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Leçon n° 1

Les coordonnées géographiques


Les coordonnées géographiques
A quoi servent les coordonnées géographiques ?

Les coordonnées géographiques servent à repérer un lieu sur la


surface terrestre.
Etant donné l'étendue du globe, on a imaginé un système de
repérage simple, basé sur une sorte de quadrillage de la surface
du globe.
Tout point de la surface terrestre peut donc être défini par rapport au
système de repères fixes qu'on appelle les coordonnées terrestres
ou coordonnées géographiques.

Ces coordonnées sont des lignes imaginaires qui sont


appelées parallèles et méridiens.

Elles permettent de
définir la latitude
et la longitude de
n'importe quel
point situé à la
surface du globe
Grand Cercle
Tout plan passant par le centre O d'une sphère la sépare en
deux demi sphères (hémisphères) selon un cercle
appelé “ grand cercle ”.
Petit Cercle
Tout plan coupant une sphère et ne passant pas par son
centre la sépare en deux parties inégales selon un cercle
appelé “ petit cercle ”.
Les Méridiens
Tous les plans passant par les Pôles Nord et Sud et par le centre
de la terre (supposée parfaitement sphérique) la coupent selon
des grands cercles qui définissent à sa surface des
circonférences passant par les Pôles et qui s'y coupent toutes.

tous les grands cercles ont un diamètre égal à celui de la sphère


Les Parallèles
Le plan perpendiculaire à l'axe des Pôles et passant par le centre de la terre la
coupe selon un grand cercle et définit à la surface une circonférence
appelée, “ équateur ”.
Tout plan parallèle au plan de l'équateur et coupant la terre, la sépare en deux
parties selon un petit cercle qui définit à sa surface une circonférence parallèle
à l'équateur et appelée pour cette raison “ Parallèle ”.

Les parallèles ont une longueur de plus en plus petite au fur et à mesure
que l'on s'éloigne de l'équateur pour devenir nulle aux Pôles.
La Latitude φ
Soit un point M à la surface de la terre. La demi circonférence NMS représente le
méridien du point M qui coupe l'équateur au point L. L'antiméridien de M coupe
l'équateur en L', diamétralement opposé à L.
On appelle “ latitude du point M ” la valeur (exprimée en degrés, minutes,
secondes ou dixièmes de minutes) de l'angle au centre MOL=l ou φ

φ est>0 vers le nord


et <0 vers le sud

C'est également la valeur de l'arc de cercle ML sur le méridien.


Pour l'hémisphère Nord,
La latitude est repérée à partir de l'équateur où elle est nulle (φ=0°) jusqu'au
Pôle Nord où elle est égale à 90° (φ =90°)

Pour l'hémisphère Sud.


La latitude est repérée à partir de l'équateur où elle est nulle (φ =0°) et de 0° à
90° jusqu'au Pôle Sud (φ =90°)

Nous voyons donc que la connaissance de la latitude ne suffit pas pour situer un point
sur la surface de la terre.
Il existe une infinité de points se trouvant à la même latitude φ.

Tous les points situés sur le parallèle de M sont à la même latitude


La latitude nous permet seulement de situer le parallèle sur lequel on trouvera le point
M.
Pour situer avec précision le point M, il nous faudra un autre repère : la “ Longitude ”.
La Longitude G (ou λ)
Si l'on choisit sur le globe terrestre un méridien bien déterminé passant par un
lieu bien défini (par exemple le méridien NFS de la figure ci dessous qui coupe
l'équateur en F) nous pourrons repérer le méridien sur lequel se trouve le point
M en balayant avec le rayon OF le cercle équatorial jusqu'au point L, lieu où le
méridien de M coupe l'équateur.
La valeur de l'angle G (LOF) ainsi parcouru nous fournit la Longitude du point M.

F
La longitude est exprimée en degrés (et sous-multiples) à partir du méridien choisi pour origine
où G=0 jusqu'à 180° vers l'Ouest (longitude Ouest,+), ou de 0 ° à 180° vers l'Est (longitude Est,-).

λ est>0 vers l’ouest La Latitude φ et


et <0 vers l’est la Longitude -
G-(λ)

Le point M est maintenant parfaitement situé sur le globe à l'intersection de deux


lieux géométriques.
La latitude de M nous indique le parallèle sur lequel il se trouve
Sa longitude nous montre le méridien sur lequel il se situe
Il n'y a que le point M qui soit à l'intersection de ce parallèle et de ce méridien.
Dimanche 18 Septembre 2016

Cours n°2

LA TERRE
Forme et dimensions
Unités de distance sur mer
Relations entre longueur d’arc d’équateur et arc de parallèle
Rappels du cours précédent
OBSERVATIONS:
l'angle LOF (figure ci dessous) est égal à l'angle MPm; P étant le centre, situé sur l'axe
des pôles, du petit cercle passant par M et qui coupe le méridien d'origine en m.

Bien que les angles LOF et MPm soient égaux (ainsi que la valeur angulaire des arcs
correspondants à la surface du globe).

F
a)on observe immédiatement que les arcs LFet Mm à la surface de la terre
sont de longueurs différentes.
La distance, sur la surface de la terre, embrassée par l'angle G devient de plus
en plus petite au fur et à mesure que la latitude s'élève pour devenir nulle au
pôle. Elle est maximale à l'équateur (arc LF).

F
Forme de la terre
géoïde n. m. Volume théorique (très
proche d’un ellipsoïde de révolution)
dont la surface, perpendiculaire à la
verticale en chaque point du globe
terrestre, passe par le niveau moyen
des mers. Le géoïde correspond au
niveau moyen des mers prolongé sous
les continents

ellipsoïde n. m. et adj. Ellipsoïde de


révolution: solide engendré par la
révolution d’une ellipse autour de l’un
de ses axes.

ellipse n. f. GEOM Lieu des points dont la


somme des distances à deux points fixes
(foyers) est constante.
Forme de la terre
Unités de distance en mer
Le mille marin

Une minute d’arc Une minute d’arc sur l’ellipse


sur la sphère On constate que L2 est >à L1
Mille marin: unité de mesure des
distances utilisée en navigation
maritime et aérienne, distance
Rayon équatorial
entre deux points d’un méridien

Rayon polaire
terrestre séparés par une minute
d’arc (1852 m) à la latitude de 45°

La profondeur moyenne des


océans est d'environ 3800 m.

L'altitude moyenne des terres


émergées est de 840 m.

Les hauteurs de la surface terrestre


La planète Terre en chiffres sont comprises entre:
une altitude de 8848 m (Everest)
Les dimensions de la terre sont les suivantes :
Rayon équatorial : 6378 km
et une profondeur de 11022 m
Rayon polaire : 6357 km (fosse de Mariana au Nord-Ouest
Surface : 510 millions de km² de l'océan Pacifique).
Volume : 1083 milliards de km3
Cours n°3

LA TERRE (SUITE)

Forme et dimensions
Unités de distance sur mer
Relations entre longueur d’arc d’équateur et arc de parallèle
Mille marin: unité de mesure des
distances utilisée en navigation
maritime et aérienne, distance
Rayon équatorial
entre deux points d’un méridien

Rayon polaire
terrestre séparés par une minute
d’arc à la latitude de 45° (1852 m).

La profondeur moyenne des


océans est d'environ 3800 m.

L'altitude moyenne des terres


émergées est de 840 m.

Les hauteurs de la surface terrestre


La planète Terre en chiffres sont comprises entre:
une altitude de 8848 m (Everest)
Les dimensions de la terre sont les suivantes :
Rayon équatorial : 6378 km
et une profondeur de 11022 m
Rayon polaire : 6357 km (fosse de Mariana au Nord-Ouest
Surface : 510 millions de km² de l'océan Pacifique).
Volume : 1083 milliards de km3
Du fait du léger aplatissement de la Terre , la valeur exacte du mille marin varie de 1843 m
à l’ équateur à 1 862 m aux pôles .

Dans la Marine Nationale française et dans Les Forces Navales algériennes, la


longueur officielle du « mille » est de 1852 m
Signalons que le « Nautical mile » est sensiblement égal à 1853,18 m en Angleterre et

.
1853,24 m aux Etats Unis .
On dit aussi « mille marin » , pour éviter toute confusion avec
le « mile » ,
mesure anglo-saxonne valant environ 1 609 m .

