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Nelson Mandela, qui fête ce jeudi ses 95 ans, a effectué deux visites au Sénégal, dont la première a

eu lieu en 1962, dans le cadre d’une tournée au cours de laquelle il cherchait des soutiens à
l’étranger pour la lutte armée que le Congrès national africain (ANC), avait décidé de mener dès
juin 1961.
Mandela arrive le 1-er juin 1962 à Dakar avec son camarade Oliver Tambo, en provenance de
Conakry (Guinée), pour une visite de six jours dont il parle sur deux pages (364-365) de son
autobiographie, « Un long chemin vers la liberté » (Fayard, 1995). 

Dans la capitale sénégalaise, ‘’la grâce des bateaux de pêche très fins qui glissaient dans le port de
Dakar n’avait d’égale que l’élégance des Sénégalaises qui se glissaient dans la ville vêtues de robes
flottantes et la tête recouverte d’un turban’’, écrit Madiba. 

‘’Je me promenais sur la place du marché voisin, enivré par les épices et les senteurs exotiques. Les
Sénégalais sont beaux et j’ai beaucoup aimé notre bref séjour dans leur pays. La société montre
comment des éléments très disparates – français, islamiques et africains – peuvent se mêler pour
former une culture unique et distincte’’, ajoute-t-il dans son récit.

Il rapporte qu’en allant voir le président Léopold Senghor, son camarade Oliver Tambo, victime
d’une violente crise d’asthme, a refusé de rentrer à l’hôtel. ‘’Je l’ai porté sur mon dos pour monter
dans le bureau du président, précise Nelson Mandela. Senghor était très inquiet de voir Oliver dans
cet état et il a insisté pour que son médecin personnel le soigne.’’

Le responsable de l’ANC signale qu’on lui avait conseillé de se méfier de Senghor, ‘’car on disait
que des soldats sénégalais combattaient avec les Français en Algérie et que le président lui-même
aimait un peu trop les coutumes et les charmes de l’ancien régime’’.

‘’Dans les nouvelles nations, il y aura toujours une attirance durable pour le mode de vie des
colonisateurs – moi-même je n’en étais pas exempt’’, commente-t-il, relevant que le président
Senghor leur avait parlé de ses recherches sur Chaka et leur posa ‘’quantité de questions sur ce
grand guerrier sud-africain’’. 

Mandela et Tambo lui firent un résumé de la situation de l’Afrique du Sud et lui demandèrent une
aide pour l’entraînement de leurs soldats ainsi que de l’argent. Ce à quoi Senghor répondit ‘’qu’il
avait les mains liées jusqu’à la réunion du Parlement’’.

En attendant de s’occuper de la question, le président Senghor les envoie parler de leurs problèmes
d’entraînement militaire avec le ministre de la Justice - Gabriel Darboussier –, Mandela écrit ‘’M.
Daboussier’’. Avant de leur présenter ‘’une très belle jeune fille française’’, qui, expliqua Senghor,
serait leur interprète. Mandela se sentit ‘’gêné’’ même s’il ne dit rien.

Précis dans ses appréhensions, il ajoute : ‘’Je ne me sentais pas à l’aise à l’idée de parler de
questions très délicates d’entraînement militaire devant une jeune femme que je ne connaissais pas
et dont je ne savais pas si je pouvais lui faire confiance. Senghor a compris mon embarras car il m’a
dit : +Ne vous inquiétez pas, Mandela, les Français d’ici s’identifient tout à fait à nos aspirations
d’Africains+’’.

Arrivés chez le ministre, les deux responsables de l’ANC rencontrent des secrétaires africaines à la
réception. ‘’L’une d’elles, raconte Mandela, a demandé à la Française ce qu’elle faisait là. Elle lui a
répondu que le président l’avait envoyée pour servir d’interprète.’’ 
Après la discussion qui s’ensuivit, une des secrétaires se tourna vers Mandela pour lui demander :
‘’Parlez-vous anglais, monsieur ?’’. Il lui dit oui et elle répondit : ‘’Le ministre parle anglais, vous
pourrez discuter directement avec lui. Vous n’avez pas besoin d’interprète.’’

La jeune Française resta là pendant qu’il alla parler au ministre, qui leur promit de répondre à leurs
demandes. ‘’Au bout du compte, conclut Nelson Mandela, Senghor ne nous fournit pas ce que nous
étions venus chercher, mais il me procura un passeport diplomatique et nous paya le voyage en
avion de Dakar à Londres.’’

Madiba avait quitté clandestinement l’Afrique du Sud par le Botswana, en janvier 1962, pour aller
suivre un entraînement militaire et chercher des soutiens à l’étranger. Il a reçu un entraînement
militaire en Ethiopie et à Oujda au Maroc, près de la frontière algérienne. 

En décembre 1961, l’ANC avait reçu une invitation de Mouvement panafricain de libération de
l’Afrique orientale, centrale et australe (PAFMECSA, ancêtre de l’Organisation de l’unité africaine
- OUA), pour assister à sa conférence d’Addis-Abeba en février 1962. 

‘’Ma mission an Afrique ne consistait pas seulement à assister à la conférence ; je devais trouver un
soutien politique et financier à notre nouvelle force militaire et, plus important, des possibilités
d’entraînement pour nos hommes dans le plus grand nombre d’endroits possible sur le continent’’,
explique Nelson Mandela dans son autobiographie ‘’Un long chemin vers la liberté’’.

Il visite le Botswana, le Tanganyika (actuellement Tanzanie), le Nigeria, l’Ethiopie, l’Egypte, la


Libye, la Tunisie, le Maroc, le Mali, la Guinée, la Sierra Leone, le Liberia, le Ghana, le Sénégal, le
Soudan, passe une douzaine de jours à Londres avec Oliver Tambo, qu’il avait retrouvé à Accra.
Mandela revient en Afrique du Sud en juillet, en passant de nouveau par le Botswana, qui s’appelait
alors Bechuanaland.

Nelson Mandela est revenu à Dakar en 1991 pour une visite de trois jours (7, 8, 9 novembre),
destinée notamment à remercier le peuple sénégalais de son soutien à la lutte du peuple sud-africain
pour démanteler l’apartheid. A cette occasion, un concert avait été organisé au stade Demba Diop, à
l’initiative de Youssou Ndour.

mémoire de fin d’étude sur Cheikh Ibrahima Niass en Mauritanie:

Par Yall Mouhamadou

Chapitre : Historique sommaire de la confrérie de cheikh IBRAHIMA NIASS.

Quiconque entreprend une étude sérieuse de la confrérie de cheikh IBRAHIMA NIASS ou de la vie
de l’homme lui même, s'oblige au préalable d’évoquer la vie de cheikh AHMAD TIDJANI et de
l’histoire de la grande voie TIDJANIA dont les niassènes sont issus.
Donc pour faire connaître le mouvement de Cheikh IBRAHIMA NIASS il faut obligatoirement
mettre en relief le TIDJANISME et son histoire. Cependant c’est seulement un bref survol que nous
ferons de l’histoire du TIDJANISME et la FAYDHA TIDJANIENNE dont Cheikh IBRAHIMA est
le chef spirituel. Selon les différentes traditions TIDJANIENNE, Cheikh AHMAD TIDJANI avait
annoncé la venue prochaine de l’imam de la FAYDHA (chef du mouvement du renouveau spirituel
de la confrérie).

CHEIKH AHMAD TIDJANI:LE MAITRE DE LA CONFRERIE.

1. SA VIE ET SON EVOLUTION.


L’homme qui est à la base de cette confrérie dont un aspect nous intéresse dans cette étude
sociologique n’est autre que Cheikh ABOUL ABBASS AHMAD IBN MOHAMAD AT TIDJANI
né en 1738 à Ain Maadi (Algérie), il est issu d’une famille de Chourrefa (pluriel de cherif qui
signifie descendant du prophète)ce qui signifie dans la communauté musulmane une très grande
dignité.

Cheikh AHMAD TIDJANI grandit au fil du temps et a obtenu son diplôme coranique à un âge très
jeûne, car il était doué et avide de connaissance; c’est ce que remarque DIA OMAR dans son
Mémoire de fin d’étude: Avide de connaissance, Cheikh TIDJANI se rendit successivement à Fez,
puis à Tlémecen où il s’initia aux sciences religieuses auprès des réputés. Il visita la Tunisie,
l’Egypte et effectua un pèlerinage aux lieux saints en 1774. »(P14).

Durant toute sa vie Cheikh AHMAD TIDJANI s’est inspiré de la tradition mystique, du soufisme en
particulier. Il était reconnu par sa piété et pour son amour de la vérité basée essentiellement sur le
saint Coran et les traditions du prophète (sunna).

CHEIKH TIDJANI avait embrassé toutes les voies mystiques de son temps et dans chacune d’elle il
avait eu le grade élevé de Moqadem (c’est à dire celui qui a le pouvoir et le droit de donner le
WIRD ou oraison, celui que les soufis appellent sahib El idhn- c’est à dire qui a une autorisation
spirituelle de transmettre le secret) (sirr).
Cheikh TIDJANI n’a jamais rassemblé deux voies mystiques différentes, jusqu’au moment où le
prophète MOHAMED (paix et salut sur lui) lui est apparût c’est ce que remarque AMADOU
HAMPATE BAH en écrivant: «..Le fondateur de la voie (tariq) TIDJANI fut honoré en 1196 de
l’hégire(1782), au cours d’une de ses retraites spirituelles par l’apparition très sainte du prophète
MOHAMED. Il reçut de lui la mission occulte de pouvoir commenter les passages mystérieux du
CORAN, de la sonna et des enseignements des oulémas et des chioukhs...) au cour de sa vision, le
prophète lui avait dit : à partir de maintenant tu es affranchi de tous les chioukhs , je suis ton
initiateur. » (p230)

Ainsi le Cheikh venait de recevoir du prophète ce qui bouleversera le monde entier et permettra à
tous les « chercheurs » de Dieu de le rencontrer sans grandes difficultés. Le prophète donna encore
des secrets mystiques à son disciple Cheikh TIDJANI dans la ville d’Abou Samghoun.

