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I- Calcul du Taux de Rendement Synthétique des groupes frigorifiques

Préambule
De l'analyse du fonctionnement thermodynamique de la machine frigorifique, on déduit
son efficacité énergétique. C'est le rapport entre la quantité de chaleur absorbée par
l'évaporateur et la quantité d'énergie électrique totale absorbée par l'installation, soit
principalement le compresseur mais également les équipements annexes (aéros, pompes
de circulation d'eau,...). Au sein de l’usine CP de Yaoundé, nous avons 05 groupes froid :

- 01 groupe AXIMA : 1200000 fg/h


- 01 groupe QUIRI : 850000 fg/h
- 02 groupes YORK : 750000 fg/h chacun
- 01 groupe MATAL : 750000 fg/h
Le synoptique de production du froid est le suivant :
L’efficacité de sa production, mesurée par le COP de ses groupes de production, est un
enjeu important

Huile
Huile de sortie refroidie
refroidisseur huile
Filtre à Pompe à PSH
huile huile
Compresseur
NH3
PSV
Vers filtre à huile

Huile
NH3 Huile de sortie refroidie
gazeu séparateur huile
x BP
Bâche eau
glycolée Huile
Refroidisseur huile
chaude Séparateur chaude
NH3 de sortie
Eau glycolée
chaude huile/NH3 réserve de liquide
PSV
Injection huile dans
LSH
compresseur NH3
Utilisations
PDSH PDSL
Evaporateur Eau
NH3 chaude
gazeux
HP PSV

Eau glycolée LSH


froide Condenseur Aéro-
Bâche eau réfrigérant
glycolée Re-injection
froide Huile (+ NH3 gazeux)
dans compresseur
NH3 Eau
liquide refroidie
NH3
liquide
Pompe distributeur BP
Réserve de
liquide

Pompe eau

NH3 Eau glycolée


liquide
Détendeur HP Vers
refroidisseur Ammoniac (NH3)
d’huile
Eau de refroidissement

Huile de refroidissement

Huile + NH3 gazeux

Le froid représente une grosse part de la consommation d’électricité, ainsi l’efficacité


de sa production, mesurée par le COP de ses groupes de production, est un enjeu
important.
Qu’appelle-t-on COP ?
Le Coefficient de performance (COP) est le rapport entre la quantité de chaleur
absorbée par l'évaporateur et la quantité d'énergie électrique totale absorbée par
l'installation, soit principalement le compresseur, mais également les équipements
annexes. C’est un bon indicateur d’efficacité énergétique car il nous permet de voir les
informations en arrière-plan tel que la quantité d’énergie primaire (électricité)
consommée pour la production d’une autre énergie secondaire (froid).
L'installation de réfrigération sera donc énergétiquement efficace si elle demande peu
d'énergie électrique au compresseur pour atteindre une puissance frigorifique donnée
à l'évaporateur.
1. Calcul du COP 
La mesure de la quantité d’énergie (respectivement, la puissance) transitant en un
point du réseau repose sur la mesure du débit massique écoulé (respectivement, du
débit instantané), multiplié par l’écart de température entre l’entrée et la sortie de
l’évaporateur et la chaleur spécifique du fluide frigoporteur (MPG 30) :
P = m Cp ΔT

C’est le principe 0 de la thermodynamique qui y est appliqué.