Le nœud est une unité de mesure de la vitesse


utilisée en navigation maritime et aérienne. Un nœud
correspond à un mille marin par heure, soit
1,852 km⋅h-1 ou 0,514 m⋅s-1.
Le mille et le nœud n'appartiennent pas au système
international (SI). On utilise généralement pour le nœud les
symboles nd ou kt (pour nœud, knot en anglais) ; les
abréviations kn (pour knot) ainsi que kts (pour knots) sont
aussi utilisées. Pour passer des milles aux kilomètres,
multiplier la mesure par 2 et soustraire 10 % du résultat
(approximation sur 1,8). Une vitesse d'un nœud est proche
d'une vitesse d'un demi-mètre par seconde.
Le mille marin et autres unités de longueur
1mille marin =la longueur d’1 minute d’arc de méridien à la latitude 45°=1852m
1 yard=0.914m
1 mille =2025.372yards soit approximativement 1mille=2000yards
1 brasse=1.83m pour mesurer les profondeurs
1 encablure=environ 1/10 de mille
1 maillon=environ 30m, utilisé comme unité de longueur de chaine de mouillage
Distances et relations entre longueur d’arc
d’équateur et arc de parallèle
Chemin nord-sud et chemin est-ouest

Un navire qui se déplace sur une route nord-sud en un point quelconque du globe
voit sa longitude rester fixe et sa latitude varier. Le navire se déplace sur un grand
cercle méridien :la minute d’arc de latitude est constante en longueur.
Par contre si le navire se déplace sur une route est-ouest , sa latitude reste fixe alors
que sa longitude varie. Suivant sa position sur la terre, le navire se déplace sur un
petit cercle de rayon plus ou moins grand : la minute d’arc de longitude a une
longueur variable avec la latitude.
ab=r.g
AB=R.g ab=e=ABcosϕ
r=R.cosϕ

m
e =g°.cosϕ
LES DIRECTIONS
LA ROSE DES VENTS

Les secteurs:22°30’
La rose est divisée en
32 directions ou
QUARTS ou rhumbs,
de 11.25°
LES VENTS viennent de…..
Cours n°4

Les directions
Les compas
LES DIRECTIONS
LA ROSE DES VENTS

Les secteurs:22°30’
La rose est divisée en
32 directions ou
QUARTS ou rhumbs,
de 11.25°
LES VENTS viennent de…..
LES COMPAS
Cours n°5
Nv
La déclinaison magnétique D
est, en un point donné sur la
surface de la terre, l'angle
formé entre la direction du
pôle Nord géographique et
le Nord magnétique (il s'agit
donc d'un angle sur le plan
horizontal du point
d'observation). Cet angle est
compté positivement vers
l'est et négativement vers
l'ouest.
Elle varie également dans le temps
car l'axe du champ magnétique
terrestre se modifie au cours du
temps au gré des mouvements du
noyau terrestre.
COURBE DE DEVIATION
CAPS ET DIRECTIONS
Caps et route
On appelle cap l’orientation de l’axe longitudinal du navire par rapport
au Nord. Le cap du navire n’inclut absolument pas une notion de
déplacement. Un navire amarré le long d’un quai a un cap. Lorsque le
navire se déplace , on parle alors de route. Cette dernière peut être
sensiblement différente du cap.
Cours n°6

Les directions
Les angles
La règle CRAS
Cours n°8

ELEMENTS DE MOUVEMENT DU NAVIRE


Route fond. C'est la route vraie, par rapport au fond marin. La Vitesse fond (Vf) se
calcule par mesure sur la carte de la distance parcourue (Rf) en un temps donné par
la formule Vf=D/T (Distance / Temps)

Absence de vent et de courant:


La route du navire coïncide
avec son cap vrai
Rf=Cv
Vf=Vs
La dérive (der). La dérive est l'action du vent sur le navire. Le vent donne une
trajectoire (Route) qui n'est plus dans l'axe du navire (Cap navire). La trajectoire
suivie (par rapport à la surface de l'eau) s'appelle la Route surface (Rs). La valeur
angulaire de la Dérive est positive ou négative suivant le coté d'où souffle le vent.

vent Babord dérive (+), vent Tribord dérive (-)


Route surface (Rs): c'est la trajectoire du navire par rapport à la surface de l'eau. La
Vitesse surface (Vs) se calcule par mesure sur la carte de la distance (Rs) parcourue
en un temps donné par la formule Vs=D/T (Distance / Temps)
Rs=Cv+der
LE COURANT
Le courant est le mouvement de la mer par rapport au fond marin.
Le courant a une direction et une vitesse (noeud). Il varie dans le
temps (marée) et en fonction du lieu géographique. Sur la carte
marine sont indiquées les valeurs des courants de marée (direction et
vitesse)
En présence de courant, il est nécessaire de faire une construction
géométrique sur la carte marine pour trouver la Route fond (Rf). On trace
le courant (direction et vitesse) soit à l'arrivée (si la Route fond est
cherchée), soit au départ (si la Route fond est connue). Il n'y a pas de
formule pour calculer la Route Fond (Rf) comme pour la Route surface
(Rs).
ACTION COMBINEE DU VENT ET DU COURANT

VENT

Rs=Cv+der
09 octobre 2016

LE POINT ESTIME
Résolution graphique
La route:
problèmes de l’estime, résolution graphique

La résolution graphique se fait grâce à la relation suivante:

Rf=Rs+Ct
Les 3 vecteurs sont tracés pour le même intervalle de temps, par ex. une heure

Problème direct: trouver la route suivie


A partir d’un point connu, un cap est donné au barreur. Si la vitesse
surface est connue, la dérive due au vent et le courant
correctement estimés , il est possible de déterminer la position la
plus probable, après un certain temps de route.
Exemple 1: point de départ à
10h00: ϕd=46°37’N,
λd=003°38’W. Eléments de
l’estime: Cc =035°, D=8°W,
d=+1°, dérive due à un vent
de nord ouest der=2°,
vitesse de surface de 10
nœuds, courant de 1,5 nœud
portant au 270.
Déterminer la route fond
suivie en direction et en
vitesse ainsi que le point
estimé de 11h30 min.
Exemple 2: point de départ
à08h00min: ϕd=46°41’N;
λd=003°39’W.
Eléments de l’estime :
Cc=115°, W=-1°, dérive de 2°
due à un vent de sud, vitesse
surface de 6 nœuds, courant
de 0.5 nœud portant au 280
de 08h00min à 09h00min, de
1 nœud portant au 005° de
09h00min à 10h00min.
Déterminer la position
estimée de 10h00min
Problème inverse:
le cap à prendre pour faire une route
C’est-à-dire « faire valoir une route ».
La route ayant été tracée sur la carte, quel cap doit être donné au
barreur pour la suivre?
La vitesse surface(machine) est connue, la dérive due au vent et le
courant sont estimés.
Pour résoudre, tracer au point origine le vecteur courant. A partir
de l’extrémité de ce vecteur , porter un arc de cercle de rayon égal
à la vitesse surface. L’intersection de cet arc de cercle et de la
route fond donne l’extrémité du vecteur route surface. On obtient
ainsi le vecteur route surface et le vecteur route fond caractérisés
par leur direction et leur longueur qui représente la vitesse si la
construction a été faite sur une heure.
Exemple:
Déterminer le cap compas à
tenir pour aller de A à B. les
éléments de l’estime sont:
courant de 1.5 nœud portant
au nord, vent de nord ouest
donnant une dérive de 3°,
vitesse surface (machine) de
8 nœuds, déclinaison de 7°W,
déviation du compas à ce cap
de -4°; quelle est l’heure
probable d’arrivée en B pour
un départ de A à 16h30min?
Problème annexe: cap et vitesse surface( machine) à adopter

Une contrainte supplémentaire est apportée au problème


précédent :la durée de la traversée. Il faut alors déterminer la
vitesse surface à adopter pour être au point d’arrivée à une heure
déterminée à l’avance.

Procédé:
A-déterminer la vitesse fond et tracer le vecteur route fond pour
une heure
B- Rs =Rf - Ct Tracer le vecteur courant au point de départ et
joindre l’extrémité de ce vecteur à l’extrémité du vecteur route
fond. On obtiendra ainsi le vecteur route surface caractérisé par sa
direction et sa longueur: la vitesse surface à adopter.
Exemple: à 04h30min
on est au point A.
Déterminer le cap
compas et la vitesse
surface à adopter pour
être à 06h45minau point
B. Les éléments de
l’estime sont :
Courant de 2 nœuds
portant au 355°, dérive
de 3°due à un vent de
sud est, variation du
compas de +1°.
Mardi 11 oct. 2016
Lieu de position: c’est un ensemble de points répondant à une même
propriété.

Visuel d’un amer


-Relèvement Radar d’un amer
Radiogoniométrique d’une station

-Alignement
-Ligne de sonde
radar
mesure angulaire
-Cercle de distance distance de l’horizon
apparition d’un feu

-Droite de hauteur
-Hyperbole (système de radionavigation hyperboliques)
-Arc capable ou segment
-Latitude et longitude (appareils munis d’un ordinateur)
Radiogoniomètre schéma de principe
=d
Lignes de sonde
Cercles de distances

Avec radar ou bien avec la hauteur angulaire d’objets de hauteurs métriques


connues et mesurées au sextant
Mesure de la distance d’un amer de hauteur h connue

a=(180x60)/π x h/d
Distance de l’horizon

Pour un observateur situé à e mètres au dessus du niveau de la mer, la distance à l’horizon


Est donnée par
D=2,1√e
D=distance en milles
e=hauteur de l’observateur en mètres

Un objet situé au delà de l’horizon apparaitra à une distance D telle que:

D=2,1(√e+√h)
D= distance en milles
e=élévation de l’observateur au-dessus du niveau de la mer (en mètres)
h=hauteur de l’amer au-dessus du niveau de la mer(en mètres)
Lieux de positions
Lieux d’égales distances par mesure d’angle vertical

La hauteur angulaire d’un objet de hauteur métrique connue est mesurée au sextant.

tgα=h/d
h est la hauteur en mètres de l’amer
d est la distance en mètres entre l’observateur et l’amer
α est l’angle mesuré

Si l’angle α est faible on peut écrire:


α=(180x60)/π x h/d

d’où D=1.856 h/α

avec D=distance en milles


h=hauteur en mètres
α=angle en minutes
Droite de hauteur
Arcs capables
Dimanche 30 septembre 2013

Le point par 2 ou 3 relèvements simultanés


Le point par 1 alignement et 1 ou 2 relèvements.
Le point par 2 alignements
Le point par un relèvement et une ligne de sonde
Le point par 2 relèvements successifs d'un même amer
Distance d'un phare de hauteur connue.
en pratique il s'agit de 3 relèvements successifs, aux temps T1,T2 et T3 ce qui explique
en partie l’intersection en triangle des 3 relèvements
Zv2 Zv1
Le point par 3 relèvements simultanés.
Zv3

T
M
P
Le point par 2 ou 3 relèvements simultanés

Identification (avec certitude) du phare "P" et de la mosquée "M".

