

Calculer l’effort normal induit dans un raidisseur, en fonction de n et θ.


4 Donner l’expression de la rigidité longitudinale kraidisseurs induite par les n raidis-
seurs, en fonction de cosθ, sinθ, a, b et η.
5 En déduire la rigidité longitudinale klongi de l’interface complète (peau et raidis-
seurs), en supposant que les deux rigidités précédemment calculées travaillent en
parallèle.

Charge en Torsion

Dans cette partie, l’interface est chargée statiquement par


un moment Γ appliqué autour de l’axe z.

6 À partir du visseur induit dans la peau seule par la charge Γ, visseur dont en explicitera
l’expression, montrer que la rigidité de torsion de la peau tronconique s’exprime :
2 2
2πEh sin θ a b
C peau = ------------------------- -----------------
1 + ν b2 – a2

7 Montrer que l’expression proposée ci-dessous constitue une bonne approximation


de la rigidité en torsion de l’interface complète (peau + raidisseurs) :
2
sin θ 2b 5ηa
C interface ≅ 2π ----------------  ------------ + --------- Gha
2
(b – a) a + b  3 
où G est le module de glissement du matériau constituant l’interface.

Équations Générales de la Coque Tronconique


8 Justifier la formulation ci-dessous des équations de comportement local de la
peau tronconique seule dans une modélisation statique et dynamique dans un
référentiel Galiléen :

 .. . . ∂N XX ∂T YX 2 sin θT XY
 p X – ρh [ U – 2W ( ∂ X W ) ] + --------------- + -------------- – -------------------------- = 0
 r∂ψ ∂Y r

 p – ρh [ V .. – 2W . ( ∂ W ) . ] + ∂N YY ∂T XY sin θ ( N XX – N YY )
- + -------------- + ---------------------------------------------- = 0
--------------
(I) Y Y ∂Y r∂ψ r


cos θN XX
 p – ρh W .. + 2  V . ( ∂ W ) . + U . ( ∂ W ) .  – -----------------------
 Z  Y X  - = 0
  r

70
3.4 • Analyse Implicite de Rayleigh d’Éléments Minces 2D

où ψ est l’angle repérant C autour de Oz, axe longitudinal du lanceur.


9 Quels termes de la théorie de Reissner des membranes faut-il modifier si on
souhaite modéliser la coque tronconique raidie complète (peau + raidisseurs) ?
10Même question si on souhaite y ajouter l’influence des contraintes et déforma-
tions d’origine thermique.
11Proposer une modélisation simple (en statique isotherme) des sollicitations
complémentaires de flexion et effort tranchant lanceur, fondée sur la théorie de
poutres (profilés minces). Justifier la validité des hypothèses retenues.
Corrigé page 246

3.4 ANALYSE IMPLICITE DE RAYLEIGH


D’ÉLÉMENTS MINCES 2D
Les deux problèmes proposés constituent des applications et extensions directes des
développements étudiés en cours. Ils ont des points communs, notamment l’objectif
d’illustrer l’approche énergétique (variationnelle) des éléments minces, en statique
pour un arc, en statique et en dynamique pour un élément rectiligne, dans leur mode
fondamental.

Dynamique d’un Élément Précontraint de Poutre


Dans ce problème, on considère un segment rectiligne OA de poutre droite précon-
traint en traction sur deux appuis, la précontrainte d’assemblage consistant en un
effort normal (tension) supposé connu, noté F. On se propose, par une approche
énergétique, de retrouver et étendre les équations fondamentales des cordes
vibrantes, pour une étude modale de la structure non-excitée.
La poutre est constituée d’un matériau homogène de masse volumique ρ, module
d’Young E et module de glissement G, vérifiant les hypothèses élastostatiques clas-
siques.
(O,XYZ) est le Repère Galiléen Orthonormé Direct de référence. On s’intéresse,
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

dans cet exercice, au mouvement plan (dans le plan OXY), et au mode fondamental
de la poutre. Selon une approche de Rayleigh, on considère la poutre dans une
configuration voisine de la configuration rectiligne, de type sinusoïdal, normalisée par
la flèche δ(t) au milieu, petite (par rapport à L) mais non identiquement nulle :

X
V ( X;t ) = f ( X )δ ( t ) avec f ( X ) = sin  π ---- et δ ( t ) = cos ( ωt )
 L

La section droite de la poutre est supposée constante (poutre prismatique),


d’aire S, moment quadratique IZ autour de CZ, et surface équivalente SY cisaillée en
effort tranchant TY.

71

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Chapitre 3 • Problèmes Combinés

.
1.1 Donner l’expression, en fonction de δ 2, du double 2Ecin de l’énergie
cinétique.
1.2 Donner l’expression, en fonction de F et δ2, du double 2Epot N de l’éner-
gie potentielle de l’effort normal total (précontrainte incluse), intégrée sur
la longueur de la poutre.

NB1 : l’allongement relatif de la poutre au point d’abscisse X vaut :

. 2
ε XX ( X;t ) = 1 + ( V ( X;t ) ) – 1

NB2 : Dans tous les calculs, on négligera les infiniments petits du second ordre.

1.3 Déduire des deux expressions précédentes (en utilisant la partie quadra-
tique de l’énergie potentielle) la pulsation propre ω1 Corde Raylaigh sin du
mode fondamental de corde (sans énergie de flexion, ou avec EIz ≡ 0)
calculée par la Méthode de Rayleigh avec fonction de forme sinusoïdale.
Comparer avec la valeur trouvée par la méthode explicite appliquant les
équations des poutres courbes à la déformée (équation des cordes
vibrantes), et commenter.
1.4 Dans ce cas de la corde (sans rigitié de flexion), quelle est la valeur limite
de ω1 lorsque F tend vers l’infini, et quelle est la valeur limite de F lorque
ω1 tend vers 0 ?
1.5 Donner l’expression du double 2Epot Mz de l’énergie potentielle de défor-
mation en flexion (en supposant maintenant que EIz ≠ 0). En sommant
cette énergie à la partie utile de l’énergie potentielle précédente (effort
normal), en déduire la pulsation ω1 N+flexion Rayleigh sin du mode fonda-
mental de la poutre travaillant en effort normal et flexion.
1.6 Donner l’expression de la nouvelle valeur de F qui permet d’annuler ω1.
Commenter.
1.7 On considère à présent la flèche due à l’effort tranchant TY. Donner
l’expression du double 2Epot TY de l’énergie potentielle de déformation en
effort tranchant, toujours en fonction de δ2. Pourquoi peut-il être néces-
saire, pour certains types de poutres, de prendre en compte cette énergie ?

72
3.4 • Analyse Implicite de Rayleigh d’Éléments Minces 2D

1.8 En déduire l’expression de ω1 N+flexion+tranch Rayleigh sin, pulsation fonda-


mentale prenant en compte l’effort normal (précontraint), la flexion et
l’effort tranchant, calculée selon la déformée de Rayleigh sinus. Pour
quelle valeur de F s’annule-t-elle ? Commenter.
1.9 Préciser comment cette méthode peut s’étendre au cas où on fixe une
masse ponctuelle m et une rigidité k au point central (ressort supposé non
contraint dans la configuration de repos δ=0). Donner la nouvelle expres-
sion de ω1 . Discuter la validité de la méthode en fonction des valeurs de
m et k. On pourra pour cela définir deux nombres adimensionnels µ et κ
liés à m et k, qui devront rester limités.

1.10 En supposant que la section droite de la poutre est isotrope dans le plan
YZ, discuter (sans calcul) les combinaisons entre modes fondamentaux
liés aux flèches selon Y et Z.

Matériau 2D Alvéolaire Cloisonné


Dans ce problème, on considère un matériau alvéolaire particulier, travaillant en
membrane (problème plan XY), dont on propose d’établir un modèle de rigidité
simple mais robuste par la méthode de l’énergie. Ce matériau périodique est consti-
tué de cellules identiques jointives selon un pavage cartésien, que nous supposerons
circulaires de rayon a. Chaque cellule est délimitée par une armature relativement
rigide, ou anneau, de type poutre en flexion, fixée ponctuellement par collages
locaux aux cellules voisines. L’armature est emplie d’un polymère élastique, collé à
l’intérieur de chaque anneau. Le matériau est réellement alvéolaire puisque l’espace
quadrangulaire entre les cercles n’est occupé par aucun matériau. L’épaisseur de
l’assemblage ainsi constitué est notée h. Les deux faces à Z=±h/2 sont libres, car le
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

matériau est étudié de manière intrinsèque, sans peaux extérieures ajoutées.

73

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Chapitre 3 • Problèmes Combinés

Nous nous plaçons dans le cas de la traction simple, sachant que cette configura-
tion représente en réalité un grand nombre de cas, par le biais des contraintes princi-
pales. Le problème est alors ramené à une maille circulaire tendue, c’est à dire à un
anneau empli de matériau élastique, étiré diamétralement.

Compte tenu de ses répétitivité en rotations, ce dernier


problème peut enfin être ramené à un secteur de quart de
maille de rayon a, sollicité par une force f, représenté ci-
dessous :

Énergie de déformation de l’armature (anneau)


On considère ici un quart
d’anneau (sans le polymère inté-
rieur) modélisé par une poutre
courbe de rayon moyen a, dont la
section droite a pour rigidité en
flexion (constante) EI autour de
CZ, sollicitée selon le schéma ci-
contre (qui restitue la périodicité
sur un quart d’anneau, due aux
symétries) :

L’armature modélisée dans ce problème est assimilée à une poutre mince dans
laquelle les flèches d’effort normal et d’effort tranchant sont négligées par rapport à
la flèche de flexion. Selon une approche en déplacement, on suppose que la défor-
mée à l’allure suivante :

74
3.4 • Analyse Implicite de Rayleigh d’Éléments Minces 2D

On calcule l’énergie de déformation en flexion seule, en considérant une variation


sinusoïdale de la flèche. On raisonne donc sur une poutre développée de longueur
aπ/2, soumise au déplacement imposé suivant :

NB : Ce raisonnement consistant à développer un arc est valable uniquement


parceque nous travaillons en déplacement imposé, orthogonal à la ligne moyenne.

2.1 Calculer en fonction de d, en considérant la déformée imposée, l’énergie


de déformation Ea de flexion dans la poutre déformée définie figure ci-
dessus (en remarquant que la fonction d’interpolation retenue ramène en
réalité la longueur d’intégration à un huitième d’anneau).
2.2 Comparer avec les expressions de l’énergie et de la flèche trouvées par le
calcul hyperstatique classique d’un quart d’anneau sous charge ponctuelle
(calcul fondé sur les théorèmes de Castigliano et Menabrea), et commenter.

Énergie de déformation de la garniture (polymère intérieur)


On suppose que le polymère collé à l’intérieur de l’anneau, et qui constitue la garni-
ture, est un matériau élastique isovolume (νg=0.5) de module d’Young Eg. La défor-
mée de l’armature induit la déformation uniforme suivante dans le polymère :
 
d  1 0 0
( ε ) x, y, z = ---  0 – 1 0 
a 
 0 0 0
2.3 Donner l’expression du tenseur des contraintes induit dans le polymère,
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

en fonction du module Eg.


2.4 Après avoir remarqué qu’il s’agit d’un type de sollicitation très particulier,
dont on explicitera les caractéristiques essentielles, préciser en quoi cette
sollicitation est compatible avec les spécificités du matériau à épaisseur
constante, et compatible avec les hypothèses formulées sur l’armature.
2.5 Donner l’expression de l’énergie volumique de déformation élastique (J/
m3) dans le polymère, puis de l’énergie totale Eg (J) accumulée dans le quart
de cercle qu’il constitue (toujours sous l’hypothèse d’une sollicitation
uniforme). On suppose que le rayon du polymère est a, et son épaisseur h
suivant Z.

75

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Chapitre 3 • Problèmes Combinés

Synthèse
2.6 À partir de l’énergie de déformation totale dans le quart de maille (arma-
ture+garniture) E = Ea+Eg, calculée à partir des résultats obtenus aux
questions 2.1 et 2.5, déduire (par le théorème de Castigliano) la relation
entre la flèche d et l’effort f.
2.7 On considère le cas usuel suivant :
- armature de section droite carrée hxh et telle que a=10h
- polymère (mousse) et armature (résine) tels que : E=1000Eg
Donner l’expression simplifiée de d en fonction f, Eg et h.

Quesion subsidiaire
Expliquer dans quelles conditions la démarche des deux problèmes permet
d’aborder les modes statiques (flambage) ou dynamiques (vibrations) d’une plaque
rectangulaire sous tension (problème 1) ou les modes en lobes d’un cylindre long
pressurisé (problème 2).
Corrigé page 257

3.5 MODES DYNAMIQUES DE GAUCHISSEMENT


D’UNE PLAQUE LIBRE
Dans cet exercice, on considère une structure spatiale mince de type plaque homo-
gène rectangulaire de côtés a et b, d’épaisseur h uniforme, constituée d’un matériau
homogène isotrope élastique linéaire de module d’Young E, coefficient de Poisson ν
et masse volumique ρ.
Cette plaque est supposée, en impesanteur, libre de toute interaction. Nous nous
intéressons donc aux modes propres libres de cette structure sans excitation. Les
notations sont celles du cours.

a Y

Nous nous intéressons plus précisément aux modes de “gauchissement” (ou


“torsion”), c’est à dire les modes les plus simples qui ne sont ni invariants selon X ou
Y (flexion), ni de cloquage. Les modes de gauchisement sont ceux qui sont apparus
par exemple sur les panneaux solaires (très souples) du Space Telescope Hubble.

76
3.5 • Modes Dynamiques de Gauchissement d’une Plaque Libre

Pour cela, nous allons procéder selon deux étapes simples, qui constituent deux
parties indépendantes.

Plaque carrée équilibrée


On s’intéresse, dans cette première partie, au cas d’une plaque de dimensions
comparables selon X et Y. Pour fixer les idées, on suppose que la plaque est carrée :
a = b = 2c. On suppose en outre que les frontières restent rectilignes sous déforma-
tion : la plaque est un panneau raidi sur ses lisières. Enfin, on ne s’intéresse qu’au
premier mode propre en gauchissement, selon le schéma suivant :
Z

+ C Y

+
X

2c
2c

1.1 Écrire l’équation différentielle dynamique générale régissant, dans le plan


XY, la flèche transverse W(X;Y) selon Z.
1.2 L’intégration analytique de cette équation étant trop complexe, on envi-
sage une approche de type “méthode de Rayleigh” pour trouver le mode
fondamental de gauchissement. Proposez une déformé W(X;Y) simple
fondée sur un problème statique classique de la théorie des plaques.
1.3 Proposez une méthodologie pour trouver la pulsation fondamentale en
gauchissement
(on ne demande pas de mener le détail des calculs, mais seulement la
méthodologie).
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Cas d’une plaque longue


On considère dans cette seconde partie que b << a (et on a naturellement toujours
h << b).
O

Y
A

77

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Chapitre 3 • Problèmes Combinés

La plaque est donc ici traitée comme une poutre OA (profil mince plat), dont le
gauchissement est représenté par l’angle θX de torsion.
On rappelle que pour ce profilé, le moment quadratique de la section droite en
3
bh
torsion vaut (en théorie des poutres) : J = ---------
3
2.1 Écrire l’équation différentielle dynamique régissant la torsion θX(X) le
long de la poutre, en explicitant les termes par rapport aux constantes du
problème.
2.2 Expliciter les conditions limites en O (X=0) et A (X=a)
2.3 Donner la méthodologie de résolution de type ondulatoire, en partant de
l’onde de rotation proposée (combinaison d’une onde montante et d’une
onde descendante) :
X – ct X + ct
θ X ( X;t ) = A m cos  ω  --------------- + ϕ m + A d cos  ω  --------------- + ϕ d
  c     c  
2.4 Donner la méthodologie pour obtenir une solution de type modal.
Corrigé page 264

3.6 TRONÇON COURANT DE FUSELAGE BILOBÉ


On considère un fuselage pressurisé dont l’enveloppe, sur un tronçon courant, est
représentée par une coque mince d’épaisseur uniforme h. Pour simplifier, on suppo-
sera qu’elle est réalisée en un matériau isotrope homogène équivalent de module
d’Young E et coefficient de Poisson ν.
Les pavillons sont des coques cylindriques de rayon moyen a, assemblées à un
plancher de largeur 2b telle que b<a, définissant ainsi une section bilobée (schéma
ci-dessous, représentant la coupe du fuselage). Ce type de section a été adopté par
plusieurs avions célèbres dans l’histoire (Breguet Atlantic, Boeing 377, Saunders-
Roe SR45 Princess, Douglas DC8, Hawker-Siddeley Nimrod, A380,...). Il présente
des avantages en termes de volume habitable.
La première charge considérée est la pressurisation interne uniforme δp.
ur
rie
upé
S
lon
avil
P
a
p

Plancher

b
p
Pa
vil
lon
Inf
éri
eu
r

78
3.6 • Tronçon Courant de Fuselage Bilobé

b
Pour simplifier l’écriture, on pourra noter : --- ≡ cos β
a
1 Montrer qu’il est pertinent de représenter, dans un premier temps, chaque pavillon
par une coque-membrane cylindrique mince et le plancher par une plaque-
membrane indéformable dans le plan du schéma.
2 Donner les flux de membranes dans les pavillons, selon les axes conventionnels
des coques de révolution.
3 Donner les flux de membrane dans le plancher, en supposant que la liaison méca-
nique avec les pavillons est parfaite dans le plan du schéma.

NB : On supposera que le plancher est formé d’éléments indépendants correspon-


dants chacun à un intercadre fuselage (section courante) de sorte que le flux
longitudinal dans le plancher (axe longitudinal fuselage) est faible devant le flux
latéral (dans le plan du schéma).

b 3
4 Pour simplifier les calculs, on supposera désormais que --- ≡ ------- .
a 2
Simplifier les expressions ci-dessus (des questions 2 et 3).
5 Quels sont les flux additionnels entraînés par un moment de flexion Mf du fuse-
lage autour d’un axe horizontal ?

NB : Ce moment est induit, au cours d’une manœuvre symétrique de ressource,


par la portance de la voilure et la déportance du plan horizontal arrière. On
convient que le moment est positif pour un facteur de charge positif (pavillon
supérieur tendu, pavillon inférieur comprimé).

6 Quels sont les flux additionnels entraînés par un effort tranchant Tf (introduit au
droit d’un cadre par la voilure par exemple) ?

NB : Dans ce calcul, comme dans le précédent, on pourra considérer la section de


fuselage comme une section de profilé mince (le fuselage se comportant globale-
ment comme une poutre) ; la rigidification des sections droites due à la présence
des cadres rend cette hypothèse licite. D’autre part, le plancher ne contribue pas
aux flux de cisaillement (de par sa structure par cadre) de sorte que l’effort tran-
chant est repris par les pavillons seulement.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

7 Quels sont les flux additionnels entraînés par un moment de torsion Mf du fuse-
lage autour de son axe longitudinal (manœuvre antisymétrique de roulis) ?
8 En supposant que l’on additionne les flux trouvés dans les questions précédentes
(manœuvre réelle en vol, combinant les 3 charges) donner la méthodologie
permettant de calculer la résistance de la peau du pavillon en zone courante (hors
accident de forme) en contrainte et en stabilité.
9 Donner de même la méthodologie permettant de calculer la pulsation du mode
fondamental dynamique d’un pavillon, en supposant que ce mode soit dans le
plan du schéma et que le plancher constitue un bâti Galiléen.

79

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Chapitre 3 • Problèmes Combinés

10 En considérant toujours la dynamique dans le plan du dessin, calculer la pulsa-


tion du mode fondamental du plancher en flexion, assimilé, sur une largeur
unitaire selon l’axe longitudinal avion, à une poutre de rigidités linéiques Ehp en
effort normal et Dp en flexion.
NB : En cohérence avec les hypothèses qui seront considérées en analyse thermoé-
lastique, on considérera que le plancher est lié aux pavillons par un appui simple
(et non un encastrement).

11 Pour l’analyse thermique, on suppose que la peau des pavillons subit un écart δT
par rapport à tout ce qui se trouve à l’intérieur du fuselage.
Autrement dit :
- le plancher reste à la température de référence (d’assemblage), et n’est donc
soumis à aucun écart de température ; il est supposé très rigide en
membrane (par rapport à la rigidité de flexion du pavillon) ;
- chaque pavillon est porté à un écart δT, sans gradient dans l’épaisseur. Cela
suppose que l’isolation thermique dans la cabine est parfaite. En vol de croi-
sière, δT est <0.
Donner la méthode permettant de calculer les flux d’origine thermique dans les
éléments structuraux, en considérant un problème équivalent de poutre, dont on
précisera les caractéristiques et les hypothèses.
NB : Pour simplifier l’approche, et pour rester cohérent avec le modèle de
membrane en zone courante, on admettra que le moment de flexion local à la
jonction entre les deux pavillons est petit devant le moment de flexion induit par
les réactions en tout point du pavillon.

12 Préciser dans quelle mesure il est licite de mener les études précédentes en
statique (avec 3 cas de charge indépendants), en dynamique et en thermique de
manière séparée (comme proposé) pour ensuite recombiner les résultats. Ce
raisonnement est-il valable pour le calcul de stabilité locale (bifurcation non-
linéaire par flambage de la peau, ou cloquage) ?
Corrigé page 267

80
ARCHITECTURE
DES LANCEURS
4
4.1 PERFORMANCES COMPARÉES D’UN LANCEUR
AÉROPORTÉ
Dans cet exercice, on compare les performances d’un lanceur léger de technologie
classique lancé d’une part en monoétage à partir d’un avion gros porteur en croi-
sière, et d’autre part en biétage série directement du sol. Cette comparaison est réali-
sée sur deux missions-types, qui font l’objet des 3 premières questions. Elle aura
pour objectif de déterminer si le portage avion peut se substituer à un premier étage.

Calcul des ∆V Mission


Les deux orbites de références sont circulaires à 400 km d’altitude, et sont chacune
définies comme suit :
- Orbite E : Orbite Équatoriale (i=0°) tirée à partir d’un site positionné sur
l’Équateur, avec un azimuth de tir plein Est ;
- Orbite P : Orbite Polaire (i=90°) tirée à partir du même site sur l’Équateur,
avec un azimuth de tir plein Nord.
Par ailleurs, le tir vers le point d’injection à partir du sol génère, dans la configu-
ration et la technologie lanceur retenue, une perte totale (gravité, aérodynamique et
pilotage) de 1400 m/s lorsqu’on tire depuis l’avion et de 1950 m/s si on tire du sol.
3 2
On suppose la terre sphérique, et : µ ≡ GM Terre ≅ 398600 km ⁄ s ,
R Terre ≅ 6378 km .
La durée du jour sidéral est 86164 s.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

1 Sachant que la vitesse propre de l’avion, conférée au lanceur au moment du


largage, est de 280 m/s, calculer le ∆Vmission que doit générer le lanceur (fusée)
au sens de Tsiolkowski pour les 4 missions suivantes :
- Mission AE : Tir aéroporté vers l’orbite E
- Mission AP : Tir aéroporté vers l’orbite P
- Mission SE : Tir à partir du sol vers l’orbite E
- Mission SP : Tir à partir du sol vers l’orbite P.

81

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Chapitre 4 • Architecture des Lanceurs

Calcul des ∆V Propulsifs


Les technologies de propulsion adoptées pour ce mini-lanceur, utilisées dans le
contexte proposé, conduisent aux vitesses d’éjection suivantes :
- en configuration monoétage aéroportée : 4300 m/s ;
- en configuration biétage tirée du sol : 3200 m/s pour le 1er étage, 4300 m/s
pour le 2nd.
Par ailleurs, on considère que, dans les 2 configurations, le lanceur utilise 10t
d’ergol en tout ; dans la configuration biétage, on suppose que 6t sont affectées au
1er étage, et 4t au 2nd.
L’indice structural technologique (rapport entre la masse morte de l’étage et la
masse d’ergol qu’il contient) est identique pour tous les étages et vaut 8%.

NB : La masse morte inclut la structure, la propulsion et les systèmes embarqués.

Enfin, la masse de la coiffe est considérée comme faisant partie de la charge utile
injectée en orbite.
2 Pour des masses utiles de 600, 700, 800 ou 900 kg, calculer le ∆V propulsif fourni
par le lanceur (partie fusée) en configuration monoétage.
3 Calculer de même le ∆V propulsif fourni par le lanceur en configuration biétage,
pour des masses utiles de 550, 650 ou 750 kg.

Identification de la Performance
4 En identifiant le ∆V requis par la mission au ∆V fourni par le lanceur, donner la
performance (c’est à dire la masse utile injectée en orbite) :
- en configuration monoétage pour la mission AE
- en configuration monoétage pour la mission AP
- en configuration biétage pour la mission SE
- en configuration biétage pour la mission SP
5 Comparer les performances et commenter.
6 Pour quelles raisons le port spatial Guyanais est-il un site particulièrement inté-
ressant ?
Quelles est l’utilité particulière (missions du satellite) des orbites mentionnées dans
l’exercice ?
Quelles autres solutions d'architecture proposeriez vous d'étudier, avec quels avan-
tages ou inconvénients a priori, pour augmenter significativement la charge utile ?
Corrigé page 275

82
4.2 • Performance de Lanceur à Transfert de Propergol

4.2 PERFORMANCE DE LANCEUR À TRANSFERT


DE PROPERGOL
Dans cet exercice, on cherche à évaluer une solution originale de transfert de
propergol proposée dès 1903 par Tsiolkowski, adaptée à un petit lanceur contem-
porain.

Calcul du ∆V Mission et hypothèses générales


La mission de référence consiste en une injection sur une orbite terrestre circulaire
d’altitude h = 800 km, pour laquelle on suppose que la somme algébrique des pertes
et du gain dû à la rotation de la Terre vaut ϖ=2.5 km/s.
3 2
On rappelle enfin : µ ≡ GM Terre ≅ 398600 km ⁄ s , RTerre ≅ 6378 km.
1 Calculer le ∆Vmission que doit générer le lanceur au sens de Tsiolkowski.
Dans la suite des calculs, on supposera pour simplifier que la première phase de
combustion (phase A) agit en trajectoire verticale, et génère un ∆V équivalent au
sens de Tsiolkowski à 2.5 km/s. La seconde phase (phase B) de poussée horizontale,
s’achevant à l’injection, génère donc un ∆V égal à (∆Vmission - 2.5 km/s). Cette
répartition de ∆V sera valable dans les 2 architectures étudiées.
La propulsion fusée fournit une vitesse d’éjection de 3.6 km/s pendant la phase A
et de 4.5 km/s pendant la phase B. Ces vitesses d’éjection seront valables dans les
2 architectures étudiées, car elles correspondent approximativement au fonctionne-
ment en atmosphère et hors atmosphère.
La masse de chaque réservoir est égale à 6% de la masse du propergol qu’il
contient. La propulsion (masse moteur) de chaque étage représente quant à elle 4%
de la masse de l’ensemble des étages que le moteur propulse (y compris les étages
supérieurs éventuels), prise en début de combustion du moteur considéré.
On évalue la performance massique du lanceur par la masse Minj qu’il injecte
en orbite. Cette masse comprend : la charge utile, la case à équipement et la coiffe
(supposée solidaire de la masse utile pour des nanocharges), mais on ne s’occupe
pas de cette décomposition. Elle ne comprend pas la masse morte (structure et
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

propulsion) du dernier étage de combustion (bien que cette masse morte soit mise en
orbite, elle n’appartient pas à la partie utile de la mission lanceur).
Dans tout l’exercice, on suppose que la masse du lanceur au décollage est :
Mdec=M0=100t.

Architecture Série de référence


Dans cette partie, on considère une architecture classique biétage en série, le premier
étage (étage A) générant la phase A, le second étage (étage B) assurant la phase B,
selon le schéma page suivante.

83

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Chapitre 4 • Architecture des Lanceurs

t0
Phase A

t1

t2
Phase B

t3

2 Connaissant ∆VA = 2.5 km/s (étage A), calculer la masse du lanceur en fin de
combustion du 1er étage.
3 En déduire la masse de propergol du 1er étage, sa masse de réservoir, et sa masse
à vide.
4 En déduire la masse du lanceur en début de combustion du second étage, puis à
partir du ∆VB restant à assurer, la masse du lanceur en fin de combustion.
5 En déduire la masse de propergol du second étage, et la masse à vide du second
étage.
6 En déduire la performance massique du lanceur dans cette architecture série.

Architecture avec Transfert


Dans cette partie, on cherche à évaluer la solution proposée par Tsiolkowski, consis-
tant à munir le lanceur d’un propulseur unique, qui fonctionne pendant toute la
mission lanceur (de t0 à t3)
Le corps central est muni d’un réservoir latéral qui alimente seul la propulsion
pendant la phase A (qui génère un ∆V de 2.5 km/s). Dès que le réservoir latéral est
vide, il est largué (et lui seul) et le moteur continue d’être alimenté par le réservoir
central (qui commence alors à se vider) :

84
4.3 • Faisabilité d’un Lanceur Hybride Monoétage

7 Calculer la masse du lanceur à t1 (fin de vidange du réservoir latéral).


8 Calculer la masse du lanceur à t2 (début de vidange du réservoir central), puis à t3
(injection en orbite).
9 En déduire la performance massique du lanceur dans cette nouvelle architecture.
10 Comparer les performances des deux architectures, et commenter.
Corrigé page 277

4.3 FAISABILITÉ D’UN LANCEUR HYBRIDE MONOÉTAGE


On considère un petit lanceur de technologie hybride, fonctionnant à l’Eau Oxygé-
née et à l’Hydrure de Bérylium. L’objectif de l’exercice est d’évaluer sa faisabilité
en concept SSTO (Single Stage To Orbit).

Calcul du ∆V Mission
L’orbite visée est une orbite polaire (i=90°) circulaire d’altitude 300km. L’injection
s’opère selon une trajectoire en 2 phases : ascension verticale jusqu’à z = 300 km,
puis prise de vitesse horizontale.
1 Calculer la vitesse orbitale à l’injection
14 3 –2
(on donne µ ≡ GM Terre ≅ 3.986 10 km s ).
2 Calcul des pertes :
2.1 On souhaite faire une évalution des pertes par gravité. Calculer l’énergie
potentielle acquise par une masse de 1kg passant de z=0 à z=300 km, en
considérant g constante et égale à 9 m/s2 (valeur moyenne entre 0 et
300 km).
2.2 En identifiant cette énergie potentielle à l’énergie cinétique acquise lors
d’une chute libre de la même hauteur (avec la même valeur de g), calculer
la vitesse équivalente à cette énergie potentielle.
2.3 On admettra que le lanceur, optimisé, admet un ∆V total des pertes égal à
2550 m/s, valeur que l’on prendra désormais comme référence. Commen-
ter cette valeur, par rapport au résultat 2.2).
3 À partir des réponses 1) et 2.3), calculer le ∆V propulsif de la mission au sens de
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Tsiolkowski.

Calcul de l’Impulsion Spécifique Moyenne


Le propulseur assure une impulsion spécifique dans le vide Isp vide = 420 s.
4 À partir des caractéristiques suivantes :
Poussée dans le vide : Fvide = 100000 N
Aire de la sortie de tuyère : Asortie = 0.2 m2
Pression atmosphérique au sol : patm = 100000 Pa
calculer la poussée au sol et l’Impulsion Spécifique au sol.

85

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Chapitre 4 • Architecture des Lanceurs

5 Donner l’Impulsion Spécifique moyenne sol-vide, que l’on considèrera désormais


pour l’ensemble de la phase propulsée.

Dimensionnement
6 Calculer la valeur du rapport de masse, au sens de Tsiolkowski, qui permet de
réaliser la mission.
7 Commenter cette valeur vis-à-vis des technologies existantes et des charges utiles
possibles.
8 Commenter les résultats globalement par rapport au concept de lanceur hybride.
Corrigé page 279

4.4 ARCHITECTURE D’UN NANO-LANCEUR AÉROPORTÉ


Cet exercice considère un nano-lanceur de technologie “poudre”, selon les spécifica-
tions suivantes :
- mission : orbite circulaire 800km d’altitude, gain de vitesse équatorial nul
- triétage poudre largué d’un avion à 13000m et 280m/s en vol horizontal,
entraînant un total de pertes de 2200 m/s
- étage 1 : Isp=220 s, masse totale 350 kg dont 280 de propergol
- étage 2 : Isp=300 s, masse totale 100 kg dont 90 de propergol
- étage 3 : Isp=300 s, masse totale 50 kg
- l’étage 3 inclut la Charge Utile et une protection thermique (protégeant la
CU pendant le lancement et en orbite).
1 Commenter les valeurs ci-dessus.
2 Calculez le ∆V propulsif équivalent à fournir par le lanceur pour accomplir sa
mission.
3 À l’aide de la formule de Tsiolkowski, calculer la masse de troisième étage en fin
de combustion, et en déduire une masse possible pour la charge utile.
4 Commenter cette valeur de la charge utile.
Corrigé page 280

4.5 LANCEUR RALLUMABLE EN CONFIGURATION


INTERPLANÉTAIRE
On considère la mission consistant, pour un lanceur lourd type AR5, à injecter à
400 km d’altitude (sur une orbite inclinée de 23.5°, atteinte après un décollage de
Kourou par 5.3°N) une masse utile aussi grande que possible à une vitesse égale à la
vitesse d’évasion à cette altitude + 500 m/s (vitesse de transfert interplanétaire). On
suppose de plus que cette mission est réalisée uniquement avec les 2 EAP (Étages
d’Accelération à Poudre) et l’EPC (Étage Principal Cryotechnique), sans ajouter
d’étage supérieur. Enfin, on imagine que l’on stationne d’abord sur une orbite d’attente

86
4.5 • Lanceur Rallumable en Configuration Interplanétaire

400/400 km à 23.5°, en n’ayant pas consommé l’intégralité des ergols cryotechniques


de l’EPC. Il est donc nécessaire de rallumer l’EPC en vol pour injecter la Masse Utile
sur sa trajectoire interplanétaire. Pour le calcul, on ne tiendra pas compte de cette étape,
puisqu’on cherche simplement à déterminer la masse utile, en atteignant directement
la vitesse finale requise, selon les deux phases de combustion classiques : 2EAP+EPC
en parallèle, puis après largage des EAP, l’EPC continue seul. On donne : RT =
6.38 106 m ; µT=GMT=3.99 1014 m3kg-1s-2
1 Calculer la vitesse d’évasion à 400 km, en appliquant l’énergie mécanique au
point d’injection, avec : h=400 km et a tendant vers l’infini.
2 Calculer le gain efficace en vitesse (pour l’orbite visée) au sens de Tsiolkowski,
procuré par la vitesse de rotation de la terre. Pourquoi l’orbite est-elle inclinée de
23.5° sur l’équateur ?
(Rappel : 1 jour sidéral = 86164 s)
3 En déduire le ∆V mission (on rappelle que la vitesse d’injection est égale à la
vitesse d’évasion accrue de 500 m/s), en supposant que les pertes lanceur sont
évaluées à 1950 m/s.
La première phase de combustion du lanceur AR5-V considéré opère l’EPC et
les 2 EAP en parallèle, avec les valeurs suivantes (légèrement différentes de celles
du lanceur standard, compte tenu de la mission) :
Masse au décollage : 750 t. Au cours de cette phase, qui s’achève juste
avant le largage des EAP, les ergols consommés représentent 2×250t de
poudre et 30 t de propergol cryotechnique
EPC + 2EAP modélisés par un propulseur unique équivalent d’Isp A =
270 s.