Certains sceptiques soutiennent que le prophète n’est apparut à Cheikh TIDJANE que par rêve et
qu’il est impossible à un individu mort d’apparaître en chair et en os aux vivants. IL faut savoir que
dans la logique mystique rien n’est impossible ; le rationnel n’a de sens que dans notre monde
matériel et profane. Cheikh TIDJANI a bien vu le prophète, d’autres croyants ordinaires voient le
prophète n’importe où et n’importe quand. Le maître de la TIDJANIA dit clairement que c’est à
l’état de veille (yaqazatan) qu’il a rencontré l’ami de Dieu(MOHAMED)(cf. . JAWAAHIRAL
MAANI)-perles des significations - livre qu’il a publié lui même.

La confrérie naquit donc vers les années1781-1782 eu beaucoup d’adeptes au niveau local et
régional avant de se répandre rapidement dans tous les coins islamisés de la planète. La confrérie
contribua aussi à la conversion des milliers d’individus à l’islam.

Cheikh TIDJANI eu une vie mouvementée et avait rencontré beaucoup de difficultés. En effet ses
adversaires étaient jaloux de sa renommée grandissante, ses paroles désarçonnaient les plus grands
oulémas et laissaient les savants dans une perplexité grandiose. Il eut cependant de grands disciples
fidèles et très actifs parmi lesquels on peut citer : SIDI EL HAJ ALI HARAZIM,SIDI MOHAMED
IBN MICHRI,SIDI CHEIKH TAHAR,SIDI ALI TAMACINI,SIDI MOHAMED GHALI , etc.......
C’est CHEIKH MOHAMED EL HAFEZ qui a introduit la voie TIDJANIA en Afrique occidentale
en premier lieu en Mauritanie. Rappelons que Cheikh MOHAMED El HAFEZ est maure issu de la
tribu maraboutique des idaw ali ; «C’est vers 1780,écrit LERICHE , alors qu’il revenait de la
Mecque et se trouvait de passage à Fez qu’il reçoit du fondateur le Wird TIDJANI et le titre de
khalife pour les pays maures. »(in L’islam en Mauritanie : bulletin de l’IFAN tome XI janvier avril
1949,p 468).
C’est ainsi que la confrérie TIDJANE gagna cette partie occidentale de l’Afrique où apparaîtra la
future FAYDHA TIDJANIENNE annoncé par Cheikh AHMAD TIDJANI et qui selon lui donnera
du sang nouveau à la confrérie qui ne faiblira jamais.
Donc cette Faydha ou « effusion, », flux », réanimation »,....sera dirigée par un grand homme qui
par ses connaissances immenses et ses capacités spirituelles grandioses et éternelles, réunira sous
son ordre les hommes et les femmes de toutes les nationalités et de toutes les couleurs et étonnera
par ses miracles infaisables toute son époque . Et chaque jour des milliers d’individus intégreront la
voie TIDJANIA par la main de cet homme extraordinaire. C’est du moins ce que Cheikh TIDJANI
annonça avant sa mort intervenue en 1875 à FEZ(Maroc).

2:QUELQUES EXPRESSIONS DE CHEIKH TIDJANI


.
Avant de venir à la Faydha proprement dite il est indispensable d’avancer ici quelques paroles de
Cheikh TIDJANI pour mettre le lecteur directement dans le bain.Ces quelques passages que nous
avons nous même traduit de l’arabe ne relatent que superficiellement ce que Cheikh AHMAD
TIDJANI avait l’intention de faire comprendre aux disciples. Dans son livre DIAWAAHIR al
Maani , il a exposé sa théorie philosophique mystique et a relaté la vie soufie elle même .Il a
également évoqué dans ce livre ses dons spirituels mystérieux que le prophète lui a transmis lors de
ses multiples apparitions , de sa mission de guide indispensable pour tout celui ou celle qui a soif de
la divinité ; il y annonce aussi l’apparition future de l’imam de la faydha qui , avons nous dit
donnera du souffle nouveau à la voie TIDJANIE et un flux nouveau à tous ses principes.

Dans son livre, Cheikh TIDJANI a également exposé les pratiques des rituels de la confrérie ; il y
analyse le soufisme dans sa réalité, il y vante la supériorité spirituelle de sa voie sur les autres saints
de l’islam.
Il n’est pas de notre propos ici de résumer ce gigantesque livre très célèbre dans le milieu
TIDJANIEN et très méconnu du public musulman. C’est un livre que chaque marabout interprète
selon sa compréhension.

Cheikh TIDJANI a, selon lui même, plusieurs fois rencontré le prophète MOHAMED paix et salut
sur lui en personne et ce dernier a tenu beaucoup de propos qu’il nous est impossible de transmettre
ici dans leur intégralité .Nous avons tenté de traduire quelques passages de textes arabe ; nous nous
excusons cependant auprès des frères tidjaniens si nos traductions ne seront pas fidèles aux textes
originaux.

D’ailleurs toute traduction est imparfaite. « Traduire, dira l’adage, c’est trahir ».
Une des caractéristiques des soufis est que leur expérience ne peut être vécue par tout le monde,
pourquoi ? Alors FAOUZI SKALI apporte sa réponse: « Le soufisme se présente avant tout comme
une expérience spirituelle vécue intérieure, dont le domaine se trouve au delà de ce qui peut être
appréhendé par la raison ou les sens physiques. Ce n’est que dans une étape ultérieure faisant suite à
une réalisation spirituelle que certains soufis se servant d’un langage symbolique et métaphorique
transcrivent leur expérience sous une forme verbale ». (p7)

Voici quelques traductions choisies:

CITATION:1 Le patron de l’existence (Prophète MOHAMED) m’a informé que je suis le pôle
occulte (qutb al maktuum), il me l’a dit face à face, à l’état de veille et non à l’état de sommeil ».

CITATION: 2 Si seulement je révélais ce que Dieu m’a fait connaître au public, les hommes de la
haute et grande connaissance divine comploteront contre moi pour me tuer ».

CITATION:3 « Dieu m’a donné ce qu’il n’a donné à personne parmi les saints ; c’est une
providence, une grâce de Dieu, mais ce n’est pas par ce que j’ai droit à tout cela, ce n’est pas par ce
que je mérite plus que les autres mais c’est seulement une faveur divine. »

CITATION:4 Si je dévoilais une seule vérité parmi les vérités de la salaatoul fatihi(prière ouvrante)
les grands saints de l’islam me tueront. »

REMARQUE : La prière dont il est question ici est celle récitée par les disciples tidjaniens dans
leurs oraisons ; soit pour l’initiation confrérie soit pour les prières quotidiennes après l’épreuve
initiatique.
Voici une traduction d’AMADOU. H. BAH de cette prière:
« Ô Dieu ; répands tes grâces et ta paix sur notre seigneur MOHAMAD, celui qui ouvre ce qui était
fermé, qui clôt ce qui a précédé;
Qui fait triompher la vérité par la vérité,
Et qui guide sur le chemin de la rectitude (voie droite),
Et (répands tes grâces) sur sa famille,
Selon la mesure qui lui est due,
(mesure) immense. »(p231)

CITATION 5:Les plus grands pôles (aqtaab) de la umma(communauté musulmane)n’atteindront


jamais les degrés et les échelons spirituels élevés de mes compagnons , Car Dieu nous a donné cette
faveur malgré eux. »

CITATION 6: Personne parmi les grands saints n’espèrent atteindre les degrés spirituels élevés que
Dieu nous a promis ; les plus grands Qutb (pôles) n’auront pas ces choses là exceptés les
compagnons du prophète paix et salut sur lui. »

CITATION 7:Si les pôles les plus grands aperçoivent ce que Dieu a promis aux gens de cette voie
(TIDJANIA), ils pleureront et diront : ô seigneur vous n’avez rien donné aux autres, ô seigneur
vous nous avez négligé et délaissé, etc.... »

CITATION 8: Un grand homme apparaîtra dans la confrérie, il ne sera pas connu je jure au nom de
Dieu, ni dans ce monde, ni dans l’autre. »

REMARQUE: Tous les gens de la faydha tidjaniènne sont convaincu que l’homme dont il s’agit
n’est autre que Cheikh IBRAHIMA NIASS , qui par ses connaissances et ses dons miraculeux a
dépassé le simple cadre de la raison humaine.

CITATION 9: « J’ai été propulsé subitement dans la présence divine invisible(Ghayb),alors mon
commencement devint ma fin et ma fin mon commencement , mon tout se transforma en ma partie
et ma partie en mon tout ; je devenais lui et lui devenait moi , là où c’était lui et non moi. ; à ce
moment unique si on me posait mille questions parmi les plus difficiles j’en répondrais par une
seule réponse satisfaisante pour toutes ; car je ressemblais justement à une lampe , si toute la ville
allumait leurs lampes de la mienne cela ne diminuera rien de ma lumière. Et Dieu merci. »

CITATION 10: « Si les connaisseurs de Dieu (aarifuun) entendent ce que le bon Dieu me dit parmi
un secret des secrets Mohamadiènne , ils se révolteront contre moi et me tueront. »
CITATION 11: « Le seigneur de l’existence (Mohamad) paix et salut sur lui nous a assuré que celui
qui nous insulte et persiste dans sa position d’impolitesse sans se repentir, mourra mécréant et ira en
enfer. »

CITATION 12: « Et celui qui par illusion croit que le prophète Mohamad (paix et salut sur lui) a
interrompu ses flux spirituels en vers sa communauté par ce que mort comme les autres, a vraiment
ignoré le vrai degré divin de Mohamad le prophète, et a manqué de respect à son égard ; d’ailleurs
un tel type risque de mourir mécréant s’il ne quitte pas rapidement cette mauvaise considération. »

CITATION 13: « L’intention de l’homme est victorieuse sur toutes les créations de l’existence , et si
cette intention forte se dirige sur un objet qu’elle désire posséder et qu’elle s’attache fermement sur
cette décision , sans douter de la possibilité de la réalisation de cet objectif , sans retour en arrière,
sans découragement et étant convaincu ainsi que rien ne l’arrêtera ou bien la mort , alors l’homme
atteindra son but même si ce qu’il veut se trouve au de là du trône de Dieu. »

REMARQUE: Ces quelques bouts de phrases que nous avons sélectionné ne représentent qu’une
petite partie de ce que Cheikh AHMAD TIDJANE a réellement écrit sur le soufisme et surtout sur
la Faydha Tidjaniènne.Il faut savoir qu’il a beaucoup écrit sur tout ce qui concerne les doctrines
ésotériques et exotériques de l’islam . Nous vous renvoyons à son livre JAWAHIR AL MAANI(les
perles des significations) .

