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Présentation des états

consolidés
Consolidation des comptes

Réalisé par :

ABIED Saad

AQMOUME EL OTMANI Kaouthar

BENNANI Kaoutar

ELAMRANI Hind

El ARFAOUI Mohamed

Amine ENNACIRI Wissale

ESSAKINE Achraf

LAAMRANI EL IDRISSI Imane

YACOUBI Karim Encadré par :

ZOUITEN Walid Mr. BENAZZOU Lotfi

2018-2019
Sommaire

Sommaire 1
Introduction 3
I. Cadre conceptuel 4
1. Le respect des grands principes comptables et de présentation 4
2. Les principes à respecter : 4
3. Exigences comptables : 5
4. La norme IFRS 10 : 6
II. CONTENU DES ÉTATS FINANCIERS 7
1. Rappel des textes 7
2. Description 7
III. BILAN CONSOLIDÉ 8
1. Rappel des textes 8
2. Présentation du bilan consolidé 8
3. La primauté du bilan consolidé 9
4. Un modèle de bilan consolidé 11
IV. Compte de résultat consolidé 12
1. Présentation du compte de résultat 12
2. Les choix de présentation 13
3. Le résultat global 14
V. L’état de variation des capitaux propres 16
VI. L’état de variation des capitaux propres 18
1. La variation des capitaux propres par groupe 18
2. La variation des intérêts minoritaires 19
VII. LES NOTES ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS : 19
1- Principes généraux et normes comptables : 20
2- Notes annexes aux états financiers : 21
VIII. LE TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE : 22
1. Définition de la trésorerie et équivalents de trésorerie : 22
2. Présentation des flux de trésorerie en trois fonctions : 22
IX. CAS PARTICULIERULIE : SOCIÉTÉ FAISANT APPEL PUBLIC A L'ÉPARGNE 24
1. Rappel des textes 24
2. Tableau d’activité et rapport d’activité semestriels 25
X. RAPPORT DE GESTION ET CONTROLE DES COMPTES CONSOLIDÉS 26
1. Rappel des textes 26
2. Rapport de gestion 26
3. Rapport des commissaires aux comptes 27
4. Diligences des commissaires aux comptes 27
XI. Cas et exemples 28
1. Exe
mple 1 : 28
2. Exemple 2 : 31
Conclusion 34
Bibliographie / Webographie 35
Introduction

Dans les sociétés industrielles et commerciales, les états financiers consolidés ont pour objectif de
traduire, sous forme narrative et chiffrée, la performance économique et le patrimoine d’une
entreprise constituée sous forme de groupe, c’est-à-dire, composée de plusieurs entités juridiques
distinctes.

Le développement des opérations de croissance externe initiées pour des raisons diverses
(concentration, diversification, etc.) conduit, le plus souvent, des entreprises à en détenir d’autres de
manière provisoire ou plus permanente. Dans ces cas et sauf à procéder à des fusions, ces
entreprises sont alors amenées en fonction de leur taille à produire des états financiers consolidés
permettant en particulier de transcrire les opérations de l’entreprise prise dans son ensemble avec
les tiers, en excluant donc toutes les opérations internes intervenues entre les différentes entités la
composant

Les états financiers sont une représentation « structurée de la situation financière et de la


performance d’une entité (ou d’un groupe) ». Ils ont pour objectifs d’informer sur la structure
financière, la performance financière et les flux de trésorerie…pour la prise de décisions
économiques. Les états financiers montrent également les résultats de la gestion par la direction des
ressources qui lui sont confiée

Au cours des dernières décennies, le Maroc a connu la formation et l’émergence de groupes


nationaux de tailles diverses qui opèrent dans quasiment tous les secteurs de l’activité économique.
Certains de ces groupes marocains, conscients de l’apport de l’élaboration et de la diffusion d’une
information financière consolidée, préparent volontairement des comptes consolidés d’une manière
périodique. Mais au demeurant, cette situation ne concerne qu’une minorité de groupes.

Par ailleurs, d’autres groupes souhaiteraient élaborer de comptes consolidés donnant une image
fidèle de leur situation financière, de leur patrimoine et de leur résultat. La préparation d’une
information financière consolidée serait dictée beaucoup plus, en l’absence de contraintes
réglementaires, par un besoin de mesure des performances du groupe.

La mise en place du processus de consolidation comptable au sein d’un groupe n’est pas une tâche
aisée. Les groupes et leurs conseils doivent faire face à de nombreuses difficultés.
I. Cadre conceptuel

1. Le respect des grands principes comptables et de présentation

Les états financiers sont publiés avec d’autres documents, notamment le rapport de gestion, mais ils
sont les seuls à devoir respecter les IFRS. Ils doivent donc être parfaitement identifiés (§ 49, IAS 1)
et se distinguer des autres documents. Un certain nombre d’informations doivent par ailleurs être
présentées « de façon bien évidente et répétées si cela est nécessaire à une bonne compréhension »
(§ 46, IAS 1). Il s’agit du nom de l’entité ou du groupe, du fait que les états présentent les comptes
d’une entité simple ou d’un groupe d’entités, de la monnaie de présentation, de la date de clôture et
du niveau d’arrondi utilisé pour établir ces états financiers.

2. Les principes à respecter :

Les principes à respecter pour que l’information soit pertinente et fiable regroupent :

o L’image fidèle : Selon le paragraphe 15 de la norme IAS 1, les états financiers doivent
présenter « une image fidèle de la situation financière, de la performance financière et des
flux de trésorerie…. L’application des IFRS, accompagnée de la présentation
d’informations supplémentaires lorsque nécessaire, est présumée conduire à des états
financiers qui donnent une image fidèle ».
o Le principe de compensation : le paragraphe 32 de la norme IAS 1 interdit la compensation
entre actifs et passifs et entre charges et produits, sauf si cette compensation est imposée ou
autorisée par une norme ou une interprétation…Ce paragraphe est moins contraignant que la
loi du 24 juillet 66 avec l’article L 357-7 qui n’envisage aucun cas de compensation.
o La permanence de la présentation : selon le paragraphe 45 de la norme IAS 1 révisée : « La
présentation et la classification des postes dans les états financiers doivent être conservées
d’une période à l’autre, à moins : qu’il soit apparent, suite à un changement important de la
nature des activités… qu’une autre présentation… serait plus adéquate, eu égard aux critères
de sélection et d’application des méthodes comptables, ou bien, qu’une norme ou une
interprétation impose une modification de la présentation. »
o Le principe de comparabilité : Le principe de permanence de la présentation dans les IFRS
oblige à ce que les informations fournies d’une année à l’autre soient comparables. Ce
principe est énoncé dans le paragraphe 38 de la norme IAS 1 : « Sauf autorisation ou
disposition contraire des IFRS, l’entité doit présenter des informations comparatives au titre
de la période précédente pour tous les montants figurant dans les états financiers de la période.
L’entité doit inclure des informations comparatives sous forme narrative et descriptive
o La célérité : il faut « trouver un équilibre entre les mérites relatifs d’une information
prompte et ceux d’une information fiable » ;
o Le rapport coût/avantage : « les avantages obtenus de l’information doivent être supérieurs
au coût qu’il a fallu consentir pour la produire » ;
o L’équilibre entre les caractéristiques qualitatives : des informations qualitatives doivent
être données dans le respect d’une certaine mesure tournée vers la satisfaction des lecteurs
des comptes. Le cadre conceptuel précise également que les états financiers sont
fréquemment décrits comme donnant une image fidèle ou une présentation fidèle de la
situation financière, de la performance et des variations de la situation financière d’une
entreprise.

