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LA DÉRIVATION : Sujet d'introduction : la chute libre d'un corps

LA LOI

Un corps en chute libre, lâché sans vitesse initiale a parcouru au bout de t secondes la distance d(t) (en mètres)
exprimée par : d(t) = 5t2

Calculer la distance parcourue par le corps en chute libre au bout de 0, 1, 2, 3, 4, 5 secondes. Tracer la courbe
représentative C de la fonction d sur l'intervalle [0 ; 5].

A) LE POINT DE VUE CINÉMATIQUE


1. Calculer la vitesse moyenne du corps en chute libre dans les intervalles de temps [0 ; 1] ; [1 ; 2] ; [2 ; 3] ;
[3 ; 4] ; [4 ; 5].
2. Soit h un réel strictement positif. Calculer la vitesse moyenne du corps en chute libre dans les intervalles de
temps [t ; t + h] et [t – h ; t]. (A.N. : t = 2s et h = 0,1s)
3. "La vitesse instantanée à l'instant t est v(t) = 10t m/s". Expliquer cette affirmation.
4. Application : un corps est lâché sans vitesse initiale d'une altitude de 25 mètres. Quelle est, en km/h, sa
vitesse au moment de l'impact avec le sol ?

d ( t + h ) - d (t )
La quantité s'appelle l'accroissement moyen de la fonction d entre t et t + h.
h

B) LE POINT DE VUE GRAPHIQUE C


On considère la courbe représentative C de la d(t+h) Mh

fonction t a d(t) au voisinage d'un point M de la


courbe d'abscisse t. On désigne par Mh le point de la
M
d(t)
courbe d'abscisse t + h. (h étant un réel quelconque).

t t+ h
1. Calculer le coefficient directeur de la droite (MMh). Quel lien peut-on établir avec la question A) 2. ?
2. On considère la droite D(t) passant par M et de pente 10t. Tracer dans un même repère la courbe C et la
droite D(t) lorsque t = 0,5 ; puis lorsque t = 1. Que constate-t-on ? Quel lien peut-on établir avec la question
A) 3. ?

La droite D(t) de pente v(t) et passant par M est tangente à la courbe C.

C) LE POINT DE VUE NUMÉRIQUE


A un instant t, la vitesse du corps en chute libre est de v = 24m/s.
1. Calculer t ; d(t) ; d(t + h) ; d(t + h) – d(t).
2. En déduire que d(t + h) = d(t) + 24h + 5h2.
3. La quantité d(t) + 24h est donc une approximation (affine) de d(t + h). Quelle est l'erreur de cette
approximation lorsque h = 1 ; h = 0,1 ; h = 0,01 ?

Le nombre v tel que d(t + h) = d(t) + vh + 5h2 s'appelle le nombre dérivé de d en t.


Ce nombre se note d'(t).

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INTRODUCTION AU NOMBRE DÉRIVÉ : APPROXIMATION AFFINE D'UNE FONCTION

A) Approximation affine d'une fonction parabolique au voisinage de 0 :

1. Tracer la courbe représentative de la fonction ¦ : x a (1 + x)2 sur l'intervalle [–4 ; 2].


2. Développer ¦(x).
3. Lorsque x est voisin de 0, lequel des 3 nombres suivants est le plus petit : 1 ; 2x ; x2 ? Calculer la limite de
x2 lorsque x tend vers 0.
4. On veut approximer la fonction ¦, au voisinage de 0, par une fonction affine(1) g. Que proposer pour g ?
Tracer la représentation graphique de g.
5. Démontrer que ¦(x)  g(x) pour tout x.

6. Calculer l'erreur commise ( ¦(x) – g(x) ) lorsque x = 0,1 ; 0,01 ; 0,001.


7. Application : calculer (de tête) une approximation de 1,022. Quelle est l'erreur commise ?

B) Approximations affines des fonctions C : x a (1 + x)3 ; I : x a et R : x a 1+ x


1
1+ x
1. Développer C(x). Calculer la limite de 3x2 + x3 lorsque x tend vers 0. En déduire l'approximation affine c de
C au voisinage de 0. Tracer les représentations graphiques de C et c sur l'intervalle [–2 ; 2].

