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BUSINESS LAW
TD 4

BBA EDHEC 1
ANNÉE SCOLAIRE / ACADEMIC YEAR
2016-2017
Intervenant / Lecturer:
Catherine ARAMEL
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TD4 - L’Environnement Juridique de l’Entreprise et la Commercialité

BUSINESS LAW

A / QCM et questions :

1 - L’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations caractérise :

a) La personne juridique
b) La personne morale
c) La personnalité juridique : capacité pour une personne physique et morale à être sujet
de droits. ( existence )

2- La personnalité juridique est-elle attribuée dès la naissance ?

a) Oui pour les personnes physiques. Pour les personnes morales c’est à compter de leur
immatriculation au RCS.
b) Non

3- Que possède une personne juridique ?

a) La capacité de jouissance
b) La capacité d’exercice : aptitude à exercer ses droits
c) La capacité de jouissance et d’exercice

4- Un mineur non émancipé est frappé :

a) D’une incapacité de jouissance


b) D’une incapacité d’exercice

5- Comment s’effectue l’émancipation d’un mineur et quelles sont ses conséquences ?

Il faut avoir 16 ans révolus. La procédure s’effectue soit à l’initiative des deux parents si les
deux ont l’autorité parentale ou 1 seul s’il à l’autorisation parentale. Juge des tutelles des
mineurs au tribunal de grande instance. Pour devenir commerçant il doit demander au juge
des tutelles pour être commerçant.
Il y à des restrictions. Il ne peut pas procéder à des jeux d’argents et de voter.

6- Les personnes suivantes peuvent-elles être commerçantes ?

a) Paul est professeur des écoles : non il est fonctionnaire


b) Marine est notaire : non car officier ministérielle
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c) Pierre est dessinateur : oui


d) Victoria est députée : non car membre du parlement

 Professions libérales, les officiers ministériels, les membres du gouvernement et parlement


et personnes ayant fait l’objet d’une condamnation pénale ne peuvent etre commerçant

7- En matière commerciale, la charge de la preuve incombe :

a) Au demandeur : celui qui va en justice pour demander quelque chose

Il est énoncé dans l'article 1315 du Code civil : 


Celui qui réclame l'exécution d'une  obligation doit la prouver.
Réciproquement celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui
a produit l'extinction de son obligation.

b) Au défendeur
c) Au juge

8- Qu’est-ce qu’une procédure « accusatoire » ?

Le litige est tranché par un juge. C’est aux parties, en principe au demandeur d’apporter les
preuves.
- Le principe du contradictoire : toutes les parties doivent se communiquer leur
argumentation

9- Qu’est-ce qu’une procédure « inquisitoire » ?

Le juge doit aller chercher la preuve de sa culpabilité au nom du principe de la présomption


d’innocence. Inverse du système accusatoire. Le juge d’instruction instruit l’affaire. Il
cherche des preuves dans les deux sens ( aussi bien de l’innocence que de la culpabilité ) 
Instruction à charge et à décharge.

10- Une présomption simple  Elle admet la preuve contraire, elle peut etre contestée. :

a) Admet la preuve contraire.


b) N’admet pas la preuve contraire.
c) S’impose au juge.

Ex : dans le code civil, le mari de la femme est présumé etre le père de l’enfant.

11- Une présomption irréfragable peut être écartée  Ne peux pas etre contestée :
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a) Jamais
b) Par la preuve contraire par écrit
c) Par la preuve contraire par tous moyens
 On ne peut jamais apporter de preuves contraires

Ex : c’est la responsabilité légale des peres et meres du fait de leur enfant mineur

12- Qu’est-ce qu’un acte juridique ?

L’acte juridique est une manifestation de volonté qui produit des effets de droits. Il peut être
unilatéral (par exemple :écrire une donation, un testament ) ou bilatéral ( contrat de vente .. )
 Liens de droits

13 - Qu’est-ce qu’un fait juridique ?

Un fait juridique est un acte involontaire qui produit des effets de droits ( consequences ) mais
pas de liens de droit.

14 - Déterminez dans chaque cas s’il s’agit d’un acte juridique ou d’un fait juridique en
justifiant votre réponse :

a) Ulysse raye délibérément le véhicule de son voisin qui s’est garé devant sa porte :
Evènement volontaire qui n’est pas destiné à produire des effets de droit  Fait
juridique

b) Athéna vient de s’acheter un scooter pour aller suivre ses cours à l’EDHEC : acte
juridique : contrat de vente

c) Le robinet du lavabo d’Achille reste ouvert pendant la nuit entraînant une inondation
qui endommage le plafond du voisin : fait juridique  involontaire

d) Cassandre décède dans un accident de la route et laisse son patrimoine à ses enfants :
fait juridique

15 - Comment se prouve un acte juridique ?