Le Cadre conceptuel ne traite pas directement de ces concepts. L’application des principales
caractéristiques qualitatives a normalement pour effet que les états financiers donnent ce qui
généralement s’entend par image fidèle ou présentation fidèle de cette information.

3. Exigences comptables :

La société mère doit préparer des états financiers consolidés en utilisant des méthodes comptables
uniformes pour les transactions et événements semblables se produisant dans des circonstances
similaires.

L’investisseur doit consolider l’entité émettrice à compter de la date à laquelle il en obtient le


contrôle et cesser de la consolider lorsqu’il en perd le contrôle.

Les paragraphes B86 à B93 fournissent des indications pour la préparation d’états financiers
consolidés.

Participations ne donnant pas le contrôle :

La société mère doit présenter les participations ne donnant pas le contrôle en tant qu’élément des
capitaux propres dans l’état consolidé de la situation financière, séparément des capitaux propres
des propriétaires de la société mère.

Les modifications du pourcentage de détention des titres de participation d’une société mère dans
une filiale qui n’entraînent pas la perte du contrôle de celle-ci sont des transactions portant sur les
capitaux propres (c’est-à-dire des transactions conclues avec les propriétaires agissant en leur qualité
de propriétaires).

Perte du contrôle :

Si une société mère perd le contrôle d’une filiale :

o Elle sort de l’état consolidé de la situation financière les actifs et les passifs de l’ancienne
filiale
o Elle comptabilise la participation conservée dans l’ancienne filiale, le cas échéant, à sa juste
valeur à la date de la perte du contrôle, et comptabilise par la suite la participation ainsi que
tout montant dû par l’ancienne filiale ou à celle-ci selon les IFRS qui s’appliquent. Cette
juste valeur doit être considérée comme étant la juste valeur lors de la comptabilisation
initiale d’un actif financier selon IFRS 9 ou bien, le cas échéant, comme étant le coût, lors
de la comptabilisation initiale, d’une participation dans une entreprise associée ou une
coentreprise
o Elle comptabilise le profit ou la perte associée à la perte du contrôle, qui est attribuable à la
participation qui donnait le contrôle

4. La norme IFRS 10 :

L’objectif de la présente norme est d’établir des principes pour la présentation et la préparation des états
financiers consolidés d’une entité qui en contrôle une ou plusieurs autres.

Satisfaction des objectifs :

Pour satisfaire à l’objectif énoncé au paragraphe 1, la présente norme :

1. Exige que l’entité (la société mère) qui contrôle une ou plusieurs autres entités (les filiales) présente
des états financiers consolidés ;
2. Définit le principe du contrôle, et établit que le contrôle est à la base de la consolidation
3. Explique comment appliquer le principe du contrôle en vue de déterminer si un investisseur
contrôle une entité émettrice et si, de ce fait, il doit consolider celle-ci ;

4. Etablit les exigences comptables à appliquer pour la préparation d’états financiers consolidés
5. Définit la notion d’entité d’investissement et établit une exception au principe de consolidation
pour certaines filiales d’une entité d’investissement.
II. CONTENU DES ÉTATS FINANCIERS

1. Rappel des textes

« Les états financiers consolidés comprennent le Bilan, le Compte de résultat, le Tableau financier
des ressources et des emplois de l'exercice ainsi que l'Etat annexé.

Ils forment un tout indissociable et sont établis conformément aux règles et conventions retenues
dans le Système Comptable OHADA. Ils sont présentés conformément aux modèles fixés par le
Système Comptable OHADA pour les comptes personnels des entreprises, Système normal, avec
en complément les rubriques et postes spécifiques liés à la consolidation, notamment "Ecarts
d'acquisition" et "Intérêts minoritaires". » Art. 79

2. Description

Les comptes consolidés comprennent :

o le Bilan ;
o le Compte de résultat consolidé ;
o le Tableau de financement, selon le modèle du tableau de financement du Système
Comptable OHADA, avec certaines modifications dans la forme pour tenir compte des
spécificités liées à la consolidation ;
o un État annexé, dans lequel doit figurer en particulier un tableau de variation du poste
Intérêts minoritaires et du poste Capitaux propres entre le début et la fin de l'exercice.

Ces documents forment un tout indissociable. Les états financiers consolidés peuvent être présentés
en milliers ou en millions d'unités monétaires légales, dans le but d'améliorer leur lisibilité. En
regard de chaque rubrique du bilan et du compte de résultat consolidés doivent figurer les montants
de l'exercice, et pour comparaison, les montants correspondants de l'exercice précédent.
III. BILAN CONSOLIDÉ

1. Rappel des textes

« Lorsque des capitaux sont reçus en application de contrats d'émission ne prévoyant ni de


remboursement à l'initiative du prêteur, ni de rémunération obligatoire en cas d'absence
ou d'insuffisance de bénéfice, ceux-ci peuvent être inscrits au bilan consolidé à un poste de
capitaux propres. Les biens détenus par des organismes qui sont soumis à des règles d'évaluation
fixées par des lois particulières sont maintenus dans les comptes consolidés à la valeur qui résulte
de l'application de ces règles. » Art. 88

« Le bilan consolidé est présenté selon le modèle prévu dans le Système Comptable OHADA pour
les comptes personnels, Système normal, en faisant toutefois distinctement apparaître :

o Les écarts d'acquisition ;


o Les titres mis en équivalence ;
o La part des associés minoritaires (intérêts minoritaires). » Art. 89

2. Présentation du bilan consolidé

Le bilan consolidé est présenté avant répartition des résultats. L'affectation du résultat consolidé et
l'incidence des répartitions envisagées sur les capitaux propres et sur les intérêts minoritaires
correspondent à des informations qui peuvent figurer dans l'Etat annexé consolidé. Les écarts
d'acquisition figurent, sous une rubrique spécifique, à l'actif du bilan. Les réserves consolidées
comprennent notamment :

o Les résultats non distribués de l'entreprise ;


o La part de l'entreprise consolidante dans les résultats non distribués des entreprises
consolidées depuis leur date d'entrée dans le groupe, par acquisition ou création.