NB : On ne tiendra pas compte de la coiffe. Elle est supposée incluse dans la masse
morte intégrée dans la masse initiale du lanceur, précisément dans la masse
morte des EAP (largués plus tard que dans la mission de base).

4 Calculer la masse lanceur en fin de première phase, et le ∆V1 propulsif généré au


cours de cette phase. En déduire le ∆V2 propulsif restant à fournir pour accomplir
la mission (et qui sera généré par la seconde phase).
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

La seconde phase de propulsion commence quelques instants plus tard, juste


après largage de la masse morte des EAP. Le VulcainII agit seul, avec une Isp de
440s.
5 Considérant que la masse morte de chaque EAP est de 30t, donner la masse du
lanceur en début de seconde phase. Puis, considérant le ∆V propulsif à créer
pendant cette phase (calculé en 4), calculer la masse finale du lanceur en fin de
seconde phase. En déduire la consommation d’ergols cryotechniques pendant
cette seconde phase.
6 Sachant que la technologie actuelle permet de réaliser un étage cryotechnique
dont la masse morte (structure + systèmes) est de 7% de la masse d’ergols, calcu-

87

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Chapitre 4 • Architecture des Lanceurs

ler, à partir de la masse totale d’ergols cryotechniques consommée pendant le vol,


la masse morte de l’EPC.
7 Déduire, par différence de la masse finale seconde phase et de la masse morte
EPC, la masse utile injectée en trajectoire interplanétaire. Commenter cette
valeur, en relation avec l’architecture retenue.
8 Citer deux évolutions technologiques majeures possibles à moyen terme pour la
propulsion d’un étage inférieur de lanceur, et deux autres pour un étage supérieur.
Corrigé page 281

4.6 COMPOSITE SUPÉRIEUR POUR MISSION PLANÉTAIRE


Ce problème constitue une extension du calcul du lanceur standard, qui considérait
la performance de l’ensemble de base formé de l’Étage Principal Cryotechnique
(EPC) et des deux Étages d’Accélération à Poudre (EAP). On reprendra donc
l’ensemble des valeurs (au sens de Tsiolkowski) du lanceur AR5 de base. Ces résul-
tats sont considérés comme des données pour notre exercice, et sont rappelés ci-
dessous :
Évolution de la masse lanceur :
- t=t0 Décollage (EPC + 2EAP) M0 = 693500 kg + Mcs
- t=t1 Extinction des EAP M1 = 204460 kg + Mcs
- t=t2 Juste après largage des EAP M2 = 137660 kg + Mcs
- t=t3 Extinction EPC M3 = 11700 kg + Mcs
où Mcs est la masse du composite supérieur, porté par le lanceur de base.
Phases propulsées :
- Phase A (entre t0 et t1) EPC + 2EAP en atmosphère Isp A équiv = 264.8 sec
- Phase B (entre t2 et t3) EPC seul dans le vide Isp B = 431 sec
L’objet de l’exercice est le prédimensionnement du composite supérieur, lui-même
formé d’un Étage Propulsif (EP) assurant la phase C de combustion (et dont la masse
morte est évidemment injectée sur l’orbite définitive) et d’une Charge Utile (CU) :
Mcs = Mep + Mcu

1 Calcul du ∆V propulsif mission


1.1 Pour éviter de résoudre un problème à trois corps, on considérera (avec
une bonne approximation) que la mission translunaire est assurée par
l’injection sur une orbite de transfert 170/350000 km. On rappelle que :
GMt = 3.98603 105 km3/s2 ; Rt = 6378 km.
Calculer la vitesse absolue à l’injection au périgée.
1.2 En déduire le ∆V propulsif ∆Vmission lunaire de la mission lunaire au sens
de Tsiolkowski, en considérant les hypothèses suivantes :

88
4.7 • Comparaison d’Architectures de Nanolanceurs

- les pertes totales (phases A,B,C) s’élèvent à 2450 m/s


- le gain équatorial est de 440 m/s (du fait de l’inclinaison de l’orbite lunaire).

2 Calcul de la masse utile en transfert lunaire


On suppose, pour simplifier notre calcul de prédimensionnement, que la masse
totale Mcs du composite supérieur est de 21t.
2.1 Calculer le ∆V fourni par le lanceur de base (phases A et B) au composite
supérieur.
2.2 En déduire le ∆V propulsif résiduel à fournir par l’étage du composite
supérieur (phase C) pour accomplir la mission d’injection en trajectoire
translunaire.
2.3 Considérant que ledit étage propulsif met en œuvre un ergol stockable
délivrant une Isp de 320 sec. avec un indice de masse morte de 12%,
calculer numériquement la masse Mcu du véhicule en route vers la Lune,
en notant que : Mep = 1.12*Mergol et que : Mes = 1.12*Mergol + Meu =
21 t. (NB : on suggère de calculer d’abord la masse d’ergol de la phase C).
2.4 Donner la méthodologie de dimensionnement (sans faire le calcul) de la
phase D de la propulsion de freinage pour mise en orbite autour de la
Lune.
Corrigé page 283

4.7 COMPARAISON D’ARCHITECTURES


DE NANOLANCEURS
Dans cet exercice, nous nous proposons d’analyser l’influence de l’étagement sur les
performances d’un microlanceur de type fusée sonde. Pour fixer les idées (et simpli-
fier les calculs), nous supposerons que tous les propulseurs ont la même impulstion
spécifique effective de 250 secondes, dans leurs conditions d’utilisation.

1 Calcul préliminaire du ∆V propulsif mission


© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

La mission de référence consiste à injecter la charge utile (solidaire du dernier étage)


en orbite basse équatoriale à une vitesse de 7850 m/s, avec une somme de pertes
évaluée à 1600 m/s.
1.1 En supposant que le décollage a lieu à l’équateur avec un tir vers le plein-
Est, calculer la valeur du ∆V propulsif à fournir par le lanceur (on donne
le rayon de la Terre : RT = 6378 km).
1.2 Commenter les différentes valeurs numériques prises en compte dans ce
calcul, et en particulier expliquer pourquoi elles peuvent s’appliquer à un
micro-lanceur.

89

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Chapitre 4 • Architecture des Lanceurs

2 Architecture Biétage Série


On considère dans cette question l’étagement suivant :
Premier étage : 17 kg de Propergol, 1 kg de masse morte (structure,
systèmes)
Second étage : 7 kg de poudre, 0.4 kg de masse morte
0.1 kg de mini-coiffe, larguée en même temps que le premier étage.
2.1 Calculer les quatre masses nécessaires pour établir le ∆V propulsif de ce
lanceur, faisant apparaître l’inconnue mu (masse utile du nanosatellite
embarqué)
2.2 Calculer la masse de la charge utile placée en orbite de référence.
2.3 Commenter cette valeur et la conception du lanceur en général.

3 Architecture Triétage Série


On considère dans cette question l’étagement suivant :
Premier étage : 12 kg de Propergol, 0.7 kg de masse morte (structure, systèmes)
Deuxième étage : 8 kg de poudre, 0.5 kg de masse morte
Troisième étage : 4 kg de poudre, 0.3 kg de masse morte
0.1 kg de mini-coiffe, larguée en même temps que le deuxième
étage.
3.1 Calculer les six masses nécessaires pour établir le ∆V propulsif de ce
lanceur.
3.2 Calculer la masse de la charge utile placée en orbite de référence.

4 Architecture Triétage Parallèle


On considère dans cette question les éléments suivants :
Booster : Chacun 4 kg de Propergol, 0.2 kg de masse morte
Corps central : 12 kg de poudre, 0,7 kg de masse morte
Étage Supérieur :4 kg de poudre, 0.3 kg de masse morte
0.1 kg de mini-coiffe, larguée en même temps que le corps central.
La séquence de vol est la suivante :
- mise à feu simultanée du corps central et des deux boosters latéraux
- le corps central continue à brûler seul après extinction et largage des boos-
ters, ce deux événements se produisant quasiment au même instant, lorsque
le corps central a consommé un tiers de son propergol
- l’étage supérieur s’allume normalement après fin de combustion du corps
central.
4.1 Calculer les six masses nécessaires pour établir le ∆V propulsif de ce
lanceur.
4.2 En supposant que les pertes sont seulement de 1480 m/s pour ce lanceur,
calculer la masse de la charge utile placée en orbite de référence.

90
4.8 • Prédimensionnement d’un lanceur à poudre

4.3 Commenter ce résultat, en comparaison avec les précédents.


4.4 Commenter les conditions de calcul. Comment pourrait-on les améliorer ?
Corrigé page 284

4.8 PRÉDIMENSIONNEMENT D’UN LANCEUR À POUDRE


L’objet de cet exercice est de retrouver par un calcul simple la performance d’un
lanceur léger comportant 3 étages en série, fonctionnant successivement. Ce type de
lanceur peut être utilisé pour placer des charges sur des orbites basses d’observation
ou de communication pour formations de satellites.

1 Calcul des paramètres mission lanceur


L’orbite visée par le lanceur est une orbite de transfert de 400 km à l’apogée et
120 km au périgée, le lanceur injectant directement la charge utile à l’apogée (en fin
de combustion du 3ème étage) .
1.1 Calculer la vitesse orbitale Vinj à l’injection.
On donne : µ = GMt = 3.986 1014 m3kg-1s-2 ; Rt = 6.378 106 m
1.2 En supposant que :
- la somme des pertes est de 1.8 km/s
- le bénéfice provenant de la rotation de la Terre pour un lancement de
Kourou est de 0.4 km/s (compte tenu de l’inclinaison significative de
l’orbite visée),
calculer l’incrément de vitesse propulsive équivalente ∆Vpropu équiv à créer par le
lanceur (au sens de Tsiolkowski).
1.3 À votre avis, pourquoi a-t-on choisi une orbite de transfert avec périgée
très bas ?

2 Calcul de la performance en architecture de base


Les caractéristiques du lanceur sont les suivantes :
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

- Propulsion à poudre pour les 3 étages, donnant une impulsion spécifique de 290 s
dans le vide, et 250 s au sol.
- Premier étage :
Masse de propergol : Mpoudre1 = 80 t
Indice de structure (rapport masse morte étage sur masse de poudre) : α1 = 11%
Impulsion spécifique : Isp1 = moyenne des Isp au sol et dans le vide.
- Deuxième étage : Mpoudre2 = 25 t
α2 = 9%
Isp2 = Isp dans le vide.

91

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Chapitre 4 • Architecture des Lanceurs

- Troisième étage : Mpoudre3 = 12 t


α3 = 7%
Isp3 = Isp dans le vide.
- La charge utile, de masse Mu (inconnue à calculer) est protégée par une coiffe de
masse Mcoiffe = 0,2t, supposée larguée en même temps que le 2ème étage (donc en
fin de combustion du 2ème étage).
2.1 Exprimer numériquement la masse du lanceur en faisant apparaître Mu
sous forme d’inconnue, aux instants suivants :
- décollage
- fin de combustion du 1er étage
- début de combustion du 2ème étage
- fin de combustion du 2ème étage
- début de combustion du 3ème étage
- fin de combustion du 3ème étage.
Le premier instant correspond au début de mission lanceur, et le dernier à la fin de
mission lanceur (c’est à dire à l’injection sur orbite, la carcasse du troisième étage
étant toujours solidaire de la masse utile à cet instant).
2.2 Exprimer le ∆V propulsif total généré par les combustions successives des
3 étages, selon la formule de Tsiolkowski.
2.3 En identifiant l’expression précédente à la valeur mission trouvée à la
question 1.2, calculer une valeur approchée de la masse utile satellisable,
en testant diverses valeurs de Mu.

3 Calcul de la performance avec accélérateurs


On considère le passage d’une architecture série à une architecture parallèle-série,
utilisant toujours le même propergol :
1 2 3

1 2 3

a
Recalculez une bonne approximation de la performance (Mu) du lanceur pour la
même orbite, mais en ajoutant deux accélérateurs (boosters de décollage) mis à feu
en même temps que le premier étage. Chaque booster contient 12t de poudre, avec
un indice de structure de 12% et une impulsion spécifique égale à l’impulsion spéci-
fique au sol. On supposera qu’à la fin de la combustion des boosters, le premier
étage contient encore 75% de sa masse de poudre. On supposera aussi, pour simpli-
fier, que ce premier étage a pour impulsion spécifique : la valeur au sol pendant la
phase durant laquelle les boosters fonctionnent, et 275 s dans la phase suivante.
Corrigé page 286

92
4.9 • Le lanceur H2A - Architecture et Incident en Vol

4.9 LE LANCEUR H2A - ARCHITECTURE


ET INCIDENT EN VOL
Sujet préparé en coopération avec M Clermont (SPS)

La famille de lanceurs H2A est un système ELV (Expendable Launch Vehicule)


présentant une configuration modulaire par ajout de boosters à propulsion solide de
deux types ou liquide cryotechnique autour du corps central cryotechnique commun
à toutes les versions. Une versatilité importante est obtenue par ce biais, avec une
performance GTO de 4 à 9,5 t suivant les variantes. Les caractéristiques de la famille
H2A sont données en annexe.
Le 1er vol remonte au 29/08/2001, et la fusée a depuis volé à 18 reprises, totalisant
17 succès et un seul échec, dont cet exercice est inspiré.

Performances de référence de la fusée standard H2A202


La séquence nominale de vol pour la configuration H2A202 considérée est définie
comme suit :
T0 mise à feu simultanée du corps central (1er étage) et des
2 SRB
T1=T0+100s extinction des 2 SRB
T2=T0+100s largage des 2 SRB
T3=T0+390s extinction du corps central (1er étage)
T4=T0+390s largage du 1er étage
T5=T0+390s allumage du 2ème étage
T6=T0+920s extinction du 2ème étage.
Dans tout le problème, on considère une charge utile de 6 t.
1 Calculer l'évolution de la masse lanceur entre T0 et T6.
2 En déduire les ∆V propulsifs induits par chacune des 3 phases de combustion au
sens de Tsiolkowski, c'est à dire entre T0 et T1, puis T2 et T3 et enfin entre T5 et
T6.
3 En déduire le ∆V propulsif nominal créé par le lanceur pour cette charge utile.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Cette valeur servira de référence pour la mission lanceur.

L'Incident en Vol
Le 29/11/2003 pour son 6ème vol, la fusée décolle du Tanegashima Space Center
avec à son bord deux satellites d'observation. Le vol ne se passe pas comme
prévu : le système de largage d'un des boosters SRB-A ne fonctionne pas. Le
composite poursuit sa route sur la trajectoire prévue, traînant le booster vide jusqu'au
largage du 1er étage.
4 Recalculer le ∆V propulsif crée en fin de combustion du 1er étage (c'est à dire de
T0 à T3) dans cette configuration déficiente.

93

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Chapitre 4 • Architecture des Lanceurs

5 Quelle masse supplémentaire de propergol aurait-il fallu pour compenser ce fonc-


tionnement dégradé avec le seul 1er étage, pour conserver le ∆V nominal ?
6 Quelle masse supplémentaire de propergol aurait-il fallu pour compenser ce fonc-
tionnement dégradé avec le seul 2ème étage ?
7 Quelle conclusion peut-on tirer des résultats des questions 5) et 6) quant aux capa-
cités de compensation de ce type de fusée « classique » en termes de perfor-
mances (c'est à dire en conservant un ∆V nominal) ?
Supposons maintenant que, suite à l'incident, les satellites soient libérés sur une
orbite sous-énergétique et tentent de compenser le ∆V manquant par leur propre
propulsion. On considère 2 satellites de 3t, embarquant chacun 500 kg de propergol.
8 Quelle est l'impulsion spécifique qui serait nécessaire pour que le satellite
parvienne, par ses propres moyens, à l'orbite visée initialement en imaginant
l'incident décrit sur le lanceur nominal. Donnez votre conclusion générale sur la
robustesse globale du système de lancement vis-à-vis de ce type d'incident.
Corrigé page 286

94
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

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simplifier le calcul
SSB SSB-A
Coiffe 2 ème étage 1 er étage (Solide Strap-on (Solide Rooket
Booster) Booster)

1,4 t 3t 13 t 10.5 t Masse inerte

65 t Masse ergols

Impulsion
448 s 440 s 283 s
spécifique

Temps de
530 s 390 s 100 s
ANNEXE - Caractéristiques de la famille H2A

combustion

Instant de
T0+390 s T0+920 s T0+390 s T0+100 s largage
(T0 = décollage)
Considérée MoteurLE-5B MoteurLE-7A
constante pour les cryotechnique cryotechnique Commentaire
différentes versions LOx/LH2 LOx/LH2

Nota : Ce tableau comprend quelques approximations sur le séquençage du vol, destinées à


4.9 • Le lanceur H2A - Architecture et Incident en Vol

95
Chapitre 4 • Architecture des Lanceurs

Variantes
La fusée H2A peut voler dans les configurations suivantes. par capacité croissante :
- H2A202 (version standard) : corps central cryotechnique avec 2 boosters SRB-A,
- H2A2022 = H2A202 + 2 boosters SSB,
- H2A2024 = H2A202 + 4 boosters SSB,
- H2A202 : corps central cryotechnique avec 4 boosters SRB-A.

H2A202 H2A2022 H2A2024 H2A204


SRB:2 SRB:2
SRB:2 SRB:4
SSB:2 SSB:4

Nota

On considère en première approche que la coiffe est larguée en fin de vol du premier étage
(et fait donc partie de la masse morte du premier étage).

96
SOLUTIONS 5
1.1 TREILLIS PORTEUR ISOSTATIQUE
1 Le problème est extérieurement isostatique car les appuis définissent exactement
3 blocages extérieurs indépendants (le nœud D est bloqué en translation, et la
rotation d’ensemble autour de D z est ensuite bloquée par l’appui simple en C).
Le treillis, détaché de ses appuis, possède 4 nœuds (n=4) et 5 barres (b=5). Il
vérifie donc globalement la relation 2n-b=3 des treillis isostatiques 2D, et on peut
vérifier qu’elle est vraie pour toute maille (sous treillis) ; en effet, les mailles ABC
et BCD sont deux mailles triangulaires simples qui ne se recouvrent pas. Le
problème est donc intérieurement isostatique.
Étant isostatique intérieurement et extérieurement, le problème est complètement
isostatique.
2 On écrit l’équilibre du nœud A, où la charge est connue, en précisant les angles :
A
 3
30°  – ------- N – 1 --- N = 0
F  2 AB 2 AC  N AB = F
B ( A ) ⇒
 1 3  N AC = – 3F ≅ – 1.73 F
60°
– F – -- 2
- N AB – ------- N AC = 0
2
60° 60°
60° 
D C

L’équilibre du nœud B donne ensuite :

 3
 ------- N + 1 1
--- N – --- N = 0 
 2 AB 2 BC 2 BD  3F + N BC – N BD = 0
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

(B ) ⇒
1 3 3  F – 3N BC – 3N BD = 0
 --
2
- N AB – ------- N BC – ------- N BD = 0
2 2 

 3
N = – ------- F ≅ – 0.577 F
 BC 3
⇒
 2 3
 N BD = – 2N BC = ---------3
- F ≅ +1.15 F

97

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Chapitre 5 • Solutions

L’équilibre selon x du nœud C donne enfin :

1 1 3 3
( C ) x : --- N AC – --- N BC – N CD = 0 soit – ------- F + ------- F – N CD = 0
2 2 2 6
3
⇒ N CD = N BC = – ------- F ≅ –0.577 F
3

F
+F

Le scéma ci-contre rassemble l’ensemble des 3F

charges (intérieures et extérieures) : 3


2 3 F
+ 3
F 3

3
3
F
F
2F

3 Pour appliquer le théorème de Castigliano, il faut calculer l’énergie de déforma-


tion élastique en fonction de F, en précisant la longueur des barres :
2 2 2 2 2
1 AB N 3L N AC 2L N
BC L NBD L N CD L
A E élast = ---  ----------------------
- + ------------------ + --------------
- + -------------- -
- + --------------
3L 2 ES ES ES ES ES 
2
F L 1 4 1
= ----------  3 + 6 + --- + --- + ---
B
2L
L L
2ES  3 3 3
2
L F L
D C = ---------- ( 8 + 3 )
2ES
Dès lors, le déplacement vertical de A se trouve immédiatement :
∂E élast ( F ) FL FL
- =  – ( 8 + 3 ) ------- ≅ – 9.73 -------
v A = ------------------------
∂ ( –F )  ES  ES
4 Compte tenu de la géométrie et des blocages de la barre CD, son équation aux
déplacements se réduit à :
N CD L
u C = --------------
-
ES
3 FL FL
Il vient donc immédiatement : u C = – ------- ------- ≅ – 0.577 -------
3 ES ES
5 La charge critique de flambage en compression dans une barre birotulée de
2
longueur a est la charge critique d’Euler – π EI- ; dans ce treillis, les barres ayant
-----------
2
a

98
1.1 • Treillis Porteur Isostatique

toutes même rigidité EI, c’est la barre la plus longue qui admet donc la charge
critique la plus basse. Il s’agit de la barre AC, pour laquelle a=2L.
Or il se trouve que c’est aussi la barre la plus comprimée ( N AC = – 3F ) . En
conséquence, la barre AC est bien la barre critique en compression (la première qui
flambera lorsque la charge croît).
Il suffit donc de remonter à la valeur de F qui génère cette charge critique dans la
barre AC, soit :
2 2 2
π EI π EI π EI EI
– ------------ = – 3F c ⇒ F c = ---------- ------ ≅ 0.144 ------------ ≅ 1.425 ------
2 4 3L 2 2 2
4L L L
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

99

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Chapitre 5 • Solutions

1.2 TRAVÉE SYMÉTRIQUE HYPERSTATIQUE


1 Dans son domaine linéaire, le problème mécanique 2D est entièrement symétrique
(structure, chargement et conditions limites) par rapport à l’axe central vertical AC.
Sans la poutre AC - qui travaille d’ailleurs comme une barre, en traction-compres-
sion - le problème serait isostatique. Avec cette poutre, qui amène une rigidité en
translation élémentaire, il est hyperstatique de degré 1.
Cette hyperstaticité est extérieure, ce qu’on peut vérifier en faisant l’inventaire
des composantes indépendantes de réactions d’appui : 2 en O (ROx, ROy), 1 en B
(RBy) et 3 en C (RCx, RCy, MCz). La symétrie élimine ROx, RCx et MCz, élimine
également l’équilibre en translation selon x (soit une équation) et ajoute l’équa-
tion ROy=RBy). Au total, il reste donc 2 inconnues (ROy, Rcy) pour une seule
équation d’équilibre (2ROx+Rcy=0).
2 Vue du point A d’application de F, la structure résulte de la mise en parallèle de la
rigidité d’une part de la poutre horizontale OB en flexion sur 2 appuis et d’autre part
de la barre verticale AC en compression. Ces deux rigidités sont simples à calculer :
- La rigidité de la poutre sur 2 appuis est
calculée par le théorème de Castigliano, F

en tenant compte de la symétrie du F F


problème : 2 2
2L L L L
1 1 1 F 2 1
= 2 --------- ∫ M z dX = ------ ∫  – --- X dX = --------- ∫ F X dX
2 2 2 2
E élast = ---------
2EI ∫ M z dX
2EI EI  2  4EI
0 0 0 0
L L
∂E élast 1 F
3
⇒ ---------------- = --------- ∫ 2FX dX = --------- ∫ X dX = FL
2 2
---------- = v A poutre 2 appuis
∂F 4EI 2EI 6EI
0 0
La rigidité de la poutre horizontale sur ses 2 appuis, prise au point A, vaut donc :
6EI
k poutre = ---------
3
L
Cette valeur pouvait être trouvée directement par symétrie, considérant qu’il s’agit
3EI
de 2 fois (en parallèle) la rigidité d’une poutre encastrée (qui vaut --------- ), la symétrie
3
L
centrale étant équivalente à un encastrement :

100
1.2 • Travée Symétrique Hyperstatique

- La rigidité de la barre verticale est bien connue :


ES
k barre = ---------b-
L

Ainsi, la rigidité de la structure complète en A est la somme des deux rigidités


précédentes :
2
6EI ES E ( 6I + S b L ) E  6I 
k A ≡ k poutre + k barre = --------- + ---------b- = --------------------------------
- = ---  ------ + S b 
3 L 3 L 2 
L L L
3
–F FL
On en déduit la flèche en A : v A ≡ ------ = – --------------------------------
-
kA 2
E ( 6I + S b L )
3 Les deux rigidités étant en parallèle, la charge F se répartit entre la poutre et la
barre en proportion des rigidités :
2
k barre Sb L
N barre ≡ – F ------------- = – ------------------------ F
kA 6I + S b L
2

Ce calcul d’effort normal est naturellement considéré dans le domaine linéaire,


lorsque la charge croît jusqu’à atteindre la bifurcation par flambage ; avant cette
bifurcation, dont on cherche précisément à définir le niveau d’apparition, le
système est encore linéaire.

Le flambage apparaît dans la barre en compression lorsque celle-ci atteint la charge


critique d’Euler en configuration encastrée-appuyée, dans la configuration suivante
(ramenée à l’horizontale) :
C A
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

En effet, la barre verticale AC étant très souple en flexion, la poutre horizontale


bloque sa flèche transverse à son extrémité A (d’autant plus que ce blocage s’effec-
tue en effort normal dans la poutre horizontale).
La barre verticale devient donc une poutre en flambage compression-flexion, dans
la configuration hyperstatique encastrée-appuyée.
La charge critique de flambage d’Euler dans cette configuration classique vaut :
EI
N c barre encastrée/appuyée ≅ – 20.2 ------
2
L

101

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Chapitre 5 • Solutions

Il suffit donc d’identifier cette valeur à l’expression de l’effort normal induit par F
pour trouver la valeur critique de F :
2 2
Sb L EI EI ( 6I + S b L )  6I  EI
- F c ≅ – 20.2 ------ ⇒ F c ≅ 20.2 ----------------------------------- = 20.2  1 + ------------ ------
– -----------------------
2 2 2 2 2
6I + S b L L Sb L  Sb L  L
4 La barre verticale étant encastrée sur une poutre bien plus rigide en flexion, le
flambage aura lieu en configuration encastrée-encastrée, selon le schéma suivant :

La rotation est bloquée en A par la rigidité en flexion relative de la poutre hori-


zontale.
Dès lors, l’effort normal critique dans la barre verticale se calcule dans la configu-
ration suivante (ramenée à l’horizontale) :

C A

On observe que, pour une poutre de longueur L, dans cette configuration, la demi-
sinusoïde déformée est exactement deux fois plus courte que dans la configuration de
référence d’Euler appuyée-appuyée (birotulée, représentée en pointillés ci-dessous).

2
π EI
Cela revient à multiplier la charge critique ------------ par 4, et donc :
2
L
2 2
π EI π EI
N c barre encastrée/encastrée ≡ – 4 ------------ ≅ 39.48 ------------
2 2
L L
En conséquence, la nouvelle valeur critique de F qui entraîne l’effort normal de
flambage dans la barre verticale est donnée par :
2
2 EI ( 6I+ Sb L )  6I  EI
F c = 4π ----------------------------------- ≅ 39.48  1 + ------------ ------
4 2 2
Sb L  Sb L  L

102
1.3 • Modes Plans d’une Poutre Coudée

1.3 MODES PLANS D’UNE POUTRE COUDÉE


1 Si l’ensemble des flèches en flexion est très supérieur aux déplacements en effort
normal, alors la flèche transverse sur le segment O1A est bloquée en A par
l’assemblage au segment O2A, lequel impose toutefois que la rotation (dérivée de
la flèche) soit continue en A. Il en est de même dans le segment O2A (dans lequel
la flèche transverse et bloquée en A par le segment O1A.
En développant la poutre coudée, ne considérant que les flèches transverses, on
aboutit donc à une poutre droite continue de section constante par segment, simple-
ment appuyé en A, conformément au schéma proposé.
 f 1 ( X ) = A 1 cos ( Ω 1 X ) + B 1 sin ( Ω 1 X ) + C 1 ch ( Ω 1 X ) + D 1 sh ( Ω 1 X )
2  ;
 f 2 ( Y ) = A 2 cos ( Ω 2 Y ) + B 2 sin ( Ω 2 Y ) + C 2 ch ( Ω 2 Y ) + D 2 sh ( Ω 2 Y )

 2 EI
ω - – --------1- ≡ 0
 ------
 4 ρS 1
 Ω1
g ( t ) ≡ cos ( ωt ) avec 
 ω 2 EI 2
 ------4- – --------- ≡ 0
 Ω ρS 2
 2

 V 1 ( 0;t ) = 0  V 2 ( 0;t ) = 0
3 En O 1 :  ; En O 2 :  ;
 M z1 ( 0;t ) = 0  M z2 ( 0;t ) = 0

 V 1 ( L 1 ;t ) = 0

 V 2 ( L 2 ;t ) = 0
En A : 
 θ z1 ( L 1 ;t ) = θ z2 ( L 2 ;t )

 M z1 ( L 1 ;t ) = M z2 ( L 2 ;t )
4 Ces conditions devant être respectées ∀t , les 4 systèmes ci-dessus s’explicitent
ainsi :
 f1 ( 0 ) = 0  f2 ( 0 ) = 0
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O1 : ( I )  ; O 2 : ( II )  ;
 f 1'' ( 0 ) = 0  f 2'' ( 0 ) = 0

 f (L ) = 0
 ( III )  1 1
 
  f2 ( L2 ) = 0
A:
  f 1' ( L 1 ) = – f 2' ( L 2 )
 ( IV ) 
  f 1'' ( L 1 ) = – f 2'' ( L 2 )

103

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Chapitre 5 • Solutions

Les rotations et courbures sont de signes opposés selon f1 ou f2 dans le système


(IV) en raison des orientations opposées de X et Y (qui se rejoignent en A).

 A1 + C1 = 0
Le système (I) s’explicite :  ⇒ A1 = C1 = 0
 – A1 + C1 = 0
Il en est de même du système (II) ; en tenant compte de ces deux systèmes, les
fonctions f1 et f2 prennent donc les formes suivantes (dans lesquelles il reste
2 constantes par fonction) :

 f 1 ( X ) = B 1 sin ( Ω 1 X ) + D 1 sh ( Ω 1 X )

 f 2 ( Y ) = B 2 sin ( Ω 2 Y ) + D 2 sh ( Ω 2 Y )

L’explicitation du système (III) donne immédiatement :


B 1 sin ( Ω 1 L 1 ) + D 1 sh ( Ω 1 L 1 ) = 0

Comme il en est de même pour f2, la prise en compte des systèmes (I) à (III)
conduit aux formes suivantes, avec une seule constante par fonction :

 B1
 f 1 ( X ) = ------------------------ { sh ( Ω 1 L 1 ) sin ( Ω 1 X ) – sin ( Ω 1 L 1 ) sh ( Ω 1 X ) }
 sh ( Ω 1 L 1 )

 B2
 f 2 ( Y ) = ------------------------
sh ( Ω 2 L 2 )
{ sh ( Ω 2 L 2 ) sin ( Ω 2 Y ) – sin ( Ω 2 L 2 ) sh ( Ω 2 Y ) }

 f 1' ( L 1 ) + f 2' ( L 2 ) = 0
Le système ( IV )  s’explicite alors :
 f 1'' ( L 1 ) + f 2'' ( L 2 ) = 0

 Ω { cos ( Ω L ) – sin ( Ω L )th ( Ω L ) }B +


 1 1 1 1 1 1 1 1
 Ω 2 { cos ( Ω 2 L 2 ) – sin ( Ω 2 L 2 )th ( Ω 2 L 2 ) }B 2 = 0

 2 2
 Ω 1 sin ( Ω 1 L 1 )B 1 + Ω 2 sin ( Ω 2 L 2 )B 2 = 0

Ce système linéaire homogène en (B1, B2) admet des solutions non-identique-


ment nulles si et seulement si son déterminant est nul, soit, en éliminant les pulsa-
tions nulles (et donc en ne retenant que les solutions dynamiques) :

Ω 2 { cos ( Ω 1 L 1 ) – sin ( Ω 1 L 1 )th ( Ω 1 L 1 ) } sin ( Ω 1 L 1 ) –


Ω 1 { cos ( Ω 2 L 2 ) – sin ( Ω 2 L 2 )th ( Ω 2 L 2 ) } sin ( Ω 2 L 2 ) = 0

104
1.3 • Modes Plans d’une Poutre Coudée

2 EI 1 4 EI 2 4
Cette équation, dans laquelle ω = --------- Ω 1 = --------- Ω 2 , permet de trouver les
ρS 1 ρS 2
+*
pulsations propres du système en flexion ( avec ( ω ;Ω 1 ;Ω 2 ) ∈ R ) .
5 Comme on ne considère que les flèches de flexion dans les segments de poutre, la
masse n’intervient pas en inertie de translation, puisque celle-ci est bloquée hori-
zontalement par le segment O1A, et verticalement par le segment O2A. Le
nouveau problème en flexion est donc équivalent au problème ci-dessous, qui
considère la flèche transverse en flexion, avec blocage en translation en A et
inertie ponctuelle en rotation :
jz

Les Conditions Limites en O1 et O2 sont inchangées, ainsi que le système (III) en


A ; quant au système (IV), il devient :
 θ ( L ;t ) = θ ( L ;t ) ≡ θ ( t )
 z1 1 z2 2
 ..
 M z1 ( L 1 ;t ) = M z2 ( L 2 ;t ) – j Z θ ( t )

Ces conditions s’écrivent :
 f 1' ( L 1 ) = – f 2' ( L 2 )

( IV' )  ..
 EI 1 f 1'' ( L 1 )g ( t ) = – EI 2 f 2'' ( L 2 )g ( t ) – j Z f 1' ( L 1 )g ( t )

La seconde équation pourrait aussi s’écrire EI 1 f 1'' ( L 1 )g ( t ) =– EI 2 f 2'' ( L 2 )g ( t ) –
..
j Z f 2' ( L 2 )g ( t ) puisque d’après la première, les deux dérivées de f sont égales en A.
Enfin, d’après la forme de g(t), la seconde équation (la seule qui soit modifiée par
rapport au système sans masse additionnelle) peut s’écrire :
2
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EI 1 f 1'' ( L 1 ) + EI 2 f 2'' ( L 2 ) – ω j Z f 1' ( L 1 ) = 0


Au total, les Conditions Limites du problème avec masse additionnelle peuvent
être rassemblées comme suit :
 f1 ( 0 ) = f2 ( 0 ) = f1 ( L1 ) = f2 ( L2 ) = 0

f '(L ) + f '(L ) = 0
 1 1 2 2
 f '' ( 0 ) = f '' ( 0 ) = 0
 1 2
 2
 EI 1 f '' ( L 1 ) + EI 2 f 2'' ( L 2 ) – ω j Z f 1' ( L 1 ) = 0
 1

105

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Chapitre 5 • Solutions

L’ajout de la masse ne modifie pas la nature du problème, qui conduit toujours à


un système linéaire homogène (système non-excité).
6 La solution excitée sera notée avec un indice e.