 C’est par l’écrit.

- Soit l’acte authentique : émane des actes autariés


- Soit l’acte sous seing privé
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Pour un acte < 1500 euros, la preuve écrite n’est pas exigée.

16 - Comment se prouve un fait juridique ?

Par tous moyens. Pas obligé de recourir à l’écrit.  Témoignages ( attestation ecrite ), l’aveu,
un constat d’huissier.

17 - Quel mode de preuve est recevable en cas de litige entre un commerçant et un


agriculteur ?

 L’acte est mixte. ( Agriculteur  Civil )

* pour tout acte juridique > à 1 500 €, une preuve écrite est exigée

* pour les actes juridiques < à 1 500 €, tout mode de preuve est admis

Lorsque le non-commerçant prouve contre le commerçant, tout mode de preuve est admis

Entre commercants, on admet tout moyen de preuve 

18 - Madame Lamarque exploite un élevage de chèvres, et fabrique des fromages issus


de l’exploitation. A quelles conditions est reconnu le statut d’agriculteur ?

 Pour obtenir le statut d’agriculteur, il faut s’immatriculer au registre de l’agriculture. Il faut


avoir la maitrise et l’exploitation d’un cycle biologique à caractère végétal ou animal.
 Oui

19 - Quels sont les effets de l’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés ?

L’immatriculation d’une personne physique ou morale fait présumer la qualité de


commerçant.

20 - Quelles sont les obligations comptables du commerçant ?

Le commerçant, ou son expert-comptable, doit :

 Enregistrer, de façon chronologique, les mouvements (achats, ventes, etc.) du


patrimoine de l'entreprise,
 Établir une facturation dans certains cas,
 Établir la comptabilité

B/ Cas pratiques :
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1) Luke, fils unique d’un restaurateur, est marié avec Leila sous le régime de la
communauté légale. Les parents de Luke décèdent. Luke hérite du fonds et
l’exploite. Il agrandit le restaurant en s’endettant auprès d’une banque mais les
affaires sont difficiles et il ne peut faire face à ses engagements.

Quels biens peuvent être saisis par la Banque ?

La banque peut saisir les biens propres de Luke ( que l’on possedait avant le mariage ) et les
biens communs ( le fond de commerce )

2) Manon, couturière, réalise seule un chiffre d’affaires de 30.000 € par an. Elle a
pris l’habitude de compléter cette activité par la vente de tissu de rideaux
(chiffre d’affaires : 3.000 € par an)

Quel est le statut de Manon ? (Justifiez votre réponse)

Manon est artisane. Elle travaille de ses mains. Pas plus de 10 salariés. En effet, quand une
personne a une « double casquette », c’est e chiffre d’affaire plus important qui compte.

3) Monsieur Lamesson, commerçant, fabrique et distribue du matériel de pêche. Il


a créé deux contrats. Le premier, destiné à ses clients, particuliers, s’intitule
« conditions générales de vente ». Il figure au dos de ses factures. Tandis que le
second, destiné à ses fournisseurs, commerçants, s’intitule « conditions d’achat ».
Il figure sur les bons de commande. Afin de faciliter le règlement d'éventuels
conflits, il insère dans les deux contrats, une clause mentionnant « en cas de
litige, seul le Tribunal de Commerce de Lyon sera compétent ».

Monsieur Lamesson peut-il insérer cette clause dans les deux contrats ? (Justifiez votre
réponse)

C’est une clause de compétence. La clause attributive de compétence, n’est valable qu’entre
commerçants. Il peut insérer cette clause au dos de la facture de ses fournisseurs mais pas à
l’égard des particuliers.

4) Monsieur et Madame Duncan ont acquis en 2016 un fonds de commerce de


discothèque. Dans le contrat de vente du fonds de commerce de discothèque, il
était indiqué que « le vendeur s’oblige à ne pas exercer une activité similaire, dans
un rayon de 20 kilomètres et pendant une durée de 2 ans ». Cependant, l’ancien
propriétaire du fonds de commerce vient d’installer « un bar privé » et organise
également des soirées dansantes, à proximité immédiate de la discothèque des
époux Duncan. En tant qu’exploitants, les époux Duncan envisagent une action
contre leur vendeur. Qu’en pensez-vous ?
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Clause de non concurrence : doit etre limitée dans l’espace geographiquement et dans le
temps. On ne peut pas interdire à quelqu’un de travailler.