1 x2 x2
2. Vérifier que = 1- x + . Calculer la limite de lorsque x tend vers 0. En déduire
1+ x 1+ x 1+ x
l'approximation affine i de I au voisinage de 0. Tracer les représentations graphiques de I et i sur l'intervalle
[–2 ; 2].

1 x2
3. Vérifier que 1+ x = 1+ x- . Calculer la limite lorsque x tend vers 0 de la quantité
2 x
4( 1 + x + 1 + )
2
x2
. En déduire l'approximation affine r de R au voisinage de 0. Tracer les représentations
x
4( 1 + x + 1 + )
2
graphiques de R et r sur l'intervalle [–1 ; 2].

C) Résumé : compléter le tableau ci-dessous :


Approximation affine au voisinage Coefficient directeur de
Fonction
de 0 l'approximation affine
x a (1 + x)2

x a (1 + x)3

x a
1
= (1 + x)-1
1+ x

x a 1+ x = (1 + x)0.5

(1)
Une fonction affine est une fonction g du type x a ax + b.
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UN NOUVEL OUTIL POUR TRACER DES COURBES

On se propose, dans cette activité, d'étudier la fonction ¦ définie sur  par :

¦(x) = 4 x 3 – 12 x 2 + 11x – 3
Notre objectif est de tracer sa représentation graphique sur l'intervalle [0 ; 2].

A) PREMIÈRE TENTATIVE
Tracer la représentation graphique de ¦ sur [0 ; 2] à partir d'un tableau de valeurs dont l'incrément est de 0,5.
Que constate-t-on ?

B) OÙ L'ON ETUDIE LA FONCTION AVANT DE TRACER SA REPRESENTATION


GRAPHIQUE
1. Calculer ¦ '(x) pour x Î [0 ; 2].
2. Pour quelles valeurs de x la fonction ¦ est-elle croissante ?
3. Pour quelles valeurs de x la fonction ¦ est-elle décroissante ?
4. Pour quelle(s) valeur(s) de x la fonction ¦ a-t-elle un minimum ?
5. Pour quelle(s) valeur(s) de x la fonction ¦ a-t-elle un maximum ?
6. Dresser le tableau de variations de la fonction ¦.
7. Parfaire ou refaire le tracé de la courbe amorcé dans la partie A).

Le procédé utilisé dans la partie B) s'appelle l'étude d'une fonction. On commence par dériver la fonction.
Puis on étudie son signe (c'est-à-dire : on cherche tous les abscisses x pour lesquels la dérivée est positive).
Ceci permet, sans avoir tracé la courbe, de pouvoir dresser le tableau de variations. Puis on complète le
tableau avec les valeurs des éventuels extremums et enfin, on trace la courbe.

AUTRE EXEMPLE

On considère la fonction g : * ® 
x a +x
1
x
1. Calculer g'(x) pour x Î  .
*

2. Étudier le signe de la dérivée g'.


3. Dresser le tableau de variations de la fonction g.
4. Tracer la représentation graphique de la fonction g.

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CONSTRUCTIONS DE GRAPHIQUES À L'AIDE DE RENSEIGNEMENTS
SUR ¦ et ¦' MAIS SANS CONNAÎTRE L'EXPRESSION DE ¦(x)

Exercice 1
Tracer une courbe C représentant une fonction ¦ définie sur l'intervalle [-3 ; 3] ayant les propriétés suivantes :
· ¦ est croissante sur [-3 ; 3]
· ¦(-3) = -4
· ¦(0) = -2
· ¦(3) = 1

Exercice 2
Tracer une courbe C représentant une fonction ¦ définie sur l'intervalle [-3 ; 3] ayant les propriétés suivantes :
· ¦ est décroissante sur [-3 ; 0]
· ¦(0) = -2 et ¦'(0) = 0
· ¦ est paire
· ¦(3) = 9.

Exercice 3
Tracer une courbe C représentant une fonction ¦ définie sur l'intervalle [0 ; 9] ayant les propriétés suivantes :
· ¦(0) = 0
· ¦(1) = 3 et ¦'(1) = 2
· ¦(3) = 6 et ¦'(3) = 1
· ¦(5) = 7 et ¦'(5) = 0
· ¦(6) = 6 et ¦'(6) = -4.