La part des actionnaires ou associés minoritaires et la part de l'entreprise consolidante dans le


résultat consolidé n'apparaissent pas dans le bilan, mais au niveau du compte de résultat consolidé
sous des rubriques distinctes. Les capitaux reçus en application de contrats d'émission ne prévoyant
ni remboursement à l'initiative des prêteurs, ni rémunération obligatoire en cas d'absence ou
d'insuffisance de bénéfice, peuvent être inscrits au bilan consolidé à un poste de capitaux propres.
Cependant, les subventions d'investissement figurent sous une rubrique spécifique et ne peuvent pas
être assimilées à des capitaux propres.

3. La primauté du bilan consolidé

Les normes IAS/IFRS accordent une primauté du bilan sur le compte de résultat dans la mesure où
elles définissent d’abord les actifs et les passifs d’une entité et que les capitaux propres (dont fait
partie le résultat) sont définis comme l’intérêt résiduel dans les actifs de l’entité après déduction de
tous les passifs.

Il convient de s’attarder sur la distinction éléments courants/éléments non courants, les


informations à présenter obligatoirement au bilan, d’afficher un modèle de bilan IAS/IFRS, et de
faire ressortir l’isolement de l’impact des activités en cours d’abandon sur le bilan.

A. LA DISTINCTION ÉLÉMENTS COURANTS/ ÉLÉMENTS NON COURANTS

Chaque entité doit présenter au bilan, séparément ses actifs courants et non-courants et ses passifs
courants et non-courants.

Les actifs courants comprennent les éléments destinés à être utilisés, réalisés ou consommés dans le
cadre du cycle normal de production de l’entreprise. Il s’agit des actifs destinés à être négociés sur
des marchés, détenus dans une perspective de court terme ou devant être réalisés dans un délai
maximal d’un an, des liquidités ou les quasi-liquidités, si leur utilisation n’est pas soumise à des
restrictions.

Tous les autres actifs doivent être classés comme des actifs non-courants.

Les passifs courants comprennent les dettes devant être remboursées soit dans le cadre du cycle
normal de production de l’entreprise, soit dans un délai inférieur à 12 mois.

Tous les autres passifs doivent être classés comme des passifs non-courants.

B. LES INFORMATIONS À PRÉSENTER OBLIGATOIREMENT AU BILAN


CONSOLIDÉ

Le bilan doit contenir au moins les rubriques suivantes :


o Les immobilisations corporelles ;
o Les immeubles de placement ;
o Les immobilisations incorporelles ;
o Le total des actifs classés en actifs destinés à être cédés ;
o Les actifs financiers à l’exclusion des participations mises en équivalence, des clients et autres
débiteurs, de la trésorerie et des équivalents de trésorerie ;
o Les dettes fournisseurs et autres créditeurs ;
o Les provisions ;
o Les passifs financiers à l’exclusion des fournisseurs et autres créditeurs et des provisions ;
o Les passifs inclus dans les groupes d’actifs destinés à être cédés ;
o Les actifs et passifs d’impôts exigibles;
o Les actifs et passifs différés d’impôts ;
o Les intérêts minoritaires ;
o Les participations comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence ;
o Les actifs biologiques (pour les entités du secteur agricole) ;
o Les stocks ;
o Les créances clients et autres débiteurs;
o La trésorerie et équivalents de trésorerie ;

Des nouvelles dénominations apparaissent, comme par exemple : trésorerie et équivalent de


trésorerie. On entend par trésorerie les fonds en caisse et les dépôts à vue. Les équivalents de
trésorerie sont les placements à court terme (moins de 3 mois), très liquides, qui sont facilement
convertibles en un montant connu de trésorerie et soumis à un risque négligeable de changement de
valeur.

Des postes et rubriques complémentaires doivent être ajoutés, lorsqu’une telle présentation est
nécessaire pour comprendre la situation financière de l’entité.

Des informations complémentaires doivent figurer au bilan ou en annexe concernant les catégories
d’actions (valeur nominale, nombre, droits et privilèges, etc.) et les réserves figurant dans les
capitaux propres.
C. LES RUBRIQUES SPECIIQUES AUX COMPTES CONSOLIDÉS

Le bilan consolidé contient quelques rubriques spécifiques par rapport à des états financiers
individuels. Dans un but de bonne analyse, il convient de les comprendre.

o Écart d’acquisition (ou goodwill) : il représente la différence entre le prix d’acquisition des
titres et la quote-part des capitaux propres retraités au jour de l’acquisition. Cet écart est
positif lorsque le coût d’acquisition des titres est supérieur à la quote-part des capitaux
propres. Le goodwill relatif à une entre- prise associée est obligatoirement inclus dans la
valeur comptable des titres mis en équivalence. Nous examinerons cette rubrique dans le
chapitre suivant.
o Participations comptabilisées selon la méthode mise en équivalence : le montant de ce poste
correspond à la quote-part des capitaux propres des entreprises associées consolidées par la
méthode de mise en équivalence.
o Intérêts minoritaires : quote-part des capitaux propres d’une société consolidée selon la
méthode de l’intégration globale qui revient aux associés ou actionnaires extérieurs au
groupe. Cette rubrique figure obligatoirement dans les « capitaux propres ».

4. Un modèle de bilan consolidé

La plupart des éléments qui figurent dans le modèle de bilan ci-après ont été définis ou analysés
précédemment. Précisons cependant ici que les capitaux propres consolidés comprennent quatre
composantes : les capitaux propres individuels de l’entité consolidante, l’augmentation des capitaux
propres des entités consolidées depuis leur entrée dans le périmètre de consolidation pour la part
revenant au groupe, l’augmentation ou la diminution des capitaux propres des entités étrangères
provenant des variations du cours de change pour la part revenant au groupe, et la quote-part des
capitaux propres des entités intégrées globalement détenus par des actionnaires minoritaires («
Intérêts minoritaires ») ;

o Les actions propres ou auto détenues sont systématiquement présentées en diminution des
capitaux propres ;
o l’IAS 20 interdit la comptabilisation des subventions d’investissement en capitaux
propres. Elles sont enregistrées en produits différés ou déduites du coût des actifs
financés
;
Actifs non courants Capitaux propres
Capital émis
Actions
Goodwill
propres
Autres Immobilisations incorporelles
Immeubles de placement Écart de