•Un 1er relèvement du phare « P » •Un 2ème relèvement de la mosquée "M".

Transformation des relèvements compas en


relèvements vrais.

Zv=Zc+W

•Un 1er lieu géométrique du navire •Un 2ème lieu géométrique du navire

Intersection des deux lieux en A.

Position approximative du navire.


Identification d’un troisième amer « une tour - T - »

Son relèvement au compas

 Transformation du relèvement compas en relèvement vrai.

Zv3=Zc3+W

 Un 3ème lieu géométrique du navire

Intersection des trois lieux en A.

Triangle ou «chapeau »

 Position réelle du navire est le centre de ce triangle.


Triangle est trop grand Mesures erronées Elimination des mesures

Consignes :

Eviter de choisir des amers dont les relèvements forment un angle trop aigu

Il faut qu'ils se coupent selon un angle supérieur à 30°.

Le soin de noter, à côté du point A, l'heure à laquelle on a fait le point.

Les mesures doivent être effectuées soigneusement et simultanément donc rapidement (pour réduire le
chapeau)

Dans des conditions normales, on admet que l'erreur doit être inférieure à 0,3mille pour une distance d'une
dizaine de milles.
- Le point par 1 alignement et 1 ou 2 relèvements.
Au passage d’un alignement de deux amers  Tracer sur la
carte une droite passant par les deux amers identifiés
Et si au même moment vous relevez au compas un autre amer 
l’intersection de l'alignement et du relèvement vrai (Zc+W=Zv)
vous donne la position du navire.
Si cela est possible, prendre un autre relèvement et obtenir un
chapeau.

Zv1
Zv2

P
T
Zv2
Zv1
Le point par 3 relèvements simultanés.
Zv3

T
M
P
Exemple 1

Procédure:
1.Prendre un cap perpendiculaire aux alignements
2.Maintenir cap et vitesse constants
3.Mesurer le temps entre les passages au travers des alignements
4.Faire un aller retour pour chaque régime de vitesse
5.Calculer les vitesses moyennes de chaque aller et retour
6.Dresser une table de vitesse surface pour chaque régime des moteurs
Le point par deux alignements
Exemple:
Exemples d’alignements
Le point par un relèvement et une ligne de sonde
Cours n°12

Et points par relèvements successifs


-
cours n°13
Cours n°14
Distances et relations entre longueur d’arc
d’équateur et arc de parallèle
Chemin nord-sud et chemin est-ouest

Un navire qui se déplace sur une route nord-sud en un point quelconque du globe
voit sa longitude rester fixe et sa latitude varier. Le navire se déplace sur un grand
cercle méridien :la minute d’arc de latitude est constante en longueur.
Par contre si le navire se déplace sur une route est-ouest , sa latitude reste fixe alors
que sa longitude varie. Suivant sa position sur la terre, le navire se déplace sur un
petit cercle de rayon plus ou moins grand : la minute d’arc de longitude a une
longueur variable avec la latitude.
ab=r.g
AB=R.g ab=e=ABcosϕ
r=R.cosϕ

e=g.cosϕ
Caps et route
On appelle cap l’orientation de l’axe longitudinal du navire par rapport
au Nord. Le cap du navire n’inclut absolument pas une notion de
déplacement. Un navire amarré le long d’un quai a un cap. Lorsque le
navire se déplace , on parle alors de route. Cette dernière peut être
sensiblement différente du cap.
La dérive (der). La dérive est l'action du vent sur le navire. Le vent donne une
trajectoire (Route) qui n'est plus dans l'axe du navire (Cap navire). La trajectoire
suivie (par rapport à la surface de l'eau) s'appelle la Route surface (Rs). La valeur
angulaire de la Dérive est positive ou négative suivant le coté d'où souffle le vent.

vent Babord dérive (+), vent Tribord dérive (-)


Route surface (Rs): c'est la trajectoire du navire par rapport à la surface de l'eau. La
Vitesse surface (Vs) se calcule par mesure sur la carte de la distance (Rs) parcourue
en un temps donné par la formule Vs=D/T (Distance / Temps)
Rs=Cv+der
LE COURANT
Le courant est le mouvement de la mer par rapport au fond marin.
Le courant a une direction et une vitesse (noeud). Il varie dans le
temps (marée) et en fonction du lieu géographique. Sur la carte
marine sont indiquées les valeurs des courants de marée (direction et
vitesse)
En présence de courant, il est nécessaire de faire une construction
géométrique sur la carte marine pour trouver la Route fond (Rf). On trace
le courant (direction et vitesse) soit à l'arrivée (si la Route fond est
cherchée), soit au départ (si la Route fond est connue). Il n'y a pas de
formule pour calculer la Route Fond (Rf) comme pour la Route surface
(Rs).
ACTION COMBINEE DU VENT ET DU COURANT

VENT

Rs=Cv+der
Exemple 1: point de départ à
10h00: ϕd=46°37’N,
λd=003°38’W. Eléments de
l’estime: Cc =035°, D=8°W,
d=+1°, dérive due à un vent
de nord ouest, vitesse de
surface de 10 nœuds,
courant de 1,5 nœud
portant au 270.
Déterminer la route fond
suivie en direction et en
vitesse ainsi que le point
estimé de 11h30 min.
Exemple:
Déterminer le cap compas à
tenir pour aller de A à B. les
éléments de l’estime sont:
courant de 1.5 nœud portant
au nord, vent de nord ouest
donnant une dérive de 3°,
vitesse surface (machine) de
8 nœuds, déclinaison de 7°W,
déviation du compas à ce cap
de -4°; quelle est l’heure
probable d’arrivée en B pour
un départ de A à 16h30min?
LE TRIANGLE SPHERIQUE EN NAVIGATION ORTHODROMIQUE

ϕD ϕA
LE TRIANGLE SPHERIQUE EN NAVIGATION ASTRONOMIQUE
L’ORTHODROMIE
Coordonnées d’un point C situé sur
l’orthodromie et à une distance m

sinφC=sinφD x cosm+cosφA x sind x cosAD


cotan∆λC=cotanm x cosφD x cosecAD – sinφ x cotanAD
D

Avec Cotanx=1/tanx et cosecx=1/sinx


Sécante
La sécante est l'inverse multiplicatif du cosinus.
(sec A x cos A = 1 )
sec A = 1/cosA

Cosécante
La cosécante est l'inverse multiplicatif du sinus.
(cosec A x sin A = 1 )
cosec A = 1/sinA

Cotangente
La cotangente est l'inverse multiplicatif de la tangente.
(cotan A x tan A = 1 )
cotan A = 1/tanA
LE PARCOURS MIXTE
2e
ϕ limite

Dans ce cas une limite en latitude est fixée pour des questions de sécurité: ce parallèle sera le
parallèle du vertex d’une orthodromie partant du point de départ ainsi que d’une orthodromie
joignant le point d’arrivée.
Connaissant ϕv on peut calculer g1 et g3 :
g1=cos-1 (tgϕD / tgϕv) et g3=cos-1 (tgϕA/ tgϕv)
Gv1=GD+g1 et
Gv2=GA - g3
1er parcours de D à V1: orthodromie

m1=60 tg-1 (cosϕv x tg g1)


2e parcours de V1 à V2: loxodromie
m2=60(Gv2-Gv1)cosϕv
3e parcours de V2 à A: orthodromie m3=60 tg-1 (cosϕv x tg g3)
Calcul des coordonnées d’un point de l’orthodromie
INTERSECTION DE LA ROUTE ORTHODROMIQUE AVEC UN MERIDIEN
OU UN PARALLELE

Latitude d’un point d’intersection de l’orthodromie avec un méridien


de longitude λ:
tgϕ=tgϕD.cosgv+secϕD.sin Δλ.cotgAd
Longitude d’un point d’intersection de l’orthodromie avec un
parallèle de latitude ϕ
cosΔ λ=cotgϕ. Cotgϕv
avec λ=Gv+(± gv)
LA CARTE DE MERCATOR

Gerard Kremer, connu sous son nom latinisé de Gerardus Mercator, et dans les livres
français sous celui de Gérard Mercator, né le 5 mars 1512 à Rupelmonde et mort le
2 décembre 1594 à Duisbourg,c’ est un mathématicien et géographe des Pays-Bas
espagnols, inventeur de la projection qui porte son nom.
Cartes et types de projections

on peut choisir un type projection à appliquer pour obtenir une carte. Le choix est conduit par
l'usage qui sera fait de la carte mais aussi de la position de la région à cartographier sur le globe.
Les projections peuvent avoir diverses propriétés :

projection équivalente : conserve localement les surfaces ;


projection conforme : conserve localement les angles, donc les formes ;
projection aphylactique : elle n'est ni conforme ni équivalente, mais peut être équidistante,
c'est-à-dire conserver les distances sur les méridiens.

Une projection ne peut pas être à la fois conforme et équivalente.