Exercice 4
Tracer une courbe C représentant une fonction ¦ définie sur l'intervalle [0 ; 5] ayant les propriétés suivantes :
· ¦(0) = 1
· ¦ est décroissante sur l'intervalle [0 ; 2]
· ¦ admet en 2 un minimum égal à -3.
· ¦(3) = -1 et ¦(5) = -1
· ¦'(2) = 0 ; ¦'(3) = 1 et ¦'(5) = -1
· pour tout x Î [2 ; 5], ¦(x) < 0.

Exercice 5
Tracer une courbe C représentant une fonction ¦ définie sur l'intervalle [-4 ; 4] \ {0} ayant les propriétés
suivantes :
· ¦ est impaire
· ¦(0,25) = 4, ¦(0,5) = 2
· ¦(1) = 1 et ¦' (1) = -1
· C est symétrique par rapport à la droite d'équation y = x.
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SOMMET D'UNE PARABOLE

La parabole est le nom donné à la courbe représentative de toute fonction polynôme du second degré (définie
par ¦(x) = ax2 + bx + c où a, b et c sont des réels (a ¹ 0)). Le but de cette activité est de trouver, dans le cas
général, les coordonnées du sommet S de la parabole.

A) ÉTUDE DE CAS PARTICULIERS


1. On considère la fonction ¦ définie sur  par ¦(x) = –x2 + 1.

a) Démontrer que ¦ est une fonction paire.


b) Tracer la représentation graphique C¦ de la fonction ¦ sur l'intervalle [–2 ; 2].
c) Démontrer que ¦(x)  1 pour tout x. En déduire que la fonction ¦ a un maximum que l'on précisera.

d) Donner les cordonnées du sommet S de la parabole C¦.


2. On considère maintenant la fonction g définie sur  par g(x) = 3x2 + 4x – 1.
a) Peut-on raisonner de façon analogue à la question 1. c) ?
b) Tracer la représentation graphique Cg de la fonction g sur l'intervalle [–2 ; 1].
c) Calculer g'(x). En déduire la valeur xm pour laquelle la fonction g atteint son minimum.
d) Calculer m = g(xm) et en déduire les coordonnées du sommet S de la parabole Cg.

B) CAS GÉNÉRAL
Dans toute cette partie, on pose ¦(x) = ax2 + bx + c (a ¹ 0).
1. Calculer ¦'(x) (en fonction des coefficients a, b et c).
2. Calculer la valeur xe pour laquelle ¦ a un extremum.
3. Calculer et simplifier e = ¦(xe).
4. En déduire les coordonnées du sommet S de la parabole.

C) UN PEU DE THÉORIE
1. Compléter le théorème suivant :
Si une fonction ¦ dérivable sur un intervalle I admet un minimum local (ou maximum local) en x0 alors
.......................................
2. Faire une figure illustrant ce théorème.
3. Appliquer le théorème sur un exemple (simple).
La réciproque du théorème est-elle vraie ? Si non, donner un contre-exemple.

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DIMENSIONS D'UN POULAILLER

Un fermier décide de réaliser un poulailler (en forme rectangulaire) le long du mur de sa maison. Il dispose de
80 m de grillage. Où doit-on placer les piquets A et B pour que l'aire du poulailler soit maximale ?

mur de la ferme

x x

A B
y

La figure ci-dessus représente le poulailler accolé à la ferme en vue de dessus. On appelle x la distance séparant
chaque piquet au mur et y la distance entre les 2 piquets A et B.

A) MODELISATION DU PROBLEME
1. Sachant que l'on dispose de 80 m de grillage, exprimer y en fonction de x.
2. Calculer l'aire A(x) du poulailler en fonction de x.

B) ÉTUDE DE LA FONCTION A
1. Tracer la courbe représentative de la fonction A sur l'intervalle [0 ; 40].
2. Calculer A'(x). En déduire la valeur xM pour laquelle la fonction A atteint son maximum.
3. En déduire les dimensions qui rendent l'aire du poulailler maximale.
4. On suppose dans cette question que le fermier n'a pas su faire tous ces calculs et qu'il construit son
poulailler avec x = 22 m.
a) Quelle est l'aire du poulailler ainsi construit ?
b) Non satisfait, la paysan décide d'augmenter x de 2 m. Sans faire de calculs (mais en justifiant), dire
si l'aire du poulailler va augmenter ou diminuer.