Autres immobilisations corporelles réévaluation Écart


Participations dans les de conversion
entreprises Réserves du
associées et co-entreprises
groupe Résultat du
Autres actifs financiers non courants
groupe
Actifs d’impôts différés
Capitaux propres part du
Actifs destinés à être cédés
groupe Intérêts minoritaires
Actifs courants
Passifs non
Stocks
courants
Clients et autres débiteurs
Provisions
Actifs d’impôts exigibles
Provision pour retraite et
Instruments dérivés actif
autres avantages
Autres actifs financiers courants
Passifs financiers non
Trésorerie et équivalents de trésorerie
courants Impôts différés
passifs
Passifs inclus dans les
activités destinées à être
cédées Passifs courants
Provisions
Fournisseurs et autres créditeurs
Passifs d’impôts exigibles
Instruments dérivés passif
Autres passifs financiers courants

IV. Compte de résultat consolidé

1. Présentation du compte de résultat

Le compte de résultat consolidé est présenté sous forme de liste (ou éventuellement de tableau)
selon un classement des produits et des charges soit par nature, soit par destination. Dans tous les
cas, il convient de retenir une forme synthétique comportant les lignes spécifiques liées à la
consolidation.
La norme IAS 1 fournit un modèle indicatif mais non obligatoire de compte de résultat avec une
configuration minimale. Par ailleurs, selon le paragraphe 88 de la norme IAS 1, le compte de
résultat peut être présenté par nature ou par fonction, selon le degré de pertinence et de
fiabilité des
informations, mais si cette présentation en nature ou en fonction est préférentielle pour le compte de
résultat elle n’est pas obligatoire et peut figurer uniquement dans les notes.

Selon le paragraphe 82 de la norme IAS 1 : « Au minimum, le compte de résultat doit comporter


des postes présentant les montants suivants au titre d’une période :

o Les produits des activités ordinaires,


o Les charges financières,
o La quote-part dans le résultat des entités associées et des coentités comptabilisées selon la
méthode de la mise en équivalence,
o La charge d’impôt sur le résultat,
o Un montant unique comprenant le total du résultat après impôt des activités abandonnées et
du résultat après impôt comptabilisé et résultant de l’évaluation à juste valeur, diminuée des
coûts de la vente ou de la cession des actifs destinés à être cédés constituant l’activité
abandonnée,
o Le résultat.

Ces rubriques sont peu nombreuses mais peuvent être enrichies lorsqu’une autre norme l’exige ou
pour assurer la transparence de la communication financière. La norme IAS 1 fournit des modèles
de présentation du compte de résultat à caractère non obligatoire.

2. Les choix de présentation

Le groupe peut par ailleurs choisir de faire figurer certaines autres informations, soit dans le compte
de résultat, soit dans les notes. Le paragraphe 98 de la norme IAS 1 donne notamment les postes du
compte de résultat qui peuvent dans certaines circonstances appeler des précisions et donc être
présentés séparément. Il s’agit : « …des dépréciations des stocks à la valeur de réalisation nette ou
des immobilisations corporelles à la valeur recouvrable ainsi que la reprise de telles dépréciations ;
des restructurations des activités d’une entité et la reprise de provisions comptabilisées pour faire
face aux coûts de restructuration ; des sorties d’immobilisations corporelles ; des sorties de
placements ; des activités abandonnées ; des règlements de litiges ; des autres reprises de
provisions.
»

Le paragraphe 95 de la norme IAS 1 quant à lui, requiert qu’une information sur le montant total
des dividendes comptabilisés au cours de la période, ainsi que leur correspondance par action, soit
donnée soit au pied du compte de résultat, soit dans les notes, soit dans le tableau de variation des
capitaux propres. Si le compte de résultat est présenté selon le modèle indicatif minimal, le
groupe doit
proposer dans les notes une analyse des charges, soit en les classant par nature, soit en les classant
par fonctions (IAS 1 § 99). Des exemples de modèles d’analyse des charges sont fournis par la
norme IAS 1 dans ses paragraphes 102 (charges classées par nature) et 103 (charges classées par
fonctions).

Si les groupes choisissent une présentation par fonctions, la norme IAS 1 leur impose de donner des
précisions dans les notes sur la nature des charges, notamment avec son paragraphe 104 : « sur les
dotations aux amortissements et sur les charges liées aux avantages du personnel. »

3. Le résultat global

L’état de résultat global, nouveauté introduite par la norme IAS 1, peut être présenté soit comme un
document unique incluant le compte de résultat, soit comme deux documents, un compte de résultat
et un état du résultat global (§ 81). Cette double présentation est renforcée par un amendement de
l’IAS 1 en date du 16 juin 2011

o Tableaux distincts : un compte de résultat et un tableau du résultat global

Exemple
Cette présentation permet ainsi de disposer de toutes les variations des capitaux propres ne résultant
pas de transaction avec les actionnaires.

o Tableau du résultat global unique :

Quand l’entité choisit de présenter l’état de résultat global dans un document unique avec le compte
de résultat, le compte de résultat est identique en forme comme en contenu à ce qu’il serait avec une
présentation séparée. En revanche après le résultat, l’état de résultat global demande que soient
ajoutés tous les produits et les charges ne constituant pas des composantes du résultat car
directement imputés sur les capitaux propres, classés par nature, ainsi que le résultat global (§ 82 de
la norme IAS 1).

Le paragraphe 83 de la norme IAS 1 précise que le résultat net de la période, comme le résultat
global sont présentés en isolant la part revenant aux intérêts minoritaires et celle attribuée aux
propriétaires de la société mère. La recommandation Nº 2009-R-03 du 2 juillet 2009 de la CNC
propose pour cet état, la dénomination d’état des gains et pertes comptabilisés directement en
capitaux propres et propose deux modèles de présentation, en attendant que les IFRS n’en
proposent à leur tour (possible un jour…).
V. L’état de variation des capitaux propres

C’est un document qui fait partie intégrante des états financiers (IAS 1 § 10). Cet état permet
d’informer sur les variations des capitaux propres de l’entité entre le début et la fin de la période de
reporting, c’est à dire sur l’augmentation ou la diminution de son actif net au cours de la période (§
109).