3:LE TIDJANISME OU LA VOIE DES VOIES

Cheikh AHMAD TIDJANI a bien montré dans son livre les avantages que sa voie a par rapport aux
voies des autres saints de l’islam. C’est pour ces raisons que celui qui s’initie à la voie TIDJANE ne
peut en aucun cas en sortir pour intégrer une autre voie mystique.
Cette condition fait partie des conditions primordiales de validité de l’adepte dans la voie
TIDJANIA.
Il est importent de remarquer que les saints de l’islam n’ont pour but et pour rôle que de guider
spirituellement les adeptes dans la bonne voie celle qui mène directement à la connaissance de Dieu
la fin suprême de tout processus initiatique mystique.
La voie TIDJANE a cependant ces caractéristiques spécifiques, elle est différente des autres voies
mystiques de tous les temps: « Parmi tous ceux qui reçurent la mission de guider la communauté
musulmane, Cheikh TIDJANE instaura l’une des voies les plus éclectiques, par ce qu’elle
représente la somme ou la quintessence de toutes les tourouq pluriel de tariqa-voie-)qui l’ont
précédé depuis l’apparition de l’islam. », écrit AMADOU .H. BAH (p230)

Le disciple TIDJANIEN qui accepte toutes les conditions de validité appelées (chourout aç-çiha)
doit ensuite strictement observé les enseignements de son Cheikh aimer ses attributs, les suivre afin
de se perfectionner dans la voie. Les conditions de perfection dans la voie sont appelés (chourout al
kamal).
Celui qui viole l’une des lois dictées est immédiatement exclu de la voie ne serait- ce que
spirituellement, ne sera pas parmi les saints et tous les malheurs lui surviendront.

La supériorité spirituelle de Cheikh AHMAD TIDJANI sur les autres soufis de l’islam, ainsi que
celle de sa voie sur les autres voies est expliquée par plusieurs faits.
Evoquer ces différents faits ici dépasserait le cadre stricte de notre travail qui pour le moment se
limite aux quelques aspects du soufisme de Nouakchott du côté des disciples de Cheikh
IBRAHIMA NIASS. Cependant au fur et à mesure que le lecteur avancera les faits se préciseront
d’eux mêmes...
D’ailleurs AMADOU .H. BAH, écrit dans ce cadre ... « ...Cette mission fait du Cheikh AHMAD
TIDJANI un pôle, une grande figure de l’islam, sa TARIQA joue dans l’islam le rôle que l’islam
joue parmi les religions, c’est dire que le fondateur de la TIDJANIA occupe parmi les saints la place
que MOHAMED occupe parmi les prophètes. »(p230)

Comme pour les musulmans, l’islam contient en lui toutes les valeurs des religions révélées avant
lui, en les récapitulant. Pour les tidjaniens aussi le TIDJANISME récapitule toutes les voies des
saints qui ont précédé Cheikh AHMAD TIDJANI.
Le tidjanisme , ainsi que toutes les voies des autres saints de l’Islam se basent le plus souvent sur le
Coran ou sur les traditions du prophète MOHAMED ( PSL)

Les litanies et les enseignements des voies ne sont qu’une insistance sur certains versets coraniques
qui autorisent l’homme à se repentir de ses péchés multiples, d’évoquer le nom de Dieu sans arrêt
pour se débarrasser des passions et des pulsions qui souillent l’âme.
C’est donc dans le but de sortir l’homme des prisons de son propre moi ( nafs ,hawa ,.. ) et le guider
ainsi vers la connaissance suprême de Dieu qui est lui même la finalité de toute créature .

Et CHEIKH IBRAHIMA NIASS dit à propos de cette voie les vers de ce poème :

¨¨la voie TIDJANIE est la meilleure des voies


¨¨est sauvé celui qui s’y précipite ou qui la rejoins,
¨¨c’est en effet psalmodier le nom de Dieu et prier sur
¨¨MOHAMED , nous nous repentons devant Dieu le très haut.
Les voies de tous les saints canalisent les hommes vers la connaissance de Dieu.

CHEIKH IBRAHIMA NIASS poursuit plus loin en disant:

¨¨les voies des saints connaissant et respectueux des lois,


¨¨conduisent les hommes vers le meilleur;
¨¨qu’elle soit celle de JEYLANI
¨¨que ca soit celle d’ALI CHAZZALI AR-RABANI ( le divin) .

CHEIKH IBRAHIMA NIASS veut dire ici que toutes les voies des saints mènent à la divinité, mais
la voie TIDJANIE est le raccourcit le plus sûr, étant la dernière venue elle est celle qui récapitule
toutes les voies soufis précédentes. C’est justement la place que l’Islam occupe parmi les autres
religions comme le Christianisme, le Judaïsme, etc...
Cependant ces dernières conservent leurs valeurs, la dernière-née, n’est venue que pour donner du
flux nouveau aux précédentes.

4 : LES PILIERS DU TIDJANISME

Nous ne pouvons pas parler de CHEIKH IBRAHIMA NIASS sans évoquer brièvement le wird
TIDJANI lui même qui est la première richesse des niassènes d’une manière générale.
Le wird est édifié sur trois Piliers que sont le LAZIM , la WAZIFA , TAHLIL.

A- LE LAZIM : Comprend trois récitations:

a) 100 fois la formule astaghfirul Allah)-Pardon Dieu-


b) 100 fois la prière ouvrante (salatul fatihi)
c)100 fois la formule (laa ilaaha illa Allah)il n’y a de divinité que Dieu.
B-LA WAZIFA : comprend quatre récitations:

a)30 fois la formule (astaghfirul Allah elle zii laa ilaha illa huwa al hayyu al qayuumu)Je demande
pardon à Dieu , l’immense , celui en dehors de qui il n’est point de Dieu le vivant ,l’éternel.
b) 50 fois la prière ouvrante(salaatul fatihi)
c) 100 fois la formule laa ilaaha illa Allah il n ’ ya de dieu que Dieu lui même.
d) 12 fois la prière de la perle de la perfection (jawhara tul kamaal).
Voici une belle traduction de HAMPATE Bah de cette prière qu’on ne doit réciter qu’avec une
grande pureté corporelle.(Celui qui n’a pas fait ses ablutions doit remplacer la récitation de cette
prière par celle de la salaatul fatihi <20 fois >.

PERLE DE PERFECTION:
« Ô Dieu répands tes grâces et ta paix,
« Sur la source de la miséricorde divine, étincelante comme,
« le diamant, certaine dans sa vérité, embrassant
« le centre des intelligences et des significations,
« (sur)la lumière du monde,(celle)qui est fait et fait être
« la lumière adamique primordiale,
« (sur)celui qui possède la vérité divine,
« (sur)l’éclair irradiant les nuages porteurs de pluies et les vents
« qui remplissent tout ce qui se présente (à eux)
« Depuis les vastes océans jusqu’aux plus petits réceptacles,
« (sur)ta lumière brillante dont tu remplis ton univers
« (lumière) qui contient tous les lieux des lieux,
« ô Dieu ; répands tes grâces et ta paix
« sur les sources de la vérité à partir de laquelle
« se manifestent les tabernacles des réalités (divines).
« (sur) la source directe des connaissances
« ta voie la plus complète et la plus droite
« ô Dieu ; répands ta grâce et ta paix
« (sur ) le trésor incommensurable
« ton effusion de toi (émanation) vers toi
« (sur) le cercle de la lumière sans couleur,
« ö Dieu ; répands tes grâces et ta paix sur lui et sa famille
« D’une grâce par laquelle tu nous le fasses connaître »(p 234-235).

C-LE TAHLIL: (appelé aussi prière du vendredi soir), comprend:

a)3 fois la formule (astaghfirul Allah ellezii.....etc..)


b) 3 fois la prière ouvrante (salaatul fatihi)
c)1500 fois la formule(laa ilaaha illa Allah),ou bien continuer sans limite jusqu’au coucher du soleil
si les adeptes sont en groupe par exemple.

Toutes ces prières sont à réciter correctement chaque jour matin et soir selon l’enseignement du
Cheikh(Maître).

Le LAZIM est récitée deux fois par jour :le matin juste après la prière d’El fajr(aurore) et l ‘après
midi juste après la prière de l’asr(coucher du soleil)-cependant le LAZIM est une prière strictement
individuelle et ne peut être récitée en groupe.

La WAZIFA quant à elle est récitée une fois par 24 HEURE, il est cependant souhaitable de la
récitée juste après le crépuscule de préférence en groupe .Cheikh TIDJANE exhortait les disciples à
ne jamais la rater et de la pratiquer en groupe .CHEIKH IBRAHIMA n’a jamais cessé de conseiller
par ses lettres tous les disciples de respecter les horaires de la WAZIFA dans la Zawiya la plus
disponible. Il ajoute que celui qui la récite seul alors qu’il pouvait la faire avec les autres tidjaniens
n’a pas accompli son devoir de disciple sérieux ; ce qui pourrait dire une négligence donc une
éventuelle expulsion de la sainteté soufie.

