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MODULE

MANAGEMENT
GENERAL
THEORIES DU MANAGEMENT

Les théories traditionnelles du


management :
• L’école classique
• L’école des relations humaines
• Analyse comparative : école classique
versus école des ressources humaines
THEORIES DU MANAGEMENT
Les autres écoles managériales
• La théorie de la décision
• Les théories de la contingence structurelle
• L’analyse systémique
• L’approche de l’économie industrielle
• L’école de l’analyse stratégique des
organisations
• Les théories contemporaines du management
Ecole classique
• 1 – TAYLOR et L’OST
• (Organisation Scientifique du Travail)
• Méthode scientifique de conception du travail (analyse
du travail, élaboration de tâches optimisées…..).
• Division verticale (séparation entre conception et
réalisation) et
• Division horizontale du travail (organisation logique de
l’atelier en postes se succédant logiquement).
• One best way (la bonne personne au bon endroit,
spécialisation des opérateurs, définition de la meilleure
manière d’accomplir une tâche).
• Rémunération variable proportionnelle à la performance
(salaire fixe, primes d’objectifs).
1 – TAYLOR et L’OST
(Organisation Scientifique du Travail)
• Economie d’échelle, productivité, effet
d’apprentissage et rentabilité.
• Système de contrôle renforcé (faible autonomie
et faible responsabilité des opérateurs).
• Paternalisme (réaffectation d’une partie des
recettes aux œuvres sociales de l’entreprise).
• Recherche d’une paix sociale durable :
conciliation des intérêts respectifs des ouvriers
et des patrons
Les limites de L’OST
ü La double division du travail, horizontale et
verticale crée:
• des taches répétitives, monotones et aliénantes.
• Faible mobilité du personnel.
• Absentéisme chronique
• Rotation du personnel élevée
• Conflits collectifs
• Taux de rebut important

ü Seule motivation possible pour l’homme est


l’argent.
• Le FORDISME

• Ford invente le travail à la chaîne, où l'ouvrier


réalise un travail posté (l'ouvrier ne se déplace
plus pour aller chercher les pièces nécessaires)
dans lequel il répète sans fin les mêmes gestes
sans être maître de sa production dans la
mesure où c'est la vitesse de la chaîne qui la
détermine (réduction des temps morts et des
temps de manutention). La parcellisation et la
standardisation des tâches permettent de
produite en grande série des produits standard à
bas coûts (économie d'échelle).
• Ainsi en cinq ans (1908-1913), Ford passe de 6
000 à 189 OOO véhicules (la Ford T) produits.
De fait, les prix de vente des produits deviennent
accessibles au plus grand nombre entraînant le
début de la consommation de masse. Ford
invente aussi, ce que l'on a ;qualifié de contrat
social, en offrant en contrepartie d'un travail peu
épanouissant (facteur de conflits, d'absen-
téisme, de problèmes de qualité ou de turn-over)
un salaire fixe attractif (5 dollars par jour au lieu
dés 3 dollars habituellement proposés,
négociation régulière avec les syndicats pour
revaloriser les salaires), un emploi stable
(volonté de fidéliser les ouvriers), et des
avantagés sociaux (paternalisme). En élevant le
niveau de vie des ouvriers, il en fait alors des
clients potentiels de' ses voitures et crée les
conditions d'une croissance économique
soutenue.
• . Le système fordien correspond à un
environnement économique stable' et des
attentes standardisées des clients (l'offre
induit la demande). En revanche,
l'avènement du client roi, l'accélération et
la complexification de l'environnement ont
montré les limites du système.
Les limites de L’OST
ü La double division du travail, horizontale et
verticale crée:
• des taches répétitives, monotones et aliénantes.
• Faible mobilité du personnel.
• Absentéisme chronique
• Rotation du personnel élevée
• Conflits collectifs
• Taux de rebut important