Son contenu est donné par le paragraphe 106 de la norme IAS 1. Il doit présenter : « … le résultat
global total de la période, présentant séparément les montants totaux attribuables aux propriétaires
de la société mère et aux intérêts minoritaires ; pour chaque composante des capitaux propres, les
effets d’une application rétrospective ou d’un retraitement rétrospectif comptabilisés selon IAS 8 ;
les montants des transactions avec les propriétaires agissant en cette qualité, présentant séparément
les contributions des propriétaires et les distributions aux propriétaires ; et pour chaque composante
de capitaux propres, un rapprochement entre la valeur comptable en début et en fin de période,
indiquant séparément chaque élément de variation. »

Dans le but d’aider les groupes cotés à produire cet état, la recommandation du CNC Nº 2009-R-03
du 2 juillet 2009 quant à elle propose le modèle suivant dans son § 8
Dans la pratique de tels états, ne peuvent se faire directement. Ils sont établis à partir d’états de
bouclage (ou contrôle) des capitaux propres établis pour chacune des entreprises du groupe. Ces
tableaux individuels de bouclage des capitaux propres ne sont pas imposés ni dans le fond ni dans la
forme. Ils sont peu différents dans l’esprit des tableaux de partage des capitaux étudiés dès le
chapitre I, mais sont étoffés des capitaux fin N – 2 et des incidences de N – 1 et des variations de
capitaux liées aux retraitements ou éliminations diverses, aux acquisitions de titres, aux
augmentations de capital, aux cessions de titres, aux dividendes reçus ou versés ainsi qu’aux écarts
de conversion et de réévaluation.
VI. L’état de variation des capitaux propres

Le groupe doit présenter comme une composante séparée des états financiers un état représentant la
variation des capitaux propres. Ce document doit expliquer la variation globale des capitaux
propres c’est-à-dire à la fois la part du groupe et la part des intérêts minoritaires. Cet état de
variation constitue également un document synthétique pour apprécier l’augmentation ou la
diminution de la valeur du groupe entre deux dates de clôture car ne l’oublions pas, les capitaux
propres part du groupe sont la mesure comptable de la valorisation du groupe. La variation de la
part des minoritaires est une information moins significative, elle n’est d’ailleurs généralement pas
imposée par les règles comptables nationales, c’est le cas en France.

1. La variation des capitaux propres par groupe

La variation des capitaux propres du groupe entre deux dates de clôture traduit l’augmentation ou la
diminution du patrimoine du groupe, selon les principes d’évaluation appliqués dans les états
financiers.

Les variations des capitaux propres se décomposent en deux catégories :

 Les variations résultant des transactions avec les actionnaires de la société consolidante :

 Les dividendes distribués par la société consolidante ;


 Les augmentations ou réduction de capital de l’entreprise consolidante ;
 Les acquisitions ou cessions de titres d’autocontrôle (ou actions propres).

 Les variations générées par le résultat de l’exercice et les variations de valeur des actifs et
passifs enregistrés directement dans les capitaux propres :

 Le résultat de l’exercice ;
 Les produits et charges comptabilisés directement dans les capitaux propres comme l’exige la
norme IAS 39 pour certaines opérations ;
 L’incidence des changements de méthode comptable ou des corrections d’erreurs d’un exercice
antérieur ;
 L’incidence des variations de taux de conversion dans l’hypothèse où le groupe consolide des
entités dont les comptes sont établis en devises (voir chapitre précédent)
 L’incidence des réévaluations que nous étudierons dans le chapitre consacré à l’évaluation des actifs.
Au final, les capitaux propres part du groupe sont en théorie le reflet de la valeur du groupe. En
effet si tous les actifs et passifs étaient valorisés correctement au prix du marché, les fonds propres
devraient correspondre à la valeur boursière. À l’évidence, les comptes consolidés même si les
règles comptables s’orientent davantage vers la détermination de la valeur n’ont pas pour objectif
de déterminer la valeur d’un groupe.

2. La variation des intérêts minoritaires

Les intérêts minoritaires n’existent que lorsque le périmètre de consolidation comprend des entités
consolidées par intégration globale que le groupe ne détient pas en totalité.

La variation des intérêts minoritaires à deux origines principales :

 Les variations générées par le résultat de l’exercice et les variations de valeur des actifs et passifs
enregistrés directement dans les capitaux propres comme nous l’avons décrit ci-dessus ;
 Des variations spécifiques aux intérêts minoritaires qui résultent soit de l’affectation du résultat
d’une entité consolidée ou de variation de périmètre de sociétés intégrées globalement : entrée ou
sortie de périmètre, acquisition ou cession partielle de titres, augmentation de capital.

VII. LES NOTES ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS :

La place de l’annexe est décisive dans le référentiel comptable de l’IASB et les exigences de
communication se renforcent sensiblement par rapport aux règles actuellement en vigueur en
France. Elle a deux objectifs :

 Informer sur les méthodes d’évaluation comptables utilisées pour la préparation des états financiers ;
 Fournir et compléter l’information utile au jugement du lecteur des états financiers afin de répondre
au principe d’image fidèle.

Les normes IAS/IFRS conduisent à des notes annexes volumineuses et détaillées, notamment en ce
qui concerne l’information sectorielle. La présentation des notes annexes se présente normalement
dans l’ordre suivant :

1. Une déclaration de conformité aux normes comptables internationales ;


2. L’énoncé des bases d’évaluation et des méthodes comptables appliquées ;
3. Des informations supplémentaires pour les éléments présentés dans les états financiers
4. D’autres informations en particulier sur les engagements ou des éléments non
financiers.
Ces informations sont usuellement classées en deux parties : la première partie décrit les principes
généraux et normes comptables, la seconde partie est organisée sous forme de notes aux états
financiers.

1- Principes généraux et normes comptables :

L’objectif poursuivi par cette partie de l’annexe est de fournir aux lecteurs toutes les informations
utiles sur les modalités d’application des normes IAS/IFRS au sein du groupe. Pour cette raison la
norme IAS 1 prévoit que les notes annexes contiennent les informations suivantes :

o L’indication de la conformité des états financiers aux normes comptables internationales


(normes IAS/IFRS), seule cette indication de conformité signifie que le groupe applique les
normes IAS/IFRS dans leur totalité ;

o L’indication des méthodes comptables utilisées sur des sujets non couverts par les normes
IAS/IFRS, le groupe doit alors définir un mode de traitement comptable qui demeure
conforme aux principes énoncés par le cadre conceptuel
o Une description des bases d’évaluation utilisées (coût historique, valeur de réalisation, juste
valeur ou valeur actuelle) pour chaque catégorie d’actif et de passif ainsi que la description
des méthodes comptables spécifiques utilisées.