 V e1 ( X ;t ) dans le segment O 1 A
La solution établie en flexion est donc notée : 
 V e2 ( Y ;t ) dans le segment O 2 A
La force linéique sinusoïdale peut être représentée par une translation verticale
sinusoïdale y e ( t ) = α e cos ω e t imposée au repère ; pour donner l’équivalence avec
la charge linéique λ Y ( t ) = λ cos ω e t , il suffit de l’identifier à la force d’inertie
..
linéique – µy induite par la translation du repère (où µ ≡ ρS est la masse linéique
de la poutre ) ; on obtient donc :
2 λ
λ cos ω e t ≡ – α e ω e cos ω e t ⇒ α e ≡ – ------
2
ωe
La translation du référentiel agit en flexion uniquement sur le segment O1A, le
segment O2A subissant une sollicitation en effort normal qui n’agit pas dans le
problème en flexion. Dans le problème équivalent (développé) en flexion, ce dépla-
cement n’est appliqué que sur le segment O1A. Sur ce segment, la solution à retenir
sera celle du repère mobile, et on note Ve1fix la solution dans le repère fixe, dans
lequel il est plus commode d’écrire les Conditions Limites.
Le passage du repère de la poutre au repère fixe s’effectue par simple translation :
Ve1fix ≡ Ve1 + y(t)
Par rapport à la question 4, les Conditions Limites à appliquer sont donc modi-
fiées uniquement pour V 1 ( 0 ;t ) et V 1 ( L 1 ;t ) :

 V e1fix ( L 1 ;t ) = y ( t )

 V e1fix ( 0;t ) = y ( t )  V 2 ( L 2 ;t ) = 0
En O1 :  ; En A: ;
 M z1 ( 0;t ) = 0  θ z1 ( L 1 ;t ) = θ z2 ( L 2 ;t )

 M z1 ( L 1 ;t ) = M z2 ( L 2 ;t )
 V 2 ( 0;t ) = 0
En O2 : 
 M z2 ( 0;t ) = 0
Pour clarifier les notations, précisons que la solution générique (sur laquelle les
CL s’écriront) s’applique comme suit :

 V e1fix ( X;t ) ≡ f e1fix ( X )g e ( t )



 V e2 ( X;t ) ≡ f e2 ( X )g e ( t )

106
1.3 • Modes Plans d’une Poutre Coudée

Le problème étant maintenant excité, les formes génériques restent valables, mais
les pulsations ω ou pseudo-pulsations Ω sont désormais connues, avec :
 ω 2 EI
 --------
e
- – --------1- ≡ 0
 4 ρS 1
 Ω e1
g e ( t ) ≡ cos ( ω e t ) ;  2
ω EI
e
- – --------2- ≡ 0
 --------
 Ω 4 ρS 2
 e2

 f e1fix ( X ) = A e1fix cos ( Ω 1 X ) + B e1fix sin ( Ω 1 X ) + C e1fix ch ( Ω 1 X ) + D e1fix sh ( Ω 1 X )



 f 2 ( Y ) = A 2 cos ( Ω 2 Y ) + B 2 sin ( Ω 2 Y ) + C 2 ch ( Ω 2 Y ) + D 2 sh ( Ω 2 Y )

λ
Comme y e ( t ) = – ------ cos ( ω e t ) , les conditions limites s’écrivent finalement :
2
ωe
λ
 f 1fix ( L 1 ) = – ------
 ωe
2
f λ 
( 0 ) = – ------
 e1fix 2 
En O 1 :  ω e ; En A :  f2 ( L2 ) = 0 ;
 
f'' e1fix ( 0 ) = 0  f' 1fix ( L 1 ) = – f 2' ( L 2 )

 EI 1 f'' 1fix ( L 1 ) = EI 2 f 2'' ( L 2 )
 f e2 ( 0 ) = 0
En O2 : 
 f'' e2 ( 0 ) = 0
Le système obtenu en {Ae1fix, Be1fix, Ce1fix, De1fix, A2, B2, C2, D2} linéaire non-
homogène permet de trouver la solution { f e1fix ( X ), f e2 ( X ) } ; la solution
{ f e1 ( X ), f e2 ( X ) } s’en déduit immédiatement.
7 Les fréquences propres d’une poutre mince en effort normal et effort tranchant
sont très supérieures à celles des modes de flexion. En effet, en flexion les carrés
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de premières pulsations propres d’une poutre de longueur L sont de l’ordre de


EI -
------------ , alors qu’en effort normal (ou effort tranchant), elles sont de l’ordre de
2
ρSL
ES E GS TY
----------- ≡ ------- ( --------------
- en effort tranchant, qui est du même ordre de grandeur qu’en
ρSL ρL ρSL
SL 2
effort normal). Le ratio ------- est grand (par rapport à 1) pour une poutre longue (I
I
variant comme la puissance 4 de la dimension de la section droite, alors que S
varie comme le carré).

107

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Chapitre 5 • Solutions

Les modes en flexion d’une part et en efforts normaux et tranchants d’autre part
sont totalement découplés fréquenciellement, et peuvent donc être étudiés séparément.
8 Si on note ‘ la dérivée par rapport à X dans le segment O1A et la dérivée par
rapport à Y dans le segment 02A, les équations qui régissent les déplacements dus
aux efforts normaux et tranchants dans les deux segments sont :

 c 2 U ′′ – U .. = 0 2 E
avec c N ≡ --- ( carré de la célérité de propagation en effort normal )
 N 1 1 ρ

 2 ′′ .. 2
 cN U2 – U2 = 0 ( c N défini ci-dessus )

 2 ′′ .. 2 G S 1TY
 c T1 V T1 – V T1 = 0 avec c T1 ≡ ---- ------------ ( S 1TY : surface cisaillée de section droite segment O1 A )
 ρ S1

 2 ′′ .. 2 G- S 2TY
 c T2 V T2 – V T2 = 0 avec c T2 ≡ ---
ρ
-----------
S
- ( S 2TY : surface cisaillée de section droite segment O 1 A )
 2

La fonction temporelle g ( t ) ≡ cos ( ωt ) permet d’obtenir les solutions génériques


en X et Y :

  ωX  ωX
 f 3 ( X ) = A 3 cos  -------- + B 3 sin  --------
 c N cN

 f ( Y ) = A cos  ωY ωY
-------- + B 4 sin  --------
 4 4 c  c 
 N N

  ωX  ωX
 f 5 ( X ) = A 5 cos  -------- + B 5 sin  --------
 c T1 c T1

 f ( Y ) = A cos  ωY ωY
-------- + B 6 sin  --------
 6 6 c  c 
 T2 T2

9 Les rotations n’interviennent pas dans ces sollicitations, et les conditions limites
en translations sont :

 U 1 ( 0;t ) = 0  U 2 ( 0;t ) = 0
En O1 :  ; En O2 :  ;
 V T1 ( 0;t ) = 0  V T2 ( 0;t ) = 0

 U 1 ( L 1 ;t ) = – V 2 ( L 2 ;t )

 U 2 ( L 2 ;t ) = +V 1 ( L 1 ;t )
En A:
 T Y1 ( L 1 ;t ) = – N 2 ( L 2 ;t )

 T Y2 ( L 2 ;t ) = +N 1 ( L 1 ;t )

108
1.3 • Modes Plans d’une Poutre Coudée

Les conditions en A traduisent la continuité des déplacements et des efforts ; les


orientations sont définis par les standards en effort normal et en effort tranchant
(axes Y1 et Y2 en effort tranchant, obtenus pas rotation directe par rapport au vecteur
unitaire orientant le segment de poutre considéré) :

Y1

O1 A

 X
Y Y2

 Y
X O2

Le modèle développé des questions 1 à 6 n’est évidemment plus valable en effort


normal et effort tranchant, car les translations sont perpendiculaires dans les
deux segments (alors que les rotations ou rayon de courbure en flexion se réali-
saient toutes autour du même vecteur z).
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109

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Chapitre 5 • Solutions

1.4 TREILLIS PLAN TRIANGULÉ


1 Le problème est extérieurement isostatique car les appuis définissent exactement
3 blocages extérieurs indépendants (l’appui simple en A5 laisse libre la seule rota-
tion de la structure autour de ce point, et cette rotation est bloquée par l’appui glis-
sant en A6).
Intérieurement, le treillis détaché de ses appuis possède 6 nœuds et 9 barres ;
ainsi, on a bien 2n-b=3. Comme cette relation est par ailleurs vérifiée pour tout sous-
treillis (mailles triangulaires qui ne se chevauchent pas), le problème est intérieure-
ment isostatique.
En conséquence, ce problème structural 2D est entièrement isostatique.
2 On peut procéder de proche en proche, en partant du nœud où toutes les charges
sont connues, c’est à dire A1, dont on écrit l’équilibre :
 N 12
 – --------- – N 13 = 0 2 3
2 N 12 = ---------- F
 3
(A1)  ⇒
 N 12 3 N 12 3
 – F + ----------------- = 0 N 13 = – --------- = – ------- F
 2 2 3

 N 12 N 23
 --------- – --------- – N 24 = 0 2 3
 2 2 N 23 = – N 12 = – ---------- F
3
De même : (A2)  ⇒
 N 12 3 N 23 3 2 3
 – ----------------- – ----------------- = 0 N 24 = N 12 = ---------- F
 2 2 3
 N 23 N 34
 N 13 + -------- - – --------- – N 35 = 0 2 3
 2 2 N = ---------- F
(A3)  ⇒ 34 3
 N 23 3 N 34 3
 ----------------- + ----------------- = 0 N 35 = – 3F
 2 2
 N 34 N 45
 N 24 + -------- - – --------- – N 46 = 0 2 3
 2 2 N 45 = – ---------- F
3
(A4)  ⇒
 N 34 3 N 45 3 4 3
 – ----------------- – ----------------- = 0 N 46 = ---------- F
 2 2 3
Pour la dernière barre b56, plutôt que d’écrire l’équilibre du nœud A5, qui néces-
siterait le calcul a priori des réactions d’appui, il est plus judicieux d’écrire l’équi-
libre du nœud A6, qui donne en même temps la réaction selon x en ce point :
 N 56 N 56 = 0
 N 46 + --------- + R 6x = 0
(A6)  2 ⇒
N = 0 4 3
R 6x = – N 46 = – ---------- F
 56 3

110
1.4 • Treillis Plan Triangulé

On peut donc récapituler les efforts internes :

 2 3
N = N 24 = N 34 = – N 23 = – N 45 = ---------- F ≅ +1.155 F
 12 3

 3
 N 13 = – ------- F ≅ –0.577 F
 3
N = – 3F ≅ –1.732 F
 35

N 4 3
= ---------- F ≅ +2.309 F
 46 3

 N 56 = 0

L’ensemble des charges extérieures et internes appliquées au treillis peut être
schématisé comme suit :

N 46 + 2.309 F N 24 + 1.155 F
R6 x 2.309 F
N 34 + 1.155 F
N 56 = 0
N23 1.155 F
N 45 1.155 F
N12 + 1.155 F

N 35 1.732 F N13 0.577 F


R5 x +2.309 F
F1y = F
R5 y = +F

On remarque que la barre b56 ne travaille pas, et pourrait être supprimée. Cela
provient du fait que la barre b46 est perpendiculaire à l’appui simple en A6, et joue le rôle
d’appui glissant. Le problème proposé est strictement équivalent au schéma ci-dessous :
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F

3 Pour appliquer le théorème de Menabrea, il est nécessaire de calculer l’énergie


potentielle élastique emmagasinée dans le treillis :
L 2 2 2 2 2 2 2 2 2
E élast = ---------- ( N 12 + N 13 + N 23 + N 24 + N 34 + N 35 + N 45 + N 46 + N 56 )
2ES

111

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Chapitre 5 • Solutions

Comme : N 46 = 4 N 13 ; N 35 = 3 N 13 ; N 12 = N 24 = N 34 =
N 23 = N 45 ≡ 2 N 13
3
on peut noter ( N 13 ≡ N ) ≡ ------- F avec :
3
 2 2 2 2 2 2
 N 12 = N 24 = N 34 = N 23 = N 45 = 4N

 N2 ≡ N2
 13 2
 2 2 F -
 N 2 = -----
 N 35 ≡ 9N 
 3
 N 2 ≡ 16N 2
 46
 2
N ≡ 0
 56
Et donc :
2 2 2
N L F L
E élast = ----------- ( 4 + 1 + 4 + 4 + 4 + 9 + 4 + 16 + 0 ) = ---------- ( 46 ) = 23F L-
---------------
2ES 6ES 3ES
∂E élast 46FL FL
- = – ------------- ≅ 15.3 -------
D’après Menabrea : v 1 = ---------------
∂ ( –F ) 3ES ES
4 Les barres ayant même section droite et même longueur ont toutes même charge
critique intrinsèque. Il suffit donc de recherche la barre la plus chargée en
compression. Il s’agit de la barre b35 dans laquelle N35 = – 3F . La charge
critique de flambage dans cette barre (birotulée) étant la charge critique d’Euler
2
π EI
– ------------ , la charge F critique est donc :
2
L
2
π - -----
------ EI- EI
Fc = ≅ 5.698 ------
3L 2 2
L

112
1.5 • Anneau Doublement Hyperstatique

1.5 ANNEAU DOUBLEMENT HYPERSTATIQUE


1 La structure proposée résulte de la mise en parallèle d’une part de la rigidté de
l’anneau, ne prenant en compte que la flexion, et valant donc
4π EI a EI a
k anneau = -------------- -------- ≅ 6.72 -------- , et d’autre part de la barre diamétrale, de rigi-
2 3 3
π –8R R
ES
dité k barre = ---------b- ; la rigidité équivalente de la structure est donc :
2R
E  8π I a  E Ia 
K ≡ ( k anneau + k barre ) = -------  -------------- ------ + S b ≅ -------  13.44 ------ + S b
2R  π – 8 R 2 2
 2R  R
2

2 L’effort normal introduit dans la barre horizontale vaut :

2 2 2
k barre ( π – 8 ) Sb R Sb R
K = – --------------------------------------- F = – ------------------- ------------- F ≅ – 0.0744 ------------- F
k anneau + k barre 8π Ia Ia

2.1La charge critique est obtenue lorsque la barre atteint la limite d’Euler en
2
π EI
compression bi-rotuleé, soit N = – --------------b- ; en identifiant avec l’expression ci-
2
( 2R )
dessus, il vient :
3
2π EI a I b EI a I b
F critique appuyé = -------------- -------- ------ ≅ 33.2 -------- ------
π – 8 Sb R Sb R4
2 4

2.2La charge critique est obtenue lorsque la barre atteint la limite d’Euler en
20.2EI
compression encastrée-rotulée, soit N ≅ – ------------------b- ; en identifiant, il vient :
2
( 2R )
40.4π EI a I b EI a I b
F critique encastré ≅ -------------- ------------- ≅ 67.9 -------------
2 4 4
π – 8 Sb R Sb R
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3 À partir des résultats donnés sur l’anneau en flexion, on trouve immédiatement les
déplacements uA et vB induits par le problème élémentaire suivant (dans lequel le
centre géométrique de l’anneau est supposé bloqué) :
vB 2 3
 F1 π –8R
--------------
 u A1 = --------------------- = 2π EI - F 1 -------
 2k anneau a
F1 
 3
π–4R
 B1
v = -----------
- -------
-F
 4π EI a 1
uA

113

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Chapitre 5 • Solutions

De même, le second problème suivant donne immédiatement, par rotation


d’ensemble de 90° (la structure étant répétitive - et même invariante - en rotation à
angle droit) :
3
 π–4R
F2 u
 A2 = ------------ -------
-F
 4π EI a 2
vB  2 3
 π –8R
 v B2 = -------------- -------- F 2
 2π EI a

uA

Le problème proposé dans la question 3 résulte de la superposition des


2 problèmes précédents, dans lesquels F1 est le chargement longitudinal F, et F2
représente la charge aprliquée par la barre sur l’anneau ; celle-ci se calcule en écri-
vant la condition de flèche totale nulle en B (barre infiniment rigide) :
2 3
π–4 π –8 R 4–π 4–π
v B = v B1 + v B2 =  ------------ F 1 + -------------- F 2 -------- ≡ 0 ⇒ F 2 = ----------------------- F 1 = ----------------------- F
 4π 2π  EI a 2 2
2(π – 8) 2(π – 8)
La compression recherchée, dans la barre diamétrale transverse, vaut donc -F2,
soit :
π–4
N transverse = ----------------------- F ≅ – 0.230 F
2
2(π – 8)
Pour trouver la rigidité longitudinale hyperstatique, il suffit de calculer le déplace-
ment uA total, avec la valeur exacte de F2 :
2 3  π2 – 8 3
 π –8
-------------- π – 4-  -------
----------- R- -------------- 4 – π -  -------
---------------------- R-
u A = u A1 + u A2 = F + F =  F+ F
 2π 1 4π 2 EI a  2π 2 ( π – 8 )  EI a
2

Soit :

 π2 – 8 4 – π  R3 4
π – 17π + 4π + 64 R
2 3
R
3
u A =  -------------- + -------------- ----------- F = ------------------------------------------------- -------- F ≅ 0.527 -------- F
 π 2 2EI a 2 EI a EI a
π – 8 2π ( π – 8 )

Si K’ désigne la nouvelle rigidité longitudinale hyperstatique, alors :


2 EI EI
π(π – 8)
F = K' × 2u A ⇒ K' = - -------a- ≅ 0.949 -------a-
------------------------------------------------
4 2 3 3
π – 17π + 4π + 64 R R

114
1.6 • Travée en Flexion Symétrique et Antisymétrique

1.6 TRAVÉE EN FLEXION SYMÉTRIQUE


ET ANTISYMÉTRIQUE

1 La solution générique en flexion est V ( X ;t ) = f ( X )g ( t ) avec


+*
( g ( t ) ≡ cos ( ωt ) ) ( ω ∈ R ) et :
2 EI
ω
f ( X ) = A cos ΩX + B sin ΩX + CchΩX + DshX ; ------- – -------z- = 0 ,
4 ρS

4 +*
( A, B, C, D ) ∈ R , Ω ∈ R
En plaçant l’origine des X au point d’appui gauche, les conditions limites en ce
point sont :

 V ( 0 ;t ) ≡ 0 f( 0) = 0  A+C = 0 A ≡ 0
 M ( 0 ; t ) ≡ 0 ∀t ⇒  ( car g ( t ) ≠ 0 et M z = E I z V'' ) ⇒  ⇒
 z f '' ( 0 ) = 0  – A + C = 0 C ≡ 0

Dès lors, en tenant compte de cet appui, f(X) se récrit f ( X ) = B sin ΩX + DshX
et les conditions limites sur l’appui de droite s’écrivent :

 f ( 2L ) = 0  B sin ( 2ΩL ) + Dsh ( 2ΩL ) = 0


 ⇒
f'' ( 2L ) = 0  – B sin ( 2ΩL ) + Dsh ( 2ΩL ) = 0

Ce système linéaire homogène en B et D admet des solutions (dynamiques) non-


identiquement nulles si et seulement si son déterminant est identiquement nul, soit :

Det ≡ 0 ⇔ sin ( 2ΩL )sh ( 2ΩL ) = 0

La fonction sh est monotone, et admet comme unique racine ΩL = 0 ; or Ω ≠ 0


et donc, dans le cadre dynamique, la condition précédente est équivalente à :
+*
sin ( 2ΩL ) ≡ 0 ⇔ 2ΩL = jπ (j ∈ N )
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Les pulsations propres temporelles sont données par :

2 EI jπ 2 EI
ω j = Ω j --------Z- =  ------- --------Z-
ρS  2L ρS

Les modes symétriques et antisymétriques sont alternés :

 Modes Symétriques : j ( impair ) ≡ ( 2i – 1 ) +*


 ; i∈N
 Modes Antisymétriques : j ( pair ) ≡ 2i

115

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Chapitre 5 • Solutions

 EI Z EI Z
 ω ≅ 9.870
------------- --------- ≅ 2.467 ------------
- ( symétrique )
 1 4L 2 ρS 4
 ρSL

 39.48- EI Z EI Z
 ω 2 ≅ ------------
2
--------- ≅ 9.870 ------------
ρS
-
4
( antisymétrique )
 4L ρSL
Numériquement : 
 88.83 EI Z EI Z
 ω 3 ≅ ------------- --------- ≅ 22.21 ------------
- ( symétrique )
 4L
2 ρS ρSL
4

 EI Z EI Z
 ω ≅ 157.9
------------- --------- ≅ 39.48 ------------
- ( antisymétrique )
 4 4L 2 ρS 4
 ρSL
2 La solution générique sur le demi-modèle est toujours de la même forme, avec :
4
f ( X ) = α cos ΩX + β sin ΩX + γchΩX + δshX , ( α, β, γ, δ ) ∈ R

 f ' ( X ) = Ω ( – α sin ΩX + β cos Ω X + γshΩX + δchX )


 2
⇒  f '' ( X ) = Ω ( – α cos ΩX – β sin Ω X + γchΩX + δshX )

 f ''' ( X ) = Ω 3 ( αsinΩX – β cos Ω X + γshΩX + δchX )
Les conditions limites proposées en X=0 (qui représente désormais le milieu de la
poutre, et donc le plan de symétrie) s’écrivent, pour les modes symétriques :

 f '(0) = 0  β+δ = 0 β = 0
 ( car T Y = – EL z V''' ) ⇒ ⇒
 f '' ( 0 ) = 0 – β + δ = 0 δ = 0

Ces conditions sont représentatives de la symétrie, la rotation nulle assurant la


continuité géométrique de la poutre (sans articulation) sur le plan de symétrie, et
l’effort tranchant résultant du principe d’action et réaction.
En effet, la symétrie impose que l’effort selon Y exercé par la partie droite sur la
partie gauche soit égal à celui exercé par la partie gauche sur la partie droite
(TY(0+)=TY(0–), par coupure en amont) ; le principe d’action-réaction impose par
ailleurs que la résultante de la partie droite sur la partie gauche soit opposée à celle
de la partie gauche sur la partie droite (TY(0+) = – TY(0–), ce qui est redondant avec
la définition du visseur : résultante de l’aval vers l’amont ou opposé de la résultante
de l’amont vers l’aval).
L’effort tranchant est donc nul dans une poutre qui traverse orthogonalement le
plan de symétrie et ne subit pas de charge ponctuelle en ce point (qui rendrait TY
discontinu). On remarque que dans cette configuration, l’effort normal n’est pas nul.
En effet, pour N (dirigé cette fois normalement au plan de symétrie, et non parallèle-
ment) la symétrie impose seulement N(0+) = –N(0–), ce qui est redondant avec la
définition du visseur, mais n’apporte rien de plus.

116
1.6 • Travée en Flexion Symétrique et Antisymétrique

La prise en compte de la symétrie dans la solution générique permet de récrire


f(X) pour le demi-modèle adapté aux modes symétriques :
f sym ( X ) = α cos ( ΩX ) + γch ( ΩX )
Les conditions limites sur l’appui de droite (cette fois placé en X=L) dans le
demi-modèle symétrique s’écrivent :

f(L) = 0  α cos ( ΩL ) + γch ( ΩL ) = 0


 ⇒
 f '' ( L ) = 0  – α cos ( ΩL ) + γch ( ΩL ) = 0
La condition d’existence d’une solution non-identiquement nulle en α et β
s’explicite :
(Ω ≠ 0)
2i – 1
Det ≡ 0 ⇔ cos ( ΩL ) ch ( ΩL ) ≡ 0 ⇒ cos ( ΩL ) ≡ 0 ⇒ ΩL = -------------- π
2
On constate que les pulsations propres sont celles des modes symétriques précé-
dents ; il en est de même des formes propres : l’origine ayant été décalée, les fonc-
tions circulaires sont déphasées, le sinus devenant un cosinus, et de même pour les
lignes hyperboliques.
3 Appliquons les conditions limites antisymétriques proposées, à la solution géné-
rique f ( X ) = α cos ΩX + β sin ΩX + γchΩX + δshX du demi-modèle :

 f '(0) = 0  α+γ = 0 α ≡ 0
 ( car M Z = ELz V'' ) ⇒ ⇒
 f '' ( 0 ) = 0 – α + γ = 0 γ ≡ 0

On peut donc récrire f(X) pour le demi-modèle adapté aux modes antisymétriques :
f antisym ( X ) = β sin ( ΩX ) + δsh ( ΩX )

Ainsi, la décomposition du problème géométriquement symétrique en une résolu-


tion dynamique symétrique et antisymétrique correspond au partitionnement des
4 termes de la solution générique : cos et sh (fonctions paires) d’une part, sin et sh
(fonctions impaires) d’autre part ; cette dichotomie se retrouve dans l’ensemble des
équations.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Les conditions limites sur l’appui de droite du demi-modèle antisymétrique


donnent :
f(L) = 0  β sin ( ΩL ) + δsh ( ΩL ) = 0
 ⇒
 f '' ( L ) = 0  – β sin ( ΩL ) + δsh ( ΩL ) = 0

La condition d’existence d’une solution dynamique en ( β, δ ) s’explicite :

(Ω ≠ 0)
Det ≡ 0 ⇔ sin ( ΩL ) sh ( ΩL ) ≡ 0 ⇒ sin ( ΩL ) ≡ 0 ⇒ ΩL = iπ

117

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Chapitre 5 • Solutions

On retrouve de même sur la longueur L les modes antisymétriques précédemment


trouvés sur la poutre de longueur 2L.
On observe que les conditions limites proposées dans le plan médian (plan d’anti-
symétrie) sont équivalentes à une antisymétrie : d’une part la flèche est nulle (ce qui
garantit la continuité de la poutre en flèche, au centre d’antisymétrie), et d’autre part
le moment nul assure un point d’inflexion au même centre (qui parachève l’antisy-
métrie).
4 La solution générique f sym ( X ) = α cos ( ΩX ) + γch ( ΩX ) (avec
V ( X ;t ) ≡ f sym ( X ) × cos ( ω e t ) ) prend en compte la symétrie modale sur le plan
médian, et est donc valable autour des modes 1 et 3 ; il suffit d’écrire les condi-
tions limites sur l’appui de droite :

f(L) = 0

 ρS
 M ( L ;t ) = EL V'' ( L ;t ) ≡ cos ( ω t ) ⇒ cos ( ωt ) ≡ cos ( ω e t ) ⇒ ω ≡ ω e ⇒ Ω ≡ Ω e = ----------ω
EL Z e
 Z Z e

 EL Z f '' ( 0 ) = 1

1
 α = – ---------------------------------------------
-
 α cos ( Ω e L ) + γch ( Ω e L ) = 0  2
  2EL Z e cos ( Ω e L )

⇒  – α cos ( Ω L ) + γch ( Ω L ) = -----------------
1 - ⇒
 e e 2 1
 γ = + -------------------------------------------
-
 EL Z Ωe  2
 2EL Z Ω e ch ( Ω e L )

La réponse de la poutre autour des modes 1 et 3 est donc :

1  ch ( Ω e X ) cos ( Ω e X ) 
V pair ( X ;t ) = ---------------------  ---------------------- – -------------------------  cos ( ω e L )
2EL Z Ω e  ch ( Ω e L ) cos ( Ω e L ) 
2

5 À résonance adimensionnelle au voisinage immédiat d’une fréquence propre (à


une distance fréquentielle de l’ordre de l’amortissement réduit ζ ), le mode propre
s’établit ; le modèle symétrique reste donc valable même pour le chargement
asymétrique, l’énergie introduite dans le système étant divisée par 2.
On obtient donc :

1  ch ( Ω e X ) cos ( Ω e X ) 
V résonance paire ( X ;t ) = ---------------------  ---------------------- – ------------------------- cos ( ω e L )
2 ch ( Ω L ) cos ( Ω L ) 
sous charge asymétrique 4EL Z Ω e  e e 

6 On considère à présent a solution générique du demi-modèle antisymétrique


f antisym ( X ) = β sin ( ΩX ) + δsh ( ΩX )
(avec V ( X ;t ) = f antisym ( X ) × cos ( ω e t ) ), valable autour des modes 2 et 4.

118
1.6 • Travée en Flexion Symétrique et Antisymétrique

f(L) = 0
Les conditions limites sur l’appui de droite s’écrivent de même 
 EL Z f '' ( 0 ) = 1
et s’explicitent à présent
1
 β = – ------------------------------------------
β sin ( ΩL ) + δsh ( ΩL ) = 0 -
  2
 2EL Ω sin ( ΩL )
1 - ⇒ 
 – β sin ( ΩL ) + δsh ( ΩL ) = -----------------
Z e

 2 1
 δ = + -----------------------------------------
 Ω e EL Z  2
 2EL Z Ω e sh ( ΩL )

La réponse autour des résonances antisymétrique, à la sollicitation antisymé-


trique, est :

1  sh ( Ω e X ) sin ( Ω e X ) 
V impair ( X ;t ) = ---------------------  ---------------------
- – ------------------------  cos ( ω e L )
2EL Z Ω e  sh ( Ω e L ) sin ( Ω e L ) 
2

Il s’agit bien de l’expression similaire à son homologue paire, dans laquelle sh a


remplacé ch et sin a remplacé cos.
La réponse à résonance antisymétrique à la sollicitation antisymétrique (sollicita-
tion de la question 5) est donc :

1  sh ( Ω e X ) sin ( Ω e X ) 
V résonance paire ( X ;t ) = ---------------------  ---------------------
- – ------------------------  cos ( ω e L )
4EL Z Ω e  sh ( Ω e L ) sin ( Ω e L ) 
2
sous charge asymétrique

Remarque complémentaire :
Pour générer les modes symétriques, un effort central sinusoïdal est efficace, ainsi
qu’un moment central pour les modes antisymétriques. Mais un tel chargement dans
le plan de symétrie aurait donné un calcul plus complexe.
Le cas de l’effort central est traité ci-dessous : on considère le demi-modèle symé-
trique, chargé avec la moitié du chargement (car celui-ci, ponctuel, est dans le plan
de symétrie) :
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

La solution générique à prendre en compte est


F cos ( et )
la forme générale à laquelle nous allons appli-
2 2
quer les conditions limites chargées :

 V' ( 0 ;t ) ≡ 0

∀t  cos ( ω e t )
 T Y ( 0 + ;t ) ≡ – ---------------------- ( coupure amont )
 2

119

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Chapitre 5 • Solutions

L’effort tranchant est discontinu dans le plan de symétrie, de par l’application de


F, mais on l’a exprimé sur la partie droite ( X = 0 + ≡ 0 + ε, ε << L,
ε aussi petit que l’on veut ).
On peut clarifier cette situation sur l’exemple statique :
F

TY
F
+
2
X

F
2

En réalité, la transition n’est jamais ponctuelle, et la condition


TY=0 est respectée.
Mais c’est le modèle continu pour X>0 qui nous intéresse en
dynamique ; aussi on prend TY à X=0+.

Appliquons donc les conditions limites chargées à la solution générique


f ( X ) = α cos ΩX + β sin ΩX + γchΩX + δshX , g ( t ) ≡ cos ( ωt ) :

 1 -
 β = + --------------------
f '(0) = 0 β + δ = 0  3
   2EL Z Ωe
cos ( ω t )
 – EL V''' ( 0 ;t ) = ---------------------
e ω ≡ ω e ⇒ Ω ≡ Ω 1
e ⇒  β – δ = --------------------- ⇒ 
 Z -⇒  3 1 -
 δ = – --------------------
2 – 2EL f''' ( 0 ) = 1 2EL Z Ω e
 Z   3
  2EL Z Ω e

On observe que ce système linéaire non-homogène en (α,β) est résoluble séparément.


sin ΩX – shX
La solution générique devient alors : f ( X ) = α cos ΩX + γchΩX + --------------------------------- ·
3
4EL Z Ω e
Il reste alors à écrire les conditions limites sur l’appui droit.