 La différence de température ici est la grandeur variable car elle change avec le
temps, celle-ci est acquise grâce aux capteurs de température ou thermomètres
situés au niveau de l’évaporateur.
 La chaleur spécifique est obtenue grâce au tableau du MPG 30
 Le débit massique ici est obtenu à partir des débits théoriques des pompes d’eau
glycolée.
1.1 Les moyens de calcul du COP
Après consultation en ligne de quelques fournisseurs en instrumentation, Il en
ressort que la bonne pratique consiste à insérer dans la conduite un compteur
volumétrique ou un débitmètre, des sondes de température appairées, implantées
dans des puits thermométriques immergés dans la conduite, et un calculateur
effectuant le produit et délivrant un signal représentant la puissance et/ou la quantité
d’énergie ayant circulé.
Image disponibles
Il existe de multiples technologies tirée de thèse_prof_MS_facilities_Mgt
pour la mesure du débit : débitmètre
électromagnétique si la conductivité le permet, débitmètre à effet vortex, débitmètre à
ultra-sons installé dans la conduite, mesure de la perte de charge engendrée par un
organe déprimogène (diaphragme). Chacune a ses avantages et inconvénients. Pour
garantir la maintenabilité des débitmètres en ligne (électromagnétique, vortex, ultra-
sons intrusif), il est nécessaire de prévoir un by-pass, ce qui renchérit le coût
d’installation.
La question qui se pose est : faut-il instrumenter les 05 équipements de production
d’Eau Glycolée (compresseurs et aéroréfrigérants), afin de mesurer le COP de chacun
d’entre eux ; et/ou instrumenter chacun des départs, afin de mesurer la
consommation de la zone concernée ?
Dans le cas d’un réseau en exploitation, pour lequel la pose d’un compteur ou
débitmètre en ligne nécessite une vidange du réseau (la pose des sondes de
température peut, elle, être réalisée sur un réseau en service), les fournisseurs
proposent une solution alternative : débitmètre ultra-sonique non-intrusif et sondes de
température de contact.
Cependant, au cours de nos recherches, nous avons vu une expérience visant à
confronter 02 approches :
 L’une, théorique, consistant à ne pas mesurer le débit mais à utiliser la valeur
théorique du débit de la pompe de circulation primaire (ce débit est fixe), tel que
communiqué par le constructeur du groupe de réfrigération, et à utiliser les sondes de
température déjà implantées dans des puits thermométriques implantés sur l’aller et le
retour de l’évaporateur.

 L’autre, pratique, consistant à implanter provisoirement un débitmètre ultra-sonique


non-intrusif et des sondes de température de contact appairées ; cette campagne de
mesure a été confiée à la société Barrault Recherche, a porté sur plusieurs circuits, et
a duré une semaine environ.

Les observations en résultant sont les suivantes :


 La mesure de température par sonde de contact est très sensible au
positionnement de la sonde et à la qualité du calorifugeage de la conduite,

 Les mesures de température des sondes de contact et des sondes de régulation


étaient décalées, mais leurs différences (Tretour – Taller) étaient sensiblement
identiques. Ceci renforce la pertinence de l’utilisation des sondes de régulation déjà
installées,

 Les débits mesurés par les débitmètres non-intrusifs étaient supérieurs aux débits
théoriques des pompes. Le fait que ces derniers soient cohérents avec les pertes de
charges mesurées dans les échangeurs, et que certaines valeurs de COP calculées sur
la base des débitmètres non-intrusifs paraissent anormalement élevées, plaide en
faveur de la pertinence des débits théoriques.

Le tableau ci-dessous présente le coût des solutions avec débitmètre intrusif,


débitmètre non-intrusif et utilisation du débit théorique :

Coût
Coût du Coût
d’installatio Avantages Inconvénients
matériel total
n

Onéreux,
975000 2145000 3120000 nécessite la
Débitmètre et capteurs Bonne pratique
FCFA FCFA FCFA vidange du
de température intrusifs
réseau

3250000 325000 3575000 Précision peut


débitmètre et capteurs Bonne pratique
de température non- FCFA FCFA FCFA convaincante
intrusifs
Utilisation d’un
0 0 0 économique
mesure théorique
débit théorique

N.B : Les valeurs présentées sur le tableau sont des estimations

Au vu du coût et des résultats de ces différentes approches, la position retenue


dans le cadre du projet est de :

 Mesurer la puissance frigorifique fournie par chaque groupe de production d’Eau


Glacée au moyen des sondes de température en place et du débit théorique des
pompes ; dans certains cas, cette approche suppose la pose de capteurs de
température additionnels, ce qui représente un coût limité,

 Mesurer la puissance électrique absorbée par chaque groupe, et calculer ainsi le


COP des groupes.

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