C - Expliquez :

 Le numéro SIREN : Le numéro SIREN est un identifiant de neufs chiffres attribués à


chaque unité légale. Les huit premiers chiffres n'ont aucune signification, excepté pour
les organismes publics (communes...) dont le numéro SIREN commence
obligatoirement par 1 ou 2. Le neuvième chiffre est un chiffre de contrôle de validité
du numéro. Il est attribué par l’INSEE

 Le numéro SIRET : Le numéro SIRET est un identifiant d'établissement. Cet identifiant


numérique de 14 chiffres est articulé en deux parties : la première est le numéro
SIREN de l'unité légale à laquelle appartient l'unité SIRET ; la seconde,
habituellement appelée NIC (Numéro Interne de Classement), se compose d'un
numéro d'ordre à quatre chiffres attribués à l'établissement et d'un chiffre de contrôle,
qui permet de vérifier la validité de l'ensemble du numéro SIRET.

 Le code APE : Toute entreprise et chacun de ses établissements se voit attribuer par
l'Insee, lors de son inscription au répertoire SIRENE, un code caractérisant son activité
principale par référence à la nomenclature d'activités française (NAF rév. 2). Plus
précisément, on distingue le code APEN pour l'entreprise et le code APET pour les
établissements. C’est un code servant beaucoup pour les statistiques

 Le numéro RCS : Le numéro RCS (registre du commerce et des sociétés) est un


numéro unique composé de : « RCS » ; Nom de la ville d’immatriculation de la
société ; A ou B : A pour commerçant et B pour société ; Numéro SIREN Le numéro
SIREN

 Le numéro RM : Le numéro RM (registre des métiers et de l’artisanat) est un numéro


unique composé de : Numéro SIREN Le numéro SIREN (système d'identification du
répertoire d... ;« RM » ; Trois chiffres désignant la chambre des métiers et de
l’artisanat concernée.

 Le numéro RSEIRL

D- Analyser l’arrêt suivant :


- Cass. com., 15 oct. 1991, n° 89-19281
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Cour de cassation

Chambre commerciale

Audience publique du mardi 15 octobre 1991

N° de pourvoi: 89-19281

Publié au bulletin Rejet.

Président : M. Bézard, président

Rapporteur : Mme Desgranges, conseiller rapporteur

Avocat général : M. Raynaud, avocat général

Avocats : la SCP Peignot et Garreau, M. Pradon., avocat(s)

Texte intégral

REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

Sur le moyen unique, pris en ses deux branches :

Attendu qu'il est reproché à l'arrêt attaqué (Chambéry, 20 juin 1989) d'avoir mis M. X... en
liquidation judiciaire à la suite de la liquidation judiciaire, prononcée le 2 octobre 1987, de
son épouse commerçante, alors, selon le pourvoi, d'une part, que seule la qualité de
commerçant peut justifier la mise en oeuvre des procédures collectives de redressement
judiciaire et de liquidation ; que le conjoint d'un commerçant n'est réputé lui-même
commerçant que s'il exerce une activité commerciale séparée de celle de son époux ; que, tout
au plus, la qualité de commerçant peut-elle être encore reconnue à l'époux qui s'immisce de
façon habituelle dans le commerce de l'autre ; que, dès lors, en statuant comme elle l'a fait,
sans caractériser les actes de commerce accomplis par M. X... de manière indépendante, et à
titre de profession habituelle, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision au
regard des articles 1 et 4 du Code de commerce et 2 de la loi du 25 janvier 1985 ; et alors,
d'autre part, qu'en se déterminant comme elle l'a fait, la cour d'appel a inversé la charge de la
preuve, au mépris de l'article 1315 du Code civil ;

Mais attendu qu'après avoir constaté que M. X... non seulement entretenait avec les clients du
magasin de son épouse des relations suivies et fréquentes, et avait une procuration sur le
compte bancaire du commerce, mais surtout qu'il avait conclu le contrat d'assurance du
magasin et que son nom figurait, comme celui de son épouse, dans la publicité du magasin, la
cour d'appel a pu, en l'état de ces constatations et sans inverser la charge de la preuve, retenir
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que M. X... était commerçant pour avoir, de manière indépendante, exercé des actes de
commerce et en avoir fait sa profession habituelle ; d'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi

Analyse

Publication : Bulletin 1991 IV N° 286 p. 199


Décision attaquée : Cour d'appel de Chambéry , du 20 juin 1989
Décision attaquée : Cour d'appel de Chambéry, du 20 juin 1989.

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