Une carte ne pouvant pas être obtenue simplement en écrasant une sphère, la projection passe
généralement par la représentation de la totalité ou une partie de l'ellipsoïde sur une surface
développable, c'est-à-dire une surface qui peut être étalée sans déformation sur un plan.
Les trois formes mathématiques courantes qui répondent à ce critère (à savoir le plan, le
cylindre et le cône) donnent lieu aux trois types principaux de projections :
la projection cylindrique ;
la projection conique ;
la projection azimutale.
Une projection qui ne peut être classée dans un de ces types est appelée individuelle ou unique.
Projection cylindrique

On projette l'ellipsoïde sur un cylindre qui l'englobe. Celui-ci


peut être tangent au grand cercle, ou sécant en deux cercles.
Puis on déroule le cylindre pour obtenir la carte.

Exemples de projection cylindrique :


•Projection de Mercator (conforme)
•Projection de Peters (équivalente)
•Projection de Robinson (pseudo-cylindrique, aphylactique)
•Projection UTM (conforme)
•Projection de Gauss-Kruger (proj. conforme) variante de la projection UTM
•Projection MGRS
•Projection cylindrique équidistante
•Projection de Mercator oblique (utilisée en Suisse par exemple).
Projection conique
On projette l'ellipsoïde sur un cône tangent à
une ellipse ou sécant en deux ellipses. Puis on
déroule le cône pour obtenir la carte.

Exemples de projection conique :


Projection conique conforme de Lambert
Projection d'Albers
Projection azimutale
On projette l'ellipsoïde sur un plan tangent en
un point ou sécant en un cercle.
Il existe trois types de projections
azimutales:

-projection stéréographique ;
-projection gnomonique ;
-projection orthographique.

Projection gnomonique
La projection gnomonique conserve les
orthodromies, puisque tout arc de grand
cercle est projeté en un segment.
Projection stéréographique

Projection stéréographique du pôle sud sur le


plan équatorial.

Projection gnomonique
une projection gnomonique est une projection
cartographique azimutale transformant les
grands cercles en lignes droites ; le trajet le
plus court entre deux points de la sphère
correspond donc à celui sur la carte.
Carte de la cote d’Algérie, édition 1936
Carte de Christophe Colomb
Carte polynésienne
Généralités
La carte est une représentation plane à une échelle réduite de la
surface totale ou partielle du globe terrestre.

Une carte marine est indispensable en tant que support de l’information


et outil pour la stabilité du trafic maritime. Elle doit contenir toutes les données
nécessaires pour déterminer la position et trouver la route ainsi que pour éviter
les dangers et garantir la sécurité et la facilité de la navigation.

Les navigateurs algériens doivent utiliser de préférence des cartes


algériennes, qu’ils peuvent tenir à jour grâce aux avis aux navigateurs publiés
tous les 15 jours par le Service Hydrographique des Forces Navales - SHFN.

Les cartes marines algériennes sont dressées d’après les levés originaux
algériens ou résultent de la compilation de cartes étrangères. Les originaux
algériens concernent exclusivement les eaux sous souveraineté algérienne.
Principaux renseignements indiqués sur les
cartes marines
1 - Le titre :
Toute carte marine comporte un titre dans lequel il est fait
mention principalement des données intéressant le navigateur.

a. Le nom de la carte
C’est la zone cartographiée, par exemple de Ghazaouet à
Cherchell.

b. L’échelle de la carte
C’est le rapport qui existe entre le nombre qui indique une
longueur sur la carte et celui qui mesure la longueur
correspondante sur le terrain
• Les levés bathymétriques et l’exécutant

La date ou les dates des levés ayant servi à l’établissement


de la carte sont mentionnées ainsi que le ou les navires ayant
effectués les travaux.

• La projection utilisée pour la construction de la carte


Il y a plusieurs types de projection mais la plus utilisée est la
projection de MERCATOR. Elle est la seule qui conserve sur la
carte la valeur des angles mesurés sur la terre ; mais présente en
revanche l’inconvénient d’altérer les distances.

2 - Les canevas de la carte


Le tracé sur la carte des méridiens et des parallèles
constitue ce qui est appelé le canevas de la carte.
3 - La partie représentant la terre

Il n’y a que peu d’indications. On s’est limité


à mentionner des points remarquables aisément
dentifiables de jour depuis le navire, appelés
AMERS et qui peuvent être :
- des sommets
- des minarets
- des châteaux d’eau
- des sémaphores
- le balisage et l’éclairage fixes
4 - La partie représentant la mer
•Les sondes
Ce sont les chiffres qui parsèment la carte et indiquent la profondeur de la mer. Le
zéro des cartes correspond à la hauteur de l’eau qui coïncide avec les plus
basses mers possibles
Le navigateur est sûr de trouver au moins la profondeur indiquée par la sonde.
Les sondes soulignées d’un trait indiquent que le fond découvre à la hauteur
mentionnée ou encore que l’endroit concerné se situe au dessus du zéro de la
carte.

•Les isobathes ou les lignes de sondes


Ce sont les lignes de niveau qui relient tous les points de même profondeur
(par exemple : 5m, 10m ...)

•La nature des fonds


Elle est indiquée par les abréviations : s = sable, v = vase, coq = coquillage,
r=roche, cor=corail; etc.

•Les dangers particuliers.


Ils sont mentionnés par leurs signes conventionnels et indications
éventuelles de leurs sondes

e. La déclinaison magnétique
f. Les corrections
C- Materiel nécessaire pour travailler sur une carte

Pour une utilisation de longue durée et de


propreté d’une carte marine, il est recommandé aux
navigateurs d’utiliser le matériel suivant :

- Un crayon demi tendre;


- Un taille crayon ;
- Une gomme
- Un compas avec crayon
- Un compas avec pointes sèches
- Une règle rapporteur Cras ou équivalent.
D- Portefeuille des cartes marines algériennes
Le portefeuille des cartes marines algériennes comprend :

- Huit (08) cartes de ports (Mostaganem, Jijel, Arzew, Alger, Skikda, Oran,
Mers El Kébir, Ghazaouet, Annaba allant du 1/7.000 au 1/15000;

- Treize (13) Cartes au 1/120.000 couvrant toute la côte algérienne;

- Une carte au 1/140.000 de Ras Rosa à Kavansar ;

- Trois cartes 1/600.000 (6002, 6003, 6004);

- Une (01 au 1/1600.000 couvrant toute la cote algérienne;

- Trois cartes au 1/2.500.000 couvrant toute la mer méditerranée

Toutes les cartes du portefeuille algérien sont des cartes


compilées, exception faite de celles des ports qui ont été dressées à
partir de levés originaux
E. Classification des cartes marines suivant leur usage

Les cartes marines sont classées en (07) catégories en fonction du type


de navigation auxquelles elles sont destinées. Les catégories sont définies dans
le tableau suivant :

- Entrée dans les ports, 1/10 000


Carte de pilotage
1 - Prise et surveillance de mouillage, à
côtier
- Navigation dans les passages resserrés. 1/25.000
- Navigation locale. 1/40.000
Cartes de pilotage
2 - Approches des ports et passages délicats à
hauturier
1/100.000
- Navigation côtière le plus souvent à proximité des
dangers en suivant des routes parallèles à la côte
entre 10 M et 20M
1/100.000
- Possibilité assez fréquente de points en vue de
3 Cartes de cabotage à
terre;
1/200.000
- Localisation précise à la sonde;
- Navigation délicate (séparation de trafic, épaves,
etc.…
Atterrissage proprement dit, c.a.d:
- Identification le plus tôt possible de la côte au
radar ou à la vue.
- Navigation qui suit des routes sensiblement
parallèles à la côte 1/300.000
Cartes
4 à
d’atterrissage
1/500.000

-Traversée durant laquelle la côte reste hors de 1/800.000


portée à
5 Cartes de traversée
1/1.100.000

1/1.500.000
à
6 Cartes océaniques - Navigation au cours de grandes traversées
1/4.000.000

1/5.000.000
Routiers et
7 - Préparation des grandes traversées à
planisphères
1/15.000.000
F.- Cartes particulières
1-Cartes avec surcharge
Ce sont les mêmes cartes que celles énumérées au
paragraphe précédent. Elles sont identifiées par une surcharge de réseaux
ainsi que par des lettres qui suivent les numéros des cartes spécifiant le type
de réseau tracé, ces lettres sont :
C: consol; D: Decca; K: câbles s/marins; L:Loran; O: Oméga; T:
Toran
2-Cartes spéciales
Ces cartes donnent:
-la déclinaison magnétique;
-les renseignements relatifs aux fuseaux horaires;
-les éléments de la navigation polaire.
3-Cartes et abaques* divers. Ce sont:
Les cartes de courants, les cartes des lignes cotidales*, des
canevas en projection Mercator.
4. Choix de l’échelle
On doit utiliser la carte dont l’échelle et la catégorie
correspondent au type de navigation pratiqué , il est toutefois aussi nécessaire
d’utiliser souvent que possible la carte à la plus grande échelle, cette carte est
habituellement mise à jour et accréditée avant toutes les autres . :
*L'abaque est un graphique permettant de simplifier des calculs :

*Lignes cotidales
G.- Eléments d’appréciation d’une carte

La plupart des cartes marines en service ont été établies à


partir de levés anciens (antérieur 1945), effectués à l’aide
d’appareils ne permettant qu’une exploitation partielle de la zone
sondée et un positionnement de précision limité; On doit tenir
compte de la date des levés pour apprécier certains
renseignements portés sur la carte, en fonctionnement de nature
des fonds.
Une carte est de bonne qualité si elle présente des isobathes des
sondes représentées sur l’ensemble de la zone une topographie
nouvelle et complète. Elle est de qualité douteuse si elle présente
des isobathes interrompues, des sondes trop éparses, des profils
de sonde irréguliers, des hauts fonds isolés, une topographie
succincte ou incomplète.
H.- Autres recommandations
- Lire soigneusement les titres et notes portés sur les cartes et se
conformer à leurs indications.

