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Vidéo 5 – Les acteurs : le rôle de

l’état
Mise à jour : mai 2018

L’Etat ne couvre qu’une partie résiduelle de l’aide sociale (9 % du total des dépenses d’aide
et d’action sociales principalement pour les personnes dites « déracinées » (sans domicile
fixe, demandeurs d’asile), mais également en matière de handicap ou de dépendance, via
les allocations simple et différentielle, ou d’autres prestations que le département ne prend
pas en charge.

Les interventions liées à la lutte contre la précarité :

L’aide médicale de l’Etat (AME), intervient en faveur des étrangers en situation irrégulière,
sous conditions, afin de leur permettre de bénéficier de soins.

En matière d’hébergement, l’Etat gère les centres d’hébergement et de réinsertion sociale


(CHRS). Ceux-ci offrent des solutions d’hébergement temporaires aux personnes isolées en
grande difficulté, qui peuvent bénéficier d’un accompagnement social au sein de ces
structures. Les CHRS sont financés par l’Etat qui conclut une convention avec la structure
gestionnaire.

En matière de lutte contre la précarité, une allocation de solidarité spécifique (ASS) peut être
attribuée aux personnes ayant épuisé leurs droits au chômage sous conditions d'activité
antérieure (il faut avoir cumulé cinq ans d’activité salariée dans les dix ans précédant la fin
du contrat de travail) et de ressources. Une demande d'admission à l'ASS est adressée par
Pôle emploi à la fin du versement des allocations chômage, ainsi qu’une demande de
renouvellement à chaque fin de période d'indemnisation. Cette allocation relève du régime
de solidarité financé par l’Etat.

Le contrôle, la planification et la tarification des établissements médico-sociaux

L’Etat est compétent pour les établissements financés par l’Assurance Maladie :
établissements et services pour l’enfance inadaptée, maisons d’accueil spécialisées (MAS)
pour personnes adultes handicapés, établissements et services d’aide par le travail (ESAT).

Les ESAT disposent de personnels d’encadrement des activités de production et de


travailleurs sociaux assurant les soutiens éducatifs et ce grâce à un budget de
fonctionnement financé par les crédits d’action sociale de l’État.

Pour les travailleurs handicapés admis dans un ESAT qui exercent une activité à caractère
professionnel à temps plein, le montant de cette rémunération garantie est compris entre 55
% et 110 % du SMIC ; l’exercice d’une activité à temps partiel, quelle qu’en soit la durée,
entraîne une réduction proportionnelle du montant de cette rémunération garantie. Afin
d’aider les ESAT à la financer, l’Etat verse une « aide au poste » pour chaque personne
handicapée accueillie.

Toujours dans le champ du handicap, les établissements qui accueillent des enfants
handicapés comme les Instituts médico-éducatifs (IME) ou les Instituts thérapeutiques
éducatifs et pédagogiques (ITEP) par exemple relèvent de la compétence de l’Etat et sont
financés par l’Assurance maladie. Le chapitre 6 sera consacré à cette question.

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Notons enfin que la structuration de l’appareil de formation continue des travailleurs sociaux
représente un enjeu majeur pour garantir la qualité� des formations sur l’ensemble du
territoire.

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