C) UN PEU DE THÉORIE
1. Compléter le théorème suivant :
Soit ¦ une fonction dérivable sur un intervalle I.
Si la dérivée ¦' est positive sur I alors .......................................................
Si la dérivée ¦' est négative sur I, alors .....................................................
2. Faire une figure illustrant ce théorème.
3. Donner un exemple (simple) d'application du théorème.

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RÉSOLUTION APPROCHÉE D'UNE ÉQUATION

LE PROBLÈME
Un cube a une arête de x cm. Un parallélépipède
rectangle a pour dimensions : 1 cm ; 3 cm et
(3x + 4) cm.
Trouver la valeur de x pour que ces 2 solides
aient le même volume ...

A) MODÉLISATION
1. Montrer que le problème revient à résoudre l'équation x3 – 9x –12 = 0.
2. On considère la fonction ¦(x) = x3 – 9x – 12. Tracer la représentation graphique de ¦ sur l'intervalle [0 ; 4].

B) ÉTUDE DE LA FONCTION ¦
1. Calculer ¦' (x). Montrer que la fonction ¦ est strictement croissante sur l'intervalle [ 3 ; 4].
2. En comparant le signe de ¦(3) et de ¦(4), expliquer pourquoi l'équation x3 – 9x –12 = 0 admet une et une
seule solution dans l'intervalle [3 ; 4].
3. A l'aide de la calculatrice, donner une valeur approchée à 10–1 de cette solution.

C) UN PEU DE THÉORIE
1. Compléter le théorème suivant :
Soit ¦ une fonction dérivable sur un intervalle I = [a ; b].
Si ¦ est strictement croissante sur I = [a ; b], alors pour tout réel l compris entre ¦(a) et ¦(b), l'équation
¦(x) = l ...........................................
Si ¦ est strictement décroissante sur I = [a ; b], alors pour tout réel l compris entre ¦(a) et ¦(b), l'équation
¦(x) = l ...........................................
2. Faire une figure illustrant ce théorème.
3. Appliquer le théorème sur un exemple (simple).

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DIMENSIONS D'UNE BOÎTE DE CONSERVE

Un industriel désire commercialiser des boîtes (cylindriques) de flageolets d'une contenance V égale à 400 cm3.
Il se demande quel est le format de la boîte qui nécessitera le moins de matière première, ceci afin d'avoir un
coût de production le plus faible possible.

Plutôt larges et basses


ou
Plutôt fines et hautes ?

En pratique, les boîtes de conserve sont fabriquées à partir de plaques de fer dans lesquelles sont découpés des
"patrons" qui sont ensuite recourbés puis soudés

0. Dessiner le patron d'une boîte de conserve de forme cylindrique.

A) Calcul de la surface de fer nécessaire pour réaliser la boîte


1. Calculer l'aire du fond, du couvercle et de la partie
latérale de la boîte en fonction de du rayon x et de la
hauteur h de la boîte. (On suppose x > 0 et h > 0)
2. En déduire que l'aire totale A(x) de la boîte est égale à :

A(x) = 2pxh + 2 px 2
3. Calculer en fonction de x et h le volume V de la boîte. h

4. Sachant que V = 400 cm3, déduire des questions


précédentes que l'aire A(x) peut s'écrire :
x
800
A(x) = + 2px 2
x

B) Étude de la fonction A x et h sont mesurés en cm


1. Étudier les limites de la fonction A en 0 (à droite) et en +¥.

200
2. Calculer A'(x). Démontrer que : A'(x)  0 Û x  3 .
p
3. En déduire le tableau de variation de la fonction A.
Préciser la valeur xm pour laquelle la fonction A admet un minimum.
4. Tracer la courbe représentative de la fonction A sur l'intervalle ]0 ; 10].
5. A l'aide de la formule de la question A) 3. déterminer la hauteur ho optimale de la boîte.
6. Démontrer que ho = 2xm. Conclure.

C) Un peu de théorie
1. Compléter le théorème suivant :
Si une fonction ¦ dérivable sur un intervalle I admet un minimum local (ou maximum local) en x0 distinct
des extrémités de I alors .........................
2. Faire une figure illustrant ce théorème.
3. Appliquer le théorème sur un exemple (simple).
4. La réciproque du théorème est-elle vraie ? Si non, donner un contre-exemple.

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