-Ne pas se contenter de la carte, utiliser conjointement l’ensemble


de la documentation disponible, dont la carte n’est qu’un élément.

-Cartes et ouvrages doivent être parfaitement mis à jour.

- En cas de divergence entre les différentes sources d’information,


faire confiance au document le plus récent mais surtout être
particulièrement prudent, l’incohérence des informations est
souvent le signe de renseignements incomplets ou de situations
rapidement évolutives.
Les cartes sont précieuses et coutent cher

Ne jamais écrire dessus au stylo à encre ou à bille


(sauf sur instructions spéciales)

La tenue de la carte doit être très soignée

La carte est un document officiel du bord

Pour les exercices et entrainements, utiliser uniquement des


cartes prévues à cet effet

Respecter les normes de traçage sur carte (symboles)


lest
Marées et courants de marées
Expression mathématique selon Isaac Newton
Deux corps ponctuels de masse et s'attirent avec des forces de mêmes valeurs (mais
vectoriellement opposées), proportionnelles à chacune des masses, et inversement
proportionnelle au carré de la distance qui les sépare. Cette force a pour direction la
droite passant par le centre de gravité de ces deux corps.

La force exercée sur le corps par le corps est vectoriellement donnée par

et en kilogramme ( kg ); d en mètre ( m ); et en newton ( N )


où G est la constante gravitationnelle, elle vaut dans les unités SI, le CODATA de 2006.
. .
MAREE
Mouvement oscillatoire du niveau de la mer, dû à l'attraction
combinée de la Lune et du Soleil sur la masse d'eau des
océans.

Marées montantes et descendantes


Attraction Lunaire
L'action gravitationnelle de la Lune sur la Terre est à l'origine des marées. On suppose, pour
simplifier, la surface terrestre recouverte uniformément d'une certaine épaisseur d'eau.
Expression de l'accélération exercée par la Lune sur l'ensemble des particules
solides constituant la Terre, appliquée en son centre de masse :

Expression des accélérations exercées au niveau de l'eau aux points A et B


:
Expression des accélérations relatives ou différentielles, dans un
repère lié à la Terre, aux points A et B :
Sachant que la distance Terre-Lune vaut en moyenne 384 400 km et
que le rayon terrestre est d'environ 6370 km, on peut écrire :
r - R ≈ r ; 2 r R - R2≈ 2 r R
Après simplification, on obtient :

Les accélérations relatives précédentes sont inversement


proportionnelles au cube de la distance Terre-Lune : celles-ci
sont donc très faibles mais suffisantes pour générer les
marées.
Aux points A et B, les accélérations relatives sont portées par la direction Terre-Lune et
opposées : en ces deux points l'action de la Lune atténue l'intensité g de la pesanteur terrestre.
Aux points C et D, les accélérations relatives sont pratiquement perpendiculaire à la direction
Terre-Lune et encore opposées : en ces deux points l'action de la Lune augmente l'intensité g de
la pesanteur terrestre.
Entre les points A et C, A et D, les accélérations relatives sont dirigées vers le point A, tandis
qu'entre les points B et C, B et D, les accélérations relatives sont dirigées vers le point B. Il en
résulte que ces accélérations font "s'écouler l'eau" d'un côté de la Terre vers le points A, et de
l'autre, vers le point B, donnant ainsi à l'épaisseur d'eau la forme d'un ellipsoïde aplati dans la
direction Terre-Lune.
Attraction solaire
L'action gravitationnelle du Soleil sur la Terre produit aussi des marées. Si M
est la masse du Soleil et r' est la distance Terre-Soleil, la valeur de
l'accélération relative s'écrit :

Calcul du rapport de l'accélération relative exercée par la Lune à celle exercée par le Soleil :

Le fait que l'accélération relative exercée par le Soleil soit 2,2 plus faible que celle exercée par
la Lune, modifiera plus ou moins l'amplitude de la marée suivant la position de la Lune autour
de la Terre...
Marées de "vive eau", marées de "morte-eau", marées
d'équinoxe
Marées de "vive-eau" et de "morte-eau"
Les marées sont dites "de vive-eau" quand le
Soleil et la Lune sont en conjonction. Elles sont
dites "de morte-eau" quand le Soleil et la Lune
sont en quadrature (schéma ci-contre).

Marées d'équinoxe
L'équinoxe correspond au début du printemps
et au début de l'automne (époque à laquelle le
Soleil, dans son mouvement apparent, passe
dans le plan de l'équateur terrestre) : la
conjonction est alors optimale et conduit aux
marées "de vive eau" les plus fortes de
l’année.
Tous les quatre ans et demi, l’équinoxe
coïncide avec une position de la Lune au
périgée en nouvelle ou pleine lune : cette
conjonction conduit aux très grandes marées,
appelées « marées du siècle ».
La marée est donc un phénomène d'origine astronomique. Cependant, en
effectuant des calculs exacts, on se rend compte que la valeur maximale
théorique de l'amplitude des marées est de l'ordre d'une dizaine de centimètres !
Ce qui n'est en rien comparable aux 15 mètres que l'on peut observer lors des
marées d'équinoxe au mont Saint-Michel !

Mais alors, d'où vient la différence ?

Cette différence est géographique. Tous les endroits ne se ressemblent pas. Une
même masse d'eau qui arrive sur un littoral avec des fonds peu profonds n'a pas
le même effet que la même masse d'eau qui arrive sur une côte avec des fonds
très profonds. C'est donc pour cette raison qu'il ne sert à rien de prendre en
compte trop de paramètres astronomiques, vu qu'en fin de compte c'est la
géographie qui modifie tout. La forme de la côte peut non seulement influencer la
hauteur du marnage, mais également induire des retards dans le cycle.

Eh oui, dans les marées, tout est question de cycle. Il y a principalement deux
cycles qui sont visibles.

•Le cycle journalier de l'horaire de la marée

•Le cycle mensuel (mois lunaire) de la hauteur de la marée


Variation de l'horaire de la marée
L'origine principale de l'effet de marée est l'attraction par la lune de l'océan. Cette attraction
crée un bourrelet d'eau autour de la terre. La terre tourne sur elle-même en 24 heures, donc
un endroit sur la terre va passer en 24 heures, par la partie épaisse du bourrelet coté lune, puis
par une partie mince du bourrelet, et ensuite par la partie épaisse du bourrelet du coté opposé
à la lune, ensuite ce point va se retrouver sur l'autre coté mince du bourrelet pour enfin
revenir à son point de départ dans la partie épaisse du bourrelet coté lune. Donc, chaque jour,
un point sur la terre passe successivement d'un endroit ou la couche d'océan est épaisse à un
endroit où elle est mince.

Du point de vue de l'observateur qui est au même endroit au bord de la mer, chaque jour, la
mer monte et descend deux fois.

Tout ceci est bien, mais une personne qui reste toujours au même endroit au bord de la mer,
verra que les horaires de pleine mer et basse mer ne sont pas les mêmes tous les jours
pourquoi ?

La lune crée bien un bourrelet d'eau autour de la terre. La terre tourne bien sur elle même en
24 heures, mais lorsqu'elle a fait un tour sur elle-même, la lune n'est plus au même endroit !
En effet, il ne faut pas oublier que la lune tourne autour de la terre !!!
La lune fait donc une avance d'en moyenne (et oui ça aussi ça évolue suivant quand) 13° par
jour. Donc le cycle de marée haute marée basse, marée haute marée basse se décale en
moyenne de 50 minutes par jour.
Variation de la hauteur du marnage

En plus d'avoir des horaires variables, la marée a aussi des hauteurs variables.
L'épaisseur du bourrelet d'eau dépend de l'importance de l'attraction
gravitationnelle qu‘elle subit. Les principaux acteurs de cette attraction sont la
lune et dans une moindre mesure le soleil. Suivant les positions qu'ils ont, la lune
et le soleil conjuguent leurs effets, ou tentent de diminuer leurs effets.

Ces moments de phase ou d'opposition entre la lune et le soleil sont, en fait,


connus de tout le monde et même visibles. Ce sont les phases de la lune.

Lors de la pleine lune et de la nouvelle lune, le soleil et la lune sont dans le même
axe et donc leurs effets se conjuguent. C'est le moment où la marée est la plus
importante. On parle de marée de Vive Eau.

Lors des premiers et derniers quartiers de lune, cette dernière et le soleil sont en quadrature,
donc leur effet conjugué est de moindre importance. C'est le moment où la marée est la moins
importante. On parle de marée de Morte Eau.
Il existe quatre grands types de marées dans le monde :
Le type diurne : Il y a une pleine mer et une basse mer par jour (Golfe du Mexique).

Le type semi-diurne : il y a deux pleines mers et deux basses mers d'importances


sensiblement égales par jour. Ce type de marée est prépondérant sur les côtes
européennes et en Atlantique. C'est le type de marée qui existe en Basse
Normandie.
Le type semi-diurne à inégalité diurne : il s'agit d'un cas intermédiaire, présent dans
l'Océan Indien, entre les types diurnes et semi-diurnes. Il y a toujours deux pleines
mers et deux basses mers par jour mais les hauteurs des pleines mers ou des basses
mers consécutives peuvent être très différentes.