120
1.7 • Maille Hexaédrale en Traction Diagonale

1.7 MAILLE HEXAÉDRALE EN TRACTION DIAGONALE


1 Le problème est extérieurement isostatique formellement pour ce cas de charge,
puisqu’il s’agit (extérieurement) du problème élémentaire en traction simple ; la
réaction en O est donc entièrement définie. Le déplacement d’ensemble est défini
à une rotation près autour de l’axe z (mais c’est le cas pour la traction simple). Il
suffirait pour rendre le problème rigoureusemen isostatique, de considérer par
exemple que le déplacement du nœud B selon y est bloqué : cela ne change stric-
tement rien aux efforts et déplacements, mais complète formellement les blocages
isostatiques extérieurs.
Intérieurement, le treillis possède 5 nœuds et 9 barres ; il vérifie donc la relation
3D 3n-b=6. Comme ceci est également vrai non-seulement du treillis globalement,
mais aussi de chaque maille (tétraèdres), le problème est intérieurement isostatique.
2 La symétrie du treillis et des charges (connue en D, réaction en O) par rapport au
plan ABC, et la répétitivité d’ordre 3 du problème autour de l’axe vertical permetent
de définir les 2 efforts normaux indépendants comme représenté sur le schéma ci-
dessous :

N1 N1

N1

N2
C NOA = NOB = NOC = NAD = NBD = NCD = N1
A
N2
N2 NAB = NBC = NAC = N2
B
N1
N1
N1

3 Le problème étant isostatique, 2 équations d’équilibre de nœuds indépendantes


sont nécessaires et suffisantes pour calculer N1 et N2 ; on prendra :
– l’équilibre vertical de D, qui s’écrit : – F + 3γ 1 N1 = 0 où γ 1 est le
cosinus directeur sur l’axe vertical z, de DA par exemple :
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

2
L -------
( DA ) 3 2
γ ≡ ----------------Z- = ----------- = -------
DA L 3
2
L’équilibre de D selon z s’explicite donc : – F + 3 ------- N1 = 0
3

F 2 3
Ce qui donne immédiatement : N1 = -------------- = -------------- F ≅ 0.408 F
2 3 6

121

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Chapitre 5 • Solutions

– l’équilibre horizontal de B, selon y qui s’écrit : 2α 1 N1 + 2α 2 N2 = 0 , où


α 1, α 2 sont les cosinus directeurs sur y de OB et AB respectivement :

( OB ) X ( AB ) X
- = ------3- ; α 2 ≡ ----------------
α 1 ≡ ---------------- - = ------3-
OB 3 AB 2

------- + N2
Et donc : N1 ------- = 0 ,
3 2
2 2F 2 3
d’où : N2 = – --- N1 = – ---------- = – -------------- F ≅ –0.272 F
3 3 3 9

On obtient ainsi calcul les efforts dans les 9 barres du treillis en configura-
tion isostatique.
4 L’énergie de déformation élastique s’exprime : E pot = 6E pot ( barre N 1 ) +
3E pot ( barre N 2 )
2 2
1 N1L F L
Or : E pot ( barre N 1 ) = --- ----------- = ------------- ;
2 ES 12ES
2 2 2 2 2
1 N2 L F L F L F L 11 F L
E pot ( barre N 2 ) = --- ----------- = ------------- ⇒ E pot = ---------- + ---------- = ------ ----------
2 ES 27ES 2ES 9ES 18 ES
Le théorème de Castigliano donne immédiatement :
∂E pot 11 FL FL
δD = -------------- = ------ ------- ≅ 1.222 -------
∂F 9 ES ES
Le treillis est donc statiquement équivalent, pour sa rigidité longitudinale entre O
et D, à un ressort de raideur :
9 ES ES
k éq = ------ ------- ≅ 0.818 -------
11 L L
5 Les barres horizontales subissent une déformation :
σ N 2 3 F F
ε 2 = -----2- = ------2- = – -------------- ------- ≅ –0.272 -------
E ES 9 ES ES
Le treillis subit une déformation longitudinale égale au déplacement de D divisé
par la longueur totale de la structure, soit :
11 FL
------ -------
9 ES-
-------------
δD ES 11 2 3 F F
ε longi = ------------- = -------------- = --------------------- ------- ≅ 0.748 ------- .
OD 2 36 ES ES
2L -------
3

122
1.7 • Maille Hexaédrale en Traction Diagonale

Le coefficient de Poisson équivalent correspond au rapport des déformations (au


signe près) :
–ε2 4
- = ------ ≅ 0.363
v éq = -------------
ε longi 11
6 Le nouveau problème considère un essai de traction entre O et D de la structure
isostatique précédente placée en parallèle avec la barre additionnelle de longueur
2 2
A ≡ ---------- L .
3
9 ES
La rigidité du treillis initial est : k iso ≡ k éq = ------ -------
11 L
3 ES
Celle de la barre additionnelle est : k add = ES
------- = ---------- -------
A 2 2 L
La rigidité globale du treillis hyperstatique est :
9 3 ES ES
k hyper ≡ k iso + k add =  ------ + ---------- ------- ≅ 1.431 -------
 11 2 2 L L
On en déduit immédiatement la nouvelle expression du déplacement en D :
F 22 2 FL FL
δD hyper = -------------- =  --------------------------------- ------- ≅ 0.699 -------
k hyper  18 2 + 11 3  ES ES
L’expression de l’effort normal induit dans la barre additionnelle est donc :

11 2 3 11 11
N add ≡ k add δD hyper =  --------------------------------- F = ------ ( 6 2 3 – 11 )F = ------------------------------ F ≅ 0.428F
 36 + 11 2 3 95 11 + 6 2 3

7 La structure est équivalente à un système de 2 barres en parallèle de rigidités


2 2
respectives k iso et k add , de même longueur A ≡ ---------- L et de même coefficient α
3
de dilatation thermique.
On calcule le déplacement de D à partir d’une part de l’allongement du treillis
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

isostatique et d’autre part de celui de la barre additionnelle :


 N iso
 δD – ---------- = 0
 k iso

 N add
 δD – -----------
k add
- – αA ( T – T 0 ) = 0

où N iso désigne l’effort de traction ou compression induit dans la structure isos-
tatique. L’équilibre du nœud D implique donc immédiatement N iso + N add ≡ 0 ,

123

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Chapitre 5 • Solutions

et en identifiant δD dans chacune des expressions ci-dessus, il vient immédiate-


k add k iso
ment : N add-therm = – -------------------------- αA ( T – T 0 )
k add + k iso

En substituant les expressions de k add , k iso et A , il vient :


k add k iso 9 3 ES 18 2
- = --------------------------------- ------- ⇒ N add-therm = – --------------------------------- ESα ( T – T 0 ) ≅ –0.572 ESα ( T – T 0 )
-------------------------
k add + k iso 18 2 + 11 3 L 18 2 + 11 3

Tout en restant à température T0, le treillis isostatique hors barre OD est donc
soumis à un effort longitudinal – N add appliqué par la barre additionnelle OD. En
conséquence, son allongement, égal au déplacement du point D, s’exprime :
– N add 22 2
δD therm ≡ --------------- = --------------------------------- αL ( T – T 0 ) ≅ 0.699αL ( T – T 0 )
k iso 18 2 + 11 3
8 Le système non-excité non-amorti a pour équation matricielle :
..
[ M ]( q ) + [ K ]( q ) = ( 0 ).
Le nœud O étant fixe, les Degrés de Liberté du treillis se limitent aux déplace-
ments des nœuds A, B, C, D.
On vérifie que le double de l’énergie cinétique admet une expression quadratique
canonique par rapport aux dérivées de ces paramètres de Lagrange, dont on peut
extraire les matrices [M] et [K].
Ainsi, pour l’énergie cinétique :

 uA 
v 
 A
 
 w A
 
 uB 
 
 vB 
 
 w B .2 .2 .2 .2 .2
( q j ) ≡   ; 2E cin = m  u A + v A + w A + u B + … + w D  ⇒ [ M ] ≡ m [ I d ] (matrice identité 12×12)
 uC    12×12

 
 vC 
 
 w C
 
 uD 
 
 vD 
 
 w D

Quant au double de l’énergie potentielle élastique, il s’exprime :

L 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 
2 E pot = -------  N OA + N OB + N OC + N AB + N BC + N AC + N AD + N BD + N CD + --- 2 3N OA 
ES  3 

124
1.7 • Maille Hexaédrale en Traction Diagonale

Ce calcul nécessite d’exprimer l’effort normal de chaque barre en fonction des


déplacements, ce qui peut se faire à l’aide de l’équation aux déplacements :
E ij S ij
N ij = ------------- { ( u j – u i ) cos ϕ ij + ( v j – v i ) sin ϕ ij } en 2D
L ij
E ij S ij
N ij = ------------- { ( u j – u i )α ij + ( v j – v i )β ij + ( w j – w i )γ ij } en 3D
L ij
On extrait directement les termes de la matrice [K] de l’expression obtenue, la
matrice [K] étant la matrice de cette forme quadratique. L’explicitation est complexe
(et n’est pas demandée).
On peut obtenir cette matrice statique par un assemblage de type “Éléments
Finis”, mais on présente ci-dessous le début d’une explicitation possible par l’éner-
gie quadratique de Lagrange, à partir des cos directeurs, composantes des vecteurs
unitaires portant les barres orientées.
Pour les barres OA, OB, OC et OD, ils sont directement donnés par les coordon-
nées des nœuds, divisée par la longueur des barres considérées :

α 3- ≅ –0.289  α 3- ≅ –0.289
 OA = – ------6  α OB = ------3- ≅ 0.577  OC = – ------
6
  3   α OD = 0
 1   1 
 β OA = – --2- ;  β OB = 0 ;  β OC = --- ;  β OD = 0
   2 
  2 3 ≅ –0.816   γ OD = – 1
2 3- ≅ –0.816  γ OB = – --------------
 γ OA = – -------------  2 3
γ OC = – -------------- ≅ –0.816
 3  3  3

De même pour les barres AB, BC, AC, AD, BD, CD :

α 3- α 3- 3
α CD = -------
α = ------3-  α BC = – ------3-  AD = ------
6  CD = ------
6 6
 AB
2  2 α
 AC = 0  
    1  1 1
β 1 ;  1 ;  β AC = 1 ;  β AD = --- ;  β CD = – --- ; β CD = – ---
 AB = --
-  β BC = – --
-   2  2 2
2 2
   γ AC = 0  
 γ AB = 0  γ BC = 0 2 3 2 3 2 3
 γ AD = – --------------  γ CD = – -------------- γ CD = – --------------
 3  3 3

Le tableau ci-dessous résume les cos directeurs, avec 3 chiffres significatifs :


© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

OA OB OC OD AB BC AC AD BD CD
α -0,289 0,577 -0,289 0,000 0,866 -0,866 0,000 0,289 -0,577 0,289
β -0,500 0,000 0,500 0,000 0,500 0,500 1,000 0,500 0,000 -0,500
γ -0,816 -0,816 -0,816 -1,000 0,000 0,000 0,000 -0,816 -0,816 -0,816

2 2
2 E S 2
Ainsi : N OA = ------------ { u A α OA + v A β OA + w A γ OA }
2
L

125

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Chapitre 5 • Solutions

2 2
2 E S- 2 2 2 2 2 2
N OA = -----------
2
( u A α OA + v A β OA + w A γ OA + 2u A v A α OA β OA + 2v A w A β OA γ OA + 2u A w A α OA γ OA )
L
2 2
Soit : N 2OA = E S-
-----------
2
2 2 2
( 0.0833u A + 0.25v A + 0.667w A + 0.289u A v A + 0.816v A w A + 0.471u A w A )
L
Les 9 autres termes de l’énergie potentielle doivent être explicités de la même
manière, puis sommés pour obtenir la forme quadratique dont on tire la matrice [K].
On observe que dans ce paramétrage de Lagrange, c’est le terme statique ([K]) qui
pose les plus grandes difficultés de calcul.

126
1.8 • Flexion Dynamique sur Deux Segments

1.8 FLEXION DYNAMIQUE SUR DEUX SEGMENTS


1 Le i-ème mode est la solution générique du type V i ( X ;t ) ≡ f i ( X )g i ( t ) avec :

f i ( X ) ≡ f i1 ( X ) pour X ∈ [ 0 ;L ]
g i ( t ) = cos ( ω i t + ϕ i ) ;
≡ f i2 ( X ) pour X ∈ [ L ;2L ]

 f i1 ( X ) = A i1 cos Ω i1 X + B i1 sin Ω i1 X + C i1 chΩ i1 X + D i1 shΩ i1 X


avec :  ;
 f i2 ( X ) = A i2 cos Ω i2 X + B i2 sin Ω i2 X + C i2 chΩ i2 X + D i2 shΩ i2 X

 ω 2 El
 --------
i
– --------1- ≡ 0
 4 ρS 1
 Ω i1
 2
ω El
i
 -------- – --------2- ≡ 0
 Ω 4 ρS 2
 i2

2
ω EI
soit : f iA ( X ) = A iA cos Ω iA X + B iA sin Ω iA X + C iA chΩ iA X + D iA shΩ iA X ; -------i- – --------A- = 0
Ω iA
4 ρS A

* 4 +*2
i ∈ N ; A = 1,2 ; ( A iA, B iA, C iA, D iA ) ∈ R ; ( Ω iA, ω i ) ∈ R ; E, ρ, I A, S A ≥ 0

Chaque mode compte donc, pour f(X), 8 constantes (de type A, B, C, D), régies
par les conditions limites en flèche (géométriques, ou de Lagrange). Les pulsations
propres ωi (ou Ωi) conditionnent l’existence des solutions (non identiquement
nulles) en A, B, C, D.
La solution générale de l’équation dynamique homogène (non-excitée) est :

V générale homogène ( X ;t ) = ∑ αi fi ( X ) cos ( ωi t + ϕi )
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

i=1

Les amplitudes α i ∈ R et phases ϕ i ∈ [0;2π[ sont définies par les conditions


initiales de référence.
2 Les conditions limites s’écrivent :

 V ( 0 ;t ) ≡ 0  f i1 ( 0 ;t ) = 0
– en O : ∀t  ⇒
 V' ( 0 ;t ) ≡ 0 f' i1 ( 0 ;t ) = 0

127

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Chapitre 5 • Solutions

 f i1 ( L ) = 0
 V ( L ;t ) ≡ 0 et continue 
 V' ( L ;t ) continue  f i2 ( 0 ;t ) = 0
– en A : ∀t  (poudre assemblée bout-à-bout) ⇒
 f ' i1 ( L ) – f ' i2 ( L ) = 0
 V'' ( L ;t ) continue (pas de moment ponctuel introduit en A) 
f '' i1 ( L ) – f '' i2 ( L ) = 0

 M Z ( 2L ;t ) ≡ 0 f '' i2 ( 2L ) = 0
– en B : ∀t  ⇒
 T Y ( 2L ;t ) ≡ 0 f ''' i2 ( 2L ) = 0

 A i1 + C i1 = 0
3 Les Conditions Limites en O s’explicitent : 
 B i1 + D i1 = 0
ce qui permet de récrire f 1 ( X ) avec 2 constantes seulement ( A i1 et B i1 ) :

f i1 ( X ) = A i1 ( cos Ω i1 X – chΩ i1 X ) + B i1 ( sin Ω i1 X – shΩ i1 X )

Restent donc au total les 6 constantes inconnues ( A i1, B i1, A i2, B i2, C i2, D i2 ) .
Les Conditions Limites qui restent permettent de les préciser.
Les Conditions Limites en B et C s’explicitent comme suit :
A ( cos Ω i1 L – chΩ i1 L ) + B i1 ( sin Ω i1 L – shΩ i1 L ) = 0
 i1
 A cos Ω L + B sin Ω L + C chΩ L + D shΩ L = 0
 i2 i2 i2 i2 i2 i2 i2 i2

 A i1 ( – sin Ω i1 L – shΩ i1 L ) + B i1 ( cos Ω i1 L – chΩ i1 L )
(B)
 + A i2 sin Ω i2 L – B i2 cos Ω i2 L – C i2 shΩ i2 L – D i2 chΩ i2 L = 0

 A i1 ( – cos Ω i1 L – chΩ i1 L ) + B i1 ( – sin Ω i1 L – shΩ i1 L )

 + A i2 cos Ω i2 L + B i2 sin Ω i2 L – C i2 chΩ i2 L – D i2 shΩ i2 L = 0

 A i2 cos 2Ω i2 L + B i2 sin 2Ω i2 L – C i2 ch2Ω i2 L – D i2 sh2Ω i2 L = 0


(C)
 A i2 sin 2Ω i2 L – B i2 cos 2Ω i2 L + C i2 sh2Ω i2 L + D i2 ch2Ω i2 L = 0
Les équations (B) et (C) constituent un système en ( A i1, B i1, A i2, B i2, C i2, D i2 )
linéaire et homogène sur le corps des réels. La condition de nullité de son déterminant
est une condition nécessaire et suffisante d’existence de solutions non identiquement
nulles (donc de solutions dynamiques), en nombre infini, donnant les valeurs de Ω
pour chaque mode, dont on déduit celles de ω.
4 La solution permanente (solution particulière du système complet) est de la forme :
V e ( X ;t ) ≡ f e ( X )g e ( t )
L’excitation étant harmonique, et le système non-dissipatif, on a :
g e ( t ) ≡ cos ω e t , où ω e est connue.

128
1.8 • Flexion Dynamique sur Deux Segments

La déformée f e ( X ) est de la forme :


f e ( X ) ≡ f e1 ( X ) pour X ∈ [ 0 ;L ]
≡ f e2 ( X ) pour X ∈ [ L ;2L ]

Les formes f e1 ( X ) et f e2 ( X ) sont définies à partir de la solution générique :

f e1 ( X ) = A e1 cos Ω e1 X + B e1 sin Ω e1 X + C e1 chΩ e1 X + D e1 shΩ e1 X


;
f e2 ( X ) = A e2 cos Ω e2 X + B e2 sin Ω e2 X + C e2 chΩ e2 X + D e2 shΩ e2 X

 ω 2 El
 --------
e
- – --------1- = 0
 4 ρS 1
 Ω e1
 2
ω El
e
- – --------2- = 0
 --------
 Ω 4 ρS 2
 e2
Il reste donc 8 constantes, pour lesquelles les Conditions Limites doivent fournir
8 équations indépendantes.
5 Les Conditions Limites en O et B sont formellement inchangées, et s’écrivent
donc :
 V ( 0 ;t ) ≡ 0  f e1 ( 0 ) = 0  M Z ( 2L ;t ) ≡ 0  f '' e2 ( 2L ) = 0
∀t  ⇒ ( Ae )  ; ⇒ ( Ce ) 
 V' ( 0 ;t ) ≡ 0  f ' e1 ( 0 ) = 0  T Y ( 2L ;t ) ≡ 0  f ''' e2 ( 2L ) = 0
En A, le moment M introduit modifie la dernière équation uniquement :

 V ( L ;t ) ≡ 0 et continue

∀t, ∀ε 0 < ε<< 1  V' ( L ;t ) continue (poutre assemblée bout-à-bout)

 M Z ( L – ε;t ) = M Z ( L + ε;t ) + M ( t ) continue(moment ponctuel introduit)
Cette dernière condition s’écrit :
El 1 V''e1 ( L ;t ) = El 2 V''e2 ( L ;t ) + M ( t ) ⇒ E ( l 1 f '' e1 ( L ) – l 2 f '' e2 ( L ) )g ( t ) = cos ω e t
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Cette écriture confirme la validité de la solution particulière g(t) choisie


( g e ( t ) = cos ω e t ) ; cette fonction étant non-identiquement nulle, on peut donc
écrire les Conditions Limites en B comme suit :
 f e1 ( L ) = 0

 f e2 ( L ) = 0
( Be ) 
f ' e1 ( L ) – f ' e2 ( L ) = 0

 E ( l 1 f '' e1 ( L ) – l 2 f '' e2 ( L ) ) = 1

129

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Chapitre 5 • Solutions

Le système ( A e ) ( B e ) ( C e ) définit les 8 Conditions Limites du problème excité.


 A e1 + C e1 = 0
6 Les Conditions Limites ( A e ) s’explicitent : 
 B e1 + D e1 = 0
On peut simplifier la solution particulière en y intégrant les Conditions Limites en
O (comme déjà fait pour la solution générale à la question 3) :
f e1 ( X ) = A e1 ( cos Ω e1 X – chΩ e1 X ) + B e1 ( sin Ω e1 X – shΩ e1 X )
Dès lors, les conditions en B et C s’explicitent comme suit :

 A i1 ( cos Ω i1 L – chΩ i1 L ) + B i1 ( sin Ω i1 L – shΩ i1 L ) = 0



 A i2 cos Ω i2 L + B i2 sin Ω i2 L + C i2 chΩ i2 L + D i2 shΩ i2 L = 0

 A i1 ( – sin Ω i1 L – shΩ i1 L ) + B i1 ( cos Ω i1 L – chΩ i1 L )

 + A i2 sin Ω i2 L – B i2 cos Ω i2 L – C i2 shΩ i2 L – D i2 chΩ i2 L = 0

( BC e )  2
 Ω e1 l 1 { A e1 ( – cos Ω e1 L – chΩ e1 L ) + B e1 ( – sin Ω e1 L – shΩ e1 L ) }
 2 1
 + Ω e2 I 2 { A e2 cos Ω e2 L + B e2 sin Ω e2 L – C e2 chΩ e2 L – D e2 shΩ e2 L } = ---
 E

 A e2 cos 2Ω e2 L + B e2 sin 2Ω e2 L – C e2 ch2Ω e2 L – D e2 sh2Ω e2 L = 0

 A e2 sin 2Ω e2 L – B e2 cos 2Ω e2 L – C e2 sh2Ω e2 L + D e2 ch2Ω e2 L = 0

Ce système est non-homogène ; il admet un solution unique si et seulement si son


déterminant est non-nul.
7 En A, l’effort tranchant est discontinu ; la valeur de la discontinuité est égale à la
composante algébrique de la réaction du bâti sur la poutre :

∀t, ∀ε 0 < ε<< 1 T Y ( L – ε ;t ) = T Y ( L + ε ;t ) + R AY ( t )


Soit : – E ( l 1 f ''' e1 ( L ) – l 2 f ''' e2 ( L ) )g e ( t ) = R AY ( t )
Or, comme g e ( t ) = cos ω e t , l’amplitude de la réaction vaut :
∀t, R AY = E l 1 f ''' e1 ( L ) – l 2 f ''' e2 ( L )

Cette expression s’explicte :


3
R AY = E Ω e1 l 1 { A e1 ( sin Ω e1 L – shΩ e1 L ) – B e1 ( cos Ω e1 L – chΩ e1 L ) } –
3
– Ω e2 l 2 { A e2 sin Ω e2 L – B e2 cos Ω e2 L + C e2 shΩ e2 L + D e2 chΩ e2 L }

8 Comme b<<L, le mode fondamental de gauchissement (ou torsion) apparaît à une


pulsation supérieure aux premiers modes de flexion. On peut donc étudier cette
plaque comme une poutre, en modes Z-invariants. On considère une largeur b
unitaire.

130
1.8 • Flexion Dynamique sur Deux Segments

3
Eh - .
Les termes El sont remplacés par D = -------------------------
2
12 ( 1 – ν )
3
Or 1 – ν = 8 3Eh - ; D = η 3 D .
2
--- , donc : D 1 = ------------ 2 1
9 32
l1 2 l2 2 2
3h 3η h - , et
Comme par ailleurs, S 1 = h ; S 2 = ηS 1 , on a ------ = --------- ; ------ = --------------
S1 32 S2 32
donc :
2 
ωe 3E 2
--------- – ------ --- h ≡ 0 
4 32 ρ  2
Ω e1  Ω e1
2
 ⇒ --------
2
-η = 0
ωe 3E 2 2  Ω e2
--------- – ------ --- η h ≡ 0 
Ω e2
4 32 ρ 

Les Conditions Limites sont formellement inchangées.
9 Pour obtenir une antirésonance en rotation en A, il suffit d’avoir en ce points deux
systèmes en série ayant la même pulsation de résonance vis-à-vis de cette sollici-
tation. Le point A étant fixe en translation, on observe que le système dynamique
en rotation en A est équivalent aux deux problèmes suivants en série :

Les Conditions Limites du problème c (encastré-appuyé) conduisent à l’équation


caractéristique tgΩ c i1 L – thΩ c i1 L ≡ 0 , dont la solution approchée donne (à
10–3 près) :
1 E l1 1 π 4 3E 1 π 4 2
Ωc i1 L ≅  i + --- π ⇒ ωc i ≅ --- ------  i + --- --- = ------ ---  i + --- --- h
2 +*
(i ∈ N )
 4 ρ S  4 L 32 ρ  4 L
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

1
Les Conditions Limites du problème 2 (appuyé-libre) conduisent, de manière
remarquable, à l’équation caractéristique homologue tgΩ 2 i1 L – thΩ2 i1 L ≡ 0 ,
avec une solution approchée également homologue :
E l2 1 π 4 3E 1 π 4 2 2
ω2i1 ≅ --- ------  i + --- --- = ------ ---  i + --- --- η h
2
ρ S  4 L
2 32 ρ  4 L
2 2
L’identification ωc i ≡ ω2i , donnant l’antirésonance, conduit immédiatement à
la condition η=1, valable (aux approximations près) non-seulement pour le mode
fondamental, mais aussi pour tous les harmoniques.

131

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Chapitre 5 • Solutions

1.9 POUTRE HYPERSTATIQUE PLANE


1 En flexion linéaire, le seul champ de déplacement à prendre en compte est la flèche
V(X) selon Y. Le problème hyperstatique est la somme des deux problèmes suivants :
O A B
Problème “-mg” : 
mg Y

O A B
Problème “+R” :

+R Y

où R est l’inconnue hyperstatique du problème (alors que mg est connue).


On peut traiter le problème par superposition, ou par le théorème de Ménabréa,
présenté ci-dessous :
M Z ≡ M Z ( – mg ) + M Z ( +R ) = – mg ( 2A – X ) + R ( A – X ) pour X ∈ [ 0 ;A ]
= – mg ( 2A – X ) pour X ∈ [ A ;2A ]
L’énergie élastique de la poutre en flexion est donc définie comme suit :
A 2A
2 2
2ElE élast = ∫ { – mg ( 2A – X ) + R ( A – X ) } dX + ∫ { –mg ( 2A – X ) } dX
0 A
Le théorème de Ménabréa s’écrit donc :
A
∂E élast ∂ 2
---------------- = 0 ⇔ ∫ ------- [ { – mg ( 2A – X ) + R ( A – X ) } ]dX
∂R ∂R
0
A
2
Soit : ∫ [ – mg ( 2A – X ) ( A – X ) + R ( A – X ) ]dX = 0
0
A A
2
ou encore : R ∫ ( A – X ) dX = mg ∫ ( A – X ) ( 2A – X ) dX = 0
0 0
3 3
5mg A 5
Il vient donc : R A----- = ---------------- ⇒ R = --- mg
3 6 2
2 Comme on cherche le déplacement vertical selon l’axe sur lequel s’applique -mg,
on peut appliquer le théorème de Castigliano :

A 2A 
1  5 2 2 
E élast = ---------  ∫ – mg ( 2A – X ) + --- ( A – X ) dX + ∫ [ – mg ( 2A – X ) ] dX 
2El  2 
0 A 

132
1.9 • Poutre Hyperstatique Plane

2
( mg )
Soit E élast = --------------- {*} où :
2El
A 2A
3 3 3
1 1 3 20A 7A 4A
( 2A – X ) dX = --- A +  ----------- – -------- = --------
2 2
{*} ≡ ---
4 ∫ ( A – 3X ) dX + ∫ 4  3 3  3
0 A

2 3 ∂E élast 3
2 ( mg ) A mgA
Et donc : E élast = ------------------------ ⇒ V B = ------------------
- = – -------------
3El ∂ ( – mg ) 3El
..
3 La solution générale de l’équation de flexion dynamique ρSV + ElV'' '' = 0
est générée par superposition des modes propres, chaque mode étant une solution
générique du type :
V ( X ;t ) = f ( X )g ( t ) avec g ( t ) ≡ cos ( ωt + ϕ ) et f ( X ) définie comme suit :

f ( X ) ≡ f 1 ( X ) pour X ∈ [ 0 ;A ]
où :
≡ f 2 ( X ) pour X ∈ [ A ;2A ]

 f 1 ( X ) = A 1 cos ΩX + B 1 sin Ω X + C 1 chΩX + D 1 shΩ 1 X ω 2 El


 ; ------- – ------ ≡ 0
 f 2 ( X ) = A 2 cos ΩX + B 2 sin Ω X + C 2 chΩX + D 2 shΩX Ω 4 ρS

 V ( 0 ;t ) = 0  f1 ( 0 ) = 0  A1 + C1 = 0
4 En O : ∀t  ⇒ ⇒
 V' ( 0 ;t ) = 0  f 1' ( 0 ) = 0  B1 + D1 = 0

 f1 ( A ) = 0
 V ( A ;t ) ≡ 0 et continue 
 V' ( A ;t ) continue  f2 ( A ) = 0
En A : ∀t  (poutre assemblée bout-à-bout) ⇒
  f '1 ( A ) – f '2 ( A ) = 0
 V'' ( A ;t ) continue (pas de moment ponctuel introduit en A) 
 f '' 1 ( A ) – f '' 2 ( A ) = 0

 M ( 2A ;t ) = 0  f '' ( 2A ) = 0
 Z  2
En B : ∀t  ⇒
..
 T Y ( 2A ;t ) = – mV ( 2A ;t )
..
 – EIf ''' 2 ( 2A )g(t) + mf 2 ( 2A )g (t) = 0
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

 

 A1 + C1 = 0
5 Les Conditions Limites en A s’explicitent : 
 B1 + D1 = 0
Ceci permet de récrire f 1 ( X ) avec 2 constantes seulement :
f 1 ( X ) = A 1 ( cos ΩX – chΩX ) + B 1 ( sin Ω X – shΩX )

Restent donc au total les 6 constantes inconnues ( A 1, B 1, A 2, B 2, C 2, D 2 ) .


Les Conditions Limites qui restent permettent de les préciser.

133

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Chapitre 5 • Solutions

Les Conditions Limites en B s’explicitent comme suit :


 A 1 ( cos ΩA – chΩA ) + B 1 ( sin Ω A – shΩA ) = 0

 A 2 cos ΩA + B 2 sin Ω A + C 2 chΩA + D 2 shΩA = 0
(I)
 A 1 ( – sin Ω A – shΩA ) + B 1 ( cos Ω A – chΩA ) + A 2 sin ΩA – B 2 cos Ω A – C 2 shΩA – D 2 chΩA = 0

 A 1 ( – cos Ω A – chΩA ) + B 1 ( – sin Ω A – shΩA ) + A 2 cos ΩA + B 2 sin Ω A – C 2 chΩA – D 2 shΩA = 0

Quant aux Conditions Limites en C, on peut les préciser comme suit :


.. 2 El Ω 4 g(t) et g(t) ≠ 0 , on peut simplifier par g (comme
comme g (t) ≡ – ω g(t) ≡ – ------
ρS
précédemment) ; les conditions en C peuvent donc se récrire :
f '' ( 2A ) = 0
 2
 4
 ρSf ''' 2 ( 2A ) + mΩ f 2 ( 2A ) = 0
soit, en explicitant :
 A 2 cos 2ΩA + B 2 sin 2Ω A – C 2 ch2ΩA – D 2 sh2ΩA = 0

( II )  A 2 ( ρS sin 2ΩA + mΩ cos 2Ω A ) + B 2 ( – ρS cos 2Ω A + mΩ sin 2Ω A )

 + C 2 ( ρSsh2ΩA + mΩch2ΩA ) + D 2 ( ρSch2ΩA + mΩsh2ΩA ) = 0

Les équations (I) et (II) constituent un système en (A1, B1, A2, B2, C2, D2) linéaire
et homogène. La nullité de son déterminant entraîne l’existence de solutions non
identiquement nulles, en nombre infini, donnant les valeurs de Ω pour chaque mode,
dont on déduit celles de ω.

La première équation du système (I) permet d’expliciter un système simplifié (III)


(toujours linéaire homogène) ramené aux 5 inconnues (A1, A2, B2, C2, D2) :

 α1 A2 + β1 B2 + γ1 C2 + δ1 D2 = 0

 2 2 2
 ( β 1 – δ 1 + ( α 1 – γ 1 ) )A 1 + ( δ 1 – β 1 ) ( β 1 A 2 – α 1 B 2 – δ 1 C 2 – γ 1 D 2 ) = 0

( III )  ( ( α 1 + γ 1 ) ( β 1 – δ 1 ) – ( α1 – γ 1 ) ( β 1 + δ 1 ) )A 1 + ( δ 1 – β 1 ) ( α 1 A + β 1 B – γ 1 C – δ 1 D 2 ) = 0
2 2 2

 α2 A + β2 B – γ2 C + δ2 D2 = 0
 2 2 2
 A ( mΩα + ρSβ ) + B ( mΩβ – ρSα ) + C ( mΩγ + ρSδ ) + D ( mΩδ + ρSγ ) = 0
 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2

 α1 – γ1
 α 1 ≡ cos ΩA  α 2 ≡ cos 2ΩA  B1 = – β----------------- A 1
   1 – δ1
 β 1 ≡ sin Ω A  β 2 ≡ sin 2Ω A 
avec :  ;  ;  C1 = –A1
 γ 1 ≡ chΩA  γ 2 ≡ ch2ΩA 
   α1 – γ1
 δ 1 ≡ shΩA  δ 2 ≡ sh2ΩA ----------------- A 1
 D1 = β
 1 – δ1

134
1.9 • Poutre Hyperstatique Plane

6 Le segment AB est libre de se déformer, et par conséquent sans influence méca-


nique sur le problème thermique. Le calcul de la réaction R se réduit donc au
problème élémentaire suivant :
Poutre chargée par gradient
thermique, sans charge
R
mécanique extérieure
A
O

La température dans la poutre est : T ≅ T 0 + βY ,


Ts – Ti
expression dans laquelle le gradient β de température, vaut : β = ----------------
-
h
La température sur la ligne moyenne (Y=0) est la moyenne entre Ti et Ts, et n’est
pas nécessairement égale à Ta. Cet écart n’entraîne qu’un allongement libre de la
poutre, sans contrainte puisque l’appui en A est libre en translation selon X.