Le TIDJANISME ne se limite pas seulement aux récitations monotones des prières, au contraire
c’est tout un art de vie et de discipline, de moralité qu’on enseigne aux fidèles. Nous verrons plus
loin que beaucoup de bons comportements sont imposés aux tidjaniens qu’ils soient niassens ou
pas.

Le TIDJANISME a évolué des années dans une attente de l’homme que CHEIKH TIDJANI
prédestiné.
Le maître de la confrérie a cependant donné des indices qui permettront de reconnaître l’IMAM DE
LA FAYDHA. Les assoiffés de Dieu et de mysticisme n’ont jamais arrêté leur recherche et à chaque
fois qu’un TIDJANIEN s’élevait dans les grades, ils l’approchaient pour voir si les signes de
Cheikh TIDJANI se retrouvaient en lui.
Cette raison poussa certains grands tidjaniens à prétendre être l’imam tant attendu; parmi les
revendicateurs on peut citer :EL HAJ OMAR TALL, HAJ ABDALLAH OULD HAJ, MOHAMAD
EL HAFEZ OULD KHEIR EL ALAWI, .......

A chaque fois qu’un saint TIDJANIEN constatait chez lui un nombre importent de disciples, il
déclarait publiquement qu’il est certainement l’homme de la FAYDHA TIDJANIENNE. Mais le
plus souvent quelques signes faisaient défaut dès que la communauté tidjanienne demandait des
justifications sur de telles déclarations.

Cheikh AHMAD TIDJANE avait bien dit que l’imam de la Faydha sera investi de cette mission à
l’âge de trente ans, ensuite il réunira sous son ordre un nombre illimité de disciples de toutes les
races et de toutes les catégories sociales et de toutes les langues .....Ce sera un homme qui donnera
du flux nouveau à la confrérie et la replacera dans sa vraie position élevée qu’elle doit toujours
occuper dans le monde musulman ; c’est à dire celle de faire connaître aux individus leur vrai
réalité(Dieu), celle d’éduquer les masses dans la bonne conduite morale, intellectuelle et
spirituelle....
Cet homme apparaîtra à un moment critique de l’histoire du monde, un moment ou des crises
sévissent sur tous les plans(spirituel surtout , mais aussi économique , sociale , politique ,
idéologique , moral , culturel,...)

CHEIKH IBRAHIMA NIASS: L’HOMME PREDESTINE

1:SA VIE ET SON EVOLUTION:

CHEIKH IBRAHIMA est né le jeudi 15 du mois de rajab en 1320 (hégire),soit 1900 Après
JESUS ,à Tayba niassène village de son père au centre du SENEGAL. El haj ABDOULAH NIASS,
son père est un grand moqqadem(maître spirituel) de la TIDJANIA reconnu par tout son milieu
comme étant le Propagateur de l’islam dans le Diolof(région jadis très païenne).

Sa mère AISSATA IBRAHIMA est reconnue pour sa piété et sa soumission aux ordres religieuses
de son mari.Après plusieurs mouvements de déménagements liés aux problèmes rencontrés avec
certains marabouts locaux et certains colons présents ; la famille se réfugia en GAMBIE avant de
revenir s’installer définitivement à KAWLAKH en 1910. le jeune IBRAHIMA évolua ainsi dans
une famille TIDJANIEN reconnu par sa mission de propagation de l’islam, et bénéficia ainsi d’une
éducation spirituelle et religieuse sans égale.

C’est son père qui se chargera de son enseignement du Coran d’abord qu’il maîtrisa dès l’âge de 15
ans ,ensuite il l’initia aux différentes sciences ésotériques et exotériques dans lesquelles il manifesta
un intérêt primordial et termina brillamment ses études à la fleur de l’âge .DIA OMAR écrit dans
son Mémoire de fin d’étude: « Intelligent et animé d’une volonté sans faille , il prit vite goût à
l’étude des traditions du prophète (hadith),de la théologie(tawhid),du mysticisme(tassawuf),de l’art
de l’exposé(bayaan),de la logique (mantiq) , de la littérature arabe, etc. ....
A l’âge de vingt ans, il avait acquis un certain nombre de connaissances religieuses au point
d’éblouir par son savoir les disciples de son père qui se demandaient parfois si on ne lui inculquait
pas quelques connaissances à leur insu. »(1)
Cheikh IBRAHIMA NIASS faisait beaucoup de miracles depuis son jeune âge, il avait en effet par
plusieurs reprises, selon les traditions populaires étonné sa propre mère, sa famille, ses compagnons
de jeu, etc. ....Il est possible d’écrire un livre sur les prodiges de CHEIKH IBRAHIMA.
Il faut savoir que tout Wali dans la voie soufie a des « dons divins » et des pouvoirs occultes
incroyables; ces phénomènes appelés Karaamat al awliyaa peuvent se manifester dès la naissance
du dit saint et peuvent continuer de se manifester même après la mort du wali.
Les miracles ne sont pas terminés avec le dernier Prophète, comme le soutiennent certains
sceptiques proches des idées LEIBNIZIEENES. Les saints de l’islam jouent le rôle du prophète
MOHAMED et peuvent comme ce dernier faire des miracles qui ne relèvent ni du fantastique ni de
la magie folklorique ; mais uniquement dans le but de la foi.
Il faut toujours s’attendre à n’importe quel moment de l’histoire à l’émergence d’un homme qui
porte en lui ce que les prophètes ont toujours porté dans leur for intérieur. Les soufis sont unanimes
sur ce fait et l’homme de ce genre est appelé SAAHIB EL WAQT(propriétaire du temps),ou QUTB
ZAMAAN(pôle de l’époque), etc.,....

Le CORAN lui même donne des exemples sur ces genres de personnalités extraordinaires;(cf. la
sourate XVIII, verset 65), c’est un des versets qui relate la rencontre de MOISE avec KHADIR
(personnage mystérieux qui dans le vingtième siècle a été rencontré par certains mystiques soufis).
l’homme dont il s’agit est un personnage spirituel qui ne peut jamais mourir ;on peut pourtant
l’enterrer après son éventuel décès, mais il faut savoir qu’il est permis à un saint de « sortir » de sa
tombe et de répondre aux appels ou de voler au secours de leurs fidèles disciples quelques part dans
le monde.

CHEIKH IBRAHIMA grandit donc dans son milieu purement religieux islamique d’obédience
tidjaniènne. Son père, son unique maître l’initia à des épreuves dures d’apprentissage dans les
différents domaines de la vie. Et lui donna une éducation exemplaire.Son père était un grand
TIDJANIEN, très mystique on lui attribue certains prodiges dignes d’éloge, mais il était d’une
simplicité légendaire et entretenait de bonnes relations avec tous les chefs religieux et surtout avec
les tribus maraboutiques de la MAURITANIE et notamment les idaw alites.

ABDOULAH NIASS donna à l’ensemble de ses fils une éducation religieuse capitale, après sa mort
en 1922, son fils aîné MOUHAMADOU NIASS prit la direction de la famille et continua les
actions de formation spirituelle des adeptes à la place de son père.
Cheikh IBRAHIMA s’est initié à la voie TIDJANIA par plusieurs moqqadems et cela a une
importance capitale pour les mystiques et d’autant plus que ces initiations ont eu lieu en dehors du
temps lui-même. Il est impossible pour nous ici d’évoquer ces initiations extraordinaires.

Chez les soufis l’initiation a toujours un caractère généalogique importent ; et chaque disciple
mystique a son « donneur de wird » qui représente en quelque sorte à son père spirituel .C’est une
chaîne spirituelle qui remonte de maître en maître jusqu’au fondateur de la voie qui a comme maître
le Prophète MOHAMED paix et salut sur lui.

CHEIKH IBRAHIMA NIASS a quant à lui plusieurs chaînes spirituelles parmi lesquelles on peut
énumérer les suivantes:

1-CHEIKH AHMAD TIDJANI(le maître suprême).


CHEIKH MOHAMAD EL HAFEZ
CHEIKH MOHAMED BEDDI
CHEIKH AHMED
CHEIKH ABDALLAHI EL ALLAWI
CHEIKH IBRAHIMA NIASS

2-CHEIKH AHMAD TIDJANI(le maître suprême).


CHEIKH MOHAMAD EL HAFEZ
CHEIKH MOHAMED
CHEIKH AHMED BEN BEDDI
CHEIKH MOHAMED EL KEBIR
CHEIKH IBRAHIMA NIASS

3-CHEIKH AHMAD TIDJANI(le maître suprême)


MA’ZUZ
GHALI IBN MOUSSA IBN MA’ZUZ
CHEIKH IBRAHIMA NIASS

4-CHEIKH AHMAD TIDJANI (le maître suprême)


CHEIKH MOHAMED EL HAFEZ
CHEIKH AHMED BEN MOHAMED EL HAFEZ
CHEIKH MOHAMED SAID BEN AHMED
CHEIKH IBRAHIMA NIASS
5-CHEIKH AHMAD TIDJANI(le maître suprême)
CHEIKH MOHAMED EL HAFEZ
CHEIKH MOHAMED BEDDI
CHEIKH IBRAHIMA NIASS

Ces différents rameaux rattachent CHEIKH IBRAHIMA au maître suprême de la confrérie qui
avons nous dit a reçu le wird du Prophète MOHAMED paix et salut sur lui.
Cependant, CHEIKH IBRAHIMA NIASS, soutient dans certaines de ses lettres qu’il a par plusieurs
reprises rencontré face à face son Maître AHMAD TIDJANI dans ses recueillements spirituels.
Nous savons que dans la logique soufi cela n’est pas impossible même si entre les deux hommes il y
‘a un écart de plus de cent ans. Le temps et l’espace n’existent pas chez les soufis .Les mystiques
ont leur temps et leur espace en dehors de notre temps «spatial» et de notre espace temporel.
D’ailleurs Cheikh IBRAHIMA ne disait il pas dans ses déclarations miraculeuses atemporelles:
« J’ai vu de mes yeux clairement en veille le Prophète MOHAMED à Paris; Ce lieu est-il sa place?
»
Cheikh IBRAHIMA dit qu’il cache des réalités qui, si seulement il les dévoilait, les hommes de son
temps le tueront. Nous aussi nous ne pouvons tout dire dans ce travail ; et malgré les efforts que
nous fournissons nous ne traiteront que superficiellement certaines réalités mystiques du CHEIKH.