Le type mixte : Il y a tantôt deux pleines mers et deux basses mers par jour lorsque la
Lune est à l'équateur et tantôt une pleine mer et une basse mer par jour lorsque la
déclinaison de la Lune est proche de son maximum. Ce type de marée est
particulièrement présent dans le Pacifique.
Exemple
Marnage et coefficient de marée
Le coefficient de marée
Il s'exprime en centièmes et varie de 20 à 120, et indique la force de la
marée. Le coefficient moyen est 70.

Les grandes marées ou marées de vives-eaux se produisent lorsque la


Lune et le Soleil se trouvent en conjonction ou opposition (on parle de
syzygie) par rapport à la Terre (situation de pleine ou de nouvelle
lune) : leurs forces d'attraction s'ajoutent. Ce phénomène explique
que les plus grandes marées (marées d'équinoxes ) ont lieu lors de la
première syzygie qui suit l'équinoxe (21 mars et 21 septembre).

Inversement, les marées sont faibles (marées de mortes-eaux) lorsque


la Lune est à 90° de l'axe Soleil-Terre (situation de premier ou dernier
quartier). De même, les plus faibles ont lieu aux alentours des solstices
d'été et d'hiver (21 juin et 21 décembre).
C = 20 la plus faible marée possible
C = 45 définit une morte-eau moyenne
C = 70 définit la séparation entre vive-eau et morte-eau
C = 95 une vive-eau moyenne
C = 100 une vive-eau équinoxiale moyenne
C = 120 la plus forte marée possible
Si U est, en un lieu donné, le demi marnage de la plus forte marée de vive-eau
survenant après une syzygie équinoxiale moyenne (C = 100), alors la hauteur d'eau (h)
à la pleine mer d'une marée de coefficient (C) est d'environ :
hpm = (1,2 + C)*U
de même la hauteur d'eau à la basse mer sera approximativement: hbm = (1,2 -
C)*U
Note :
•Dans ces deux précédentes formules, le coefficient C ne doit pas être exprimé en
centièmes. C variant de 20 à 120, dans ces formules il prendra les valeurs de 0,2 à 1,2.
•U est également appelé Unité de hauteur du lieu considéré.
Exemple pratique: La hauteur d'eau à pleine mer en un lieu où l'unité de hauteur
U=5,50m, lorsque le coefficient C=95 sera approximativement : hpm = (1,2 + 0,95) * 5,50
= 11,825 m. De même la hauteur d'eau à basse mer sera hbm = (1,2 - 0,95 ) * 5,50 =
1,375 m.
Lieux de marées remarquables

en Méditerranée le marnage est peu marqué (40 cm)

Au Canada : dans la baie d'Ungava le marnage peut atteindre 17 m voire 20 mètres et dans la

baie de Fundy jusqu'à 16 m. Ces baies sont les deux endroits où les marées les plus importantes au
monde ont lieu et, selon les sources, on attribue à l'une ou à l'autre le record de marnage.

•En Grande-Bretagne, le canal de Bristol avec 15 m de marnage.

•En France :
•Les plus fortes de France (jusqu'à 14 m de marnage) dans la baie du Mont-Saint-
Michel, où il est traditionnellement dit que « la mer monte à la vitesse d'un cheval
au galop » et entoure alors le Mont-Saint-Michel. Il est possible d'observer cet
important marnage à Saint-Malo et plus largement le niveau de la mer pour ce site,
entre autres, à partir du site des réseaux de référence des observations
marégraphiques REFMAR.
•dans l'archipel normand de Chausey, on peut voir 365 îlots à marée basse contre
environ 52 îles à marée haute.

•en Norvège : Le Saltstraumen, remplissant un fjord de 400 millions de mètres cubes.

•en Australie-Occidentale, à l'Horizontal Falls région des Kimberley avec 10 m de marnage environ.
•À Pondichéry (Inde) et dans certains ports du Viêt Nam où il n'y a qu'une seule marée par jour.
Avance et retard de la marée

Quand la lune se trouve entre la position de conjonction et de la première quadrature


la marée est en avance par rapport au passage de la lune au méridien. La marée est
par contre en retard par rapport au passage au méridien de la lune.
C’est l’inégalité des phases
Les couleurs indiquent la composante M2 des marées. Deux lignes cotidales diffèrent d'une
heure. Les centres sont les points amphidromiques.
Lignes cotidales et points amphidromiques :
On appelle ligne cotidale le lieu des points où la pleine mer se produit au même instant. Les lignes
cotidales concourent parfois toutes en un point où l'heure est indéterminée par ce que la marée y est nulle
à chaque instant :

ce sont les points amphidromiques autour desquels tournent les marées.


L'image ci-contre représente les lignes cotidales qui ont été mesurées dans la mer du Nord.
Méthodes de calcul de hauteur d'eau sur les côtes françaises

L'ouvrage de référence concernant la marée en France est l'annuaire des marées édité par le
SHOM.

Méthode par les courbes types

Méthode Harmonique

Méthode des douzièmes


Méthode graphique du demi cercle

Méthodes de l’Amirauté anglaise


La marine anglaise a pour ouvrage de référence l’Admiralty Tide Tables. Les tables anglaises
couvrent pratiquement tout le globe.
Les courbes types
Quatre courbes sont fournies pour chaque port principal, ces courbes ne se
complémentent pas exactement:
Courbe des vives eaux entourant la pleine mer,
Courbe des vives eaux entourant la basse mer,
Courbe des mortes eaux entourant la pleine mer,
Courbe des mortes eaux entourant la basse mer.

1-Dans le cas d'un port principal, il convient d'utiliser les courbes types de chaque port (sauf
Saint-malo / Le Havre), ces courbes types sont décalées de la sinusoïde et plus précises car
adaptées spécialement pour chaque port principal.

Le calcul de la hauteur d'eau sur une courbe type est très simple et se résout par l'obtention
d'un facteur f de manière graphique. Le SHOM indique dans son ouvrage : L'usage des courbes
types est recommandé de préférence à la règle des douzièmes souvent enseignée dans les cours
de navigation.

Dans le cas de ports secondaires, il convient d'utiliser la méthode harmonique (ou la méthode
des douzièmes qui en est une approximation, ou encore la méthode du demi-cercle) ce bien
entendu, après avoir corrigé les heures et les hauteurs du port principal (voir paragraphe les
corrections).
Méthode des douzièmes
M0=(hMH+hMB)/2
A= hMH+hMB
T=|tMH-tMB|
∆t=t-tMH
T:180°=t:α°
α°=(T:180°)/t
h=Mo+(A/2)cosα
M h=Mo+A/2-A(1-cosα)/2
h=hMH-A(1-cosα)/2

Détermination de la hauteur de la marée à un instant t


REGLE DES DOUZIEMES
Ainsi, la variation relative du niveau des eaux est
approximativement de 1/12 du marnage durant
la première heure-marée, 2/12 durant la
seconde, puis 3/12, 3/12, 2/12, 1/12.

Exemple
Application sur un port rattaché dont les
données corrigées sont les suivantes :
Heure basse mer: 5h53
Heure pleine mer: 11h16
soit une marée de 323 minutes; l'heure de
marée est de (323/6)= 54 minutes
Hauteur d'eau à basse mer: 2,25 m,
Hauteur d'eau à pleine mer: 11,3 m,
la différence (marnage) est de 9,05 mètre
(11,3-2,25) ⇒ 1/12 = 75,42 cm
La méthode harmonique
Elle est basée sur le calcul des harmoniques exprimées par:

Avec
variation de hauteur par rapport au point de repère choisi
marnage de la marée concernée
temps écoulé depuis le point de repère choisi
durée de la marée
Méthode graphique du demi-cercle

Sur le même principe que la méthode des douzièmes qui est une approximation
d'une courbe sinusoïdale, on peut graphiquement trouver une hauteur
d'eau en fonction de l' "heure de marée" et vice-versa en dessinant
un demi-cercle.
Soit un demi-cercle :
•les 6 heures de marées sont disposées tous les 30 °
•le diamètre représente le marnage.

La projection sur le diamètre (le cosinus) correspond à la hauteur d'eau.


•0 ° = Basse mer
•30 ° = une heure de marée
•60 ° = deux heures de marée = 1/4 du marnage
•90 ° = trois heures de marée = 1/2 du marnage
•120 ° = quatre heures de marée = 3/4 du marnage
•150 ° = cinq heures de marée
•180 ° = Pleine mer
Cours n°21

Calcul de marée pour


un port secondaire
Définitions
La profondeur à un endroit donné à une
heure donnée est la distance qui
sépare le fond de la surface de l'eau.
Pour calculer la profondeur (P), la
démarche est donc la suivante :

1-Relever la sonde (S) indiquée sur la carte. Cette sonde est la distance entre le
zéro hydrographique et le fond, comptée positivement vers le bas et négativement
vers le haut. Une sonde découvrante est symbolisée par une sonde soulignée

33 signifie +3,30m (le fond est à 3,30 au-dessous du zéro hydrographique) 33 signifie

3,30 m (le fond est à 3,30 au-dessus du zéro hydrographique)


2.Calculer la hauteur d'eau pour ce port à l'heure souhaitée selon le calcul préconisé.

3.Modifier le résultat obtenu si la pression atmosphérique est sensiblement différente de


la pression moyenne (1 013 hPa).