L’entreprise fournit une information sur une méthode comptable à partir du moment du moment où
cette information aide les utilisateurs à comprendre la façon dont les transactions et les événements
sont traduits dans la performance et la situation financière communiquées. La norme IAS 1 énonce
des informations que l’entreprise peut envisager d’indiquer, cette liste ne présente pas un caractère
limitatif :

o Comptabilisation des produits des activités ordinaires ;


o Principes de consolidation (y compris filiales et entreprises associées) ;
o Regroupements d’entreprises ;
o Coentreprises ;
o Comptabilisation et amortissement des immobilisations corporelles et incorporelles ;
o Incorporation des coûts d’emprunt et d’autres dépenses dans le coût d’un actif ;
o Contrats de construction ;
o Immeubles de placement ;
o Instruments financiers et placement ;
o Contrat de location ;
o Frais de recherche et développement ;
o Stocks ;
o Impôts et impôts différés ;
o Provisions ;
o Coût des avantages au personnel ;
o Conversion des monnaies étrangères et opérations de couverture ;
o Information sectorielle ;
o Définition de la trésorerie et des équivalents de trésorerie ; s
o Subventions publiques
o Comptabilité d’inflation.

2- Notes annexes aux états financiers :

Les notes annexes aux états financiers doivent faire l’objet d’une présentation organisée de façon
systématique. Chacun des postes du bilan, du compte de résultat et du tableau des flux de trésorerie
doit renvoyer à l’information correspondante dans les notes annexes. Ces notes annexes comportent
des descriptions narratives ou des analyses plus détaillées des montants contenus dans chacun de
ces documents comptables.

L’information sectorielle est une composante des notes annexes, elle offre une description fine de la
performance et des capitaux engagés dans chacune des activités et zones géographiques où le
groupe opère.

Les notes annexes comprennent également des informations complémentaires sur les engagements
et passifs éventuels. On trouve généralement des informations relatives aux :

o Garanties données par le groupe à des tiers ;


o Engagements résultant de leasing ;
o Actifs et passifs éventuels (litiges potentiels ou litiges en faveur du groupe) ;
o Événements postérieurs à la clôture.

Ces notes sont particulièrement importantes pour l’analyste car elles comportent des risques
potentiels auxquels le groupe est exposé et qui ne sont pas intégrés dans les évaluations des actifs et
passifs à la clôture.
VIII. LE TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE :

L’objectif du tableau des flux de trésorerie est de fournir une information sur la capacité de
l’entreprise à générer de la trésorerie et les besoins d’utilisation de cette trésorerie. Les utilisateurs
d’états financiers sont intéressés par la façon dont le groupe génère et utilise la trésorerie.

L’information sur les flux de trésorerie est appréciée des analystes car elle élimine les incidences de
traitements comptables différents pour une même opération et renforce donc la comparabilité entre
différents groupes. En outre, les flux de trésorerie sont souvent utilisés à titre historique ou
prévisionnel pour déterminer la valeur d’actifs ou de passifs ou la valeur d’une entreprise.

Les normes IAS/IFRS en conduisant à une volatilité plus forte du résultat remettent en avant le
tableau de flux de trésorerie qui neutralise les flux purement comptables pour ne retenir que les
encaissements et décaissements. Aussi le tableau de flux est appelé à jouer un rôle majeur dans
l’analyse financière.

La norme IAS 7 contient l’ensemble des dispositions relatives à l’établissement du tableau de flux
de trésorerie.

1. Définition de la trésorerie et équivalents de trésorerie :

La norme IAS 7 donne une définition restrictive de la trésorerie qui comprend :

Les fonds en caisse + Les dépôts à vue + Les équivalents de trésorerie (Placements à court
terme, très liquides, facilement convertibles en un montant connu de trésorerie et soumis à
un risque négligeable de changement de valeur)

Quelques précisions s’imposent : les découverts bancaires sont-ils inclus dans la trésorerie ? Les
emprunts bancaires sont généralement considérés comme des activités de financement, cependant,
les découverts bancaires remboursables à vue font partie de la gestion de trésorerie de l’entreprise.
Dans ces circonstances les découverts constituent une composante de la trésorerie.

La gestion de trésorerie inclut également les placements d’excédent de trésorerie en équivalents de


trésorerie, le terme de ces placements ne doit pas excéder trois mois en principe.

2. Présentation des flux de trésorerie en trois fonctions :

La réglementation impose la présentation des flux de trésorerie selon trois catégories qui
représentent les trois activités de l’entreprise : les activités opérationnelles (ou l’exploitation),
les activités d’investissement, les activités de financement. La classification des flux de
trésorerie dans chacune de ces trois rubriques répond à des définitions précises :

 Flux de trésorerie générés par les activités opérationnelles :

Les activités opérationnelles correspondent aux activités génératrices de revenus ainsi qu’à
celles qui n’appartiennent pas aux deux autres catégories. Les flux de trésorerie classés dans
cette catégorie incluent l’argent reçu des clients et celui payé aux fournisseurs, y compris les
fournisseurs internes de services que sont les salariés.

Le groupe peut utiliser deux modes de présentation :

o La méthode directe recommandée par l’IASB où le groupe présente les principales


natures d’entrées et de sorties de trésorerie (encaissements clients, paiements
fournisseurs…) ;
o La méthode indirecte, en pratique la plus utilisée suivant laquelle le résultat net
est ajusté des transactions sans effet sur la trésorerie (amortissements,
provisions), des décalages ou régularisation et des éléments de produits ou
charges liés aux flux d’investissement ou definancement.

 Flux de trésorerie générés par les activités d’investissement :

Les activités d’investissement correspondent aux acquisitions et cessions d’actifs à long


terme ainsi qu’aux autres investissements (en actifs financiers) non inclus dans les
équivalents de trésorerie.

 Flux de trésorerie générés par les activités de financement :

Les activités de financement correspondent à celles qui modifient les capitaux propres et les
capitaux empruntés (souscriptions et remboursements d’emprunts).

Cette décomposition des flux de trésorerie permet d’aboutir à l’explication de la variation de


la trésorerie entre le début et la fin de l’exercice.

Flux net de Flux net de Flux net de


trésorerie généré trésorerie lié aux trésorerie lié
Variation de = + opérations
par l’activité de + aux opérations
trésorerie
financement de
financement

Variation d = Trésoreri à l - Trésorerie à


e e a
trésorerie Clôture l’ouverture

Enfin n’oublions pas que l’annexe fournit nécessairement des informations complémentaires utiles
pour compléter l’analyse, il suffit de prendre connaissance des notes annexes qui font l’objet d’un
renvoi dans le tableau de flux de trésorerie.

IX. CAS PARTICULIERULIE : SOCIÉTÉ FAISANT APPEL PUBLIC


A L'ÉPARGNE

1. Rappel des textes

o Article 74

S'il s'agit d'une société anonyme faisant appel public à l'épargne, la société dominante est tenue
également de publier un tableau d'activité et de résultats ainsi qu'un rapport d'activité pour
l'ensemble consolidé dans les quatre mois qui suivent la fin du premier semestre de l'exercice,
accompagnés d'une attestation du commissaire aux comptes sur la sincérité des informations
données, dans les mêmes conditions que celles prévues pour les comptes personnels des
entreprises. Dans ce cas, la société dominante est dispensée des obligations de même nature
relevant de l'application de l'article 73 précédent.

o Article 102

Le tableau d'activité et de résultats prévu à l'article 74 indique le montant net du chiffre d'affaires et
le résultat des activités ordinaires avant impôts de l'ensemble consolidé.
Chacun des postes du tableau comporte l'indication du chiffre relatif au poste correspondant de
l'exercice précédent et du premier semestre de cet exercice.