Ainsi donc, CHEIKH IBRAHIMA, évolua dans un milieu religieux mais qui n’arrivait pas à le
comprendre; les disciples de son père remarquèrent cependant très vite son intelligence suprême et
sa grandeur intellectuelle devant son frère aîné chargé pourtant de les encadrer tous.
Dia OMAR écrit: « Désormais , la plupart des disciples préféraient attendre la séance de
tafsir(exégèse) que dirigeait IBRAHIMA pour se faire expliquer leurs leçons et on entendait
couramment dire: < il explique mieux que le khalife >;ainsi son prestige commençait à s’agrandir
au sein de la ZAWIYA au point d’éclipser celui de son frère. Un disciple (OMAR FAYE), demanda
un jour au Cheikh de lui renouveler son Wird.... »
Après cet événement le Khalife se sentit offenser et interdira à CHEIKH IBRAHIMA d’enseigner
les disciples; ainsi donc la jalousie s’instaura entre les frères et les querelles commencèrent....
Mais le problème réel ne commença que lorsque le CHEIKH proclama en plein nuit de cérémonie
de commémoration de l’anniversaire de la naissance du Prophète, qu’il était l’IMAM de la
FAYDHA TIDJANIEENE tant attendu et que tout celui qui voulait avoir les secrets du Prophète
doit obligatoirement le suivre et se soumettre à ses lois ...
Ces déclarations et les problèmes qui s’en suivront contraindront finalement le CHEIKH à quitter la
Famille pour se retrouver à KOSSI (en campagne) où beaucoup de disciples l’y regagnèrent.
C’est dans cette localité que commença réellement le mouvement de la FAYDHA TIDJANIENNE
proprement dite. Les premiers disciples commencèrent à découvrir les secrets réels du tidjanisme.
Certains d’entre eux y trouveront la mort à cause de la « lourdeur » des flux divins de la première
vague mystique tidjaniènne niassienne. Le JAZB(extase ) causé par le ZIKR (invocation du nom de
Dieu) entretenait les nouveaux disciples dans les réalités divines.

L’invocation incessante du nom de Dieu par le verset CORANIQUE « LAA ILAAHA ILLA
ALLAH »il n’ya de dieu que DIEU), était quotidienne et permanente à KOSSI et indiquait ainsi
l’apparition de la FAYDHA TIDJANIENNE.
Déjà en 1927 Cheikh IBRAHIMA avait annoncé dans un long poème l’apparition future de la
FAYDHA et exhortait les gens à se préparer et à vider les impuretés de leurs cœurs afin que les flux
divins trouvent leurs places:
« Viendra très prochainement la Faydha tidjanienne,
« Préparez vous et videz donc vos cœurs des souillures
« Je vois la Faydha versante et ruisselante comme une source
« Mais ne trouve devant elle que peu d’âmes larges et capables de contenir ses secrets....1

Parmi les premiers disciples de CHEIKH IBRAHIMA, il convient de noter les plus remarquables et
qui joueront par la suite un rôle importent dans le mouvement de leur Maître.
On peut citer par exemple:
SERIGNE MBAYE, MAME ABDOU NIANE , OUSMANE N’DIAYE , CHEIKH OMAR TOURE
, IBRA FALL , EL HAJ ALIOUNE CISSE (qui sera le bras droit du Cheikh et son premier khalife à
sa mort en 1975),BABACAR NIASS ,MOHAMED JEYNABA (frère cadet du Cheikh) ,ELIMANE
NIASS ....et les mauritaniens suivants CHEIKH MOUHAMEDDOU OULD NAHWI,CHEIKHANI
OULD TOLBA ,MOHAMED EL MICHRI, TIERNO AL HASSAN DEM ,TIERNO
ABDOULAYE SAKHO ,.....etc... Nous reviendrons sur les disciples mauritaniens dans les
prochaines pages.

Il existe aussi des disciples djinns (des êtres spirituels invisibles) certains témoignages attestent
cette réalités; et le Cheikh lui même en faisant l’éloge de la faydha Tidjanienne disait:
« Par ta Faydha ont été sauvés des êtres humains et des djinns,
« Chez les djinns aussi la faydha court, admirez ! donc ce miracle phénoménale. »
Il faut savoir que dans le CORAN, ces êtres sont considérés comme des créatures de DIEU au
même titre que les humains. Toute la sourate 55 (le très miséricordieux), et d’autres versets
CORANIQUEs en témoignent. Parmi les premiers disciples djinns de CHEIKH IBRAHIMA, on
peut citer: N’DIOUMA , NAFAAQA , NIIRA, etc.....
On raconte que lors d’une récolte d’arachide des gigantesques champs d’arachides du CHEIKH,
tout le monde a entendu les voix des djinns qui répondaient à l’appel de leur Maître IBRAHIMA
qui les remerciait au même titre que les disciples humains d’avoir terminé en si peu de temps de
travaux aussi pénibles.

2: LA CREATION DE MEDINA BAYE NIASS (village de IBRAHIMA NIASS dit BAYE

Après plusieurs difficultés avec sa famille parentale qui paraît-il était jalouse de sa renommé
grandissante, Cheikh IBRAHIMA alla créer son village personnel à quelques kilomètres de
KAWLAKH, village auquel il donnera le nom de MEDINA imitant ainsi Le Prophète MOHAMED
qui lui aussi avait dans les mêmes circonstances quitté La MECQUE pour se réfugier à YATHRIB
qui deviendra par la suite MEDINE.

Cheikh IBRAHIMA Niass dit BAYE fonda lui aussi sa propre MEDINA qui était pour tout le
monde un lieu sacré dans lequel les disciples se sentaient plus libres dans leur devoir religieux de
mystiques assoiffés de Dieu. Ils y évoquaient très fort le nom de DIEU sans se gêner et sans gêner
personne puisqu’ils leur étaient interdits de le faire à Kawlakh chez le Khalife et ses disciples.
Au début de la création de cette localité, tous les disciples étaient pris en charge par le CHEIKH lui
même qui les nourrissait et les protégeait.
Aujourd’hui Médina Baye est une grande agglomération moderne équipée de toutes les
infrastructures nécessaires et au centre duquel se dresse la grande mosquée et ses hauts minarets que
le voyageur mystique aime contempler à l’approche de la ville.
Et chaque année pour ne pas dire chaque semaine voire chaque jour des milliers de disciples s’y
rendent à l’occasion de l’anniversaire de la Naissance du Prophète(Gammou), des prières de
Vendredi ou pour le simple plaisir d’être près de l’IMAM de la FAYDHA TIDJANIENNE et
bénéficier de sa baraka......

Il est également recommandé à tous les disciples vivants hors de la ville d’y aller après la
TARBIYYA(initiation confrérie) dans le but de mieux connaître la valeur spirituelle de la confrérie
et prendre les comportements des saints comme référence.

A propos de Médina de BAYE son fondateur disait les vers suivants:


« ...Et s’y déversa le secret de la ville du Prophète(Médina)
« tout ce qui est impur sera écarté sans doute très loin.... »

CHEIKH IBRAHIMA veut dire exactement que le secret de la ville du prophète s’est répandu dans
sa médina et que les hypocrites, les sceptiques profanes et les gens de mauvaise foi en sont
définitivement exclus et ne peuvent jamais y rester.
Cette ville sacrée au centre du SENEGAL est devenu la capitale du tidjanisme réel et un lieu de
rencontre des disciples de toutes les nationalités et de toutes les couleurs comme l’avait si bien
prédit Cheikh TIDJANI à propos de sa FAYDHA.

CHEIKH IBRAHIMA ou l’homme Engagé et international

CHEIKH IBRAHIMA NIASS est le marabout qui marqua profondément son siècle, c’était un
homme engagé sur tous les plans, il était très ouvert, correcte, intelligent, conscient des problèmes
de son époque, sensible au sort du tiers monde et du continent africain en particulier .C’était un
homme traditionnel et moderne, mystique mais présent et capable de tout régler, aidait tous les
pauvres et nécessiteux.

IL apporta une contribution non négligeable à l’émancipation des masses, à la décolonisation du


tiers monde et à la propagation de bons comportements moraux, intellectuels et religieux,...etc...

Il convertit à l’islam des milliers d’individus non pas par le sabre, la violence ou le contrainte, mais
par le biais de ses dons intellectuels et par l’esprit de dialogue qu’il a, mais aussi par ses miracles
interminables.