4.Ajouter algébriquement la hauteur obtenue (H) à la sonde (S) lue sur la carte. P=H+S
Lorsque l'on recherche les informations pour des ports rattachés, c'est-à-dire des ports pour
lesquels une courbe type n'est pas fournie, il convient d'apporter aux données du port
principal les corrections pour les heures et pour les hauteurs affichées dans l'annuaire des
marées.
Le SHOM (Service hydrographique et océanographique de la marine) français préconise une
seule méthode. Il affiche pour chaque port principal une liste de ports rattachés.
Des horaires moyens correspondant aux vives eaux et aux mortes eaux sont affichés pour le
port principal. L'exemple ci-dessous mentionne le port principal de Dieppe et les deux ports
qui lui sont rattachés

N.B. les heures de VE et ME des PM et des BM du port principal sont des moyennes
À la lecture des données du jour pour la pleine et la basse mer, on applique les règles
suivantes séparément pour la pleine mer et la basse mer.

-Si l'horaire du jour est à moins de 2 heures (±) des heures de vives eaux, on doit appliquer les
corrections dans la colonne vives eaux, que ce soit pour l'heure ou pour la hauteur.

-Si l'horaire du jour est à moins de 2 heures (±) des heures de mortes eaux, on doit appliquer
les corrections dans la colonne mortes eaux que ce soit pour l'heure ou pour la hauteur.

-Si l'horaire du jour est à plus de 2 heures des heures de vives eaux, ou des heures de mortes
eaux, on doit appliquer la moyenne des corrections VE/ME pour l'heure, puis effectuer une
interpolation pour ce qui concerne la hauteur, ce, en fonction de la hauteur d'eau à la pleine
mer ou à la basse mer.
Exemple calcul des données au Tréport si ce jour à Dieppe les données sont les suivantes:
Horaires Dieppe
Extrait des valeurs de la PM et de la BM pour aujourd’hui à DIEPPE
PM BM
16h00 22h18
8,00 m 1,70 m

Pleine mer 16h00, cet horaire est à plus de 2 heures des heures moyennes de pleine mer vives
eaux (12h40) ou mortes eaux (18h20). La correction pour les heures de pleine mer sera la
moyenne des corrections vives eaux (+0 h 15 min) et mortes eaux (+0 h 25 min) ce sera +0 h 20
min. PM à 16h20min à le Tréport
Pour la correction sur la hauteur d'eau il faut interpoler
Une hauteur d'eau de 9,3 m donne une correction de +1,15m
Une hauteur d'eau de 7,4 m donne une correction de +0,70m
Aujourd'hui la hauteur d'eau est de 8,00 m, ce qui donne comme correction +0,842m (arrondi
à +0,84). Hauteur d’eau à le Tréport à 16h20min h=8m+0,84m=8,84m
RAPPEL: comment faire une interpolation?

L’interpolation pour la PM
Une hauteur d'eau de 9,3 m donne une correction de +1,15m
Une hauteur d'eau de 7,4 m donne une correction de +0,70m
Aujourd'hui la hauteur d'eau est de 8,00 m, ce qui donne comme correction +0,842m (arrondi à +0,84).

S’effectue comme suit:


Pour le port de Dieppe
Différence de hauteur 9,3-7,4 =1,9
Différence de correction +1,15-(+0,70)=+0,45

Pour le port de Treport


Différence de hauteur 8,0-7,4=0,6
Différence de correction= x

Les rapports sont identiques, donc x/0,6=0,45/1,9 alors x=(0,45*0,6)/1,9=0,142


Correction: 0,70+0,142=0,842
Donc la hauteur d’eau corrigée est 8m+0,84m=8,84m
Le tableau pour Le Tréport est le suivant:
Basse mer 22h18, cet horaire est à plus de 2 heures des heures moyennes de basse mer de
vives eaux (19 h 30) ou de mortes eaux (0 h 50). La correction pour les heures sera la
moyenne des corrections vives eaux (+0 h 20) et mortes eaux (+0 h 15) ce sera +0 h 17,5 min
(arrondi à +0 h 18 min).
Pour la correction sur la hauteur, il faut interpoler.
Une hauteur d'eau de 2,5 donne une correction de +0,50
Une hauteur d'eau de 0,8 donne une correction de +0,20
Aujourd'hui la hauteur d'eau est de 1,70 m, ce qui donne comme correction +0,36 m.

Données Le Tréport
PM BM
16h20 22h36
8,84 m 2,06 m
INTERPOLATION GRAPHIQUE

Correction de hauteur par graphique qui se trouve sur l’encart


à la fin de l’annuaire
GRAPHIQUE
D’INTERPOLATION
DES HAUTEURS
en annexe de l’annuaire des
marées du SHOM
Point A:instant considéré par rapport à
la BM ou la PM

Point B:intersection avec la courbe de


la durée de la baissée ou la montée

Point C:intersection avec la courbe


représentant le marnage

Point D: correspond à la hauteur


cherchée

CORRECTION
BAROMETRIQUE
Encart en fin de volume de
l’annuaire

La table des corrections barométriques donne la correction à apporter aux hauteurs de la mer en fonction de la
pression barométrique au port considéré . Elle permet d’améliorer dans une certaine mesure les prédictions de marée
Quelle est la hauteur de la marée à 21h00mn(T.U.+1h)
en un lieu où les éléments sont:
heure hauteur
Basse mer 23h40mn 0,55m
Pleine mer 17h20mn 10,05m

L’instant considéré étant plus proche de celui de la basse mer


que celui de la pleine mer
l’instant de référence sera celui de la basse mer. L’instant
considéré se situe:
23h40mn-21h00mn=2h40avant la basse mer, d’où le point A.
La durée de la baissée est de 23h40mn – 17h20mn=6h20mn
d’où le point B
Le marnage est de 10,05m-0,55m=9,50m d’où le point C, puis
le point D.
Le point D correspond à 3,60m.
La hauteur recherchée est donc 0,55m+3,60=4,15m
C
B

A D
Calculer l’heure et la hauteur de la pleine mer à La Corogne
sachant que la pleine mer du port de référence Saint –Jean- Deluz-
Socoa eu lieu 15h27min avec une hauteur de 3,7m.
On trouve comme heure de pleine mer de vive-eau et de morte-eau à Saint –Jean-Deluz-
Socoa encadrant 15h27min: 11h29min (M.E.) et 17h22min (V.E.), et comme corrections
à ces heures pour La Corogne respectivement:-0h31min (M.E.) et -0h28min (V.E.)
L’heure de la pleine mer ayant lieu à 15h27min à S.J.D.S. et à 17h22-
15h27min=1h55min avant l’heure de la pleine mer de V.E. et 15h27min-11h29min
=3h59min après l’heure de la pleine mer de M.E.. Nous sommes dans un intervalle de
2heures autour de l’heure de V.E. Le valeur de la correction sera donc -0h28min
L’heure de la pleine mer a La Corogne est par suite:
15h27min – 28min=14h59min
Si c’est plus de 2 heures on fait la moyenne
[-0h31min+(-0h28min)]/2=-29min30s
Soit 15h27-29min30s=14h57min30s
-0,35m
-0,3m
-0,4m
Calcul de la hauteur
d’après le graphique
4,2m
3,7m-0,35m=3,35m
3,7m
3,2m
Présentation:
Utilisation:
Trouver la hauteur de marée à 1920 GMT à Avonmouth à une date où les données
étaient les suivantes : 03h55mn 11.5m
10h39mn 2.1m
16h33mn 11.8m
23h18mn 1.7m
19h20 se situe entre 16h33 et 23h18 , l’intervalle avec la pleine mer est +02h47mn
Le marnage correspondant est : 10.1m
Marnage de vive eau à Avonmouth 12.3m
Marnage de morte eau à Avonmouth 6.5m

Marnage du jour 10.1m

Lecture du facteur « f »sur le graphique prévu à cet effet:

la courbe de la marée de vive eau 0.56 correspondant à l’intervalle de +2h47mn

Hauteur de la marée au dessus 5.7


de la marée de morte eau (table 2)
Multiplication f x marnage du jour

Hauteur de la marée à 19h20 à Avonmouth= basse mer +hauteur de la marée au dessus


de la marée de morte eau 1.7m + 5.7m=7.4m
Graphique pour
recherche du
facteur « f »
Trouver l’heure de pleine mer au port rattaché de Torquay si la pleine mer a eu lieu
au port principal de Devonport à 0830
(Page 302 ) heure de pleine mer à Devonport Correction pour Torquay
1300 +0h25min
0600 +0h45min
Par interpolation 0830 +0h38min

Heure de pleine mer à Devonport 08h30


Correction pour Torquay + 0h38
Heure de pleine mer à Torquay = 09h08

Trouver la hauteur de la basse mer à Torquay un jour où la basse mer à Devonport


a eu atteint +0.5 m
(Page 302 ) hauteur de basse mer à Devonport correction de hauteur à Torquay

2.2 -0.2
0.8 -0.1
Par interpolation: 0.5 -0.1
Hauteur prévue de basse mer à Devonport 0.5
Correction pour Torquay -0.1
Hauteur de basse mer prévue à Torquay = 0.4
Leçon n°23
Les courants marins ont deux origines bien
distinctes :

-les courants de marée que l'on appellera


"gravitationnels" : leur origine est la force
génératrice des marées dont la cause première
est l'attraction newtonienne