Le rapport d'activité semestriel commente les données relatives au chiffre d'affaires et au résultat du
premier semestre. Il décrit également l'activité de l'ensemble consolidé au cours de cette période
ainsi que l'évolution prévisible de cette activité jusqu'à la clôture de l'exercice.

2. Tableau d’activité et rapport d’activité semestriels

Les sociétés faisant appel public à l'épargne sont tenues de présenter un tableau d'activité et de
résultat ainsi qu'un rapport d'activité correspondant aux opérations de l'ensemble consolidé
pour la période couvrant le premier semestre de chaque exercice. Ces deux documents font
l'objet d'une attestation de sincérité des commissaires aux comptes.

La publication de ces documents dispense l'entreprise consolidante de publier les mêmes


informations concernant uniquement ses comptes personnels, dans la mesure où le rapport
semestriel consolidé contient des données chiffrées relatives aux chiffres d'affaires et aux résultats
de l'entreprise consolidante. Les documents consolidés semestriels doivent respecter les mêmes
principes que les documents annuels.

Le tableau d'activité et de résultats indique le montant net du chiffre d'affaires et les autres
éléments déterminants du résultat des activités ordinaires avant impôts, selon les règles de
consolidation et les calculs adaptés au semestre considéré. Chacun des postes du tableau
comporte l'indication du chiffre relatif au poste correspondant de l'exercice précédent et du
premier semestre de cet exercice. Cette obligation entraîne, par conséquent, l'ouverture de trois
colonnes pour comparer les données successives :

o Une colonne pour les données du premier semestre considéré (exercice N) ;


o Une colonne pour les données du premier semestre de l'exercice précédent (exercice N -1);
o Une colonne pour les données de l'exercice précédent (exercice N - 1).

Le rapport d'activité semestrielle commente les données relatives au chiffre d'affaires et au résultat
du premier semestre. Il décrit également l'activité de la société au cours de cette période ainsi que
l'évolution prévisible de cette activité jusqu'à la clôture de l'exercice. Les événements importants
survenus au cours du semestre écoulé sont également relatés dans ce rapport.
X. RAPPORT DE GESTION ET CONTROLE DES
COMPTES CONSOLIDÉS

1. Rappel des textes

o Article 99

Un rapport sur la gestion de l'ensemble consolidé expose la situation de l'ensemble constitué par les
entreprises comprises dans la consolidation, son évolution prévisible, les événements importants
survenus entre la date de clôture de l'exercice de consolidation et la date à laquelle les comptes
consolidés sont établis ainsi que ses activités en matière de recherche et de développement.

o Article 100

Lorsqu'une entreprise établit des états financiers consolidés, les commissaires aux comptes
certifient que ces états sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du patrimoine, de la
situation financière ainsi que du résultat de l'ensemble constitué par les entreprises comprises dans
la consolidation. Ils vérifient, le cas échéant, la sincérité et la concordance avec les états financiers
consolidés des informations données dans le rapport sur la gestion. La certification des états
financiers consolidés est délivrée notamment après examen des travaux des commissaires aux
comptes des entreprises comprises dans la consolidation ou, s'il n'en est point, des professionnels
chargés du contrôle des comptes desdites entreprises ; ceux- ci sont libérés du secret professionnel à
l'égard des commissaires aux comptes de l'entreprise consolidante.

o Article 101

Les états financiers consolidés régulièrement approuvés, le rapport de gestion de l'ensemble


consolidé ainsi que le rapport du commissaire aux comptes font l'objet de la part de l'entreprise qui
a établi les comptes consolidés d'une publicité effectuée selon les modalités prévues par l'article 73
du présent Acte uniforme.

2. Rapport de gestion

Un rapport de gestion spécifique aux comptes consolidés doit être élaboré sous la responsabilité des
dirigeants de l'entreprise consolidante et présenté à l'Assemblée générale de cette même entreprise.
Ce rapport a pour objectif de rendre compte de l'activité et des résultats de l'ensemble du groupe,
éventuellement par branches d’activités. Sur un plan général, le rapport de gestion du groupe doit
contenir les informations suivantes :
o La situation de l'ensemble constitué par les entreprises comprises dans la consolidation ;
o Les évolutions prévisibles du groupe ;
o Les événements importants survenus entre la date de clôture de l'exercice de consolidation
et la date à laquelle les comptes consolidés sont établis ;
o Les activités du groupe en matière de recherche et de développement.

Des mentions particulières devront également être portées ou inscrites dans le rapport de gestion
sur des points qui présentent une importance significative au niveau du groupe :

o Modifications dans la présentation des comptes annuels et dans les méthodes d'évaluation
;
o Modifications dans le périmètre de consolidation ;
o Opérations de cessions ou d'acquisitions de titres de participation au sein du groupe.

3. Rapport des commissaires aux comptes

Les commissaires aux comptes de la société consolidante doivent établir un rapport sur les états
financiers consolidés du groupe, dans lequel ils certifient que ces états sont réguliers et sincères, et
donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière, ainsi que du résultat de
l'ensemble constitué par les entreprises comprises dans la consolidation. Les commissaires aux
comptes doivent également se prononcer sur la sincérité et la concordance, avec les états financiers
consolidés, des informations données par les dirigeants sociaux dans le rapport de gestion. Dans le
cadre de leur rapport, les commissaires aux comptes peuvent émettre des réserves, ou peuvent
exprimer un refus de certifier.

4. Diligences des commissaires aux comptes

Dans le cadre de la mission de certification des comptes consolidés, les diligences des commissaires
aux comptes portent essentiellement sur les points suivants :

o Compréhension générale de l'organisation, de la structure et des activités du groupe ;


o Relations avec les commissaires aux comptes ou autres professionnels chargés du contrôle des
comptes des entreprises incluses dans le groupe, et prise en compte des travaux effectués par eux et
de leur conclusion ;
XI. Cas et exemples
1. Exemple 1 :

Le premier Janvier N, la société M a acquis 75% de la société F.

A cette date, la juste valeur des immobilisations de F (exclusivement composées de constructions)


était de 210 pour 150 de valeur nette comptable et les capitaux propres sociaux de F étaient de 120.
La durée résiduelle d’amortissement des constructions est de 10 ans. Le taux d’IS s’élève à 33,33%.