Il est considéré comme un des rares marabouts qui acceptent d’enseigner leurs disciples, d’être
dérangé à tout moment pour des questions de tout ordre : religieuses, économiques, politiques,
psychologique, sociales, etc. ,....
En plus de ses attributs de soufi exemplaire, Cheikh IBRAHIMA soignait toute sorte de maladies et
même les maux les plus dangereux et les plus compliqués; en effet il avait le pouvoir de rendre la
vue aux aveugles de naissance, le langage et l’ouïe aux sourds-muets, la fécondité aux femmes
stériles , la puissance aux hommes atteints d’impuissance , il avait le pouvoir de faire pleuvoir ,
d’arrêter un violent vent , de voir de loin ,d’écouter de loin , de prédire l’avenir , etc....(1)
Cheikh IBRAHIMA était aussi un infatigable voyageur et avait finit par lier amitié avec un grand
nombre de rois, de chef d’état et de gouvernement.
Il allait surtout rendre visite à ses disciples dans des pays éloignés du Sénégal, pour leur renouveler
sa reconnaissance.
A chaque occasion de catastrophe, de problème de guerre ou de tension quelconque, il priait pour la
paix et exhortait les disciples à la patience et à l’observation stricte des enseignements de la
confrérie tidjanienne basée sur le CORAN et la SOUNNA.
Vincent MONTEIL ecrit: « IBRAHIMA NIASS voyage beaucoup, tant au Nigeria, qu’en Afrique
du Nord ou en Moyen orient, il joue un le rôle d’un ambassadeur itinérant. »(1)

A chaque fois qu’un problème se posait à l’islam, le CHEIKH prenait sa plume et apportait sa
réponse valable; il était aussi en contact permanent avec les universitaires arabes particulièrement
ceux de l’université Al azhar du Caire...
Il était tellement engagé dans les affaires politiques et diplomatiques du monde qu’il embarrassait
finalement les autorités de son gouvernement qui l’accusait d’être excessif. Il avait souvent des
différents avec le Président SENGHOR, qui l’admirait et le craignait en même; « Je sais, disait
Senghor, que vous êtes un océan mais vous ne pourrez pas me noyer.. »(2)

Contrairement à beaucoup de marabouts qui exploitent leurs disciples, en exigeant des sommes
d’argent et d’autres sortes de biens matériels, Cheikh IBRAHIMA Niass ne demandait rien aux
fidèles ; au contraire c’est lui qui réglait les problèmes des disciples, et ne leur demandait que de
respecter les enseignements coraniques et la sounna(tradition du prophète Mohamed).

Il fut le premier marabout fondateur d’une coopérative: la C.O.M.A.S (coopérative mutuelle


agricole Sénégalaise). Il aimait le travail honorable et interdisait la mendicité aux disciples.

Dans son livre: « JAWAAHIR ARRASSAIL »(Perles des messages)où beaucoup de ses lettres sont
réunies sous forme d’encyclopédie, il conseille les disciples de travailler et y donne d’autres
directives de bonnes conduites morales et physiques....

Il faut savoir aussi que malgré sa bonne réputation religieuse, Le CHEIKH avait aussi beaucoup
d’adversaires ;et ses relations avec les chefs religieux de son pays n’ étaient pas toujours excellentes
.
Ses disciples et lui même étaient couramment objet de critique de la part de leur adversaires qui les
accusaient d’être excessifs en matière d’invocation du Nom de Dieu....
Dans certaines localités les disciples ont été agressés physiquement mais le Cheikh leur exhortait à
la patience, car dit-il c’est toujours Dieu qui se manifeste pour mettre à l’épreuve la sincérité des
amoureux d’ALLAH engagés sur la voie divine.

QUELQUES ASPECTS DE SA PENSEE

Evoquer la pensée de Cheikh IBRAHIMA NIASS se révèle particulièrement difficile, car le Cheikh
est un labyrinthe, sa pensée est un océan sans rivage. En effet on ne peut savoir par où commencer
et par où finir tellement l’homme est multiforme dans son itinéraire philosophique mystique.
Les 75 livres et les milliers de poèmes et de discours qu’il a produit n’ont pas montré toute sa
pensée et ses idées mais constituent une allégorie symbolique de la réalité intérieure du Cheikh.
Nous savons quand même que chaque paroles du Marabout et chaque geste à une signification
particulière pour l’ensemble des disciples voire l’ensemble de la communauté islamique.
Aujourd’hui les disciples n’ont pas terminé les interprétations de certains passages des livres du
Cheikh et certains prétendent mieux comprendre telle ou telle déclaration du Cheikh ; C’est ce qui
est aujourd’hui à l’origine de certaines divisions au sein des disciples....
Sur le plan de la connaissance exotérique de l’islam, Cheikh IBRAHIMA niass est un excellent
savant ce qui lui a valut le titre de CHEIKH AL ISLAM(le cheikh de l’islam) ; Il était un membre
actif des organisations islamiques mondiales ;il a d’ailleurs dirigé l’une d’elle et participait à toutes
les conférence islamiques.

La gigantesque pensée de Cheikh IBRAHIMA NIASS est symboliquement exprimée à travers ses
livres et ses poèmes .Nous essayerons de résumer à notre manière ce que nous avons compris de
l’homme et de montrer brièvement l’essentiel de ce que nous avons lu dans ses livres, ses lettres, et
ce que nous avons recueillit de nos informateurs.

Le Cheikh a produit beaucoup de poèmes sur l’amour du Prophète et de Cheikh Ahmad Tidjani .Il a
aussi écrit sur la vie des saints de l’islam et de la tradition des soufis. Mais c’est surtout la Faydha
Tidjaniènne qui revient dans ses œuvres. Et il se défend beaucoup contre ses adversaires à travers
ses poèmes et souvent ironise et critique ses détracteurs. D’autres poèmes sont des prières et des
bénédictions ....etc. Cependant ses traductions du CORAN sont les meilleurs et ses interprétations
des hadiths (paroles du prophète) constituent des références inégales..

TRADUCTION DE CERTAINS POEMES CELEBRES:

POEME N° 1
« C’est dans mon berceau que j’ai reçu une révélation parfaite,
« Aussi tous les élus de l’invisible reconnaissent-ils qu’ils sont sous ma loi.
« Ils ne traversent les déserts d’EST en OUEST en direction de la Mecque que pour venir subodorer
« mon agréable odeur.
« Pourquoi pas ? Puisque ma source, par les temps qui courent est celle de Mohamed et que son «
secret circule dans mon corps et sur mon visage.
« Tous mes contemporains ont obtenu une place élevé, exceptés ceux qui détestent ma voie par ce
que « esclaves de la passion.
« (...) Je jure solennellement que seul l’homme le plus heureux m’aime et seul le plus malheureux, «
jetant feu et flamme me hait.
« Les gens sont sûrs que je suis le serviteur de Mohamed et celui qui s’attache à moi parviendra à «
joindre l’ami de Dieu.
« Je ne tiens pas ces propos à la manière d’un saint, qui en proie de l’extase profère des locutions «
théopatiques , et je ne suis sous l’effet d’aucune ivresse qui m’aurait ravi la raison.
« Mes écrits font le bonheur du genre humain et celui là ne sera jamais malheureux qui m’aura vu
ou « vu mes écritures.
« Si j’ai parlé, c’est par ce que j’en ai reçu l’ordre et cependant je tais un secret que jamais on avait
« confié à un autre (...) 1

POEME N° 2:

« L’image d ’ IBRAHIMA, restera un souvenir,


« Quand il retournera chez le seigneur, le très haut;
« C’est lorsqu’ils m’enteront sous le sol qu’ils diront:
« C’était un ordonnateur de bien, même s’il était moins rigoureux;
« Je cohabiterai avec un DIEU donateur généreux
« Dans ma tombe il donnera à son esclave ce qui a troublé le monde,
« D’ailleurs toute ma vie est signes et symbols;
« Elle sera expliquée quand cette tombe sera bouleversée
« J’étais seulement des chiffres hautement élevés et des lignes;
« Marqués dans une personnalité qui prit une forme apparente. »

REMARQUE: Cheikh IBRAHIMA Niass a écrit ce poème deux ans avant sa mort. Et ce poème est
aujourd’hui écrit en gros caractère sur un tableau et accroché dans son mausolée à MADINA Baye
dans la partie sud-est de sa grande mosquée.

POEME N° 3

« Mon heure a été clarifiée et le bien-aimé(MOHAMED) particularise;


« Et moi je suis un amoureux de taha (MOHAMED) particularisé;
« J’ai été présumé de porter le secret avant ma naissance;
« Educateur de tous les savants de Dieu et purificateur ;
« Et si les Qutb(pôles) un jour me voient de loin;
« Ils me verront et se dirigeront à moi pour accepter mes dons ;
« J’ai vu l’envoyé de DIEU et il m’a confirmé que je suis
« Son ambassadeur dans les êtres étant, je suis purifié ;
« Que soit sur lui le salut de Dieu après sa paix ;
« Ainsi qu’une famille et des compagnons élevés et particularisés. »

REMARQUE: Cheikh IBRAHIMA NIASS veut dire exactement qu’il est le khalife du Prophète
Mohamed et qu’il est au dessus de tous les saints de son temps , et que Dieu l’avait choisit avant la
création des mondes pour être le guide de tous les mourrides(disciples)
Il poursuit en disant qu’il avait vu le Prophète Mohamed qui l’avait nommé ambassadeur accrédité
auprès des créatures pour assurer chez eux une mission d’éducation et de formation spirituelle.
POEME N° 4 :
« J’ai porté en moi le secret du seau de la sainteté;
« J’ai réuni en moi la saveur spirituelle et la connaissance;
« C’est alors que chanta la langue de ma situation (haal) permanente;
« Évoquant des souffles divins du créateur;
« Ma raison se remplit et me supplia :

vendredi 11 avril 2008

Qui est Cheikh Ibrahima Niass ? (paix de Dieu sur lui)

Qui est Cheikh Ibrahima Niass ? (paix de Dieu sur lui)

Nous avons le plaisir de vous présenter le grand mystique de tous les temps, le maître
incontesté, celui qui inspire Thierno Abdallahi et de la connaissance de Dieu: Cheikh
Ibrahima Niass paix et salut sur lui.