La réaction R peut être calculée par le théorème de Ménabréa généralisé, prenant


en compte l’énergie élastique de flexion et le travail de R dans le déplacement
(virtuel) dû au chargement thermique :
Moment Mécanique induit
Thermique seul sans R (isostatique) par R (hyperstatique)

l2 MZ = R( l X)
VA T =
2
A 2 2 A 2 3 2
1 2 αβA R 2 αβA 2 A αβA
E M+T = --------- ∫ M Z dx – R ------------ = --------- ∫ ( A – X ) dx – R ------------ = R --------- R ------------
2EI 2 2EI 2 6EI 2
0 0
∂E M+T
Le théorème de Ménabréa ------------------ ≡ 0 donne immédiatement :
∂R
3 EI 3EIα
R = --- ------ αβ = ------------- ( T s – T i )
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2A 2Ah
7 Statique :
Si R désigne la réaction du bâti sur le ressort, et donc l’effort normal (au signe près)
2
1 2
dans le ressort, l’énergie élastique comporte le terme supplémentaire --- kV A = R
------ :
2 2k
A 2A 
1  2 2  R2
E élast = ---------  ∫ { – mg ( 2A – X ) + R ( A – X ) } dX + ∫ { – mg ( 2A – X ) } dX  + ------
2EI   2k
 0 A 

135

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Chapitre 5 • Solutions

∂E élast 3 3
1  A 5mgA  R
Le théorème de Ménabréa ---------------- ≡ 0 se récrit : ---------  R ----- – ----------------  + ---- ≡ 0
∂R 2EI  3 6  k
3 3
A 5  kA 
Il vient immédiatement : ------------ { 2R – 5mg } + R
---- ≡ 0 ⇒ R = ---  ------------------------ mg
12EI k 2  kA 3 + 6EI
Thermostatique :
Le terme supplémentaire est identique, et l’énergie de Ménabréa généralisée se récrit :
3 2 2
A 2 αβA R
E M+T = R --------- – R ------------ + ------
6EI 2 2k
Le théorème de Ménabréa généralisé se récrit donc :

3 2 3 3
RA αβA + R 3 EI  kA  3EIα  kA 
--------- – ------------ ---- ≡ 0 ⇒ R = --- ------  ------------------------ αβ = -------------  ------------------------ ( T s – T i )
3EI 2 k 2 A  kA 3 + 3EI 2Ah  kA 3 + 3EI

Dynamique :
En O et en B, les Conditions Limites sont inchangées, à savoir :

f '' ( 2A ) = 0
 f1 ( 0 ) = 0  2
(encastrement en O)  ; (masse libre en B)  ..
f ' 1 ( 0 ) = 0  – EI f 2''' ( 2A )g ( t ) + mf 2 ( 2A )g ( t ) = 0

En A, les 3 conditions de continuité (flèche, pente et moment) sont inchangées, à


savoir :
 f1 ( A ) – f2 ( A ) = 0

(poutre continue sans moment concentré en A)  f 1' ( A ) – f 2' ( A ) = 0

 f 1'' ( A ) – f 2'' ( A ) = 0

En A, on aura donc f ( A ) , f' ( A ) , f '' ( A ) , sans indice 1 ou 2. Mais l’effort tranchant


est discontinu, le ressort exerçant sur la poutre une force ponctuelle -kV(A), ce qui
définit la 8ème Condition Limite (la seule qui soit modifiée) :
T Y ( A– ) = T Y ( A+ ) – kV ( A ) ⇒ – EI f 1''' ( A ) = – EI f 2''' ( A ) – kf ( A )

où T Y ( A– ) et T Y ( A+ ) désignent les efforts tranchants immédiatement en amont et


en aval de X=A.
La condition cherchée s’écrit donc finalement : f 1''' ( A ) – EIf 2''' ( A ) – kf ( A ) ≡ 0

136
1.10 • Antirésonance par Masse Accordée

1.10 ANTIRÉSONANCE PAR MASSE ACCORDÉE


1 Une structure mince subissant de petits déplacements induira une dynamique
linéaire faiblement amortie (amortissement modal équivalent inférieur à 1% pour
les premiers modes). Pour une telle structure, la réponse dynamiques est harmo-
nique, et donc le chargement canonique à considérer est le chargement sinusoïdal
d’amplitude unitaire.

.2 .2 m1 0
2 2E cin = m 1 x 1 + m 2 x 2 ⇒ [ M ] =
0 m2
2 2 2 2
2E pot = k 1 x 1 + k 2 ( x 2 – x 1 ) = ( k 1 + k 2 )x 1 + k 2 x 2 – 2k 2 x 1 x 2

k1 + k2 –k2 2 m + m2 –m2
⇒ [K] = = ω0 1
–k2 k2 –m2 m2

2 2 2 2
2 ( ω 0 – ω )m 1 + ω 0 m 2 –ω0 m2
[Z(ω)] = [K] – ω [M] =
2 2 2
–ω0 m2 ( ω 0 – ω )m 2

1
3 L’équation du mouvement excité est : [ M ] ( q ) + [ K ] ( q ) =   cos ω e t . Le
..
 0
 β 1
vecteur   des amplitudes de la réponse forcée est solution du système non-
 β 2

 β 1 1
homogène [ Z ( ω e ) ]   =   ,
 β 2  0

2
1 –ω0 m2
det
2 2
0 ( ω 0 – ω e )m 2
et donc : β 1 = -----------------------------------------------------
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det Z ( ω e )
2 2
Le numérateur de cette expression vaut m 2 ( ω 0 – ω e ) ; il s’annule donc pour
ω e = ω 0 , ce qui suffit à démontrer l’antirésonance recherchée.
β1 ( ωe ≡ ω0 ) ≡ 0

2 2 2 2 2 2
L’expression complète du dénominateur est : det Z ( ω e ) = m 1 m 2 ( ω 0 – ω e ) – m 2 ω 0 ω e

137

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L’expression complète de β 1 est donc :


2 2
ω0 – ωe
β 1 = -------------------------------------------------------------
- =
2 2 2 2 2
m1 ( ω0 – ωe ) – m2 ω0 ωe
2 2 2
ω0 – ωe 1 – γe
--------------------------------------------------------------------------------- ≡ ----------------------------------------------------------
4 4 2 2 2 2 2 2 2
m 1 ( ω 0 – ω e ) – ( 2m 1 + m 2 )ω 0 ω e m 1 ω 0 ( γ 0 – γ I ) ( γ e – γ II )

ωe ωI ω II
Où : γ e ≡ ------ , γ I ≡ ------ , γ II ≡ -------
ω 0 ω 0 ω 0

ω I , ω II sont les pulsations propres du système (racines de det Z ( ω ) ≡ 0 )


( γ I < 1 < γ II ) .

2 2 2
( ω 0 – ω e )m 1 + ω 0 m 2 1
det
2
–ω0 m2 0
4 De même : β 2 = ----------------------------------------------------------------------------- =
det Z ( ω e )
2
ω0  1 
-------------------------------------------------------------
-  = ---------------------------------------------------------
-
2 2 2 2 2 2
m 1 ( ω 0 – ω e ) – m 2 ω 0 ω e  m 1 ω 0 ( γ e – γ I ) ( γ e – γ II )
2 2 2 2

Et donc : 1 -
β 2 ( ω e ≡ ω 0 ) ≡ – -------------
2
m2 ω0
k k
5 On constate que lorsqu’on fait varier m 2 tout en conservant la relation ------1- = ------2-,
m1 m2
on a toujours β 1 ≡ 0 (indépendamment de m 2 ).
Si on choisit une masse m 2 faible, l’amplitude β 2 croît (en 1 ⁄ m 2 ), et vice-versa.
On a donc le choix entre un système antirésonance léger mais fortement sollicité
(avec de forts déplacements géométriques) et un système plus lourd mais à déplace-
ment plus limité.
6 La pulsation fondamentale encastrée-libre, peut se calculer comme suit, à partir
de la solution générique de l’équation de flexion dynamique :
4 2
V ( X ;t ) ≡ f ( X ) cos ωt ; f ( X ) = A cos ΩX + B sin ΩX + CchΩX + DshΩX ; EIΩ – ρSω ≡ 0

138
1.10 • Antirésonance par Masse Accordée

Les conditions limites en 0 (X=0), f(0)=0 et f’(0)=0 donnent A+C=0 et B+D=0,


d’où :
f ( X ) = A ( cos ΩX – chΩX ) + B ( sin ΩX – shΩX )
Les conditions limites en P (X = L), MZ(L) = 0 (EIf”(L) = 0) et TY(L) = 0
(-EIf”’(L) = 0) donnent un système homogène en A et B, qui admet des solutions
non identiquement nulle si et seulement si son déterminant est nul, soit :

1 + cos ΩL ch ( ΩL ) = 0
La plus petite solution strictement positive de cette équation est :
2
2 EI 1.875 EI ≅ 3.516 EI
Ω 1 L ≅ 1.875 ⇒ ω 1 ≡ Ω 1 ------ ≅ ---------------- ------ ------------- ------
ρS L
2 ρS L
2 ρS

2 2 EI EI
Ou encore : ω 1 ≅ 1.875 ------------- ≅ 12.36 -------------
4 4
ρSL ρSL
7 On peut calculer la flèche statique (sous l’effet de F appliquée en P) par applica-
tion du théorème de Castigliano :
L L 2 L
1 2 1 2 F 2
E élast = --------- ∫ M Z dx = --------- ∫ ( F ( L – X ) ) dx = --------- ∫ ( L – X ) dx
2EI 2EI 2EI
0 0 0
Et donc :
L
E élast ( F ) F F
3 3
- = ------ ∫ ( L – X ) dx = ------ – (--------------------
L – X ) - = FL
2
V P = V ( L ) = E élast = --------------------- ----------
∂F EI EI 3 3EI
0

3EI
On en déduit immédiatement : k statique en P = χ 1 = ---------
3
L
3EI
---------
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χ1 3
L
8 µ 1 ≡ ------ ≅ --------------------------- ≅ 0.2427ρSL ≡ 0.2427M poutre
2
ω 1 12.36 ------------ EI
-
4
ρSL
Au voisinage de ω1, on constate donc que le système masse-ressort équivalent, de
même pulsation propre ω1, admet une masse représentant environ un quart de la
masse de la poutre.
Cette masse modale est la masse équivalente entraînée (en moyenne au sens de
l’énergie cinétique) par le mode fondamental assimilé à la déformée statique en
flexion simple.

139

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Chapitre 5 • Solutions

9 D’après les résultats précédents, le modèle suivant est équivalent au système


proposé, au voisinage de ω1 :

m
k

F=cos e t µ 0.2427 SL

3EI
L3

k χ
Il y a antirésonance si ---- ≡ --- .
m µ

Dans le domaine linéaire, les vibrations dynamiques autour de la configuration


d’équilibre peuvent être étudiées indépendamment de ladite configuration d’équi-
libre. On peut donc étudier le système selon d’un axe horizontal ou vertical, une
éventuelle gravité ne modifiera pas le comportement dynamique. On peut égale-
ment placer les ressorts vers le haut ou vers le bas, une suspension et un support
étant là-encore équivalents.

140
1.11 • Contraintes d’Assemblage

1.11 CONTRAINTES D’ASSEMBLAGE


1.1 Compte tenu de la symétrie mécanique  Ne 
-F +F
du problème plan proposé, les efforts
internes à prendre en compte sont au NO NO
nombre de 4 (Nt, Ni, NO, Ne) :
Nt Nt

Ni


 F – N – N ------2- = 0 (1)
 e O 2

 2-
 – N t – N O ------
2
= 0 (2)

L’équilibre des nœuds B et C donne immédiatement :

 – N – N ------2- = 0 (3)
 i O 2

 2
 N t + N O ------
2
- = 0 (4)

Ce système ne donne que 3 équations indépendantes (car : ( 2 ) ⇔ ( 4 ) ), ce qui


confirme l’hyperstaticité de degré 1 du problème.
Si on choisit Ne comme inconnue hyperstatique, les équations d’équilibre permet-
tent d’exprimer tous les autres efforts en fonction de cette inconnue :
 2 2 2
 Nt = Ni = Ne – F  Nt = Ni = ( F – Ne )
 ⇒
 NO = 2 ( F – Ne )  N2 = 2 ( F – N )2
 O e
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L’énergie élastique totale dans le treillis vaut :


L 2 2 2 2
E élastique = ---------- ( 2N t + N i + 2 2N O + N e )
2ES

En fonction de F et N e , elle s’exprime :


L 2 2
E élastique ( F, N e ) = ---------- [ ( 3 + 4 2 ) ( F – N e ) + N e ]
2ES

141

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Chapitre 5 • Solutions

∂E élastique ( F, N e )
Le théorème de Menabrea, selon lequel ------------------------------------------- ≡ 0 donne immédia-
∂N e
tement :
2 ( 3 + 4 2 ) ( N e – F ) + 2N e = 0
N 3+4 2 5– 2
D’où : -----e- = ------------------- = ---------------- ≅ 0.896
F 4+4 2 4
L’allongement de la barre extrados AB vaut donc :
N 5 – 2 FL FL
δL AB = ------e- = ---------------- ------- ≅ 0.896 -------
ES 4 ES ES
-------
L
La raideur équivalente khyperstatique du treillis complet entre les nœuds A et B vaut
donc :
4 + 4 2 ES 4 ES ES
k hyperstatique = ------------------- ------- = ---------------- ------- ≅ 1.116 -------
3+4 2 L 5– 2 L L
2
1 F
NB1 : L’énergie de déformation, identifiée à --- ---------------------------------------- donne le même résultat.
2 k hyperstatique
NB2 : Les efforts normaux dans les autres barres sont donnés par :
N N 1 NO 1
------t = ------i = – --------------------------- ≅ – 0.104 et -------
- = ------------------------------------ ≅ 0.146
F F 4( 1 + 2) F 2 2( 1 + 2)

1.2 La raideur équivalente du treillis complet résulte de la mise en parallèle de celle


ES
du treillis isostatique et de la barre AB (de raideur ------- ) :
L
k hyperstatique = k isostatique + k barreAB
4 ES ES
Soit : ---------------- ------- = k isostatique + ------- ⇒ k
5– 2 L L
1 ES 2 – 1 ES ES
k isostatique = ------------------- ------- = ---------------- ------- ≅ 0.116 -------
3+4 2 L 5– 2 L L

1.3 Deux ressorts, ou barres, de raideurs k1 et k2 en parallèle, de longueurs initiales


(à vide) respectives L et L+δ, assemblées de telle sorte que leurs longueurs après
montage soient égales, sont le siège après assemblage d’efforts normaux N1 et
N2 résultant d’allongements respectifs a1 et a2 vérifiant :
 N1 + N2 = 0 (équilibre du nœud d’assemblage)

 N1 = k1 a1 (allongement final du ressort 1)

 N2 = k2 a2 (allongement final du ressort 1)

 L + a1 = ( L + δ ) + a2 (égalité des longueurs après montage)

142
1.11 • Contraintes d’Assemblage

 k1 a1 + k2 a2 = 0
Il vient donc immédiatement : 
 a1 = a2 + δ

L’allongement final après montage de la barre 2, qui était hors tolérance géomé-
trique (longueur L+δ) vérifie donc, par substitution : k 1 ( a 2 + δ ) + k 2 a 2 = 0 , soit

k1 δ
a 2 = – ----------------
-.
k1 + k2

Cet allongement induit dans la barre 2 un effort normal d’assemblage :


k1 k2 δ
N 2 = – ----------------
-
k1 + k2

Dans la configuration du treillis hyperstatique :


1 ES ES
k 1 ≡ k isostatique = ------------------- ------- ≅ 0.116 -------
3+4 2 L L

ES 4 + 4 2 ES ES
k 2 ≡ k barreAB = ------- ⇒ k 1 + k 2 ≡ k hyperst = ------------------- ------- ≅ 1.116 -------
L 3+4 2 L L

L’effort normal d’assemblage obtenu dans la barre AB vaut donc :


1 ES ES
N ABδ = – ------------------------ ------- δ ≅ –0.104 ------- δ
4(1 + 2) L L

1.4 Soit ∆T ≡ δT 1 – δT 2 . Le chargement thermique est équivalent à un montage en


force de la barre AB avec une surlongueur δ=αLδT. En effet, le reste du treillis
(isostatique) se dilaterait de manière homogène (structure libre) d’un coefficient
αδT1, alors que la barre libre se dilaterait d’un coefficient αδT2.
Ainsi, le chargement thermique induit un effort :

1
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N ABT = – ------------------------ ESα∆T ≅ –0.104ESα∆T


4( 1 + 2)
Au total, l’effort normal d’assemblage avec chargement thermique (et sans charge
mécanique extérieure) est donc :

ES
N AB = N e = N ABδ + N ABT = – ------------------------  --δ- + α∆T ≅ –0.104ES  --δ- + α∆T
4(1 + 2)  L  L 

Il peut être positif (dimensionnement de la barre AB en contrainte) ou négatif


(dimensionnement de la barre AB en flambage).

143

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Chapitre 5 • Solutions

Si on souhaite calculer les charges dans les autres barres, il suffit d’écrire les
équations d’équilibre des nœuds avec F=0, soit :
 N + N ------2- = 0
 e O 2  ES δ δ
  N t = N i = N e = – ------------------------  --- + α∆T ≅ –0.104ES  --- + α∆T
 2  4(1 + 2) L L
 N i + N O ------- = 0 ⇒ 
2 ES


 N = – 2N = -------------------------------
 O e -  --δ- + α∆T ≅ +0.146ES  --δ- + α∆T
 N + N ------2- = 0  2 2(1 + 2) L  L 
 t O 2
On trouve une sollicitation “isotrope” (en termes d’efforts) dans la maille.
2.1 L’effort normal critique qu’il faut générer en compression dans la poutre (arc)
est égal à la charge de flambage d’Euler de bifurcation compression-flexion
birotulée, soit :
2 EI EI
N p critique = – π ------ ≅ – 10 ------
L L
2

Cette charge en compression dans l’arc est induite par la tension opposée dans la
corde :
2 EI EI
N c critique = +π ------ ≅ +10 ------
2 2
L L
2.2Cette question revient en réalité à généraliser la démonstration d’Euler ; si Z
désigne l’axe orthogonal au plan du problème, et donc l’axe de plus faible
moment quadratique de la section droite de l’arc :
d0 2 2
 X  π d0  X  π d 0  X
----
-
y' = π cos π ---
- ; y'' = – ------------ sin π ---
- ⇒ M Z ( x ) = Ely'' = – EI - sin π ----
-----------
A  A 2  A 2  A
A A
2
A π d0
Le moment de flexion au milieu de l’arc vaut donc : M Z  --- = – EI ------------
 2 2
A

On est en grands déplacements (non-linéarité géométrique explicite) ; cependant,


la poutre étant mince, on reste en petites déformations (linéarité rhéologique du
matériau).

Le moment appliqué en aval par N c vaut – dN c0 . Ainsi, par simple identification :


2
π EI
N c0 = ------------ .
2
A
Cette charge ne dépend ni de d0, ni de L. Elle ne dépend que de A, sous réserve de
l’hypothèse de déformée en demi-sinusoïde. On conçoit que cette hypothèse n’est
plus valable lorsque l’arc se referme sur lui-même.
On peut proposer le domaine de validité suivant : 0.8L ≤ A ≤ L. Donc Lorsque
A=L, on retrouve la valeur initiale d’Euler, et on observe que plus l est petit, (corde
courte), plus la charge Nc0 de montage est importante.

144
1.11 • Contraintes d’Assemblage

2.3 Les grandeurs définissant la pulsation fondamentale contiennent toutes les


caractéristiques mécaniques de l’arc et de sa corde. En conséquence, les préten-
dants, en entendant la fréquence correspondante, ont reconnu immédiatement (à
condition qu’au moins l’un d’entre eux ait eu l’oreille absolue) l’unique arc
d’Ulysse. D’où leur frayeur.
De plus, la note claire que mentionne Homère peut être considérée comme aigue,
donc correspondant à une fréquence de quelques milliers de Hertz au minimum,
signifiant une tension très forte dans la corde.
2.4 Le moment de flexion induit par le montage comporte un terme additionnel de
précontrainte de flexion. Ce terme est simplement le moment nécessaire pour
ramener l’arc de la courbure 1/R0 à la courbure 0 (pour laquelle le calcul précé-
dent a été réalisé). D’après la formule de Bresse en flexion, le moment de flexion
au milieu de l’arc vaut donc :
2
A π d0 1
M Z  --- = – EI ------------ – EI ------
 2 2 R
A 0
L’identification de la question 2.3 se récrit donc :
 π2 d0 1   π2 1 
– EI  ------------ + ------ = – dN c0 ⇒ N c0 =  ----- + ------------ EI
 A2 R 0  A 2 R 0 d 0
Remarquons que cette configuration est stable si l’arc a une section droite très
anisotrope (ceci est suggéré par le fait qu’on mentionne Imin). Si elle est plate par
exemple, la corde se stabilise dans la configuration tendue (courbure inverse à 1/
R0) ; il est très difficile, par torsion de l’arc, de renverser la géométrie (il faudrait que
la corde contourne l’extrémité).
2.5Une température ∆T appliquée uniformément à l’arc reviendrait formellement
à augmenter L de αL∆T. Ceci ne modifie pas la charge critique, puisque
δ=αL∆T<<L. Par contre, le gradient transverse B de température selon Y, peut être
formellement pris en compte en ajoutant à 1/R0 la valeur -αB. Suivant les signes de
∆T et B, cela peut se traduire par une augmentation ou une diminution de la précon-
trainte.
2.6 La corde étant inextensible, A 1 = A cos β ;
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

d’après 2.2, l’arc exerce une force


2 2 N c0
π EI π EI 2
EI
F p = ------------ = ------------------- = -------------
- selon Fp =
2 2 2 2 2
A1 A cos β cos β l1
la direction perpendiculaire à la flèche. 2
N c0 π EI
La tension dans la corde vaut donc, par projection : N c1 = -------------
- = -------------------
3 2 3
cos β A cos β
2
2π EI sin β 20EI tgβ
et – F + 2N c1 sin β = 0 ⇒ F = --------------------------- ≅ ------------ --------------
2 3 2 2
A cos β A cos β

145

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A
2
2.7 La longueur de l’arc vaut ∫ 1 + y' dx . Si on admet que y'<<1 , ce qui revient à
0
limiter la pente d’assemblage, alors :
A A A A 1 + cos  2π x ---
y'
2
πd x πd  A πd
1 + y' dx ≅  1 + ------ dx = A + ------ cos  π --- dx = A + ------ --------------------------------- dx = A + ------
∫ ∫ ∫ ∫
2 2
 2 2A  A 2A 2 4
0 0 0 0
L’identification de cette expression avec la longueur L de l’arc établit le résultat
demandé.

146
1.12 • Équivalence d’Absi Treillis / Poutre 2D

1.12 ÉQUIVALENCE D’ABSI TREILLIS / POUTRE 2D


1.1Les symétries du problème permettent de réduire l’étude à 1/4 de la structure :
E, S, L/2 F
Nl

E, S/2, L/2
2
2
L
S,
E,

Nt
o
N

L’énergie de déformation dans ce quart de structure s’écrit :


 2 2 2 
1  N l L N t L N o L 2 L 2 2 2
E élast = --- ------- --- + ------- --- + ------- ----------- soit E élast = ---------- [ N l + 2N t + 2N o ]
2  ES 2 S 2 ES 2  4ES
 E --- 
2
L’équilibre du nœud chargé s’écrit :

 F – N – N ------2- = 0
 l o 2  Nt = Nl – F
 soit, si N l est l’inconnue hyperstatique : 
 2  No = 2 ( F – Nl )
 – N t – N o ------
2
- = 0

L’énergie de déformation en fonction de F et de l’inconnue hyperstatique se récrit :
L 2 2 2 L 2 2
E élast = ---------- [ N l + 2 ( N l – F ) + 2 ( 2 ( F – N l ) ) ] = ---------- [ N l + 2 ( 1 + 2 ) ( N l – F ) ]
4ES 4ES
Le théorème de Menabrea s’écrit :
∂E élast
---------------- ≡ 0 soit : 2N l + 4 ( 1 + 2 ) ( N l – F ) = 0 ⇒ N l = 2 +2 2
------------------- ≅ +0.828 F
∂N l 3+2 2
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 –1
 N t = N l – F = ------------------- F ≅ – 0.172 F
 3+2 2
On en déduit immédiatement : 
 N = 2 ( F – N ) = ------------------- 2
F ≅ +0.243 F
 o l
3 + 2 2

1.2 Le déplacement longitudinal du nœud chargé peut se calculer directement en
écrivant l’allongement de la demi-barre longi (de section S et longueur L/2) :
N 2+2 2 F L 1 + 2 2 FL FL
ε l = ------l- = ------------------- ------- ⇒ µ = ε l --- = ------------------- ------- ≅ +0.414 -------
ES 3 + 2 2 ES 2 3 + 2 2 ES ES

147

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De même, le déplacement transverse du nœud chargé se calcule à partir de l’allon-


gement de la demi-barre transverse (de longueur L/2 et de section S/2) :
N –2 F L – 1 FL FL
ε t = ------t- = ------------------- ------- ⇒ v = ε t --- = ------------------- ------- ≅ –0.172 -------
S ES 2 ES ES
E --- 3 + 2 2 3+2 2
2
Les résultats obtenus peuvent donc être représentés schématiquement comme suit :
FL
u 0.414
ES

FL
v 0.172
ES
Nl 0.828 F

0.172 F
F
3
24
0.
Nt
No

1.3 La rigidité longitudinale η ≡ EpoutreSpoutre de la poutre équivalente est définie


par le quotient entre l’effort normal appliqué à la poutre et la déformation longi-
tudinale (ESε-N=0). Ici, N=2F et ε=εl, d’où :

3+2 2
η= = 2F
------ = ------------------- ES ≅ 2.414 ES
εl 1+ 2
1.4 Le coefficient de Poisson de la poutre équivalente est :
1
ν poutre ≡ – v
--- = ---------------- ≅ 0.414
u 1+ 2
On constate que cette valeur se situe entre les bornes de la théorie de l’élasticité
(0 ≤ ν ≤ 0.5), mais est placée dans la partie haute de l’intervalle. Cela provient du
choix des barres obliques, de même section que les autres barres.
1.5 Le Flambage global se traduira par une flexion d’ensemble, déterminant la ruine
globale de la structure :

148
1.12 • Équivalence d’Absi Treillis / Poutre 2D

Le modèle permet de retrouver la valeur d’Euler


2 2
Nc = π E poutre I poutre ⁄ L poutre , mais il faut d’abord, pour cela, calculer les carac-
téristiques équivalentes en flexion (c’est l’objet des questions 2).
Quant au flambage local, correspondant à l’effondrement d’un élément de semelle
par exemple, il sera représenté par le flambage d’Euler d’une barre en compression,
entraînant la ruine d’une maille, le reste de la structure restant linéaire :

2.1 Par symétrie du problème, on définit 4 efforts internes Nl1, Nl2, Nt, NO indépendants :
 
+F Nl 1 -F
No

o
N
Nt

Nt

 
-F Nl 2 +F

 – F – N – N ------2- = 0
 I1 o 2


L’équilibre des nœuds donne 3 équations indépendantes :  – N t – N o ------2- = 0
 2

 +F – N – N ------2- = 0
 I2 o 2

Le problème est bien intérieurement hyperstatique de degré 1, puisqu’il y a


4 inconnues de Beltrami indépendantes.
 N = – F – N ------2-
 I1 o 2

© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.


Si on choisit N o comme inconnue hyperstatique :  N I2 = +F – N o ------2-
 2

 N = – N ------2-
 t o 2

L’énergie élastique s’écrit :


2 2 2 2
1 N l1 N l2 Nt No L 2 2 2 2
E élast = ------- -------- L + -------- L + 2 ------ 2L + 2 ------ L 2 = ---------- [ N l1 + N l2 + 4N t + 2 2N o ]
2E S S S S 2ES
---
2

149

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Chapitre 5 • Solutions

Elle se récrit, en fonction de l’inconnue hyperstatique :

L 2 2 2 2 2 2
E élast ( F, N O ) = ----------  F + N o ------- +  F – N o ------- + 4  N o ------- + 2 2N o =
2
2ES  2  2  2
L-
---------
2 2
[ 2F + ( 3 + 2 2 )N o ]
2ES
Le théorème de Menabrea donne immédiatement :
∂ ( E élast ( F, N o ) )
---------------------------------------- = 0 ⇒ N o = 0
∂N o
Ce résultat pouvait être prévu par une analyse initiale fine des symétries et répéti-
tivités, mais il était dangereux de partir de ces symétries car on aurait eu tendance à
placer un nœud central fixe (comme lors dans la première question où la répétitivité
est d’ordre 4). Or ici, les barres obliques se déplacent horizontalement, symétrique-
ment l’une de l’autre, mais leur centre subit une translation horizontale.
En fait, l’analyse mécanique au sens de Kirchoff est la plus simple : la flexion
pure n’entraîne pas d’effort tranchant, donc pas de cisaillement des barres. Mais il
faut évidemment distinguer ces efforts modélisant le cisaillement des efforts trouvés
en question 1, provenant du coefficient de Poisson.
Dans la modélisation de la flexion, le dépla- u=
FL
2ES u

cement des noeuds s’obtient donc très facile-


-F
ment, puisque les barres obliques ne travaillent
pas. Ainsi, les déplacements et efforts internes L
0
0

2
dans la maille sont représentés ci-cntre.
On observe bien que le point d’intersection
0

des barres obliques reste sur l’axe de symétrie, L


2
mais se déplace, ne définissant plus le milieu
desdites barres. +F
u +u

L L
2 2

2.2 D’après la formule de Bresse en flexion pure, la rotation de la section droite par
unité de longueur de poutre s’exprime :
M MZ
E poutre I poutre = -------Z- = ---------
V'' dθ
--------Z-
dX
Considérant la demi-maille droite, la rotation de la section droite vaut :
u 2u F
δθ Z = --- = ------ = -------
L L ES
---
2

150
1.12 • Équivalence d’Absi Treillis / Poutre 2D

Cette rotation d’opère sur une longueur de poutre de L/2, et donc :


δθ Z δθ 4u 2F
--------- = --------Z- = ------ = -----------
δX L L
2 ESL
---
2
Dans notre modèle, Mz vaut FL, et donc la rigidité en flexion recherchée s’exprime :
2
FL = ESL
E poutre I poutre = --------- --------------
δθ Z 2
---------
δX
3.1 Toules les barres subissent la même déformation αT . La maille se trouve trans-
formée par similitude de facteur 1 + αT , le déplacement du nœud étant défini par :
L
u = v = --- αT et les efforts normaux restent nuls.
2
3.2 Les équations d’équilibre du nœud sont similaires à celles de la question 1.1 ,
mais avec F ≡ 0 :

L
uT uT
 N + N ------2- = 0
2

 I o 2
0

 2
 N t + N o ------
2
- = 0

0

0
Un raisonnement similaire à celui de la question
0

2.1 permet de définir l’état de la maille en flexion 0


d’origine thermique (ci-contre).
0
La courbure induite V'' T ≅ θ' ZT vaut donc :
+u T uT
δθ ZT δθ ZT – 4u T 2ατ-
V'' T ≅ ------------ = ------------ = ------------ = –
------------
δX L 2 L
--- L
2
La formule de Bresse-Duhamel en flexion relie cette courbure au gradient trans-
verse A de température ( T ( Y ) = T C + AY ) :
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

V'' T = – α poutre A


Le gradient de température dans le traillis étant A = ----- (écart de 2τ sur la
L
hauteur L), en identifiant les deux expressions, on s’aperçoit que la poutre modélisée
a même coefficient de dilatation équivalent en flexion que les barres qui constituent
le treillis : α poutre ≡ α .
Ce résultat pouvait être anticipé par les hypothèses de Kirchoff, les déformations
des barres longi représentant simplement les allongements et rétractions des
semelles ou surfaces extrados et intrados de la poutre.