ü Seule motivation possible pour l’homme est


l’argent.
2 - Principes d’une saine administration

Henri FAYOL
( 1841-1925 )
Principes d’une saine
administration
• Né à Istanbul en 1841
• Ingénieur diplômé de l’école des Mines de Saint Etienne
• Fait toute sa carrière à la Société industrielle et minière de
Commentry-Fourchambault.
Quand il y entre, c’est une société au bord de la faillite. Il
contribue à la relever et en devient Directeur Général en
1888, il reste à sa tête jusqu’en 1918.
• Il est le promoteur en France de l’organisation scientifique du
travail.
• Il est mort à Paris en 1925.
Principes d’une saine administration

Structuration des organisations


Son ouvrage clef s’appelle
Administration industrielle et générale et a
été publié en 1916.
Ce livre, consacré à la gestion et à la
direction des entreprises, frappé par la
modernité des thèmes évoqués.
Principes d’une saine administration

Structuration des organisations


il reconnaît 6 fonctions à l'entreprise :
. Technique
. Commerciale
. Comptable
. Financière
. Sécuritaire
. Administrative
Principes d’une saine administration

Structuration des organisations


L'apport de Fayol repose essentiellement dans l'organisation administrative
de l'entreprise (Taylor était, quant à lui, plus concerné par l'aspect technique).
Il définit les cinq piliers du management moderne comme suit :
l Prévoir et planifier : prévoir, c’est déjà agir.
l Organiser : organiser une entreprise, c’est la munir de tout ce qui est utile
à son fonctionnement : matériaux, outillage, capitaux, personnel.
l Commander : tirer le meilleur parti possible des agents qui composent son
unité, dans l’intérêt de l’entreprise.
l Coordonner : mettre de l’harmonie entre tous les actes d’une entreprise de
manière à en faciliter le fonctionnement et le succès.
l Contrôler : vérifier si tout se passe conformément au programme adopté,
aux ordres donnés et aux principes admis.
Principes d’une saine administration

Quatorze principes du Mgt


Fayol constate que les activités
administratives augmentent au fur et à mesure
que l'on s'élève dans la hiérarchie (que Fayol
comme Taylor voit d'une façon pyramidale) et
qu'elles concernent principalement
l'administration des hommes.
C'est ainsi qu'il va définir 14 principes
d'administration. d'entreprise):
Principes d’une saine administration

Quatorze principes du Mgt


• La division du travail,
• l'autorité et la responsabilité,
• la discipline,
• l'unicité de commandement,
• l'unicité de direction,
• la primauté de l'intérêt général,
• la juste rémunération,
Principes d’une saine administration