PREAMBULE

[Cheikh Ibrahim Niass], C’est le Cheikh – le Maître – dans toues ses dimensions. [C’est le
maître accompli dans toutes les charges afférentes aux fonction d’un maître : maître de
Coran, des sciences islamiques classiques, auteur d’ouvrages, éducateur spirituel,
éducateur par le comportement quotidien dans la famille, dans le travail et dans
l’adoration]. Il est le porte-parole de son temps, la lumière de son époque, façonnée d’un
moule unique (incomparable), le lieu focal du regard divin parmi les créatures, la porte
ouverte de ceux qui souhaitent accéder à l’Enceinte scellée de Dieu, l’unique de son siècle
dans la science et dans la religion, le maître de son moment dans l’éducation spirituelle
(tarbiyya), le symbole des bien dirigés, le sceau des gnostiques du quatorzième siècle de
l’Hégire.

Il est la beauté des jours et des nuits, la preuve des gnostiques (connaisseurs de Dieu)
remarquables, la lueur de la communauté muhammadienne, le défenseur de la voie
ahmadienne, ibrahimique, la pure (il s’agit là de la voie tijaniyya conforme à la foi pure
(hanîfa) du père des croyants, le prophète Ibrahîm), la crèmes de ses hommes
majestueux. Il est l’aube des sciences et des connaissances, la somme des deux mers
des sciences et des [connaissances] puisées, la citadelle imprenable, la grotte élevée hors
de portée, la perle de la couronne des nobles véridiques, la perle centrale du précieux
collier des pôles hors pairs, le porteur du drapeau des honneurs parmi la créature, le
rassembleur des sciences dispersées parmi les grands savants çufi de la communauté, du
premier au dernier. Il est doué des beaux caractères et des saintes qualités morales
muhammadienne. Il est la limite des sciences émises par la Vérité Qui Gratifie
[haqqâniyya et wahbiyya], des connaissances divines issues de la miséricorde de Dieu
[rahmâniyya et rbbâniyya]; station qui ne saurait être décrite même avec prolixité et
loquacité, par la simple grâce et la faveur de Dieu.

Il est celui qui n’a point d’égal ni semblable, ni dans le présent ni et dans le futur, celui-là
qui s’est solidement installé sur la crête de la noblesse, de la pureté et de
l’accomplissement par le biais de l’héritage muhammadien et de l’éducation spiritelle
ahmadien khatmien [c’est-à-dire, de par la formation dans la tarîqa de Cheikh Ahmad
Tijân, le sceau, khatm, des saints]. Paré des couronnes des plus beaux joyaux de
joaillerie, il possède les indications subtiles et des instructions conduisant vers les grandes
réalisations, les expressions inspirantes.

GENEALOGIE

Il s’agit là de notre maître, notre intercesseur envers notre Seigneur, le pôle, l’unique, le
saint (rabbânî), le grand gnostique, le ferme (samdânî), Cheikh Ibrahîm Niass, fils de
cAbdallah le Tijânî, fils de Seyyidi Muhammad, fils Mademba, fils de Bakary, fils de
Muhamadul Amîn, fils de Samba fils de Ridà (RA).
[Ridà, était lui un émigré arabe, qui s’est réfugié au Jolof, pourchassé à la suite d’une
guerre sainte à laquelle il a pris part. Arrivé au Jolof, il a épousé la dame Djeyla, princesse
issue de la famille du Roi de Jolof ou Bourba Jolof. Voir plus bas, la note de Ibrahim Abu
Bakr Niass]

NAISSANCE

Il est né le soir du jeudi, quinzième jour du cinquième mois de l’année lunaire de 1320,
après l’Hégire à Tayba, village fondé par son père. Le sens du nom de ce lieu de sa
naissance [Tayba signifiant pure ; étant aussi un nom de la ville du Prophète (psl)]
préfigurait déjà de l’avenir majestueux de cet imâm majestueux.

ENFANCE ET FORMATION

Il a grandi dans le giron de son père. Ce dernier, caractérisé par la chasteté, la crainte
révérencielle, la bravoure, la vertu, une grande éducation, et par une grande dévotion, lui
appris le Coran, version warch can nâficiñ, jusqu’à la maîtrise complète.

Dès son enfance, il manifestait déjà des signes patents de réussite. Mais, il redoubla
d’efforts et ne les ménagea pas, en vue de l’acquisition des sciences classiques, celles qui
sont énoncées (mantûqa) et celles qui sont insprirées (mafhûma) (voir note 1). Il
persévéra jusqu’à atteindre les objectifs en acquérant l’expertise avérée dans toutes les
branches des sciences religieuses, en y occupant une place de premier choix, en très peu
de temps. Alors, Dieu l’établi comme une miséricorde pour ses serviteurs, comme un
avantage pour les métropolitains et pour les provinciaux.

C’est son père, à l’autorité ancrée et à la célébrité répandue, s’est personnellement chargé
de son éducation. Il reçut de ce père là, par la grâce de Dieu, les perles des utilités et le
nectar des secrets, des invocations et des us et coutumes. Par la suite, Dieu lui accorda la
grande ouverture, et lui accorda les sciences infuses [culûmuñ wahabiyyatuñ laduniyyatuñ
: sciences infuses accordées par Dieu dans sa promiscuité, sciences qu’on acquiert pas
par l’effort personnel ni par l’apprentissage]. Il ne les a apprises de personne ; plutôt, Dieu
– celui qui connaît toute chose – les lui a accordées par inspirations divines.

ENSEIGNEMENTS ET ETUDIANTS

Il ne cessa de fructifier des acquis de sa science et d’en propager les résultats, jusqu’à ce
que les foules, désireuses de sciences, affluèrent vers lui et s’inscrivèrent dans ses
écoles. Ces écoles ont formé de grands savants, vertueux, et pratiquants. Les savants
versés dans les sciences rationnelles et dans la gnose, ont témoigné de cela. Ses
bénédictions se sont répandues sur l’ensemble des frères tandis que sa position a survolé
celles de tous ses contemporains.

[Un de ses disciples, Cheikh Mustafà Guèye, ira plus loin en disant : Cheikh Ibrahima
Niass a formé des savants qu’aucune université n’a encore formé de semblables !].

ITINERAIRE DANS LA VOIE TIJÂNIYYA

Il a reçu l’autorisation dans la voie Tijâniyya de l’incomparable de son époque, la preuve


de son siècle, le zamzam [pour dire le nectar] des ses litanies [ensemble des invocations
journalières, hebdomadaires, mensuelles ou annuelles d’une voie çufi, voir [1] ], et de ses
secrets, la somme de ses lumières et invocations, son maître et père, le savantissime, le
guide parfait par l’exemple, le khalif de Cheikh Ahmad Tjânî sans le moindre doute, le
porteur du drapeau de la sa voie dans les pays de l’ouest, n’est-ce-pas lui, le guide, l’une
des sommités parmi les montagnes, le rassembleur entre les scences esxotériques
[Charîcatu : loi officielle, ou monde extérieur] et les sciences ésotériques [haqîqatu :
mysticisme ou loi interne ou réalité cachée des choses], ce qui fit de lui le meneur et guide
de la voir tijâniyya, je veux nommer El Hadj Abdallah fils de Seyyid Muhammad, que Dieu
ne cesse de l’élever vers la position la plus loué.

Puis, son âme complète et fière, calme, agréante et agrée [l’enseignement çufi distingue
septs dégrés de l’ame : l’âme (nafs) est d’abord encline au mal (aämmâratuñ bi-äl-sû-ï),
puis (lawwâmatu ), puis inspirée du bien et du mal (mulhamatu), puis apaisée
(mutmayïnnatu), puis agréante (râdiyyatu), puis agrée (mardiyyatu), puis enfin complète et
totalement accomplie (kâmila) : dans cette dernière étape, il n’y a plus de séparation entre
Dieu et l’esclave] s’enflamma d’aspirations et son souci supérieur, qui réduirait d’un seul
coup les montagnes en poussière s’il s’y était attaqué [pour dire : les plus grandes
difficultés ne résisteraient pas devant sa volonté], se dressa vers la cueillette des fruits des
sciences infuses (haqqâniyya) et des goûts malakûtî et des secrets jabarûtî [Dans
l’enseignement çufi et tijânî en particulier, Dieu possède cinq enceintes : le nâsût, le
malakût, le jabarût, le lâhût et le hâhût]. Il y atteint un point incessible à tout autre, à cause
de son élévation, dans le passé et dans le futur. A ce propos, le savantissime poète au
style délicieux, mawnâk äl-tungudî, a dit, en éloge à Cheikh Ibrahîm Niass :

qutbu äl-tijâniyyati äl-chahîru wa tâjuhâ


wa aïmâmuhâ wa jadûduhâ tîjânuhâ
dhû äl-rutbati äl-culyâ äl-latî tanhattu can-
hâ äl-cârifuna wa law samâ cirfânuhâ
wa bihi äl-charîcatu qad tamakkana sîtuha
wa bihi äl-haqîqatu samâ bunyânuhâ
kiltâhumâ lawlâhu aäqfara rasmuhâ
bayna äl-warà wa tadakdakat aärkânuhâ

Célèbre pôle et couronne de la Tijâniyya ;


Son guide ; et ses parents furent ses couronnes
Doué de la station suprême inaccessible
Aux gnostiques, même à la gnose très élevée
Par lui, la renommée de la charîca s’est fortifiée
Par lui, les fondements de la haqîqa se sont dressés
N’eût été lui, les traces de toutes les deux seraient perdues,
Et leurs piliers anéanties parmi la créature.

Ensuite, il se dressa pour le service des créatures, jour et nuit, matin et soir, au moyen des
sciences infuses et les connaissances divines.

INSTALLATION AU SOMMET DES SCIENCES.

