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L'ISOSTATISME

Le but de l'isostatisme est de positionner la pièce ou les pièces d'une série, de façon
stable, de façon précise, de façon répétitive et sans incertitude de position. Pour cela, il
faut positionner et maintenir la pièce pendant l'usinage de manière à l'empêcher de se
déplacer, l'empêcher de fléchir ou l'empêcher de vibrer.
Le maintien en position se fait en général par serrage, une fois la mise en position
effectuée. Cette mise en position consiste à supprimer ce qu'on appelle des degrés
de liberté entre la pièce et la machine.

Un solide dans l'espace peut se déplacer suivant 6 directions. L'objectif du montage


est donc de bloquer ces 6 mouvements, ces 6 degrés de liberté qui sont 3
translations et 3 rotations. Pour positionner totalement un solide, un, il faut repérer
les 6 degrés de liberté élémentaires, deux, il faut que chaque repérage élimine un
mouvement. Si le nombre de repérages est inférieur à 6, le repérage est partiel. Si le
nombre de repérages est supérieur à 6, le repérage est hyperstatique.
Pour bien comprendre l'isostatisme de nombreux ouvrages prennent comme exemple
un avion. Effectivement un avion se déplace suivant 3 directions, une direction sur
l'axe X, une direction sur l'axe Y et une direction sur l'axe Z et il peut subir également 3
rotations autour de 3 axes, une autour de l'axe X, une autour de l'axe Y et une autour
de l'axe Z.
Voyons la similitude entre 1 avion et un parallélépipède. Si nous disposons 3 points sous
l'avion, 1, 2 et 3 éliminent 1 translation en Z ainsi que 1 rotation en Y et 1 rotation en X.
On peut donc en déduire que 3 points NON ALIGNES définissent 1 PLAN, voici donc les 3
premiers degrés de liberté. En positionnant la pièce sur les cales, on réalise une liaison
APPUI PLAN qui élimine 3 degrés de liberté : une translation et deux rotations.
Si maintenant nous disposons 2 points supplémentaires 4 et 5 sur l'avion, il sera
orienté et nous aurons éliminé 1 translation en X et 1 rotation en Z. Donc 2 points
déterminent une orientation : voici donc 2 autres degrés de liberté. Concrètement,
en positionnant la pièce à l'aide du mors mobile contre le mors fixe, on réalise une
liaison APPUI LINÉAIRE RECTILIGNE qui élimine 2 autres degrés de liberté ; une
translation et une rotation.
Disposons un dernier point en bout de l'aile par exemple, l'avion sera positionné en Y, le
point 6 élimine un déplacement sur Y : voici le dernier degré de liberté. Pour illustrer,
en plaçant une butée contre la pièce, on réalise une liaison de type APPUI PONCTUEL
qui élimine le sixième (et dernier) degré de liberté ; une translation.
Afin de réaliser un isostatisme satisfaisant, la démarche adéquate
consiste tout d'abord à définir l'usinage à réaliser. Pour cet exemple,
il s'agit de réaliser une rainure.

Ensuite, il faut repérer les faces de départ des cotes de cette rainure, ici 20, 18 et 12.
Ensuite, il faut repérer les faces de départ des cotes de cette rainure, ici 20, 18 et 12.Ce
qui permet de positionner les appuis en tenant compte des cotes de départ.

Pour terminer, il faut contrôler la position des six points appuis. Les. 1, 2 et 3 définissent
un plan, les points 4 et 5 définissent une orientation, et le point six définit une butée.
le montage d'usinage est un dispositif mécanique liant la pièce à la machine pendant une
ou plusieurs opérations d'usinage et permettant d'obtenir des pièces de la qualité exigée
au moindre coût. La décision par le bureau des méthodes de créer un montage d'usinage
fait toujours suite à une étude économique de rentabilité. Le nombre de pièces usinées
doit permettre au moins son amortissement.
La représentation de l'isostatisme utilise des symboles et ceux-ci sont répartis en
deux groupes. Le premier groupe appelé « première partie de la norme » concerne
les symboles de base utilisés dans la définition d'une mise en position géométrique
d'une pièce. Elle ne permet pas de connaître les technologies utilisées pour la mise
en position. Elle s'applique lors de la réalisation l'avant-projet d'étude de fabrication.
La 2ème partie de la norme concerne la symbolisation technologique, c'est-à-dire les
symboles utilisés sur les contrats de phase pour représenter les éléments d'appui et
de maintien des pièces au cours de l'usinage. Chaque symbole se construit à l'aide de
quatre éléments : le type de technologie, ici pour l'exemple un serrage concentrique
de mandrin de tour, la nature de la surface de la pièce, ici une surface brute, la
fonction de l'élément technologique, ici un appui de mise en position et la nature du
contact avec la pièce, ici un contact strié par exemple des mors durs.
Dans le cas d'un cylindre long (L/D>1.6), la mise en position classique est la suivante : les
points 1.2.3.4 représentent un centrage long appelé liaison pivot glissant et le point 5 une
butée appelée liaison ponctuelle.

La contre-pointe que l'on rajoute parfois pour éviter la flexion des pièces longues n'est pas
considérée dans ce cas comme un élément de mise en position, mais comme du maintien
en position.
Dans le cas d'un cylindre court (L/D<0.4), la mise en position classique est la suivante,
les points 1.2 et 3 représente un appui plan et les points 4 et 5 un centrage court
appelé liaison linéaire annulaire.
Dans le cas d'un usinage sur toute la longueur de la pièce on utilise un montage entre
pointes : 1.2 et 4.5 symbolisent un centrage court dans les cônes (2 liaisons linéaires
annulaires - 1 pivot glissant) et le point 3 symbolise une butée (liaison ponctuelle)
représentée en réalité par la pointe côté mandrin.

Dans le cas d'un usinage ou l'on utilise un montage mixte, les points 1 et 2 symbolisent
un centrage court, le point 3 symbolise une butée et les points 4 et 5 symbolisent un
centrage court dans le cône.
Comment choisir la prise de pièces en fonction de la cotation géométrique?

Sur cet exemple, il faut réaliser une concentricité entre les deux cylindres, on prend
donc la pièce en mors doux alésés sur une grande longueur, un centrage long. La
référence principale est donnée par le cylindre « A » qui définit l'axe de révolution.
L'appui sur la face est la référence secondaire, pour définir la position de la pièce le
long de l'axe.
Sur cet exemple, il faut maintenant réaliser une perpendicularité entre la face et le
cylindre usiné, on choisira donc un appui plan sur la face et un centrage court. La
référence principale est donnée par le plan « A » qui définit le plan. Le centrage court
sur le cylindre définit la position de l'axe.
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