L’écart d’acquisition est amorti sur une durée de 10 ans.

Les bilans et comptes de résultat de M et F au 31/12/N se présentent ainsi :

Pour la société M :
Pour la société F :

Présenter le bilan et le compte de résultats consolidés selon la méthode de l’intégration globale.

a) Détermination de l’écart d’acquisition

b) Réévaluation du Bilan

L’intégration globale de F sera faite sur la base de son bilan réévalué de la plus-value latente à la
date d’acquisition (écart d’évaluation), en tenant compte de l’impact de l’amortissement de cet écart
d’évaluation, et des impôts différés.
Le bilan réévalué au 31/12/N se présente comme suit :

c) Présentation des états consolidés : Bilan consolidé

Le bilan consolidé, résultant de l’intégration globale du bilan de F réévalué, se présente ainsi :

A noter que les réserves consolidées résultent de la sommation des réserves de M, et des seules
réserves de F générées après son acquisition par M (en quote-part du groupe).
d) Compte de résultats consolidé :

Le compte de résultats consolidé au 31 /12/N se présente comme suit :

2. Exemple 2 :

Le groupe M. établit son compte de résultat consolidé en IFRS en utilisant le modèle de la


recommandation française (2013-03). Les comptes de résultat simplifiés des sociétés M, A et B
sont les suivants au 31 décembre N :

Le résultat financier de M. comprend des intérêts sur emprunt de -150 K€, des produits financiers
liés aux excédents de trésorerie de + 50 K€ et une dépréciation à 100 % de titres non consolidés
pour
un montant de -200 K€.Le résultat exceptionnel de la filiale A est constitué :

o D’une indemnité exceptionnelle de 500 K€ liée à la rupture d’un contrat spécifique


constituant un élément non récurrent;
o Du produit de cession de 200 K€ résultant d’une opération importante et inhabituelle
relative à la reprise par un ferrailleur d’un stock de matériels anciens obsolètes et d’une
valeur comptable nulle

Le capital social de la société M. est constitué de 1 500 actions d’une valeur nominale de 1 000€.
Les actionnaires bénéficient de 100 bons de souscription d’actions donnant droit chacun à une
action. À la clôture de l’exercice N, la probabilité d’exercice de ces bons est très forte compte tenu
du caractère incitatif induit par l’évolution des cours de bourse depuis leur émission. Pour la
présentation du compte de résultat consolidé, il y a lieu de sommer ligne à ligne les comptes de
charges et produits des comptes de résultat des sociétés M. et A. La quote-part de résultat
individuel de la société B, mise en équivalence est fournie dans la rubrique réservée à cet effet.
Pour des raisons de simplification, le modèle proposé par la recommandation française a été adapté
ici avec la suppression des rubriques concernant les activités abandonnées – non applicables en
l’espèce – et l’absence de ventilation des charges d’exploitation.

Présentation du compte de résultats consolidé

1. Charges d’exploitation de 25 600 K€ augmentées de 300 K€ de participation des


salariés.
2. Classement en autres charges opérationnelles de l’indemnité de rupture et du
produit de cession s’agissant d’éléments non récurrents, inhabituels et d’un
montant significatif.
3. Présentation en « autres charges financières » de la dépréciation de titres non
consolidés
sans lien direct avec l’endettement financier.
4. Quote-part dans le résultat de la société B de 160 K€, à savoir : 800 K€ X20%.
5. Intérêts minoritaires de 50 K€, soit 10 % du résultat de la société A de 500 K€ ; le solde
de 810 K€ (860-50) revenant au groupe.
6. Résultats par action respectivement de 540 € (810 K€/1 500 actions existantes) et de
506 € [810 K€/(1 500actions existantes et 100 potentielles)]
Conclusion

Dans les sociétés industrielles et commerciales, les états financiers consolidés ont pour objectif de
traduire, sous forme narrative et chiffrée, la performance économique et le patrimoine d’une
entreprise constituée sous forme de groupe, c’est-à-dire, composée de plusieurs entités juridiques
distinctes.

Le développement des opérations de croissance externe initiées pour des raisons diverses
(concentration, diversification, etc.) conduit, le plus souvent, des entreprises à en détenir d’autres de
manière provisoire ou plus permanente. Dans ces cas et sauf à procéder à des fusions, ces
entreprises sont alors amenées en fonction de leur taille à produire des états financiers consolidés
permettant en particulier de transcrire les opérations de l’entreprise prise dans son ensemble avec
les tiers, en excluant donc toutes les opérations internes intervenues entre les différentes entités la
composant.

D’autres opérations techniques assurent une présentation plus économique des états financiers en
vue par exemple de neutraliser les effets de la fiscalité ou de tenir compte des variations de
périmètre liées à l’« entrée » ou à la « sortie » d’une entité... Autrement dit, le lecteur des états
financiers consolidés à tout avantage à connaître les principaux mécanismes de consolidation ayant
été à l’origine de l’élaboration des états financiers consolidés.

Fort de cette connaissance, le lecteur sera plus à même de comprendre la signification des données
chiffrées figurant non seulement dans le bilan et le compte de résultat consolidés de l’entreprise
mais également dans des tableaux plus spécialisés comme le tableau de flux de trésorerie ou encore
l’état de variations des capitaux propres. Plus généralement, le lecteur sera en mesure de faire plus
aisément le lien entre les données chiffrées et les commentaires inclus dans ce que l’on appelle les
notes annexes, c’est-à-dire, l’information financière complétant les données globales chiffrées.
Bibliographie / Webographie

 L'essentiel de la consolidation des comptes – Eric Tort


 La consolidation des comptes : Normes IFRS et comparaison avec les principes
français actuels Ed. 3 – Dominique Mesplé-Lassalle
 Nouvelle pratique des comptes consolidés – Eric Ropert
 PDF : Norme internationale d’information financière 10 États financiers
consolidés.

Lien : http://www.nifccanada.ca/normes-internationales- dinformation-


financiere/ressources/normes-ifrs-proprement- dites/item71720.pdf

 PDF : Présenter ses états financiers selon lesIFRS.

Lien : http://www.rcgt.com/wp-
content/uploads/2013/01/01-2013- IFRS-Etats-financiers-
consolides-types_2012.pdf

http://www.focusifrs.com/menu_gauche/normes_et_interpre tations/te
xtes_des_normes_et_interpretations/ias_1_presentation_de s_etats_fina
nciers

 Journal officiel de l’OHADA Chapitre 5:

https://fr.scribd.com/doc/31908720/SYSCOHADA-
Preparation-et- presentation-des-etats-financiers-
consolides

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