Il monopolisa et enfourcha le Coran [enfourcher : image pour dire <<>>], les traditions du
Prophète (PSL), la littérature, l’enseignement, l’orientation, l’éloquence, la rhétorique dans
ses multiples aspects, à un tel point qu’un autre s’y sentirait comme un pique-assiette. Les
littéraires de son époque, des contrées immédiates et lointaines, ont tous témoigné de
cela. Quand il s’exprime, les maîtres arabes de l’éloquence se mettent à genoux en lui
tendant l’oreille, et qussuñ ibn sâcida devient bâqil à ses cotés. [quss, célèbre poète et
littéraire arabe. On le donne souvent en exemple de quelqu'un de très doué, devant Bâqil,
exemple d’homme plutôt insignifiant]. Il avait la maîtrise de toutes les sciences rationnelles
et les sciences transmises []. Il les manipulait à sa guise dans multiples sens, y extrayait
ses perles, à l’improviste, de ses mines.
Quant aux vérités essentielles divines et les connaissances saintes, il en fut le dépositaire,
la clé, la niche, la lanterne et le verre [termes typiques empruntés à la description
coranique de la lumière divine : Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Il en est de Sa
lumière comme d’une niche où trouve une lampe, dans un vers, le verre, comme un astre
de grand éclat …, Coran 24 :35]. Il jouissait de très nombreuses faveurs et des qualités
immenses.

SES HONNEURS ET SON COMPAGNONNAGE

Ses honneurs, ses gloires, ses bienfaits envers la créature de Dieu, de toutes sortes,
matériels et immatériels, sont si nombreux que toutes les plumes et les langues du monde
ne peuvent les énumérer. Il a tété les mamelles de la gloire, de la bonne éducation et de
l’effort librement consenti en vue de l’obtention de l’agrément de Dieu l’Affectueux et le
Gracieux, de l’assistance aux pauvres et démunis et impotents. Il persévéra dans cette
voie jusqu’à ce que sa renommée se propagea et illumina les horizons. Furent plantés
devant lui les drapeaux de la victoire, sans contestation possible. Il ne cessa, durant sa
vie, de gratifier excellence, surplus, dons et grâces, à tout instant, à tout moment.
L’écoulement de ses bienfaits et de sa générosité, et de sa bienfaisance est comme un
mouvement perpétuel de va et vient dans tous les recoins. En résumé, ses qualités sont
innombrables hors de portée de toute inspection. Les chiffres, mêmes utilisés sur toutes
les feuilles, ne sauraient y parvenir !

SON AUTORITE EN POESIE ET PROSE

Quant à son excellence en poésie (nazm), prose (nathr), en rhétorique (badîca),


allitération (aäjnâs), en éloquence (fasâha et bayân) de la plume et de la langue, ni
Sahbân ni Hasân ne sauraient rivaliser avec lui. [Sahbân bn wâyïl et Hasân sont deux très
grands poètes et littéraires arabes, donnés en exemple de sommités dans ces domaines]

SON ŒUVRE

Il a écrit plusieurs ouvrages, rapports, notes et ouvrages-réponses, importants et utiles, y


condensant les connaissances éparpillées dans textes de l’élite des imâms et guides sûrs.
On peut citer parmi ses ouvrages
1 - Kâchifu äl-aïlbâs can faydati äl-khatmi aäbî äl-cabbâs
Le dévoilement des voiles de la profusion du Sceau, Abûl Abbâs
2 - Masarratu äl- majâmici fî masâyïli äl-jâmici
La joie des assemblées à propos des questions relatives à la grande mosquée
3 - Äl-khamru äl-halâlu fî madhi sayyidi äl-rijâl
Le vin licite à propos de l’éloge du Seigneur des hommes
4 - Taysîri äl-wusûli aïlà hadrati äl-rasûl
Le rapprochement de la liaison vers l’enceinte du Prophète
5 - Tîbu äl-aänfâsi fî madâyïhi äl-khatmi aäbî äl-cabbâs
6 - Rawdu äl-muhibbîna fî madhi sayyidi äl-aârifîna
Le jardin des amoureux à propos au seigneur des gnostiques
7 - Äl-nûru äl-rabbânî fî madhi äl-sayyidi aähmada äl-tijânî
La lumière rabbanique à propos de sieur Ahmad Tijân
8 - Rûhu äl-aädabi, limâ hawàhu min hikamiñ wa aädabiñ
La quintessence de l’éducation spirituelle.
9 - Nûru äl-basari fî madhi sayyidi äl-bachari
La clairvoyance de la vision dans l’éloge du seigneur des hommes
10 - Äl-sirru äl-aäkbar wa äl-kibrûtu äl-aähmar
Le plus grand secret et le souffre rouge
11 - Tuhfatu äl-aätfâli fî haqâyïqi äl-aäfcâl
Le cadeau des enfants à propos des réalités des verbes
12 - Äl-faydu äl-aähmadî fi äl-mawlidi äl-muhammadî
La profusion ahmadienne sur la naissance muhammadienne
13 - Tabsiratu äl-aänâmi fî aänna äl-cilma huwa äl-aïmâm
Eclairage des hommes que la science est le guide
14 - Ruhu äl-hibbi fî madhi äl-qutb
L’Esprit de l’Amour dans l’éloge du pôle (qutb)
15 - Tabsiratu äl-aänâmi fî jawâzi ruwüya Tabsiratu äl-aänâmitu äl-bâriyï fî äl-
yaqzati wa äl-manâm
Eclairage des hommes sur la possibilité de la vision de Dieu, en état de veille et en état de
sommeil.

Qu’il te suffise pour preuve de son mérite, sa haute autorité, la grandeur de ses
préoccupations, son élection par le seigneur, comme le puits de breuvage de ceux qui ont
soif, le point de refuge des pèlerins aspirants, le secoureur de ceux qui cherchent
protection, le succès des nécessiteux, l’aliment de ceux qui frappent aux portes.
Considère aussi l’avènement de la fayda [profusion mystique permettant au Cheikh me
mettre en contact les disciples avec l’enceinte sacrée divine] , celle-là même qui a été
prédite par Cheikh Ahmad Tijâni, le pôle , le sceau caché, le muhammadien, le connu. Il
s’était propagé que celle-ci devait se produire à la fin des temps. Des milliers de disciples
ont atteint, par son intermédiaire, à la gnose parfaite, en témoins occulaires. Des
délégations, par groupes, lui sont venues de toute part, de toute race, ont embrassé notre
Voie, voie des grâces rabbâniques et des dons gnostiques.
Tous ceux qui ont pris ce wird précieux, ont obtenu le secours spirituel (madad) et se sont
installés dans les contrées de la gnose.

Le poète déjà cité, äl-tungudî, a dit à ce propos

Yâ khayra man zujira äl-citâqa libâbahu


Wa tanâfasat fî zawrihi rukbânuhâ
aïnna äl-khlalâyïqa fawzuha fî zawrikum
wa bi tarki zawritiha lakum hirmânuhâ
fâzat binafhatika äl-khalâyïqu wa aïftaqà
sawdânuhâ fî zawrukum baydânuhâ
hazana äl-tarîqu, aälanta limurîdikum
lâ sakhrahâ yakhchà wa lâ safwânahâ
aänta äl-aïmâmu aïmâmuha wa tabîbuhâ
khirrîtuhâ luqmânuha sultânuha
wa lâ aänta tabbacuhâ wa qaysaruhâ aänû
charwânuhâ wa najachuhâ wa khâqânuhâ

O toi le meilleur vers qui les chameaux sont dirigés vers sa porte,
Et vers qui les caravanes, en visite, se font la course

Le bonheur des êtres est dans la visite qu’ils te font

leur malheur est dans leur abandon de celle-ci

Les êtres s’épanouissent de ton souffle et,les blancs,

Suivirent les noirs vers toi,

Gardien de la Voie, tu l’as amolli pour tes disciples au point


Qu’ils ne craignent ni la pierre ni la roche

Tu es l’imâm, son imâm, son medecin,


Son guide, son luqmân, son prince

Tu es son tubbacu, son qaysar, son charwân, son najâch, son khâqân

***************

1 – Cheikh Ibrahima Niass : äl-bayân wa äl-tabyîn cani äl-tijâniyyati wa


tijâniyyîn. Traduit par l’Assise sous le Titre : Lumières sur la Tijâniyya.

Ghawâfir est pluriel de ghârif, ayant aussi le sens de maghrûf selon le dictionnaire Lisân,
qui signifie « puisé ». Ici « culûm » et « ghawâfir » signifient, à mon avis, pour «c ulûm » :
les sciences qu’on peut acquérir par l’enseignement par un maître, dites par ailleurs «
mantûqa», c’est-à-dire, exprimées ou énoncées par un maître ou un livre ; pour « ghawâfir
» : les connaissances qu’on puise soi-même, par ses efforts intellectuels, ou par
inspirations, dites par ailleurs « mafhûma », c’est-à-dire, comprises ou inspirées.

Rabbânî : relatif à Dieu. Samdânî : Eternel, absolu, vivant de lui-même. C’est pourquoi,
nous avons défini « rabbânî » par « saint » et « samdânî » par « ferme ».
La conséquence est que la lecture des ouvrages du Cheikh confère un niveau très élevé
accessible seulement à ceux qui ont beaucoup, en plus d’une compréhension très fine des
principes islamiques. La même chose est valable pour les enseignements du Cheikh en
langue wolof. Par exemple, les cassettes de commentaire du Coran , disponibles,
permettent à l’illettré d’avoir une connaissance et une compréhension profonde du Coran.
Madad : secours ou influx que le disciple reçoit de l’enceinte scellée de Dieu par
l’intermédiaire du Cheikh dont l’autorisation est authentique.

Dans ces derniers vers, le pronom <


Publié par Amadou Moussa NGAIDE à

Vie et enseignements de Thierno Abdallahi


DIA
L'adoration de Dieu est précédée par la connaissance divine

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