151

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Chapitre 5 • Solutions

Nous savons aussi qu’en matériau homogène


isotrope, la thermomécanique ne produit pas de
M=FL cisaillement, ce qui est cohérent avec l’hypothèse de
Kirchoff en flexion pure, sans effort tranchant de
Mindlin.
4.1 Chargement mécanique ; la poutre est soumise à un moment de flexion uniforme
MZ=FL, donnant une déformée parabolique vers le haut :
2 2
A M X FL X
V F = ---------------------------------- ------- = ---------------------------------- -------
E poutre I poutre 2 E poutre l poutre 2

Chargement thermique ; le gradient de température A induit une courbure


uniforme VT”=-αA, déterminant une déformée parabolique vers le bas :
2
X
V T = – α poutre A -------
2

2
ESL 2τ
Comme E poutre l poutre = -------------- , α poutre = α et A = ----- , il vient :
2 L
2 2
FL X F X
V F =  ---------------------------------- – α poutre A ------- =  ------- – τα -------
E l  2  ES  L
poutre poutre

On observe que si cette flèche est nulle pour X=Λ, alors elle est identiquement
nulle sur toute la poutre (puisqu’on superpose deux déformées de même nature,
parabolique en l’occurence). La flèche est donc nulle pour :
FL - – α poutre A = 0
--------------------------------- soit : F- – τα = 0
------
E poutre I poutre ES
F
Cette dernière condition, indépendante de L peut s’expliciter : τ = ----------- .
ESα

152
1.13 • Masses Modales Effectives d’Interface en Effort Normal

1.13 MASSES MODALES EFFECTIVES D’INTERFACE


EN EFFORT NORMAL
1 Ces termes représentent le comportement mécanique intrinsèque du système. La
partie mécanique de l’énergie se conservant, on peut négliger l’amortissement
structural (faible en valeur adimensionnelle) en dehors des bandes de résonance
(dont la largeur adimensionnelle est définie par ζi). Dans les bandes de résonance,
l’excitation n’est là que pour compenser l’amortissement, le mouvement
s’établissant selon le mode correspondant.
1 0 0
.2 .2 .2
2 2E cin = m ( x 1 + x 2 + x 3 ) ⇒ [ M ] = m 0 1 0
0 0 1
2 2 2 2 2 2 2 2 2 2
2E pot = k ( x 1 + ( x 2 – x 1 ) + ( x 3 – x 2 ) ) = k ( 2x 1 + 2x 2 + x 3 – 2x 1 x 2 – 2x 2 x 3 )

2 –1 0
⇒ [ K ] = k –1 2 –1
0 –1 1
2
2k – ω m –k 0
3 [ Z( ω ) ] = k –k
2
2k – ω m –k
2
0 –k k–ω m
2 2 2 2 2 2
⇒ [ Z ( ω ) ] = ( 2k – ω m ) [ ( 2k – ω m ) ( k – ω m ) – k ] – k ( k – ω m ) =
3 2 2 2 2 3 6
k – 6mk ω + 5m kω – m ω
2 k 3 2
4 Avec ω i ≡ α i ---- , il vient : [ Z ( ω ) ] = 0 ⇔ α – 5α + 6α – 1 = 0
m
Cette équation a nécessairement 3 racines réelles (éventuellement confondues)
car le système est non-dissipatif. Ces racines sont positives, car l’équation cubique
est en ω2. Elles sont effectivement, d’après la résolution de l’équation du 3ème degré
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

(dans l’ordre croissant selon la convention sur les fréquences propres) :


α 1 ≅ .1981 α 2 ≅ 1.555 α 3 ≅ 3.247 ou α 1 ≈ .20 α 2 ≈ 1.6 α 3 ≈ 3.2
5 Dans la matrice ∆(ω) des cofacteurs de [Z(ω)], la 2ème colonne est la plus simple
à calculer :
2
… k( k – ω m) …
[ ∆ ( ω ) ] = k … ( 2k – ω 2 m ) ( k – ω 2 m ) …
2
… k ( 2k – ω m ) …

153

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Chapitre 5 • Solutions

On explicite cette colonne pour les 3 pulsations propres :

… ( 1 – .1981 ) …
2 k 2
Pour ω 1 ≡ .1981 ---- ; [ ∆ ( ω 1 ) ] ≅ k … ( 2 – .1981 ) ( 1 – .1981 ) …
m
… ( 2 – .1981 ) …
 .8019 
 1.445  est donc un vecteur propre du premier mode.
 
 1.8019

Il faut encore le diviser par sa norme pour obtenir le vecteur propre unitaire (selon
nos conventions sur les amplitudes en norme Euclidienne) :
 .8019 
 1.445 
 
 1.8019  .3280  .33
Il vient donc : ( p ) 1 ≅ -------------------------------------------------------------------- ≅  .5910 ou ( p ) 1 ≈  .59
2 2 2    
.8019 + 1.445 + 1.8019  .7370  .74

 1 – 1.555   .5550 
k  
≡ 1.555 , ( 2 – 1.555 ) ( 1 – 1.555 ) =  .2470  est un
2
De même, pour ω2 ---
-
m    
 2 – 1.555   –.4450
vecteur propre.

 .5550 
 .2470 
 
 –.4450  .7370 
Après normalisation Euclidienne, on trouve : ( p ) 2 ≅ -------------------------------------------------------- ≅  .4280 
2 2 2
.555 + .247 + .445  –.5910

2 k
Enfin, pour ω 3 ≡ 3.247 ---- , on trouve de même :
m
 –2.2470
 2.8019 
 
 –1.2470  –.5910
( p ) 3 ≅ -------------------------------------------------------------------- ≅  .7370 
2 2 2  
2.247 + 2.8019 + 1.247  –.3280
(les signes ont été choisis pour obtenir une base orthonormée directe).
[P] (matrice de passage paramètres principaux) :
.328 .737 –.591
[ P ] ≡ [ ( p ) 1 ( p ) 2 ( p ) 3 ] ≅ .591 .328 .737
.737 –.591 –.328

154
1.13 • Masses Modales Effectives d’Interface en Effort Normal

[M] est déjà diagonale (d’ailleurs homothétique à l’unité, elle est diagonale dans
toute base). Mais pour [K], on peut vérifier :

.1981 0 0
t
[ K ] diag ≡ [ P ] [ N ] [ P ] ≡ k 0 1.555 0
0 0 3.247

 x 1  .328
k x 
6 Mode 1 : ω 1 ≡ .1981 ---- ;  2 ≅ β unitaire  .591 cos ω 1 t
2
m    
 3 1
x  .737

2 2 2 2 2 2 2
2E méca1 = 2 E cin 1 ≅ mβ unitaire ω 1 ( .328 + .591 + .737 ) = mβ unitaire ω 1

Et donc, pour une énergie mécanique unitaire ( 2E méca ≡ 2 ) il vient :

β unitaire = 2
-----------
2
mω 1
2
2 k mω
7 R = k.(amplitude de x 1 ) ; or ω 1 ≡ .1981 ---- ⇒ k = ------------1- ; x 1 = .328β unitaire
m .1981
2
mω 1 2 .328
Il vient donc : R ≅ ------------- -----------.328 = ------------- ω 1 2m ≅ 1.656ω 1 2m
.1981 2 .1981
mω 1
8 En identifiant à l’expression de l’oscillateur (µ1,ω1) à 1DDL, il vient :
2
ω 1 2µ 1 ≅ 1.656ω 1 2m ⇒ µ 1 ≅ 1.656 m ⇒ µ 1 ≅ 1.656 m ≅ 2.742m

2 2
9 2E méca2 ≅ mγ unitaire ω 2 (car tous les vecteurs propres ont été normalisés à 1).

Et donc de même : γ unitaire = 2


-----------
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2
mω 2

2
2 k mω
R = k.(amplitude de x 1 ) ; ω2 ≡ 1.555 ---- ⇒ k = ------------1- ;
m 1.555
amplitude de x 1 = .737γ unitaire
2
mω 2 2 .737
Il vient donc : R ≅ ------------- -----------.737 = ------------- ω 2 2m ≅ .4740ω 2 2m
1.555 2 1.555
mω 2

155

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Chapitre 5 • Solutions

Par identification avec le système (µ2,ω2) à 1DDL :


2
ω 2 2µ 2 ≅ .474ω 2 2m ⇒ µ 2 ≅ .474 m ≅ .2246m

10Comme il y a exactement 3 modes en tout, µ3 est la masse résiduelle (par rapport


aux deux autres modes) :
µ 3 = 3m – µ 1 – µ 2 ≅ .0331m

11Il y a cette fois-ci une infinité de modes. On ne s’intéresse qu’aux trois premiers
(les plus significatifs, qui permettront en outre de comparer avec l’approche
discrète).
.. 2 2 E
D’après le cours : U – c U'' = 0 avec c = --- pour 0 ≤ X ≤ 1
ρ
ωX ωX
Avec U(X;t) ≡ f(x)g(t), g(t) = cos(ωt + ϕ) ; f ( X ) = C cos  -------- + D sin  --------
 c   c 

Les conditions limites sont : U ( 0 ) ≡ 0 ; U' ( L ) ≡ 0 . La première donne immédia-


tement C ≡ 0 .
c 1
La seconde implique : ω i = ---  k + --- π (i=0,1,2 pour cette question)
L 2

E π cπ 3 5
ω1 = --- ------- ≡ ------- ; ω 2 = --- ω 1 ; ω 3 = --- ω 1
ρ 2L 2L 2 2

Les valeurs des pulsations propres ωi incluent la condition d’extrémité libre.

ωi X
On trouve donc bien : U i ( X ;t ) = f ( X )g ( t ) avec : f ( X ) = D sin  ---------- ;
 c 
g ( t ) = cos ( ω i t ) expression dans laquelle on a choisi l’origine de la chronologie
pour avoir ϕ ≡ 0 .
12Comme dans le cas du modèle discret, on peut calculer l’amplitude de l’énergie
cinétique ou potentielle. Par cohérence avec la première partie, on calcule par
l’énergie potentielle (mais le résultat serait le même par l’énergie cinétique, ceci
n’étant valable que sur une fréquence propre, déterminant l’équivalence des déri-
vées) :
L L L
1 1
∫ ∫ ∫
2 2 2
2E méca 1 = 2 E pot élastique 1 = ------- N 1 dX = ------- ( ESf ' 1 ) dX = ES ( f ' 1 ( X ) ) dX
ES ES
0 0 0

(Rappel : Selon les notations du cours, désigne l’amplitude d’une grandeur


cyclique.)

156
1.13 • Masses Modales Effectives d’Interface en Effort Normal

ω1 X X πD X
f 1 ( X ) = D sin  ----------- = D sin  π ------- ⇒ f' 1 ( X ) = ------- cos  π -------
 c   2L 2L  2L

L π⁄2
2 2 2
π D ES π 2 πD ES π
2E méca1 = --------------------  cos  ------- X  dX = ------------------
∫ ∫
2
  2L  
cos u du ( u ) = ------- X
4L
2 4L 2L
0 0

π⁄2
2 2
cos u du = π π D ES-
2
Or ∫ --- ⇒ 2E méca1 = --------------------
4 8L
0

2 16 L 4 L
Donc, pour 2E méca1 ≡ 2 , D unitaire = ------ ------- ⇒ D unitaire = --- ------
-
π
2 ES π ES

13R=ESf’(0) (l’équivalent de l’allongement du premier ressort d’interface du


modèle discret) :
πD unitaire ES
R = ES ------------------------- = 2 -------
2L L
Comme précédemment, on identifie avec l’expression du système(µ1,ω1) à 1DDL :
2
ES 2ES 2 E π
ω 1 2µ 1 = 2 ------- ⇒ µ 1 = ---------- avec ω 1 = --- ---------
L 2 ρ 4L 2
Lω 1
8
⇒ µ 1 = ----- ρSL ≅ .811ρSL = .811M barre
2
π

Dans le modèle discret à 3DDL, on avait µ 1 ≅ 2.741m =

2.741
----------------- 3m = .914 M système
3
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14Identité de la masse totale :


ρSL
M Modèle continu = ρSL ≡ 3m = M Modèle discret ⇒ m = ----------- ≅ .333ρSL
3
Identité du carré de la fréquence fondamentale :
2
2 E π k 2
ω 1 Modèle continu = --- --------- ≡ .1981 ---- = ω 1 Modèle discret
ρ 4L 2 m
2 2
1 π E 1 π ES ES
⇒ k ≅ ------------- ----- ---------- m ≅ ------------- ------ ------- ≅ 4.153 -------
.1981 4 ρL 2 .1981 12 L L

157

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Chapitre 5 • Solutions

Ainsi, si on recale le modèle discret 3DDL sur la masse totale et la fréquence


fondamentale, on doit avoir :
 m ≅ ρSL
-----------
 3

 k ≅ 4.153 ES -------
 L

On remarque tout de suite que la rigidité longitudinale statique de la barre n’est


représentée que de manière très approximative (on devrait avoir k=3ES/L pour 3
ressorts en série).

Cependant, on peut comparer la représentation dynamique par les rapports des


pulsations propres :

  ω 2 1.555   ω 3 3.247
  -----
ω
- ≅ ------------- ≅ 2.802   ------
ω
 ≅ ------------- ≅ 1.445
 
 1 3DDL discret .1981  
 2 3DDL discret 1.555
 
 3π
------
;  5π
------
  ω 2 2   ω  2 5
  ------ ≡ ------ ≡ 3   ------3 ≡ ------ ≡ --- ≅ 1.667
ω
  1 π ω
  2 3π 3
 barre continue ---  barre continue ------
2 2

158
1.14 • Vibrations en Translations d’un Élément Prismatique 2D Complet

1.14 VIBRATIONS EN TRANSLATIONS D’UN ÉLÉMENT


PRISMATIQUE 2D COMPLET
1.1 En théorie des petites perturbations, le chargement statique ne modifie que la
configuration d’équilibre (elle-même très proche de la configuration de réfé-
rence non-contrainte), mais pas la dynamique autour de cette configuration (les
rigidités et inerties étant inchangées).
1.2 L’effort normal engendre des contraintes selon X uniformes par sections droites,
et des déplacements U. Les déplacements V sont induits par la flexion MZ
(contraintes selon X linéaires en Y dans chaque section droite et rotations des
sections droites) et éventuellement par la translation due à l’effort tranchant TY.
Or, les équations d’équilibre font intervenir de manière indépendante N d’une
part et (MZ,TY) d’autre part, tout le long de la poutre car les axes X;Y;Z locaux
sont invariables.
1.3 Fréquences en flexion < fréquences en effort tranchant < fréquences en effort
normal.
.. 2 E
2.1 U – c N U'' = 0 avec c N = --- ;
ρ
⇒ U ( X ;t ) = α cos ωX
-------- + β sin ωX
-------- cos ( ωt + ϕ )
cN cN

ωL cN
2.2 U’(0;t) ≡ 0 ⇒ β=0 ; U’(L;t) ≡ 0 ⇒ -------- = nπ ⇒ ω n = nπ ------
cN L
ωX
2.3 On a toujours U’(0;t) ≡ 0 ⇒ U ( X ;t ) = α cos -------- cos ( ωt + ϕ )
cN
La condition limite en B s’écrit ESU’(L;t) ≡ cos(ωet), ce qui donne par identification :
ωe ωe L 1 cN 1
- = ------- ⇒ α = – -------------
ω = ω e ; ϕ = 0 ; – α ------ sin --------- - ------------------
cN cN ES ESω e ω e L
sin ----------
cN
ωe X
cos ---------- -
cN cN
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La réponse établie est donc finalement : U ( X ;t ) = – -------------- -------------------- cos ω e t


ESω e ωe L
sin --------- -
cN

Les amplitudes en O, B et A sont donc respectivement : U O = – ---------------------------- c -


ESω e sin Ω e

ω L cos ------e-
c e c 2 c
U B = – -------------- cot g Ω e avec Ω e ≡ ---------- ; U A = – -------------- ---------------- = – ---------------------------------
ESω e cN ESω e sin Ω e Ω
2ESω e sin ------e-
2

159

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Chapitre 5 • Solutions

..
3.1 El Z V''' ' + ρSV = 0;
4
Ω ρS
V ( X ;t ) = [ α cos ΩX + β sin ΩX + γchΩX + δshΩX ] cos ( ωt + ϕ ) ; ------- ≡ ------
2 EI
ω
2
3.2 V'' = Ω [ – α cos ΩX – β sin ΩX + γchΩX + δshΩX ] ;
3
V''' = Ω [ α sin ΩX – β cos ΩX + γshΩX + δchΩX ]
MZ(0;t) ≡ 0 ⇒ V’’(0;t) ≡ 0 ⇒ γ=α ; TY(0;t) ≡ 0 ⇒ V’’’(0;t) ≡ 0 ⇒ δ=β
On peut donc récrire le système en α et β , les expressions utiles devenant :

V''- = α ( chΩX – cos ΩX ) + β ( shΩX – sin ΩX ) ;


------
2

V'''
------- = α ( sin ΩX + shΩX ) + β ( chΩX + cos Ω X )
3

La condition d’extrémité libre en B s’écrit dès lors :
V’’(L;t) ≡ 0 ⇒ α(C-c)+β(S-s) =0 ; V’’’(L;t) ≡ 0 ⇒ α(S+s)+β(C-c) =0
(avec C = chΩL ; S = shΩL ; c = cos ΩL ; s = sin ΩL)
Le système en α et β s’écrit donc :

 α(C – c ) + β(S – s) = 0

α(S + s) + β(C – c ) = 0
Ce système homogène admet des solutions non-nulles si son déterminant (C-c)2-
(S+s)(S-s) est nul, soit :
2 2 2 2 2
( C – c ) – ( S + s ) ( S – s ) = 0 ⇔ C + c – 2Cc – S + s = 0 ⇔ 1 – Cc = 0
3.3Les trois première conditions limites sont inchangées. La quatrième devient :
– EI Z V''' ( L ;t ) ≡ cos ( ω e t ) ⇒ ω = ω e ; ϕ = 0 ; – EI Z V''' ( L ) = 1 ou
3
– EI Z Ω [ α ( S + s ) + β ( C – c ) ] = 1

Le système en α et β se récrit donc :


α(C – c) + β(S – s) = 0
 1
 α ( S + s ) + β ( C – c ) = – ----------------
 EI Z Ω
3

Ce système rendu non-homogène admet comme solution en α et β :
s–S C–c
- ; β = ----------------------------------------
α = ---------------------------------------- -
3 3
2EI Z Ω ( Cc – 1 ) 2EI Z Ω ( Cc – 1 )

160
1.14 • Vibrations en Translations d’un Élément Prismatique 2D Complet

Les amplitudes de la réponse en O, A et B s’obtiennent immédiatement :


s–S
V ( X ) = α ( cos Ω X + chΩX ) + β ( sin ΩX + shΩX ) ⇒ V O = 2α = --------------------------------------
3
EI Z Ω ( Cc – 1 )

V B = α ( c + C ) + β ( s + S ) = (--------------------------------------------------------------------------
s – S ) ( c + C ) – ( s + S ) ( c – C -) = -------------------------------------
sC – Sc -
3 3
EI Z Ω ( Cc – 1 ) EI Z Ω ( Cc – 1 )

ΩL ΩL
V A = α ( c 2 + C 2 ) + β ( s 2 + S 2 ) avec c 2 ≡ cos -------- , c 2 ≡ ch -------- , ... , soit :
2 2

( s – S ) ( c2 + C2 ) – ( s2 + S2 ) ( c – C )
V A = -------------------------------------------------------------------------------------
- =
3
2EI Z Ω ( Cc – 1 )

sc 2 + sC 2 – Sc 2 – SC 2 – s 2 c + s 2 C – S 2 c + S 2 C
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
3
EI Z Ω ( Cc – 1 )
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

161

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Chapitre 5 • Solutions

1.15 THERMIQUE D’UN VOLET COMPOSITE À LONGERON


MÉTALLIQUE
( α m – α c ) ( T – T 0 )E c S c E m S m
1 Effort normal dans la partie composite : N c = -------------------------------------------------------------------------
-
Ec Sc + Em Sm
Effort normal dans la partie métallique :
( α c – α m ) ( T – T 0 )E c S c E m S m
N m = – N c = -------------------------------------------------------------------------
-
Ec Sc + Em Sm

c m N c( α – α ) ( T – T )E E S
0 c m m
Contraintes : σ XXc = ------ = -------------------------------------------------------------------- ;
Sc Ec Sc + Em Sm

Nm ( α c – α m ) ( T – T 0 )E c S c E m
σ XXm = -------
- = -----------------------------------------------------------------
-
Sm Ec Sc + Em Sm

2 Déformation longitudinale :
σ XXc σ XXm
ε XX = ε XXc = ------------
- + α c ( T – T 0 ) = ε XXm = --------------
- + αm ( T – T0 )
Ec Em

Em Sm
ε XX = ---------------------------------- ( α m – α c ) + α c ( T – T 0 ) =
Ec Sc + Em Sm

Ec Sc
---------------------------------
- ( α – αm ) + αm ( T – T0 )
Ec Sc + Em Sm c

Allongement total : δL = Lε XX
3 Valeurs numériques : Nc = 72400 N
σXXm = – 90.5 MPa
εXX = 9.28 10-4
δL = LεXX = 0.00278 m = 2.78 mm

162
1.16 • Transmissibillité Fréquencielle 2D d’un Élément de Poutre Droite

1.16 TRANSMISSIBILLITÉ FRÉQUENCIELLE 2D


D’UN ÉLÉMENT DE POUTRE DROITE
1.1 La solution générique en traction-compression dynamique harmonique est :

ωX ωX E
U ( X ;t ) = α cos -------- + β sin -------- cos ( ωt + ϕ ) avec c ≡ ---
c c ρ

1.2 En A : U(0;t) ≡ cos(ωet) ; en B : U’(L;t) ≡ 0


α = 1

Ces conditions s’explicitent : ω = ω e ; ϕ = 0 et  ωe L ωe L
 – α sin  ---------- + β cos  ---------- = 0
 c c

1.3 Le système précédent est un système linéaire en α et β, non-homogène, dont la


solution est donnée immédiatement par substitution :
ωe L
α = 1 ; β = tg  ----------
 c 

Ceci permet d’écrire la solution établie recherchée :


ωe L ωe L ωe X
U ( X ;t ) = cos  ---------- + tg  ---------- sin  ----------- cos ( ω e t )
 c   c   c 
ωe L
On observe la résonance (amplitudes non finies) lorsque tg  ---------- tend vers
 c 
ωe L π +*
- = --- + jπ j ∈ N
l’infini, c’est à dire lorsque : ---------
c 2
Le déplacement transmis en extrémité de barre est donc :
ωe L ωe L ωe L cos ( ω e L )
U ( L ;t ) = cos  ---------- + tg  ---------- sin  ---------- cos ( ω e t ) = ------------------------
-
 c   c   c  ωe L
cos  ----------
 c 
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

L’amplitude en transmissibilité harmonique s’écrit donc :


1
UB ← U = -------------------------
A ωe L
cos  ----------
 c 
2.1 La solution générique en flexion dynamique harmonique est :
V ( X ;t ) = [ α cos ΩX + β sin ΩX + γchΩX + δshΩX ] cos ( ωt + ϕ ) avec
ρS
Ω≡ ------ω
EI

163

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Chapitre 5 • Solutions

2.2 En A : V(0;t) ≡ cos(ωet) ; V’(0;t) ≡ 0


En B : TY(L;t) = –EIV’’’(L;t) ≡ 0 soit V’’’(0;t) ≡ 0 et MZ(L;t) = EIV’’(L;t) ≡ 0
soit V’’(L;t) ≡ 0
 α1 + γ1 = 1
Elles s’explicitent en A : ω = ω e ; ϕ = 0 et ( I ) 
 β1 + δ1 = 0

 – cα 1 – sβ 1 + Cγ 1 + Sδ 1 = 0  ( c ≡ cos ΩL ) ; ( s ≡ sin Ω L )
Et en B : ( II )  avec 
 sα 1 – cβ 1 + Sγ 1 + Cδ 1 = 0  ( C ≡ chΩL ) ; ( C ≡ shΩL )

 ( C + c )α 1 + ( S + s )β 1 – C = 0
Substituant (I) dans (II), il vient : ( IIa ) 
 ( S – s )α 1 + ( C + c )β 1 – S = 0
Ce système de Kramer en α 1 et β 1 non homogène a pour déterminant
2
Det = ( C + c ) – ( S + s ) ( S – s ) = 2 ( 1 + Cc ) et donne immédiatement :

C S+s C+c C
S C+c 1 + Cc – Ss S+s S Ss – Cc
α 1 = --------------------------- = ---------------------------- ; β 1 = --------------------------- = ------------------------
2 ( 1 + Cc ) 2 ( 1 + Cc ) 2 ( 1 + Cc ) 2 ( 1 + Cc )

Et donc : γ 1 = 1 – α 1 = 1 + Cc + Ss ; δ = – β = -----------------------
---------------------------- 1 1
Cs – Sc -
2 ( 1 + Cc ) 2 ( 1 + Cc )
La solution établie en translation s’écrit donc finalement V(X;t) = f1(X)g(t) avec
g(t) = cos(ωet) et : f 1 ( X ) = α 1 cos ΩX + β 1 sin ΩX + γ 1 chΩX + δ 1 shΩX
Soit :
f 1 ( X ) = (---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
1 + Cc – Ss ) cos ΩX + ( Sc – Cs ) sin ΩX + ( 1 + Cc + Ss )chΩX + ( Cs – Sc )shΩX
2 ( 1 + Cc )
Et la solution établie en rotation s’écrit V’(X;t)=f1’(X)g(t) avec :
f' 1 ( X ) = – α 1 Ω sin ΩX + β 1 Ω cos Ω X + γ 1 ΩshΩX + δ 1 ΩchΩ

Ω [ ( Ss – 1 – Cc ) sin ΩX + ( Sc – Cs ) cos ΩX + ( 1 + Cc + Ss )shΩX + ( Cs – Sc )chΩX ]


= -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
2 ( 1 + Cc )
En conséquence, l’amplitude de la translation établie en B s’exprime :
( 1 + Cc – Ss )c + ( Sc – Cs )s + ( 1 + Cc + Ss )C + ( Cs – Sc )S
VB ← V ≡ f 1 ( L ) = ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
A 2 ( 1 + Cc )

 c ≡ cos Ω e L ; s = sin Ω e L ρS
avec  et Ω e = ------ω e
 C ≡ chΩ e L ; S = shΩ e L EI

164
1.16 • Transmissibillité Fréquencielle 2D d’un Élément de Poutre Droite

Et l’amplitude de la rotation établie en B :


Ω [ ( Ss – 1 – Cc )s + ( Sc – Cs )c + ( 1 + Cc + Ss )S + ( Cs – Sc )C ]
θB ← V ≡ f' 1 ( L ) = -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
A 2 ( 1 + Cc )
2.3 En A : V(0;t) ≡ 0 ; V’(0;t) ≡ cos(ωet) ; en B : V’’’(L;t) ≡ 0 ; V’’(L;t) ≡ 0
Elles s’écrivent comme en 2.2, sauf pour le système (I) en A, remplacé par :
 α2 + γ2 = 0

( III )  1
 β 2 + δ 2 = ----
 Ω
S
( C + c )α 2 + ( S + s )β 2 – ---
- =0
 Ω
Substitué dans (I), il vient immédiatement : ( IIb ) 
( S – s )α + ( C + c )β – --- C
 2 2 Ω- = 0

Ce système (IIb) est semblable au (IIa) de la question précédente ; il a naturelle-


ment même déterminant, et admet immédiatement comme solution (avec (III)) :
1 Sc – Cs 1 1 + Cc + Ss 1 Cs – Sc 1 1 + Cc – Ss
α 2 = ----  ------------------------ ; β 2 = ----  ---------------------------- ; γ 2 = ----  ------------------------ ; δ 2 = ----  ----------------------------
Ω  2 ( 1 + Cc ) Ω  2 ( 1 + Cc )  Ω  2 ( 1 + Cc ) Ω  2 ( 1 + Cc ) 
Les solutions spatiales établies en translation et rotation s’écrivent donc :
f 2 ( X ) = α 2 cos ΩX + β 2 sin ΩX + γ 2 chΩX + δ 2 shΩ
( Sc – Cs ) cos ΩX + ( 1 + Cc + Ss ) sin ΩX + ( Cs – Sc )chΩX + ( 1 + Cc – Ss )shΩX
= ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
2Ω ( 1 + Cc )

f' 2 ( X ) = – α 1 Ω sin ΩX + β 1 Ω cos Ω X + γ 1 ΩshΩX + δ 1 ΩchΩ


( Cs – Sc ) sin ΩX + ( 1 + Cc + Ss ) cos ΩX + ( Cs – Sc )shΩX + ( 1 + Cc – Ss )chΩX
= ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
2 ( 1 + Cc )

On en tire les amplitudes des transmissibiltés en translation et rotation respectivement :


( Sc – Cs )c + ( 1 + Cc + Ss )s + ( Cs – Sc )C + ( 1 + Cc – Ss )S
VB ← θ ≡ f 2 ( L ) = ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
A 2Ω ( 1 + Cc )
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

( Cs – Sc )s + ( 1 + Cc + Ss )c + ( Cs – Sc )S + ( 1 + Cc – Ss )C
θB ← θ ≅ f' 2 ( L ) = ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
A 2 ( 1 + Cc )
3.1 En notant les amplitudes des déplacement harmoniques, les résultats précé-
dents peuvent s’écrire matriciellement :

 UB   UA  UB ← U 0 0
A
   
 VB  =
 
T  V A  avec
 
T = VB ← V
A
VB ← θ
A
 θB   θA  (sym) θB ← V θB ← θ
A A

165

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Chapitre 5 • Solutions

La matrice de transmissibilité harmonique s’explicitant :

--1- 0 0
Γ
( ∆ – Ss )c + Ξs + ( ∆ + Ss )C – Ξs Ξc + ( ∆ + Ss )s – ΞC + ( ∆ – Ss )S
T = 0 --------------------------------------------------------------------------------
2∆
---------------------------------------------------------------------------------
2Ω e ∆
Ω e [ ( Ss – ∆ )s + Ξc + ( ∆ + Ss )S – ∆C ] – Ξs + ( ∆ + Ss )c + ΞS + ( ∆ – Ss )C
0 --------------------------------------------------------------------------------------------- --------------------------------------------------------------------------------------
2∆ 2∆

 c ≡ cos Ω e L


ωe L
  ∆ = 1 + Cc  s ≡ sin Ω e L ρS
avec : Γ = cos ---------- ;  ;  ; Ωe = ------ω e
 c  EI
 Ξ = Sc – Cs  C ≡ shΩ e L

 S ≡ shΩ e L
3.2 On mène un calcul non-amorti sur le corps des réels, puis on tronque les ampli-
tudes dans les bandes de résonance à l’aide d’un amortissement modal réduit
équivalent visqueux adimensionnel ζéquiv(Ω) défini empiriquement pour la tech-
nologie structurale considérée.

166
2.1 • Dynamique d’un Disque en Cisaillement de Révolution

2.1 DYNAMIQUE D’UN DISQUE EN CISAILLEMENT


DE RÉVOLUTION
1 Dans le cadre des problèmes axisymétriques linéaires, la flèche (comme toutes les
grandeurs mécaniques) ne dépend que de r ( 0 ≤ r ≤ R ) ; on pourra donc légitime-
d
ment noter : = ----- .
dr
La flèche de flexion wf(r) obéit à l’équation de Lagrange dynamique

D∆ r ∆ r w f + ρhw f = 0 (qui n’est pas une équation d’onde) ; compte tenu de la
séparation classique des variables ( w f ( r ;t ) ≡ f ( r ) )g ( t ) avec g ( t ) ≡ cos ( ωt ) ,
2
4 4 ρhω
f vérifie : ∆ r ∆ r f – κ f = 0 avec κ ≡ ------------- .
D
2
d 1d
Comme le Laplacien axisymétrique s’écrit ∆ r = -------- + --- ----- , la solution générale
2 r dr
dr
en f est, pour la flexion : f = AJ 0 ( κr ) + BN 0 ( κr ) .
Cette solution est de nature totalement différente de la solution ondulatoire en
effort tranchant, et de plus elle se situe dans des bandes de fréquence très différentes
(fréquences plus basses) dans le cas d’une plaque mine homogène dans l’épaisseur.
2 2
∂ w 1 ∂w 1 ∂ w
2 L’équation d’onde de la flèche d’effort tranchant est : ---------- + --- ------- – ------- ---------- = 0
2 r ∂r c 2 2
∂r T ∂t z

où c T est la célérité de propagation de la flèche d’effort tranchant transverse ; la


z
2 5G
plaque étant isotrope et homogène, cette célérité est donnée par : c T = --- ----
z 6ρ
E
avec : G = --------------------
2(1 + ν)

La séparation w ( r ;t ) ≡ f ( r ) cos ( ωt ) donne immédiatement l’équation que f doit


© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

vérifier :
2
″ f′ ω
f + --- + ------- f = 0
r c2
Tz

 2 2 2
″ 2α – 1 ′  ω α –λ 
Cette équation est du type f + ---------------
- f + ------- + ------------------ f = 0 avec
r  2 2 
 cTz r 
α = λ = 1.