-les courants que l'on appellera "radiationnels" :


leur origine plus ou moins lointaine est le
rayonnement solaire, responsable de
phénomènes tels que le régime des vents, le cycle
des saisons, les perturbations météorologiques,
ou les variations spatiales de densité des océans
pouvant générer des mouvements au sein des
masses d'eau.(déf. SHOM)
COURANT DE MAREE
RAZ du Sein , vu de la pointe du RAZ
(France, Bretagne, Finistère)
LES COURANTS RADIATIONNELS

Exemple, le GULF STREAM qui naît dans la mer des Antilles et se déplace vers
l'Atlantique Nord, vers le Pôle. Ces courants sont mit en mouvement par les
vents, puis leur direction est influencée par la rotation de la Terre
PRINCIPAUX COURANTS DANS LE MONDE
Publications modernes :
Instructions Nautiques
Atlas de courant de marée

Jusque dans les années 1980, la collection d'atlas a simplement repris dans un format plus commode les
anciennes cartes de courants de marée de la Manche et de la côte ouest de France. Les courants y sont
représentés sous forme de flèches situées chacune en un point de mesure. Les vitesses indiquées
correspondent aux situations de vive-eau et morte-eau moyennes. Pour une zone donnée, 13 planches sont
fournies, correspondant aux heures rondes de six heures avant à six heures après la pleine mer d'un port de
référence.

cette figure donne un


exemple de planche issue
de l'ouvrage 556 intitulé
"COURANTS DE MARÉE
EN BAIE DE SEINE", publié
en 1974.
Courant de marée et navigation maritime

En navigation, le franchissement des zones dans lesquelles le courant de marée est


particulièrement important peut mettre en danger la sécurité des navires, lorsque les
conditions météorologiques sont défavorables. Si on ne peut pas les éviter, il est conseillé de
les traverser :
au début de l'étale, en privilégiant l'étale qui précède une phase de courant favorable à la
progression du navire
à défaut, durant la phase où le courant porte dans le même sens que le vent
Il faut se reporter aux Instructions nautiques pour connaître précisément les conditions de
franchissement les plus favorables des zones les plus dangereuses car celles-ci sont également
influencées de manière complexe par la configuration locale de la côte et des fonds.
Les courants de marée
Au milieu des océans, et au large de côtes rectilignes, les courants de marée sont très
faibles. Il deviennent importants dans les bras de mer ( La Manche, par exemple) et à
l'entrée des golfs ou des estuaires.
Ils peuvent en effet être supérieurs à 10 nœuds en certains endroits, comme le Raz
Blanchard.
Ils varient en direction et en vitesse en fonction de l'heure et du coefficient de la
marée.
Pendant la marée montante, le courant s'appelle le flot.
Pendant la marée descendante, le courant s'appelle le jusant.
Le courant est au maximum au milieu du flot et du jusant.
Les courants de marée peuvent être alternatifs ou tournants. Dans le premier cas,
le flot a, pendant toute sa durée (environ une demi-marée), une direction à peu près
invariable qui est généralement sensiblement opposée à celle qu'a le jusant pendant
toute sa durée.
Dans le second cas, au cours d'une période de la marée, le courant porte
successivement dans toutes les directions avec des vitesses qui peuvent varier entre
de larges limites.
Dans certaines zones, des cartes de courants indiquent la direction et la force du
courant d'heure en heure.
COURANTS TOURNANTS
LES ATLAS DE COURANT DE MAREE
RENSEIGNEMENTS SUR LE COURANT DANS UNE CARTE
Courants de marée et renverse
Les courants de marées peuvent également être interprétés, pour cela il suffit de rechercher des
petits losanges avec une lettre à l’intérieur sur la carte, noter celui qui est le plus proche de
votre position. Ils sont faciles à cerner sur une carte.
Les tableaux des courants de marée se trouvent sur la carte et se
rapportent aux points désignés par les losanges précédents. Pour
chacun de ces points répartis sur la carte, nous connaissons la
direction et la vitesse des courants en fonction de l’heure de la marée.
En haut à gauche, nous trouvons la PM de référence Boulogne-sur-Mer (port le plus proche de référence).
En partant de la gauche, le premier cadre référence la description des tableaux pour chaque point:
Les heures (6 heures marée avant la PM et 6 heures marée après la PM),
Les directions et vitesses des courants,
la position géographique du point concerné.
Exemple de lecture au point B :
A PM0,
le courant porte au 46°
avec une vitesse de 2,8N pour un coefficient de marée de 95 (vive-eau),
avec une vitesse de 1,3N pour un coefficient de 45 (morte-eau).
Déterminer les renverses des courants de marée
La renverse est le moment où le courant de marée est nul. Il suffit donc de rechercher ce
moment dans la cartouche.
Par exemple et toujours sur le point B, les renverses se situent
approximativement à PM-2 et PM+4 en vive-eau, on voit très bien la bascule de direction
entre PM-2(237°) et PM-1 (45°)
approximativement à PM-2 et PM+5 en morte-eau
Directions des courants de marée
La carte propose également (mais il faut jouer avec le zoom pour le trouver) d’un cercle
gradué en degrés dont le 0 (ou 360°) suggère une orientation par rapport au Nord.
Dans notre exemple, une seule colonne indique la direction en vive-eau: 46° à PM0.
Il suffit donc de reporter une demi-droite à partir du centre de ce rapporteur et faire
coïncider à 46°
Et pour le sens retour?
Approximativement, il suffit d’ajouter 180° à nos 46 ° ou de prendre la valeur moyenne à PM-6
et PM+6.

Il reste à superposer ces directions sur le point


B. Il n’est pas nécessaire d’être précis car seul
l’ordre d’idée de la mesure est intéressant.
Dans certaines régions, les directions des vive-eau et morte-eau sont différentes et sont
clairement indiquées, il suffit alors tracer sur le cercle gradué les indications pour chaque
direction et pour chaque période vive-eau et morte-eau.

Pour le point C, les renverses ont


globalement lieu à PM-4 et PM+2 en
vive-eau et à PM-5 et PM+2 en
morte-eau.

Noter que lorsque la renverse


intervient sur l’une des heures du
tableau, le courant est nul (point E) et
la mention Renv.est indiquée.
Les atlas de courant
Les cartes horaires de courant de marée publiées par le SHOM sous forme d’atlas permettent d’avoir une
idée d’ensemble des courants de marée dans la région Manche-Atlantique sur un cycle de marée (pleine mer
- basse mer).
Le premier atlas réalisé à l'aide d'un modèle numérique, celui du Pas de Calais, a été publié en 1988. Les
moyens de calcul ne permettaient pas alors de calculer les courants avec une résolution suffisante aux abord
de Calais et de Dunkerque.

Ces planches sont recouvertes de flèches. Elles représentent par leur épaisseur et leur longueur
la vitesse du courant.
La valeur est portée au dessus des flèches en dixièmes de nœuds, les 2 premiers chiffres pour
les marées de VE coefficient 95 et les 2 derniers pour les ME coefficient 45.
Les planches sont rapportées aux ports principaux de la zone
Le calcul du courant de marée
Les guides nautiques fournissent pour un lieu donné la vitesse maximum du courant pour une
marée de mortes eaux moyenne (V1 coefficient 45) et une marée de vives eaux moyenne (V2
coefficient 95)
Si C est le coefficient de la marée en cours, la vitesse maximum du courant de marée V sera
égale à :
V = V1 + ( C - 45 ) x ( V2 - V1 ) / 50
Exemple: si C = 105, V1 = 1 noeud et V2 = 2 noeuds,
on a: V = 1 + ( 105 - 45 ) x ( 2 - 1 ) / 50 = 1 + 60 x 1 / 50 = 2.2 noeuds
Pour les zones comportant des courants de marée importants (Nord Bretagne, Cotentin,
Manche, Mer d'Iroise, Baie de Quiberon, ...) les guides fournissent la direction et la vitesse du
courant heure par heure. Pour les autres zones il est possible, lorsque le courant est alternatif,
d'extrapoler la vitesse du courant à partir de la vitesse maximum.
La vitesse du courant varie rapidement en début et en fin de flot et de jusant. Si la période
s'écoulant entre deux étales est divisé en six périodes égales d (heure de marée) et si t est la fin
de l'étale, la vitesse du courant s'établit comme suit :
t:0
t + d : 3/6 V
t + 2d : 5/6 V
t+ 3d : V
t + 4d : 5/6V
t + 5d : 3/6V
t + 6d : 0
Circulation générale de surface dans la mer
Méditerranée (d'après Millot and Taupier-
Letage, 2005).
Bassins et sous bassins de la mer
Méditerranée (d'après Millot and Taupier
Letage, 2005).
COURANTS EN PROFONDEUR
INFORMATIONS
INFORMATIONS
Le logiciel SHOMAR édition 2014-2015
Le logiciel SHOMAR permet de calculer la marée
prédictible pour les années 2014 et 2015 à partir
des constantes harmoniques obtenues grâce aux
observations du niveau de la mer. Les hauteurs
d'eau et les heures de marées calculées par
SHOMAR ont ainsi une précision respective de
quelques centimètres et de quelques minutes. Il
peut néanmoins exister des différences entre la
hauteur d'eau réelle et les prédictions en raison
notamment des variations du niveau de la mer dues
aux perturbations atmosphériques.
SHOMAR fournit des prédictions de marées
officielles pour les ports français de métropole (150)
et d'outre mer (40) et vous donne également accès
aux prédictions de marées dans environ 800 autres
sites à travers le monde.

N.B. le site Internet du SHOM met à


disposition gratuitement les
prédictions de marée sur l'année en
cours.