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CHAPITRE 2

INTRODUCTION AU CALCUL
DES OUVRAGES À
OSSATURES MÈTALLIQUES
Principes fondamentaux pour la justification de
la sécurité des ouvrages à ossatures métalliques
II s'agit de construire des structures adaptées aux besoins
des usagers et dont le service puisse être assuré avec un
degré de sécurité acceptable.

Ce processus passe trois


étapes

Le
La conception La réalisation
dimensionnement
La conception
•En fonction des services que
la structure est destinée à
assurer, il faut faire un choix
entre les différentes solutions
et composer un ensemble
dont la stabilité soit assurée.
Le dimensionnement
•La détermination des grandeurs
géométriques des différents
éléments. Le dimensionnement de
toute structure doit reposer sur un
concept clair, définissant les types
de vérifications à effectuer pour
garantir son aptitude au service et
sa sécurité structurale.
La réalisation
• c'est-à-dire l'étude des moyens pratiques
de constituer avec certains procédés une
structure reproduisant le schéma de la
conception et les dimensions qui ont été
déterminées. Il faut à chaque instant
penser à cet impératif de réalisation et en
particulier, avoir imaginé quels seront les
procédés de mise en œuvre.
Sollicitations sur les structures
• les sollicitations dues aux charges permanentes :
poids des éléments de l'ossature et des éléments de
la construction, toiture, planchers, dalles...
• les sollicitations dues aux charges de service: charges
au crochet des ponts roulants, charges sur le plancher
d'un immeuble, véhicules sur le plancher d'un
parking, véhicules sur le tablier d’un pont ...
• les sollicitations de la neige, du vent et du sables;
• les sollicitations dues aux variations de température;
• les sollicitations dues à des charges accidentelles
(choc, incendie, séisme...).
Sous l'action de ces sollicitations, la structure risque
d'être mise hors d'usage:
• soit qu'il y ait affaissement dont la cause peut être
un manque de stabilité (au sens statique), c'est alors
une faute de conception; ou peut être un manque
de stabilité élastique, c'est alors une erreur de
dimensionnement;
• soit qu'il y ait, sans affaissement, un excès de
déformations (flèche excessive d'un chemin de
roulement, d'un plancher...).
Ces risques seront pour nous des critères de ruine de
l'ouvrage.
Dimensionnement en fonction des critères de ruine
Le dimensionnement sera déterminé suivant
des critères de ruine dont la probabilité,
compte tenu des différentes sources
d'incertitudes, devra conduire à un degré de
sécurité acceptable.
L'étude des critères de ruine conduit à la
rédaction des règlements que nous avons à
appliquer pour la vérification des dimensions
de la structure. Dans le cadre de ce cours,
nous appliquerons principalement les règles
algériennes de conception et de calcul des
structure en acier « CCM97 » (DTR-BC 2.44).
Ces règles introduisent une rationalisation
des niveaux de sécurité vis-à-vis des
différents critères de ruine dans le cadre
d'une approche de type « états limites ».
Notion d'états limites
La notion d'états limites est utilisée pour caractériser les états
au-delà desquels la structure ne satisfait plus aux performances
exigées. Elles définissent ainsi l'état limite ultime (ELU)
correspondant à la sécurité structurale et l'état limite de
service (ELS) correspondant à l'aptitude au service.

Dans le cadre général d'une justification de la sécurité des


constructions suivant le format des états limites, des
coefficients partiels de sécurité doivent être prévus pour
couvrir les incertitudes qui affectent chacun des paramètres
influant sur les sollicitations 'S' dans les éléments de structure
et sur la résistance 'R' de ces éléments.
Les différentes sources d'incertitudes

F R (ou M)

Coefficients Coefficients
partiels pour les partiels pour les
sollicitations résistances
Principe des méthodes semi-probabilistes proposées
pour la vérification de la sécurité structurale
La sollicitation 'S' et la résistance 'R' peuvent être considérées
comme des variables aléatoires.
Les coefficients partiels
de sécurité sont
respectivement un
multiplicateur (pour les
sollicitations) ou un
diviseur (pour la
résistance).