167

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Chapitre 5 • Solutions

3 On se ramène à l’équation de Bessel de paramètre λ ( =1 ) :


 2
1
h ″ ( χ ) + --- h ′ ( χ ) +  1 – λ
----- h ( χ ) = 0 avec le changement de variable
χ  2
χ 
cT χ
ω
χ ≡ ------- r ⇒  r ≡ ----------
z 
- .
c  ω 
Tz

2 2
Cette équation χ h ″ ( χ )χh ′ ( χ ) + ( χ – 1 )h ( χ ) = 0 admet comme solution la
fonction proposée.
 w ( R ;t ) = 0
4 Les conditions limites s’écrivent :  . Ces 2 conditions sont néces-
 M rr ( R ;t ) = 0
saires et suffisantes pour déterminer les 2 constantes réelles de la solution.
Elles sont suffisantes car indépendantes pour 2 constantes indépendantes.
Elles sont aussi nécessaires parce qu’une éventuelle condition en r = 0 ne ferait
que confirmer la symétrie ou antisymétrie des modes dynamiques d’une structure
axi-invariante.
En effet, celle-ci s’écrirait :

w ′ ( 0 ;t ) = 0 pour les modes symétriques (identiques aux conditions d’un calcul


statique) ou w(0;t) = 0 pour les modes antisymétriques, possibles en dynamique
(malgré les conditions d’appui invariantes), mais exclus dans le cadre axisymétrique
(axi-invariant) du problème.

f(R) ≡ 0

5 Les conditions limites s’écrivent, en dynamique :  ″ νf ′( R )
 f ( R ) + ---------------- ≡ 0
 R
ωr 
ωr- + B J  ------
On réduira la solution à la fonction AJ 1 ------ -
–1  c  (la constante multiplica-
cT T
z z
tive générale n’intervient pas, puisque la condition est homogène).
ωR ωR
La première condition s’explicite donc : AJ 1 -------- + B J –1  -------- ≡ 0 (CL1)
cT  cT 
z z

λ
Pour la seconde, la règle de dérivation J ′λ ( x ) = --- J λ ( x ) – J λ + 1 ( x ) des fonctions de Bessel
x
 ′ J1 ( x )  ′ J–1 ( x )
J 1 ( x ) = ------------- – J 2 ( x )  J – 1 ( x ) = --------------- – J 0 ( x )
 x  x
de première espèce donne :  ( )
et 
J1 ( x ) 2
J ″ ( x ) = ------------ J x J –1 ) J 0 ( x )
( x
- – ------------- – J 3 ( x ) J ″– 1 ( x ) = --------------
- +-------------– J 1 ( x )
 1 2 x  2 x
 x  x

168
2.1 • Dynamique d’un Disque en Cisaillement de Révolution

 ωR ωR ′
et donc :  AJ 1  -------- + BJ –1  --------  =
c  c 
 Tz Tz 

  ωR- + BJ  ωR  ω  c Tz  ωR ωR cT ωR ωR 
 AJ 1  ------- --------  = ------
-  A -------- J 1 -------- – J 2  -------- – B -------z- J – 1  -------- + J 0  -------- 
c  –1  c  c ωR  c   c  ωR  c   cT  
 Tz Tz  Tz  Tz Tz Tz z

 ωR ωR ″
et :  AJ 1  -------- + BJ –1  --------  =
c  c 
 Tz Tz 

c 2 cT
ω  2   Tz 
 ------ ωR ωR ωR
-  A -------- J 1  -------- – -------z- J  -------- – J 3  -------- + …
c   ωR  c  ωR 2  c  c 
Tz  Tz Tz Tz

cT 2 cT
ωR ωR ωR 
… + B --------z  J –1  -------- – -------z- J  -------- – J 1  -------- 

 ωR  c  ωR 0  c  c 
Tz Tz Tz 

ω ωR
En simplifiant à nouveau par ------- , et en notant α ≡ -------- , la partie utile de la
cT cT
z z

 J1 ( α ) J –1 ( α ) 
- – J 2 ( α ) – B ---------------
dérivée première s’écrit  A ------------- - + J0 ( α ) 
 α α 
ω  J1 ( α ) J2 ( α )
et la partie utile de la dérivée seconde : -------  A -------------
- – -------------- – J 3 ( α ) +
cT  2 α
z α
J –1 ( α ) J 0 ( α ) 
- + -------------- – J 1 ( α ) 
B ---------------
α
2 α 

La seconde condition limite s’explicite finalement :


 2 
A +  ( ωR + ναc T ) [ J 1 ( α ) – αRJ 2 ( α ) ] – ωα RJ 3 ( α )  + …
 z

© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

 2 
… + B  ( ωR – ναc T ) [ J – 1 ( α ) + αRJ 0 ( α ) ] – ωα RJ 1 ( α )  ≡ 0
 z

Le système obtenu avec la première condition limite est linéaire homogène en A


et B ; la condition d’existence d’une solution (dynamique) non-identiquement nulle

169

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Chapitre 5 • Solutions

est équivalente à la nullité du déterminant de ce système ; cette condition, qui consti-


tue l’équation qui donne les pulsations propres, s’écrit :

J1 ( α ) J–1 ( α )
2 2
( ωR + ναc T ) [ J 1 ( α ) – αRJ 2 ( α ) ] – ωα RJ 3 ( α ) ( ωR – ναc T ) [ J – 1 ( α ) + αRJ 0 ( α ) ] – ωα RJ 1 ( α )
z z

=0 ( CL2 )

soit :

2νc T J – 1 ( α )J 1 ( α ) – [R ( ωR + ναc T )J –1 ( α )J 2 ( α ) + ( ωR – ναc T )J 0 ( α )J 1 ( α ) ]


z z z

2
– ωαR [ J – 1 ( α )J 3 ( α ) + J 1 ( α ) ] ≡ 0

170
2.2 • Membrane Hémisphérique Pesante Pressurisée

2.2 MEMBRANE HÉMISPHÉRIQUE PESANTE PRESSURISÉE


1 Les charges surfaciques, dirigées selon la verticale z, se projettent sur les axes
locaux YZ de la coque au point courant, comme suit :

 p Y = – ρ gh cos θ

 p Z = – ρgh sin θ
L’ensemble des variables est en effet exprimé en fonction de l’angle θ .

 r = a cos θ
Dès lors, en tenant compte du fait que, sur la sphère  les équations
 RY = –a
d’équilibre des membranes sous chargement axisymétrique méridien s’écrivent :

 dN YY ( N XX – N YY )tgθ
 – ρ gh cos θ + --------------
- + ------------------------------------------- = 0
 adθ a

 ( N XX + N YY )
 – ρgh sin θ – ----------------------------------
a
-=0

La seconde équation est immédiatement vérifiée par la solution proposée, qui donne :

N XX + N YY = – ρgha sin θ

On en tire immédiatement N XX – N YY = 2N YY – ρgha sin θ qui est compa-


1 1 – sin θ
tible avec la première équation (en remarquant que -------------------- = -------------------- ).
1 + sin θ cos θ
2

pa
2 La pressurisation entraîne le visseur de membrane isotrope N XX = N YY = ------ .
2
Ajouté au visseur dû au poids propre, on trouve donc :

 p 1
 N XX = --- +  -------------------- – sin θ ρgh a
1 + sin θ
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

 2

N p ρgh
 YY = --2- – -------------------
1 + sin θ
- a

1
Étudions les variations de N XX : la fonction -------------------- – sin θ est monotone
1 + sin θ
π
décroissante sur l’intervalle 0; --- , la plus petite valeur de N XX (compression la
2
plus importante) est donc obtenue pour p = 0 et θ = π ρgha- ; la
--- ; elle vaut alors – ------------
2 2

171

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Chapitre 5 • Solutions

valeur minimale de p qui permet d’obtenir une valeur positive de N XX en tout point
(pour tout θ ) est donc p = ρgh . C’est le poids surfacique de la coque.
1
Observons à présent N YY : la fonction – -------------------- est croissante (et reste à valeur
1 + sin θ
π
négative) sur tout le domaine 0; --- ; la valeur minimale (compression maximale) est
2
donc atteinte pour θ = 0 , pour laquelle cette fonction vaut –1. La pression minimale
capable de maintenir le flux N YY positif dans tout le domaine est donc p = 2ρgh .
Au total, si on souhaite maintenir la membrane sous tension sur X et Y il faut
donc prendre la plus grande des 2 valeurs précédentes, soit :
δp = 2ρgh
On constate que cette valeur annule effectivement le flux N YY pour θ = 0 , c’est
à dire à la base de la coque ; ainsi, lorsque cette pression est appliquée, l’effort
linéique de liaison avec le sol (bâti) est nul, la coque est juste sustentée à la surface.
3 Une membrane très mince ne peut travailler en compression, par flambage.
L’hypothèse de membrane suppose donc que la coque soit pressurisée, afin que
tous les flux soit positifs). Le principe de superposition a permis l’étude séparée
des 2 cas, et ceci reste valable, mais précisément pour que le calcul soit valable, le
cas réel est celui du poids compensé par la pression, comme on l’observe dans les
tentes sans raidisseurs.
4 Les expressions du visseur sont maintenant, avec p = δp = 2ρgha :

 1 2 – sin θ
2
1 – cos θ
2
 N XX = 1 + -------------------
- sin θ ρgha = ---------------------- ρgha = ----------------------- ρgha
 1 + sin θ 1 + sin θ 1 + sin θ

 1 sin θ
- ρgha = -------------------- ρgha
 N YY = 1 – -------------------
 1 + sin θ 1 + sin θ

Pour le drapage, c’est le rapport entre ces flux qui nous intéresse :
N XX 2
1 – cos θ
----------- = ----------------------- . Cette fonction croît de manière monotone de 0 à 1 lorsque θ
N YY sin θ
π
passe de 0 à --- ; en conséquence, le drapage sera fortement orienté selon Y à la base
2
de la coque ( θ petit) et deviendra progressivement quasi isotrope lorsqu’on se dirige
vers le sommet.

172
2.3 • Divergent Parabolique Déployable

2.3 DIVERGENT PARABOLIQUE DÉPLOYABLE


(Solutions des questions 1 à 5 établies en coopération avec M Sarda)
1 Au point courant (repéré par r), on considère les équations d’équilibre des
membranes axisymétrique sous chargement méridien avec :

 pY ≡ 0 r
2
r 1
 ; dS Y = – 1 + ----- dr ; cos θ = ---------------------- ; sin θ = -------------------
2
 p Z ≡ δp a r
2
r
2
a 1 + ----- 1 + -----
2 2
a a
dN YY N XX – N YY
1 - --------------
 – ------------------ - + ----------------------------- = 0
 2 dr 2
 r r
 1 + ----
- r 1 + ----
-
2 2
 a a
Ces équations s’explicitent : 
 N XX N YY
- + δp = 0
 – ---------------------- – ---------------------------------
2 3/2
 r  2
r 
 a 1 + ----- a  1 + -----
 2  2
a a 
d
En simplifiant, et en notant ′ ≡ ----- , il vient :
dr
 ′ N XX – N YY
 – N YY + -----------------------------
r
=0

 2
 N YY r
 – N XX – --------------2 + aδp 1 + ----2- = 0
 r- a
 1 + ----
2
 a
2 2 2 2 2 2
r a +r r r r r
2 Si r >> a , alors : 1 + ----- = ---------------- ≈ ----- et 1 + ----- ≈ ----- = -- .
2 2 2 2 2 a
a a a a a
La seconde équation se simplifie, d’où le système approché :
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

 ′ N XX – N YY
 – N YY + ----------------------------- = 0
 r
 2
 –N –
a N YY
----------------
- + rδp = 0
 XX 2
 r

 N XX ≅ rδp

On peut finalement simplifier :  ′ N YY
 N YY + ----------- – δp ≅ 0
 r

173

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Chapitre 5 • Solutions

On ne peut pas aller au-delà à ce stade, car δp peut dépendre de r.

′ N YY
3 Avec δp = α , N XX ≅ αr et N YY vérifie l’équation N YY + ----------- –α≅0
r
r C
dont la solution immédiate est : N YY = α --- + ---- avec C α ∈ R .
2 r
La constante d’intégration C α est donnée par la condition limite
2
R
N YY ( R ) ≡ 0 ⇒ C α = – α ------ .
2
La solution correspondant au cas de charge ( α ) est donc :

 N XXα ( r ) ≅ αr

( α ) α 2 α
- ( r – R ) = ---  1 – R
---- ( r + R )
2
 N YYα ( r ) ≅ ---- 
 2r 2 r

On observe que, pour une surpression interne positive, le flux selon X (circonfé-
rentiel) est positif (tension) mais que le flux selon le méridien est négatif (compres-
sion). Ceci peut entraîner le flambage de la tuyère (ce qui est déjà arrivé en vol).
2 2
r βr
4 On a maintenant δp = βz , et comme z = – ------ , – δp = --------
2a 2a
3 N YY βr 2
βr ′
Ainsi, N XX ≅ – -------- et N YY vérifie N YY + ----------- + -------- ≅ 0
2a r 2a
3 C
r
La solution en N YY pour le chargement ( β ) est donc : N YY = – β ------ + ------β
8a r
La condition limite N YY ( R ) ≡ 0 permet de même de calculer la constante d’inté-
gration, ce qui conduit immédiatement à la solution correspondant au cas de charge ( β ) :

 3
N r
-----
-
 XXβ ( r ) ≅ – β 2a
(β)
 β- 4 4
 N YYβ ( r ) ≅ -------
8ar
(R – r )

5 La condition d’adaptation au fonctionnement du propulseur dans le vide s’écrit


2
R
δp ( R ) = p z ( R ) ≡ 0 , soit α + βz ( R ) = α – β ------ ≡ 0 :
2a

174
2.3 • Divergent Parabolique Déployable

Le chargement ne dépend plus que d’une constante ( α par exemple, avec


2aα
β ≡ ----------  :
2 
R  2
2az r 
δp = α  1 + --------- = α  1 – ------
 2  2
R R 

La condition δp ( R ) ≡ 0 implique que les 2 flux ( N YY et N XX soient nuls sur la


lisière du divergent. Par ailleurs, α peut être interprétée comme une pression
caractéristique en sortie de chambre de combustion.

6 Les flux totaux (non-nuls) générés dans la membrane sont :


  2
N ≅ δpr αr r -
 XXtotal = N XXα + N XXβ =  1 – ----- 
 2
 R 

 α 2 2 
2
r 
 N YYtotal = N YYα + N YYβ ≅ ----- ( r – R )  1 – ----- -
 4r  2
R

Ces deux flux convergent vers zéro quant r tend vers R, et donc l’épaisseur optimale
décroît quand on s’approche de la lisière. Par ailleurs, le ratio entre les flux s’exprime :
2
N YYtotal 1 R 
-------------------- = ---  1 – ------
N XXtotal 4 2
r 
Dans l’ensemble du divergent, ce ratio, négatif, tend vers zéro sur la lisière, où le
drapage optimal est donc circonférentiel.
7 Dans un plan horizontal (pour r donné) la déformée est elliptique (cos2 ψ ) ;
l’amplitude est linéaire par rapport à r, donc nulle en O (point fixe) et maximale
sur la lisière. Enfin, elle varie sinusoïdalement de manière synchrone et phasée en
rotation dans tout le divergent :

z

O
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

La flèche normale selon Z (normale à la coque) correspond aux sollicitations hors


membrane ; on néglige donc les autres déplacements, considérant que la rigidité de
la coque en membrane est grande devant la rigidité hors membrane, et donc les

175

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Chapitre 5 • Solutions

modes de flexion sont ceux qui apparaissent en premier dans l’ordre des fréquences.
Ce mode d’ovalisation est donc pertinent comme mode dynamique fondamental.
8 La méthode de Rayleigh s’applique bien ici, puisque le système dynamique est
non-dissipatif. Elle nécessite de calculer les énergies mécaniques - cinétique et
potentielle - à tout instant.
En ce qui concerne l’énergie cinétique, elle se calcule à partir de :
.2 .2 2 2
2E cin = ∫ ∫ ρhW
coque
dS = ∫ ∫ ρhb
coque
r cos 2ψ dS

. .2
Il s’agit bien d’une forme quadratique en b : 2E cin = µb avec
2 2
µ = ∫ ∫ ρhbr
coque
cos 2ψ dS. Cette forme confirme la linéarité dynamique du système.

Si on cherche à expliciter cette intégrale, on prend plus précisément,


2
dS = – rdψdS Y = r 1 + ---- r - drdψ (le signe - provenant de l’orientation de S
2 Y
a
qui décroît quand r croît).
Tel est l’élément de surface qu’il faudrait prendre en compte pour intégrer sur
l’ensemble du paraboloïde. Mais, en cohérence avec l’approximation des questions
précédentes, on peut considérer uniquement la partie extérieure du divergent, d’une
part parce que la contribution dynamique de la partie centrale est faible, et d’autre
part parce que technologiquement, le divergent (déployable) est posé sur la tuyère
elle-même, donc à partir d’un certain rayon R0.
En pratique donc, on pourra intégrer entre R0 (base du divergent) et R (extrémité
du divergent), avec l’élément de surface simplifié dans lequel
2 2
r r r
1 + ----- ≅ -- ⇒ dS ≅ ---- drdψ .
2 a a
a

2
Quant à l’intégrale ∫ cos 2ψ dψ , elle se calcule simplement à partir de la remarque
0

2 π
selon laquelle elle est aussi égale à ∫ sin 2ψ dψ (même fonction, décalée de --- ) ;
2
0
2π 2π
2 2
comme ∫ ( cos 2ψ + sin 2ψ ) dψ = ∫ 2 dψ = 4π , il vient immédiatement :
0 0

176
2.3 • Divergent Parabolique Déployable

2π 2π
2 2
∫ cos 2ψ dψ = ∫ sin 2ψ dψ = 2π
0 0
Si la coque est homogène et d’épaisseur constante, l’intégrale µ prise entre R0 et
R (et notée µ 0 ) est donc simplement explicitable :
R 2π 2 2 7 7
r cos 2ψ 2πρh ( R – R 0 )
µ ≅ ∫ ∫ ρh ----------------------
- dr dψ = -------------------------------------
-
2 2
R0 0
a 7a

En ce qui concerne l’énergie potentielle élastique, elle se réduit aux termes de


flexions : M XX , M YY sans oublier les gauchissements (ou flexions alternées)
U XY , U YX qui ne sont pas nuls puisque le problème n’est plus axisymétrique.
L’énergie élastique surfacique se réduit donc à :

∂2E pot 6- 2
- ≡ --------
----------------- [ ( M XX – M YY ) + 2 ( 1 + ν ) ( M XX M YY – U XY U YX ) ]
∂S Eh
3

Il reste à exprimer cette énergie en fonction de la flèche W ( r, ψ;t ) ; la méthode


consiste à appliquer dans l’expression ci-dessus les formules de Reissner utiles,
explicitées dans la partie asymptotique de la coque ( r >> a ) ; pour cela, il faut y
expliciter les courbures utiles :

 2  R nX ≅ – r
 R ≅ – -----------r r r 
- avec 1 + ----
- cos θ – -
- = 0 ⇒ cos θ ≅ 1
 nX cos θ 2 a  r-
3
 a R = R ≅ ----
 2  3/2  nY Y
a
2
 RY  r RY r3 
- +  1 + -----
 ------ = 0 ⇒ ------- + ----- ≅ 0 ⇒ 2
a 2 a 3
  a a  R ≅ r----
  gX a
 2 
R r r a  ---------
1
----------
- avec 1 + ----- sin θ – 1 = 0 ⇒ sin θ ≅ -
-
R - ≡ 0
=
 gX sin θ 2 r
 a  gY
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

La dernière égalité résulte du fait que le méridien est ligne de courbure.


Les éléments utiles du visseur s’écrivent donc :

3 2 3 2
 h  a σ XX ( A )   h  a τ XY ( A ) 
 M XX = ------  – -------------------------
- + η XX  U XY = ------  ------------------------
- + η XY
 12  3   12  3 
r ; r
 
 3 σ YY ( A )  3
h h -  τ XY ( A )
 M = ------  – ------------------- - + η YY U = ----- – ------------------- + η XY
 YY 12  r   YX 12  r 

177

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Chapitre 5 • Solutions

Pour remonter à la flèche, il faut donc à présent utiliser les formules de Reissner
en contraintes puis en déformations, avec seulement les termes linéaires (puisque la
coque ne travaille qu’en flexion) ; on les explicite donc en supprimant les termes
constants et quadratiques :

E
 η XX ≡ -------------- (α + να YY )
 2 XX
σ ( P ) = η Z 1–ν
 XX XX 
  E
 σ YY ( P ) = η YY Z avec  η YY ≡ --------------2 ( να XX + α YY )
  1–ν
 σ XY ( P ) = η XY Z 
η E
------------
 XY ≡ 1 + ν α XY

Pour achever l’explicitation, il manque encore les abscisses curvilignes :


dS ≡ rdψ
 X

 2
r r
 dS Y = – 1 + ----- dr ≅ – -- dr
 a
2 a

On en tire les expressions des coefficients linéaires de Reissner, qui ramènent


effectivement aux déplacements, dans lesquels on ne conserve que les termes en W :
2 2
W ∂W- ---------
∂ -  --------- ∂W-
1 - --------- 1  a----- ∂W ∂ W 
α XX ≡ – ---------- --------- + ≅ – ----  W + -------- + ----------- 
2 ∂S  ∂S  R ∂S 2 r ∂r 2
R nX X X gX Y r  ∂ψ 
2 2 2
W ∂ ∂W 1 ∂W a a ∂ W
α YY ≡ ---------- – ----------  ---------- + ---------- ---------- ≅ – -----  ----- W + ----------- 
  R ∂S
R nY ∂S Y ∂S Y
2 2 4 2
gY X r r ∂r 
2 2
1 ∂W 1 ∂W ∂ W a  1 ∂W ∂ W 
α XY ≡ – ---------- – ---------- + ---------- ---------- – --------------------- ≅ – ----  --- -------- – ------------- 
 R gX ∂S X R gY ∂S Y ∂S X ∂S Y 2 r ∂ψ ∂r∂ψ
r  
Dans la partie asymptotique du divergent, il est possible de simplifier encore ces
termes comme suit :

 2
α 1 ∂ W
 XX ≅ – ----  W + ----------
-
2 2
 r  ∂ψ 

 α YY ≅ 0

 ∂ W
2
 α XY ≅ ---a- ------------
-
 r ∂r∂ψ
2

178
2.3 • Divergent Parabolique Déployable

Ceci permet une explicitation relativement simple de 2E pot en fonction de a, r et


ψ (W étant elle-même définie en fonction de b, r et ψ ). Cette explicitation est éven-
tuellement applicable à d’autres déformées en W.
Dans le cas particulier du mode elliptique fondamental dans la partie asympto-
tique du divergent, il est aussi possible de calculer l’énergie potentielle à partir de la
rigidité diamétrale d’un anneau, en considérant le travail des charges (ponctuelles)
extérieures.
2E pot (double de l’énergie potentielle élastique, intégrée entre R0 et R) apparaît
dans tous les cas comme une forme quadratique en b, notée :
2
2E pot ≡ χ 0 b
.
Dès lors, la conservation de l’énergie mécanique { 2E cin + 2E pot } ≡ 0 conduit
.. .
immédiatement à µ 0 b + χ 0 b ≡ 0 (sous réserve que b ≠ 0 , ce qui est le cas en
dynamique) ; la pulsation propre de ce mouvement harmonique paramétré par b est :

χ
ω 0 ≡ -----0-
µ0

9 La structure est homogène et isotrope, et simplement posée. Le chargement ther-


mique uniforme détermine, dans ce cas, une dilatation uniforme de la coque.
Celle-ci se transforme donc selon une simple homothétie de coefficient
γ ≡ ( 1 + α th ( T 1 – T 0 ) ) .
La forme parabolique du divergent est inchan- O
gée. Pour fixer les idées on peut présenter la
déformée en bloquant virtuellement le point O
(en translation et en rotation) :
Le point P0
2
de coordonnées (r0, z0) (telles que r 0 = 2az 0 )
vient en P1
de coordonnées (r1, z1) r0 P0
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

 r 1 = r 0 ( 1 + α th ( T 1 – T 0 ) ) P1
telles que  r1
 z 1 = z 0 ( 1 + α th ( T 1 – T 0 ) )
10 Dans une coque mince, le gradient transverse
de température ne modifie pas la température
moyenne de la coque. Si elle est géométrique-
ment non-développable et fermée - ce qui est le
cas ici - la déformée de membrane est négligeable, et donc la géométrie est
inchangée en première approximation et aux effets de bords près.

179

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Chapitre 5 • Solutions

En revanche, il apparaît un visseur homogène de flexions isotropes - résultant


précisément de l’absence de flèche - dont les composantes non-nulles sont les
suivantes :
M XXAth = – M YYAth = – D ( 1 + ν )αC th

11 La charge statique (question 5) correspond à la surpression interne de la coque


provenant de la propulsion ; cette surpression passe, en sortie de col, d’une pres-
sion de l’ordre de la pression de la chambre de combustion (plusieurs dizaines de
MPa) à la pression extérieure (voisine de zéro).
La charge dynamiques, correspondant au mode fondamental, est initiée d’une part
par des instabilités de combustion entraînant un écoulement du plasma non nécessai-
rement invariant en rotation, et d’autre part par les mouvements de la tuyère générés
en rotation par le pilotage du lanceur (moteur orientable) et par les vibrations latérales.
L’élévation globale de température correspond au transfert termique du plasma
vers la peau, et le gradient est du au rayonnement vers l’extérieur. La conduction
interne à la peau (et aussi la convection dans la couche limite pour une moindre part)
ont un effet d’homogénéisation, mais l’hypothèse d’une température et d’un
gradient uniformes est néanmoins approximative. Pour plus de précision, il faudrait
mener (numériquement) un calcul dans lequel la température et son gradient sont
fonction de z.

180
2.4 • Bande de Roulement d’un Pneu Tubeless

2.4 BANDE DE ROULEMENT D’UN PNEU TUBELESS


1 Par invariance du problème en rotation autour de l’axe O z (symétrie de la coque
et du chargement, qui est de plus méridien), les axes ( X, Y, Z ) sont axes princi-
paux des contraintes, et donc T XY ≡ 0 (aussi bien dans la bande de roulement que
dans les bandes latérales).
Par ailleurs, le flux N XX = δpR proposé est celui qui s’établit selon X dans une
membrane cylindrique pressurisé de rayon R ; il correspond effectivement à
l’équation d’équilibre selon X d’une telle membrane.
Enfin, dans un tore de section circulaire, les éléments non-nuls du visseur de
membrane sont :

δpa δpa b
N XX ( r ) = --------- ; N YY ( r ) = ---------  1 + --- avec b ≡ r – acos θ
2 2  r

Sur le point extrémal ( r = a + b ≡ R ) , on trouve donc :

δpa δpa- 
b- = -------- δpa-  ---------------
2R – a-
N YY ( R ) = ---------  1 + --- 1+R – a- = --------
----------- a -
= δpa  1 – ------
2  R  2  R  2  R   2R

a
Le flux proposé N YY = δpa  1 – ------- assure donc la continuité du flux N YY
 2R
(par continuité de la normale de coupure définissant cet élément du visseur
lorsqu’on passe de la bande latérale à la bande de roulement.

Le flux N XX est, par contre, discontinu. On peut par ailleurs supposer que le flux
dans la partie torique est identique à celui du tore circulaire, rappelé ci-dessus.

2 Les deux flux principaux dans la partie cylindrique (bande de roulement)


© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

N XX = δpR

  a  s’explicitent comme suit, dans les deux cas particuliers proposés :
N YY = δpa  1 – ------- 
 2R

 R = 280 mm
 N XX 280
a)   a ⇒ ----------- = ---------- ≅ 7.5
- ≅ 37.1 mm
 a  1 – ------ N YY 37.1
2R 

La sollicitation est très anisotrope. Un drapage fortement ceinturé serait
adapté en résistance : 50%/20%/20%/10% ou même 70%/10%/10%/10%.

181

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Chapitre 5 • Solutions

 R = 650 mm
 N XX 650
b)   a - ≅ 133 mm ⇒ -----------
N YY 133
= --------- ≅ 4.9
 a  1 – ------
2R

La sollicitation est un peu moins anisotrope. Le drapage 50%/20%/20%/
10% convient en résistance.
Pour le drapage, seul compte le rapport entre les flux principaux ; les valeurs de c
et δ p sont donc inutiles.

182
2.5 • Coque Tronconique sous son Propre Poids

2.5 COQUE TRONCONIQUE SOUS SON PROPRE POIDS


1 Les équations d’équilibre local des membranes axi-invariantes appliquées au
tronc de cone s’explicitent :
∂N XX ∂T YX 2 sin θT XY
 p + --------------- + -------------- – -------------------------- = 0
 x r∂ψ ∂Y r

 ∂N YY ∂T XY sin θ ( N XX – N YY )
 p Y + --------------- + -------------- + ---------------------------------------------- = 0
 ∂Y r∂ψ r
 cos θN XX
 p – -----------------------
- = 0
 Z r
p X ≡ 0
Le problème étant méridien, on a de plus  , et les équations se récrivent :
T XY ≡ T YX ≡0

∂N XX
 --------------
-=0 (1)
 ∂ψ

 ∂N YY sin θ ( N XX – N YY )
 p Y + --------------- + ---------------------------------------------- = 0 (2)
 ∂Y r
 cos θN XX
 p – -----------------------
-=0 (3)
 Z r
L’équation (1) confirme le caractère axi-invariant du problème.
 p Y = – ρgh cos θ
Comme  , on peut donc récrire,
 p Z = – ρgh sin θ

 ∂N YY sin θ ( N YY – N XX )
 ρgh cos θ – --------------- + ---------------------------------------------- = 0
 ∂Y r

 cos θN XX
 ρgh sin θ + -----------------------
r
-=0

© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

rp Z
2 De (3) on tire N XX = -----------
- , porté dans (2) :
cos θ
∂N YY sin θN YY
p Y + p Z tgθ + --------------
- – ----------------------- = 0 .
∂T r
Or dr = – sin θdY et l’équation en N YY se récrit :
sin θ∂N YY sin θN YY
p Y + p Z tgθ – -------------------------- ----------------------- = 0
dr r

183

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Chapitre 5 • Solutions

∂N YY N YY pY pZ A
soit : --------------
- + ----------- = ---------- - = C ⇒ N YY = ---- + Br ; pour identifier la
- + -----------
dr r sin θ cos θ r
constante B, il suffit de reporter l’expression de N YY :

A A C A Cr
– ---- + B + ---- + B = C ⇒ B = ---- ⇒ N YY = ---- + ------
r
2
r
2 2 r 2

Or, compte tenu des expressions de pY et pZ, il vient :


pY pZ ρgh - = – -------------
2ρgh-
C ≡ ---------- - = – ρgh ( cot gθ + tgθ ) = – ----------------------
- + -----------
sin θ cos θ sin θ cos θ sin 2θ

Comme θ > 0 , cette expression est définie ; pour θ = 0 , la solution du cylindre


sous son propre poids est élémentaire.

 N XX = – ρgh r tgθ

La solution recherchée est donc :  A ρghr
 N YY = ---- – --------------
 r sin 2θ

3 Le bord supérieur est libre, et donc pour r = a : NYY = TXY = 0. La condition


NYY = 0 entraîne :

2  N XX = – ρgh r tgθ
ρgh a 
A = ----------------- ⇒  2 2
sin 2θ  N YY = ρgh (a – r )
-------------------------------
 r sin 2θ

 N XX = – ρghr

4 Pour θ = π/4 , le visseur s’explicite :  2 2
 N YY = ρgh (a – r )
-------------------------------
 r
Sur la lisière supérieure (r = a), NYY = 0 : le drapage adapté est donc 50% à 0°
(selon X), 20% à ±45°, et 10% à 90°, ou 70/10/10/10.
Lorsque r croit, le drapage doit être rendu progressivement plus isotrope (pour
aboutir par exemple à 25/25/25/25, isotrope).
5 La singularité intervient pour NYY., puisque le dénominateur tend vers 0 lorsque
θ tend vers 0 ou π/2 .
Lorsque θ tend vers 0, on se ramène au problème du cylindre. Dans la solution
conique, il faut remarquer que le numérateur tend également vers 0.

184
2.5 • Coque Tronconique sous son Propre Poids

Lorsque θ tend vers π/2 , alors l’expression trouvée pour NYY tend effectivement
vers – ∞ . On entre effectivement dans le domaine de la non-linéarité ; deux barres de
treillis donnent, en 2D, une illustration de cette singularité :

Si l’angle de montage des barres est presque plat, alors les efforts de compression
induits sont très élevés ; le modèle treillis devient inopérant.
De même, pour la coque tronconique, le modèle membrane devient inexact
lorsque θ tend vers π/2 ; il doit alors être remplacé par le modèle des plaques en
flexion (flexion axi-invariante des disques et couronnes).
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

185

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Chapitre 5 • Solutions

2.6 DÉFORMÉES D’UNE PLAQUE RECTANGULAIRE


1 Le visseur est uniforme, et on néglige l’énergie d’effort tranchant transverse :
S plaque 2
2E élast = ------------------ [ ( M XX – M YY ) + 2 ( 1 + ν )M XX M YY ] =
El
2
4L B -  1 1  2 2( 1 + ν)
-------------- --- + ------ – --------------------
El  2 2 22
L L
2
4B 4 4 22
Soit 2E élast = ---------------- [ L + – 2νL ] , ce qui établit le résultat recherché.
33
ElL
2 2
8B 1 16B
2 ≡ L ⇒ 2E élast = ------------ [ 1 – ν ] ; ν = --- ⇒ 2E élast = ---------------
2 3 2
ElL 3ElL
2
B 1 2B 3AEl A
3 ≡ L ⇒ A = ----- [ 1 – ν ] ; ν = --- ⇒ A = --------- ⇒ B = ------------- ⇒ 2E élast = 48El -------
El 3 3El 2 L
2

4 On constate que W sin ( ± L, Y;t ) = 0 ∀Y et ∀t et de même


( W sin ( X, ;t ) ≡ 0 ) ∀X et ∀t .
La déformée correspond bien à un
mode fondamental posé sur les 4
bords (ligne de nœuds) et avec un
ventre au centre (déformée d’un
quart de la plaque représentée
chématiquement ci-contre) :
 M XX = – D ( ∂ XX W + ν∂ YY W )
On calcule ensuite les moments de flexion : 
 M YY = D ( ν∂ XX W + ∂ YY W )
2 2
 πX cos πY Aπ

 ∂ XX W = – ---------2- cos ------- ------- = – ---------- cos πX πY
------- cos -------
2L 2 2 2L 2L
 4L 4L
Or :  2
 2
πX πY Aπ

 YY W = –

--------- - cos ------- cos ------- = – ---------- cos πX πY
------- cos -------
2 2L 2 2 2L 2L
 4 4L
Le moment d’encastrement est nul sur les 4 bords (X ou Y = ±L). Il représente un
appui simple.
2
 Aπ πX 2
∂ XX W ( X, ± ;t ) = ---------2- cos -------
De même :  4L 2L ⇒ M ( X, ± ;t ) = +D π
-----
Aν πX
------- cos -------
YY 4 2 2L
 L
∂ XX W ( X, ± ;t ) = 0

186
2.6 • Déformées d’une Plaque Rectangulaire

5
+L +
πX πY πX 2  πY 2
∫ ∫  cos -------cos ------- dX dY
. . . .2
W sin = A cos ------- cos ------- ⇒ 2E cin ( W ) = ρhA
2L 2 2   2 
–L –
+L +π/2
2 πX
------- dX = 2L
2
Or : ∫ cos 2L
-------
π ∫ cos udu = L et donc :
–L –π/2
. .2 2 .2
2E cin ( W ) = ρhL A = ρhL A

1 48EI 2 2 .2
6 Pour ≡ L et ν ≡ --- , 2E élast = ------------ A ; 2E cin = ρhL A
3 L
2

48EI
------------
2 2
2 L EI Eh h E
Et donc : ω 1sin/quad = ------------- = 48 ------------- = ---------- d’où : ω 1sin/quad = 2 ------ = ---
ρhL
2
ρhL
4
ρL
4
L
2 ρ
7 La déformée utilisée pour calculer l’énergie cinétique n’est pas exactement la
même que celle de l’énergie potentielle (quadratique et sinus). Toutefois, elles
sont régulières toutes deux, respectent les conditions limites en flèche mais pas en
dérivée. La différence provient du moment d’encastrement qui est uniforme pour
la déformée quadratique, et variable pour la déformée sinus. Il faut donc supposer
que le moment engendré par la déformée quadratique représente la “moyenne” du
moment d’encastrement.
8 Le premier harmonique apparaît selon la longueur ; on peut proposer :
πX πY
W 2 ( X, Y;t ) = A ( t ) cos ------- cos -------
4L 2
Dans le cas de la plaque carrée, on peut peut proposer les deux premiers harmo-
niques :

W 2carrée ( X, Y;t ) = A ( t ) cos ------- πY ; W


πX cos ------- ------- cos πY
( X, Y;t ) = A ( t ) cos πX -------
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

4L 2L 3carrée 4L 4L

Un autre type de déformée possible serait :


X Y
W ch ( X, Y;t ) = B ( t ) 1 – ch  α 2 --- 1 – ch  α 2 --- où : α 2 ≡ Argch2 ≅ 1.31696
L  

Pour comparaison, la solution exacte donnerait, pour une plaque rectangulaire :


β1 D
ω 1 Flexion Lagrange = ----- ------
L ρh

187

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Chapitre 5 • Solutions

L
où β 1 ne dépend que de l’allongement α de la plaque  α ≡ --- et des conditions
 
limites :

 π
2
2
β = ----- ( 1 + α ) pour une plaque simplement appuyée sur ses 4 bords
 1 appuyés 4
 2
 π 2 4
 β 1 encastrés ≅ ----- 3.11α + 5.14 ( 1 + α ) pour une plaque encastrée sur ses 4 bords
 4

 2
β 1 carré appuyé = 0.5π ≅ 4.935
Pour une plaque carrée ( ≡ L ; α ≡ 1 ) , on a : 
β 2
≅ 0.9148π ≅ 9.029
 1 carré encastré

 3 3
Si ν = 1 3Eh - il vient :
Eh - = ------------
---  D = ------------------------- 
3 12 ( 1 – ν )
2 32 

2
 π h- E
3- ----- h
ω
 1 carré appuyé Lagrange = ----- ----- --- ≅ 1.511 ------ E
---
 2 32 L
2 ρ
L ρ
2

 2 h E h E
ω 1 carré encastré Lagrange ≅ 0.2801π -----2- --- ≅ 2.764 -----2- ---
 L ρ L ρ
La valeur trouvée par la méthode de Rayleigh-Ritz (question 6) étant
h E
2.465 ------ --- , on voit que le calcul donne effectivement un résultat réaliste inter-
L ρ
2

médiaire entre 4 côtés appuyés et 4 côtés encastrés.