Quatorze principes du Mgt

• le degré de décentralisation (dépend de


l'activité),
• la nécessité de communications latérales,
• l'ordre matériel et moral,
• l'équité,
• la stabilité du personnel,
• l'initiative,
• l'union du personnel (esprit d'entreprise).
3 - Le modèle Weberien de la
bureaucratie
Max Weber (1864-1920)
La sociologie est la science de la
conduite humaine: à partir de faits observables,
il s’agit de comprendre la conduite humaine
dans la signification que lui donnent les acteurs
eux-mêmes.
La sociologie est la science de l’action sociale
qu’elle veut comprendre en l’interprétant et dont
elle veut expliquer socialement le déroulement:
Ø Comprendre: saisir les significations
Ø Interpréter: organiser en concepts le sens subjectif
Ø Expliquer: mettre à jour les régularités des conduites
Weber: action et domination
Autorité et légitimité
Les 3 formes de domination et de légitimité distincte:
1. La domination/autorité traditionnelle fonde sa légitimité
sur le caractère sacré de la tradition, les précédents et
les usages Ex: pouvoir patriarcal.
2. La domination charismatique est issue d’une
personnalité dotée d’une aura exceptionnelle et d’une
grande force de conviction. Ex: prophètes.
3. La domination/autorité légale ou rationnelle s’appuie
sur des règles strictes, explicites et impersonnelles.
De ces trois types d’autorité découlent trois
classes d’organisation (société):
1. L’organisation traditionnelle: basée sur les
usages, les coutumes de l’entreprise et le
passé de l’entreprise. Ex: le fils succédant à
son père à la tête de l’entreprise.
2. L’organisation charismatique: basée sur les
qualités personnelles du leader. Ex: Ford,
Citroën.
3. L’organisation moderne, rationnelle ou
bureaucratique: induite par l’essor du
capitalisme, elle est, selon Weber, la forme la
plus efficace pour la direction du des grandes
organisations.
L’idéal type bureaucratique
L’administration bureaucratique représentant le
type pur de la domination légale-rationnelle est
la plus juste et efficace car :
üSes membres sont libres et n’obéissent
qu’aux devoirs objectifs de leur fonction.
üLa hiérarchie des emplois est clairement
définie.
üChaque emploi est défini par un contrat
üLes employés sont sélectionnés selon
leurs compétences.
L’idéal type bureaucratique
L’administration bureaucratique représentant le type pur
de la domination légale-rationnelle est la plus juste et
efficace car :
ü Les salaires sont fixés et varient selon l’échelon
hiérarchique.
ü L’emploi est la seule occupation professionnelle des
salariés.
ü La promotion est définie selon l’ancienneté et le
jugement des supérieurs.
ü Il existe une séparation entre la fonction et l’homme qui
l’occupe: le salarié n’est ni propriétaire des moyens de
l’organisation, ni de son poste.
ü L’employé est soumis a une discipline stricte.
Modèle Weberien et
l’Organisation du Travail
Des conclusions convergentes sur:
Ø les objectifs de productivité et d’efficacité peuvent se
réaliser en poussant les hommes à agir logiquement.
Ø Le one best way nécessite une organisation rationnelle:
structure hiérarchique et délégation de pouvoir, division
du travail et une spécialisation des taches.
Ø La rationalité des principes administratifs doit s’imposer
à tous.
Ø La supériorité de l’organisation réside dans un contrôle
plus grand, une prévisibilité et une dépersonnalisation
plus fortes.
L’école classique du management
4 grands principes
Ainsi, l’école classique se base les 4 grands principes suivants :
• L'organisation hiérarchique : L'entreprise doit être hiérarchisée (cf. : l'armée). L'autorité
est pyramidale. Elle peut, cependant, être parcellisée et déléguée aux échelons inférieurs, sauf au
dernier (les ouvriers) qui ne doivent être que des exécutants.
• Le principe d'exception : les subordonnées s'occupent des taches routinières. Seuls les
problèmes exceptionnels doivent remonter la hiérarchie et être solutionnés par elle.
• L'unicité de commandement : On ne doit dépendre que d'un seul chef (cf. : L'armée)
• Le principe de spécialisation : Le travail est découpé en gestes et opérations très simples
facilement assimilables par une main-d'œuvre peu qualifiée. On diminue ainsi le temps
d'apprentissage et l'exécution répétée des mêmes gestes permet une cadence très rapide. De plus
cette technique engendre des avantages :
- On peut mesurer facilement la productivité d'un ouvrier
- On peut rémunérer l'ouvrier en fonction de son travail (rendement)
Les critiques
Ces premières théories sont empreintes de l’esprit de
leur époque dont elles contribuèrent à l’évolution.
Depuis, la théorie des organisations foisonne de
prolongements et critiques sur l’école dite classique dont
ü La naïveté de ses principes;
ü La sous-estimation de l’impact des conflits et de la
complexité de l’individu.
ü La méconnaissance des mécanismes cognitifs de
traitement des connaissances et des informations.
ü La croyance en l’efficacité invariable et constante de la
spécialisation et de l’unité de commandement.
ü Les lacunes méthodologiques et théoriques.
Les limites de la pensée

Les limites de l'école classique se trouvent dans ses principes mêmes :

• La déshumanisation du travail provoque une contestation de plus en plus vive :


Absentéisme, " turnover " important.

• Il provoque également la naissance d'un pouvoir syndical important conflits sociaux


de plus en plus dur contre les cadences infernales ou le salaire au rendement.

• Le taylorisme devient également de symbole de l'exploitation capitaliste de l'homme


par l'homme.

Il devient alors indispensable de trouver un sens plus humain au travail. De


nouvelles approches fondées sur la sociologie et la psychologie vont alors voir le jour.

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