La valeur de calcul (Sd ou Rd) d'une variable est ainsi établie à partir
d'une valeur représentative (Sk ou Rk) dite valeur caractéristique, en
général différente de la valeur moyenne (Sm ou Rm).
DÉFINITIONS
Les règles CCM97 introduisent les notions suivantes :

Actions « F » Sollicitations « S »

• Une action 'F' correspond d'une • Une sollicitation 'S' est


façon générale à une force ou à déterminée à partir de la
un couple dû à une charge connaissance des actions par
(permanente, d'exploitation, des méthodes appropriées
climatique,...), ou bien à une d'analyse effectuées sur une
déformation (effet thermique, modélisation aussi correcte que
déplacement d'appui,...) possible de la structure. Elle
imposée à une structure. correspond à l'effet d'une action
dans un élément structurel, et
s'exprime par un effort normal,
un effort tranchant, un moment
de flexion ou par un moment de
torsion.
CLASSIFICATION DES ACTIONS

• Poids propre.
Les actions • Action de la précontrainte.
permanentes • Déplacement différentiel des appuis.
• Déformation imposée à la construction.
«G»

• Charges d’exploitation.
Les actions • Charges appliquées en cours d’exécution.
variables • Action du vent.
• Action de la neige ou action du sable.
«Q» • Action des gradients thermiques.

Les actions • Explosions.


accidentelles • Chocs de véhicules.
• Séisme, etc…
«A»
Pour les besoins des calculs de dimensionnement, il est fait usage pour
chaque type d'action, d'une valeur de base dite caractéristique « Fk ».
Fk
Une probabilité acceptée de Une valeur simplement
non-atteinte ou de dépassement spécifiée (valeur nominale)

Pour les actions


variables, d'autres
valeurs représentatives
sont ensuite dérivées • La valeur de combinaison 0Qk.
de la valeur • La valeur fréquente 1Qk.
caractéristique Qk par • valeur quasi-permanente 2Qk.
application de
coefficients de
réduction notés 

Les coefficients 0,1 et 2 sont des facteurs qui tiennent compte de la


possibilité de simultanéité des actions.
VALEURS DES COEFFICIENTS i
VALEURS CARACTÉRISTIQUES DES ACTIONS FK
Les valeurs caractéristiques Fk des actions sont définies, en général, par les
documents techniques réglementaires « DTR ».
Valeurs caractéristiques des
actions permanentes Gk
Les charges permanentes étant, en général,
des actions fixes dans l'espace et
pratiquement constantes dans le temps,
une seule valeur caractéristique Gk est donc
suffisante. Quand elle sont néanmoins
susceptibles de subir une certaine variation
au cours de la vie de l'ouvrage, il est
nécessaire d'en définir, pour les calculs de
dimensionnement, deux valeurs
caractéristiques, l'une supérieure Gk,sup et
l'autre inférieure Gk,inf.
Valeurs caractéristiques des actions variables Qk

Charges d’exploitation Ik

Les charges d'exploitation sont des actions variables dans le temps et


dans l'espace, directement liées à l'utilisation des ouvrages. Leurs valeurs
caractéristiques sont fixées :

dans le DTR-BC 2.2 « Charges permanentes et charges d'exploitations


des bâtiments », ou
par le client, ou par le concepteur en concertation avec le client, à
condition que soient respectées les prescriptions minimales prévues dans
le DTR-BC 2.2 ou exigées par les autorités compétentes.
Actions du vent Wk et de la neige Sk
Les valeurs caractéristiques sont spécifiées par
le DTR C2-47 « Règlement Neige et Vent ».

Actions de la variation de la
température climatique Tk
Des indications nécessaires au calcul de ces
actions sont données au paragraphe 2.2.3.1
des règles CCM97.

Valeurs caractéristiques des actions accidentelles Ak


Pour les valeurs caractéristiques des actions accidentelles, il y a lieu de se
référer aux cahiers des prescriptions techniques particulières. Pour ce qui
est plus précisément de l'action sismique Ek, il y a lieu de se conformer
aux règles parasismiques algériennes "RPA".
ÉTATS LIMITES - COMBINAISONS D'ACTIONS
États limites de service
Pour les structures de bâtiment, dans un but de simplification, la
combinaison rare et la combinaison fréquente peuvent être remplacées
par celle des deux combinaisons ci-après qui se révèle la plus
contraignante :
avec prise en compte uniquement de
l'action variable la plus défavorable :
avec prise en compte de toutes les
actions variables défavorables :

États limites ultimes

La valeur de calcul de la sollicitation est définie par :


Pour les structures de bâtiment, dans un but de simplification, il est admis
de remplacer la combinaison fondamentale par celle des combinaisons ci-
après qui se révèle la plus contraignante :

avec prise en compte uniquement de


l'action variable la plus défavorable :

avec prise en compte de toutes les


actions variables défavorables :

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