188
2.7 • Peau Composite d’un Fuselage Pressurisé

2.7 PEAU COMPOSITE D’UN FUSELAGE PRESSURISÉ


1 σ XX = δpR δpR- = σ
---------- ; σ YY = --------- XX
----------
-
h 2h 2
La contrainte σ YY étant étant le double de σ XX , un drapage adapté possible est :
50% à 0° (X), 30% à 90° (Y) et 10% à ± 45°.
2 P ext ≈ 0.2 bars ; p int ≈ 0.8 bars ⇒ δp SL ≈ 0.6 bars , valeur à charge sûre (SL)
4
Dans un cas de pressurisation, la réglementation prévoit : SL ≡ δp ; LL ≡ --- δp ;
3
4
UL ≡ --- δp . Ainsi à Charge Limite : δp LL = 0.8 bars ≅ 0.08 MPa (notée δp ).
3
0.08 × 2200
Et donc, à charge limite : σ XX/LL ≅ ---------------------------- ≅ 35.2 MPa ;
2
σ XX/LL ≅ 17.6 MPa .
3 Les déformations se calculent par la loi de Hooke 2D orthotrope :
σ XX – ν XY –4
ε XX = --------------------------- ≅ 4.99 × 10 = 0.05%
E XX

σ YY – ν YX E YY –4
ε YY = --------------------------- - = 0.2 ⇒ ε YY ≅ 7.92 × 10 ≅ 0.079%
avec ν YX = ν XY ----------
E XX E XX

C’est donc ε YY qui est dimensionnante, à comparer à la valeur admissible à


Charge Limite, à savoir 0.2 %.
On calcule le coefficient de sécurité sur membrane lisse à Charge Limite,
0.2 %
CS LL = -------------------- ≅ 2.5 .
0.079 %
Cette valeur est supérieure à 2. La marge structurale est, dans ce cas, supérieure à
100 %.
4 A et B étant sur les axes de symétrie, et placés sur un bord libre, les contraintes
sont uniaxiales et tangentes au bord en ces points.
Les contraintes induites induites par concentration autour du trou valent, à charge
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

limite :
 σ XX
 σ YYinduite en A = 3σ YY – σ XX = ----------- = σ YY = δpR ---------- = 17.6 MPa
 2 2h

 5σ XX 5δpR
 σ XXinduite en B = 3σ XX – σ YY = -------------
2
- = -------------- = 88 MPa
2h

σ YYinduite en A
5 En A : ε YY ( A ) = ----------------------------------- = 0.44E – 03 = 0.044 % = 440 µd
E YY

189

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Chapitre 5 • Solutions

σ XXinduite en B
En B : ε XX ( B ) = ----------------------------------
- = 1.47E – 03 = 0.147 % = 1467 µd
E XX
Le point critique est le point B. La déformée admissible étant 0.2% ou 2000 µ d,
on a, en tenant compte du trou :
0.2 %
CS LL = -------------------- ≅ 1.36
0.147 %
La marge structurale à Charge Limite est donc de 36%. On reste dans le domaine
admissible, mais la marge a considérablement réduit.

190
2.8 • Coque Hémisphérique sous Pression Non Uniforme

2.8 COQUE HÉMISPHÉRIQUE SOUS PRESSION


NON UNIFORME
3
2πa 2
ρ f g ------------ ρ f ga
poids total du fluide 3
1 N = -------------------------------------------------- = ---------------------- = ---------------
longueur de la lisière 2πa 3
2 On intègre entre 0 et a la pression appliquée sur la coque :
α
N YY × périmètre × sin α – ∫ p ( η ) cos ηdS = 0 ( η ∈ [ 0; α ] )
0

périmètre = 2πa sin α ; p ( η ) = ρ f ga cos η ; dS = 2π a sin η ad η

L’intégrale se calcule donc :


α α 3
3 α 2πρ f ga
cos η
∫ ρ ( η )sinη dS = 2πρf ga ∫
3 2 3 3
sin η cos η d η = 2πρ f ga – -------------- = --------------------- ( 1 – cos α )
3 0 3
0 0

3
2πρ f ga 2 3
En identifiant : 2πa sin αN YY – ---------------------
- ( 1 – cos α ) = 0 , il vient le résultat
3
proposé :
2 2 2
ρ f ga 1 – cos 3 α ρ f ga 1 – cos 3 α ρ f ga
N YY ( α ) = --------------- ----------------------- = --------------- ----------------------- ≡ --------------- F ( α )
3 sin α
2 3 1 – cos α
2 3

2
π ρ f ga
On vérifie bien que N YY  --- = --------------
- (continuité sur la lisière).
 2 3

On remarque également que, comme lim α → 0 F ( α ) = 3


--- , on a par continuité
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

2
2
ρ f ga
N YY ( 0 ) = --------------
-.
3
Entre ces deux valeurs, NYY varie de manière monotone par rapport à ( α ) .

L’expression du flux peut aussi être trouvée à partir du poids de la colonne de


liquide au dessus de la coque (d’après Archimède).

191

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Chapitre 5 • Solutions

3 L’équation générale selon la normale Z, en théorie des membranes axi-invariantes


sous chargement méridien (la pression est un chargement méridien), s’écrit :

cos θ N YY
p Z + – N XX ------------ + ----------- =0
r RY

Dans ce problème :
π
p Z = ρ f ga cos α ; α = θ + --- ⇒ cos θ = sin α ; r = a sin α ; R Y = – a
2
N XX N YY
L’équation selon Z se récrit donc ρ f ga cos α – ----------- – ----------- = 0 , ce qui établit le
a a
résultat recherché.
4 De l’équation précédente, connaissant NYY ( α ) , on tire immédiatement :

2 2
ρ f ga 3 cos α – 2cos 3 α – 1 ρ f ga
N XX ( α ) = --------------- ------------------------------------------------- ≡ --------------- G ( α )
3 1 – cos α
2 3

3
On remarque que lim α → 0 G ( α ) = --- , et lim π G ( α ) = – 1 ; et donc :
2 α → ---
2

2 2
ρ f ga π ρ f ga
- et N XX  --- = – --------------
N XX ( 0 ) = N YY ( 0 ) = -------------- -
2  2 3

NXX varie de manière monotone entre ces deux valeurs, et s’annule au voisinage
de α ≅ 1.20 (environ 69°). On constate donc que la frange superieure pourra
flamber localement (plissement) si elle n’est pas stabilisée. L’hypothèse de
membrane suppose donc cette stabilité.
5 La déformée donne une flèche normale maximale pour α = 0 (sur l’axe longitu-
dinal) cohérente avec l’étude du mode fondamental longi, et nulle pour α = α/2 ,
cohérente avec l’appui circulaire sur la lisière supérieure (cadre rigide et inertiel).
La déformée ne donne pas tout à fait un encastrement sur cette lisière, mais un
encastrement parfait n’existe pas en dynamique.
.2 . .
6 2E cin = ∫ ρh W dS avec W = cos αδ et dS = 2πa sin αadα
coque
π/2
3 π/2
2 .2 2 2 .2 cos α
D’où : 2E cin = 2πa ρhδ ∫ sin α cos α dα = 2πa ρhδ – --------------
3 0
=
0
2
2πa ρh .2 .2
------------------- δ ≡ µ 1 δ
3
192
2.8 • Coque Hémisphérique sous Pression Non Uniforme

7 Les équations en déformations de Reissner pour les membranes axi-invariantes


sont :
1
 ε XX ≡ --- ( – V sin θ + W cos θ )
 r
 dV W
 ε YY ≡ --------
- – -------
 ds Y R Y

Or : r = a sin α ; V ≡ 0 ; cos θ = sin α ; R Y = – a ⇒ ε XX = ε YY = W


----- = ε
a
8 Les éléments non-nuls du visseur de membrane axi-invariant sont :
 N XX = hσ XX

 N YY = hσ YY
Or la loi de Hooke donne :
 E
 σ XX ≡ --------------2 ( ε XX + νε YY )
 1–ν 2 3W
 ⇒ σ XX ≡ σ YY = --- Eε = --- ----- E = σ
σ E 3 2a
≡ -------------- ( νε XX + ε YY )
 YY 2
 1–ν
3 Eh
Et donc : N XX ≡ N YY = --- ------- W ≡ N
2 a
Le flux TXY de cisaillement de membrane est identiquement nul, de par le carac-
tère axi-invariant à chargement méridien (charges et conditions limites) du
problème.
9 Le double de l’énergie surfacique de déformation se réduit à :
dE membrane 1 2 2 2
2 2 4N W 2 δ
2 ------------------------------ = ------- [ N XX + N YY – 2νN XX N YY ] = ---------- = 3Eh -------- = 3Ehcos α -----
dS moyen Eh 3Eh a
2
a
2

10 Le double de l’énergie potentielle s’exprime donc :

2 π/2
dE membrane δ
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

2
2E pot ≡ ∫ 2 -----------------------------
dS moyen
- dS = 3Eh
2 ∫
----
- cos α2πa sin αa dα =
hémisphère a 0
π/2
2 2
6πEhδ ∫ cos α sin α dα
0
3 π/2
cos α 2
Soit : 2E pot = 6πEhδ – -------------- , et donc finalement :
3 0
2 2
2E pot = 2πEhδ ≡ χ 1 δ

193

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Chapitre 5 • Solutions

11 La conservation de l’énergie mécanique (licite pour un calcul modal structural


sous amortissement faible) s’écrit :
. . .. . ..
2E cin + 2E pot ≡ cste soit ( 2E pot + 2E pot ) ≡ 0 soit 2µ 1 δ δ + 2χ 1 δ δ ≡ 0

. ..
Dynamiquement ( δ ≠ 0 ) : µ 1 δ + χ 1 δ ≡ 0 , équation harmonique en amplitude,
2 χ 3E 3 E 1.73 E
donc la solution a pour pulsation : ω 1 = -----1- = --------- ⇒ ω 1 = ------- --- ≅ ---------- ---
µ 1 ρa 2 a ρ a ρ
Cette pulsation est proportionnelle à la célérité de propagation en effort normal, et
décroit en 1/a. L’approximation est assez convenable pour ce mode axi-invariant de
demi-sphère, et peut aussi représenter la moitié d’une sphère complète dans son
second mode axi-invariant.

194
2.9 • Plaque en Flexion avec Appui Élastique

2.9 PLAQUE EN FLEXION AVEC APPUI ÉLASTIQUE


1 Aux effets de bord près (deux frontières libres latérales), le problème est Y-inva-
riant. Une tranche de largeur unitaire selon Y est donc identique à un problème de
3
Eh
poutre de rigidité de section droite El Z = D ≡ -------------------------- , encastrée en son
2
12 ( 1 – ν )
extrémité X = 0 et appuyée en son extrémité X = L sur un ressort de raideur
Ee
χ = ------ , et soumise à un effort concentré d’intensité λ .
a

EIZ=D

Ce problème classique de poutre peut être résolu de plusieurs manières. On peut


procéder par simple superposition. La rigidité de la poutre seule (sans le ressort) en
3D- . Ce résultat
flexion simple chargée ponctuellement à son extrémité est : K = ------
3
L
est directement tiré du problème élémentaire ci-dessous, bien connu :

EIZ , L F

3
FL -
⇒ V 1 ( L ) = -----------
3El Z
Le problème complet en X = L résulte de la mise en parallèle de la rigidité de la
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poutre et de celle du ressort :

195

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Chapitre 5 • Solutions

La rigidité de la structure “vue” du point X = L vaut donc K + χ :


3 3
3D E h Ee e 1 h
K + χ = ------- + χ = ----------------------- ------ + ------ = E -- ----------------------- ------
3
4(1 – ν ) L
2 3 a a 4(1 – ν ) L
2 3
L
On en déduit immédiatement la flèche en ce point :
2 3
λ 4 ( 1 – ν )L a λ
V ( L ) = -------------- = ----------------------------------------------- ---
K+χ h a + 4 ( 1 – ν )L e E
3 2 3

La membrane ne flambe pas en dépit de son épaisseur très faible car on peut
supposer que λ > 0 (plaque en tension). Le chargement dynamique s’ajoutera en
réalité à la charge statique (qui détermine donc une prétension du voile). On consi-
dérera donc les vibrations autour de la position d’équilibre (déformée) sous
charge statique, ce qui ne change rien à l’étude, en vertu du principe de superpo-
sition linéaire.

2 La poutre représentant la plaque en flexion travaille en flexion simple sous une


charge égale à λ diminuée de l’effort normal dans le ressort :

N ressort

Or celui-ci peut être calculé très simplement :


χ
N ressort = χV ( L ) = -------------- λ
K+χ
et la partie complémentaire :
3
K h a
λ – N ressort = -------------- λ = ----------------------------------------------- λ
K+χ 3
h a + 4 ( 1 – ν )L e
2 3

Le visseur en termes de poutre en flexion simple s’écrit donc :


3
T = λ – N h aλ
 Y ressort = -----------------------------------------------
3 2 3
 h a + 4 ( 1 – ν )L e
 3
 h aλ ( L – X )
 M Z = ( λ – N ressort ) ( L – X ) = -----------------------------------------------
3 2 3
 h a + 4 ( 1 – ν )L e
Ce qui se traduit immédiatement en termes de plaque :
3 3
 h aλ h aλ ( L – X )
 Q XZ = -----------------------------------------------
3 2 3
; M XX = -----------------------------------------------
3 2 3
 h a + 4 ( 1 – ν )L e h a + 4 ( 1 – ν )L e

 Q YZ ≡ 0 ; M YY ≡ 0 ; U XY ≡ 0 ; N XX ≡ 0 ; N YY ≡ 0 ; T XY ≡ 0

196
2.9 • Plaque en Flexion avec Appui Élastique

3 La solution générique s’écrit W ( X;t ) = f ( X )g ( t ) avec :


g ( t ) = cos ( ωt + ϕ ) ; f ( X ) = A 1 cos ΩX + A 2 sin ΩX + A 3 chΩX + A 4 shΩX ;

2 2
ω D Eh
------- ≡ ------ ≡ -----------------------------
2 ρh 2
Ω 12ρ ( 1 – ν )
W ( 0 ) = 0 ∀t ⇒ f ( 0 ) = 0 ⇒ A 1 + A 3 = 0

4 L’encastrement en X = 0 donne : 
 W ′ ( 0 ) = 0 ∀t ⇒ f ′ ( 0 ) = 0 ⇒ A 2 + A 4 = 0
On peut récrire f(X) en fonction de A1 et A2 :
f ( X ) = A 1 ( cos ΩX – chΩX ) + A 2 ( sin ΩX – shΩX )
″ 2
⇒ f ( X ) = – Ω [ A 1 ( cos ΩX – chΩX ) + A 2 ( sin ΩX – shΩX ) ]
La condition de moment MXX nul en X=L s’écrit :
″ ″
– DW ( L ) = 0 ∀t ⇒ f ( L ) = 0
⇒A 1 ( C + c ) + A 2 ( S + s ) = 0 (avec c ≡ cos ΩL ; C ≡ chΩL ; s ≡ sin ΩL ; S ≡ shΩL

On peut donc éliminer A2 :


C+c
C + c- A ⇒ f ( X ) = A cos ΩX – chΩX – ------------
A 2 = – ------------ - ( sin ΩX – shΩX )
S+s 1 1 S+s
Cette expression est proportionnelle à une seule et dernière constante (A1) ; la
dernière condition limite faisant apparaître l’effort tranchant, il faut calculer la
dérivée troisième :
′″ 3 C+c
f ( X ) = Ω A 1 sin ΩX – shΩX + ------------- ( cos ΩX + chΩX )
S+s
La condition limite définissant QXZ(L) s’écrit donc :
Q XZ ( L;t ) = λ dyn – N ressort dyn
″′
– D ( L;t ) = cos ( ω e t ) – χW ( L;t )
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

soit :
″′
c’est à dire : – D ( L )g ( t ) = cos ( ω e t ) – χf ( L )g ( t )
On en tire immédiatement, par identification séparée :
g ( t ) = cos ( ω e t ) ( ω ≡ ω e ; ϕ ≡ 0 ) .
On peut en déduire, par la relation biunivoque entre pulsations spatiale et temporelle :
2 1/4
ω Eh
2  12ρ ( 1 – ν 2 ) ωe
------e- = ----------------------------
- ; Ω = Ω e =  ----------------------------- ------
4 2 2 h
Ω e 12ρ ( 1 – ν )  Eh 

197

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Chapitre 5 • Solutions

Puis, après simplification par g(t) (non identiquement nulle) :


″′
– D L = 1 – χf ( L )
3
′″ 3 ( Ce + ce ) 2 Ωe A1 2 2 2
Or : f ( L ) = Ωe A1 s e – S e + ---------------------- = ---------------- [ s e – S e + ( C e + c e ) ]
Se + se Se + se
(avec : c e ≡ cos Ω e L ; C e ≡ chΩ e L ; s e ≡ sin Ω e L ; S e ≡ shΩ e L )
3
2Ω e A 1
′″
Et donc : f ( L ) = ------------------ ( 1 – C e c e )
Se + se
2 2 2 2 2 2 2 2
(car : c + s = 1 ; C – S = 1 ; c e + s e = 1 ; C e – S e = 1 )

e e C +c 1 2A
De même : f ( L ) = A 1 c e – C e – ----------------
- ( s e – S e ) = ---------------
- ( Ce se + ce Se – Ce Se )
Se + se Se + se
La condition limite en effort tranchant transverse se récrit donc :
3
2Ω e A 1 2χA 1
– D ------------------ ( 1 – C e c e ) = 1 – ---------------- ( C s + ce Se – Ce Se )
Se + se Se + se e e
2A 1 3
Ou encore : ---------------- [ χ ( C e s e + c e S e – C e S e ) – DΩ e ( 1 – C e c e ) ] – 1 = 0
Se + se
On en tire la constante d’amplitude du mouvement vibratoire :
Se + se
A 1 = -----------------------------------------------------------------------------------------------------------
-
3
2 [ χ ( C e s e + c e S e – C e S e ) – DΩ e ( 1 – C e c e ) ]
Se + se
Ou encore : A 1 = -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
-
3
e-- h 3
2E ( C e s e + c e S e – C e S e ) – -------------------------- ( 1 – C e c e )Ω e
a 12 ( 1 – ν )
2

Cette amplitude s’applique à la solution :


Ce + ce
f ( X ) = A 1 cos Ω e X – chΩ e X – ----------------- ( sin Ω e X – shΩ e X )
S +s e e
5 L’identification des pulsations propres prend en considération le mouvement
vibratoire libre (non-excité). Les 3 premières conditions limites sont inchangées,
et la condition en effort tranchant transverse est simplement modifiée.
Dans la configuration précédente, cette condition s’écrivait :
2A 1 3
---------------- [ χ ( C e s e + c e S e – C e S e ) – DΩ e ( 1 – C e c e ) ] – 1 = 0
Se + se

198
2.9 • Plaque en Flexion avec Appui Élastique

Pour récrire cette condition limite sans excitation, il suffit d’enlever la constante
représentant l’excitation, et de revenir à la définition générale de Ω (qui n’est
évidemment plus identique à la pulsation d’excitation, mais redevient quelconque) :
2A 1 3
-----------
- [ χ ( Cs + cS – CS ) – DΩ ( 1 – Cc ) ] = 0
S+s
ll est possible de simplifier par le coefficient hors du crochet car on cherche les
solutions dynamiques, et donc :
– à amplitude non-identiquement nulle : A 1 ≠ 0 ;
– à pulsation Ω non-identiquement nulle : on peut supposer S + s ≠ 0 .
En conséquence, la condition d’existence d’une solution dynamique, fondée sur la
4ème condition limite, s’écrit finalement :
3
[ χ ( Cs + cS – CS ) – DΩ ( 1 – Cc ) ] = 0
3
e h 3
c’est-à-dire : -- ( Cs + cS – CS ) – -------------------------- ( 1 – Cc )Ω = 0
a 12 ( 1 – ν )
2

Telle est l’équation qui donne implicitement les pulsations propres spatiales Ω i :

1/3
1 2 e Ci si + ci Si – Ci Si
ω i – --- 12 ( 1 – ν ) -- ------------------------------------------ = 0
h a 1 – Ci ci

Les pulsations propres temporelles se déduisent immédiatement des solutions Ω i


de l’équation précédente, à partir de la relation biunivoque :
2 2
Ωi Eh h E 2
- ⇒ ω i = ------------------------------ --- Ω i
------- = ----------------------------
4 2 2 ρ
Ω i 12ρ ( 1 – ν ) 12 ( 1 – ν )
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199

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Chapitre 5 • Solutions

2.10 VIROLE LIBRE DE RÉSERVOIR SOUS


PRESSION HYDROSTATIQUE
1 Les termes de membrane sont les flux NXX , NYY et TXY . Le problème étant
invariant en rotation autour de z et à chargement méridien, on a T XY ≡ 0 . De
plus, les grandeurs ne dépendant que de z, on peut préciser que les seules incon-
nues de Beltrami restantes sont NXX(z) et NYY(z).
2
dN YY sin θ
- + ( N XX – N YY ) ----------- = 0
p Y – -------------- 1
R Y dθ r ------- ≡ 0 ; R Y dθ = dS Y = dY = dz ; θ ≡ 0
avec RY
cos θ N YY r ≡ a ; p Y ≡ 0 ; p Z ≡ δp ≡ αz
p Z – N XX ------------ + ----------- =0
r RY

 dN
YY
 --------------
- = 0
 dz
soit : 
 N XX
 αz – -----------
a
= 0

3 N YY = 0 ∀z est compatible avec l’équation en NYY et avec les conditions


limites en z = 0 et z = L (bord libre : N YY ≡ 0 et T XY ≡ 0 ).

4 L’équation en NXX donne immédiatement : N XX = aαz .


N XX aα
5 La contrainte appliquée est uniaxiale et vaut σ XX = ----------- = ------ z . Elle est
h h
linéaire en z, et donc si on souhaite avoir une valeur constante par rapport à la
contrainte admissible par le matériau, il faut une épaisseur linéaire en z.
En pratique, un minimum technologique est exigé en z = 0, et de plus il y aura
certainement d’autres chargements à considérer. Mais la solution montre la variation
de h pour s’adapter au chargement proposé.
6 Les contraintes étant uniaxiales, on placera le plus de plis possible selon X. Là
encore, les règles technologiques imposent au minimum 10% de pli selon Y et à
± 45°, avec un minimum d’un pli sur chaque direction.

 ( N XX – νN YY )
ε = --1- --------------------------------------
 XX E h
7 La loi de Hooke s’écrit : 
 1 ( N YY – νN XX )
ε YY = --
E
- --------------------------------------
h

200
2.10 • Virole Libre de Réservoir sour Pression Hydrostatique

ε = aα
------- z
 XX Eh
soit : 
ε aα
= – νε XX = – ν ------- z
 YY Eh
Or
2
variation du périmètre 2πW ( z ) W a α
ε XX = ----------------------------------------------------- = -------------------- = ----- ; doù : W = aε XX = --------- z
Périmètre 2πa a Eh
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201

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Chapitre 5 • Solutions

2.11 COQUE EN ROTATION


1 Dans une membrane, les éléments du visseur hors membrane (MXX, MYY, UXY,
QXZ, QYZ) sont identiquement nuls. De plus, le cisaillement de membrane TXY
est nul car le chargement est radial (“méridien”). Les équations d’équilibre local
se réduisent donc à :

 dN YY sin θ
 p Y + --------------- + ( N XX – N YY ) ----------- = 0
 dS Y r

 cos θ- N YY
 p Z – N XX -----------r
+ ----------- = 0
RY

2 2
2 La force centrifuge génère un effort surfacique radial ρhω r = ρhω a cos θ . En
conséquence, les composantes sur Y et Z du chargement équivalent par unité de
surface sont, par projection sur Y et Z :
 2
 p Y = – ρhω a cos θ sin θ

 p = ρhω 2 a cos 2 θ
 Z
3 Compte tenu des éléments précédents et des données du problème, les équations
d’équilibre local se récrivent :
 dN YY sin θ
 – ρhω 2 a cos θ sin θ + -------------- - + ( N XX – N YY ) --------------- = 0
 adθ a cosθ

 2 2 ( N XX – N YY )
 ρhω a cos θ – ---------------------------------
a
-=0

4 Sous l’hypothèse N YY ≡ 0 , ces équations se simplifient encore :

 N XX sin θ
 – ρhω 2 a cos θ sin θ + ----------------------
- = 0
 a cosθ

 2 2 N XX
 ρhω a cos θ – -----------
a
=0

2 2 2
La seconde équation donne immédiatement : N XX = ρhω a cos θ , et cette
expression vérifie également la première équation d’équilibre ci-dessus.

202
2.11 • Coque en Rotation

La solution de Beltrami étant unique, les expressions


 2 2 2
 N XX = ρhω a cos θ

 N YY ≡ 0

 T XY ≡ 0

constituent la solution du problème élastique de membrane.
5 La solution MYY = 0 est évidemment compatible avec la condition au bord de
l’antenne (bord libre) mais on observe que l’antenne travaille uniquement par
“anneaux” concentriques tendus, et qu’aucune tension n’est assurée perpendicu-
lairement ; et qu’il faut donc la stabiliser, par exemple par un tore rigide sur la
lisière, et un point d’appui en O servant de base à un mât axial supportant le récep-
teur placé au foyer.
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203

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Chapitre 5 • Solutions

2.12 MODE DE TORSION-FLEXION D’UN RECTANGLE


APPUYÉ
.. 2 ″ GJ
1 θ X – c torsion θ X = 0 avec c torsion = -------
I
3
bh
J ( profilé mince ouvert ) = ---------
3
I = mom.d′inertied′une masse de longueur unitaire de poutre répartie sur une longueur mince b
2 2 3
b b ρb h
= (masse linéique) × ------ = ρbh ------ = ------------
12 12 12
h G
On en déduit immédiatement : c torsion = 2 --- ----
b ρ
G 3 6h E
En appliquant la relation simplificatrice ---- ≅ --- , il vient : c torsion = ------ ---
E 5 5b ρ
2 La solution générique de l’équation en torsion est de la forme
θ X ( X;t ) ≡ f ( X )g ( t )

 ω torsion X  ω torsion X
avec : g ( t ) = cos ( ω torsion t + ϕ ) ; f ( X ) = α cos  ------------------------ + β sin  ------------------------
 c torsion   c torsion 
L’appui en X = 0 induit :
 ω torsion X
θ X ( X;t ) ≡ 0 ⇒ f ( 0 ) = 0 ⇒ α = 0 ⇒ f ( X ) = β sin  ------------------------
 c torsion 
L’appui en X = L induit alors, si θ X est non identiquement nul ( β ≠ 0 ) :

ω torsion L ω torsion L c torsion


f ( L ) = 0 ⇒ sin  ----------------------- = 0 ⇒ -----------------------
*
= nπ ( n ∈ IN ) ⇒ ω torsion = nπ ------------------
 c torsion  c torsion L

Le premier mode (fondamental) dynamique en torsion a donc pour pulsation :


c torsion 6πh 6 10 h
--- ≅ ------------- ------- E
ω 1torsion = π ------------------ = ---------- E ---
L 5bL ρ 5 bL ρ
″″ .. .. El ″″
3 ElV = ρSV = 0 soit : V + ------ V = 0
ρS
3 3
bh bh
avec : l = -------------------------- ≅ --------- et S = bh
12 ( 1 – ν ) 10
2

204
2.12 • Mode de Torsion-Flexion d’un Rectangle Appuyé

2
El El h E
La constante ------ s’explicite donc : ------ ≅ ---------
ρS ρS 10ρ

4 La solution générique de l’équation dynamique en flexion s’écrit V(X;t) ≡


f(X)g(t) avec :

g ( t ) = cos ( ω flex t + ϕ ) ; f ( X ) = A 1 cos ΩX + A 2 sin ΩX + A 3 chΩX + A 4 shΩX ;


2
ω flex El h 2 E
------------ ≡ ------ ≅ ------ ---

4 ρS 10 ρ

Les conditions limites en X = 0 peuvent s’écrire : f(0) = 0 ; f ″ (0) = 0 (moment


nul).

De même en X = L : f(0) = 0 ; f ″ (0) = 0.


Ces 4 conditions donnent immédiatement : A1 = A2 = A4 = 0 et sin Ω L = 0
( A 3 ≠ 0 pour éviter la solution identiquement nulle). En conséquence :

2 2
n π El
* 2 2 h 10 E 2 h E
( ΩL = nπ ( n ∈ IN ) ) ⇒ ω flex = ------------ ------ ≅ n π ------ ---------- --- ≅ n 10 ------ ---
L
2 ρS L
2 10 ρ L ρ
2

2
(avec π ≅ 10 )

2 h E 6 10 h E L 5 2
5 La condition ω nflex ≅ ω 1torsion s’écrit : n 10 ------ --- = ------------- ------- --- ⇒ --- = --- n
L ρ
2 5 bL ρ b 6

Pour n = 1 (mode fondamental en flexion), cela conduit à L --- = 5


--- , allongement
b 6
incompatible avec l’hypothèse poutre. Il faudrait donc refaire un calcul de plaque.
Mais on peut toutefois affirmer qu’il existe un allongement tel que la pulsation du
mode fondamental coïncide avec celle du mode fondamental en torsion. Il faut un
calcul plus précis (par éléments finis par exemple, prenant en compte le gauchisse-
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ment) pour donner sa valeur exacte.


L 10 15
Mais --- vaut ------ ≅ 3.3 pour n = 2 (premier harmonique en flexion), ------ = 7.5
b 3 2
pour n = 3 (deuxième harmonique en flexion), etc... Le calcul est ici valable et
permet de prédire les coïncidences de fréquences modales.
6 Lorsque des modes de fréquences très voisines se superposent, cela conduit à de
battements selon Z, à savoir la superposition de deux sinusoïdes de fréquences
quasi-identiques, déterminant des lobes d’extrema d’amplitude, dont la fréquence
très basse est elle-même la différence des deux fréquences modales.

205

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Chapitre 5 • Solutions

2.13 MODES LIBRES D’UNE PLAQUE


EN TORSION-FLEXION
1 Pour respecter l’hypothèse de Kirchoff des poutres, il faut et suffit, dans le cas
d’un profil mince ouvert, que la section droite reste rectiligne. Cela signifie qu’en
torsion, on aura une rotation d’ensemble (de la section droite rectangulaire mince)
autour de X, et en flexion une translation de cette section droite (indéformable)
selon Z, accompagnée d’une rotation d’ensemble autour de Y. La plaque étant
mince, on négligera, en flexion, l’énergie cinétique en rotation autour de Y (par
rapport à l’énergie cinétique en translation selon Z).
2 L’équation différentielle dynamique en torsion le long d’une poutre est :
.. 2 ..
θX – cM θX = 0
t
2 GJ E
Or c M = ------- avec : G ≡ -------------------- ;
t I 2(1 + ν)
3
bh
J ≡ moment quadratique en torsion d′un profilé mince ouvert = ---------
3
2 2 3
b b ρb h
et I ≡ moment d′inertie dynamique linéique autour de X = masse linéique -----
12
- =ρbh ------ = ------------
12 12
L’équation dynamique d’explicite donc finalement :
2  2 2
.. 2 h E .. 2 h E
θ X – ----------------- ----- --- θ X = 0  c M ≡ ----------------- ----- ---
( 1 + ν ) b2 ρ  t ( 1 + ν ) b 2 ρ
3 La solution générique en torsion est θ X ( X;t ) ≡ f ( X )g ( t ) avec
g ( t ) = cos ( ω t t + ϕ ) et :

 ω t X  ω t X
f ( X ) = A cos  ---------- + B sin  ----------
 cMt   cMt 

′ ω   ω t X  ω t X 
Comme f ( X ) = -------t-  – A sin  ---------- + B cos  ----------  ,